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  • Les 5 conseils de Moshe Yanai pour devenir une licorne

    Les 5 conseils de Moshe Yanai pour devenir une licorne

    Moshe Yanai, l’incontournable du stockage de données, a fondé et dirige la licorne Infinidat.

    Il y aurait désormais 154 jeunes sociétés non cotées et valorisées à plus d’un milliard de dollars, selon le Wall Street Journal et Dow Jones VentureSource, et devenir une licorne est le graal de beaucoup d’entrepreneurs de startups. Voici les cinq conseils de Moshe Yanai, fondateur d’Infinidat, la licorne israélienne du stockage

    L’innovation de rupture ou analyser les problématiques d’un marché pour imaginer une innovation qui y répondra

    Il n’y a pas de formule miracle pour devenir une licorne, mais s’il faut trouver un point commun entre toutes ces entreprises, c’est bien d’avoir trouvé la bonne invention et la transformer en un produit gagnant sur le marché.

    Au cours des 20 dernières années, Clayton Christensen a popularisé le concept « d’innovation disruptive », qui explique que pour « perturber » un marché, il fallait utiliser des composants haut de gamme pour créer un produit en se concentrant sur un segment de marché restreint, puis d’échanger dans un second temps avec les grands comptes. Ce produit finissant par devenir plus abouti, faisait alors partie des « innovations disruptives » modifiant les marchés existants. Beaucoup de licornes telles que Planet Labs, Twilio ou encore Mulesoft ont pourtant fait tout l’inverse. Ces entreprises n’ont jamais cessé de cibler un marché haut de gamme avec des composants à prix compétitifs, défiant donc le bon sens commun selon lequel « si l’on veut développer une voiture rapide, comme une Porsche, on doit y mettre des pièces couteuses ».

    Lancer son produit au bon moment et le faire évoluer

    Mais ce n’est pas qu’une question de produit, il faut également avoir le bon timing. En effet, il y a un point d’inflexion quand la solution a du sens pour le client et le marché. Symmetrix a été lancé en 1990, lorsque la vitesse de transfert des données entre le stockage et le serveur est devenue un intérêt majeur. Pourquoi ? Parce que c’était le moment de l’émergence des bases de données. Mais ce bon timing doit s’inscrire également dans le temps ; ainsi les entreprises doivent anticiper son évolution à l’aide de nouvelles fonctionnalités ou d’ouverture sur des marchés verticaux. L’adaptation du produit sur d’autres marchés et pays est la clé pour une croissance externe rapide et performante.

    La satisfaction client au cœur de la stratégie

     Évitons les lapalissades indiquant que la satisfaction client est indispensable pour la longévité et la réputation d’une entreprise. Aujourd’hui, les compagnies d’assurance et les banques ont commencé à tenir des registres de leurs transactions et de leurs interactions avec leurs clients sur une période plus longue, car leurs services de marketing ont découvert qu’ils pouvaient exploiter les données pour trouver de nouveaux moyens d’atteindre les clients (et les prospects) et de mieux les servir. Cette nouvelle fascination pour les données, aidée par une nouvelle manière de les organiser et de les analyser va permettre d’engager davantage la satisfaction client. Les licornes d’aujourd’hui et de demain doivent s’appuyer sur l’intelligence artificielle et le machine learning, et ainsi fournir des solutions permettant à ces compagnies de mieux exploiter les données pour fidéliser leurs clients et atteindre de nouveaux prospects.

    Créer soi-même ce qu’on ne peut recevoir ailleurs

    Les nouvelles entreprises axées sur les données telles que Google, Facebook et Amazon ont construit leurs propres infrastructures informatiques pour gérer les besoins sans précédent de leur entreprise en matière de gestion de données, plutôt que de s’en remettre aux fournisseurs informatiques externes. Ils voulaient surmonter le coût, la complexité opérationnelle et les limites liées aux réseaux de datacenters, comme le décrit un article de Google. Lorsque les prestataires externes n’apportent pas entière satisfaction pour le bon déroulement des process, les futures licornes ne doivent pas hésiter à se donner les moyens de reprendre ce même schéma.

    Recrutement et motivation, le moteur de l’entreprise

     Dernier élément, et pas des moindres, pour une innovation disruptive réussie : réunir une bonne équipe et leur fournir une vision passionnante et motivante. Si les dirigeants sont le moteur indispensable pour le développement de l’entreprise, les salariés en sont les rouages et donneront une impulsion à l’entreprise. Il ne faut pas oublier que ces derniers mettront en action les directions et les stratégies avancées par les dirigeants. Ce sont eux, qui trouveront des solutions qui accélèreront l’innovation des produits et aideront à sa bonne évolution sur le marché.

    Si une entreprise souhaite bénéficier de multiples perspectives et expériences, il ne faut pas négliger la collaboration entre les différentes générations, à savoir les très jeunes, les personnes avec dix ou vingt ans d’expérience et les séniors. Lorsque l’entreprise rencontre un problème particulièrement difficile à gérer, la réunion d’une équipe de choc avec les trois générations permettra d’affronter avec plus de recul et d’initiatives la situation.

     

  • Les 20 startups sélectionnées par Business France pour représenter la France au Web Summit 

    20 startups sélectionnées par Business France pour représenter la France au Web Summit 

    Du 6 au 9 novembre, le Web Summit 2017 fera à nouveau ses valises pour Lisbonne. Un jury Business France (partenaire fondateur de la French Tech), composé d’experts du numérique, a passé au crible plus de 65 dossiers de candidature. Les startups lauréates ont été choisies sur la base de critères précis tels que le caractère disruptif de leur produit ou de leur offre, la cohérence de leur business plan et leur potentiel de développement.

    Les startups sélectionnées exposeront chacune pendant une journée du 7 au 9 novembre.

    De plus, la startup Entr’up a été l’une des 200 startups sélectionnées pour participer au PITCH, la compétition qui vise à couronner la meilleure startup du Web Summit.

    Les startups participantes classées par catégories :

    Intelligence Artificielle et Chatbots :

    Botfuel :

    Botfuel est une plateforme développant des technologies d’intelligence artificielle et de traitement automatique du langage pour permettre aux entreprises de se doter de chatbots, capables de mener des conversations élaborées avec leurs utilisateurs et d’implémenter des services conversationnels avancés.

     Tellmeplus :

    Tellmeplus est le résultat de cinq années de recherche dans le domaine de l’IA appliquée à l’analyse prédictive. Sa technologie met à profit le Big Data et l’intelligence artificielle pour automatiser la création et le déploiement de modèles prédictifs, renforçant ainsi les compétences des experts humains pour des prévisions plus rapides et plus précises.

    Clustaar :

    Clustaar est spécialisé dans la conversation homme-machine pour apprendre aux chatbots, robots et objets connectés à avoir une conversation avec les clients.

     Braincities :

    Pour les secteurs des RH et de la finance, Braincities développe une Intelligence Artificielle dotée de capacités de jugement et d’empathie capable de collaborer de manière autonome avec des humains pour les aider à prendre des décisions.

    Brennus Analytics :

    Brennus Analytics développe une solution SaaS d’optimisation des prix à destination des entreprises manufacturières et de distribution qui souhaitent optimiser leurs prix de ventes et ainsi booster significativement leur profitabilité.

    Ressources Humaines :

    Poket Result :

    Pocket Result libère les managers débordés par leurs reportings grâce à des applications de management de performance.

    Entr’UP:

    Entr’UP aide les entreprises à constituer et à manager leurs équipes en fonction des personnalités, des valeurs et des motivations des collaborateurs.
    De plus, à l’occasion du Web Summit, entr’up propose d’essayer gratuitement l’offre duo de leur solution.

     WiserSKILLS :

    WiserSKILLS est une startup Smart Data RH dont la particularité est de rendre les collaborateurs acteurs de leur parcours professionnel. Les collaborateurs auto-déclarent leurs compétences via un outil en ligne, avant de se voir projetés dans leur futur poste.

    Klaxoon :

    Klaxoon est une plateforme qui développe l’intelligence collective, notamment pour les réunions, les brainstormings. Sur la base des contenus des entreprises, la startup propose des activités simples, ludiques et efficaces : quiz, sondage, challenge, messages instantanés, etc.

    Bien-être :

    Dreaminzz :

    Dreaminzz est le premier masque d’hypnose connecté. Avec ce masque et son application associée, on gère mieux son stress et le sommeil devient fluide et réparateur.

    Smarter Time :

    Que feriez-vous avec une heure de plus chaque jour ? Smarter Time est l’IA qui aide ses utilisateurs à mieux comprendre et gérer leur temps.

    Supply Chain :

    Ledgys :

    La solution Ownest de Ledgys permet de tracer et de certifier tout le cycle de vie d’un produit tout au long de la supply chain (depuis sa décision de création, jusqu’au client final, et sur le marché secondaire).

    Cyber Securité :

    Acorus Networks :

    Acorus Networks protège ses clients contre les attaques de déni de service de plus en plus sophistiquées.

    Qwarkslab :

    Quarkslab a pour mission de protéger les données sensibles des entreprises et des organisations qui font face à des cyberattaques sophistiquées grâce à des solutions sur mesure.

    Education :

    SpeakShake :

    SpeakShake permet de s’améliorer à l’oral en langues étrangères grâce à des discussions avec des natifs étrangers du monde entier. Ces échanges par webcam/micro sont assistés par des sujets ludiques, sur la culture et l’actualité pour progresser efficacement

    Legal Tech :

    eJust :

    eJust est un tribunal arbitral en ligne dont la procédure a été entièrement rationalisée pour faciliter l’accès à la justice au plus grand nombre d’acteurs économiques.

    DataRespect :

    Magush DataRespect a développé des solutions de management des données personnelles pour la conformité RGPD (qui entre en vigueur le 25 mai 2018) ainsi que des outils de gestion des consentements des usagers.

    Marketing :

    Tilkee :

    Tilkee est un outil d’optimisation de la relance commerciale qui permet aux entreprises de tracker les propositions commerciales et de prédire les ventes. Tilkee analyse alors le comportement de lecture des prospects et les qualifie en temps réel.

    Nabl :

    Nabl permet de récolter des avis clients à chaud, directement dans les commerces et récolte des avis 20 fois plus vite que des plateformes comme Trip Advisor. Une fois récoltés, les avis sont diffusés sur Google, ainsi que sur le site des clients et les réseaux sociaux.

    Neotrope :

    Neotrope est une société de neurosciences spécialisée en informatique émotionnelle. Leur mission : « connecter le numérique aux émotions humaines » via des capteurs biométriques wearables et des objets intelligents.

     

     

  • Fintech & IPO : les startups relèvent le défi

    Fintech & IPO, je t’aime moi non plus

    Par Arthur de Catheu et Cédric Teissier, dirigeants fondateurs de Finexkap

     
    Depuis leurs débuts, les startups de la finance ont montré leur capacité à rivaliser avec les plus grands. Malgré quelques écueils et échecs essuyés par le secteur, de plus en plus de Fintech sont prêtes aujourd’hui à réussir le pari de l’introduction en bourse.

    Depuis 2005, 122 Fintech se sont risquées à franchir la porte de Wall Street. Parmi elles, des licornes comme Lending Club, Square ou encore OnDeck. Et les candidats à l’IPO (« initial public offering ») ne cessent de se multiplier à travers le monde. Jean-Baptiste Rudelle, cofondateur de Criteo, le rappelle : « une fois atteinte la très excitante phase d’hypercroissance de la société à laquelle aspire toute startup, la question se pose réellement : faut-il envisager une introduction en Bourse ? ».

    Et ce rêve d’entrepreneur n’est pas prêt de s’envoler, bien au contraire, au regard de la volatilité des investissements privés. Après des années de hausse, ces derniers ont brutalement chuté en 2016, prenant tout le secteur de court. Le vieux continent en particulier a été boudé : de 10 milliards en 2015, les sommes investies sont passées à 2,2 milliards de dollars l’année suivante. Si les détracteurs n’ont pas tardé pour crier à l’éclatement tant attendu de la bulle, force est de constater qu’il ne s’agissait que d’un ralentissement passager. En effet, alors qu’on annonce déjà une année record en 2017 avec des volumes qui pourraient atteindre les 15 à 16 milliards de dollars, plus de 500 opérations se sont bouclées pour un montant cumulé de 8 milliards de dollars rien que sur le premier semestre de cette année. Ça donne le vertige.

    Mais justement, face aux montagnes russes des investissements privés qui secouent les Fintech, les marchés de capitaux publics peuvent leur ouvrir une autoroute en matière de financement et crédibiliser leurs jeunes modèles. Même si elle est souvent perçue comme une forme de consécration, la réalité de l’IPO est pourtant loin d’être rose pour celles qui se rêvent licornes.

    Un mythe à l’épreuve des faits

    D’abord, l’arrivée de nouveaux actionnaires, aux perspectives souvent court-termistes, peut mettre en péril la vision stratégique et la capacité d’innovation de la startup. Car maintenir une forte valorisation à tout prix peut parfois faire perdre de vue l’importance de gérer l’entreprise sur le long terme. Mais surtout, l’IPO requiert certains sacrifices et expose la startup à des difficultés inévitables.

    Sur des marchés conservateurs qui redoublent d’exigences, les Fintech doivent en effet plus que jamais montrer patte blanche et prouver leur rentabilité – ou du moins leur capacité à l’être. Lors de ses premiers pas à Wall Street en 2015, Square avait fixé le prix de base de ses actions à 9 dollars, un prix bien en-dessous de celui auquel s’était effectué le tour de table privé de la Fintech en 2014. Ce type d’introductions « low cost » vise à rassurer les investisseurs, devenus prudents face à des valorisations privées parfois trop déconnectées.

    De manière générale, d’après une étude publiée par Battery Ventures en novembre 2015, plus de 40 % des licornes entrées en Bourse depuis 2011 n’ont ainsi connu aucune progression, voire affichent une valorisation en-deçà de leur dernière estimation sur les marchés privés. La volatilité des cours, liée à l’incertitude des marchés, impactent également les Fintech cotées. En août 2016, sur fonds de rumeurs liées à un renforcement de la réglementation américaine du crowdfunding, les cours de Lending Club et d’OnDeck ont été divisés par plus de trois ! Et ces fluctuations à la baisse rejaillissent sur toute l’industrie, freinant de fait l’enthousiasme des investisseurs également pour le non coté.

    Rester privé le plus longtemps possible

    Rien d’étonnant donc à ce que de nombreuses Fintech aient pu baisser les bras devant les difficultés de leurs homologues. Les Britanniques, et plus largement les Européennes, sont ainsi quasi absentes parmi les startups qui ont d’ores et déjà tenté l’aventure.

    D’autres ont choisi de reculer leur date d’entrée, à l’image de SoFi. La plateforme américaine de prêts étudiants ne cesse ainsi de repousser son entrée en bourse depuis mi-2016. D’autres encore préfèrent ouvertement écarter cette possibilité, au moins à court terme. Le dirigeant de la star des paiements Stripe, Patrick Collison, a ainsi déclaré ne pas envisager de prochaine entrée en bourse : « être une entreprise cotée n’empêche pas d’avoir un horizon réellement long terme, mais cela rend les choses bien plus compliquées. ». Il estime ainsi que Stripe n’est pas encore assez stable ni mature pour faire face à une IPO. Une posture qui explique pourquoi les startups restent de plus en plus longtemps privées. Ainsi, en 1999, l’âge moyen des licornes technologiques américaines lorsqu’elles initiaient une IPO était de 4 ans ; en 2014, cet âge s’élevait à 11 ans.

    Des startups aujourd’hui prêtes à relever le défi

    Mais la phase de maturité dans laquelle entre la Fintech laisse présager du potentiel des startups à franchir le pas en vue d’accélérer leur développement. Les candidates à l’IPO commencent ainsi à sérieusement se bousculer. On y retrouve quelques Européennes comme la plateforme néerlandaise de paiement Adyen. Sur le vieux continent, des initiatives fleurissent alors pour accompagner les entrepreneurs dans les défis auxquels ils auront à faire face.

    C’est ainsi qu’Enternext, filiale d’Euronext dédiée aux PME et ETI, a mis en place une formation à l’introduction en Bourse. Baptisée TechShare, elle familiarise des dirigeants de startups avec le fonctionnement des marchés financiers. Dopées par le succès du géant Alibaba, qui avait réalisé une entrée fracassante à Wall Street en 2014, les Fintech chinoises sont elles aussi de sérieuses candidates. Avec, au premier rang, Lufax et Ant Financial, les IPO de l’Empire du milieu feront sans nul doute parler d’elles dans les prochains mois, même si toutes deux ont annoncé récemment que les projets étaient reportés.

  • Qui est Early Birds, la start-up e-commerce la plus prometteuse de l’année ?

    Qui est Early Birds,
    la start-up e-commerce la plus prometteuse de l’année
     ?

    Early Birds a été distinguée par les acteurs qui font le e-commerce français – dont la plupart font partie du portefeuille de la start-up –  en la plaçant en tête du classement

    « st*rt me up » de la Fevad et KPMG.

    Early Birds a développé une solution de marketing prédictif en mode SaaS, permettant aux sites e-commerce de personnaliser en temps réel, l’expérience de leurs clients. Créée en 2012, la start-up a franchi au second trimestre 2017, une étape capitale de son développement ; le concept fondateur sur lequel s’est lancé Early Birds est devenu ainsi une fonctionnalité indispensable du e-commerce, en quelques années, l’innovation s’est transformée en véritable business model. L’éditeur a ainsi conquis une large part du marché français avec des références comme le Groupe Fnac-Darty, La Redoute, The Kooples ou Showroomprivé.

    Avec plus de 200 000 sites de e-commerce répertoriés par la Fevad, ce secteur est des plus concurrentiels. Le prix ne suffit plus, il faut proposer une expérience client différente et intuitive. Les start-up jouent ici une rôle prépondérant en permettant aux sites d’innover et de s’adapter aux nouveaux usages. C’est ainsi qu’Early Birds a été nommé premier du classement établi par la Fevad et KPMG « St*rt me up », « des start-up les plus prometteuses, offrant des solutions innovantes et dynamisantes pour le secteur du e-commerce.»

    Une navigation pensée pour le e-commerce

    Depuis 2012, la plate-forme de personnalisation permet de déployer une expérience client sur mesure, omnicanal et sans couture. La question de l’UX design devient plus stratégique que jamais pour les e-commerçants qui doivent se transformer au fur et à mesure de l’arrivée de la génération des millenials, de l’explosion du M-commerce et surtout des exigences croissantes des consommateurs. 

    Dans ce contexte, Early Birds a développé ses solutions personnalisation en temps réel qui viennent s’intégrer à tous les sites de shopping. Ces derniers choisissent le type d’expérience qu’ils souhaitent déployer, qu’elle soit ludique ou plus encadrée. Des recommandations de produits affichées sur des emplacements prédéfinis, à la barre de navigation dynamique en passant le « personal shopper », la personnalisation s’exprime à travers de nombreux dispositifs possibles. Ensuite, les algorithmes auto-apprenants affinent leurs propositions en temps réel afin de faire vivre une expérience toujours plus interactive.

     Déployer des parcours omnicanal unifiés

    Sans conteste, la personnalisation augmente le taux de conversion et influence la fidélité du client. Cependant, cette dimension individuelle ne prend tout son sens que si le parcours omnicanal déployé est sans couture. C’est pourquoi, Early Birds collecte en temps réel le big data des internautes afin que les sites de e-commerce fassent vivre une expérience cohérente tout au long du parcours sur chaque point de contact : site internet, application mobile, emails, mais aussi sur le point de vente ou en call-center.

     Un portefeuille client en pleine croissance

    En 2016, Nature & Découvertes, Gémo, Beauté Privée, Showroomprivé, Vestiaire Collective, Célio, Orcanta, Carré Blanc, Jacqueline Riu, le Groupe Fnac-Darty ou encore Carrefour avaient choisi Early Birds. En 2017, Lacoste, The Kooples, Jacadi, Rue du Commerce, Santediscount, Saint-Gobain, Bazarchic ou encore E.Leclerc (liste non-exhaustive) viennent à leur tour enrichir le portefeuille de l’éditeur. De la grande distribution en passant par le luxe, Early Birds travaille aussi bien avec les grandes enseignes généralistes que les sites plus spécialisés. L’objectif est de mettre en valeur le catalogue produits en créant des recommandations toujours plus personnalisées qui génèrent une hausse significative du C.A. Early Birds dispose ainsi de bases solides pour accélérer son développement.

     « Le classement de la Fevad et KPMG revêt une grande portée. C’est avant tout une véritable reconnaissance du marché qui nous conforte dans notre parti pris technologique. Grâce au travail exceptionnel de notre équipe, nous avons gagné la confiance des acteurs les plus avancés sur le sujet de la personnalisation en France. En ajoutant le fait que notre solution soit déjà déployée dans plus de 15 pays, nous pouvons affirmer que nous sommes en position de leader sur le marché. Ces éléments nous permettent d’appréhender sereinement les prochaines étapes décisives de notre développement. » conclut Laetitia Comès-Bancaud, co-fondatrice d’Early Birds.

     

     

  • Startups, le Cloud vous tue !

    Startups, le Cloud vous tue !

    Par Saad Zniber, co-fondateur de Yatedo

    La disruption digitale telle qu’on la connaît aujourd’hui touche tous les secteurs d’activités et est devenue une usine à opportunités pour qui saura prendre son courage à deux mains pour se lancer dans les abîmes de l’aventure entrepreneuriale. Bien que cette aventure soit pleine de complexités, tout nouvel entrepreneur a aujourd’hui la chance de pouvoir choisir des outils innovants pour l’aider et accompagner son développement. Une multitude de solutions automatisent et accompagnent les jeunes créateurs d’entreprise dans les tâches les plus complexes, allant du juridique jusqu’au traitement des paiements en ligne, les libérant ainsi complètement pour se concentrer pleinement sur leurs produits ou solutions. Cette automatisation est devenue une nécessité pour augmenter la compétitivité et la rapidité d’exécution à la création de ces toutes jeunes entreprises. Il n’en demeure pas moins qu’elle cache dans certaines situations des surprises de bien mauvais goût.
    Parmi ces solutions prisées par les jeunes entrepreneurs, une dont on ne cesse d’entendre parler : le Cloud.

    Toute startup qui se crée et se lance dans n’importe quelle forme de disruption digitale aujourd’hui se doit d‘utiliser le Cloud.  Simple à mettre en place, rapide et surtout offrant des opportunités de scalabilité n’existants nulle part ailleurs. C’est le choix par défaut pour mettre en place une infrastructure robuste et créer le futur Uber, Airbnb ou Spotify.

    En réalité, les apparences peuvent s’avérer trompeuses.

    Une « Cloud dépendance »

    En choisissant le Cloud, la startup délègue la gestion d’une partie cruciale de son activité. Elle ne se met donc pas en capacité d’acquérir les compétences nécessaires pour la mise en place d’une infrastructure solide qui saura l’accompagner dans le développement de ses différents produits/services mais également dans sa faculté à les délivrer à ses clients dans des conditions d’utilisations optimales. Pourtant, la combinaison de ces compétences est la raison d’être d’une entreprise, et donc de son aspect vital.
    Cette dépendance pose également problème lorsque, pour reprendre le contrôle des coûts en basculant sur un type d’infrastructure basé sur des serveurs physiques, elle n’a pas la latitude de le faire seul.
    Snapchat, qui souhaitait sortir de cette Cloud dépendance, a finalement renoncé en signant un nouveau bail de 5 ans, pour 2 milliards de dollars, avec le nuage de Google. Snapchat admet, dans un rapport transmis à la SEC, que cette dépendance est un facteur de risque : «toute perturbation importante lors de notre utilisation de Google Cloud aurait un impact négatif sur nos activités et l’entreprise serait sérieusement impactée. Nous risquons de perdre des utilisateurs, des annonceurs, des partenaires et nuire à notre réputation». Les questions financières n’arrangent pas la situation : «Les coûts d’hébergement augmentent au fur et à mesure que notre base clients s’accroît, un problème sur Google Cloud pourrait nuire gravement à nos activités en n’augmentant pas plus rapidement nos revenus que le coût d’utilisation des services de Google».
    Le contrat annuel de Snapchat au Cloud de Google équivaut au chiffre d’affaire 2016 de la marque au fantôme, soit 405 millions de dollars. Si Snapchat ne met pas en place sa propre plateforme, c’est justement parce qu’elle n’a pas la capacité de le faire d’elle-même. Débaucher un spécialiste engagerait des dépenses conséquentes et la migration prendrait énormément de temps. C’est pourquoi aujourd’hui Snapchat, comme de nombreuses startups, se résout finalement à assumer les conséquences de cette dépendance, quitte à stagner dans son évolution.

    Une solution coûteuse

    Cette solution, qui à première vue semble idéale et facile, est en réalité très coûteuse. Sur le Cloud, les frais de stockage sont relativement bas. C’est trompeur, puisqu’il faut aussi tenir compte des frais de transferts qui gonflent de façon exponentielle, en même temps que le nombre d’utilisateurs. C’est un cercle vicieux dont il faut rapidement sortir. Début 2016, Dennis Woodside, COO de Dropbox, a fait ce choix. Il a développé ses propres infrastructures pour reprendre le contrôle des opérations de stockage des données. Cette initiative permet à Dropbox de réaliser des économies considérables.
    La gestion de la trésorerie est un facteur clé de succès pour le développement d’une startup. Les liquidités des startups sont limitées et leur gestion délicate en période de croissance. Elles doivent être réparties judicieusement surtout quand on sait que l’insuffisance de fonds est synonyme d’échec pour 29% des startups.
    Les fonds nécessaires pour soutenir l’activité de l’entreprise augmentent plus rapidement que le chiffre d’affaires. À cela s’ajoute la nécessité de recruter plus de collaborateurs pour assumer la transformation de l’activité en phase de croissance. C’est une réalité à intégrer dans la stratégie de départ pour avoir une vision sur le long terme. Un bon recrutement coûte cher, mais beaucoup moins qu’une erreur de casting souvent due à un manque de vision.

    L’entreprise innovante a besoin de collaborateurs et d’infrastructures qui s’adaptent à son évolution et à son rythme

    La réussite d’une startup dépend de plusieurs facteurs mais particulièrement de l’équipe et de la capacité du chef d’entreprise à identifier en amont ses besoins en recrutement. Cela se vérifie puisqu’on constate aujourd’hui que l’un des postes les plus pénurique du secteur des startups technologiques est le dévops. Véritable magicien des infrastructures, il transforme les étapes du développement produit et s’assure de la robustesse de l’infrastructure qui le supporte en toutes circonstances. Ce talent est capable de monter en compétences au rythme de la croissance de l’entreprise ; il garantit la livraison des produits dans les conditions optimales d’utilisation sans pour autant engendrer des coûts faramineux. Il est également en mesure de suggérer le choix du Cloud ou d’une infrastructure de stockage propre à l’entreprise en créant des simulations et des projections financières permettant de faire un choix avisé. Toutefois, qui dit poste pénurique dit forcément salaire élevé. C’est un problème auquel se heurte les jeunes entreprises qui ne se battent pas à armes égales avec les grands groupes pour attirer ces jeunes talents (CE, divers avantages, plus grande capacité d’offrir de meilleurs salaires). Heureusement, aujourd’hui le monde du recrutement est en pleine mutation technologique.
    Les algorithmes détectent les profils en devenir, ceux prêts à bouger mais aussi les postes similaires (les appellations de certains postent variant selon les entreprises), ce qui permet de cibler les talents capables d’aider une entreprise à atteindre ses objectifs. Grâce aux nouveaux outils de recrutement et à l’intelligence artificielle, elle est en mesure de cibler des talents qui l’accompagneront dans ses projets d’innovation et des personnalités autodidactes qui développeront leurs compétences à son rythme. L’entreprise innovante a besoin de collaborateurs et d’infrastructures qui s’adaptent à son évolution et à son rythme.

    La mise en place de son infrastructure physique permet à l’entreprise de pouvoir anticiper son budget, les frais de transferts étant fixes quelque soit le trafic. Ce qui n’est pas le cas du Cloud puisque les coûts augmentent très vite et qu’il est impossible de chiffrer précisément leur augmentation, en particulier durant la phase cruciale de croissance.
    Suite à la migration vers ses propres infrastructures de stockage par ses développeurs, Dropbox a accentué sa croissance, son chiffre d’affaires récurrent 2016 atteignant pour la première fois le milliard de dollars. Selon Robert Mahowald, Vice Président en charge des programmes de recherche sur les applications et les logiciels cloud chez IDC, Dropbox est l’entreprise SaaS à avoir dépassé ce chiffre d’affaires le plus rapidement, soit en 8 ans.

    Si l’utilisation du Cloud, pour lancer sa startup, semble la situation la plus simple et la moins coûteuse, le nuage peut rapidement se transformer en brouillard. Lorsque la situation financière se dégrade, et il est difficile de se libérer de cette Cloud dépendance et de ses conséquences. Le choix du Cloud fait partie d’une stratégie sur le moyen/long terme. Si pour certaines activités le Cloud est la solution idéale, pour d’autres c’est un piège dont il faut se sortir avant qu’il ne soit trop tard. Il est crucial de faire des choix stratégiques en matière de recrutement dès le lancement de la startup pour éviter de se retrouver dans ce genre de situation en recrutant la personne qui sera capable de faire évoluer l’entreprise au bon moment. Cette dépense, qui au départ peut sembler futile, se révèlera capitale dans le succès et la rentabilité pérenne de l’entreprise.

  • Start-ups et Entreprises traditionnelles : même combat !

    Comment allier agilité, flexibilité et cadre structuré dans un univers en constante mutation ?

    Les organisations visionnaires doivent trouver le moyen de stimuler l’innovation pour garder le cap !

    Par Marcel den Hartog, Responsable Marketing Produits chez CA Technologies

    Marcel den Hartog, Responsable Marketing Produits chez CA Technologies nous projette la scène suivante : « voir un funambule marcher sur une corde raide au-dessus d’un précipice, tout en jonglant et en chantant l’hymne national », voici comment on pourrait décrire la situation à laquelle sont confrontées les entreprises traditionnelles, mais aussi les start-ups aujourd’hui. Elles sont prises entre deux impératifs : équilibrer les ressources informatiques de leurs équipes et répondre à leurs propres besoins stratégiques. Dans ce contexte, les investissements réalisés pour maintenir leurs environnements existants sont tout aussi important pour favoriser leur capacité d’innovation. En effet, aujourd’hui, non seulement les entreprises traditionnelles mais aussi les « licornes » risquent de se faire cannibaliser de nouvelles start-ups toujours plus agiles et flexibles.

    L’adaptation à ces impératifs est une des conditions de succès dans l’économie des applications, ce monde connecté, basé sur des applications, et accessible par la simple pression d’un doigt sur une icône. Pour prospérer dans cette économie des applications, il faut adopter une approche centrée sur le client, en développant de nouveaux produits et services, de haute qualité, plus rapidement et plus fréquemment.

    Trouver le juste équilibre entre innovation, prise de risques et agilité

    Alors, comment combiner les exigences en matière de développement rapide tout en appliquant une gouvernance efficace ? Allier « innovation, prise de risque et agilité », en alignement avec la stratégie mise en œuvre est un début de réponse. La solution est de cultiver la liberté créatrice et la flexibilité d’une start-up, mais de s’efforcer de faire preuve de la discipline et de la structure d’une entreprise et vice et versa. Trouver le bon équilibre entre les deux est la clé pour innover rapidement et efficacement.

    Pour beaucoup, la solution réside dans les méthodologies de développement Agiles, qui permettent de déployer de nouveaux produits et services plus vite, tout en répondant aux besoins des clients et des équipes métiers. Les startups sont d’ailleurs généralement créées sur ce modèle.

    Jusqu’ici tout allait bien, mais il y a un hic. Dans une organisation à grande échelle, ces méthodologies de développement doivent être accompagnées de bonnes pratiques de gouvernance. Les entreprises comprennent désormais la nécessité d’une véritable gestion transversale de projets et non pas d’une approche isolée des applications développées. Malheureusement, les métiers ne disposent pas de la visibilité pour déterminer si ce qui est développé est bien ce que veulent les clients. Ils ont besoin d’informations afin de miser objectivement sur la viabilité de produits à l’étude, et pour s’assurer que les ressources des équipes informatiques sont alignées sur les objectifs opérationnels.

    Une course contre la montre

    Prenons le cas de l’industrie automobile : les acheteurs sont aujourd’hui plus préoccupés par la capacité d’un véhicule à se connecter facilement à son smartphone, qu’aux nombres de cylindres du moteur. Les constructeurs qui en sont encore à évaluer l’opportunité d’intégrer (ou pas) l’affichage tête haute ou l’assistance au parking, ont quasiment l’assurance de rester à la traîne du marché sans jamais rattraper les leaders. L’innovation doit être disruptive, afin de se placer en pole position.

    Des règles de gestion de projets agiles permettent de déterminer les solutions logicielles à adopter en priorité, en fonction des ressources nécessaires. Cette gestion agile crée différents scénarios de fabrication, comparés de façon intelligente. Il est possible de programmer des fonctionnalités selon la capacité des équipes plutôt qu’en fonction de la durée des tâches, et de générer ainsi plus rapidement des plans plus réalistes.

    En matière de développement d’applications, il est crucial de basculer d’une méthodologie en cascade (ou Waterfall) à un modèle Agile moderne. Les entreprises disposent ainsi des moyens et de la visibilité nécessaires afin de relier la stratégie et sa mise en œuvre. Qu’il s’agisse d’une entreprise en cours de transformation digitale ou d’une start-up qui se voit concurrencée sur son propre marché, cet enjeu demeure similaire.

    En effet, aujourd’hui, quel que soit le type de structures, il faut évaluer de nouvelles idées, planifier les fonctionnalités associées et répartir cet effort tant au niveau des équipes que sur les investissements à prévoir. C’est pourquoi, avant de se lancer dans l’aventure, il est crucial d’analyser des scénarios ainsi que l’impact des changements et d’assurer une bonne gestion du temps. En effet, il est possible de définir rapidement et de façon fiable le risque opérationnel, l’opportunité, et surtout, le retour sur investissement prévu.

    L’enthousiasme, l’innovation et l’agilité ne sont pas l’apanage des start-ups. De même, un management solide et la capacité à s’inscrire dans la durée ne riment pas exclusivement avec ‘entreprises traditionnelles’. Ces deux univers coexistent, évoluent de façon collaborative et s’inspirent les uns des autres pour fonder l’écosystème de demain. Mais pour ce faire, il faut adopter les méthodologies agiles.

     

  • Comment garder l’esprit start-up dans une entreprise en pleine croissance ?

    Comment garder l’esprit start-up dans une entreprise en pleine croissance ?

    Par Michel Cohen, Directeur France & Afrique, Exclusive Networks

    Il y a moins de dix ans, les grandes entreprises cotées en bourse étaient le graal des jeunes diplômés ambitieux. Depuis, l’attractivité de l’emploi a sensiblement muté : ce sont désormais les startups et leur esprit bouillonnant qui font rêver les candidats sur le marché du travail. Futurs piliers économiques, ces jeunes entreprises sont néanmoins vouées à perdre leur effervescence et leur attrait au fil de leur croissance. Pourtant, certaines compagnies emblématiques comme Facebook semblent avoir réussi le pari de conserver le dynamisme et l’effusion d’idées propres aux startups, tout en devenant des géants incontournables du marché. Alors la vieillesse, c’est dans la tête ?
    Astuce #1 : Se remettre en question

    Neuf start-up sur dix ne résistent pas face à une mauvaise gestion : leur culture du savoir-faire technique et d’une dynamique de création se heurte ainsi souvent à une conscience de gestion qui fait défaut. Steve Jobs a apporté l’idée d’Apple, John Sculley, les armes nécessaires à son développement : dans le monde des start-ups, il faut savoir s’entourer pour mieux se développer. Connaître son domaine d’expertise et savoir quelles compétences aller puiser à l’extérieur incarnent les fondements de l’entrepreneuriat : faire appel à des consultants, recruter des profils complémentaires – s’adapter.Une nécessité qui est tout aussi incontournable pour les grandes entreprises. Si les process de gestion sont déjà rodés dans des entreprises en vitesse de croisière, au fil de leur croissance, une remise en question de la société, de ses acquis et des services qu’elle offre au public et à son équipe est incontournable pour assurer sa pérennité.

    Astuce #2 : Appliquer une politique RH très vivace

    Garder une équipe mouvante au fil de la croissance apporte un souffle nouveau à l’entreprise, aussi bien en termes d’idées que d’actions : il s’agit de capitaliser sur la cohésion et la volonté de réussite indestructible des équipes propres aux start-ups. On évoque souvent la « règle des 10% » : 10% du personnel à promouvoir et 10% du personnel à remplacer chaque année pour conserver un « esprit start-up », une notion synonyme d’atmosphère foisonnante de travail mais à l’écoute de ses employés, inclusive, qui sait allier travail, bien-être et solidarité. Un environnement très propice au développement, qui s’épanouit souvent dans les petits groupes soudés et cohésifs typiques des start-ups. La croissance de l’entreprise a tendance à dissoudre cet esprit de proximité qui allie les employés au-delà des règles hiérarchiques.

    Pour garder l’esprit start-up, il faut savoir garder cette émulation de groupe, se remettre en question pour ne pas se reposer sur ses acquis : chercher à atteindre l’excellence à tout moment, en appréciant le progrès sans jamais s’en satisfaire. Si l’on a tendance à définir l’esprit start-up par la taille ou l’âge de l’entreprise, on se trompe pourtant. L’âge ne se traduit pas que par des chiffres, et le même principe s’accorde aux entreprises. L’esprit start-up existe encore dans des sociétés comme Google et Blablacar, symboles de cette atmosphère malgré leur expérience et leur chiffre d’affaires.

    Astuce #3 : Faire évoluer sa vision des marchés

    Rechercher la réussite : pour durer, il faut s’inscrire dans cette vision d’excellence, que ce soit en interne, en veillant au confort des employés, ou vis-à-vis des clients, en continuant à devancer leurs besoins. Si l’excellence n’est pas au rendez-vous, on ne parle plus de start-up, mais de déconvenue. Pour cela, il est incontournable de savoir faire évoluer sa vision du marché, de savoir mettre en place une veille, d’observer la concurrence. Adopter une vitesse de croisière ne serait-il pas, finalement, l’ultime signe qu’une entreprise ne fonctionne plus comme une start-up ? C’est-à-dire avec une force de travail bouillonnante et l’exigence d’un retour sur investissement quasi immédiat conjugué à une stratégie de développement à long-terme.

    En insufflant une dynamique propre aux start-ups à un groupe en passe d’être obsolète, La Redoute a su rénover ses process internes, renouveler son image et relancer la marque sur un marché pourtant saturé.

     Si les entreprises leaders veulent préserver leur place, elles doivent maintenir leur attractivité. Le bien-être des employés, l’innovation, la culture du travail collaboratif sont autant d’éléments loin d’être incompatibles avec la croissance des grandes entreprises. Beaucoup de composantes, mais aucune recette magique, si ce n’est une remise en question perpétuelle, plus efficace que le plus onéreux des antirides.
  • La nouvelle vague des startups françaises

    La nouvelle vague des startups françaises

     Analyse des business models, des secteurs d’activité, des performances en France et à l’étranger et du profil des fondateurs

    Stripe présente une étude exclusive sur la nouvelle vague de l’écosystème français des startups. En collaboration avec la plateforme de market intelligence VB Profiles, Stripe a étudié un panel de 329 startups françaises créées en 2014, 2015 et 2016 et ayant levé des fonds. Cette étude lève le voile sur la réalité de l’activité des jeunes pousses tricolores (ouverture à l’international, croissance économique, modèles économiques, secteurs d’activité), et sur les profils d’une nouvelle génération de fondateurs.

    Les startups tricolores décomplexées, à l’assaut du monde

    Contrairement aux idées reçues, la nouvelle vague tricolore est résolument tournée vers l’international : en moyenne, ils réalisent un quart de leur chiffre d’affaires à l’international et la quasi totalité (98%) dispose de clients à l’international.

    S’attaquer à des marchés étrangers est donc devenu la nouvelle normalité des  entrepreneurs français. Leurs marchés privilégiés ? Les Etats-Unis (37%) et l’Europe (30%). Ces deux marchés comptant pour deux tiers de leur chiffre d’affaires.

     Qui sont les champions de la croissance ?

    Surfant sur leur succès à l’international, les startups étudiées affichent une croissance mensuelle moyenne de 8%, leur permettant de plus que doubler leur chiffre d’affaire chaque année. 

    Parmi les business models qui tirent leur épingle du jeu : les modèles de l’économie de l’abonnement (de type logiciel en mode « SaaS », « box » ou “forfait”). Leur chiffre d’affaires est multiplié par 3,7 en moyenne chaque année et ces startups réalisent 40% de leur chiffre d’affaires à l’international.

    A noter : en moyenne, 40% du chiffre d’affaire des startups est réalisé sur mobile.

    « On assiste à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs français, particulièrement audacieuse, à la pointe de la technologie, et surtout ouverte sur le monde », analyse Guillaume Princen, directeur général France et Europe du Sud de Stripe. « Une dynamique sans précédent est à l’œuvre au sein de l’économie française, portée par de nouveaux talents qui transforment peu à peu notre manière de consommer et créent de la valeur pour tout un écosystème ».

    Le top 3 des business models et des secteurs d’activités les plus attractifs

     Depuis 2015 on assiste à une montée en puissance rapide des marketplaces (1 entreprise créée sur 3), du Saas (1 entreprise sur 4) et des applications mobiles “à la demande” (1 sur 5). En 2014, les entreprises du e-commerce “traditionnel’ comptaient encore pour 35% des startups créées. Ce chiffre est désormais de 28%.

    En matière de secteurs d’activité privilégiés par les entrepreneurs : le retail domine (16%), devant les outils technologiques en mode SaaS (10%) et la foodtech (9,7%)… Suivis de près par la culture et les services à la personne et aux entreprises (9%). 

    En termes de croissance, les foodtech, les outils technologiques en mode SaaS, les services à la personne et aux entreprises multiplient par 3,7 leur chiffre d’affaires chaque année (+270% par an). Ils sont talonnés par le retail (+260%) et la culture (+250%).

    Capture d’écran 2017-02-07 à 09.47.50Les startups françaises, un moteur pour l’emploi
    Après trois ans d’existence, chaque entreprise a déjà créé une quinzaine d’emplois en moyenne. 15% des startups étudiées emploient même plus de 30 collaborateurs avant de souffler leur troisième bougie.

    Formation, âge, sexe : qui sont les nouveaux talents Français ?

    Trois entrepreneurs sur quatre se lancent sans aucune expérience entrepreneuriale. 56% des entreprises comptent au moins un fondateur issu d’une formation technique (scientifique ou ingénieur) et seules 24% comptent à la fois des profils techniques et commerciaux.

     Si 39% des entrepreneurs sont dirigées par un seul fondateur, c’est bien le binôme qui s’avère la formule gagnante pour 43% des startups étudiées.

     Et s’il est encore trop tôt pour parler de véritable tendance de fond, une nouvelle dynamique est à l’œuvre en matière de féminisation. Depuis 2015, 25% des startups étudiées ont été créées ou co-créées par des femmes. Ce chiffre était de 18% en 2014. Ce n’est certes pas encore assez, mais c’est trois fois plus que ce que l’on observe au sein des sociétés françaises cotées*.

      « Les barrières à l’entrée pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale sont en train de tomber une à une », conclut Guillaume Princen, Directeur général France et Europe du Sud, Stripe. « D’un point de vue technique, il est de plus en plus aisé et de moins en moins cher de proposer une première version de son projet et d’en tester la viabilité. Il est également de plus en plus accessible de se développer à l’international et d’y créer un produit ou un service qui n’a pas d’équivalent. Nous vivons à une époque formidable pour les entrepreneurs français et nous sommes fiers de les aider dans leur accélération ».

    Capture d’écran 2017-02-07 à 09.46.17 

  • INNOVATION : s’inspirer de la culture startup

    Entrepreneurs : prenez le virage de l’innovation pour rester dans la course

    Par Mickaël Réault, dirigeant fondateur de Sindup

    Capital du XXIe siècle, l’innovation prend sa source au cœur de l’activité de l’entreprise et de ses hommes. Reste que seuls des processus et des méthodes rigoureuses de veille stratégique, d’organisation du management mais surtout d’implication de tous les acteurs transformeront l’énergie créatrice d’aujourd’hui en révolution de demain.

    « Ce qui distingue un leader d’un suiveur, c’est l’innovation », affirmait Steve Jobs. Depuis ses débuts, la marque à la pomme s’est distinguée par son extraordinaire culture de l’innovation. A l’époque de la création de l’iMac, démodant les habituels ordinateurs gris et anguleux, la firme de Cupertino ne consacrait pourtant qu’un faible budget à la R&D. Son secret : savoir intégrer les inventions d’autres secteurs et se mettre à la place du consommateur. En 1983, Apple dévoile ainsi Lisa, un ordinateur révolutionnaire utilisant un tout nouvel accessoire, la souris, inspirée de celle conçue dans les laboratoires de Xerox à Palo Alto. Une vingtaine d’années et une crise mondiale plus tard, la créativité et l’innovation sont devenus les maîtres mots du XXIe siècle, là où l’économie de la production industrielle a laissé place à celle de l’immatériel. Le rapport sur l’économie créative de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) de 2013 l’affirme sans détour : « La créativité humaine et l’innovation représentent désormais la véritable richesse des nations ». Avec l’accélération des ruptures liées au numérique, les entreprises rivalisent d’idées et de technologies pour innover toujours plus vite tandis que les départements « innovation » ne cessent de se multiplier. C’est une véritable course à l’armement menée par les entreprises qui se déroule aujourd’hui. Parce qu’il en va de leur survie économique au cœur de cette concurrence créative.

    La veille, véritable levier stratégique

    Pourtant, si la majorité des chefs d’entreprises considèrent l’innovation comme une priorité, beaucoup reconnaissent que leur entreprise n’en recherche pas activement les opportunités. D’après une étude Accenture, c’était encore le cas d’un 1 dirigeant sur 2 en 2013 !  Une passivité expliquée par des contraintes de ressources et des compressions budgétaires, mais surtout par une absence de processus d’innovation structurés. S’il n’existe pas de recette toute faite, la créativité ne surgit en effet pas des seules vapeurs de l’inspiration. Elle découle avant tout d’un processus exigeant d’invention, de développement et de mise sur le marché d’idées finalisées. Et ce processus débute avant tout par la mise en place d’une veille stratégique. Grâce à elle, l’ensemble des connaissances récoltées interpelle l’entreprise sur ses offres comme sur son mode de fonctionnement, l’incite à réagir et à imaginer de nouvelles solutions. Bref, à innover.

    Afin d’être en mesure de détecter l’ensemble des signaux existants, une veille globale sur son secteur s’impose : environnement proche, tendances des marchés étrangers et connexes, initiatives des concurrents, influenceurs, événements clés, etc. Le processus de veille s’appuie également sur les consommateurs eux-mêmes, source abondante d’inspiration. Ils expriment des demandes, évoquent des questions mal ou non résolues, esquissent des tendances d’évolution. Leurs idées, en adéquation avec des besoins réels, offrent des pistes d’innovation dont le risque commercial est ainsi réduit. Nombre de sociétés, quels que soient leur taille et leur secteur, ont ainsi déjà fait appel à leurs propres clients en vue d’améliorer leurs produits. Mais être à l’écoute des consommateurs ne suffit pas. Ces derniers ne sont parfois pas en mesure d’exprimer clairement leurs (futurs) besoins, voire n’en ont pas encore conscience.

    S’inspirer de la culture startup et des lieux de créativité offre également une voie incontournable pour qui veut favoriser l’innovation et les projets internes. Des outils comme Les Pépites Tech, communauté sociale et participative de veille qui agrège les meilleures nouvelles startups françaises et leurs produits et services, fournissent ainsi de précieuses informations sur l’écosystème de la French Tech. « Notre mission est de soutenir les startups dans leur croissance en leur donnant accès à une plateforme globale rassemblant tous les acteurs de l’écosystème partout dans le monde afin d’accroitre l’attractivité de la France dans les nouvelles économies en attirant les talents et les capitaux », précise Thibaut Lacave, co-fondateur des Pépites Tech. De même, les GAFA et startups californiennes font figure de modèles à suivre en la matière. Un passage exploratoire par la Silicon Valley peut montrer de nouveaux chemins encore peu exploités par de nombreuses entreprises. Des initiatives comme Silicon-Valley.fr proposent ainsi aux dirigeants et décideurs des offres de voyages sur mesure et en immersion au cœur de la célèbre vallée californienne.

    Repenser son modèle organisationnel

    La mise à profit des informations tirées de la veille s’inscrit ensuite dans des processus dédiés combinant organisation, méthodes et outils. Et cela commence par des changements profonds dans l’organisation du travail. Nous ne pouvons plus innover de la même manière qu’il y a 20 ans. L’organisation verticale du travail, les méthodes séquentielles et l’enchainement de phases linéaires – de la R&D au développement puis à l’introduction sur le marché – sont aujourd’hui obsolètes face aux évolutions rapides des besoins et attentes des consommateurs. Le « time to market » s’est désormais considérablement réduit. L’organisation de l’entreprise se doit d’être souple et fluide, avec des groupes de projet orientés clients. Plus vite le produit d’origine se trouve au contact des clients potentiels, mieux il pourra être adapté et amélioré. Décathlon teste, par exemple, des produits encore au stade du prototype. L’innovation et la prise de risque sont ainsi nécessairement liés. Anne Lauvergeon, ancienne présidente d’Areva, actuelle présidente de Sigfox et nommée à la tête de la commission Innovation 2030 par Jean-Marc Ayrault, l’admet : « Innover, c’est un risque à prendre. Et il faut accepter le risque ». Les utilisateurs de plateformes de crowdfunding l’ont bien compris. Les placements proposés comportent en effet un risque inhérent à l’innovation qu’ils portent. Mais les chiffres montrent l’engouement. En 2015, plus de 17 700 projets ont été financés et presque 300 millions d’euros ont été collectés, le double de 2014 (Baromètre du Crowdfunding 2015) !

    Implication des salariés et open innovation

    Ainsi, comme l’assure Eric Seulliet, expert en prospective et innovation et président de La Fabrique du Futur, « l’innovation devient de plus en plus ouverte, faisant appel aux démarches collaboratives, de co-création, et d’intelligence collective ». Au sein des organisation, les ateliers de brainstorming ne donnent ainsi des résultats qu’en multipliant les échanges et en suivant une certaine discipline. L’instauration de réunions d’animation et de suivi des projets sous forme de séances courtes et répétées, de manière hebdomadaire ou mensuelle, est une condition nécessaire pour faire naître l’innovation.

    En parallèle de ces ateliers, l’implication de tout l’écosystème, et en particulier des salariés et partenaires, est un facteur décisif. Car les bonnes idées ne viennent pas seulement du top management, incapable aujourd’hui de gérer seul la conduite du changement. Les entreprises imaginent alors des initiatives pour laisser leurs collaborateurs exprimer leurs idées et élaborer des projets innovants. En France, Air Liquide fait office de pionner avec l’ouverture de son i-Lab en 2013, mix entre think tank et fab lab, équipé de machines de fabrication numérique. A l’image de Google, le groupe octroie à ses salariés en R&D 10 % de temps libre pour se consacrer à des travaux personnels, ensuite soutenus par le lab. Beaucoup ont depuis suivi le mouvement comme Renault, Bouygues ou encore BNP Paribas. La mise en place de réseaux sociaux d’entreprise est également un moyen de révéler l’intelligence collective des salariés, tous innovateurs en puissance. « Renault a ainsi mis en place au sein de son « Renault Creative Labs » une plateforme numérique d’échange dédiée à l’innovation. Basée sur la technologie Jamespot, ce sont plus d’une centaine de projets d’innovations qui ont été proposés par les collaborateurs en quelques mois », évoque Alain Garnier, dirigeant de Jamespot, éditeur de solutions collaboratives et sociales.

    Mais l’innovation ne doit pas être seulement pensée au niveau interne. Des écosystèmes d’open innovation se créent ainsi entre les entreprises. L’objectif : créer des synergies en vue de travailler ensemble autour d’un même produit. Que cela soit pour imaginer les produits et services de demain ou pour réinventer l’expérience client, ces espaces nouveaux se créent, au sein ou en marge des organisations, pour penser et travailler autrement. Le Grand Rebond, par exemple, fédère un écosystème pluridisciplinaire de Prospective et d’Open Innovation (entrepreneurs, chercheurs, philosophes, artistes, sociologues et innovateurs) afin d’identifier les transformations et mutations à l’œuvre aujourd’hui, de mieux saisir le monde de demain et de favoriser l’émergence d’innovations en provoquant les rencontres et mises en relation.