Étiquette : Sociétal

  • IA, Industrie créative, Tech Cares… Les grands thèmatiques annoncées de VIVATECH 2025

    VivaTech explore les nouvelles frontières de l’innovation du 11 au 14 juin 2025

    Du 11 au 14 juin, la Porte de Versailles accueillera la 9e édition de VivaTech, le plus grand événement européen dédié aux startups et à la tech, pendant quatre jours intenses.

    Cette édition 2025 explorera les nouvelles frontières de l’innovation, non seulement sur le plan technologique, mais aussi sous les angles économique, géopolitique, sociétal et environnemental.

    L’événement réunira les meilleurs intervenants, startups et leaders d’opinion des secteurs privé et public pour examiner un large éventail d’avancées et de développements technologiques.

    LES PREMIERS INTERVENANTS CLÉS ANNONCÉS

    👉 Joe Tsai, Co-fondateur et Président, Alibaba Group
    👉 Vanessa Wyche, Administratrice associée par intérim, NASA
    👉 Alain Aspect, CNRS / Pasqal, Prix Nobel
    👉 Zak Brown, PDG, McLaren Racing
    👉 Paul Hudson, PDG, Sanofi
    👉 Nikesh Arora, PDG, Palo Alto Networks
    👉 Arkady Volozh, Fondateur et PDG, Nebius
    👉 Barry Diller, Président et cadre supérieur, IAC
    👉 Thierry Breton, Ancien Commissaire européen au Marché intérieur
    👉 Enrico Letta, Ancien Premier ministre italien
    👉 Mathias Döpfner, Président-directeur général, Axel Springer SE

    LES GRANDS THÈMES DE CETTE NEUVIÈME ÉDITION DE VIVATECH

    1. La révolution de l’IA en action

    Alors que l’intelligence artificielle continue de transformer les industries et les secteurs, l’IA sera au cœur de nos discussions à VivaTech en 2025.

    Selon le baromètre VivaTech*, 85 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements dans l’IA au cours de l’année à venir , reflétant une adoption mondiale accélérée.
    Pour illustrer cette dynamique, nous entendrons une grande variété d’intervenants influents, parmi lesquels les figures montantes qui façonnent l’avenir de l’IA : Mike Krieger, CPO, Anthropic ; Martin Kon, Président et COO, Cohere ; Alexandr Wang,Fondateur et PDG, Scale AI ; Arthur Mensch, cofondateur et PDG, Mistral AI; Ami Badani , directeur marketing, ARM ; et Yann LeCun, scientifique en chef de l’IA, META.

    Et la présentation de nombreuses innovations révolutionnaires qui seront présentées lors de cette 9e édition de VivaTech :

    – Robotique : Unitree (Chine) se distingue comme le leader mondial des robots quadrupèdes. Grâce à l’intégration de l’intelligence artificielle, Unitree améliore l’efficacité et la précision de l’apprentissage automatique, avec plus de 180 brevets couvrant le contrôle des mouvements, la détection robotique et les composants clés. Leur nouveau modèle humanoïde, l’un des plus développés en matière d’IA, sera présenté à VivaTech.

    – Lutte contre la désinformation : Trusting Pixels (Canada) est à l’avant-garde de la détection des modifications d’images, une innovation cruciale alors que 77 % des dirigeants sont préoccupés par la prolifération des fausses nouvelles.
    Leur technologie aide les organisations à identifier les influenceurs authentiques, à se conformer aux lois sur les modifications et à soutenir les autorités de protection des consommateurs dans la vérification des publicités.

    – Protection de l’environnement : L’IA joue un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique.
    Ocean Eyes (Japon) utilise l’IA et l’IoT pour prédire les conditions marines et promouvoir une pêche durable. En créant des modèles précis pour anticiper les conditions océaniques et identifier les meilleures zones de pêche, Ocean Eyes réduit les déchets, favorise la durabilité et permet aux pêcheurs de protéger l’environnement tout en poursuivant leurs activités.

    2. Industries créatives : la technologie réinvente l’art et le divertissement

    D’ici 2030, les industries créatives représenteront 10 % du PIB mondial** .
    La musique, le cinéma, la mode, le design et les jeux vidéo entrent dans une nouvelle ère où l’innovation technologique redéfinit la création, la distribution et l’expérience client. L’intelligence artificielle, la réalité augmentée et la blockchain révolutionnent ces secteurs en offrant de nouvelles opportunités aux artistes et aux entreprises.

    Cette année, VivaTech réunira des professionnels et des créateurs qui partageront leur vision et leurs stratégies pour l’avenir.

    Parmi les intervenants : Elisha Karmitz , PDG de mk2 ; Alexis Lanternier, PDG de Deezer ; Rachel Thornton, Digital Experience & Adobe Experience Cloud, Adobe ; Michael Fan, VC et ex-partenaire de Galaxy Interactive ; Blanca Li , chorégraphe, réalisatrice, danseuse et actrice ; et Cliff Obrecht, cofondateur et directeur opérationnel de Canva.

    VivaTech mettra à l’honneur les industries créatives à travers deux événements majeurs :
    – Runway’s AI Festival : projection exclusive à Paris d’une sélection de courts métrages réalisés avec l’IA dans le cadre du Runway AI Festival
    – Viva Night :Un spectacle immersif exceptionnel au Dôme de Paris – Une expérience en première mondiale, en partenariat avec Live Nation, avec une technologie sonore et visuelle immersive réunissant 4 000 participants.

    3. Tech Cares : La technologie au service du bien-être

    Alors que le marché mondial de la santé mentale devrait atteindre 573 milliards de dollars d’ici 2033*, VivaTech ouvre une fois de plus la voie aux startups qui innovent pour améliorer la qualité de vie, le bien-être, l’accès aux soins, l’éducation et l’environnement.

    Des personnalités de premier plan du secteur de la santé seront présentes pour raconter l’histoire des avancées fulgurantes dans ce domaine, parmi lesquelles
    Stanislas Niox-Chateau, cofondateur et PDG de Doctolib ;
    Colin Murdoch, président d’Isomorphic Labs et directeur commercial de Google DeepMind 
    Fanny Jaulin , cofondatrice et PDG d’Orakl Oncology ;
    Alex Lebrun, cofondateur et PDG de Nabla ; et bien d’autres.

    Plusieurs startups révolutionnant le secteur de la santé et du bien-être seront présentes à VivaTech en 2025 :

    – EMOBOT (France) utilise l’IA pour détecter les troubles de l’humeur via un selfie. Détentrice de quatre brevets mondiaux, cette startup collabore déjà avec 150 médecins. Cette solution offre un suivi en temps réel de l’évolution des symptômes dépressifs, permettant de mesurer précocement la réponse aux traitements, de réduire les essais thérapeutiques et de prévenir les rechutes.

    – NUANCE AUDIO x ESSILORLUXOTTICA
     (Italie) : Les lunettes audio Nuance sont conçues pour compenser les pertes auditives légères à modérées. Elles intègrent des microphones directionnels et des écouteurs intra-auriculaires pour améliorer la perception sonore tout en restant discrètes et fonctionnelles au quotidien.

    – AQEMIA (France) :
    Aqemia est une entreprise TechBio de nouvelle génération, utilisant des algorithmes basés sur la physique et la mécanique statistique pour alimenter l’intelligence artificielle générative afin de concevoir rapidement des candidats médicaments innovants pour des maladies critiques dans des domaines tels que l’immuno-oncologie.

    – IMPACT – FONDATION ANTOINE ALLENO : IMPACT est un mouvement pour mettre la technologie au service de la vie et réinventer la sensibilisation aux risques routiers. Dans le cadre de ce projet, la Fondation Antoine Alléno mobilise entreprises et startups pour développer des solutions technologiques capables d’agir directement sur les comportements à risque. Les différentes solutions seront présentées sur le stand de la Fondation pendant les quatre jours de VivaTech.

     

  • COMMENT L’INFOX S’EST INSTALLÉE DANS NOS VIES ?

    COMMENT L’INFOX S’EST INSTALLÉE DANS NOS VIES ?

    Découvrez les résultats de l’enquête d’opinion sur le raisonnement critique
    et l’étude lancée par la Fondation Reboot
    « Le raisonnement critique nous aide à casser nos propres biais, il va également favoriser la croissance de notre économie et renforcer notre démocratie. » Helen Lee Bouygues, Fondatrice de la fondation Rebbot

    L’infox plane sur nos vies et l’on ne comprend pas vraiment ce qui s’est passé au pays de Descartes pour en arriver là. Depuis sa création, la fondation Reboot interroge ce sujet qu’elle observe en France comme aux États-Unis.En octobre 2018, la Fondation a lancé une vaste enquête d’opinion*  pour comprendre comment et pourquoi nous en sommes arrivés là. Cette étude a vocation à être renouvelée chaque année et un sondage similaire a été mené aux États-Unis à la même période, selon la même méthodologie, ce qui autorise la comparaison entre les deux pays.

    Les 6 leçons du sondage

    1. Raisonnement critique, où es-tu ? 
    Toutes les personnes interrogées (93 %) jugent le raisonnement critique nécessaire dans le monde actuel, mais 70 % d’entre elles considèrent que les jeunes manquent de capacités de raisonnement critique.

    2. Développer le raisonnement critique, qui s’en charge ? 
    46 % des parents interrogés se considèrent comme responsables de cet enseignement, 38 % pensent que c’est à l’école de le faire, et 13 % que les enfants devraient l’apprendre eux-mêmes.

    3. Enseigner le raisonnement critique, d’accord, mais comment ? 
    91 % des personnes interrogées pensent qu’il est important d’enseigner le raisonnement critique à leurs enfants, mais seulement 59 % déclarent savoir comment s’y prendre.

    4. Commencer par écouter des avis différents ? 
    Seuls 20 % des parents exigent de leurs enfants qu’ils considèrent les avis opposés aux leurs, et seulement un tiers qu’ils discutent de problématiques qui n’appellent ni bonne ni mauvaise réponse.

    5. Raisonnement critique, tous incompétents ? 
    Les résultats du sondage montrent que 38 % des personnes interrogées ne réfléchissent pas en amont à l’endroit où elles vont chercher de l’information lorsqu’elles effectuent des requêtes, et 36 % ne se réfèrent qu’à une seule source d’information. Plus d’un tiers (35 %) des répondants considèrent Wikipedia, site encyclopédique contributif, comme l’équivalent d’une encyclopédie rigoureusement contrôlée.

    6. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! 
    Alors que 85 % des sondés déclarent important et utile de considérer un point de vue opposé au leur, peu le mettent en pratique. Si 62 % disent rester ouverts à des idées différentes quand ils prennent une décision, 36 % reconnaissent éviter les avis opposés sur les sujets importants, et ils ne sont que 39 % à se confronter à des personnes qui pensent différemment d’eux pour discuter et débattre.

    Au fait… qu’est-ce que le raisonnement critique ?

    Nous utilisons une définition large du raisonnement critique : il s’agit d’une forme de réflexion qui combine raisonnement, logique et analyse pour comprendre les problèmes et faire des choix. Parmi les éléments clés, on trouve le fait de s’intéresser à des points de vue opposés au sien, celui de s’appuyer sur des preuves, et celui d’accepter le débat.

    Des pistes pour sortir du faux pas 

    La Fondation Reboot ne s’arrête pas au constat. L’étude apporte des outils et des pistes qui seront creusés dans les mois à venir, et déjà quelques voies se dégagent.

    À la maison 
    Demandez à votre enfant d’expliquer comment il arrive à sa conclusion sans insister sur les faits. Le plus important est de renforcer sa confiance en soi, de lui apprendre à argumenter, et de lui montrer que personne ne détient la vérité a priori.

    À l’école 
    – Inspirez-vous de l’initiative de Rose-Marie Farinella (enseignante en Haute-Savoie) qui transforme les élèves de CM2 en apprentis hoax busters dans ses ateliers d’éducation aux médias.
    – Pour des élèves plus âgés, intégrez dans les programmes des séminaires ou des projets interdisciplinaires dans lesquels les élèves sont amenés à utiliser des méthodes de raisonnement critique.

    Au travail 
    – Vous assurez-vous que vos futurs collaborateurs ont des aptitudes au raisonnement critique lors du recrutement ?
    – Envisagez une organisation de votre entreprise moins cloisonnée, moins verticale ; encouragez vos collaborateurs à remettre en question les méthodes et à imaginer de nouvelles manières de travailler.

    Pour soi 
    – Pratiquez la métacognition, c’est-à-dire réfléchissez à votre manière de penser.
    – Posez-vous et posez beaucoup de questions ; adoptez une méthode socratique et mettez les hypothèses à l’épreuve.
    – Adoptez une approche méthodique : posez-vous pour réfléchir, affinez le problème puis ouvrez le champ de la réflexion en vous posant beaucoup de questions, rassemblez des preuves et des faits, puis réfléchissez et mettez en perspective en écoutant d’autres points de vue.

    France / États-Unis, nous sommes plus proches que ce que nous pensions 

    Globalement, les attitudes et les comportements sont les mêmes de part et d’autre de l’Atlantique, et l’idée reçue qui voudrait que les Français soient les champions de l’esprit critique n’est pas particulièrement validée par les résultats de notre enquête.

    Quelques nuances existent cependant :
    – 22 % des Américains contre 13 % des Français pensent que les enfants doivent acquérir leurs compétences de raisonnement critique par eux-mêmes ;
    – dans les deux pays, plus de 85 % des sondés déclarent qu’il est important et utile de considérer le point de vue opposé lorsque l’on s’intéresse à un sujet. Mais si 39 % des Français disent se confronter à des personnes qui pensent différemment d’eux pour discuter et débattre, moins d’un quart des Américains s’intéressent à des opinions qui questionnent les leurs. À l’inverse, 36 % des Français reconnaissent éviter les avis opposés sur les sujets importants, pour seulement 24 % des Américains.

    Lire l’étude complète

  • Réseaux sociaux et démocratie : la liberté sur Internet en questions

    Réseaux sociaux et démocratie : la liberté sur Internet en questions

    3 questions à Thomas Fauré, fondateur de la start-up numérique : Whaller

    Et si demain Internet était neutre…?

    L’ONG Freedom House s’inquiétait hier de la manipulation croissante des réseaux et des informations par nos gouvernements, à des fins politiques et commerciales. Thomas Fauré, expert du numérique et fondateur de la start-up Whaller, revient sur les enjeux de la « vie numérique ».

    1. Les réseaux sociaux risquent-ils de devenir la première source d’information, devant les médias traditionnels ?

    Aujourd’hui nous confondons l’usage prétendument personnel des réseaux sociaux avec leur capacité à véhiculer sans cesse des informations. Ces réseaux ne constituent pas une source primaire d’information comme le sont les médias traditionnels, mais ce sont bel et bien des médias sociaux. Des médias, en ce sens qu’ils diffusent des informations, sociaux parce qu’ils suscitent et construisent des interactions et des réactions à ces informations.

    Le danger sur les réseaux c’est l’incapacité dans laquelle nous nous trouvons de vérifier l’authenticité et l’objectivité des informations et des propos rapportés. Les « fake news » sont légion ! Lors des élections présidentielles américaines, Facebook a par exemple reconnu que près de 80.000 posts avaient été publiés par des trolls russes entre janvier 2015 et août 2017. 126 millions de personnes auraient ainsi été exposées à ces informations, soit en les consultant directement dans leur l d’actualités, soit en les partageant. On assiste ainsi à des manipulations de masse. Il est grand temps de réagir.

    J’appelle donc à distinguer la notion de réseau social et de média social. Les lieux de communication interpersonnelle ne sont pas faits pour être des écosystèmes ouverts. Pourquoi dès lors ne pas se tourner vers des espaces collaboratifs et privés pour échanger ? Il faut un temps et un espace pour tout : on ne s’informe pas de la même manière en lisant un journal ou en discutant avec son collègue au café du coin. On ne se construit pas une opinion éclairée en consultant des publications et des commentaires sur Facebook.

    2. Comment garantir la neutralité d’Internet ?

    Des milliers de gens sont payés pour publier de faux avis, diffuser de la propagande et faire remonter de fausses informations. Plus un sujet est commenté, plus il va être visible dans le flux d’actualité des réseauteurs. C’est une question d’algorithmes. La neutralité du web dépend en réalité de la neutralité des flux d’information. Parlons donc de neutralité algorithmique.

    Même s’ils luttent contre la désinformation, nous n’obtiendrons jamais cette neutralité des géants américains du web (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) car il y a trop d’intérêts commerciaux et financiers en jeu. Pour recouvrer notre souveraineté numérique, nous devons faire émerger des plateformes et des systèmes qui ont inscrit dans leur ADN même cette neutralité.

    Aujourd’hui, Twitter est l’un des rares acteurs à respecter la neutralité des flux, mais cela pose de nombreux problèmes quand il y a trop d’informations. Comment travailler par pertinence ? Nos outils numériques n’ont pas été créés à l’échelle humaine, d’où notre impuissance face à une surabondance de données et de ux. Proposons de nouveaux outils qui contextualisent les informations et créent des silos de communication. Il n’y a ni sens ni intérêt à tout consulter dans un seul et même endroit. Les réseaux sociaux publics sont des déversoirs continus, il est bien dif cile d’y retrouver un semblant de réalité sociale.

    3. Peut-on vivre en démocratie, jusque dans nos activités en ligne ?

    Nul n’est anonyme sur Internet, nous sommes traqués et surveillés jusque dans nos préférences les plus intimes. Nous sommes soumis à une in uence extérieure impalpable, indétectable, qui passe par les canaux numériques : publicités ciblées, désinformation, manipulation…
    Quand les voix qui se font entendre ne sont pas instruites et objectives, pire, lorsqu’elles sont manipulées ou censurées, la démocratie est bafouée. Le numérique, porteur de tant de promesses, y compris pour l’exercice de la démocratie, représente simultanément, et ironiquement, une menace pour la libre formation de l’opinion, nécessaire au suffrage. Lorsque cette opinion puise majoritairement à la source de médias sociaux étrangers, c’est notre souveraineté qui est mise à mal. Une réponse législative est souhaitable, mais pas suf sante. Il peut en effet s’avérer utile de contraindre, mais il faut surtout encourager toutes les initiatives qui vont dans le bon sens.

    Le numérique pourrait constituer un fabuleux atout pour notre démocratie. Il porte en puissance une capacité de mobilisation citoyenne formidable. Quand nous serons capables de garantir la protection des identités numériques tout en respectant scrupuleusement un espace de liberté individuelle, nous donnerons forme à une véritable démocratie numérique. Encore faut-il pour cela doter dès à présent les citoyens de lieux de formation et d’expression de l’opinion, qui soient, en quelque sorte, des miroirs de la vie réelle. La portée des lieux d’exercice de la démocratie numérique doit nécessairement être circonscrite à l’échelle des corps intermédiaires de nos cités : État, villes, quartiers… L’expression « vie numérique » est un leurre. L’activité numérique n’est qu’une expression de ce qui se produit dans nos vies tangibles.