Étiquette : Veritas

  • Quand les millenials utilisent un volume considérable de données …

    Baby Boomers vs. Millenials : le gap générationnel des données

    Par Thierry Lottin, Directeur France de Veritas

    Chaque communication, interaction et transaction génère des données qui sont ensuite utilisées pour adapter au mieux les décisions. Elles agissent tel un catalyseur de transition et de croissance. Rien de surprenant à ce que les entreprises souhaitent conserver ces ressources de valeur ! Mais ce qui l’est davantage, c’est le nombre de données sauvegardées et à quel point cette quantité peut fluctuer en fonction des générations.

    Chaque personne sur la planète a une empreinte « digitale ». Mais elle est bien différente entre les Baby Boomers et les Millenials car ils utilisent les technologies, créent des données et conservent les informations de façon totalement différente. Au cours des 7 dernières années, les fichiers de données ont augmenté de 39% année après année[1]. Une croissance exponentielle qui s’explique par le nombre de données stockées : un Millenial stocke en effet près de deux fois plus de données qu’un Baby Boomer, et 30% de plus qu’un membre de la Génération X.

    Les Millenials ont grandi avec les nouvelles technologies au bout des doigts. Chaque mouvement digital est stocké, qu’il s’agisse des texto, des Snapshats, des messages Whatsapp et des emails, aux vidéos de pandas en passant par les historiques d’achats, la liste est sans fin. De plus, il n’a jamais été aussi simple de sauvegarder tout ce que nous faisons digitalement. Sans compter que toutes ces sauvegardes créent de multiples instances de données. Rien que l’écriture de cet article a généré plusieurs versions digitales. Au temps des piles de dossiers et de la rédaction sur papier, le nombre de versions était bien plus limité.  Les placards d’archivage de dossiers ont été remplacés par le cloud, les lettres de remerciement ont laissé place aux emojis et les albums photos ont disparu au profit d’Instagram.

    Les effectifs des entreprises sont multigénérationnels. Ils sont composés de Baby Boomers, nés entre 1946 et le milieu des années 60, de la Génération X (milieu des années 60 au début des années 80) et des Millenials, nés entre le début des années 80 et la fin des années 90. Ces derniers représentent une part de plus en plus importante au sein des entreprises. Leur démographie devrait augmenter de 7% sur les 10 prochaines années alors que celle des Baby Boomers devrait se réduire de 13% et celle de la Génération X devrait rester stable[2].

    Compte tenu de ce contexte de digitalisation, il n’est pas surprenant que les Millenials sauvegardent davantage d’informations, mais la différence est significative par rapport aux autres générations. Alors que les Millenials renforcent leur présence parmi les salariés, les entreprises devraient se préparer au déluge de données et commencer à anticiper comment cela va impacter leurs besoins de stockage et leurs budgets.

    Un récent rapport a révélé l’impact de la croissance de ces données sur les entreprises. Premièrement, le cout. Stocker toutes ces données à un prix, et ce prix ne cesse d’augmenter à mesure que les données s’accumulent. Mais les entreprises doivent aussi penser à la sécurité. Plus les données sont créées et stockées, plus il est compliqué de les surveiller. 73% des répondants interrogés dans le cadre du rapport « Data Hoarders » ont admis stocker des données pouvant potentiellement exposer leur entreprise à des risques de sécurité !

    Les habitudes de stockage des Millenials ne sont pas propres à un pays ou une région en particulier, au contraire, elles sont universelles. Quand on leur demande la nature des données stockées sur leurs appareils, les Millenials se montrent 27% plus homogènes entre les différentes nationalités dans leurs réponses que la Génération X et 59% plus homogènes que les Baby Boomers.

    Toutefois, si leurs habitudes de stockage peuvent paraître démesurées, les Millenials ne font rien de mal – en tous les cas, pas intentionnellement. Ils utilisent simplement la technologie qu’ils ont à portée de mains, mais dans un volume considérable.

    Néanmoins, l’accumulation de données est un problème universel ne pouvant être ignoré si les entreprises veulent se protéger, être efficaces et défendre leur marque et leur réputation.

    Ce gap générationnel peut paraître évident, néanmoins, l’impact est considérable pour les entreprises. Alors que les Baby Boomers et la Génération X sont graduellement en train d’être remplacés par les Millenials, la quantité et la variété de données téléchargées va croitre de façon exponentielle, et les infrastructures vont arriver à saturation. Les coûts liés à l’accumulation de données et les risques qui y sont liés vont augmenter si aucune action n’est mise en œuvre pour comprendre ce qui est stocké, qui y a accès et quand et pour décider si les éléments en question doivent être conservés ou non.

    La croissance du volume des données n’est pas prête de ralentir, au contraire ! Il est grand temps pour les entreprises de se confronter au problème et de voir comment y faire face. Il existe des solutions de gestion des données sur les marchés capables de fournir une visibilité complète et de superviser aussi bien les données stockées classiques que la rétention formelle comme l’archivage. Les entreprises peuvent utiliser ces solutions pour s’assurer que les politiques sont bien mises en place et que les bonnes pratiques sont comprises et mises en pratique. Cela va non seulement jouer un rôle central en matière d’archivage mais aussi de conformité réglementaire. Cela va permettre de se débarrasser du stockage inutile en voyant exactement ce qui est stocké et où.

    En attendant l’horloge tourne. Plus vite, les entreprises vont comprendre comment naviguer à travers le déluge de données, mieux elles seront préparées.

     

  • Quand les entreprises sont confrontées au « databerg »

    Prenez garde au « databerg », la partie immergée des données peut représenter une menace pour votre entreprise

     Par Chris Bridgland, Senior Director chez Veritas

    Pourquoi la gestion des « dark datas » potentiellement dangereuses pour les entreprises doit devenir l’une des principales priorités des dirigeants en 2016 ?

     Les responsables IT n’ont jamais été confrontés à une telle pression. Malgré la baisse (ou la stagnation) des budgets informatiques, les grandes entreprises demandent à leur département informatique réussir leur transformation digitale afin d’améliorer la prise de décisions stratégiques et d’accélérer le développement de nouveaux produits et services.

    La digitalisation reste un sujet majeur à l’échelle mondiale, et beaucoup d’organisations ont encore du mal à prendre ce virage. Dans la plupart des cas, le CIO et le département IT disposent des ressources nécessaires à la maintenance des tâches quotidiennes, mais qui sont insuffisantes pour innover.

    Les données représentent le principal moteur de cette course à la digitalisation. Nous sommes à l’aube de la prochaine révolution industrielle – qui cette fois-ci sera entièrement numérique. Une gestion pertinente des données est donc la clé permettant de débloquer de nouvelles opportunités et de mettre en place de nouvelles méthodes de travail. Mais personne n’aurait pu prédire l’ampleur de l’explosion des données. Selon IDC, l’univers numérique devrait atteindre un niveau démesuré de 44 zettaoctets d’ici 2020 – soit dix fois important qu’aujourd’hui, et ce alors que de plus en plus de terminaux et d’individus sont connectés.

    Les entreprises ont réagi à cette révolution en accumulant des données et en pensant pouvoir un jour les rendre utilisables, ou juste parce que leur gestion ne faisait tout simplement pas partir de leur priorité. En parallèle, les employés téléchargent de plus en plus de fichiers personnels sur les serveurs de l’entreprise, qu’il s’agisse de leur musique, photos ou encore de leurs listes de course. Considérant le stockage comme une démarche peu utile, les entreprises se dotent d’un stockage cloud verrouillé offrant une visibilité limitée sur les coûts associés à la gestion de ce vaste espace de contenus décentralisés.

    Selon le récent rapport européen intitulé Databerg, de nombreuses entreprises ont la capacité de transformer et d’améliorer le fonctionnement de leur service IT en identifiant les données critiques et en supprimant celles étant sans valeur ajoutée. Les résultats de cette enquête ont détecté un très vaste champ composé de 54% de « dark datas » non identifiées et de 32 % de données redondantes, obsolètes ou triviales (ROT) se cachant sous la surface, avec à peine 14% des données identifiées comme critiques.

    Si cet amas d’informations était laissé sans contrôle, le coût du stockage pourrait alors s’élever à plus de 813 milliards d’euros d’ici 2020, et ce uniquement pour les entreprises de la zone EMEA. Un chiffre qui n’est pas évalué à sa juste valeur car réparti entre les coûts cachés au sein du Capex et de l’Opex. Mais s’il représentait une ligne budgétaire dédiée, il bénéficierait alors d’une attention toute particulière de la part du CFO et des mesures seraient alors immédiatement mises en place.

    Mais le phénomène du Databerg n’est pas uniquement synonyme de perte financière, il représente également un risque en matière de conformité. En mai 2018, sera mis en place le nouveau règlement européen général de protection des données (GDPR), un ensemble de lois visant à harmoniser la protection des données au sein de l’UE. Celui-ci permettra aux individus de gérer leurs propres données personnelles, d’être mis au courant des violations de celles-ci, et d’exiger à ce que qu’elles soient entièrement supprimées des registres des entreprises. Mais comment les organisations peuvent espérer être conformes si 54% des informations qu’elles détiennent sont « des darks datas », et qu’elles éprouvent des difficultés à les localiser?

    Ces données potentiellement à risque pourraient présenter de graves problèmes d’intégrité et entraîner de lourdes amendes si une enquête réglementaire venait à être menée. En effet, les amendes de non-conformité fixées par le GDPR vont de 2% du chiffre d’affaires mondial annuel de l’exercice précédent pour des infractions mineures, jusqu’à 4% ou 20 millions d’euros pour des infractions plus conséquentes.

    Afin d’éviter aussi bien les coûts astronomiques que les sanctions irrévocables, les entreprises européennes doivent rapidement prendre les mesures qui s’imposent. La première étape consiste à identifier ces « dark datas » en utilisant des technologies permettant de les localiser, de connaître leur contenu ainsi que les utilisateurs qui y ont accès. Cela permettra alors de mettre en place une politique d’automatisation ayant pour but d’améliorer les processus, de supprimer le ROT et d’encourager les employés à maintenir et à gérer de façon proactive les données critiques et à forte valeur ajoutée.

    Les données représentent une véritable mine d’or mais uniquement si elles sont correctement gérées et analysées. Dans un monde où elles représentent la nouvelle monnaie d’échange, les entreprises ne peuvent pas se permettre d’accumuler celles étant non conformes ou sans intérêt – aussi bien pour des raisons de coût, de conformité que de productivité. C’est pourquoi les dirigeants doivent prendre dès à présent des mesures afin d’obtenir une meilleure visibilité et contrôler ces données avant qu’elles ne viennent endommager d’autres services tiers.

    Certains analystes avaient prédit que la croissance du volume des données dépasserait un jour notre capacité à les contrôler. C’est aujourd’hui le cas. 2016 est un tournant décisif pour les dirigeants qui souhaitent contourner le Databerg et éviter ainsi le naufrage de leur entreprise.