Étiquette : sport

  • eSPORT – Une industrie des plus prometteuses !

    Une étude réalisée par SuperData pour PayPal met en évidence les tendances de dépenses et de consommation dans l’industrie de l’e-sport.

    A quelques jours de l’Electronic Entertainment Expo (E3) qui se tiendra à Los Angeles du 13 au 15 juin, PayPal révèle les résultats d’une étude dédiée au secteur de l’e-sport. Cette enquête, menée dans 12 pays, dont la France, analyse des données pertinentes sur l’une des industries les plus prometteuses du moment, entre autres :

    • Les recettes du marché́ de l’e-sport en Europe atteindront 345 millions de dollars en Europe en 2018 ;
    • Après la Suède et la Russie, la France se place comme le troisième marché européen de l’e- sport générant le plus de chiffre d’affaires, à hauteur de 21,6 millions d’euros en 2017;
    • Les millennials représentent plus de la moitié (62%) des joueurs d’e-sport et se placent ainsi comme les principaux acteurs du marché́ en Europe.

    Avec 22,4 millions de dollars de recettes pour l’e-sport en 2016, la France se positionne comme l’un des principaux acteurs sur le marché européen

    Historiquement, l’Asie de l’Est est la région du monde où la pratique de l’e-sport est la plus développée car le nombre d’utilisateurs y est plus élevé, mais aujourd’hui, l’Europe rattrape nettement son retard dans ce secteur. L’industrie de l’e-sport est en effet en pleine expansion en Europe et cette popularité s’explique notamment par un large accès à internet et aux réseaux sociaux.

    Comme nous le démontre les analyses réalisées par SuperData, la taille du marché européen de l’e-sport pour l’année 2018 pourrait représenter plus de 345 millions de dollars. Trois pays se démarquent cependant de leurs voisins européens : la Suède, patrie de l’un des joueurs les plus populaires d’e-sport, le YouTuber PewDiePie, avec des recettes estimées à plus de 49 millions de dollars, la Russie avec plus de 40 millions de dollars de recettes et la France, marché estimé à plus de 24 millions de dollars en 2018.

    Depuis 2016, on constate que la France se classe en bonne position sur le marché du e-sport, avec des recettes en constante évolution : 22,4 millions de dollars en 2016, 23,5 millions de dollars en 2017 et ce montant devrait atteindre 24,7 millions de dollars en 2018 ; ces résultats encourageants font donc de l’hexagone un des principaux acteurs de ce marché.

    « Les jeux vidéo sont au coeur de l’industrie numérique, qui a connu un développement fulgurant ces dernières années et le phénomène de l’e-sport constitue une révolution à part entière. Inconnu il y a encore quelques années, l’e-sport a séduit le grand public pour devenir aujourd’hui une industrie en plein essor, qui continue de gagner en popularité et en envergure. Le marché du gaming étant très important pour

    PayPal, nous avons donc à coeur de contribuer au développement du e-sport sur le marché français. » explique Caroline Thelier, Directrice Générale de PayPal France.

    L’e-sport, un véritable phénomène culturel chez les millennials

    Selon l’étude SuperData1, la génération des millennials est actuellement celle qui consomme le plus d’esport.
    Sur l’ensemble du marché européen, seulement 10% des fans d’e-sport ont plus de 45 ans, l’industrie du jeu numérique est d’ailleurs presque entièrement détenue par les millennials : les deux groupes d’âge les plus intéressés par l’e-sport sont les générations 18-24 ans et 25-34 ans (ces groupes occupent ensemble 62% du public).

    Le profil des spectateurs d’e-sport est majoritairement représenté par le genre masculin. En Europe, il attire 84% des spectateurs contre 16% de spectatrices ; la Suède, la France, le Royaume-Uni et la Pologne sont les pays où la part d’audience du genre féminin est la plus forte, respectivement 24%, 22%, 22% et 19%. Le taux le plus faible se trouve en Israël où les femmes représentent 10% des spectatrices.

    L’e-sport, une industrie qui égalise même avec certaines audiences télévisées

    SuperData Research a constaté qu’environ 33 millions de personnes en Amérique du Nord regardent régulièrement des matchs de e-sport, les 18-34 ans représentant 71% des téléspectateurs des titres populaires de sports électroniques.

    « L’e-sport est devenu l’un des phénomènes les plus intrigants de notre époque. Il est formidable d’être au centre de cette nouvelle industrie créative, notamment avec PayPal qui fait partie de cette aventure depuis le début, en offrant des services haut de gamme pour les fans » se réjouit Atila Yesildag, Senior eSports Manager, EU chez Wargaming.

    L’étude nous montre qu’il en va de même pour les téléspectateurs français, aussi avides d’e-sport que leurs voisins Outre-Atlantique : la part des millennials en France qui consomment de l’e-sport s’élève à 57%. En 2016, l’audience e-sport représentait plus de 1,4 million de téléspectateurs uniques, un chiffre qui culminerait à 1,6 million en 2017. A titre d’exemple, ce chiffre correspond à l’audience d’émissions d’access prime time très populaires en France telle que Quotidien sur TMC2.

    Seule petite ombre au tableau, le taux annuel de croissance de l’audience en France devrait, selon cette étude, être de 20,60% pour l’année 2017-2018, un des plus bas taux de croissance parmi tous les pays du classement, même si avec 1,9 million de téléspectateurs prévus en 2018, la France se classera encore une fois dans le top 3 des pays plus gros consommateurs de ce genre unique.

  • Quelles sont les 10 tendances qui impacteront les médias en 2016 ?

    Dentsu Aegis Network, présente les 10 tendances à suivre, qui impacteront à la fois les médias, les communications de marques et les métiers de communication globale.

    1 – L’Ad Switching

    A la rentrée 2015, les régies publicitaires TV sont allées un cran plus loin avec le lancement d’offres permettant de remplacer un spot diffusé sur l’écran de TV par un autre spot adservé, et donc ciblé. TF1 Publicité a été la première à commercialiser des spots utilisant la technologie ‘‘Ad Switching’’ lors de la finale de la Coupe du Monde de rugby en octobre dernier. Concrètement, les annonceurs intéressés par cette offre ont pu diffuser un spot différent sur le flux live de MYTF1, accessible sur les écrans digitaux, leur permettant de cibler le message en fonction de l’audience. Canal+ a quant à lui dévoilé son projet ‘‘Alladin’’, qui devrait voir le jour en 2016 ou 2017, et concerner les TV via les box. A noter que, chaque jour, ce sont 3 millions d’individus 15+ qui regardent la TV sur les ordinateurs, tablettes et smartphones.

    Notre recommandation : Profiter à la fois de la puissance de la TV et de ces nouvelles capacités d’ultra-ciblage.

    2 – Le e-cinéma

    Bien que les français restent de grands amoureux du 7ème art, de nouveaux modes de distribution alternatifs émergent, à commencer par le e-cinéma hybride de la VOD et du cinéma en salles, avec des sorties en exclusivité sur Internet. Les budgets, castings, campagnes promotionnelles restent quant à eux comparables aux sorties dans les traditionnelles salles obscures. Ce nouveau moyen de consommation a pris son envol en 2015 avec l’arrivée de l’offre e-Cinéma de TF1 mais surtout grâce à la démocratisation des offres de VOD et du haut débit dans les foyers. Autre moyen de distribution à éclore, le direct-to-Youtube. Le film ‘’Les Dissociés’’ du collectif Suricate, mis en ligne sur la plateforme vidéo, a signé le meilleur ‘‘ démarrage ’‘ de l’année pour un film français : 510 000 spectateurs en moins de 24h. Pour contourner la chronologie des médias, Netflix proposait déjà des films en direct to SVOD, et produit désormais ses propres films (Beast of no Nation).

    Notre recommandation : Bénéficier de l’attention et de la mémorisation d’un film cinéma dans ce nouvel environnement digital

    3 – La série addiction

     1 535 jours de contenus séries ont été diffusés en 2015. La consommation de séries dans la consommation moyenne d’un individu de 15 ans et plus pèse pour 21% (+1 pt vs 2014). En 2016, les séries seront omniprésentes. Dans la guerre du contenu qui va s’accentuer, il deviendra indispensable de développer ses propres séries originales. Netflix a annoncé son intention de doubler ses productions de séries originales l’an prochain. Le succès reposera aussi sur une production locale. Les séries françaises font recettes comme l’ont montrés les récents succès de ‘’Dix Pour Cent’’ (France 2) ou ‘’Une chance de Trop’’ (TF1). Netflix a d’ailleurs produit sa première série 100% française : ‘’Marseille’’. La création de contenus Made in France pour le marché français ou même international sera renforcée (ex : ‘’Versailles’’ tourné en France en anglais).

    Notre recommandation : A consommer sans modération en tant que téléspectateur ou en tant que marque

    4 – L’actualité autrement

    Autre sujet qui passionne les Français : l’information. Et l’actualité chargée de 2015 a confirmé cette frénésie de consommation et ce besoin de décryptage. Cependant, depuis plusieurs années, les médias traditionnels d’information, et notamment les JT de 20h, voient leurs audiences s’éroder au profit de nouvelles sources d’information. C’est pourquoi de nouveaux formats disruptifs voient le jour, à l’instar de ‘‘Focus’’, le nouveau JT social d’1 minute 30 de TF1, conçu pour les internautes. Le Monde a également lancé sa ‘‘Matinale’’ en mars 2015, une application qui propose des briefs, des articles courts et percutants, et reprend le ‘‘swipe’’ de Tinder, avec la possibilité de garder ou de zapper des articles. L’accès à la TNT gratuite pour LCI devrait repositionner la chaîne et proposer plus de magazines d’information, de décryptage et moins d’information en continu à la différence de BFM et iTélé.

    Notre recommandation : Communiquer sur l’information instantanée et à l’inverse sur du contenu fouillé voire de l’opinion pour les marques

    5 – L’Euro 2016 et les J.O.

     Nous prévoyons 35 millions de téléspectateurs âgés de 4 ans et plus sur l’ensemble de l’Euro 2016. L’Euro 2016 enregistrera des audiences record puisqu’elle aura lieu en France. L’intégralité des droits de diffusion a été octroyée à beIN Sports (60 millions d’euros) qui a revendu la diffusion en clair des 22 rencontres les plus importantes à M6 et TF1 qui se les partageront. beIN devrait voir son nombre d’abonnés et ses investissements publicitaires exploser.Ce sera aussi l’année des Jeux Olympiques de Rio qui se dérouleront du 5 au 21 août. Ils seront diffusés en clair sur France Télévisions et sur les chaines payantes de Canal+ en crypté.

    Notre recommandation : Ne passons pas à côté de ces événements majeurs, le sport en live a une puissance instantanée inégalée y compris sur les réseaux sociaux et véhicule des valeurs très positives

     6 – Les rachats des médias

    L’heure est à la consolidation des groupes médias. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2016. Mondadori et Altice seraient en lice pour le rachat de Télé 7 jours, Ici Paris et France Dimanche, propriétés de Lagardère. Altice a également lancé son OPA début janvier sur le groupe NextRadioTV. Xavier Niel, Matthieu Pigasse (propriétaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton ont créé Media One, un fonds de 300 à 500 M d’€, dédié exclusivement à l’achat de médias. Enfin, Orange serait en discussion avec Bouygues, également propriétaire de TF1, pour l’acquisition de sa branche Bouygues Télécom.

    Notre recommandation : Ces rachats devraient permettre aux médias d’accélérer leur digitalisation et diversifier leurs offres

    7 – L’uberisation

    Que ce soit la distribution avec Amazon ou Etsy, la musique avec Apple ou Spotify, les transports avec Uber, le tourisme avec AirBnB ou Booking, l’éducation avec les Mooc : de nombreux secteurs se sont faits uberiser. Nous sommes passés d’une économie de stocks/production à une économie de flux/partage. Les médias également s’uberisent de plus en plus en subissant de plein fouet la transformation digitale. Les nouveaux consommateurs de cette économie et des médias veulent gagner plus, gagner du temps, vivre des émotions positives. Les marques et les médias doivent leur parler autrement : la publicité native / le brand content prendront de plus en plus d’importance et on verra disparaître progressivement les publicités agressives.

    Notre recommandation : Sur ces nouvelles places de marché transparentes, où demandeurs et apporteurs d’actifs précis se rencontrent, les marques se doivent d’apporter des émotions positives et ne plus être intrusives

     8 – L’achat facilité

    La crise conjuguée à l’uberisation nous inciteront à acheter davantage, plus souvent, mais moins cher et sous le coup de l’impulsion. De plus en plus d’outils seront développés par les régies afin de faciliter l’achat au consommateur. En 2015 déjà, 52% des personnes ont consulté des avis sur les réseaux sociaux avant d’acheter en ligne. Les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest) ont donc amorcé la mise en place de boutons ‘‘ acheter ’‘ permettant de faire le lien avec le e-commerce. Ces call-to-action envahiront les réseaux sociaux et ce qu’on appelle le ‘‘ social shopping ’‘ sera l’une des grandes tendances de 2016. Le smartphone jouera lui aussi encore l’intermédiaire entre le consommateur et la marque en permettant d’acheter directement des produits vus dans des magazines (application mobile Selectionnist) ou dans une publicité télévisée (application TF1). Un seul mot d’ordre: Keep It Silly Simple (KISS).

    Notre recommandation : Pour être achetées, les marques doivent jouer sur l’immédiateté et l’agilité favorisées par les médias.

    9 – L’éphémère

    Pour faire face aux générations ‘’zapping’’ et pour les séduire, les annonceurs comme les marques devront leur offrir des expériences live et éphémères. Une tendance de l’instantanéité, amorcée par les réseaux sociaux, qui touche désormais tous les formats – texte (Twitter), photos (Snapchat) et vidéo (Periscope) – et dont se sont emparés les mass medias : lancement d’une chaine temporaire 100% James Bond ou de la web radio ‘‘Good morning Paris’’ créée suite aux attentats de novembre. Le hors média n’est pas non plus en reste. Les pop-up stores, nouveau fleuron de l’évènementiel, devraient continuer de se développer : 61% des Français souhaitent voir ces boutiques éphémères apparaitre dans leur ville.

    Notre recommandation : Passer rapidement du statique au temps réel

     10 – Le gaming

     Même si la crise n’est pas seule en cause, nous sommes une population d’ ’’adulteens’’, et le gaming est devenu un loisir de masse. Cette crise du ‘’Jeu-Nisme’’ n’est plus réservée aux adolescents puisque l’âge moyen du gamer est passé à 35 ans et qu’en plus la parité homme/femme est quasi atteinte. Une évolution que l’on doit à la bonne santé du secteur mais également au succès du gaming sur mobile. Ce segment (tablette + mobile), nous l’estimons à 540 M d’€ en 2015 pour la France, ce qui ne cesse d’attiser l’intérêt des éditeurs : Activision a déboursé pas loin de 6 Mds de $ pour racheter King Digital Entertainment, créateur de Candy Crush. Amazon a choisi quant à lui en rachetant Twitch de parier sur une autre tendance porteuse du gaming : le streaming de jeux vidéo et l’e-sport, créneau également investi par Youtube avec sa plateforme Youtube Gaming.

    Notre recommandation : Jouer c’est le cas de le dire, avec ce ‘’Jeu-Nisme’’ qui nous décomplexe d’être restés de grands enfants qui ne tiennent pas en place