Étiquette : utilisation

  • Rapport Hootsuite 2021 : 4,20 milliards de personnes utilisent les médias sociaux

    Hootsuite  : Rapport Digital 2021

    1,3 million de nouveaux utilisateurs ont rejoint les médias sociaux chaque jour en 2020 soit 15 nouveaux utilisateurs toutes les seconde
    Le rapport Digital 2021 montre une augmentation significative du nombre d’utilisateurs d’Internet et des médias sociaux au cours des 12 derniers mois

    Avec une grande partie de la population mondiale confinée en 2020, le rapport Digital 2021 montre que le nombre d’utilisateurs sur les médias sociaux a connu l’augmentation la plus importante ces trois dernières années. Plus de 4,20 milliards de personnes utilisent les médias sociaux aujourd’hui dans le monde, ce qui représente une croissance annuelle de plus de 13% (490 millions de nouveaux utilisateurs). Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux équivaut aujourd’hui à plus de 53% de la population mondiale.

    Hootsuite, leader mondial de la gestion des médias sociaux, et We Are Social, l’agence internationale, publient aujourd’hui le rapport annuel Digital 2021, présentant les résultats mondiaux sur les médias sociaux et tendances digitales

    Les utilisateurs rapportent passer le même temps sur les médias sociaux chaque jour qu’en 2019, soit 2 heures et 25 minutes. Facebook reste la plateforme sociale la plus utilisée au monde, suivie par YouTube et WhatsApp. Quatre des applications appartenant au groupe Facebook figurent dans le top 5 des plateformes sociales les plus utilisées dans le monde.
    « De plus en plus, les consommateurs communiquent avec les marques de la même manière qu’ils le font avec leurs amis et les membres de leur famille, via des applications sociales et de messagerie », déclare Tom Keiser, PDG de Hootsuite. « La pandémie n’a fait qu’accélérer ce changement. Certaines marques qui avaient pris du retard se retrouvent à interagir en ligne. »

    Le rapport de près de 300 pages décrit également l’utilisation élargie des médias sociaux, avec 45% des utilisateurs âgés de 16 à 64 ans à la recherche d’informations sur les marques sur les réseaux sociaux, et 40% utilisant les réseaux sociaux à des fins professionnelles. Une des tendances clés pour les spécialistes du marketing est la popularité croissante des plateformes de messagerie : 91% des utilisateurs d’Internet âgés de 16 à 64 ans utilisent maintenant des applications de chat chaque mois ; dépassant même l’utilisation des plateformes de médias sociaux, maintenant à la deuxième position avec 88% des utilisateurs d’Internet âgés de 16 à 64 ans les utilisant.

    « Fournir une perspective globale sur la démographie et les habitudes d’utilisation sur ces plateformes aide nos clients à concentrer leurs stratégies digitales et à communiquer avec leur public de la manière la plus pertinente et la plus authentique », ajoute Tom Keiser.
    De plus, le temps passé en ligne a augmenté : un utilisateur moyen passe maintenant près de 7 heures par jour sur Internet tous appareils confondus. Cela signifie qu’un utilisateur moyen passe plus de 2 jours complets en ligne sur une semaine de 7 jours, ce qui a augmenté de 16 minutes (4%), par rapport à l’année dernière. Le rapport Digital 2021 montre qu’il y a maintenant 4,66 milliards de personnes dans le monde qui utilisent Internet en janvier 2021, soit une hausse de 316 millions (7,3%) par rapport à janvier 2020.

    Nathan McDonald, co-fondateur et directeur général du groupe We Are Social, a commenté : « Il n’est pas surprenant qu’en cette année, où de nombreuses personnes dans le monde entier ont passé des semaines et des mois confinés, nous ayons constaté une croissance massive de l’utilisation des médias sociaux et d’Internet. Une grande partie de nos vies est désormais digitale, qu’il s’agisse de se connecter sur les médias sociaux, d’acheter sur mobile, d’utiliser les commandes vocales, d’installer des appareils intelligents ou de jouer à des jeux en ligne. La pandémie a accéléré un changement qui avait déjà commencé, et qui continuera en 2021. Pour les spécialistes du marketing, il sera plus que jamais crucial de comprendre comment communiquer avec les audiences en ligne en prenant en compte les différentes cultures.»

    Le rapport Digital 2021, qui examine les tendances des médias sociaux, d’Internet, du mobile et du e-commerce à l’échelle mondiale, parmi lesquelles :
    • La croissance phénoménale du mobile : les internautes passent davantage de temps sur le mobile que devant les programmes TV, devenant l’écran le plus regardé
    • Hausse du e-commerce : 77 % des utilisateurs d’Internet âgés de 16 à 64 ans disent maintenant acheter au moins une fois par mois en ligne. L’alimentation et les soins personnels sont les catégories ayant connu la croissance la plus rapide.
    • « Surfeurs d’argent » : Les groupes d’âge plus âgés sont les segments qui connaissent la croissance la plus rapide sur les plateformes sociales ; le segment des utilisateurs de plus de 50 ans voit sa croissance augmenter plus rapidement que n’importe quel autre groupe d’âge sur Facebook et Snapchat.
    • Popularité des jeux à travers les générations : Plus de 90% de la Génération Z affirme jouer à des jeux vidéo contre 67% des personnes âgées de 55 à 64 ans.
  • Comment les PME utilisent Facebook ?

    Etude Facebook – Les PME françaises rattrapent le train de la digitalisation

    Aujourd’hui, ce sont 80 millions des PME qui utilisent des pages Facebook à travers le monde, dont 1 million en France. Autant de PME qui misent régulièrement sur leurs clients et prospects locaux dans le but de créer des communautés locales.

    Cet usage est particulièrement apprécié de ces derniers, qui le leur rendent bien. En effet, à l’occasion du Salon des Entrepreneurs de Lyon, Facebook dévoile une étude qui met en évidence que:

    • 2/3 des interrogés utilisent Internet pour s’informer et montrer leur soutien auprès des vendeurs locaux.
    • 53% des interrogés déclarent que les réseaux sociaux sont déterminants dans leur engagement local avec des entreprises ou des événements, et que leur réseau sur Facebook ou Instagram leur permet de découvrir des commerçants et événements locaux.
    • 49 % des interrogés affirment apprécier recevoir des informations sur des commerçants ou événements locaux via Facebook.
    • 65 % des interrogés affirment échanger fréquemment avec des PME locales en ligne

    Les PME, quant à elles, ont bien identifié le potentiel que représente les réseaux sociaux pour leur croissance, puisque:

    • 48 % d’entre elles optimisent de ce fait leur stratégie marketing sur le mobile
    • 52 % déclarent avoir augmenté leurs actions marketing sur Facebook par rapport à l’année précédente, leurs clients percevant le réseau social comme une plateforme clé. Il en va de même sur Instagram pour 48 % des PME interrogées.

    Pour 63 % des PME interrogées en France, Facebook représente le meilleur service pour interagir et renforcer ses liens avec les communautés locales. Mais il reste malgré tout un enjeu pour ces PME qui est celui d’agrandir leur base de clientèle sur les réseaux sociaux tout en continuant à interagir et à apporter plus d’informations. La majorité d’entre elles estiment que le plus gros challenge repose sur leur manque de connaissances en marketing digital. Une problématique à laquelle Facebook répond en mettant à leur disposition, un programme d’apprentissage en ligne, gratuit, qui peut les aider à construire leur présence sur Facebook et Instagram (https://www.facebook.com/blueprint).

    Enfin, avec 82% des Français qui suivent au moins une entreprise française sur Facebook, le réseau social a capitalisé sur cette communauté en développant, l’été dernier, un partenariat appelé “Boostez votre Région”. Ce partenariat, qui vient soutenir les entreprises locales, vise à démultiplier l’impact positif du numérique sur l’économie et l’attractivité de la région, ainsi que l’emploi et la formation des habitants. Suite à un premier partenariat au déploiement positif en Hauts de France, Facebook s’est engagé à former 8 000 TPE/PME en région Auvergne-Rhône-Alpes en 1 an, à travers des formations en ligne et en personne.

  • Données + bienveillance :  le binôme gagnant !

    Utilisation bienveillante de la donnée : 
    les 2 clés de la réussite numérique
     
    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos 
    Innover, ce n’est pas qu’une question d’invention, de créativité, de technologie ou même d’organisation, c’est avant tout la faculté à ne pas rester figé, enfermé dans le carcan de son entreprise, de son secteur concurrentiel et de ses réflexes traditionnels. Dans un monde qui ne cesse de se transformer, rester sur place, c’est mourir. 
    Les meilleures idées d’innovation de rupture sont souvent celles qui interconnectent les secteurs, tandis que le carburant indispensable pour les relier, la donnée, ne peut plus se permettre d’être utilisée à la légère. C’est en s’appuyant sur ces deux fondamentaux que l’entreprise donnera du sens à son action et définira son image auprès de ses clients et de la société en général.
    Effacer les frontières entre industries
    Il devient impératif de sortir la tête du sable et d’aller voir ce qui se passe ailleurs, dans des industries parfois à mille lieux de la sienne. D’une part pour y trouver des idées neuves ou des méthodologies et processus auxquels on n’aurait jamais pensé (la fertilisation inter-industries), mais mieux encore pour jeter des ponts entre deux secteurs et ainsi créer de nouveaux produits ou services (l’innovation inter-industries).
    Car aujourd’hui, le levier de la baisse des prix pour augmenter ses parts de marché a montré ses limites. Nous sommes entrés dans une ère où le plus important est de créer de la valeur. Même E. Leclerc, le chantre de la guerre des prix, commence à changer son fusil d’épaule et va chercher des relais de croissance ailleurs, dans la qualité et les nouveaux services.
    Au-delà d’effectuer des transferts de technologies disruptives et d’adapter des processus, l’objectif de l’innovation inter-industries est bien d’imaginer de nouveaux business models qui vont effacer les lignes entre les secteurs. En partant de ce principe, une innovation dans la biochimie pourrait très bien avoir un impact dans le monde de la grande distribution, tandis qu’une invention dans le BTP ou l’hôtellerie aura des répercussions dans la chaîne logistique, pourquoi pas.
    Un nouveau terrain de jeu et son exemple ultime : le coworking ! 
    Dans le sillon des GAFAM et autre Tesla qui ont déjà pris de l’avance sur l’assimilation de ce concept, les entreprises françaises ont commencé à s’investir dans la démarche : Orange se lance dans la banque, L’Oréal pourrait s’étendre davantage dans la pharmacie, Leroy Merlin mise à fond sur la maison connectée, pour n’en citer que quelques-unes.
    Un bon exemple qui esquisse une vision de l’avenir, dont la concrétisation pourrait être rapide, se trouve dans les espaces de co-working, qui ne cessent de se multiplier dans les grandes villes. Les acteurs de ce marché sont loin de se contenter de louer des bureaux, mais proposent à leurs clients des équipements informatiques et de la restauration, ou organisent des événements de networking pour provoquer des rencontres. Mais ils pourraient aller encore bien au-delà, en développant des services de conciergerie, de livraisons en tout genre, de locations de voiture ou de vélos et autres services qui restent à inventer, tout cela à travers une interface utilisateur unique pour simplifier leur adoption. Un modèle qui pourrait devenir une norme et demandé par les usagers de tous les bureaux, voire un jour de tous les immeubles ! Le marché de l’immobilier en serait profondément bouleversé.
    Cette humanisation du bâtiment par le service aboutit logiquement au concept de Smart City, cette ville intelligente dont chaque composant est interconnecté pour simplifier, fluidifier et améliorer la vie quotidienne de ses habitants. Cet exemple idéal, qui concernera énormément d’entreprises, démontre que de nombreuses industries vont devoir collaborer entre elles pour que cette vision devienne une réalité. Les entreprises qui auront assimilé ce principe, que ce soit dans le développement de la ville ou ailleurs, réussiront à prendre l’ascendant sur leurs concurrentes.
    La data, cet or numérique au centre de tout
    Ce nouveau monde numérique et inter-industries n’en est qu’à ses prémices et va donner naissance à de nouveaux services que l’on a encore du mal à bien cerner. Ce dont on est sûr en revanche, c’est que la donnée va occuper un rôle central dans ces processus d’échanges entre industries et c’est pourquoi tant d’importance lui est accordée aujourd’hui. Mais l’économie de la data reste encore largement à inventer avec une nécessité d’utiliser de nouveaux outils de stockage, de distribution et d’analyse de la donnée, dont découlent les nouvelles technologies majeures de l’Intelligence Artificielle.
    La maîtrise technologique et organisationnelle de la donnée sera donc essentielle, mais au-delà de  cela, sa maîtrise éthique va et a déjà commencé à jouer un rôle crucial. Le proverbe de Rabelais, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » reste plus que jamais d’actualité à l’heure du scandale Facebook/Cambridge Analytica, qui a fait prendre conscience à tous et pour de bon que la manipulation de la donnée n’a rien d’anodine. 
    Et l’on peut à ce titre, se féliciter que l’Europe ait compris avant le reste du monde les enjeux sous-jacents de la data avec la mise en place du RGPD, qui fixe un cadre devant finalement favoriser les échanges de données plutôt que de les freiner.
    Une entreprise bienveillante ou malveillante ?
    Des gardes-fous deviennent en effet indispensables pour éviter que des entreprises ou bien encore des Etats utilisent la donnée à des fins qui ne servent pas les individus et citoyens. Car pour reprendre l’exemple de la Smart City, si l’objectif de progrès est souhaitable, le concept peut également vite tourner au cauchemar, comme ce qui est en train de se passer en Chine où l’on fiche les visages de tous les habitants pour pouvoir les détecter dans la rue et les arrêter si besoin grâce aux technologies de reconnaissance faciale intégrées aux caméras de surveillance.
    Du côté des entreprises, si on ajoute au scandale Facebook les piratages de données récents et cachés par Yahoo et Uber, il est clair que la confiance des utilisateurs est désormais rompue et la méfiance s’est installée envers les GAFAM et par extension envers la majorité des entreprises.
    L’ère de la transparence et de la confiance amorcée il y a quelques années va donc s’intensifier et s’imposer à toutes les entreprises, quelles qu’elles soient. Celles dont le modèle économique ne repose pas entièrement sur la data, comme L’Oréal par exemple, auront tout intérêt à user de  pédagogie pour expliquer qu’elles ne se servent de la donnée que dans le but de développer de nouveaux services pour leurs clients, et qu’elles ne tireraient aucun bénéfice à utiliser ces précieuses données à des fins potentiellement malveillantes.
    Au-delà de sa fonction primaire de créer de la valeur et des bénéfices, chaque entreprise doit prouver aujourd’hui qu’elle est bienveillante envers ses clients d’une part, mais aussi envers la société globalement. La notion de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) doit désormais être intégrée « nativement » dans tous les projets d’innovation, technologiques ou non. 
    Savoir qui on est et où l’on va pour réussir
    Avec la multiplication des échanges et des projets inter-industries, le métier d’origine de l’entreprise va devenir de plus en plus flou et il sera donc d’autant plus nécessaire de donner du sens à son action. Car qui peut dire désormais quel est le métier d’un Google ou d’un Amazon ? Prenons l’exemple d’un fleuron français comme Michelin : son intérêt est-il aujourd’hui de se définir comme un fabricant de pneus ou comme un acteur de la mobilité durable ? L’Etat français l’a bien compris et la prochaine loi Pacte qui permettra aux entreprises de définir dans leurs statuts une raison d’être, autre que la recherche de profit, va dans ce (bon) sens.
    L’innovation inter-industries va s’imposer de plus en plus et avec elle, la diffusion de la data va s’accélérer de manière exponentielle. C’est bien pour cela qu’elle doit absolument être contrôlée par les entreprises, qui vont devoir justifier sans cesse de sa bonne utilisation. 
    Les organisations vont donc devoir maîtriser une série d’impératifs : définition de l’identité de l’entreprise et de son projet, innovation ouverte vers l’extérieur, responsable et consciente, utilisation de bons outils technologiques garantissant l’intégrité et la sécurité des données, et enfin communication moderne reposant sur la confiance et la transparence. Cela devra souvent passer par des remises en question et des changements de mentalité, notamment des plus vieilles générations, mais ce sont les entreprises qui y parviendront qui seront les grands vainqueurs de demain.
  • Quand 18 millions de français s’estiment peu ou pas compétents pour utiliser un ordinateur…

    Le numérique toujours plus présent dans la vie des Français…mais des fractures persistent

    Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat chargé du numérique a présenté ce mardi 27 novembre, le baromètre du numérique.
    Une étude pilotée par l’Arcep, le CGE et l’Agence du Numérique

    L’objectif de ce baromètre est :
    ‣ de mesurer l’adoption par les Français des équipements et étudier les pratiques numériques ;
    ‣ de détecter les inégalités d’accès et de compétences qu’elles soient volontaires ou subies;
    ‣ afin que la puissance publique puisse anticiper les grandes tendances et mettre en oeuvre une politique favorisant l’appropriation du numérique par tous.

    Que faut-il retenir  ?

    Les frontières entre les sphères privées et professionnelles s’estompent. Un actif sur trois (34%) apporte tous les jours sur son lieu de travail un équipement personnel pour l’utiliser à des fins professionnelles.
    La part de ceux qui considèrent que le numérique permet de «mieux concilier vie privée et vie professionnelle » progresse de 12 points en 4ans pour atteindre 54% des actifs.

    L’appétence pour le travail à distance se confirme, avec 39% des actifs occupés qui aimeraient télé-travailler (13% « tout le temps » et 26% « de temps à autre »).
    Toutefois, la moitié des actifs estime aujourd’hui ne pas profiter assez des opportunités offertes par le numérique dans leur vie professionnelle. Selon la profession occupée, cette part varie du simple au triple, 78% des ouvriers étant concernés, contre 24% des cadres supérieurs.

    Des fractures qui persistent

    En 2017, 12% de la population âgée de 12 ans et plus, soit près de 7 millions de nos concitoyens, ne se connectent jamais à internet, et autant considèrent qu’internet est trop compliqué à utiliser.

    En moyenne, un tiers des Français s’estime peu ou pas compétent pour utiliser un ordinateur, soit 18 millions de nos concitoyens : ils sont 40% parmi les personnes ayant des bas revenus, 74% parmi ceux qui n’ont aucun diplôme, et tout de même 17% parmi les plus jeunes (moins de 18 ans).

    Plus de la moitié des Français (52%) déclare ne pas profiter assez des opportunités offertes par les nouvelles technologies dans leur vie de tous les jours. L’égalité d’accès aux démarches administratives en ligne reste un enjeu, avec 90% des diplômés du supérieur ou des 25-39 ans qui ont recours à l’administration

    La synthèse de l’étude est disponible ici 

  • La protection des données personnelles, un frein pour le consommateur ?

    La protection des données personnelles, un frein pour le consommateur ?

    Selon les résultats de l’étude KPMG « Crossing the line – Staying on the right side of consumer privacy » – conduite entre avril et mai 2016 dans 24 pays, en partenariat avec le cabinet 3Gem[1] – plus de la moitié des consommateurs dans le monde ne concrétisent pas l’acte d’achat sur Internet, inquiets de l’utilisation qui peut être faite de leurs données personnelles ; les consommateurs français parmi les plus vigilants, et donc les plus exigeants en termes de transparence et de cybersécurité.

    Moins de 10 % des consommateurs estiment avoir le contrôle sur l’utilisation de leurs données personnelles.

    Les consommateurs se partagent en deux « groupes » : les consommateurs qui apprécient les atouts offerts par l’utilisation de leurs données personnelles (navigation optimisée, sécurité…), et les consommateurs inquiets de l’utilisation de leurs données (vente à des tiers, atteinte à la vie privée…).

    Le consommateur français, 2ème consommateur le plus vigilant  sur l’utilisation de ses données personnelles.

    De plus en plus, les consommateurs prennent conscience de la quantité des données qu’ils partagent, ainsi que de leur valeur. Plus de la moitié d’entre eux y sont d’ailleurs sensibles de manière croissante : ils ont aujourd’hui le réflexe de supprimer les cookies stockés sur leur navigateur ou de mieux gérer les paramètres de leurs comptes sur les réseaux sociaux. Près d’un tiers utilisent même des modes de navigation plus sécurisés ; un quart d’entre eux utilisent le chiffrement.

    Pourtant, plus de la moitié des consommateurs indiquent qu’ils partagent facilement les données relatives à leur genre ou leur parcours académique. Néanmoins, lorsque les informations sont plus précises, ils se montrent plus prudents : ils ne sont plus que 16 %  à accepter de renseigner le nom de leur ville, 14 % à donner leur adresse et 13 % à donner des informations relatives à leur dossier médical.

    Utilisation des données : les consommateurs adoptent deux lignes de conduite

     Si pour la majorité des consommateurs interrogés, le maintien du contrôle sur ses données personnelles est plus important que l’avantage qui peut en être tiré, leurs comportements se partagent encore entre ceux qui y voient une menace, et ceux qui y voient une opportunité.

    Le partage des données vu comme une menace

    82 % des consommateurs ne sont pas à l’aise avec l’idée que leurs données soient vendues à des tiers, en échange de plus de vitesse, de plus de confort dans la navigation, d’un choix plus large de produits ou d’un service de livraison que seul l’achat sur Internet permet.

    Pour 55 % d’entre eux, par exemple, l’utilisation d’une application de « fitness tracking » qui permet de mesurer le bien-être de son utilisateur et de produire un rapport mensuel sur sa santé, constitue une atteinte à la vie privée.

    Le partage des données vu comme un atout et une opportunité 

    78 % pensent que les outils qui peuvent permettre à des services d’urgence de traquer leurs  véhicules sont une bonne chose.

    57 % apprécient de disposer d’un outil « smart energy » à leur domicile, qui pourrait permettre à leur fournisseur de savoir combien de personnes vivent dans l’habitation, dans une logique d’optimisation des appareils électriques.

    Pour Emmanuel Hembert, Associé KPMG, spécialiste de la grande distribution : « Pour les entreprises qui souhaitent personnaliser leurs stratégies marketing et leurs services, fidéliser à la marque ou améliorer leurs produits par l’exploitation des données, il est nécessaire de comprendre que, si les opinions des consommateurs sont encore partagées, ils tendent désormais à privilégier la vie privée, malgré les avantages qu’ils peuvent tirer de l’utilisation de leurs données. »

    Le consommateur français, 2ème consommateur le plus vigilant sur l’utilisation de ses données personnelles.

     La France est l’un des pays qui passe le plus de temps sur Internet, avec une moyenne de 28 heures par semaine, en 5ème position sur les 24 pays interrogés dans l’étude.

     Les consommateurs français ne sont pas spécialement plus réticents à fournir leurs données, par rapport à leurs  homologues d’Europe de l’Ouest. Ils sont même les plus ouverts sur certains types de données comme les préférences et l’usage internet. Ils font d’ailleurs partie des consommateurs les plus pragmatiques sur l’utilisation de leurs données personnelles : 62 % d’entre ont conscience que leur data seront vendues à des tiers – derrière l’Allemagne, la Chine et la Suisse.

    En revanche, les comportements des consommateurs français sont plus tranchés que la moyenne mondiale sur l’utilisation de ces données : la France est le 2ème pays le plus vigilant, sur 24 pays au total, concernant l’utilisation de ses données personnelles (49 %) juste derrière l’Espagne (55 %).

    Pour 44 % des consommateurs, une politique de cybersécurité efficace est la meilleure arme pour faire face à la fuite des données. Juste derrière, 23 % des consommateurs estiment qu’une explication claire de l’utilisation de la data par les sites Internet est nécessaire pour lever leurs réticences.

    En France, les consommateurs lisent les politiques de sécurité :
    1.      A l’entrée d’un site internet : 21 %
    2.      En soumettant un formulaire en ligne : 20,5 %
    3.      En s’inscrivant à une liste de distribution : 20 %
    4.      En téléchargeant un logiciel ou une application mobile : 19 %
    5.      A la création d’un profil sur un réseau social : 10 %
    6.      Pendant une transaction en ligne : 10 %

    Les consommateurs français sont de plus en plus sensibilisés à la protection de leurs données : 64 % d’entre eux ont désormais le réflexe de supprimer les cookies de leur navigateur ; 54 % sont attentifs aux paramètres de leurs comptes sur les réseaux sociaux et 37 % changent régulièrement leurs mots de passe et leurs identifiants. Près d’un tiers va même plus loin : ils sont 38 % à utiliser des logiciels d’ad blocking.

    Pour Vincent Maret, Associé KPMG, en charge de l’offre Cybersécurité et Privacy : « La sensibilité des consommateurs à la protection de leurs données personnelles est encore trop peu prise en compte dans les stratégies de cybersécurité des entreprises. Il s’agit pourtant de problématiques qui, à terme, pourraient remettre en cause les stratégies de l’e-commerce et de l’e-marketing. En France notamment, où le facteur culturel prend peut-être encore plus d’importance qu’ailleurs, la transparence est devenue la clef de voûte de tout business. »

  • La face cachée des objets connectés

    Les points de vigilance à prendre en compte

    Selon Mathias LASNE, Directeur du Pôle Télécoms et Multimédia Groupe EOLEN

    L’internet des objets (IoT) n’est plus un simple effet de mode réservé à quelques Geek. Ce phénomène de société a profondément transformé nos usages et notre quotidien. Les objets connectés vont connaître une très forte croissance sur les prochaines années : d’après Gartner, le nombre d’objets connectés en circulation devrait passer de 4,9 milliards à 25 milliards en 2020. Si on ne peut que se réjouir des avantages que ces objets vont offrir à leurs utilisateurs, il faut prendre conscience que l’utilisation accrue de l’IoT implique de faire preuve d’une vigilance importante.

    C’est notamment le cas des données recueillies par ces objets. Le traitement et l’utilisation de celles-ci font l’objet d’un grand « flou » qui se révèle être une source de préoccupation sérieuse. En effet, la valeur des données collectées est un point clé qui peut amener à de nombreuses dérives. La sécurité des données est donc stratégique et doit être prise au sérieux par les utilisateurs qui doivent être conscients de l’usage qui peut être fait de leurs données personnelles. A ce niveau, nous pouvons déceler deux grandes préoccupations :

    L’utilisation des données à des fins commerciales

    La première des motivations est de monétiser les données des consommateurs, de les utiliser ou de les revendre à des tiers (à des partenaires par exemple). Afin de donner plus de crédibilité à notre propos, imaginons l’intérêt des assureurs pour des données remontant d’applications et d’objets connectés liés à la santé. De telles informations pourraient, par exemple, fortement influer sur le montant des primes d’assurance. Cet exemple a le mérite d’être particulièrement parlant et démontre clairement que les données récoltées via les objets connectés peuvent avoir des répercussions. Le problème est aussi renforcé par le manque d’information donnée au consommateur qui va rapidement valider les contrats de licence et CGV sur son smartphone sans prendre le temps de se poser la question de l’usage de ses données personnelles…

    L’utilisation malveillante des données

    Il s’agit, à ce niveau, de réelles problématiques provenant du piratage massif des objets connectés. A la différence du cas précédent, nous nous trouvons ici dans un contexte particulièrement préoccupant qui peut avoir des conséquences sérieuses. Cela s’explique notamment par l’usage du smartphone qui occupe une place centrale dans le dispositif des objets connectés : avec notamment les applications bancaires ou gouvernementales qui permettent un accès sensible. En ce sens, le smartphone est une réelle porte d’entrée pour les pirates qui peuvent accéder à des informations précieuses et les détourner. Ce deuxième scénario est un risque majeur qu’il convient de prendre au sérieux pour ne pas se retrouver dans une situation embarrassante et préjudiciable.

     

    Au regard de ces éléments, il est donc nécessaire de faire évoluer la législation pour d’une part protéger les utilisateurs d’objets connectés ainsi que leurs données personnelles et d’autre part s’assurer de son actualisation pour qu’elle suive au plus près les évolutions technologiques. En parallèle, il est crucial de sensibiliser les utilisateurs d’objets connectés sur la nécessité de mieux se renseigner sur l’usage de leurs données avant de souscrire à un service ou de télécharger une application. Ils devront également mesurer l’importance de la sécurisation maximale des dispositifs techniques et des devices qu’ils emploient quotidiennement.