Étiquette : supply chain

  • Quelles sont les tendances pour le secteur du Retail en 2024 ?

    Transparence des chaînes d’approvisionnement, IA, Re-ecommerce, omnicanalité … les grandes tendances du retail pour 2024 

    Selon Akeneo 

    Depuis plusieurs années, le secteur du retail fait face à une véritable révolution impulsée par le virage du digital et les diverses transformations technologiques. Explosion des plateformes e-commerce, montée en puissance des réseaux sociaux et essor des marketplaces… sont autant d’exemples qui montrent l’accélération de la digitalisation des parcours d’achat des consommateurs. Un phénomène qui n’a fait que s’accentuer avec l’épidémie de Covid-19 qui a poussé à l’adoption rapide des canaux digitaux, afin de pouvoir maintenir un certain niveau d’activité.
    Alors que l’année 2024 approche à grands pas, de nombreuses marques et retailers sont plongés dans le processus annuel de budgétisation et de planification. Une véritable opportunité pour analyser les tendances qui vont rythmer la nouvelle année. Akeneo, leader de l’expérience produit (PXM) et de l’information produit (PIM), propose ses projections pour le secteur du retail en 2024.

    Transparence des chaînes d’approvisionnement

    Suite à la prise de conscience mondiale des problèmes environnementaux et sociaux, la transparence des chaînes d’approvisionnement et des pratiques commerciales sera au cœur des préoccupations des retailers en 2024. En effet, les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par l’origine et la fabrication des produits qu’ils achètent, et le fait d’offrir un certain niveau de transparence renforce la confiance des consommateurs et peut constituer un puissant facteur de différenciation pour les marques.
    De plus, la transparence des chaînes d’approvisionnement deviendra moins une recommandation mais une exigence dans les années à venir, du moins pour les retailers opérant dans l’Union Européenne. L’initiative du Digital Product Passport fait partie du Green Deal européen, approuvé pour la première fois en 2020, et vise à collecter des données sur un produit et sa chaîne d’approvisionnement afin de les partager tout au long de la chaîne de valeur pour que tous les fabricants, réparateurs et consommateurs puissent mieux comprendre l’impact environnemental des matériaux et des produits qu’ils utilisent.

    L’intelligence artificielle : l’allié de la personnalisation

    La précision de l’information produit s’avère cruciale dans le processus d’achat, puisque 80% des Français admettent avoir renoncé à un achat en raison d’informations manquantes ou imprécises. Les nouvelles attentes des consommateurs accentuent l’importance d’informations telles que la provenance, les méthodes de production, des chaînes d’approvisionnement transparentes ou encore les matières utilisées. Face à ces exigences, l’intelligence artificielle, qui prend de plus en plus d’ampleur, va devenir un outil incontournable pour répondre aux demandes des consommateurs et personnaliser leurs parcours d’achat en fonction de leurs préférences. Les données recueillies, à condition d’être de qualité au départ, permettent d’alimenter divers services, que ce soit des chatbots aux contenus ciblés pour développer l’expérience client, ou encore des analyses prédictives de l’IA, jouant un rôle déterminant dans la conception de campagnes marketing ultra personnalisées. Les avantages de cette technologie se manifestent à travers l’amélioration des moteurs de recherche produit, la personnalisation de l’expérience utilisateur, la traduction de contenus, l’optimisation des recommandations et de l’information produit sur tous les canaux de ventes. Ce niveau de personnalisation, grâce à l’IA, améliorera non seulement l’expérience client, mais aussi le taux de conversion. In fine, la fidélité des clients se verra renforcée.

    Le recommerce : un incontournable du développement durable 

    Comme mentionné auparavant, le développement durable est devenu une préoccupation universelle pour les consommateurs, touchant désormais toutes les générations. Cette tendance se reflète notamment dans la croissance continue des plateformes de revente comme Vinted, Back Market et Selency, qui incarnent les efforts collectifs des clients pour promouvoir la durabilité. De grandes marques de fast-fashion rejoignent également le mouvement en proposant leurs anciennes collections en seconde main sur leurs plateformes. Initié par les consommateurs plutôt que par les marques, ce mouvement se renforce, avec une diversification croissante des plateformes de revente couvrant des domaines variés, des vêtements à l’électroménager, en passant même par les lots d’invendus ou colis jamais arrivés à destination. Parallèlement, la réalité inflationniste incite les consommateurs à plus de prudence et de retenue, favorisant ainsi le commerce de seconde main et reflétant un changement de préférences où le neuf n’est plus la norme, et où les alternatives durables et économiquement avantageuses sont privilégiées.

    L’omnicanalité : une cohérence nécessaire entre les canaux physiques et en ligne  

    Alors que la crise du Covid laissait penser à une transition définitive vers les achats en ligne, au détriment des visites en magasin, c’est finalement une tendance opposée qui commence à émerger, principalement attribuable à une forme de « digital ras-le-bol ». Le regain d’intérêt pour les commerces de proximité, toujours dans une logique de consommation responsable, et les coûts croissants des services de livraison, contribuent à ce retour vers la « simplicité ». Malgré tout, l’e-commerce reste un des outils bénéfiques pour les commerces physiques, qui peuvent s’exporter dans d’autres régions, et attirer de nouveaux clients. Ainsi, de nombreuses entreprises ont développé leurs propres e-boutiques, et les stratégies omnicanales se révèlent de plus en plus fructueuses. Ce concept d’omnicanalité offre des expériences complémentaires de manière fluide, que ce soit en magasin physique ou en ligne, si tant est qu’elle soit accompagnée par un outil de gestion de l’information produit adapté.
    On peut également noter la récente transformation des réseaux sociaux en plateformes « all-in-one », qui rentre dans cette tendance, permettant  de faire le lien avec la partie e-commerce, en stimulant le facteur attractivité avec de multiples campagnes publicitaires. Cette intégration offre aux annonceurs la possibilité de centraliser leurs efforts avec des call-to-action renforcés par des visuels esthétiques, transformant les réseaux sociaux en des plateformes de vente efficaces. On remarque alors l’importance de l’expérience produit qui prend cette nouvelle forme.

    Le secteur du retail a connu des transformations majeures au cours des dernières années, marquées par la digitalisation rapide des entreprises. Les plateformes e-commerce et l’accès simplifié aux outils digitaux ont initié cette évolution. La technologie, la durabilité et la simplicité dessinent le secteur du Retail en 2024 pour façonner une expérience d’achat diversifiée et adaptée aux attentes changeantes des consommateurs. Mais pour ce faire, il faut d’ores et déjà miser sur une stratégie d’expérience produit adaptée afin de bénéficier des opportunités offertes par ces nouvelles habitudes et plateformes. Ainsi, les entreprises qui saisissent ces tendances et adaptent leurs stratégies seront mieux positionnées pour prospérer sur le long terme.

  • Résultats de l’étude Fevad / Next Content sur les achats et le commerce B2B

    Politiques d’achats : les entreprises misent sur le
    e-commerce pour contrer l’inflation tout en maintenant leurs objectifs RSE

    Dans ce climat économique incertain, marqué par de profondes transformations des conditions de marché (crise géopolitique et ses conséquences en termes d’inflation et de tensions sur les circuits d’approvisionnements, crise environnementale et ses conséquences réglementaires…), la Fevad a souhaité mener une étude qui confronte les défis clés et l’évolution des politiques fournisseurs des acheteurs professionnels avec les enjeux et choix stratégiques des fournisseurs B2B.

    Pour cela, elle a confié à Next Content la réalisation de 2 enquêtes :
    • La première auprès de décideurs achats dans des structures publiques et privées de plus de 100 salariés
    • La seconde auprès de décideurs des stratégies commerciales, marketing chez des fournisseurs B2B (distributeurs, industriels…). Des directions achats confrontées à des objectifs d’amélioration de la performance environnementale dans un contexte économique qui s’est dégradé.

    Plus de la moitié des décideurs achats (les 2/3 dans l’industrie) indiquent être confrontés actuellement à une tendance inflationniste très forte.
    Cette accélération de l’inflation conjuguée à des pénuries sur certains marchés, a entraîné des conséquences sur les performances économiques au niveau des achats. La moitié des décideurs achats souligne une dégradation de leurs indicateurs économiques sur 2022 (conditions tarifaires, prix, remises…) et seulement 21% constatent une amélioration. Dans ce contexte, 43% précisent que ces indicateurs économiques constituent l’objectif prioritaire à l’horizon 2025. Et si l’on recentre l’analyse sur les entreprises privées, notamment dans l’industrie, ce taux s’accroît fortement et cet objectif devient largement majoritaire.

    Dans les structures publiques, l’objectif environnemental est davantage cité mais sans être majoritaire. L’obtention de meilleures conditions tarifaires des fournisseurs mais aussi l’amélioration de la performance opérationnelle des achats sont le plus souvent privilégiées.

    Ainsi quand on demande aux décideurs acheteurs de hiérarchiser les principaux défis pour leur organisation à l’horizon 2025, la négociation fournisseurs dans un contexte inflationniste ressort nettement et fait partie des 2 principaux défis des entreprises les plus cités devant les nouvelles exigences environnementales et les tensions sur les approvisionnements.

    En effet, l’amélioration de la performance environnementale est une dimension clé des stratégies achats avec de nombreux projets déjà engagés et surtout programmés pour les prochaines années.

    La moitié des décideurs indiquent, pour 2023, une plus grande prise en compte des indicateurs de performance environnementale dans les appels d’offres, une même proportion qu’ils vont engager des projets pour optimiser les livraisons et réduire les émissions carbone. 40% vont renforcer le sourcing européen, une même proportion pour le sourcing en France. Cela répond en partie à cette optimisation du transport mais il s’agit aussi d’une volonté de diversifier géographiquement ses approvisionnements pour limiter les dépendances et les risques de ruptures.

    Mais améliorer ses conditions d’achats en termes de prix et améliorer sa performance environnementale supposent la résolution d’une équation complexe car ces défis engendrent parfois des choix contradictoires.
    Ainsi, une majorité des décideurs achats (68%) considère que le contexte d’inflation avec ses conséquences sur les marges et la croissance de l’activité, pourraient décaler les projets ou l’atteinte des objectifs environnementaux des directions achats.

    Mais pour plus de la moitié d’entre eux, l’impact 3 restera modeste. Et pour 32%, les objectifs environnementaux sont prioritaires et dépassent les contraintes conjoncturelles. Des réponses organisationnelles dans les directions achats face au contexte d’inflation Le contexte d’inflation et la dégradation de leur performance économique, incitent les décideurs acheteurs à vouloir renforcer et approfondir leurs relations avec les principaux fournisseurs pour dégager des économies opérationnelles.

    Ce phénomène est particulièrement marqué dans les plus grandes structures. Cela passe notamment par davantage de collaborations techniques et organisationnelles pour développer la dématérialisation des processus et des documents via notamment les commandes électroniques.

    L’e-commerce, la digitalisation peuvent donc constituer une des réponses à la résolution complexe de cette équation qui vise à maintenir la compétitivité économique de ses achats, tout en améliorant significativement les indicateurs environnementaux. En effet, concernant les bénéfices de la digitalisation des achats observés depuis 2 ans, les 2/3 des décideurs achats soulignent qu’elle a notamment permis une réduction des coûts opérationnels et une optimisation de la productivité. Une majorité de décideurs mettent en avant l’amélioration de l’analyse de performance, le reporting et la réduction de l’empreinte environnementale par un sourcing plus responsable.

    L’enquête auprès des fournisseurs (industriels, distributeurs…) révèle de nombreux projets d’accélération e-commerce à la fois dans une logique de développement commercial et d’acquisition clients mais aussi dans une optique d’amélioration de l’expérience client et d’optimisation des coûts de distribution.
    29% des décideurs citent les nouvelles exigences environnementales de leurs clients comme un des deux défis majeurs à l’horizon 2025. Cela nécessite de revoir offre et services commercialisés mais aussi d’améliorer leur organisation et process pour une meilleure performance environnementale.
    On peut ainsi ajouter les 10% de décideurs chez les fournisseurs qui ont mis la décarbonation de leur activité parmi ces principaux enjeux.

  • Consommateurs tendus, prix élevés, produits en rupture… comment vont se passer les fêtes de fin d’année ?

    Quand 39 % de français ont déjà commencé leurs achats pour les fêtes de fin d’année 

    Une nouvelle étude d’Oracle révèle que les consommateurs sont tendus à cause des prix élevés, des produits en rupture de stocks et des retards de livraison.

    Comme si la pandémie n’était pas suffisante, la toute dernière étude de consommation d’Oracle Retail a révélé que les acheteurs avaient peur que la supply chain et les retards de livraison ne perturbent la période des vacances. Conséquence : 39 % de français ont déjà commencé leurs achats pour les fêtes de fin d’année ou ont prévu de faire leurs achats plus tôt que d’habitude. Parmi les personnes interrogées, 12% ont l’intention de commander plus de cadeaux que nécessaire au cas où certains auraient un retard de livraison ou verraient leur commande annulée ! Ce chiffre s’élève à 14% chez les millenials*. D’autres choisissent une voie plus facile : ainsi, 28% des personnes interrogées ont indiqué qu’elles achèteraient plus de cartes cadeaux cette année.

    « Comme nous pouvons le constater en suivant les informations, les défis liés à la supply chain sont une réalité mondiale. Quels qu’ils soient, les consommateurs évalueront les vendeurs sur leur capacité à livrer leur liste de Noël », déclare Mike Webster, Vice-Président et Directeur Général, Oracle Retail. « La responsabilité sera la règle. Les détaillants doivent avoir une visibilité claire de leurs stocks, un calendrier réaliste pour l’exécution des commandes et un programme pour communiquer clairement tout au long des processus de commandes et de livraisons. Grâce à la transparence et à la bonne exécution, les détaillants peuvent gagner en confiance auprès de leurs clients et œuvrer à leur fidélisation future. »

    Pour la réalisation de cette étude, ce sont 5 728 consommateurs à l’échelle mondiale qui ont été interrogées, dont 501 personnes in France en septembre 2021. L’enquête d’Untold Insights s’est penchée sur les habitudes d’achats des consommateurs pendant la pandémie et sur leurs intentions concernant les achats des fêtes de fin d’année.
    Découvrez tous les détails en accédant à l’étude complète ici.

    Les déconvenues de la supply chain

    • 16% des personnes interrogées craignent que les produits qu’elles souhaitent acheter soient plus chers en raison de leur pénurie
    • 13% s’inquiètent que les produits désirés ne soient pas disponibles
    • 12% ont peur que leurs amis et leur famille ne soient déçus s’ils ne reçoivent pas le cadeau souhaité

    Le traîneau du père Noël a du retard

    55% des personnes interrogées recevront leurs cadeaux chez eux mais beaucoup d’entre eux (31%) ont peur que les délais de livraison ne répondent pas à leurs attentes et soient rallongés, si tant est que les produits arrivent. Pour 69% des personnes interrogées, un suivi précis du statut de la livraison est très important et permet d’atténuer cette inquiétude.

    • 35% des personnes interrogées estiment que la rapidité de livraison détermine l’enseigne auprès de qui ils effectueront leurs commandes. 5% des consommateurs attendent une livraison le jour même, 27% une livraison sous 1 à 2 jours et 49 sous 3 à 5 jours
    • 37% des personnes affirment qu’elles seront très contrariées si les envois sont retardés
    • 31% ont peur que leurs cadeaux arrivent après la date prévue
    • 15% ont l’intention de payer plus pour garantir une livraison effective et plus rapide

    Et comme si cela ne suffisait pas, même si le paquet arrive finalement à destination, 18% des personnes craignent que des voleurs ne s’en emparent sur le pas de leur porte !

    En stock ou en rupture de chance

    Malgré ces défis, pouvoir se procurer les produits qu’ils désirent sera un facteur déterminant sur l’évaluation des détaillants par les consommateurs au cours de cette saison :

    • 26% s’accordent à dire que des articles en rupture de stock constituent une expérience d’achat catastrophique
    • 37% affirment être attirés par les marques ou les enseignes selon la disponibilité de leurs produits
    • 27% n’attendront pas que le vendeur se réapprovisionne et iront acheter ailleurs

    Malgré l’appât que représentent les faibles prix, de nombreux consommateurs n’ont pas l’intention d’attendre les vacances de fin d’année pour acheter ce dont ils ont besoin. Seuls 22% des acheteurs déclarent qu’ils seraient prêts à participer aux Amazon Prime Day, 37% et aux ventes du Black Friday. Un plus petit nombre de personnes (10%) affirment qu’ils participeront aux événements liés au Cyber Monday.

    Achetez une carte cadeau à vos parents

    Quand on leur a demandé quels étaient les cadeaux qu’ils avaient le plus l’intention d’acheter, les cartes cadeaux sont arrivées en première position !

    • 28% ont l’intention d’acheter davantage de cartes cadeaux (29% des baby boomers et 27% des femmes ont déclaré que c’est également le cadeau qu’ils aimeraient le plus recevoir)
    • 19% prévoient d’acheter plus d’articles de mode, d’objets de décoration et d’électronique
    • 22 % plus de produits de beauté
    • 19 % plus de chaussures

    La réalité sur les retours

    Ils vous diront sûrement que le cadeau leur plaît mais près de la moitié des millenials ont l’intention de le renvoyer. La bonne nouvelle pour les détaillants, c’est que 34% des personnes interrogées ont déclaré qu’il était probable qu’elles achètent autre chose en magasin au moment de retourner un produit.

    • 35% des personnes ont l’intention de rendre certains cadeaux (50% chez les millenials)
    • 20% prévoient de retourner la moitié de leurs cadeaux (29% des millenials)
    • 55% des acheteurs de la génération Z retourneront au moins une partie de leurs cadeaux, tandis que 87% des baby boomers n’ont pas l’intention de retourner leurs cadeaux
    • Il y a plus de probabilités chez les hommes (39%) que chez les femmes (32%) qu’ils retournent au moins une partie de leurs cadeaux

    Covid-19 et variants ne constituent pas des freins aux achats des vacances de fin d’année

    Les consommateurs semblent moins préoccupés par la pandémie cette année et plus d’acheteurs optent cette année pour des achats en magasin :

    • 16% des consommateurs ont l’intention d’acheter principalement en magasin, 54% ont l’intention de faire leurs achats à la fois en magasin et en ligne
    • 79% se sentent à l’aise avec le fait d’acheter en extérieur, dans une boutique donnant sur une rue, par exemple mais 81% préfèrent faire leurs achats en centre commercial (en intérieur)
    • Lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont à l’aise avec le fait de faire leur shopping en extérieur, 25% affirment que c’est grâce au port obligatoire du masque, 19% au certificat de vaccination pour les visiteurs et 11% à la distanciation sociale

    Découvrez comment Oracle Retail aide ses clients à profiter pleinement de la saison des vacances

    *Génération Z (entre 18 et 24 ans) ; Millennials (entre 25 et 39 ans) ; Génération X (entre 40 et 54 ans) ; Baby boomers (+ de 55 ans)

     

  • Les défis que les organisations devront relever pour remodeler les chaînes d’approvisionnement

    5 prédictions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales en 2021

    Alors que 2020 s’est achevée avec des perturbations sans précédent, voici les cinq prédictions de Tradeshift sur les défis que les organisations devront relever pour remodeler les chaînes d’approvisionnement et renforcer leur résilience à long terme.

    1. La fin du papier au profit du digital

    Les restrictions ont révélé les défis et les inefficacités qui découlent des processus obsolètes basés sur le papier et sur lesquels la plupart des relations acheteurs et fournisseurs s’appuyaient avant la crise du COVID. Les organisations qui n’ont pas encore numérisé ces processus placeront cette transition en tête de liste des priorités pour 2021.

    La numérisation de la connexion entre acheteurs et vendeurs jouera un rôle de premier plan en aidant les entreprises à renforcer leur résilience aux chocs futurs, en permettant une cartographie des risques plus efficace et en donnant aux organisations une plus grande flexibilité pour identifier et intégrer des fournisseurs alternatifs si un maillon clé de la chaîne venait à être mis sous pression.

    2. Des chaînes d’approvisionnement diversifiées aideront à renforcer la résilience

    Même avant la crise du COVID, les entreprises se rendaient compte qu’elles avaient besoin d’options dans leurs chaînes d’approvisionnement pour résister à différentes tensions (commerciales, géopolitiques, environnementales). La pandémie a simplement cristallisé ces défis et leur a donné plus d’urgence.

    Les entreprises qui ont généralement recours à des fournisseurs uniques pour les composants clés de leurs offres chercheront à répartir le risque sur plusieurs fournisseurs situés à différents endroits. Cela ajoutera un certain coût au produit, car cette organisation transformera les modèles commerciaux et limitera les effets d’achat en gros. Les organisations devront déterminer si elles absorbent le coût de la résilience, le répercutent sur le client ou recherchent d’autres moyens pour augmenter l’efficacité, par exemple en utilisant l’automatisation et d’autres technologies, y compris l’impression 3D.

    3. Les entreprises chercheront de nouvelles façons de renforcer la résilience financière dans la chaîne d’approvisionnement

    Assurer la résilience financière de la chaîne d’approvisionnement sera primordial en 2021. La vaccination à venir pour le COVID ne conduira pas à une réouverture complète de l’économie avant le second semestre 2021 et les effets de 2020 se feront sentir pour longtemps.

    Les entreprises ont de plus en plus allongé les délais de paiement et les sources de crédit pour les entreprises sont devenues plus tendues. Comme nous l’avons vu lors de la crise financière de 2008, cela entraînera des défaillances dans la chaîne d’approvisionnement et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. La mesure pratique la plus importante que les entreprises peuvent prendre en 2021 est d’assurer la résilience financière de leur chaîne d’approvisionnement grâce au digital (nouvelles générations de solutions de paiement anticipé, approches de paiement anticipé de nouvelle génération pour les chaînes d’approvisionnement numériques, etc.).

    4. Les chaînes d’approvisionnement seront examinées de près par les régulateurs

    Le Covid a mis en avant la façon dont un pic soudain de la demande pour certains produits peut entraîner des pratiques déloyales et des abus. Les gouvernements doivent assumer une partie de la responsabilité de l’épuisement des stocks d’équipement. Tout aussi choquant était cependant le profit généralisé qui se déroulait, des masques au désinfectant pour les mains. Les régulateurs vont adopter une position plus ferme pour se protéger contre ce type de « prix abusif » et des restrictions plus formelles pour empêcher les fournisseurs de violer les accords commerciaux existants afin de vendre des équipements vitaux ou stratégiques au plus offrant. Rares sont ceux qui diront que la réglementation n’a pas de rôle à jouer pour garantir des conditions de concurrence équitables.

    5. La Chine se dissociera de plus en plus du « monde occidental »

    Nous avons tendance en Occident à parler d’un découplage avec la Chine, mais nous oublions que la Chine s’éloigne également de nous. Cela signifie une concentration accrue sur l’économie nationale et les partenaires commerciaux locaux, tandis que l’Occident devient un partenaire commercial moins pertinent. La Chine sera davantage tournée vers d’autres pays et régions. Le couplage le plus fort portera sur la technologie et les infrastructures ainsi que d’un point de vue économique. De nombreuses entreprises « occidentales » ne peuvent ignorer le marché chinois et devront suivre et accepter les normes chinoises. Au final, les entreprises et les pays devront accepter deux ensembles de normes – des normes influencées par la Chine et des normes occidentales.