Étiquette : vocale

  • Les Français sont-ils prêts à adopter les assistants vocaux ?

    Demain tous équipés d’un assistant vocal ?

    Une étude menée par Miliboo  et Opinion Way 

    Se faire réveiller le matin, connaître la météo du jour ou encore contrôler certains appareils…autant de fonctionnalités qui sont aujourd’hui rendues possibles grâce aux différents assistants vocaux du marché. Alors qu’outre Atlantique les ventes se comptent en dizaines de millions, les Français sont-ils prêts à faire entrer chez eux Alexa, Google ou encore Apple ? Quel est leur rapport aux nouvelles technologies dédiées à la smart home ? Miliboo s’est intéressé à ces questions et a réalisé une étude avec Opinionway.

    A. Les Français connaissent les assistants vocaux mais sont encore frileux à l’idée de les adopter

    Alors qu’aucun de ces assistants n’était commercialisé en France il y a encore quelques mois, le sondage Opinionway pour Miliboo révèle qu’une grande majorité des Français a déjà entendu parler des assistants vocaux (71%). Ils sont même 42% à savoir précisément ce en quoi ils consistent.

    Sans grande surprise, les populations les plus technophiles, à savoir les moins de 50 ans, tout comme les personnes appartenant aux catégories aisées de la population, connaissent mieux les assistants vocaux (respectivement 49% et 50%) que les personnes plus âgées (36%) ou issues des catégories populaires (44%).

    Si les Français connaissent les assistants vocaux, ils déclarent ne pas souhaiter en posséder dans l’immédiat. En effet, si près d’un Français sur quatre aimerait en avoir un chez lui (22%), 74% ne partagent pas cet avis. D’ailleurs, sur les 1 016 personnes interrogées, 37% sont même plutôt catégoriques en répondant ne pas avoir envie du tout d’en avoir un chez elles.

    L’adoption des Google Home, Alexa ou autre Amazon dans les foyers français reste à ce jour encore modérée puisque seuls 2% des répondants disposent déjà d’un assistant vocal chez eux…une adoption naturellement majoritaire chez les populations plus connectées. En effet, 6% des 25-34 ans utilisent aujourd’hui un assistant vocal au quotidien.

    Les fonctionnalités les plus plébiscitées chez un assistant vocal.

    Lorsqu’on leur demande les fonctionnalités qu’ils aimeraient pouvoir activer avec leur assistant vocal, 31% des répondants aimeraient pouvoir se faire réveiller à l’heure de leur choix avec la musique de leur choix, 30% d’entre eux aimeraient pouvoir lancer la musique de leur choix grâce à la commande vocale et enfin 29% des Français souhaiteraient pouvoir être informés de la météo.

    …Viennent ensuite les fonctions de domotique qui permettent de contrôler la maison directement depuis l’assistant vocal, comme le contrôle de certains appareils, la gestion de la température ou encore de la lumière, respectivement plébiscitées à 28%, 28% et 26%. L’assistant vocal reste donc pour le moment encore considéré comme un outil destiné aux tâches quotidiennes simples.

    Etonnamment, les jeunes générations sont connectées mais ont besoin des nouvelles technologies pour (re)créer du lien. En effet 17% des 18-24 ans souhaitent pouvoir demander à leur assistant vocal de leur faire la conversation contre seulement 3% des 65 ans et plus.

    Les principales craintes liées à l’utilisation d’un assistant vocal.

    Si les assistants vocaux ne font pas l’unanimité, c’est qu’ils suscitent de nombreuses craintes. Avec l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD), la protection des données constitue un enjeu de taille et une préoccupation majeure pour les Français. En effet, près de la moitié des Français interrogés (47%) craignent de se faire pirater leurs données, 42% redoutent de ne pas maitriser l’utilisation de leurs données et enfin 33% ne supporteraient pas d’avoir le sentiment d’être écoutés en permanence. Autre crainte évoquée par les Français: le fait de devenir dépendant à cette technologie (33%). Les personnes plus âgées sont d’ailleurs celles qui redoutent majoritairement ce point (39% des plus de 50 ans et plus Vs 26% des personnes de moins de 50 ans). Le côté technique et la possibilité de ne pas savoir utiliser l’assistant vocal ? Cela ne semble être un souci que pour une petite partie de la population (14% des Français).

    B. Avoir un assistant vocal, oui…mais pas tout de suite !

    Malgré un très faible taux d’adoption des assistants vocaux par les Français (2%) et une appétence modérée pour ces derniers, plus d’un Français sur deux (51%) pense qu’une majorité d’entre nous sera équipée d’assistants vocaux à l’avenir. Ils estiment en moyenne que cela se produira d’ici…2029.

    Les meubles connectés ont de l’avenir.

    Autre facette de la « smart home », les meubles connectés sont également passés au crible : près d’un Français sur deux estime que la table basse connectée (48%) et le canapé connecté (44%) ont de l’avenir. Nuancés néanmoins, les Français voient dans ces équipements des biens non systématiques dont seule une minorité de foyers sera équipée à l’avenir. D’autres meubles connectés ont moins de succès, comme la chaise connectée, qui a de l’avenir pour 25% des Français.

    Les Français qui se disent intéressés par la possession d’un assistant vocal croient davantage en la démocratisation des meubles connectés : l’écart entre les personnes se disant intéressées par un assistant vocal et celles qui ne sont pas intéressées est toujours compris entre 25 et 36 points pour l’ensemble des meubles connectés. Par exemple, 73% de ceux qui aimeraient avoir un assistant vocal croient en l’avenir des canapés connectés.

    Ce qu’il faut retenir :

    • Une grande majorité des Français a déjà entendu parler des assistants vocaux (71%) et plus de quatre Français sur 10 voient précisément ce en quoi ils consistent,
    • D’ailleurs, un Français sur quatre aimerait pouvoir posséder un assistant vocal chez lui,

    • Top 3 des fonctionnalités les plus plébiscitées par les Français : se faire réveiller à l’heure de son choix avec la musique de son choix (31%), Lancer la musique de son choix (30%) ou encore être informé de la météo (29%),

    • Les principales craintes liées aux assistants vocaux ? le piratage de ses données, la non maitrise de ses données ou encore la crainte d’être écouté par un tiers,
    • Près d’un Français sur deux estime que la table basse connectée (48%) et le canapé connecté (44%) ont de l’avenir.
  • Quand la voix concentre 61% des fraudes enregistrées par les services financiers…

    Reconnaissance vocale : l’ombre du piratage plane sur les consommateurs

    Etude européenne PINDROP 

    L’hystérie des GAFA autour des enceintes connectées – à laquelle Apple vient de contribuer avec son HomePod –  l’indique : la reconnaissance vocale s’impose dans notre quotidien. A tel point que la CNIL vient d’autoriser neufs établissements bancaires à utiliser la reconnaissance vocale pour s’authentifier lors d’une connexion à un compte ou pour effectuer certaines transactions. Toutefois comme tout moyen de reconnaissance la voix n’est pas infaillible. Elle fait également l’objet de piratage. Les consommateurs en ont-ils conscience ? En ont-ils déjà été victimes ? Quel est l’impact de ces actes de piratage sur leurs comportements ? Ces questions sont au cœur de la vaste enquête menée par Pindrop, le spécialiste de la sécurité vocale, auprès de 3 000 consommateurs européens. En voici les principaux enseignements :

    Un risque accru de fraude

    Le risque de devenir les victimes d’arnaques par téléphone est de plus en plus important pour les consommateurs. la nouvelle enquête de Pindrop montre en effet que les fraudeurs utilisent les informations glanées sur les profils des particuliers sur les médias sociaux pour répondre à des questions de sécurité offrant peu de protection (ex. : services bancaires) et accéder ainsi à leurs comptes. Cette pratique met en lumière les lacunes des centres de contact en matière de sécurité, ainsi que la nécessité de renforcer la protection des communications par téléphone, un canal négligé depuis trop longtemps.

    52 % des consommateurs s’alarment du manque d’originalité des méthodes d’authentification utilisées par les entreprises 

    Menée auprès de 3 000 personnes au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, l’enquête indépendante révèle des similarités entre les pays. Près de deux tiers des répondants auraient ainsi déjà partagé des éléments de réponse à des questions de sécurité sur des réseaux sociaux. Les consommateurs se disent également frustrés par les méthodes d’authentification actuellement proposées, en particulier par téléphone. En France, 57 % d’entre eux contactent régulièrement (au moins une fois par mois) des prestataires de services par téléphone, et ils sont 41 % à admettre oublier leurs réponses aux questions de sécurité posées par leurs banques ou leurs fournisseurs d’eau, d’électricité ou autres pour s’authentifier. Enfin, 52 % d’entre eux estiment que trop d’entreprises leur posent les mêmes questions de vérification.

    La voix concentre 61% des fraudes enregistrées par les services financiers

    « Il semble que les arnaqueurs profitent des mauvaises habitudes des consommateurs en matière de partage d’informations personnelles sur les médias sociaux », déclare Matt Peachey, vice-président des activités à l’international chez Pindrop, un spécialiste de l’authentification et de la sécurité vocale. « Ces consommateurs s’exposent à des risques importants, car les arnaqueurs pourraient se servir de ces informations pour répondre à des questions de sécurité par téléphone à leur place. Ainsi, 61 % des cas de fraude enregistrés par les établissements financiers auraient lieu via ce canal. » (1)

    Informations personnelles : les pratiques à risque des jeunes européens

    Ce phénomène touche tout particulièrement les 18-24 ans. En effet, 80 % d’entre eux confirment qu’au moins une information visible sur leurs profils sur les médias sociaux pourrait être utilisée à des fins d’authentification, y compris leur date ou lieu de naissance. « Les lignes de défense doivent être unifiées pour les services en ligne et hors ligne, à la fois par les consommateurs, les banques et autres services publics. »

    Un risque sous-évalué et une ignorance sur l’usage des données personnelles

    L’enquête montre que les consommateurs sous-estiment gravement les risques du canal téléphonique. En effet, bien que 64 % des répondants craignent que leurs comptes soient piratés en ligne, seuls 55 % d’entre eux se soucient que des arnaqueurs puissent en prendre le contrôle par téléphone. En outre, les consommateurs ignorent comment ces derniers utilisent leurs renseignements personnels.

    Ainsi, seuls 8 % d’entre eux ont une connaissance étendue des canaux et de la façon dont ces données personnelles sont exploitées. Une personne sur cinq s’estime moins confiante qu’il y a 12 mois par rapport à la protection de ses informations personnelles.

    « Selon les résultats de l’enquête, 57 % de l’ensemble des répondants ont appelé leur banque au court des 30 derniers jours. Pour ces organisations, la problématique est donc de continuer à proposer un service client exceptionnel par téléphone sans négliger la sécurité », poursuit Matt Peachey.

    40% des français prêts à utiliser une technologie d’authentification par la voix

    Les technologies d’identification par la voix peuvent être une solution pour les entreprises, car elles évitent souvent aux consommateurs de se rappeler de leurs mots de passe, ce qui représente un avantage précieux pour 42 % d’entre eux. Cependant, bien que 40 % des Français choisiraient d’utiliser une technologie d’identification vocale en guise de mot de passe, seuls 10 % des répondants dans chacune des régions s’estiment très confiants quant à la sécurité de cette approche d’authentification.

    « Compte tenu de la facilité avec laquelle il est possible d’abuser d’un système de biométrie vocale, il est clair que la seule utilisation de la voix comme mode d’authentification n’est pas une approche de sécurité suffisante. » said Peachey. « Pour mieux lutter contre les arnaques par téléphone, les organisations doivent mettre en place un système de défense à plusieurs couches. La solution doit être capable d’analyser la voix ainsi que les caractéristiques de l’appel lui-même au niveau sonore et du réseau. »

    La technologie PhoneprintingTM de Pindrop

    C’est ce que propose la technologie Phoneprinting™ de Pindrop, qui analyse 147 caractéristiques uniques du fond sonore des appels. Cette technologie permet d’obtenir la localisation réelle de l’appelant, identifie l’appareil utilisé, et détermine si celui-ci a déjà servi à contacter l’entreprise par le passé. Tout ceci contribue à une vérification bien plus fiable, et offre une protection bien plus renforcée que la simple utilisation d’une solution de biométrie vocale.