Étiquette : social shopping

  • Pourquoi TikTok est en train de s’imposer comme la plateforme de Live Shopping en France ?

    Changer la manière dont le monde consomme
    le e-commerce

    Annie ABELA 

    Il fait beau ce matin sur 1to1 Retailà Monaco
    Il en va de même pour TikTok qui a donné sa keynote sur TikTok Shop sa plateforme de social shopping. Les chiffres explosent en France !


    Avec 200 millions d’acteurs et 100 000 seller social shopping en Europe, le modèle génère des ventes en hausse.
    Pour Laurent Delahodde, Head of Commerce de TikTok France:  » Le commerce de détail connaît aujourd’hui un tournant majeur. Les consommateurs ne suivent plus un parcours d’achat linéaire : ils recherchent des expériences immersives, inspirées par les dernières tendances qui révèlent de nouveaux besoins. »
    TikTok accompagne cette redéfinition des codes du commerce en comblant le fossé entre le digital et le physique : les contenus viraux deviennent de véritables dynamiques commerciales à grande échelle.

    Décryptage sur les temps forts avec :
    Laurent Delahodde, Head of Commerce de TikTok France,
    Mehdi Meghzifene, Country Manager de TikTok Shop France,
    Julie Troadec, Directrice e-commerce @ Colgate-Palmolive
    & Calvin Anderson , SVP Global Direct-to-Consumer SharkNinja 

    1- Quand TikTok réecrit les règles du e-commerce

    Exit les sites e-commerce classiques, place à la sérendipité des contenus!
     » C’est la découverte inattendue et pertinente d’informations lors de la navigation alors que l’utilisateur cherchait autre chose  » explique Laurent Delahodde.
    Favorisée par des algorithmes de recommandation (shuffle, suggestions) et l’exploration libre, elle enrichit l’expérience utilisateur.
    C’est fort. Très fort. Pourquoi ? Parce que l’algorithme devine ce que vous voulez regarder.
    Résultat : l’utilisateur n’explore plus activement un catalogue.
    Le contenu vient à lui.
    64 % des utilisateurs
    trouvent ainsi de nouveaux produits. 
    Dans l’économie de l’attention, cette capacité suffit à transformer TikTok en programmateurs invisibles de la culture populaire.
    Quatre formats sont disponibles : vitrine, boutique, live shopping en one to one ou one to many.

    2- Les marques doivent adapter leur visibilité en ligne 

    Selon une étude publiée par Luminate, les jeunes générations ne vont plus prioritairement sur Google ou Amazon pour chercher un produit.
    Leur 1er réflexe est d’aller sur TikTok, selon Luminate, 64 % des GenZ sont influencés dans leur consommation par TikTok.

    Et c’est la cas du Groupe Colgate Palmolive.

    Julie Troadec, e-commerce Director déclare :
     » Les créateurs de contenu jouent un rôle crucial en tant que prescripteurs, notamment via TikTok Shop où ils créent des interactions directes avec leur audience, transformant des moments de découverte en véritables séances de shopping.  »

    Pour la directrice e-commerce, ce n’est pas simple de changer la communication au sein d’un grand groupe.  » Nous sommes vigilants sur les données personnelles, il a fallu faire notre chemin au niveau légal et reconsiderer le search. »
    La marque mise sur la viralité, utilisant des formats courts et engageants pour transformer le brossage des dents en tendance lifestyle, s’inscrivant dans le boom du contenu beauté sur la plateforme.


    Pour Calvin Aderson SVP Global Direct-to-Consumer chez Shark Ninja –
    L’art de rendre sexy un produit banal

     » Nous avons structuré autour du contenus social media plutôt que que la publicité traditionnelle. Notre format dominant est la démonstration virale »

    Ce format fonctionne car les produits créent des moments visuels sympas qui favorisent la viralité. Une autre particularité forte, SharkNinja conçoit certains produits pour être viralisables. Un exemple ? les machines à glace … elles sont visuellement satisfaisantes et partageables.
    Pourquoi ça marche ? Les vidéos ressemblent à un test et non une publicité. « Show, don’t tell  » toujours démontrer, visiblement un slogan qui réussit à SharkNinja.

    3- Un potentiel réel mais qui a ses limites 

    Reste une question essentielle :  » Est-ce que la course à la monétisation de production massive de contenus promotionnelles peut entraîner un sentiment de lassitude et une baisse de l’engagement organique ?  »
    Pas de réponse officielle de TikTok mais ce qui semble logique c’est que le social shopping doit être utilisé dans une stratégie avec un ciblage précis, un story telling cohérent avec les influenceurs.

    Eviter les pièges (source BPI), à savoir :

    • Téléachat 2.0 : Le flux constant de recommandations crée une pression à l’achat, les acheteurs succombant aux achats impulsifs sur les réseaux sociaux.
    • Sursollicitation : Les créateurs deviennent des vitrines publicitaires, délaissant la création de contenu original pour des placements produits répétitifs.
    • Vente > Création : La monétisation prime sur la créativité, transformant l’expérience utilisateur en une succession d’opportunités d’achat

     

     

     

     

     

     

  • One To Monaco eCommerce- Retail 2025 : les Temps Forts

    One to One Monaco : pour un retour aux fondamentaux du commerce 

     » Entre pression économique, obligations écologiques et instabilité géopolitique, le marché est sous tension et il va le rester. La conséquence pour les acteurs du commerce est une obligation de résultats et d’efficacité.
    Face à un consommateur qui ressemble plus à un expert qu’à un client, l’offre doit être claire et le parcours impeccable » explique Sonia Mamin Po–usset, Directrice Evènements One To One Retail ECommerce. Le ton est donné.

    Retour sur les temps forts que j’ai retenus lors de cet évènement  :

    👉les chiffres clés du eCommerce par La Fevad
    👉 Retour d’experience de l’IA avec LeBonCoin
    👉 Verbatims des intervenants lors des keynotes et des Masterclass 
    👉 Les startups à suivre 

    1- Les Chiffres Clés du eCommerce 

    Pour la 14ème année consécutive, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats issus de son enquête sur le moral des e-commerçants français et européens. Cette étude, réalisée par Toluna–Harris Interactive pour la Fevad et LSA, auprès de 114 dirigeants de sites de e-commerce en France et de 113 dirigeants européens (Belgique, Italie, Allemagne et Espagne) marque un début de retournement par rapport à 2024.
    Retour sur la keynote d’ouverture avec Marc Lolivier, Délégué Général de la FEVAD 

    Plus optimistes qu’en 2024, les e-commerçants considèrent que leur secteur va croître en 2025

    Plus de deux dirigeants interrogés sur trois abordent 2025 dans un état d’esprit stable ou positif et la part de ceux qui se déclarent plus optimistes que pessimistes l’emporte nettement : 34% contre 25% en France et 43% contre 24% à l’échelle européenne. Ce revirement est nourri par une perception positive de la croissance du e-commerce en 2025.
    Ainsi, en France, 38% des dirigeants (+10 points en un an) estiment que le marché sera plus porteur et ils sont encore plus nombreux à partager cette vision à l’échelle européenne (41%, + 9 points).

    Avec des perspectives de meilleurs résultats financiers en 2025, les entreprises du e-commerce prévoient d’investir, notamment à l’international

    S’agissant de leur propre situation, l’optimisme est encore plus marqué chez les e-commerçants; près de 6 sur 10 envisagent une croissance du chiffre d’affaires de leur entreprise en 2025. Cette tendance est davantage marquée en France (64%, + 6 points en un an). Un dirigeant sur 10 s’attend même à une forte croissance cette année. Logiquement, les e-commerçants prévoient une amélioration de leur performance financière en 2025 et une croissance de la marge nette.

    Parmi les investissements, sans surprise , l’IA Générative avec 69 % en France, et les conditions de paiement Buy now Pay later .

    Les grandes tendances qui se dégagent en 2025 : 

    > La déconsommation
    63 % Des participants que le comportement vis à vis de la déconsommation devrait s’accentuer, Son objectif est de diminuer l’impact environnemental.

    > L’engouement pour la seconde main et la revente sur Internet
    Parmi les phénomènes de consommation qui s’installent, les achats de seconde main auxquels ont recours une large majorité des consommateurs en ligne. Ils constituent constituent un choix avant tout économique.

    > La montée en puissance des retailers asiatiques avec Shein et TEMU qui séduisent toujours plus de clients grâce à leurs prix cassés et leur intense marketing. Emblèmes de la surconsommation, les deux enseignes séduisent de plus en plus les clients à la recherche de bonnes affaires, au point de figurer largement en tête des enseignes dans lesquelles les Français ont le plus augmenté leurs dépenses en 2024.

    > Autre grande tendance : la cybersécurité 

    Les dirigeants restent très vigialnts. Les cyberattaques constituent un de leur plus gros risque. Une majorité écrasante estime que les tentatives de cyber-attaques devraient augmenter au cours de l’année. Face à cette menace, plus de 9 entreprises sur 10 ont ainsi renforcé leur politique protection au cours des derniers mois.

    Retour d’xperience de l’IA avec LeBonCoin

    « Comment l’intelligence artificielle a permis à la plateforme de faciliter le quotidien des français » Antoine Jouteau, CEO LebonCoin

    L’obsession de son dirigeant ? La simplicité, le pragmatisme et l’efficacité de sa plateforme.

    Pour rappel LeBonCoin c’est :
    . 1 million/ jour de transactions
    . 17 millions de français inscrits
    . 84 Millions d’annonces en ligne

    L’IA est utilisée pour les équipes informatiques dans le cadre d’automatisation :
    . 5000 tests de compatibilité 
    . 400 mises à jour / jour 

    Parmi les cas d’usage : Le dépôt automatique de l’annonce. Désormais, les utilisateurs peuvent utiliser l’IA mise à disposition sur l’application pour générer facilement et rapidement le descriptif de leur annonce, à partir d’une photo et d’un titre. Ainsi,si elle est utilisée, l’IA génèrera :

    • les caractéristiques du bien dans un texte détaillé
    • le prix pertinent suggéré en fonction du prix d’annonces similaires
    • les modes et poids de livraison recommandés

     

    Verbatims des intervenants lors des keynotes et masterclass

     » Avec l’IA, le client est lui aussi de plus en plus intelligent. Il sait parfois mieux que nous, ce qu’il recherche et est capable de s’informer sur tous les aspects des produits. » Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « IA et RSE ne s’opposent pas. L’IA est un outil. LA RSE, un sujet de fond. La RSE bénéficie des innovations IA. «  Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « L’IA prend tout sons sens quand elle est utilisée au service du quotidien des Français » Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

    « Il faut assumer d’être populaire. L’IA est aussi une position assumée pour améliorer notre service »  Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

     » Après plusieurs années d’innovations majeures, notamment avec l’IA, nous entrons dans une phase où l’innovation doit être mise au service de l’essentiel. » Sonia Mamin, Directrice du One to One Monaco

     » Pour répondre aux expériences clients toujours plus personnalisées, nous utilisons l’IA mais c’est essentiel d’en garder le contrôle.  » Corentin Dupouy Automotive Global Brand

     » L’optimise des eCommerçants Français ?  je dirais que nous gardons le panache, voir une certaine arrogance face à l’environnement incertain » Marc Lolivier, DG de la FEVAD

    Les startups à suivre 

    Le Village Startups réunissait 21 startups innovantes .
    Ces jeunes entreprises ont été sélectionnées pour leur capacité à répondre aux défis actuels du retail et de l’e-commerce, notamment en matière d’expérience client, d’acquisition, de fidélisation, de paiements, de gestion et sécurisation des données, de traçabilité, de RSE, d’IA et de big data.

    Voici la liste des startups sélectionnées :

    Parmi elles, j’ai retenu deux d’entre elles : Klark et Reutec cette dernière avec OPOPOP ont particulièrement retenu mon attention pour leur potentiel de croissance et leur engagement écologique.

    KLARK
    👉 Pitch : optimiser les délais de réponses dans les centres de contacts
    👉Solution : #IA générative
    👉Chiffre clé : 1 million de problèmes résolus en 2024

    REUTEC 
    👉 Pitch : Le colis réutilisable adapté à votre logistique
    👉Solution : Les clients utilisent les colis réutilisables des e-commerçants ! Après réception, ils le replient et le déposent en boîte aux lettres jaune La Poste sans rien payer.
    👉Chiffre clé : 1,7milliards de colis à usage unique

     

  • Quel sera le shopping du Futur ?

    Gamification , programmes de fidélité, metaverse, réalité augmentée et virtuelle :  les nouveaux visages de l’e-commerce

    Selon Shopper Preference Report 2022 de Bazaarvoice 

    Alors que 99 % des consommateurs achètent règulièrement en ligne, un Français sur deux pense que le metaverse va contribuer à la personnalisation du shopping

    Bazaarvoice, spécialiste des avis, notations sur les produits et de solutions de contenu généré par les utilisateurs (CGU), publie sa dernière étude menée auprès de plus de 10 000 acheteurs dans le monde. Ce rapport souligne l’importance des expériences de shopping engageantes et confirme le fait que le terme de « consommateur en ligne » est devenu un pléonasme, tant l’Internet est un canal prisé pour les achats. Désormais, les acheteurs sont en attente de marques et distributeurs faisant évoluer les expériences vers le futur du shopping : au moyen de programmes de récompences, de la « gamification », de la réalité augmentée et virtuelle, sans oublier les opportunités offertes par le metaverse.

    Ceci alors qu’une très forte majorité de répondants (73 %) disent qu’ils tiennent davantage compte de la qualité de l’expérience dont ils bénéficient que du critère du prix : que ce soit de manière systématique (22 %) ou de manière régulière (50,8 %). Retour sur les enseignements du rapport.

    Récompenser le client pour qu’il consomme davantage dans un contexte ludique

    Neuf Français sur dix (85,6 %) ne rechignent pas à dépenser plus d’argent que prévu lors de leurs achats si cela permet d’obtenir une récompense. Les programmes de fidélité peuvent réellement faire la différence et même déclencher l’acte d’achat. Ainsi, 72,4 % des répondants disent qu’ils sont plus susceptibles d’acheter quelque chose s’ils peuvent participer à un programme de fidélité.

    Parallèllement, 72 % des consommateurs français déclarent qu’ils apprécieraient la présence d’éléments ludiques lors de leurs achats en ligne contre 45 % lorsqu’ils achètent en magasin et un tiers lors de l’utilisation d’une application. Les marques sont toujours en recherche d’idées pour engager leurs clients et recueillir leurs avis. L’une des réponses réside dans la « gamification ». En effet, 45,8 % des Français sont partants pour participer à un jeu si cela déclenche l’obtention d’une promotion. Et 79,1 % pointent qu’ils soumettraient volontiers leur avis sur le produit ou le service pour obtenir une récompense.

    Les nouvelles technologies au cœur des tendances du shopping du futur

    Le « live shopping » – qui correspond à une émission de vente diffusée en direct sur Internet – est considéré comme l’expérience d’avant-garde la plus enthousiasmante aux yeux des consommateurs hexagonaux (43,7 %). Elle est suivie par la réalité virtuelle (39,5 %), la réalité augmentée pour essayer les produits (33,1 %) et le metaverse (23,1 %). Une numérisation de l’expérience fait aussi partie des attentes dans le monde physique car six Français sur dix aimeraient aussi bénéficier des apports de la réalité virtuelle ou augmentée dans les boutiques.

    Le metaverse appelé à grandir

    La connaissance du metaverse est plutôt avancée dans le monde, mais en France, près de la moitié des répondants ne comprennent pas encore ce que c’est. Toutefois, 30,5 % pensent que le metaverse fera partie des usages habituels du retail d’ici trois à cinq ans. A date, un tiers des Français se montrent méfiants envers le metaverse au niveau de l’exposition de leur données personelles. 48 % des répondants sont plutôt d’avis que le metaverse va permettre une meilleure personnalisation du shopping, et c’est précisément cette personnalisation dont les acheteurs français (68 %) souhaitent bénéficier.

    Les NFT sont là pour durer

    Si plus de la moitié des Français affirment savoir ce qu’est un jeton non fongible (en anglais NFT), un quart d’entre eux n’est pas encore familier du terme. Plus des trois quarts des Français sondés disent qu’ils vont en acheter un NFT à un moment ou à un autre : 47 % des Français sondés souhaitent acheter un NFT dans les 12 prochains mois et 31,4 % prévoient de le faire dans les années à venir.

    « Les consommateurs n’ont plus vraiment besoin d’être persuadés pour acheter des produits en ligne, mais désormais, les marques et les distributeurs doivent redoubler d’efforts pour les retenir», commente Zarina Lam Stanford, Chief Marketing Officer de Bazaarvoice. « Les consommateurs sont particulièrement enthousiastes vis-à-vis de ces outils, non seulement à titre de divertissement, mais aussi pour leur inspirer confiance et les aider à prendre des décisions d’achats informées. Les commerçants doivent expérimenter la manière dont ces technologies peuvent contribuer à améliorer l’expérience vécue par leurs clients et stimuler les ventes. »

    Téléchargez l’ebook du rapport via ce lien.

  • Instagram en tête chez les Français et les Allemands, les techniques innovantes de shopping s’installent

    Chiffres Bazaarvoice
    Les réseaux sociaux assoient leur crédibilité en matière de shopping : vers un dialogue direct entre les marques et les consommateurs

    Bazaarvoice, spécialiste des avis et notations des consommateurs sur les produits qu’ils achètent, propose une analyse des tendances de consommations, notamment celles concernant les Français et les Allemands. Ceci via les données de sa plateforme Influenster, permettant la découverte d’avis et de notation produits.

    Constat clef : L’essor du commerce sur réseaux sociaux chez les Franco-allemands de l’étude. 43 % disent que leur temps passé sur ces plateformes a augmenté lors des 12 derniers mois – c’est le cas de 48 % des répondants dans le reste du monde. Et 67 % indiquent qu’ils utilisent ces réseaux pour faire des achats.

    Comment analyser une telle tendance ? La pandémie n’explique pas tout. Les réseaux sociaux sont appréciés car ils permettent un dialogue direct entre les marques et les consommateurs mais aussi à ces derniers de converser entre eux et de partager des photos ou vidéos sur les produits via ces plateformes. Ainsi, ils peuvent fuir la perfection des magazines de modes et voir les vêtements ou autres articles en conditions réelles, dans le quotidien d’autres consommateurs.

    Plus spécifiquement, 60 % des répondants Français et Allemands utilisent les réseaux sociaux pour trouver de l’inspiration, 50 % passent à l’achat après avoir consulté le contenu d’un influenceur. 50 % expliquent qu’ils procèdent à des achats par hasard en fonction de ce qui apparaît sur leur fil d’actualité ou dans leurs « stories ».

    Dans cette dynamique, Instagram caracole en tête. 90 % du panel de répondant Français et Allemands préfèrent cet outil pour faire des achats, devant Facebook (50 %) et YouTube (40 %). TikTok en revanche est le réseau le moins populaire avec 29 % seulement du panel qui y effectuent du shopping – alors que pour le reste du monde la moyenne est à 42 %.

    Certains secteurs sont davantage concernés par les achats via les réseaux sociaux à savoir : le secteur de la beauté (89 % pour les Français et les Allemands), du prêt-à-porter (73 %) et des articles de maison (52 %).

    Certaines tendances innovantes de shopping sont à distinguer. 44 % des répondants hexagonaux et outre-Rhin ont d’ores et déjà participé à une session de « live-streaming » hébergée sur un réseau, c’est-à-dire à une session pendant laquelle une marque partage un contenu vidéo en direct avec une audience : au niveau des plateformes utilisées à cet effet, Instagram confirme son podium (80 %) bien devant Facebook (39 %). Ces vidéos permettent de donner le plus de détails possibles sur un produit aux consommateurs : la texture, le toucher etc. et permettent de poser des questions en direct.

    La réalité augmentée reste plus confidentielle, mais s’installe tout de même dans le paysage du shopping avec 34 % des consommateurs français et allemands indiquant l’avoir usitée pour essayer un vêtement ou tester un produit. Elle est particulièrement utile pour examiner le produit sous tous ses angles lorsqu’il n’est pas possible de se déplacer pour le voir en vrai. L’essayage virtuel est l’un des premiers cas d’usage concernés. La beauté aussi : en effet, la couleur de peau varie d’une personne à l’autre et un produit ne sera pas forcément adéquat pour une autre au teint différent.

  • Décalée, kitsch, excentrique, … comment Klarna bouscule les traditionnels codes bancaires

    Comment Klarna révolutionne le social shopping ?

    Klarna, la FinTech la plus valorisée du moment (45,6 milliards de dollars) avec plus de 250000 commerçants et 90 millions de consommateurs dans le monde, débarque en France.
    Son objectif : rendre l’expérience d’achat plus moderne, plus simple, plus fluide plus « Smooth ». Klarna bouscule les traditionnels codes bancaires.
    Décryptage sur une stratégie marketing moderne, efficace et qui ne laisse rien au hasard.

    Ce mardi 8 juin dans un studio quelque part en région parisienne, Klarna lance officiellement sa filiale en France.
    Ce n’est pas dans un hôtel prestigieux que Klarna choisit de faire sa conférence de presse mais bien dans un studio avec un décor rose bonbon.
    Le ton est donné.
    Klarna est une banque sur le fond mais pas tout à fait comme les autres sur la forme.
    La team MyDigitalWeek était sur place pour rencontrer Eric Petitfils, le nouveau Country Manager France.


    Une banque
    rose et excentrique

     » Il y a un peu plus de deux ans, nous avons pris la décision radicale de redéfinir la façon dont les consommateurs expérimentent Klarna. À ses débuts, l’identité visuelle et la communication de Klarna étaient très semblables à celles de la grande majorité du secteur financier : bleue et monotone. Ce n’était évidemment pas l’idéal pour une entreprise qui cherche à redéfinir radicalement la façon dont nous faisons nos achats en ligne » déclare Eric Petifils et de poursuivre :  » Nous avons réuni les designers les plus pointus de la planète et leur avons demandé à quoi ressemblerait Klarna si elle était une véritable marque de lifestyle. Le résultat final est une marque qui place le consommateur au centre et se différencie clairement du reste du secteur. »

    Une banque pour les millennials

    La stratégie de marketing de Klarna est essentielle pour créer un avantage concurrentielle sur un marché encombré, en offrant une marque que les consommateurs aiment et avec laquelle ils sont en contact. Pour se démarquer, Klarna place la marque au premier plan de tous les points de contact et durant toutes les interactions avec les utilisateurs finaux et les commerçants.
    Achats en douceur pour les millennials qui peuvent désormais faire leur shopping en 3 fois sans frais sur Instagram par exemple.
    Le terme “Smoooth” (la douceur) représente  cette idée d’anti-conformisme que l’on retrouve à travers les codes couleur, les possibilités de paiement et de consommation et également à travers la communication social media.
     » Les jeunes se détournent des solutions de crédit, l’idée pour eux est de bénéficier des avantages du crédit sans les inconvénients « , précise Eric Petitfils.
    Pour simplifier les transactions, Klarna prend en charge « le risque crédit et fraude » et règle directement le commerçant en attendant les paiements de ses clients. La fintech récupère toutefois un pourcentage sur chaque transaction, « selon des accords établis au préalable avec les commerçants« , détaille le responsable France de Klarna.

    Le social shopping du J’aime à l’Achat 

    Klarna est très active sur Instagram avec notamment des animations, des publications comiques, des jeux concours, des quizz…
    L’application Klarna suit la même démarche et propose un système de wishlists permettant d’être notifié lors par exemple d’éventuelles baisses de prix. L’application se veut aussi une vitrine pour les e-commerçants et propose d’inspirer de nouveaux achats aux clients à travers un accès aux posts Instagram des marques par exemple.

    Pour séduire les millennials, Klarna a fait appel à des influenceurs très en vogue chez les 18-30 ans : Snoop Dogg, Asap Rocky, Nourhène ou encore Johan Papz.
    Rappeur, YouTuber ou Instagramer, ces influenceurs comptabilisent un grand nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux, ce qui apporte une grande visibilité à Klarna.
    Asap Rocky, compte par exemple plus de 13 millions d’abonnés sur Instagram. Son post pour Klarna a dépassé le million de vues, en moins de 48 heures.

    Fonctionner comme une startup – Rassurer comme une banque 

    La force de Klarna réside à la fois dans son pouvoir marketing, son application et ses solutions. Pour son arrivée en France, les clients ne pourront accéder qu’à l’offre de paiement en 3 fois (tous les 30 jours) mais l’application Klarna offre des outils pour sauvegarder des produits que l’on souhaite acheter, surveiller leurs prix en direct et paramétrer des alertes, suivre les émissions de carbone, et accéder à une totale transparence sur leur suivi de paiement. « Nous sommes une marque de shopping et non une marque de paiement » insiste Eric Petitfils. La frontière est floue mais tout tient dans le langage et la communication.

    Côté B2B, le discours est aussi bien rôdé. Si aujourd’hui Klarna démarre en France avec quelques grandes marques comme Sephora, elle devrait très vite proposer, comme pour les autres pays, un grand nombre de partenariats. Pour les marchands c’est du « win win ».
    En effet, Klarna dispose de bases de datas sur le marché du shopping en France et sur le secteur du paiment alternatif. Deux sources intéressantes pour les marchands qui souhaitent fidéliser mais aussi conquérir et cibler de nouveaux clients. « Nos partenaires bénéficient d’une augmentation du panier moyen (AOV : Average Order Value), des clients plus fidèles et un réseau de de consommateurs Klarna » rappelle le country manager et de conclure : « Si on prend l’exemple d’H&M, en moyenne, 50 % de tous les acheteurs mobiles de H&M choisissent de payer avec Klarna lorsqu’il est disponible et, pour les seuls utilisateurs d’iOS, H&M a constaté une augmentation à deux chiffres (11%) de la conversion. »

    Annie Lichtner & Louis Lebot

     

  • Quel est le futur des médias sociaux ?

    Médias sociaux en 2020 : 5 prédictions de Socialbakers

    Socialbakers, spécialiste de l’analyse des médias sociaux grâce à l’intelligence artificielle et sa plateforme dédiée aux spécialistes du marketing, publie aujourd’hui ses prédictions sur l’avenir des médias sociaux. En 2019, Socialbakers a observé le succès retentissant de TikTok ainsi que la progression du marketing d’influence,notamment dans les domaines de la beauté, de la mode, du e-commerce et de l’automobile. Pour 2020, Socialbakers prévoit une hausse continue du marketing d’influence et l’essor concret du social shopping grâce, en partie, à la croissance du contenu lié au shopping, aux expériences de réalité virtuelle et à l’augmentation de bots dédiés au service client.

    Socialbakers dipsose de la plus grande base de données de médias sociaux et travaille avec plus de 2 500 équipes de marketing digital dans 100 pays.

    1. TikTok continuera son ascension fulgurante

    En octobre 2018, TikTok était l’application photo/vidéo la plus téléchargée de l’AppStore et a officiellement atteint le milliard de téléchargements en 2019. « En 2020, on peut s’attendreà voir progresser TikTok de manière fulgurante, grâce à des campagnes marketing très efficaces et à des investissements dans la conquête commerciale de nouvelles zones géographiques », affirme Yuval Ben-Itzhak, CEO de Socialbakers.

    • TikTok est le premier plus gros annonceur sur Snapchat et le second sur Youtube selon SensorTower, un cabinet d’analyse marketing d’applications. TikTok a également conclu de nombreux partenariats avec des influenceurs et des célébritésafin d’attirer un maximum d’engagement sur la plateforme.
    • L’entreprise alimente sa croissance à travers une stratégie d’expansioninternationale. En effet, TikTok a ouvert de nouveaux bureaux à Londres et à Mountain View en Californie et recrute ainsi les talents de ses concurrents : Facebook, Snapchat et Amazon.
    • Malgré le succès incontestable de l’entreprise, l’application fait face à despolémiques concernant une campagne marketing. En effet, les vidéos utilisées dansles campagnes publicitaires de TikTok sont celles d’utilisateurs qui n’ont, ni étéprévenus de cette utilisation de leur contenu, ni reçu de compensations financières à cet égard. Plus récemment, les législateurs américains ont fait part de leur crainte concernant le risque de menace pour la sécurité nationale que pourrait représenterl’application.

    « TikTok est la plate-forme à surveiller en 2020 », a déclaré Ben-Itzhak de Socialbakers.
    « Mark Zuckerberg a reconnu le succès de TikTok et a tenté de leur faire concurrence en lançant Lasso en novembre 2018. Malheureusement pour Facebook, l’application avait du mal à attirer les utilisateurs. En février 2019, elle ne comptait que 70 000 utilisateurs aux États-Unis ».

    2. Le marketing d’influence en hausse contrairement aux idées reçues

    « Les consommateurs font de plus en plus confiance aux commentaires et aux avis avantd’acheter », affirme Yuval Ben-Itzhak. « Cette conjoncture est une immense opportunité pour les influenceurs et les marques qui s’associent afin de créer un contenu qui parle à leur audience ».

    De nombreuses grandes marques de beauté, de mode, d’e-commerce et automobiles ontutilisé le marketing d’influence pour leurs campagnes cette année et ont affirmé que cesstratégies se sont avérées payantes. Les investissements dans ce secteur devraientaugmenter l’année prochaine et feront du marketing d’influence une industrie de 10milliards de dollars d’ici 2020.

    Selon les données Socialbakers :

    • Les publications sponsorisées des influenceurs ont augmenté de plus de 150%
    • Le nombre d’influenceurs utilisant le #ad (pour indiquer un partenariat) a plus quedoublé
    • Les micro-influenceurs ont pris du galon et représentent aujourd’hui la majorité desinfluenceurs (75% des influenceurs américains sont dans la catégorie « micro- influenceurs »)De grandes campagnes d’influence digitale ont vu le jour sous l’impulsion des marques,comme jamais auparavant :
    • Estee Lauder a déclaré que 75% de son budget marketing était consacré aumarketing d’influence, en particulier aux influenceurs, et que cet investissement portait ses fruits.
    • La marque BOSS a fait la promotion de ses costumes avec le hashtag #suitchallenge et incitait les influenceurs et les athlètes du monde entier à relever un défi sportif, tout en étant habillés de la tête aux pieds par BOSS.
    • Les succès de Burberry sur Instagram et WeChat ont même été mentionnés par leur PDG dans un récent bilan de résultats trimestriels. (Voir la transcription des gains).

    3. Le temps de la réalité virtuelle et de l’intelligence est arrivé

    La réalité virtuelle (VR) a longtemps été associée au Gaming ou aux films hollywoodiens à gros budget.
    « Bien que certains férus de technologie ont expérimenté la réalité virtuelle pour leurs campagnes marketing, la plupart commettent l’erreur de sous-estimer son potentiel en la considérant comme un gadget », a déclaré Ben-Itzhak.

    « Chez Socialbakers, nous savons que la réalité virtuelle représente une énorme opportunité pour les spécialistes du marketing, elle peut renforcer la notoriété de la marque et favoriser la découverte et l’achat de produits », a t-il ajouté. « Il faut imaginer des clients qui parcourent un dressing en réalité virtuelle, cette expérience unique aura forcément un impact sur leurs achats. Bien qu’il faut certainement attendre 5 à 10 ans avant d’utilisercette technologie à grande échelle, les perspectives de la VR laissent penser qu’il s’agira d’une arme puissante dans l’arsenal des marques », a déclaré Ben-Itzhak.

    Gap a expérimenté la réalité virtuelle sous la forme d’une application où les acheteurs pouvaient essayer des vêtements avant de les acheter. L’application Gap a permis aux clients de choisir les vêtements adaptés à leur forme et à leur taille, tout en réduisant l’insatisfaction des clients et le retour des produits, ce qui a permis à l’entreprise d’économiser de l’argent.

    Instagram a également fait un essai de réalité virtuelle sur quelques comptes afin depermettre aux abonnés d’interagir avec les vêtements et de les essayer. A suivre !

    4. Le social shopping, un décollage prévu pour 2020

    Selon les données de Socialbakers, le contenu lié au shopping prolifère rapidement sur les médias sociaux. Les plateformes répondent en ajoutant davantage de fonctionnalités pour faciliter le commerce électronique.

    En pionnier, Instagram a lancé une fonctionnalité Shopping pour certaines marques, offrant aux entreprises une vitrine immersive permettant à leur audience de découvrir et d’explorer des produits ainsi que de suivre un lien pour finaliser l’acte d’achat. WhatsApp, Facebook Messenger et les groupes Facebook offrent déjà des outils d’aide à la gestion de la clientèle afin que toutes les activités marketing, de la découverte du produit au service après-vente puissent être centralisées. Facebook lancera même sa propre crypto-monnaie, Libra.

    « L’année 2020 pourrait bien être celle de l’avènement du social shopping. De plus en plus de clients effectuent des achats directement depuis les médias sociaux au lieu de se diriger vers une application ou vers une boutique en ligne après avoir découvert un produit sur les médias sociaux », a déclaré Ben Itzhak.

    5. La bataille des dépenses publicitaires : Facebook vs Instagram

    Qui de Facebook ou d’Instagram gagnera la bataille des dépenses publicitaires en 2020 ? (Réponse : Facebook puisque la société est propriétaire des deux plateformes !)

    Mais quel est le parfait combo pour les spécialistes du marketing ?

    « Aussi rudimentaire que cela puisse paraître, nous pensons que toutes les marques doivent encore tenir compte de trois éléments de base pour décider où allouer leur budget : portée, engagement et données démographiques », a déclaré Ben-Itzhak. « À partir de là, une marque peut préciser son projet et choisir la plateforme la plus appropriée pour une campagne ponctuelle ou une présence continue »

    Socialbakers a récemment analysé des données afin de déterminer l’orientation des dépenses publicitaires : « Nos données ont montré que les spécialistes du marketing augmentaient leurs dépenses sur Instagram mais que plus de 60% des dépenses publicitaires totales étaient toujours allouées à Facebook », a déclaré Ben-Itzhak.

    « Le flux Instagram arrive loin derrière avec 20% des dépenses, suivi des stories (10%). La vidéo suggérée sur Facebook et la vidéo au format Instream de Facebook comptent pour environ 10%. Au total, les marques ne dépensent qu’environ un tiers de leur budget total sur Instagram, la plate-forme la plus attrayante. Cela soulève la question suivante : les marques sont-elles vraiment celles qui investissent le plus ? », a déclaré Ben-Itzhak.

    Yuval Ben-Itzhak estime que les vidéos suggérées sur Facebook présentent un potentiel considérable, avec le deuxième plus haut taux de clics : 0,8%. Et pourtant les dépenses sur ce format restent faibles.

    « Il est impératif de se concentrer sur l’optimisation du contenu publicitaire et la personnalisation de leurs expériences publicitaires. Se contenter de stratégies globales sur tous les canaux ne donnera pas les résultats escomptés », a déclaré Ben-Itzhak.