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  • L’expérience d’achat : le nouveau terrain de jeu des marques et distributeurs

    Pourquoi les marques doivent repenser le parcours client dans une approche omnicanale

    Une étude réalisée par Tiendeo

    A l’ère du digital, les canaux d’interaction avec les consommateurs sont de plus en plus nombreux. Si cette situation offre aux annonceurs des possibilités infinies de s’engager auprès de leurs clients, elle représente également un défi, car le parcours du client devient plus atomisé et donc plus complexe. Pour générer plus de ventes et augmenter le trafic en magasin, les marques doivent repenser le parcours client dans une approche omnicanale, quels que soient les canaux utilisés.

    Dans ce contexte, le canal digital joue un rôle très important, multipliant de manière exponentielle les points de contact avec le consommateur. Aujourd’hui, effectuer une recherche sur un smartphone, recevoir de la publicité en fonction des critères de recherche, ou encore recevoir des notifications de nos applications préférées, ne sont que quelques exemples du parcours que réalisent les consommateurs.

    Les entreprises qui s’adaptent le mieux à cette nouvelle réalité offrent des expériences uniques et sans faille à leurs clients.

    Le parcours client au cœur d’une stratégie omnicanale

    Le parcours client est devenu un grand défi pour les entreprises, qui doivent opter pour une approche centrée sur le client et optimiser l’expérience consommateur tout au long du processus d’achat grâce à une stratégie omnicanale qui inclut tous les canaux qu’un client potentiel peut être à même d’utiliser.

    Ainsi, selon une étude* réalisée par la plateforme qui agglomère en ligne les offres promotionnelles Tiendeo, 91,2% des marketeurs souhaitent améliorer le parcours client au sein de leur stratégie marketing.

    « Cette étude révèle l’importance pour les marques et distributeurs d’optimiser le parcours client de l’utilisateur qui combine à la fois l’expérience en ligne et hors ligne. Aujourd’hui, les consommateurs s’attendent à pouvoir basculer d’un canal à l’autre sans couture. Les entreprises qui parviennent à créer des expériences omnicanales et fluides obtiendront un avantage concurrentiel dans le secteur », explique Henri-Noël Bouvet, VP of Growth chez Tiendeo.

    La fidélisation par l’expérience

    L’expérience client est aujourd’hui, plus que jamais, tout aussi importante que les articles que le consommateur souhaite acheter. Aujourd’hui, chaque citoyen dispose d’une grande quantité d’informations sur les produits grâce aux évaluations, recommandations et critiques. Nous sommes face à un consommateur très exigeant qui s’attend non seulement à acheter l’article désiré à un bon prix, mais aussi à vivre une expérience d’achat unique et sans friction.

    En effet, de plus en plus de consommateurs tiennent compte de leur expérience d’achat à l’heure d’effectuer un achat chez un distributeur ou une marque. Selon une étude réalisée par Talkdesk, 68 % des consommateurs verraient leur fidélité à la marque affectée par une mauvaise expérience d’achat. La même étude révèle que 81% des distributeurs ont augmenté leurs investissements pour améliorer l’expérience d’achat des clients d’ici 2022.

    C’est pourquoi, il est essentiel d’identifier les différentes étapes de l’entonnoir de vente afin de fluidifier le processus d’achat, d’ajouter de la valeur à chaque interaction (être pertinent) et d’augmenter le taux de conversion. Ainsi, l’expérience client apparaît comme un avantage concurrentiel et stratégique qu’il convient d’aborder sans tarder.

    L’écoute des besoins des consommateurs reste et restera la priorité absolue des entreprises en 2022. Selon l’étude Tiendeo, l’expérience client représente l’aspect le plus pertinent de la stratégie marketing pour 44,3 % des spécialistes du marketing.

    La technologie pour améliorer l’expérience d’achat

    Les magasins seront de plus en plus équipés de capteurs et de caméras pour mieux comprendre le comportement des consommateurs, contrôler la disponibilité des produits dans les rayons ou identifier les meilleurs emplacements dans le magasin.

    « Cette année, miser sur la technologie sera un avantage pour toute entreprise qui souhaite maintenir la relation avec ses clients. La transformation digitale sous toutes ses formes, la numérisation et notamment d’autres technologies de pointe comme l’intelligence artificielle, ne sont plus une tendance, mais bien une réalité », déclare Henri-Noël.

    La technologie joue donc un rôle de catalyseur en supprimant les obstacles et les désagréments pour le consommateur. Le consommateur n’est plus une personne anonyme appartenant à une segmentation démographique, mais il s’agit d’une entité ayant un comportement, des goûts et des intérêts, créant ainsi un jumeau numérique (digital twin). Une avancée qui facilite la création d’expériences d’achat de plus en plus personnalisées, indépendamment des canaux utilisés.

    « L’expérience client est devenue le nouveau terrain de jeu, hautement compétitif, des distributeurs et des marques », conclut Henri-Noël.

    *L’étude a été réalisée en collaboration avec plus de 500 professionnels du marketing de grandes enseignes et marques dans le secteur de la consommation en Europe et en Amérique Latine.

  • À quoi ressemblera l’avenir du retail ?

    Secteur du retail : quelles perspectives pour l’avenir?

    Selon Henri-Noël Bouvet, VP of Growth pour le marché français chez Tiendeo

    La situation de pandémie a accéléré la transformation digitale du secteur de la grande distribution laissant derrière elle des conséquences structurelles qui ne sont pas prêtes de disparaître. En ce qui concerne l’avenir, les détaillants devront faire preuve d’agilité et de flexibilité pour répondre aux changements de comportement des consommateurs et leur donner envie de revenir faire leurs achats dans leurs magasins.

    Ces derniers mois, nous avons vu de nombreuses enseignes augmenter leurs dépenses sur la digitalisation du mix média (dématérialisation de l’imprimé publicitaire, promotions digitales, communication avec les clients,…). Certains distributeurs ont décidé de supprimer la production de leurs catalogues papiers au profit d’une alternative digitale plus adaptée à la nouvelle situation, comme par exemple IKEA ou encore la chaîne de supermarchés Monoprix. D’autres enseignes comme Lidl et Leclerc, ont décidé de réduire leur production de catalogues et prospectus papiers.

    L’online joue également un rôle important puisqu’une croissance du e-commerce de 24% est attendue, ce qui devrait représenter 30% de toutes les ventes au détail en 2030. On s’attend à ce que plus d’un tiers des professionnels du marketing augmentent leurs investissements pour générer des expériences d’achat omnicanales qui incluent online et offline. Il ne faut pas que les deux expériences rivalisent mais il faut qu’elles se complètent. L’online doit inspirer et fournir des informations, tandis que l’offline doit toucher par la présence de l’humain et des produits.

    Si la vente e-commerce augmente sa part de marché dans les années à venir, la vente physique continuera de représenter deux tiers des ventes. Ce pourcentage varie évidemment en fonction de la catégorie, et peut atteindre 50% entre les ventes online et offline.

    Quelles tendances ont augmenté ou émergé lors de la pandémie (e-commerce, omnicanalité, click & collect, consommation de proximité)? Ces tendances se maintiendront lors d’un retour à la normalité ?

    Au cours de cette dernière année, nous avons vu à quel point l’e-commerce a pris du poids (sa croissance en Europe a triplé en 2020), même si le magasin physique est et restera le canal d’achat préféré des consommateurs dans les années à venir, que ce soit pour rechercher des produits, acheter des articles ou récupérer des commandes. Parmi les autres tendances qui ont fait surface, on peut citer l’apparition des différentes méthodes de paiement (paiement sans contact) et les options de livraison. On a d’ailleurs vu une montée en puissance de services complémentaires au magasin physique tels que le “drive” et le «Click and Collect», qui ont doublé au moment du confinement. Les enseignes du bricolage comme Castorama, Brico Dépôt, Leroy Merlin, ou encore Bricoman ont été les premières à le mettre en place.

    Une autre tendance qui est apparue pendant la pandémie est la préoccupation croissante des consommateurs pour l’environnement, les actions éthiques et durables des enseignes et des marques. Ceux-ci soutiennent de plus en plus les entreprises locales et les produits durables.

    Comment le consommateur va-t-il évoluer dans les mois à venir ?

    Cette crise va largement chambouler les habitudes des consommateurs. Suite à la crise sanitaire, les consommateurs feront preuve d’une plus grande sensibilité au prix et aux promotions. Même si le prix est l’un des facteurs les plus importants, les valeurs propres à chaque consommateur (végan, sportif, écolo,…) joueront également un rôle essentiel lors des décisions d’achat.

    Aujourd’hui, le consommateur est hyperconnecté et utilise les moteurs de recherche et les réseaux sociaux (Google, Facebook, Instagram, Tiktok ou WhatsApp Business) de manière automatique pour rechercher des informations, des promotions ou effectuer directement ses achats. On sait qu’une marque qui dispose d’une bonne communication digitale augmente sa désirabilité, sa notoriété et attire de nouveaux clients bien informés en magasin. Carrefour France a d’ailleurs adopté la messagerie WhatsApp Business comme canal de relation client pour partager ses catalogues.

    Comment les détaillants vont-ils s’adapter à cette évolution et comment vont-ils générer une relation de confiance pour que les consommateurs reviennent en magasin ?

    Les détaillants doivent s’adapter à l’évolution du consommateur et anticiper ces changements. Face à un consommateur plus exigeant et digital qui a accès à énormément de sources d’informations, les retailers devront trouver les meilleurs canaux pour adopter une communication constante et efficace tout au long du processus d’achat et générer une plus grande confiance auprès des consommateurs.

    L’époque où la publicité se résumait à un peu de télévision, des flyers et des catalogues papiers est révolue. Les retailers doivent désormais avoir une réelle présence omnicanale, c’est-à-dire être là où sont les clients. Avec cette explosion de sources d’informations, les annonceurs vont demander plus de tracking et plus de mesure pour optimiser leur budget sur l’online mais il faudra aussi rationaliser le budget sur le canal offline (magasin). Le marketing digital va sans aucun doute jouer un rôle déterminant dans la stratégie des retailers en 2021.