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  • Paiement – Les tendances à surveiller en 2023

    Sécurité et confiance : les deux leviers du paiement en ligne

    Une étude menée par VISA 

    2022 a été, à bien des égards, une année de transition. Une grande partie du monde est heureusement passée, lentement mais sûrement, de mois de restrictions à une nouvelle normalité. Nous nous sommes ainsi adaptés, d’un travail entièrement à distance à de nouveaux modèles hybrides, et d’une reprise économique florissante à une grande incertitude économique à court terme. Pendant ce temps, la transition mondiale des paiements en espèces vers les paiements électroniques s’est poursuivie. Alors que l’année 2023 débute, nous pouvons dès à présent relever certaines tendances incontournables. Sans oublier que nous sommes désormais plus proches de célébrer les Jeux olympiques et paralympiques à Paris.

    1. Les voyages font leur retour, ainsi que les dépenses qui vont avec

    Un net rebond des voyages a pu être enregistré en 2022, la France restant l’une des destinations les plus populaires à travers le monde, alors que huit touristes sur dix ont déjà visité le pays. Paris reste en particulier une « destination incontournable », 73 % des touristes souhaitant visiter la capitale française. Une étude récente de GfK pour Visa  a par ailleurs révélé que 95 % des touristes s’attendent à pouvoir payer par carte (et 60 % à le faire avec leur smartphone) lorsqu’ils visitent la France, ce qui met en lumière la nécessité d’accepter des paiements électroniques dans les magasins. En effet, 72% des touristes étrangers ont l’intention de faire du shopping en France : si les grands magasins arrivent en tête (65%), les petites boutiques et les commerces artisanaux locaux arrivent juste après dans les intentions d’achat (62% et 56%).

    2. Des consommateurs plus déterminés et plus conscients lorsqu’ils adoptent des comportements durables

    Alors que davantage de personnes quitteront leur domicile pour le travail, les loisirs et tout ce qu’il y a dans l’intervalle au cours de l’année à venir, les consommateurs se focalisent sur la durabilité et le changement climatique dans leurs comportements et leurs habitudes de consommation. La majorité des voyageurs se préoccupent ainsi de l’environnement… mais pas autant en voyage que chez eux, selon l’étude GfK pour Visa*. Les Allemands sont les plus performants à cet égard, avec 67% de personnes « très intéressées par l’environnement », au point de changer leurs habitudes. Cependant, si 76 % des touristes déclarent « recycler à la maison », ils ne sont que 61 % à le faire en voyage.

    En 2023, nous nous attendons à ce que davantage de consommateurs joignent le geste à la parole à mesure que plusieurs options deviennent disponibles. La commodité jouera un rôle clé pour aider les consommateurs à choisir de manière durable dans leur vie quotidienne. Par exemple, la possibilité de payer les transports en commun à l’aide d’une carte de crédit, de débit ou prépayée sans contact, ou d’un dispositif de paiement, signifie que les gens n’ont plus besoin d’immobiliser des fonds sur une carte de transport dédiée, un billet papier, ou de chercher de l’argent liquide, lorsqu’ils choisissent de ne pas prendre leur voiture. La deuxième enquête de Visa sur l’avenir de la mobilité urbaine a ainsi révélé que 86 % des personnes interrogées en France ont déclaré que la durabilité avait joué un rôle dans leur décision d’utiliser les transports en commun – moins de 14 % ont répondu qu’elle n’avait pas du tout influencé leur décision.

    3. Le B2B devient 3.0

    En 2023 et au-delà, nous observerons une version 3.0 des paiements entre entreprises, où la nouvelle frontière du commerce interentreprises mondial sera entièrement numérique, sécurisée, rapide, flexible et transparente.

    La numérisation des processus commerciaux continuera d’accélérer les transactions interentreprises et les offres de paiement intégrées au-delà des chèques et des factures papier. Les équipes chargées des comptes clients constatent déjà les avantages de l’envoi de factures électroniques et de la réception de paiements électroniques. De plus en plus d’administrations progressent dans la numérisation des paiements, qu’il s’agisse de versements aux citoyens ou de versements aux agences en tant que clients. Les banques, les processeurs et les réseaux continuent de progresser dans les cas d’utilisation potentielle des cartes virtuelles. Cette dynamique d’innovation se poursuivra à mesure que l’écosystème fournira davantage de caractéristiques et de fonctionnalités pour rationaliser les paiements et les opérations des entreprises.

    4. L’hiver des cryptomonnaies n’arrête pas l’innovation

    Les marchés cryptos ont connu leur juste part de volatilité au cours de l’année écoulée. Bien que l’avenir demeure incertain, pendant l’hiver crypto actuel, nous nous attendons à ce qu’un certain nombre de solutions peu durables soient abandonnées, alors que d’autres qui se concentrent sur une approche mesurée et conforme aux récents développements technologiques continueront à construire des solutions Web3 significatives pour les entreprises et les consommateurs. Dans le sillage des récentes défaillances en liquidité, nous espérons que les plateformes de cryptomonnaies à travers le monde s’efforceront de mettre en place des protections efficaces et de fournir de bonnes informations pour les clients.

    Dans l’immédiat, nous envisageons un effort continu de la part des gouvernements, des banques centrales, des institutions financières traditionnelles et des fintechs concernant la monnaie et les paiements électroniques – qu’il s’agisse des CBDC, des stablecoins ou d’autres formes de monnaie fiduciaire tokenisée. Les cas d’utilisation de paiements Web3 significatifs qui se profilent à l’horizon comprennent les paies et les micropaiements en continu et les décaissements transfrontaliers.

    5. La fraude s’adapte à un monde « hybride »

    Alors que de plus en plus de personnes dans le monde adoptent un style de vie « hybride », les fraudeurs suivent la cadence, adaptant leurs tactiques aux endroits où nous nous trouvons et trouvant de nouvelles façons d’escroquer les consommateurs.

    Cela signifie que la sécurité et la confiance demeurent essentielles. De nouvelles percées en matière d’authentification pour la protection des utilisateurs, comme EMV 3D Secure (EMV 3DS), contribuent à sécuriser le commerce en ligne en temps réel à travers le monde. Les méthodes et solutions de paiement électronique telles que les cartes virtuelles continueront à faciliter et à sécuriser toutes les opérations, de l’achat d’un billet d’avion au partage de l’addition lors d’un dîner. Les entreprises seront également plus conscientes de l’importance d’investir dans des outils de sécurité pour prévenir la fraude et dans des polices d’assurance qui pourraient contribuer à atténuer l’impact d’une violation.

    *Entretiens en ligne menés en mai 2022 avec des voyageurs prévoyant de se rendre en France en 2022, originaires des États-Unis (810), du Royaume-Uni (811), d’Allemagne (806) et de Belgique (811) – 3 238 au total, sur la base d’un questionnaire de 35 questions.

  • Quand le sans contact ouvre la voie à de nouveaux usages de paiement

    Achats de Noël : le paiement sans contact et le paiement mobile changent les habitudes de consommation

    Enquête Visa  « Paiements digitaux » auprès du cabinet Populus. 

    Pour les cadeaux et les courses de Noël, en ligne et en magasin, les consommateurs se détournent de plus en plus du paiement en espèces lui préférant la rapidité et la commodité des cartes, notamment sans contact, ainsi que des nouveaux moyens de paiement.

     ADOPTION ACCÉLÉRÉE DU PAIEMENT SANS CONTACT

    Avec 165 millions de cartes sans contact émises et 3,4 millions de terminaux NFC en Europe, l’utilisation du sans contact augmente, passant de 36 % en 2015 à 52 % en 2016, selon l’enquête Visa 2016 sur les paiements digitaux. Cette tendance n’est pas réservée aux jeunes ni aux technophiles : le sans contact séduit à tous les âges. La plus forte poussée concerne les 55-64 ans, pour lesquels l’utilisation du sans contact a augmenté de 64 % en un an.

    LE SANS CONTACT OUVRE LA VOIE AUX NOUVEAUX USAGES DE PAIEMENT

    L’adoption des cartes sans contact impacte sensiblement l’usage des autres moyens de paiement en Europe. Force est de constater que les amateurs du sans contact sont davantage ouverts à l’emploi d’un mobile ou autre support pour acheter en magasin (52 % parmi les utilisateurs de cartes sans contact contre 32 % pour les autres) ou pour régler un repas (50 % contre 30 %).

    Au-delà des avantages du paiement sans contact, dont la simplicité et la rapidité, les consommateurs reconnaissent également ceux des nouveaux moyens de paiement. Près de la moitié (46 %) affirme que la possibilité de payer avec leur mobile ou un autre objet connecté facilite leurs achats. En 2016, 44 % des personnes interrogées par Visa avaient utilisé des applications de paiement mobile, contre 38 % l’année précédente.

    Cette plus grande simplicité de paiement encourage également l’adoption du portefeuille numérique. Les consommateurs européens sont intéressés par l’utilisation d’un portefeuille numérique pour les achats en magasins (37 %), via des applications mobiles (51 %) et en ligne (56 %). Ils confirment que la commodité (61 %) et la possibilité de payer partout et à tout moment (59 %) constituent les principaux avantages.

     LES CONSOMMATEURS INTÈGRENT MAGASINS ET DIGITAL DANS LEUR PARCOURS D’ACHAT

    L’enquête Visa 2016 sur les paiements digitaux révèle également que les consommateurs mixent canaux digitaux et magasins pour effectuer leurs achats, notamment pour les articles de grande valeur. Sept Européens sur dix sont des « showroomers » : ils se familiarisent avec un produit en magasin avant d’acheter sur Internet. À l’inverse, 66 % pratiquent le « webrooming » : ils cherchent le meilleur prix en ligne avant de se déplacer pour acheter dans le magasin de l’enseigne identifiée.

    Malgré la hausse des achats de Noël en ligne, les consommateurs continuent à faire leurs courses dans les magasins. Ils sont 60 % à toujours apprécier de pouvoir échanger avec un vendeur et voir les produits.

    « Le sans contact, désormais familier pour les consommateurs européens, ouvre la voie aux nouvelles façons de payer, comme les paiements digitaux avec le portefeuille électronique par exemple. À l’approche des fêtes, les consommateurs pourront régler leurs achats de diverses façons » déclare Gérard Nébouy, Regional Managing Director, Visa France.

    « Désormais équipés de nouveaux supports de paiement – montres, bracelets et autres accessoires connectés, portefeuilles numériques directement accessibles depuis leurs mobiles – les consommateurs peuvent payer en magasin ou en ligne rapidement, facilement et en toute sécurité. »

    « La capacité des commerçants à offrir à leur clientèle l’accès à ces moyens de paiement sera également déterminante pour le succès des ventes de Noël. »

     

  • Réglementation européenne : menace sur le paiement en ligne rapide

    Menace sur le paiement en ligne rapide 

    par Visa Inc 

    • 61% des consommateurs européens affirment que des étapes supplémentaires lors du paiement les amèneraient à abandonner leurs achats
    • La réduction de l’accès aux sites marchands non-européens pourrait affecter environ 6 milliards d’euros de transactions
    • Un coup de frein porté à l’innovation dans le domaine du e-commerce et du m-commerce en France

     Visa tire la sonnette d’alarme pour avertir qu’un nouveau projet de réglementation européenne sur le commerce électronique pourrait sérieusement perturber l’activité commerciale en ligne et compliquer la vie des consommateurs.

    L’Autorité bancaire européenne (ABE) a présenté des propositions pour la mise en œuvre de ce qu’on appelle la strong customer authentication (SCA), ou authentification forte du client. Ce projet, adoptant une approche indifférenciée pour toutes les situations de paiement, propose que toute transaction en ligne au-delà de 10 euros requière des étapes supplémentaires d’authentification lors du passage en caisse, comme la saisie de mots de passe, de codes, voire l’utilisation d’un lecteur de cartes.

    Une enquête effectuée dans cinq pays européens[1] pour le compte de Visa montre l’effet néfaste potentiel de ces évolutions.

    En pratique, les propositions impliqueraient :

    • La fin du passage en caisse rapide.Les mesures proposées mettraient fin au paiement en un clic, même auprès de sites marchands régulièrement fréquentés par le consommateur. De même, les paiements rapides « in-app », au moyen d’applications où le consommateur a choisi de stocker les données de sa carte bancaire, seraient impossibles. Cela concernerait potentiellement 6,6 millions de Français qui ont déjà effectué un achat depuis leur mobile[2]. Visa estime que la moitié du commerce électronique grand public européen serait affecté. L’enquête montre que près des deux tiers (61%) des consommateurs abandonneraient des achats si des étapes supplémentaires étaient ajoutées au processus de paiement en ligne.
    • L’accès restreint à l’achat sur des sites non-européens. Le projet obligerait les sites marchands internationaux à se conformer aux nouvelles règles européennes, faute de quoi les paiements seraient automatiquement refusés. Visa estime que plus de 6 milliards d’euros de paiements pourraient être concernés, soit les deux tiers du total des transactions européennes sur des sites de pays tiers. L’enquête montre que 51% des Européens achètent actuellement en ligne auprès de distributeurs situés en dehors de l’UE.
    • Une attente plus longue et des problèmes d’utilisation de cartes dans des lieux, comme les péages ou les parkings, où les codes PIN ne sont pas actuellement requis. En France, ceci concernerait plus de 500 millions de déplacements par an[3].
    • Un coup de frein aux nouveaux usages de consommation déjà entrés dans le quotidien des Français, comme les sites de l’économie collaborative et qui proposent des solutions de paiement simplifié.  En France, le m-commerce représentait en 2015 un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros[4](en hausse de 40% en un an) et la complexification des achats depuis son mobile affecterait clairement cette dynamique.

    Gérard Nébouy, Regional Managing Director France, Visa, note : « Ce nouveau projet menace sérieusement de perturber notre manière d’acheter en ligne. Les mesures proposées créeront divers obstacles et désagréments, y compris davantage de transactions refusées et des parcours d’achat plus longs et compliqués, avec peu ou pas d’avantages pour les consommateurs. »

    « Nous sommes entièrement dédiés à la sécurité des transactions. Toutefois, la gestion du paiement est toujours un exercice d’équilibre entre la sécurité et la commodité. L’approche indifférenciée proposée aujourd’hui va trop loin dans une direction unique, limitant la possibilité des consommateurs d’acheter partout, à tout moment et depuis l’appareil de leur choix. Ceci irriterait les consommateurs et réduirait la capacité des commerçants à vendre leurs biens et services. »

    « Le commerce électronique est un symbole de réussite européenne alors même que l’économie est en berne. Cette initiative menace de ralentir la croissance et de réduire la compétitivité des entreprises européennes face à leurs concurrents partout dans le monde.» 

    L’EBA publiera son projet final le 12 janvier 2017. Ces standards répondent aux exigences de la Directive européenne sur les services de paiement (PSD2), qui rend obligatoire l’authentification forte du client (SCA) pour tous les paiements électroniques.

    Gérard Nébouy ajoute : « Aucune preuve solide ne permet d’affirmer que tous ces désagréments et perturbations se traduiraient réellement par une réduction de la fraude. Nous avons aujourd’hui mis en place un système qui fonctionne, par une approche que nous appelons « l’authentification basée sur les risques ». Celle-ci permet d’évaluer le niveau de risque de chaque transaction, prenant en compte des éléments comme l’appareil utilisé et les habitudes d’achat. » 

    « Aujourd’hui, la fraude sur les cartes Visa est faible, limitée à 5 centimes pour 100 euros dépensés. Dans tous les cas, les consommateurs sont protégés des aléas de la fraude : le risque est pris par les commerçants et les banques qui, avec Visa, ont déjà mis en place diverses mesures de sécurité pour prévenir les achats en ligne frauduleux. Ces dispositions simplifient et fluidifient le parcours d’achat. C’est ce que le consommateur d’aujourd’hui attend. »

    Pour en savoir plus sur la réponse de Visa à l’ABE, consultez https://www.visaeurope.com/about-us/policy-and-regulation/

    Chiffres clés 2015 sur le e-commerce et le m-commerce en France[5]

    –       35,5 millions de Français achètent en ligne et 6,6 millions de Français ont déjà effectué un achat à partir de leur mobile

    –      55% des Français achètent sur Internet au moins une fois par mois

    –      46% des cyberacheteurs français ont déjà acheté sur des sites à l’étranger (41% sur un site d’un pays européen et 34% sur un site hors Europe)

    –      Montant moyen d’une transaction en ligne : 78€ (en baisse de 4,5% par rapport à 2014)

    –       La France au 2e rang européen et 5e rang mondial du e-commerce :

    –      Chiffre d’affaires : 64,9 milliards d’euros pour le e-commerce – depuis un ordinateur (+14% par rapport à 2014) et 6,4 milliards d’euros pour le m-commerce – depuis une tablette ou un Smartphone (+40% par rapport à 2014)

    –      182 000 sites marchands actifs (+16% en un an), avec dans le Top 5 des sites e-commerce les plus visités en France : Amazon, CDiscount, Fnac, eBay et Voyage SNCF

    –      50% des acteurs de la vente en ligne implantés en France reçoivent des commandes de clients localisés à l’étranger