Les véhicules connectés poussent les entreprises à développer leurs technologies
Par Jim Poole, Vice-Président Ecosystème et Business Developpement, chez Equinix
Les véhicules connectés poussent les entreprises à développer leurs technologies
Par Jim Poole, Vice-Président Ecosystème et Business Developpement, chez Equinix
En cette veille d’ouverture de la nouvelle édition du salon de l’auto au grand public, Kaspersky Lab interpelle le grand public sur les nouveaux pirates de la route.
Nul doute, la voiture connectée sera encore l’une des stars du salon de l’auto cette année. Comme tout ce qui attrait à internet et aux objets connectés, il est légitime de se poser quelques questions notamment sur la sécurité liée au partage des données ainsi qu’à cette forme de déplacement autonome. Un véhicule connecté est en effet doté d’un accès à Internet ainsi que, plus généralement, d’un réseau local sans fil. L’accès Web offre divers services supplémentaires tels que la notification automatique des embouteillages, la réservation de parking, la surveillance du style de conduite (pouvant par ailleurs avoir une incidence sur le montant des primes d’assurance automobiles) etc.
De multiples raisons peuvent motiver les cybercriminels à tenter de pirater un véhicule connecté :
C’est en analysant ses raisons que Kaspersky Lab développe une approche de la sécurité interne des véhicules connectés reposant sur deux principes :
« Dans un proche avenir, le véhicule sera connecté en permanence, échangeant des mégaoctets de données et prenant des décisions pour le conducteur afin de lui faciliter grandement la tâche. Tous ces avantages peuvent se transformer en problèmes majeurs si l’on ne prête pas suffisamment attention à la cybersécurité de l’infrastructure cloud, à l’authentification, au cryptage des données transmises, à la gestion et au stockage des clés, etc. C’est là que les experts de Kaspersky Lab interviennent : notre principale mission en tant qu’acteur de la sécurité est de veiller à ce que la cybersécurité du véhicule améliore la sécurité physique du conducteur », souligne Andrey Nikishkin, directeur des projets spéciaux chez Kaspersky Lab.
Kaspersky Lab s’intéresse depuis longtemps sur le sujet et a d’ailleurs écrit plusieurs articles :
– La Tesla Model S piratée à distance
– Piratage de voitures : une réelle menace ?
– Panique au volant : votre Jeep peut être piratée pendant que vous conduisez.
Google, Tesla, Mercedes, Ford et même Apple. Celle qui mise sur la technologie pour pallier les erreurs humaines, et ainsi rendre plus sûres les routes du futur.La technologie au service de l’humain.
L’idée de départ de la voiture autonome n’est pas de priver l’humain de certaines de ses fonctions, mais bien de le supplanter afin d’accroître sa sécurité et son confort. La particularité de l’intelligence artificielle est d’apprendre de ses erreurs. Une voiture autonome qui parcourra une route pour la toute première fois analysera tout l’environnement, les risques et les éventuels accidents à anticiper. Et en cas d’incident, elle sera capable d’analyser la cause de l’incident – mauvaise appréciation d’une distance, d’une vitesse ou élément externe mal anticipé -avec l’objectif de ne pas répéter ces erreurs lors d’un éventuel deuxième passage.
La cause la plus fréquente d’accidents ? L’habitude.
73% des accidents de la route se déroulent sur le réseau de proximité, essentiellement composé de routes départementales. Pourquoi ? L’humain s’habitue, il est en totale confiance sur son trajet et sa vigilance s’amenuise, se reposant trop sur sa connaissance supposée du chemin emprunté quotidiennement. L’humain n’est pas sur un apprentissage continu. La voiture autonome, si.
La balle est dans le camp des constructeurs…
La voiture autonome est d’abord le fait des constructeurs. Ce sont eux qui impulsent, les uns après les autres, cette tendance. Ce sont eux qui pensent chaque composant ainsi que l’intelligence artificielle qui “dirige” le véhicule. La responsabilité première de la trajectoire, du comportement et des réactions de l’engin durant un trajet leur revient donc, du moins de prime abord. Il faut donc qu’assureurs et constructeurs planchent, main dans la main et dès aujourd’hui, à la façon d’assurer ces véhicules du futur.
…mais le secteur de l’assurance doit déjà se réinventer. La voiture autonome, c’est de l’informatique, plus précis et doté d’une marge d’erreurs moindre. Et qui dit moins d’erreurs dit moins d’accidents. Qui dit moins de sinistres dit, pour l’assureur, une diminution des primes d’assurances. Mais le secteur de l’assurance serait-il réellement perdant dans l’optique de la démocratisation des voitures autonomes ? Pas nécessairement. Le revenu global de l’assureur risque certes de diminuer mais avec la chute des accidents, ses frais (prise en charge, dépannage, remboursement, etc.) seront également en forte baisse. On peut donc imaginer un nouvel équilibre – moins de primes mais moins de frais – dans lequel l’assureur pourrait continuer à exister.
Mais cela ne suffira certainement pas. Le rôle d’un assureur est de couvrir l’être humain derrière le volant de chaque véhicule. Mais alors, si ce n’est plus l’humain qui est responsable de la conduite de son véhicule, comment l’assurer ?
Faut-il imaginer un système d’assurance à double niveau dans le cadre de la voiture autonome ? Une assurance pour le conducteur, une autre pour le véhicule ?
L’émergence de la voiture autonome pourrait simplifier le travail des assurances : il est plus facile d’anticiper voire de corriger une erreur informatique car celle-ci est moins aléatoire. Mais le monde de l’assurance n’est pas encore au point sur ce sujet. Et il ne faut pas attendre que la tendance se concrétise pour imaginer le futur de l’assurance.