Étiquette : veille

  • Contexte mondial instable, dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques, … Le nouveau rapport à l’information

    Quand les responsables de la veille deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS

    Ces dernières années ont profondément modifié notre rapport à l’information.
    Face à ce bouleversement, les professionnels de la veille jouent un rôle de plus en plus central dans l’analyse, la contextualisation et la diffusion d’une information qualifiée.

    Chacun peut constater combien le paysage informationnel traverse actuellement une mutation de fond. Longtemps structuré autour de quelques grands médias, ce paysage a progressivement muté en un écosystème complexe parce que tout à la fois enrichi, fragmenté et démultiplié.
    Aux premières loges de ces évolutions, les professionnels de la veille se trouvent de facto sommés de prendre au quotidien la mesure de la complexité informationnelle. Ils se positionnent de plus en plus comme des éclaireurs, garants d’une lecture stratégique, critique et structurée du flux continu et massif d’informations. Leur mission : capter l’essentiel sans se perdre dans l’accessoire.

    Covid, contexte mondial instable… Un nouveau rapport à l’information

    Le contexte récent n’est pas pour rien dans ces évolutions.
    Depuis 2020, plusieurs événements ont marqué une inflexion décisive dans notre manière d’appréhender l’information.
    La crise sanitaire du Covid-19, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, les dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques ont contribué à une densification de l’actualité. Ces événements, en évolution constante et pour certains dramatiques, ont révélé l’importance d’une information fiable, contextualisée et vérifiée.

    Les entreprises ont dû, elles aussi, s’adapter à ce tempo nouveau. Elles ne peuvent plus se contenter d’un suivi passif de l’actualité : elles ont besoin d’une veille proactive, capable d’anticiper les signaux faibles et de décrypter les impacts concrets sur leur activité. Pour elles, les veilleurs deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel.

    Diversification des formats : une richesse à intégrer, une complexité à gérer

    Comment aborder cette information ? Aujourd’hui, celle-ci court sur des canaux multiples : réseaux sociaux, newsletters professionnelles, vidéos courtes, blogs d’experts, chaînes YouTube et, de plus en plus, podcasts. Ces derniers ont gagné leurs lettres de noblesse. Offrant du recul, de l’analyse et une temporalité apaisée, ils séduisent un public en quête de compréhension plus que de réaction.

    Loin d’entrer en concurrence frontale avec la presse traditionnelle, ces formats divers s’inscrivent dans un champ complémentaire. Les grands médias ont pour leur part su s’adapter, en développant par exemple leurs propres podcasts et chaînes vidéo. Cette évolution démontre leur capacité d’innovation et d’adaptation, tout en conservant leur rôle fondamental de décryptage approfondi. Il en va de même de certains experts, voire de certains journalistes : spécialisés par secteurs, ils offrent des analyses poussées que nul ne peut plus ignorer.

    Les veilleurs, en toute logique, doivent composer avec cette pluralité des sources.
    Leur défi : filtrer, qualifier et synthétiser une information désormais omniprésente mais inégalement hiérarchisée.

    Un métier en mutation : entre esprit critique et intelligence artificielle

    Ainsi, le rôle du veilleur s’est nettement transformé. Face à l’infobésité et aux fake news – parfois amplifiées par des algorithmes –, l’exigence de fiabilité n’a jamais été aussi forte. Il ne s’agit plus seulement de collecter de l’information, mais de la comprendre, de la contextualiser, et souvent de l’interpréter à la lumière des enjeux spécifiques de l’organisation.

    Pour ce faire, l’intelligence artificielle, notamment générative, constitue un appui de poids. Elle accélère le traitement, aide à la synthèse, repère les signaux faibles. Mais elle ne remplace en rien le discernement humain. Le veilleur reste celui qui, par son regard critique, donne du sens à l’information.

    On l’aura compris : notre rapport à l’information est en pleine évolution.
    Cette transformation est continue, exigeante et profondément structurante.
    Dans ce nouvel écosystème, les veilleurs s’affirment comme des professionnels-clés de l’analyse, à la croisée de la technologie, de la stratégie et de l’éthique. Ils s’appuient sur le regard journalistique ainsi que sur l’expertise des spécialistes, tout en déployant une approche sur-mesure, orientée vers les besoins décisionnels des entreprises pour lesquelles ils agissent. En cela, ils incarnent une nouvelle figure de l’intelligence informationnelle, désormais indispensable pour éclairer les choix de demain.

     

     

  • Qu’en est-il de l’arrivée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la veille ?

    L’intelligence artificielle dans la veille : bonne ou mauvaise innovation ?

    Ces dernières années, l’Intelligence Artificielle a bouleversé le domaine de la veille. Réelle opportunité ou fausse bonne idée ?

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations de KB Crawl SAS

    L’innovation est souvent une source d’enthousiasme en entreprise : gain de temps, simplification des process ou qualité améliorée d’un service. Chaque nouveauté apporte son lot de satisfactions au sein des équipes. Malheureusement, elles peuvent aussi compliquer des missions jusqu’alors maîtrisées ou, pire, apporter des dangers ou des imprécisions qui n’existaient pas jusqu’à présent. Qu’en est-il alors de l’arrivée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la veille ?

    L’IA : une automatisation à toute épreuve

    L’Intelligence artificielle, capable de reconnaitre automatiquement un logo ou de trier les informations sur un sujet précis, apporte sans conteste une fluidité dans le traitement des données. Tout est ainsi facilité et il semble difficile que des informations lui échappent. Nous évitons ainsi les oublis et les erreurs qui peuvent émaner d’une veille réalisée par une équipe de veilleurs purement humains. En outre, l’Intelligence Artificielle ne souffre pas des problèmes d’agenda ou du manque de temps d’une équipe débordée. La veille est la priorité de l’IA et produira des rapports précis quel que soit le contexte de l’entreprise. Mais il faut prendre conscience que les atouts de l’IA en matière de surveillance, de détection et d’analyse ne résident que dans la qualité des algorithmes qui la composent et procèdent surtout d’un usage régulier. L’intelligence artificielle demande donc de la patience avant de voir son efficacité optimisée.

    Le veilleur : une souplesse inégalée

    À première vue, l’Intelligence artificielle offre donc une solution rapide, efficace et pertinente. Mais son automatisation apporte tout autant d’atouts qu’un réel manque de finesse. Nulle Intelligence Artificielle n’est encore capable de remplacer l’esprit critique d’un veilleur expérimenté. Ce dernier est capable de faire des choix qui sortent des limites fixées par l’algorithme. Le travail de veille amène régulièrement des situations que nous n’avions pas envisagées jusqu’à présent et demande une souplesse dans la prise de ces décisions. Le cerveau humain reste encore l’ordinateur le plus puissant jamais créé et est capable d’une réflexion complexe. L’erreur est humaine tout comme la capacité d’adaptation.

    Tout est question d’usages

    L’intelligence artificielle ne représente pas à elle seule une bonne ou une mauvaise innovation pour l’entreprise engagée dans un processus de veille. Tout réside donc dans la manière de l’utiliser dans sa stratégie de veille. Comme le dit l’adage, « il ne faut pas mettre tous ces œufs dans le même panier ». Utiliser l’Intelligence Artificielle pour simplifier les tâches répétitives et être informé le plus tôt possible sans risque d’oubli ou d’erreurs est un choix judicieux. Cependant, avoir un garde-fou grâce à des veilleurs expérimentés complète au mieux le processus de veille.

    En conclusion, l’IA permet d’accompagner l’évolution du métier de veilleur. Savoir jongler entre le savoir-faire humain (avec ses prises de décisions complexes) et l’analyse automatisée et pertinente de l’Intelligence Artificielle est aujourd’hui fondamental.  Et cette complémentarité se doit d’être adaptée à la structure et à l’environnement de l’entreprise, tout en gardant à l’esprit que l’humain reste au cœur de la veille.

  • Veille informationnelle ou stratégique , ce qui change en 2022

    Les exigences nouvelles de la veille stratégique : trois évolutions à surveiller

    Selon Eric Bertoletti, Business Developpement Manager chez KB Crawl SAS

    La pratique de la veille concurrentielle, informationnelle ou stratégique connaît actuellement des évolutions importantes. Trois d’entre elles sont à signaler : l’exigence d’interopérabilité, le fait que la veille concerne désormais divers acteurs de l’entreprise et les perspectives d’externalisation.

    La phase d’accélération de la digitalisation que nous connaissons a d’importants effets sur la collecte et le traitement de l’information et donc sur la pratique de la veille. Plus massive, plus diversifiée, l’information réellement stratégique devient également plus difficile à débusquer. Si l’apport de l’intelligence artificielle permet, dans une certaine mesure, de segmenter et d’ordonner ces données, la diversité des sources a des conséquences sur la pratique de la veille et sur les exigences que les solutions de veille doivent être en mesure de satisfaire. Trois axes méritent d’être mis en perspective.

    Vers une meilleure interopérabilité

    La recherche d’interopérabilité dans les outils est la première évolution que nous observons actuellement. L’expérience montre que les fournisseurs de solutions de veille sont de plus en plus amenés à dialoguer avec des clients dont les outils déjà en place sont très diversifiés, avec des abonnements spécifiques à des bases de données qui le sont tout autant. Certaines organisations peuvent également être dotées d’outils de traitement de l’information. En bout de chaîne, nous retrouvons même différents canaux de partage de l’information, avec différentes plates-formes… Face à ce défi de la diversité, il s’agit de mettre en place, au sein même des organisations, des lieux où peuvent être partagées et échangées les informations dans toute leur diversité. Demain, il faudra donc que soient proposés des outils satisfaisant de façon native à cette exigence d’interopérabilité. Une solution de veille « pure », c’est-à-dire unique, n’est en effet plus suffisante : elle doit pouvoir communiquer avec d’autres outils d’analyse. Du côté des organisations, l’efficacité et le temps gagnés peuvent être conséquents.

    Les solutions de veille doivent répondre aux exigences de différents acteurs dans l’entreprise

    Autre évolution des pratiques de la veille au sein même des structures privées comme des organisations publiques : la veille n’est plus exclusivement réservée aux professionnels de l’information. Les documentalistes, s’ils demeurent les veilleurs historiques des organisations et assurent le rôle d’experts dont elles sont besoin, ne sont plus les seuls à faire de la veille. Chargés d’études, marketeurs, managers, directeurs financiers, DRH, juristes… de nombreux métiers intègrent la veille comme tâche inhérente à leur fonction, ce qui là encore implique un partage de l’information et un travail collectif.

    Pour toutes les personnes engagées dans un processus de veille, l’enjeu est de mettre à leur disposition des outils simples, intuitifs, faciles d’accès. Tendre vers une prise en main plus aisée des outils de veille est un enjeu majeur qui répond à une évolution du marché. Il s’agit d’un impératif stratégique. En effet, favoriser l’accès à l’information et développer la dimension collaborative accélère la création de valeur au sein des entreprises. Il est impératif que la fonction veille puisse s’enrichir, devenir plus pertinente et faciliter la prise de décision finale. Dans de nombreuses solutions techniques, cette dimension collaborative est prévue : sachons l’améliorer encore un peu plus.

    L’externalisation doit être rendue possible

    Là également, le marché est en train d’évoluer et certaines organisations ont réalisé que leur dispositif de veille pouvait gagner en efficacité à la fois pour des raisons techniques, humaines et financières. Certains signaux montrent que l’on s’oriente vers une externalisation plus poussée et que cette pratique mérite a minima d’être considérée. Nous l’observons davantage qu’auparavant : certains acteurs de l’entreprise font actuellement le choix stratégique de ne pas allouer de façon permanente de moyens humains propres à la veille informationnelle et stratégique, ceci afin de recentrer leurs équipes sur leur cœur de métier. Pour les sociétés éditrices de solutions de veille, il y a là une évolution à prendre en compte afin d’être en mesure de proposer un service de veille personnalisé, flexible et efficace. Ce service pourra intégrer une pré-analyse des données collectées, dont le client pourra être destinataire afin d’alimenter l’analyse détaillée par les professionnels de l’entreprise.

    Nous sommes très attachés à cette dimension de service externalisé à forte valeur ajoutée dans la mesure où elle place chaque acteur, chaque être humain, au-dessus des tâches purement techniques. En cela, parce qu’elle fait de la technique un moyen et non une fin,

     

  • Est-il utile de choisir des outils de veille payants face à leurs équivalents gratuits ?

    Outils de veille gratuits contre payants : décryptage

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl

    Lors de la mise en place d’un projet de veille, il est souvent utile de fixer les besoins nécessaires à l’entreprise et à ses collaborateurs en amont. Plusieurs questions récurrentes se posent alors : quel type de veille vais-je exercer ? Quels seront mes objectifs associés ? Quelles sources vais-je devoir surveiller ? Qui aura la charge de la veille au sein de mon organisation ?

    S’il est une question essentielle à se poser, c’est bien celle du choix de l’outil à utiliser. Face au nombre croissant de plateformes de veille gratuites disponibles sur Internet, quels sont les réels avantages des outils payants ? A-t-on vraiment intérêt à attribuer un budget pour collecter, traiter et diffuser l’Information au sein d’une même interface ? Dépenser son argent pour un outil payant, est-ce la garantie d’obtenir des résultats de veille optimum ? Petite revue des avantages des solutions payantes par rapport aux solutions gratuites.

    Les fonctionnalités avancées : le point faible des outils gratuits

    La nature et le mode de fonctionnement de l’entreprise sont à prendre en considération dans ce choix, comme les fonctionnalités et les caractéristiques techniques des interfaces. Les outils gratuits fournissent aujourd’hui des capacités correctes mais ont souvent des limites quant à la typologie et au nombre de sources à surveiller. Au-delà du contenu accessible à tous, les outils payants ont davantage les capacités de remonter du contenu non-indexé ou bien nécessitant une identification. La veille gagnera ainsi en réactivité et en exhaustivité de sources surveillées. Pour le traitement et l’analyse des résultats, là aussi certains logiciels gratuits offrent des performances convenables. Néanmoins, les outils payants permettent de définir et de suivre de manière plus précise les indicateurs clés de performance de votre dispositif de veille, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif.

    Les résultats de veille sont aussi faits pour être partagés. Une information isolée est une information perdue, et donc inutile. Sur ce point, les outils gratuits posent parfois de vraies limites. Les outils payants proposent en revanche de multiples possibilités : envoi de newsletters, création automatique de livrables partageables, suivi d’un fil d’actualité par le biais d’une plateforme collaborative ou encore via une application mobile pour les lecteurs en mobilité.

    Autre point : les outils gratuits ou « freemium » n’apportent que peu de mises à jour et de nouveautés dans leur offre. A l’inverse, les logiciels payants s’appuient généralement sur l’expertise d’équipes de travail R&D faisant bénéficier leur produit de mises à jour régulières. Ensuite, contrairement aux outils gratuits, les outils payants proposent généralement de récupérer et d’importer au sein du nouvel outil la veille existante ou précédemment configurée dans l’entreprise.

    Les avantages des logiciels professionnels

    Au-delà de ces fonctionnalités intrinsèques, les outils de veille payants présentent d’autres avantages, notamment pour ce qui relève de la collaboration et de l’harmonisation des procédés au sein de l’entreprise. Les outils professionnels intègrent pour la plupart la possibilité d’échanger entre collaborateurs et d’enrichir collectivement les contenus partagés. A contrario, les outils gratuits se limitent généralement à un usage purement individuel. Certaines plateformes proposent tout un panel de solutions dépassant le “simple” processus de collecte d’informations. Elles permettent ainsi de centraliser différents outils sur une même interface. La force des logiciels professionnels est de s’ajuster au plus près des attentes spécifiques de l’entreprise, grâce à des outils personnalisés et adaptés à chaque activité et/ou utilisateur. De l’origine du projet à l’implémentation et au suivi de l’outil, les prestataires payants offrent un réel accompagnement tout au long du processus de veille.

    Alors, outils gratuits ou outils payants ? La réponse dépendra assurément de votre organisation, de la portée de votre projet et de vos besoins identifiés. Les outils gratuits disponibles aujourd’hui offrent des fonctionnalités de base tout à fait correctes. Ils sont parfaits pour s’essayer à la veille sans investir trop de ressources. Mais les performances avancées de ces solutions montrent rapidement leurs limites dans le cadre d’un usage quotidien.

    Au fur et à mesure que la veille se professionnalise dans l’entreprise, prenant une place stratégique avec un besoin de structuration et de partage plus large, l’utilité des logiciels professionnels s’impose. En sus d’offrir des fonctionnalités abouties, ces solutions ne sont pas exclusivement tournées vers l’outil. Elles proposent par ailleurs un accompagnement personnalisé à chacune des étapes du processus de veille.

    À vous donc de construire votre propre processus de veille et de choisir l’outil qui convient à votre organisation. Mais il est vrai que la maturité du processus de veille au sein de l’organisation constitue une pente naturelle vers la solution payante.
    Un coût qui, à l’image de nos solutions KB Suite et KB Access, respectivement développés pour les grands comptes et pour les PME, peut être ajusté au mieux à vos besoins.

  • Comment anticiper les menaces et saisir les opportunités de marché ?

    Les signaux faibles : un point fort pour la veille

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl

    Qu’est-ce que les signaux faibles ?

    La notion de signal faible remonte aux années 1970. Le spécialiste en stratégie d’entreprise Igor Ansoff la définit alors comme « une information d’alerte précoce, de faible intensité, pouvant être annonciatrice d’une tendance ou d’un événement important ». Un événement serait toujours annoncé par des données qui nous permettraient de l’anticiper : les signaux faibles. Fragmentés, isolés ou ambigus, leur utilité n’est pas toujours évidente au premier abord. Surtout si on les compare aux signaux « forts ».  Pour aider l’entreprise à les déceler, ils doivent donc faire l’objet d’une écoute anticipative via la veille stratégique.

    L’importance des signaux faibles en intelligence économique

    Les signaux faibles servent avant tout à aider l’entreprise à appréhender son environnement et à s’y adapter en enrichissant sa réflexion stratégique. Une fois traités, ils permettent d’anticiper les menaces et de saisir les opportunités du marché.

    L’importance des signaux faibles se situe de fait dans ce qu’ils déclenchent comme réactions. Mis en perspective dans un contexte précis, ils peuvent s’avérer extrêmement pertinents. Pour les spécialistes par exemple, les signaux faibles peuvent permettre des analyses prédictives.

    Les difficultés inhérentes aux signaux faibles

    La collecte de signaux faibles s’avère aujourd’hui une tâche complexe au vu de la quantité d’information gravitant autour d’une entreprise. Beaucoup d’entre elles sont encore incapables de traiter une information rapidement, par manque de temps, de moyens humains ou de savoir-faire. Elles se réfugient vers les informations plus fortes et plus faciles à analyser en comparaison aux informations faibles, plus incertaines et incomplètes.

    Les signaux faibles sont donc une source pertinente d’informations utiles à la veille stratégique, à condition de bien savoir les identifier et les utiliser.

    Comment utiliser les signaux faibles dans un processus de veille stratégique ?

    C’est l’analyse des signaux faibles qui leur donne un sens et une utilité. Cette analyse doit être qualitative, mais également quantitative, afin de détecter des évolutions dans les flux de données recueillies.

    Pour faciliter ce travail, on peut d’abord distinguer différentes ressources utiles :

    ·      une plate-forme pour automatiser le recueil et la catégorisation des informations ;

    ·      la « datavisualisation » pour croiser des données entre elles et mettre en évidence des corrélations ;

    ·      des experts métiers, pour assurer l’analyse des informations ;

    ·      l’identification des décisionnaires, à qui les informations identifiées seront transmises.

    Il s’agit ensuite de procéder à une veille anticipative englobant l’environnement, les concurrents, clients, influenceurs, tendances, etc. A ce stade, il convient d’éviter de cloisonner les informations recueillies. Elles doivent être transverses à l’ensemble des domaines de l’entreprise (marketing, R&D, juridique, etc.), faisant intervenir plusieurs collaborateurs au dispositif. Leur collaboration assurera une analyse plus solide et argumentée des résultats obtenus.

    Enfin, une fois récoltés, les signaux faibles doivent être triés et interprétés sur la base d’hypothèses. Sans celles-ci, impossible d’opérer le tri nécessaire dans la masse d’informations et de distinguer les signaux faibles du « bruit ». Leur exploitation repose ainsi principalement sur une action qualitative d’interprétation, en lien avec la stratégie de l’entreprise.

  • Comment exploiter le Big DATA et l’IA pour rester compétitif dans l’e-commerce ?

    Veille de prix et analyse concurrentielle


    Un livre blanc proposé par Octopeek 

    D’après la dernière étude réalisée par la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) , 87% du chiffre d’affaire (CA) e-commerce n’est partagé que par 5% des 182 000 sites marchands. Ce marché se concentre de plus en plus. Ce même nombre de sites marchands centralisait 84% du marché en 2017*.

    Pour rester compétitif, il est impératif de vérifier, stocker et analyser le prix de vente public (PVP) de l’article au moment de sa mise sur le marché et proposer la meilleure promotion, dans un délai de plus en plus court.

    Dans ce contexte :

    Comment garder une bonne vision sur son positionnement par rapport à la concurrence ?

    Comment donner à un acheteur instantanément les informations nécessaires pour évaluer et renégocier les offres fournisseurs ?

    Aujourd’hui, le Big Data couplé à l’intelligence artificielle apportent une forte valeur dans un contexte ultra concurrentiel. Chez Octopeek, nous proposons un cas d’usage technologique dans le cadre de l’e-commerce et et nous y exploront l’apport de l’IA dans ce cas de figure.

  • Etude #CEO- Quand 71% des internautes français estiment qu’il est important pour un dirigeant d’avoir un compte Twitter

    Etude #CEO – 71% des internautes français estiment qu’il est important pour un dirigeant d’avoir un compte Twitter

    Au cours de ces dernières années, Twitter a révolutionné la façon dont les dirigeants communiquent, ouvrant un canal d’accès direct aux consommateurs, partenaires, concurrents, médias, institutionnels, actionnaires ou employés. Ils sont de plus en plus actifs sur Twitter, qu’ils utilisent aussi bien pour communiquer au sujet de leur actualité personnelle que de celle de l’entreprise qu’ils dirigent.

    Nous avons réalisé cette étude afin de mieux comprendre la valeur ajoutée de la présence de ces dirigeants d’entreprise sur Twitter, aussi bien du point de vue des utilisateurs, que de l’ensemble des français. Nous y analysons notamment l’impact sur la perception du CEO en tant que personnage public ainsi que les retombées pour l’entreprise qu’il dirige. Nous avons également mis en lumière les attentes du public vis-à-vis des dirigeants présents sur Twitter.

    #Résonance : un dirigeant s’exprimant sur Twitter ne s’adresse pas qu’à la communauté Twitter, mais à tous les Français.

    71% des internautes français (utilisant Twitter ou non) estiment qu’il est important pour un dirigeant d’avoir un compte Twitter.

    Ils perçoivent très clairement l’aspect public de la plateforme, permettant ainsi aux dirigeants de s’exprimer et de voir leurs déclarations, ou prises de positions reprises dans les médias. Un CEO s’exprimant sur Twitter va donc ainsi s’adresser à tous les Français, qu’ils soient sur Twitter ou non.

    Pour les utilisateurs comme pour les Internautes, Twitter est perçu comme la plateforme la plus importante pour la communication des dirigeants, aussi bien en temps normal qu’en situation de crise.

    #Audience : les utilisateurs de Twitter en France manifestent un intérêt particulièrement marqué à l’égard de l’actualité des dirigeants, et plus généralement de l’actualité business.

    Près de la moitié des utilisateurs de Twitter (46%) expriment une appétence pour l’actualité des PDG / hauts dirigeants, contre seulement un-tier des Français en ligne (vs. 32%).

    31% suivent des comptes de PDG / hauts dirigeants sur Twitter et la moitié engagent avec des contenus de dirigeants sur Twitter :

    • 51% lisent/regardent des contenus au sujet de PDG/hauts dirigeants d’entreprise
    • 48% aiment / “like” des contenus correspondant à leurs opinions sur des PDG/hauts dirigeants
    • 46% Tweetent ou Retweetent des contenus correspondant à leurs opinions sur des PDG/hauts dirigeants

    #Opportunités : les dirigeants ont beaucoup à gagner à êtres actifs sur Twitter, aussi bien pour leur visibilité que pour leur impact.

    On observe un décalage entre des Internautes et les utilisateurs de Twitter sur le fait de considérer Twitter comme une opportunité ou un risque pour un PDG / haut dirigeant :

    • 65% des utilisateurs considèrent que c’est une opportunité, et 35% un risque
    • 44% des Français en ligne considèrent que c’est une opportunité, et 56% un risque

    Les utilisateurs, étant plus familiers des prises de paroles de dirigeants sur la plateforme, en voient clairement les bénéfices : ils ont ainsi une image plus moderne (54%), plus de proximité avec le public (47%), et également un côté plus sympathique (41%) et humain (40%).

    Dans la capacité à accomplir leur mission, là encore les dirigeants présents sur Twitter sont considérés comme ayant des atouts sur les autres : ils sont jugés plus visionnaires (40%), plus transparents (37%) et plus compétents (31%).

    La présence de PDG / hauts dirigeants sur Twitter a un impact positif sur la perception de l’entreprise qu’ils dirigent, notamment sur l’envie d’acheter les produits, de recommander la marque ou de postuler dans l’entreprise.

    Les utilisateurs attendent un ton plus décontracté sur Twitter (37%), avec également une mise en avant de la personne derrière la figure médiatique, plus incarnée, plus humanisée.

    Ils attendent également plus de présence de la part des PDG / hauts dirigeants sur Twitter : 34% jugent qu’ils ne sont pas assez présents / actifs (vs. 13% trop actifs / présents)

    En termes de contenus, ils attendent à la fois de la vision et de l’accès direct :

    Méthodologie : Etude réalisée en partenariat avec Harris Interactive en juillet 2018. Une phase quantitative avec 1000 internautes et 511 utilisateurs de Twitter français représentatifs sur âge, sexe, CSP, et fréquence d’utilisation.

     

  • Curation de contenu : pourquoi ce procédé est-il pertinent ?

    Curation de contenu : pourquoi ce procédé est-il pertinent ?

    Le CMIT et Faber Content nous livrent dans ce nouveau livre blanc une réflexion autour de la curation. Qu’est-ce que la curation de contenu et pourquoi ce procédé est-il pertinent ?

    « Selon notre sondage, un grand nombre d’utilisateurs développe une veille personnelle pour la partager sur les réseaux sociaux afin de gagner en visibilité. Ici la nécessité professionnelle de la curation rejoint l’utilité de l’indispensable rayonnement social, autre définition de l’influence, mais aussi du social selling, fondée sur des bases du partage et mise en commun. C’est cette mise en commun qui amène l’autre effet de la curation bien menée : la synchronisation d’une communauté autour d’une thématique. Effet final recherché et obtenu par la tenue rigoureuse d’une ligne éditoriale par tout curateur qui se respecte ».  Fabrice Frossard, Fondateur Faber Content @FabriceFrossard

     « La curation est ainsi un moyen utile et économique d’alimenter ses médias avec du contenu. Il n’exonère cependant pas des préalables de sélection, hiérarchisation et contextualisation. Toutefois la curation ne peut pas être votre seule source de contenus. Si elle permet de densifier votre prise de parole, elle doit compléter vos propres contenus, marqueurs d’authenticité. Ces derniers restent l’expression de votre voix et/ ou celle de l’entreprise ». Jean-Denis Garo, Directeur marketing Europe du sud Mitel et Président du CMIT @JeanDenisG

     Les sujets clés de cette étude en 5 points :

     1 – Identifier le signal dans le bruit

    53,1% des marketeurs pensent que c’est un bon moyen de trier : sélectionner et hiérarchiser l’information.  Un résultat qui démontre une bonne compréhension des objectifs de la curation comme tamis d’informations et in fine comme raccourci pour identifier la bonne information.

    2 – Partager sur les réseaux sociaux avant tout

    75,5% des répondants utilisent la curation à des fins de partage sur les réseaux sociaux. « Les marketeurs ne s’y trompent pas, l’intérêt pour la marque de s’appuyer sur la pratique de la curation pour aider à faire entendre sa voix dans le brouhaha du Web n’est plus à prouver. Il est évident que le soin apporté à l’analyse et la restitution de la précieuse information est essentiel ». Laurence Neid, Responsable Marketing-Commercial Direction des Ports, CCI du Var, @laurenceneid

     3 – Veille et partage : les deux mamelles de la curation

    Pour 61,5% des marketeurs c’est un bon moyen de faire de la veille. Chaque professionnel est amené à réaliser une veille sur son secteur et environnement, autant capitaliser en la partageant utilement.

    4 – La curation, un travail manuel

    Les 5 ou 10 sources fiables qui réalisent ce travail ou qui suffisent à faire une veille optimale semble l’option choisie par la plupart des répondants. L’industrialisation n’est pas à l’ordre du jour pour 76,1%. « Il faut éduquer pour limiter l’automatisation, engager à personnaliser, adapter le format au media, ajouter une valeur au contenu que l’on reprend, sensibiliser à la vérification et à l’éthique. Personnellement je ne suis pas dans une approche de volume et me limite à 2 contenus par jour via curation ».  Michel Mariet, EMEA Director Partner Marketing & Digital Transformation – Oracle et Vice-président du CMIT

     5 – Être présent pour être vu

    Pour 50,5% des répondants la curation est surtout vue comme une technique pour gagner en visibilité, un résultat logique au regard des résultats précédents. Chacun est conscient que la visibilité est un levier d’acquisition important et que la surface d’exposition d’une personne morale ou physique favorise la genlead.

    Quelques extraits et conseils d’experts influents

     RP : indispensables veille et curation !

    « Pour ma part, veille et curation répondent à des objectifs encore plus larges. J’assure les relations presse, média et d’influence pour mes clients. Or les clients n’ont pas toujours une actualité « chaude » à communiquer… La veille me permet de repérer les sujets tendances et de réfléchir à la façon dont je peux positionner mes clients sur ces derniers ». Catherine Cervoni, Relation presse, médias et d’influence @Cathcervoni

     Curation ? Vous avez dit curation ?

    « Un conseil pour finir ? Au lieu d’encombrer les tuyaux du Web avec du snack content sitôt périmé à peine diffusé, pensez donc à la curation et aux inestimables services qu’elle rend autant à un éditeur de contenus qu’à un consommateur. C’est tout le paradoxe de notre époque surabondante ! Le meilleur du contenu ne se trouve pas systématiquement dans les 10 premiers résultats de Google ou dans les notifications à répétition mais dans une curation agile et patiemment entretenue ». Olivier Cimelière Communicant 2.0, Auteur Le blog du communicant @olivcim

     Sortir de sa bulle de filtre

    « Je privilégie l’utilisation des flux RSS tels que Netvibes ou Feedly en classifiant par thèmes et par types de médias pour trouver de nouveaux articles. Néanmoins, les flux RSS ont le défaut de fonctionner en vase-clos. » Jonathan Chan Chef de Projet Digital d’@iProspectFR et de @dentsuaegisfr

     La Curation de contenu, pourquoi, comment

    « Quelques conseils pour terminer : penser à bien vérifier les contenus, notamment les sources, avant de les partager. Mentionner les sources en créditant le créateur des contenus partagés. S’assurer bien sûr de la pertinence des contenus et de l’intérêt vis à vis de l’audience. » Camille Jourdain Blogueur, Formateur, Consultant Marketing d’Influence. @camillejourdain

    Le lien pour télécharger le livre blanc :


  • INNOVATION : s’inspirer de la culture startup

    Entrepreneurs : prenez le virage de l’innovation pour rester dans la course

    Par Mickaël Réault, dirigeant fondateur de Sindup

    Capital du XXIe siècle, l’innovation prend sa source au cœur de l’activité de l’entreprise et de ses hommes. Reste que seuls des processus et des méthodes rigoureuses de veille stratégique, d’organisation du management mais surtout d’implication de tous les acteurs transformeront l’énergie créatrice d’aujourd’hui en révolution de demain.

    « Ce qui distingue un leader d’un suiveur, c’est l’innovation », affirmait Steve Jobs. Depuis ses débuts, la marque à la pomme s’est distinguée par son extraordinaire culture de l’innovation. A l’époque de la création de l’iMac, démodant les habituels ordinateurs gris et anguleux, la firme de Cupertino ne consacrait pourtant qu’un faible budget à la R&D. Son secret : savoir intégrer les inventions d’autres secteurs et se mettre à la place du consommateur. En 1983, Apple dévoile ainsi Lisa, un ordinateur révolutionnaire utilisant un tout nouvel accessoire, la souris, inspirée de celle conçue dans les laboratoires de Xerox à Palo Alto. Une vingtaine d’années et une crise mondiale plus tard, la créativité et l’innovation sont devenus les maîtres mots du XXIe siècle, là où l’économie de la production industrielle a laissé place à celle de l’immatériel. Le rapport sur l’économie créative de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) de 2013 l’affirme sans détour : « La créativité humaine et l’innovation représentent désormais la véritable richesse des nations ». Avec l’accélération des ruptures liées au numérique, les entreprises rivalisent d’idées et de technologies pour innover toujours plus vite tandis que les départements « innovation » ne cessent de se multiplier. C’est une véritable course à l’armement menée par les entreprises qui se déroule aujourd’hui. Parce qu’il en va de leur survie économique au cœur de cette concurrence créative.

    La veille, véritable levier stratégique

    Pourtant, si la majorité des chefs d’entreprises considèrent l’innovation comme une priorité, beaucoup reconnaissent que leur entreprise n’en recherche pas activement les opportunités. D’après une étude Accenture, c’était encore le cas d’un 1 dirigeant sur 2 en 2013 !  Une passivité expliquée par des contraintes de ressources et des compressions budgétaires, mais surtout par une absence de processus d’innovation structurés. S’il n’existe pas de recette toute faite, la créativité ne surgit en effet pas des seules vapeurs de l’inspiration. Elle découle avant tout d’un processus exigeant d’invention, de développement et de mise sur le marché d’idées finalisées. Et ce processus débute avant tout par la mise en place d’une veille stratégique. Grâce à elle, l’ensemble des connaissances récoltées interpelle l’entreprise sur ses offres comme sur son mode de fonctionnement, l’incite à réagir et à imaginer de nouvelles solutions. Bref, à innover.

    Afin d’être en mesure de détecter l’ensemble des signaux existants, une veille globale sur son secteur s’impose : environnement proche, tendances des marchés étrangers et connexes, initiatives des concurrents, influenceurs, événements clés, etc. Le processus de veille s’appuie également sur les consommateurs eux-mêmes, source abondante d’inspiration. Ils expriment des demandes, évoquent des questions mal ou non résolues, esquissent des tendances d’évolution. Leurs idées, en adéquation avec des besoins réels, offrent des pistes d’innovation dont le risque commercial est ainsi réduit. Nombre de sociétés, quels que soient leur taille et leur secteur, ont ainsi déjà fait appel à leurs propres clients en vue d’améliorer leurs produits. Mais être à l’écoute des consommateurs ne suffit pas. Ces derniers ne sont parfois pas en mesure d’exprimer clairement leurs (futurs) besoins, voire n’en ont pas encore conscience.

    S’inspirer de la culture startup et des lieux de créativité offre également une voie incontournable pour qui veut favoriser l’innovation et les projets internes. Des outils comme Les Pépites Tech, communauté sociale et participative de veille qui agrège les meilleures nouvelles startups françaises et leurs produits et services, fournissent ainsi de précieuses informations sur l’écosystème de la French Tech. « Notre mission est de soutenir les startups dans leur croissance en leur donnant accès à une plateforme globale rassemblant tous les acteurs de l’écosystème partout dans le monde afin d’accroitre l’attractivité de la France dans les nouvelles économies en attirant les talents et les capitaux », précise Thibaut Lacave, co-fondateur des Pépites Tech. De même, les GAFA et startups californiennes font figure de modèles à suivre en la matière. Un passage exploratoire par la Silicon Valley peut montrer de nouveaux chemins encore peu exploités par de nombreuses entreprises. Des initiatives comme Silicon-Valley.fr proposent ainsi aux dirigeants et décideurs des offres de voyages sur mesure et en immersion au cœur de la célèbre vallée californienne.

    Repenser son modèle organisationnel

    La mise à profit des informations tirées de la veille s’inscrit ensuite dans des processus dédiés combinant organisation, méthodes et outils. Et cela commence par des changements profonds dans l’organisation du travail. Nous ne pouvons plus innover de la même manière qu’il y a 20 ans. L’organisation verticale du travail, les méthodes séquentielles et l’enchainement de phases linéaires – de la R&D au développement puis à l’introduction sur le marché – sont aujourd’hui obsolètes face aux évolutions rapides des besoins et attentes des consommateurs. Le « time to market » s’est désormais considérablement réduit. L’organisation de l’entreprise se doit d’être souple et fluide, avec des groupes de projet orientés clients. Plus vite le produit d’origine se trouve au contact des clients potentiels, mieux il pourra être adapté et amélioré. Décathlon teste, par exemple, des produits encore au stade du prototype. L’innovation et la prise de risque sont ainsi nécessairement liés. Anne Lauvergeon, ancienne présidente d’Areva, actuelle présidente de Sigfox et nommée à la tête de la commission Innovation 2030 par Jean-Marc Ayrault, l’admet : « Innover, c’est un risque à prendre. Et il faut accepter le risque ». Les utilisateurs de plateformes de crowdfunding l’ont bien compris. Les placements proposés comportent en effet un risque inhérent à l’innovation qu’ils portent. Mais les chiffres montrent l’engouement. En 2015, plus de 17 700 projets ont été financés et presque 300 millions d’euros ont été collectés, le double de 2014 (Baromètre du Crowdfunding 2015) !

    Implication des salariés et open innovation

    Ainsi, comme l’assure Eric Seulliet, expert en prospective et innovation et président de La Fabrique du Futur, « l’innovation devient de plus en plus ouverte, faisant appel aux démarches collaboratives, de co-création, et d’intelligence collective ». Au sein des organisation, les ateliers de brainstorming ne donnent ainsi des résultats qu’en multipliant les échanges et en suivant une certaine discipline. L’instauration de réunions d’animation et de suivi des projets sous forme de séances courtes et répétées, de manière hebdomadaire ou mensuelle, est une condition nécessaire pour faire naître l’innovation.

    En parallèle de ces ateliers, l’implication de tout l’écosystème, et en particulier des salariés et partenaires, est un facteur décisif. Car les bonnes idées ne viennent pas seulement du top management, incapable aujourd’hui de gérer seul la conduite du changement. Les entreprises imaginent alors des initiatives pour laisser leurs collaborateurs exprimer leurs idées et élaborer des projets innovants. En France, Air Liquide fait office de pionner avec l’ouverture de son i-Lab en 2013, mix entre think tank et fab lab, équipé de machines de fabrication numérique. A l’image de Google, le groupe octroie à ses salariés en R&D 10 % de temps libre pour se consacrer à des travaux personnels, ensuite soutenus par le lab. Beaucoup ont depuis suivi le mouvement comme Renault, Bouygues ou encore BNP Paribas. La mise en place de réseaux sociaux d’entreprise est également un moyen de révéler l’intelligence collective des salariés, tous innovateurs en puissance. « Renault a ainsi mis en place au sein de son « Renault Creative Labs » une plateforme numérique d’échange dédiée à l’innovation. Basée sur la technologie Jamespot, ce sont plus d’une centaine de projets d’innovations qui ont été proposés par les collaborateurs en quelques mois », évoque Alain Garnier, dirigeant de Jamespot, éditeur de solutions collaboratives et sociales.

    Mais l’innovation ne doit pas être seulement pensée au niveau interne. Des écosystèmes d’open innovation se créent ainsi entre les entreprises. L’objectif : créer des synergies en vue de travailler ensemble autour d’un même produit. Que cela soit pour imaginer les produits et services de demain ou pour réinventer l’expérience client, ces espaces nouveaux se créent, au sein ou en marge des organisations, pour penser et travailler autrement. Le Grand Rebond, par exemple, fédère un écosystème pluridisciplinaire de Prospective et d’Open Innovation (entrepreneurs, chercheurs, philosophes, artistes, sociologues et innovateurs) afin d’identifier les transformations et mutations à l’œuvre aujourd’hui, de mieux saisir le monde de demain et de favoriser l’émergence d’innovations en provoquant les rencontres et mises en relation.

     

     

  • Comment construire une stratégie réseaux sociaux efficace ?

    Quelques conseils pour construire une stratégie de réseaux sociaux efficace


    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    Quelque soit le secteur, les réseaux sociaux ont un impact croissant sur les entreprises. Et c’est à l’équipe marketing de montrer la voie face à ces changements, en construisant une stratégie réseaux sociaux pour atteindre et engager son public cible. Pour survivre dans un monde fortement numérisé, les entreprises doivent évidemment élaborer une stratégie de médias sociaux et avant tout, mettre en place une veille efficace.

    En premier lieu, écoutez et comprenez votre public

    Avant de définir vos objectifs et votre stratégie, il est important d’écouter ce qui se dit sur votre marque, vos produits et vos concurrents. Comment faire ?

    Veillez les réseaux sociaux et les publications liées à votre univers et votre marque pour bénéficier d’un aperçu des conversations auxquelles votre public cible prend part. Mesurez le volume et surtout le sentiment de ces conversations et vous comprendrez comment votre marque, vos produits ou vos offres sont perçues par vos clients et vos prospects. Appréhendez les habitudes de vos clients, les tendances qu’ils suivent, les réseaux sociaux sur lesquels ils sont les plus actifs et ce qu’ils aiment ou pas. Etablissez plusieurs profils de clients types grâce à ces résultats et créez des messages qui leurs sont adaptés.

    L’objectif principal, suscitez l’engagement !

    Parler à son public est un bon début, mais encore faut-il qu’il réagisse ! Sur les réseaux sociaux, l’engagement est la clé et les échanges vont dans les deux sens ; le public communique activement avec la marque. Pour cela, il faut créer du contenu en accord avec ce public.

    Sachez que les visuels sont bien plus appréciés que les textes simples, ils sont reconnus pour accroître considérablement le taux d’engagement. Essayez alors de poster des photos comme celles des coulisses d’un évènement, de nouveaux produits, des activités des employés, etc. selon l’intérêt de votre public cible.

    Rendez votre contenu amusant avec un peu d’humour dans vos publications ! Suscitez l’intérêt de votre public à travers des concours et des infographies.

    Et surtout, montrez que vous êtes à l’écoute en répondant à tous les commentaires sur vos réseaux sociaux.

    Identifiez les vrais influenceurs 

    Beaucoup d’instagramers, de blogueurs et de twittos ont construit une communauté sur les réseaux sociaux avec succès et ont parfois autant d’influence que les médias sur une grande variété de sujets. Il est important d’engager le dialogue avec ces influenceurs et d’exploiter leur crédibilité et leur communauté. N’hésitez pas à vous doter d’outils pour vous aider, non seulement à identifier les influenceurs de votre secteur, mais aussi à les catégoriser pour mieux communiquer avec eux.

    Gardez un œil sur l’activité de ses concurrents

    Pour avoir un vrai recul sur vos performances, comparez votre marque à celle de vos concurrents. En vous munissant des bons services d’analyse, vous trouverez quels concurrents prennent de l’ampleur et vous pourrez vous inspirer de leurs succès et éviter leurs échecs. Si votre marque a plus ou moins d’interactions que vos concurrents, vous pouvez identifier les différences en comparant votre contenu et le profil de vos abonnés.

    L’analyse concurrentielle vous aidera à réévaluer vos stratégies et à atteindre un meilleur taux d’engagement auprès de votre public.

    Et surtout instaurez une veille permanente

    Effectuer une veille régulière de vos réseaux sociaux en évaluant votre nombre d’abonnés, d’interactions, de partages, d’influenceurs et le sentiment des conversations autour de votre marque, vous aidera efficacement à renforcer votre stratégie de médias sociaux. Les bons outils du marché vous fourniront des insights commerciaux précis, en temps réel, afin de vous aider à toucher plus de clients et à maîtriser la présence en ligne de votre entreprise.

    Mettez en pratique ces techniques et vous pourrez construire une stratégie de réseaux sociaux qui vous permettra de devancer vos concurrents !