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  • Publicité vidéo : un conflit intergénérationnel ?

    Publicité vidéo traditionnelle : inefficace et mal mesurée selon la jeune génération ?

    Selon une étude publiée par Turn, la jeune génération des agences média révolutionne la façon dont les publicités vidéo sont utilisées et mesurées pour le compte des marques

    • Seulement 30 % des marques utilisent des métriques de visibilité avancés tels que GroupM US ou AVOC (Audible and Viewable On Completion)
    • Les professionnels des agences média préfèrent privilégier les bonnes métriques d’audience (56 %) ainsi que le contexte et la qualité (62 %) de la part des éditeurs et des réseaux publicitaires au détriment des métriques de visibilité (48%)
    • Seulement 28 % des responsables âgés de moins de 30 ans considèrent la visibilité comme une exigence-clé côté offre (« supply side »)

    Selon les conclusions d’une nouvelle étude publiée par Turn Marketing Platform, la plateforme technologique d’aide à la décision pour les professionnels du marketing, 57 % des professionnels des agences média qui ne font pas totalement confiance aux métriques actuellement utilisées ont moins de 30 ans. De plus, ces jeunes professionnels représentent 60 % des personnes interrogées selon lesquelles la vidéo est, dans certains cas, un outil peu efficace.

    Menée auprès de plus de 200 professionnels d’agences média britanniques, l’enquête publiée par Turn révèle que dans le domaine de la publicité vidéo, les principaux critères de succès d’une campagne cités sont les taux de conversion (40 %) et le taux de clics (39 %). Par ailleurs, les options avancées de visibilité telles que GroupM US ou AVOC (Audible and Viewable On Completion) sont utilisées par seulement 30 % des marques.

    Paul Alfieri, Senior vice president, Turn Marketing Platform, a déclaré : « Seulement 28 % des jeunes professionnels d’agence déclarent que la visibilité est une exigence essentielle côté offre, mais les écarts ne prouvent pas qu’une génération ait raison et l’autre tort. Le premier groupe a grandi avec le numérique et remet en question les métriques historiques, tandis que le second a vécu en direct l’essor et la transformation de la télévision. »

    Les nouveaux formats vidéo prennent le relais

    Malgré de récentes informations selon lesquelles certaines plateformes de vente SSP (Sell-Side Platforms) revendent des inventaires ou n’indiquent pas de façon précise les éditeurs qu’elles représentent, des critères tels que les garanties anti-fraude (41 %), les métriques standard (46 %) et les inventaires premium (40 %) figurent parmi les trois tactiques les moins prisées pour amener les marques à investir davantage dans la vidéo en ligne. Pour trois quarts (76 %) des responsables âgés de moins de 30 ans, la fraude publicitaire constitue une préoccupation mineure par rapport à la vidéo.

    En revanche, la possibilité d’utiliser de nouveaux formats tels que la vidéo verticale ou à 360 degrés a pris le relais ; 51 % des personnes interrogées y voient un facteur favorable aux investissements.

    Des budgets en mutation

    En ce qui concerne la provenance des budgets de vidéo programmatique, la plupart des personnes interrogées (67 %) estiment qu’ils proviendront des dépenses consacrées à la télévision. Une migration logique vers un engagement davantage ciblé et une plus grande efficacité, dans la mesure où les canaux marketing poursuivent leur développement.

    Il est intéressant de souligner que seulement 23 % des personnes interrogées déclarent avoir assisté à la création de nouveaux budgets consacrés à la vidéo, ce qui suggère que le passage à la vidéo programmatique est lié à la nécessité d’augmenter l’efficacité des dépenses publicitaires, davantage que le reflet d’une augmentation globale des budgets marketing.

    Une normalisation côté offre

    La transparence des tarifs (66 %) et la qualité des inventaires (73 %) ont intégré l’équation des professionnels des agences média, dépassant la fraude (65 %) au rang de préoccupation principale en matière de vidéo.

    L’intégralité de l’étude est disponible sur demande ou en cliquant ici

  • Marqueteurs : comment survivre à 2017 ?

    Trois questions fondamentales pour les Directeurs marketing

    Par Kamal Mouhcine, Directeur Europe du Sud chez Turn
    2017 sera l’année des changements pour l’industrie, notamment grâce aux technologies toujours plus pointues, du rôle grandissant de l’intelligence artificielle et de la déferlante des vidéos qui représentent une opportunité de taille pour les campagnes programmatiques.

    L’année sera d’autant plus complexe pour les Directeurs marketing, qui devront réfléchir à l’impact du Brexit, du règlement européen sur les données (GDPR) ou encore de l’accord « Privacy Shield » sur leur activité. Comment devront-ils s’y prendre pour faire évoluer l’infrastructure de leurs équipes ou de leur entreprise afin d’être en conformité avec les nouvelles directives ? Sur quelles technologies pourront-ils s’appuyer pour prendre les bonnes décisions pour leurs consommateurs, qui leur permettront ainsi de voguer sur une mer d’huile jusqu’en 2018 ?

    1. Dans quelles technologies investir ?

    Le principal défi sera de ne pas se cantonner à la dernière solution à la mode, sachant que l’industrie du marketing a souvent pour habitude de se focaliser sur la tendance du moment. D’autant plus que de nombreuses marques s’efforcent toujours de maîtriser l’essentiel, à savoir offrir une expérience fluide et homogène aussi bien sur un appareil mobile que sur un ordinateur de bureau. Avec un agenda 2017 aussi chargé, les marketeurs doivent réfléchir à ce qu’ils peuvent faire pour mieux s’organiser en interne et intégrer à leurs prochaines campagnes la nouvelle grande tendance.

    Ils auront ainsi les moyens de capitaliser sur ces technologies émergentes lorsque ces dernières passeront du stade du concept à celui de la mise en application.

    1. Comment optimiser l’existant ?

    Dans un premier temps, les marketeurs peuvent optimiser le retour sur les investissements déjà réalisés dans les technologies. S’ils ont investi dans un serveur de publicités et dans une plate-forme de CRM et de gestion des données, ils doivent réfléchir au moyen de les faire fonctionner ensemble. Tout reste à faire pour optimiser leurs interactions, en l’absence d’intégration de la « marketing automation » avec une plate-forme programmatique.

    Ces optimisations s’articulent autour de la stratégie définie pour les données ; les marques doivent chercher un moyen de structurer leurs données pour les rendre utilisables, utiles et exploitables. En 2017, la priorité sera de s’interroger sur la façon dont les données sont traitées en interne, mais également comment elles sont utilisées une fois transmises à un partenaire extérieur à l’entreprise.

    1. Est-ce que je profite pleinement du potentiel des technologies programmatiques ?

    Pour de nombreux marketeurs, les technologies programmatiques sont une ligne parmi tant d’autres sur le budget de l’entreprise, qui dicte aux agences la répartition entre les publicités programmatiques, TV et print. Ce serait passer à côté d’une belle opportunité.

    Cette année, il faut absolument cesser de généraliser autour des insights en pensant qu’ils ne sont utiles pour concevoir des campagnes que lorsqu’ils proviennent de plusieurs canaux et plates-formes marketing. De fait, si les données permettent d’orchestrer les campagnes créatives, les insights obtenus en temps réel ouvrent un monde d’opportunités pour l’entreprise, qui plus est à la vitesse de l’éclair !

    La technologie programmatique connecte les marketeurs avec les consommateurs. La capacité à évaluer le marché avec précision pour étudier le comportement des consommateurs et leur degré d’engagement sont des informations stratégiques ultra-pertinentes pour l’entreprise toute entière.  L’outil programmatique doit être vu comme un appui pour prendre des décisions en entreprise. Tout comme l’intelligence artificielle rend autonomes des véhicules, des robots et des appareils électro-ménagers, le programmatique permet de prendre rapidement connaissance d’informations décisives susceptibles d’améliorer les performances commerciales. Les technologies de « deep learning » et d’apprentissage automatique peuvent aussi permettre de mieux répartir les ressources pour gagner en efficacité, en leur indiquant quand il est nécessaire de gagner en envergure ou au contraire de réduire la voilure.

    En 2017, la technologie programmatique va faire sa révolution en s’émancipant de son étiquette de « technologie dédiée au marketing », s’affichant dès lors comme un outil crucial pour définir les priorités de l’entreprise pour la nouvelle année.