Étiquette : Trusted shops

  • Quel est le pouvoir d’une recommandation via un réseau social sur l’acte d’achat ?

    Social shopping : l’inspiration, nouveau modèle de consommation pour 43% des Français

     Enquête Trusted Shops (Sondage OpinionWay pour Trusted Shops)

    Pas moins de 60% des Français déclarent posséder au moins un compte sur un réseau social. Les réseaux sociaux transforment les relations des consommateurs au shopping. Preuve en est d’Instagram, le réseau social d’inspiration qui se transforme en plateforme e-commerce grâce aux photos shoppables.

    Parmi les points clés de l’étude:

    L’impact commercial des réseaux sociaux

    – 51% des Français ont déjà cliqué sur un lien sponsorisé (dont 57% de femmes) et 50% ont déjà consulté le site internet d’une enseigne suite à un lien sponsorisé
    – plus d’1/4 des Français (28%) a déjà effectué un achat de produit ou service sur le site d’une enseigne suite à un lien suggéré sur les réseaux sociaux.L’inspiration sociale stimule les Français… 
    Les Français s’inspirent des réseaux sociaux au quotidien pour leur mode de vie:
    – 43% (dont 52% de femmes) ont déjà reproduit une recette, une idée déco, un maquillage, un vêtement…d’après une vidéo/photo trouvée sur un réseau social

    Les réseaux sociaux ont une influence positive et stimulante dans le quotidien des foyers français:
    – 35% estiment des les produits/services qui apparaissent dans leur fil d’actualité leur donne envie de tester de nouvelles choses (notamment pour 45% des femmes et 51% des moins de 35 ans)

    …et leur consommation
    La capacité d’inspiration exercée par les réseaux sociaux peut avoir des effets sur la consommation et devenir moteur de l’acte d‘achat:
    – 22% estiment que les contenus présentés leurs donnent envie de faire des achats
    – 26% ont déjà acheté ou souhaité acheter un objet réalisé par un autre utilisateur sur un réseau social
    – 37% affirment avoir voulu refaire chez eux une recette, un maquillage, une idée déco…sans savoir où et comment se procurer le bon matériel
    Pour l’heure, d’après l’enquête OpinionWay pour Trusted Shops, le service innovant qui intéresse le plus les français est la possibilité d’acheter/vendre/échanger des produits/services directement sur les réseaux sociaux, c’est notamment le cas pour 20% des Français et notamment 37% des 25 à 34 ans. 
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  • Pourquoi Instagram est si prisé par les entreprises ?

    Instagram : Une source d’engagement fiable pour le e-commerce

    Allan Ménard, Marketing Manager France, Trusted Shops

    Avec ses 500 millions d’utilisateurs actifs dans le monde dont 11 millions de visiteurs uniques en France, Instagram est le réseau Incontournable de 2016. Alors qu’il s’apprête à fêter son sixième anniversaire, beaucoup de marques considèrent déjà le réseau social comme leur canal marketing favori grâce à son expérience utilisateur attractive et ses évolutions commerciales. Mais alors qu’est-ce qui fait d’Instagram un media si prisé ? Comment les boutiques en lignes peuvent-elles profiter de ce succès ? Voici quelques éléments de réponse.

    Créativité et Inspiration

    Sur Instagram le rapport à l’image est omniprésent. L’image y est non seulement sous forme plastique, avec des photographies ou des vidéos mais également sous forme d’émotion, grâce à des communautés de fans et à l’image de marque. Si on le compare à Facebook, un contenu Instagram génère 60 fois plus d’engagement grâce aux sentiments transmis par les images. Frank Jamet, cofondateur de l’agence Tribegram Lab spécialisé dans les Médias sociaux, défini trois avantages au réseau social : l’audience, le contenu de marque et l’engagement. Il ajoute, « Apparaître comme un découvreur de talents photographiques ou sponsoriser des événements autour de la photo mobile créent de la valeur et place une marque au cœur des nouveaux usages. »

    capture-decran-2016-10-07-a-10-14-00Audience mobile et connectée

    Selon une étude réalisée par Socialbakers publiée en août 2016, l’audience d’Instagram est composée à 80% de personnes âgées de moins de 35 ans et se situe en majorité en dehors des Etats-Unis.  Les secteurs les plus engageants sont les médias, la mode, la beauté l’automobile et le sport, des marques comme Nike, GoPro ou Mercedes-Benz y frôlent d’ailleurs les 50 millions de fans.

    Instagram dispose par ailleurs de sa propre plateforme d’annonces sponsorisées pour entreprises visant à améliorer la connaissance des produits, à apporter du trafic et à augmenter les téléchargements. La bonne nouvelle pour les boutiques en ligne, le système d’annonce Instagram se base sur celui de son grand frère, Facebook et permet de lier à la fois les cibles des campagnes et des contenus.

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    Raconter une histoire

    Le Storytelling, c’est diffuser un message simple et pertinent à une audience ciblée en utilisant les codes du récit. C’est justement ces codes émotionnels du récit qu’Instagram met à disposition et auxquels il vous faut ajouter créativité et attractivité. Les e-marchands peuvent, par exemple profiter d’une photo Instagram pour présenter leurs produits sous un angle différent, diffuser des vidéos événements, présenter des promotions ou encore montrer les dessous de la création de vos produits. The North Face est une des marques les plus actives sur le réseau social utilisant le storytelling pour faire la promotion de ses produits.

    capture-decran-2016-10-07-a-10-14-19Instagram est avant tout un réseau social qui s’adresse à une communauté. Il est nécessaire d’alimenter régulièrement le profil des e-commerçants avec des contenus créatifs, graphiques et émotionnels pour provoquer l’engagement de leurs consommateurs. A ne pas oublier non plus, la notion d’influenceurs, en réussissant à construire une communauté forte autour des produits et des services, les fans seront les ambassadeurs de la marque et la promouvront autour d’eux.

  • Brexit : les conséquences sur l’e-commerce français

    Quand le Brexit est synonyme de régression pour l’e-commerce …

    par David Chau, Directeur Exécutif et International, Trusted Shops

    Le verdict est tombé, le Brexit a été voté par une majorité de britanniques.
    A quelles conséquences doivent se préparer les e-commerçants ? Quels seront les effets directs sur les consommateurs ? Trusted Shops dévoile l’impact du Brexit sur le commerce en ligne transfrontalier en Europe.

    Avec la France et l’Allemagne, le Royaume-Uni fait partie des marchés européens les plus forts de l’UE. Avec la sortie de ce dernier, c’est tout le marché intérieur commun qui s’écroule et le pays est désormais considéré comme un état tiers. Ne bénéficiant plus de l’accès sans restriction à l’UE, le Royaume-Uni va perdre, outre la Chine et les États-Unis, des partenaires commerciaux importants comme la France. Les consommateurs français qui commandent vêtements et autres produits au Royaume-Uni vont être forcés de trouver d’autres alternatives.

    Le Brexit amène ainsi son lot de conséquences avec un impact direct sur l’e-commerce: 1. Douane et taxe sur le chiffre d’affaires à l’importatio

    1-Brexit signifie la réouverture des Douanes.

    Les clients domiciliés au Royaume-Uni qui consomment des produits français vont devoir payer la douane et les taxes sur le chiffre d’affaires à l’importation. Les achats transfrontaliers risquent ainsi de devenir très onéreux et forcément beaucoup moins attrayants ; que l’on soit client britannique ou français. Pour les professionnels, le commerce transfrontalier sera beaucoup plus difficile. A cela pourraient s’ajouter de nombreux coûts supplémentaires, difficultés administratives et incertitudes.

    2. Coûts d’exportation élevés

    Il sera surtout difficile pour les petits et moyens commerçants de payer les coûts d’exportation. Quant aux grandes entreprises, elles auront des difficultés à signer des partenariats stratégiques et à établir des coopérations commerciales.

    3. Le problème de la protection des données

    Concernant les règlements sur la protection des données, le Royaume-Uni sera désormais considéré comme un pays tiers. Mais au niveau du transfert de données, les changements seraient à peine perceptibles car il y a de grandes chances que le Royaume-Uni figure sur la liste des pays « sûrs ». Ces derniers sont soumis à une réglementation européenne spécifique sur la protection des données permettant au transfert de données d’être traité comme un simple échange au sein de l’UE. Mais là encore, rien n’est certain.

    4. Conséquences sur la législation

    Les domaines juridiques concernant les boutiques en ligne sont actuellement en grande partie harmonisés. Avec la récente directive européenne relative aux droits des consommateurs, ceux-ci ont été grandement standardisés, de même que le droit à la concurrence. Cette standardisation relève de la compétence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

    Avec la sortie du Royaume-Uni et les accords du Brexit qui s’en suivent, les cours de justices anglaises ne seront plus dans l’obligation de suivre les jugements de la CJUE. Avec le temps, cela pourrait conduire à des divergences non seulement dans l’interprétation des lois déjà harmonisées, mais aussi dans la future législation.

    Que doivent faire les commerçants français?

    Un préavis de deux ans est dès à présent nécessaire, pendant lequel seront négociés les accords de sortie. Ces accords décideront des conséquences du Brexit sur la relation entre le Royaume- Uni et l’UE.

    Les commerçants devront garder un œil sur ces accords et sur le déroulement du retrait. Ils devront profiter de ce de ce laps de temps pour analyser en profondeur l’intérêt du marché britannique pour leur activité, et se poser les bonnes questions : quel est mon chiffre d’affaires au Royaume-Uni ? Le marché britannique vaut-il le coup? En d’autres termes, suis-je prêt à devoir me confronter à des barrières bureaucratiques et à payer des frais administratifs supplémentaires ?

    L’après-Brexit

    En supposant que le Royaume-Uni, même après un retrait de l’Union, garde un intérêt à maintenir une solide relation commerciale avec les États membres de l’UE, différentes possibilités de configuration seraient alors envisageables. Le Royaume-Uni pourrait suivre l’exemple de la Norvège et rester dans l’espace économique européen (EEE). En d’autres termes, le Royaume- Uni continuerait à se soumettre à la législation européenne en harmonisant les lois en matière de liberté de circulation de personnes, services, marchandises et capital. L’accès au marché intérieur commun demeurerait intact.

    Mais une séparation plus drastique pourrait également avoir lieu. En suivant l’exemple de la Suisse, une conséquence du Brexit pourrait être un traité bilatéral avec l’UE. Les directives européennes ainsi que la juridiction de la CJUE ne seraient plus reconnues. L’article 50 du traité européen prévoit un nouvel accord des relations. Dans ces conditions, toute forme d’accord est envisageable.

    Conséquences pour les consommateurs

    1. Le pire des scénarios: les privilèges qu’offre le marché intérieur européen deviennent obsolètes

    Dans ce cas, un consommateur français qui achète un produit dans une boutique en ligne anglaise pour un montant supérieur à 22 euros, devra payer en plus une taxe sur le chiffre d’affaires à l’importation de 19 %.

    Si le consommateur commande un produit dont le prix est supérieur à 150 euros, il devra non seulement payer la taxe décrite précédemment mais y ajouter les frais de douanes. En règle générale, la valeur d’une commande se compose de la valeur de la marchandise plus les frais de livraison. La barre des 22 euros est alors vite dépassée.

    En bref : acheter des produits dans des boutiques en ligne anglaises sera plus cher et beaucoup moins attrayant.

    Dans ces conditions, il sera même possible que le consommateur ne veuille plus acheter certains produits. Par ailleurs, au sein de l’UE, de nombreux produits ne peuvent circuler qu’avec le marquage CE. Il pourrait arriver qu’un commerçant britannique ne puisse plus exporter ses produits vers l’UE car ces derniers ne disposent pas du marquage adéquat et ne respectent pas les lois européennes (en matière d’environnement ou protection du consommateur).

    2. Dans le meilleur des cas :

    L’UE et le Royaume-Uni signent un accord de libre-échange. Une autre possibilité: le Royaume- Uni suit l’exemple de la Norvège et reste dans l’EEE. Les directives du marché intérieur demeureraient ainsi inchangées, mises à part de très rares exceptions.