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  • Le réseau Cloud virtuel : quels bénéfices pour les entreprises ?

    Le réseau Cloud virtuel : quels bénéfices pour les entreprises ?

    Par Eric Marin, Directeur Technique France, VMware
    De nos jours, tout est connecté aux réseaux. Avec l’IoT, la 5G et l’IA et d’autres technologies émergentes, ces connexions devraient considérablement augmenter. Les entreprises capables de proposer une connectivité sécurisée – et d’exploiter les données générées par leurs clients de façon rapide et fiable – sont les mieux placées pour réussir.
    Du matériel au logiciel
    Traditionnellement, les réseaux des entreprises étaient conçus sur la base d’une architecture, connectant des équipements physiques (ordinateurs, serveurs, routeurs et commutateurs) entre eux. Une fois le réseau construit, la sécurité était amenée en couche supplémentaire sur cette infrastructure. Toute modification était traitée manuellement, ce qui laissait place à une marge d’erreur considérable et augmentait potentiellement le risque de défaillances.
    Mais l’émergence des réseaux logiciels a remis en question les normes existantes. Les nouvelles technologies permettent désormais de réaliser l’abstraction des ressources matérielles afin d’exploiter plus efficacement le réseau logiciel. L’automatisation et la programmabilité minimisent la complexité opérationnelle en simplifiant des tâches manuelles compliquées, et en offrant plus d’évolutivité et de fiabilité. Aujourd’hui, les entreprises qui modernisent leur infrastructure avec un réseau logiciel, sont plus à même de stimuler l’innovation métiers.
    À l’heure où applications et données résident à différents endroits, les entreprises ne peuvent plus s’appuyer uniquement sur un réseau matériel déployé dans leur datacenter pour mener à bien leurs activités. Cette nouvelle réalité nécessite de penser le réseau d’une façon fondamentalement différente.
    La majorité des entreprises utilisent déjà, ou prévoient de s’appuyer sur plusieurs infrastructures Cloud. Aujourd’hui, les données et leurs applications critiquent sont connectées au réseau, et les expériences clients se font via le Cloud. Mieux encore : les utilisateurs ne s’y connectent plus uniquement à l’aide de leurs postes de travail ou de leurs ordinateurs portables, mais aussi via des terminaux mobiles. Les applications s’exécutent partout sur les infrastructures des entreprises, et pourtant, beaucoup de sociétés ne maitrisent pas réellement la sécurité et la connectivité de leurs applications et terminaux mobiles qu’ils soient dans leurs datacenters, sur leurs sites distants ou dans le Cloud
    Les tendances autour des technologies émergentes augmentent la complexité de la sécurité des organisations et brident les réseaux matériels en question. L’approche logicielle, en revanche, inter-connecte de manière sécurisée les datacenters, les réseaux des opérateurs, les sites distants, les terminaux mobiles et les Clouds. Tout cela se fait indépendamment de l’infrastructure réseau physique sous-jacente.
    Des bénéfices significatifs avec l’approche logicielle
    Les réseaux virtuels offrent un meilleur rendement et réduisent les coûts d’exploitation en automatisant les fonctions telles que la maintenance, l’application de correctifs et les mises à jour. Ils augmentent également la disponibilité de ces infrastructures, améliorent les services et réduisent les frais, ce qui permet aux organisations de tirer le maximum de valeur de leurs équipements réseau existants, tout en se créant de nouvelles opportunités d’innovation et stratégiques.
    Aujourd’hui, les réseaux sont moins un ensemble de boîtiers connectés mais plus des infrastructures visant à répondre aux besoins des applications. Il s’agit d’être en mesure de connecter les individus aux applications de façon sécurisée, et de connecter chaque application aux ressources dont elle a besoin, où qu’elle soit.
     Outre l’automatisation de leurs datacenters, les entreprises se tournent également vers des réseaux virtualisés pour renforcer leur sécurité. Avec les logiciels, les stratégies de sécurité peuvent être définies une fois pour toutes, puis déployées sur l’ensemble des réseaux afin de suivre les applications, services et terminaux où qu’ils soient. Les technologies telles que la micro-segmentation, qui permet de sécuriser chaque charge applicative, offrent également une protection supplémentaire.
    Le volume de trafic réseau entre serveurs (est-ouest) au sein des datacenters a explosé, et avec une sécurité traditionnelle, celui-ci est totalement vulnérable. La micro-segmentation résout le problème. En outre, avec les réseaux logiciels, la sécurité est intégrée à la plateforme afin de pouvoir protéger les charges applicatives où qu’elles soient dans le datacenter, sur un site distant, dans un Cloud AWS ou Azure, voire même dans des plateformes de développement d’applications modernes tels que Kubernete.
    Un socle d’innovation et de croissance
    Aujourd’hui, le réseau Cloud virtuel offre aux entreprises une vision complète du datacenter au Cloud, abstraction faite de leurs équipements physiques.
    Actuellement, près de 10 % des données générées par des organisations sont créées et traitées à l’extérieur d’un datacenter centralisé ou dans le Cloud. D’ici 2022, on devrait atteindre les 50 % selon les prévisions de Gartner. En outre, selon le cabinet IDC, 94 % des entreprises devraient adopter une stratégie multi-Cloud en 2018. Les entreprises tout secteur confondu ont désormais un besoin crucial de nouvelles applications performantes.

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  • Transformation digitale ou comment passer d’une répartition des tâches à un modèle de responsabilisation

    A l’ère du digital, l’humain au centre de la transformation de l’entreprise

    Par Yohanna Emkies, Lead Operations Architect, VMware

    Les entreprises exigent toujours plus de mobilité, de sécurité, d’agilité : une technologie toujours plus performante.  Pourtant, lorsqu’un projet échoue, on constate 8 fois sur 10 que les causes sont liées à la gestion de l’humain et à l’organisation et non à la technologie. Tout changement, dans une organisation, porte son lot d’insécurités, notamment liée à la crainte de perdre sa place, qui peuvent entrainer des réticences individuelles. C’est un phénomène humain répandu. A l’ère du digital, où la technologie ne cesse de changer la donne, l’humain est plus que jamais porteur de l’innovation. Pour réussir face à cette révolution, les dirigeants doivent sans attendre initier le changement humain, et répondre aux véritables questions qui se posent : Que va-t-il arriver à l’organisation ? A qui revient la responsabilité ? Quels rôles et compétences déployer ? Comment instaurer une culture de l’innovation ?

    Chaque entreprise y répondra selon ses besoins, sa stratégie, ses moyens. Mais que peut-on apprendre de l’expérience en matière de transformation digitale et d’accompagnement humain ?

    Origine de la résistance « humaine »

    Avant d’être d’origine psychologique, la résistance a parfois des causes « organiques », c’est-à-dire liées à la manière dont l’organisation fonctionne. En effet, la dynamique et la culture de cette dernière influent fortement sur l’individu et son évolution.

    Dans un grand nombre d’organisations, une forte démarcation existe entre les différents départements, autrement appelés « silos ». Conflits de priorités, difficultés pratiques à mobiliser les ressources sur un sujet transverse… Ces pratiques ne pourront supporter l’activité digitale sans une refonte des processus et des responsabilités.

    Or la simple création d’une nouvelle équipe en charge des services digitaux est elle-même un défi. La répartition des tâches et la hiérarchie traditionnelles sont autant de freins « mécaniques » pour les individus. Même prêts professionnellement à porter le digital, il leur est difficile d’être en marge de l’organigramme, ou encore de risquer leurs projets de carrière dans l’entreprise.

    Souvent alourdies par les nombreuses années passées à stratifier et identifier les responsables en cas de problème, les organisations n’encouragent plus leurs collaborateurs à questionner le statu quo, ou à briser les silos.

    Pour tenter d’y pallier, certains les mettent à part et génèrent ainsi un élitisme entre les équipes en charge de l’innovation (sorte “d’équipe A”) et les équipes du legacy (“équipe B”) ayant pour effet de démotiver l’équipe B et d’isoler l’équipe A, tout en créant un nouveau silo.

    Il faut alors relever ces défis d’accompagnement humain. Il ne s’agit pas ici de révolutionner, ni brouiller l’organisation, mais au contraire, de clarifier, rationaliser, et garder le cap.

     Véhiculer un sens de l’opportunité, valoriser et responsabiliser les collaborateurs

    Les entreprises adoptent le plus souvent des technologies innovantes pour produire davantage avec autant de ressources, plutôt que réduire leurs effectifs. Confrontées à une montée en charge de nouvelles compétences, elles peuvent offrir de véritables opportunités d’évolutions de postes. Mais ces perspectives ne sont pas toujours perçues.  

    Manié avec soin par la Direction et communiqué positivement auprès des salariés, le spectre du changement peut s’avérer un vecteur de motivation. L’implication directe de l’équipe de direction dans ces sujets, sa capacité à articuler une vision claire de l’organisation à court, moyen, long terme sera déterminante pour la réussite de ces changements.

    Ces nouvelles équipes, cellules innovantes, devront insuffler un nouveau modèle de fonctionnement en phase avec la technologie, et, pour se faire, s’affranchir des silos traditionnels. Dans l’ère du Cloud tout va très vite, les métiers n’attendent plus. L’automatisation a un impact considérable sur la vitesse de déploiement des technologies, nécessitant des chemins décisionnels tout aussi réactifs. On quitte le modèle traditionnel de répartition des tâches, où les limites de chacun étaient définies. Les services digitaux sont gérés de bout-en-bout et chacun est missionné pour la réussite de l’ensemble.  Pour que cela soit possible, le mot clé est la responsabilisation des collaborateurs.

    Passer d’une répartition des tâches à un modèle de responsabilisation requiert une culture adéquate, qui valorise l’innovation.

     Instaurer la culture de l’innovation en s’entourant des bonnes personnes

    Pour restaurer cette culture de responsabilisation, on peut s’inspirer des jeunes start-ups : recherche d’innovation, mobilisation autour d’un projet commun, encouragement des initiatives, questionnement du statu quo. 

    En entreprise, stratifiée et complexe, quelques « champions » du changement, capables d’apprendre rapidement, de défendre une nouveauté, et de collaborer avec le reste de l’organisation, seront garants de cette culture, sorte d’incubateurs, et aideront les autres à adopter les bonnes pratiques. Parfois en rupture avec la culture hiérarchique ambiante, ces champions auront besoin du soutien de la Direction et d’un modèle d’évaluation adéquat.

    Recruter ces agents du changement est une tâche délicate. En plus des connaissances technologiques de pointe, le candidat doit avoir une attitude de pionnier et une aptitude au leadership. Ce candidat idéal n’existe pas : sur le marché, les compétences commencent, elles aussi, leur mutation. La majorité des organisations prennent la décision de miser sur les compétences déjà existantes dans l’entreprise. Repérer les bons profils, affecter les postes clé et les faire évoluer progressivement vers les rôles cibles, sont les préoccupations des organisations leaders du digital.

    L’histoire récente montre que l’on n’arrête pas une révolution technologique en marche. Résister au changement c’est risquer de perdre la partie. Définir les rôles, localiser les compétences, projeter une vision claire et construire la culture digitale, sont les gages d’une transformation viable et pérenne, d’une organisation toujours prête face à une technologie chaque jour plus performante.