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  • #Etude Reech – Etat des lieux de l’influence Marketing en 2024

    L’influence Marketing toujours exponentielle ? 

    Qui sont les créateurs de contenu aujourd’hui ? 
    Comment leur métier évolue-t-il ?
    Quelles plateformes nouvelles utilisent-ils, au détriment desquelles ?
    Combien sont-ils payés ?
    Quels sont les impacts de la nouvelle loi Influence sur leur quotidien ?
    Et l’influence responsable dans tout ça ? Cette année a été riche en rebondissement pour le marché de l’influence. 

    Pour la 8ème année consécutive, Reech dévoile son étude annuelle, devenue une référence dans le secteur.
    Après avoir interrogé les marques en 2022 et les Français en 2023 sur les contours de l’influence, ce sont à nouveau les créateurs de contenu qui se sont prêtés au jeu des questions/réponses pour cette étude 2024, la plus complète jamais réalisée. Décryptage.

    2021 vs. 2024 : Qui sont les créateurs de contenu aujourd’hui ?

    Estimés à 150 000, le nombre de créateurs de contenu en France semble se stabiliser par rapport aux années passées, dont la part des femmes augmente de +4 points : 78% cette année contre 74% en 2021.
    Si le nombre de créateurs estimé n’a pas changé, on observe toutefois certaines évolutions. D’abord sur la moyenne d’âge qui augmente de 3 ans par rapport à 2021. Cette année les créateurs de contenu ont en moyenne 34 ans. « Cette évolution ne s’explique pas uniquement par un vieillissement d’une même population mais bien par la population des créateurs qui s’étend à de nouvelles tranches d’âges. » commente Guillaume Doki-Thonon, CEO et cofondateur de Reech. Si en 2021, 27% des créateurs avaient entre 19 et 25 ans, aujourd’hui ils ne sont plus que 16% à être dans cette tranche d’âge. A contrario, le pourcentage des créateurs de contenu de plus de 30 ans est aujourd’hui en hausse. Par exemple, il y a trois ans, ils étaient 10% à avoir entre 41 et 50 ans, contre 16% aujourd’hui.

    Des évolutions sont notables également sur l’activité professionnelle exercée. Aujourd’hui près d’un 1 créateur de contenu sur 4 est à temps plein : 24% contre 15% en 2021. Ils sont +9 points à avoir comme profession créateurs de contenu. Seuls 5% des créateurs cumulent cette activité avec leurs études et/ou parcours scolaires, alors qu’ils étaient 20% en 2021, soit une baisse de -15 points.

    Beauté, mode, voyage, food, le Lifestyle sont les sujets de prédilection des créateurs de contenu. Ils sont 89% à aborder ces sujets dans leurs contenus et 41% partagent du contenu loisirs tels que le sport, les jeux vidéo ou encore l’humour.

    Les créateurs de contenu sont donc de plus en plus nombreux à vivre pleinement de cette activité et pour cause, leurs revenus sont en hausse. Pour 72% des répondants, la création de contenu est la source principale de revenus. Alors que seuls 11% déclaraient gagner plus de 10 000 € par an en 2021, ils sont 25% aujourd’hui. Et inversement, 38% des créateurs de contenu ne gagnaient pas d’argent via cette activité en 2021. Aujourd’hui, ils sont 12 points de moins.

    Instagram confirme sa position de leader… X (ex-Twitter) et Snapchat s’effondrent

    En deux ans, les plateformes et leur usage ont bien évolué. Instagram est le réseau principal pour 91% des créateurs de contenu et utilisé par une grande majorité d’entre eux (98%). TikTok et Facebook sont également sur le podium des réseaux sociaux les plus utilisés par les créateurs de contenu.

    En 2021, TikTok était loin dans le classement des réseaux les plus utilisés par les créateurs. Aujourd’hui, il rejoint les plateformes stars et monte sur la 3ème marche du podium des réseaux les plus exploités. Une percée fulgurante dans le secteur, TikTok est utilisé par 58% des créateurs et devient le principal réseau pour 33% d’entre eux.

    Si Facebook est aujourd’hui considéré comme ancien dans la conscience collective, il atteint la 2ème place des réseaux les plus plébiscités par les créateurs en gardant les faveurs de 71% des sondés, dont 27% en réseau principal.

    TikTok n’a pas détrôné Instagram mais Snapchat. Auparavant stable, il semble avoir pâti de l’essor de TikTok, seuls 6% d’entre eux déclarent l’utiliser au quotidien. La place de X (ex-Twitter) est mise en péril et n’est aujourd’hui une plateforme majeure que pour 5% des créateurs de contenu sondés.

    D’autres réseaux se maintiennent en cette année, à l’image de LinkedIn et YouTube.
    Le réseau social professionnel reste le réseau principal pour 7% des créateurs, quant à YouTube, c’est la plateforme privilégiée par 17% des répondants.

    Au-delà des réseaux privilégiés par les créateurs de contenu, dans cette étude, Reech s’est intéressé à la dynamique de ces derniers en interrogeant les créateurs sur une récente ou future inscription sur les différentes plateformes. La dynamique des réseaux est dominée par TikTok et YouTube. Sans surprise, TikTok bénéficie de la plus forte dynamique avec 13% d’inscrits en 2023 et 4% d’inscriptions prévues en 2024. Du côté de YouTube, c’est 3% des créateurs sondés qui se sont inscrits en 2023 et 5% qui comptent le faire en 2024.

    L’influence marketing : un marché toujours aussi exponentiel ?

    A l’occasion de l’étude Reech menée en 2022 avec les marques, celles interrogées sur leur perception de l’influence marketing étaient unanimes quant au caractère indispensable du marketing d’influence dans leur stratégie. L’étude révélait que 86% des marques sondées considéraient le marketing d’influence comme un levier efficace et 92% d’entre elles l’intègraient dans leur stratégie. Preuve que le marché de l’influence évoluait de manière continue et très rapide.

    Dans cette étude, Reech a demandé aux créateurs s’ils ont réalisé des partenariats cette année (gratuits ou rémunérés).
    La réponse est oui, pour 83% d’entre eux. Soit 2 points de plus qu’en 2021. Grâce à la technologie Reech Influence Cloud, on observe aujourd’hui que 2,85% des posts publiés par les créateurs de contenu sont réalisés dans le cadre d’un partenariat avec les marques, contre 2,1% en 2022, une augmentation notable de +33%.

    Si plus de 8 créateurs sur 10 ont réalisé au moins un type de partenariats cette année, c’est le placement de produit qui reste le partenariat privilégié à 76%, suivi de la production de contenus pour les marques qui explose avec 61% en 2023 contre 39% en 2019 (+22%).

    Régulation du marché de l’influence : La loi du 9 juin 2023… Qu’en pensent les créateurs de contenu ?

    Le marché de l’influence a été mis sur le devant de la scène en 2023 avec, entre autres, la promulgation de la loi du 9 juin. Dans un secteur où certains aspects constituent encore quelques zones d’ombre pour une partie de la population notamment à l’égard du métier de créateurs de contenu encore mal compris, qu’en pensent les principaux intéressés ?

    75% des créateurs de contenu déclarent avoir pris connaissance de la loi visant à encadrer l’activité dans le but de lutter contre diverses dérives qui entachent le métier. Dans cette large majorité, 58% affirment néanmoins un manque d’information sur le sujet et souhaitent des clarifications pour appliquer sereinement la loi. L’impact de la loi est perçu de façon positive par les répondants. Même si pour 74% d’entre eux, elle fait évoluer le monde de l’influence dans le bon sens pour les consommateurs, ils sont 56% à déclarer que la loi est favorable pour les créateurs de contenu. Seuls 18% considèrent la loi comme un désavantage pour eux.

    Si les ¾ des créateurs de contenu ont connaissance de la loi influence du 9 juin 2023, les changements peinent encore à se concrétiser du côté des marques. Ils sont 24% à voir les changements dans leurs collaborations avec les marques et 42% à apercevoir un changement mais encore trop minime.

    Certaines dérives de l’influence ont également occupé l’espace médiatique cette année et notamment en ce qui concerne les arnaques et le manque de transparence envers les consommateurs. Pour une influence plus responsable, Reech a interrogé les créateurs de contenu sur les combats prioritaires à mener pour une influence plus éthique. Sans surprise, bannir les arnaques et assurer la transparence des partenariats arrivent en haut de la liste des priorités.

    Pour 83% des créateurs, dans l’optique d’une influence plus responsable, il faut avant tout se prémunir contre les arnaques. La transparence des partenariats arrive en seconde position, à 67%. Une donnée intéressante lorsque l’on considère que 47% des sondés déclarent que l’obligation de mentionner explicitement les partenariats était un changement important dû à la nouvelle loi Influence.

    Cette étude 2024 rend compte de créateurs de contenu toujours aussi engagés. 30% des interrogés déclarent avoir déjà effectué un partenariat d’intérêt public, non rémunéré pour la majorité. Le respect et la protection de l’environnement et l’égalité hommes/femmes à 46% chacune, sont les causes prioritaires des engagements des créateurs. Suivi de la lutte contre le cyberharcèlement pour 39% d’entre eux, ce dernier item n’est pas surprenant alors qu’un créateur de moins de 30 ans sur 3 déclare en avoir été victime.

    Et donc… Quel avenir pour l’influence ?

    Les feux semblent au vert pour le marché de l’influence.
    Un secteur en perpétuelle évolution, considéré de plus en plus par le plus grand nombre et désormais en régulation, les créateurs de contenu sont plus nombreux, les marques sollicitent davantage le marché. Malgré cela, les créateurs de contenu affichent une confiance timide dans l’avenir de l’influence. Ils sont 53% à être confiant dans la pérennité de leur activité. « Une situation tout à fait compréhensible au regard des bouleversements connus par le secteur ces dernières années, et de la précarité de la plupart des acteurs » conclut Guillaume Doki-Thonon.

    En résumé : 

    ●        Créateurs de contenus : une population toujours plus féminine (+4% vs. 2021) et plus âgée (+3 ans)

    ●        Le lifestyle : sujet de prédilection des créateurs (à 89%)

    ●        Rémunération en hausse : pour 72% des répondants, la création de contenu est la source principale de revenus

    ●        Les plateformes : Instagram toujours leader, TikTok détrône largement Snapchat et X s’effondre

    ●        Plus de 8 créateurs sur 10 ont réalisé un partenariat cette année

    ●        Le placement de produit : partenariat privilégié des créateurs (à 76%)

    ●        Loi sur l’Influence : 75% des créateurs de contenu ont connaissance de la loi

     

  • Snapchat la 3ème plateforme sociale la plus utilisée en France

    Snapchat franchit la barre des 25 millions d’utilisateurs mensuels

    Snapchat vient de franchir une nouvelle étape de sa progression en France. Son audience, vient d’atteindre un nouveau seuil clé : 25 millions d’utilisateurs par mois, soit 47% des internautes Français, ont consulté Snapchat au moins une fois en janvier 2022 et 18 millions d’utilisateurs par jour, soit 40% des Internautes Français, l’ont consultée en moyenne chaque jour en janvier 2022.

    Depuis 2 ans ces chiffres sont en constante évolution. Les visiteurs uniques mensuels ont augmenté de 26% entre 2020 et 2022, et les visiteurs uniques quotidiens ont augmenté de 32% sur la même période. Cela fait de Snapchat la 4ème application la plus visitée au quotidien.

    Le 14 avril 2022 Snapchat et Médiametrie présentaient les derniers chiffres et évolutions du réseau social. Ces chiffres, issus d’une récente étude de Médiamétrie, confirment le bon état de forme actuel de la plateforme Américaine : 

    • Snapchat application nº 1 : la plus visitée au quotidien par les 15-49 ans et les 15-34 ans
    • Snapchat est la 3ème plateforme sociale la plus utilisée en France
    • Une pénétration de 94% chez les 15-24 ans en France

    Qui sont les snapchatteurs Français ? 

    Dans une registre plus qualitatif, Snapchat s’est intéressé profil des utilisateurs Français. L’étude révèle les émotions les plus choisies par les snapchatteurs Français lors d’un questionnaire. Les 5 émotions les plus associées à l’utilisation de Snapchat sont la joie, la tolérance, la créativité, la cohésion et la spontanéité :

    • 90 % des Snapchatters aiment partager et célébrer des moments de leur vie sur Snapchat.
    • 54 % d’entre eux considèrent que s’amuser est devenu une valeur plus importante.
    • 41 % des utilisateurs affirment que le fait de « rester soi-même » compte encore plus à leurs yeux qu’avant la pandémie.

    La réalité augmentée : divertissement et utilité

    L’utilisation de la réalité augmenté a drastiquement évolué depuis les premiers filtres disponibles sur la plateforme. Aujourd’hui les usages sont diverses et permettent une utilisation de cette technologie bien plus aboutie. Les Snapchatters adoptent une expérience d’achat plus immersive :

    • 86 % d’entre eux aimeraient faire des achats avec la réalité augmentée, tandis que Snapchat est la plateforme la plus appréciée pour partager des séances shopping.
    • 77 % des Snapchatters seraient prêts à utiliser la réalité augmentée pour essayer du maquillage ou des vêtements.
    • Ces derniers sont 2,2x plus enclins à utiliser des outils d’achat en réalité augmentée pour réduire leur impact environnemental.
    Bertrand Krug, Directeur Digital et Presse de Médiamétrie déclare : « Portée par des usages d’Internet en France majoritairement sur mobile (près des ¾ du temps de surf global), l’audience quotidienne de Snapchat a progressé de 32% en deux ans, alors que dans le même temps le nombre de mobinautes quotidiens n’augmentait que de 4%. »
  • Le dernier rapport Snapchat « Lens of the Year »

    17 milliards ! Le nombre de vues pour 5 lenses Snapchat

    Snap lance son tout premier rapport « Lens of the Year » pour 2021, une célébration annuelle des Lenses (filtres photo) qui ont révolutionné la façon dont les Snapchatters créent, explorent, apprennent et jouent avec l’appareil photo de leur smartphone.

    Avec plus de 6 milliards de vues par jour en moyenne, les Lenses offrent une fenêtre unique sur les réalisations de l’année en matière d’innovation en réalité augmentée, de moments culturels et des tendances qui ont eu un impact durable.

    Ce rapport présente 50 Lenses marquantes dans 10 catégories importantes pour notre communauté, notamment la technologie, le shopping, la beauté/la mode, la pop-culture, social et la musique

    es meilleurs Lenses virales de l’année en France :

    1. La Lens Soft Filter a été utilisée par plus d’un tiers des personnes en France, car 27 millions de Snapchatters ont essayé cette Lens.
    1. Les Lenses de Snap ont été conçues pour aider les gens à s’exprimer, il n’est donc pas surprenant que les Snapchatters français répandent l’amour avec la Lens I Love You qui a été utilisée plus de 18 millions de fois.
    1. Les utilisateurs de Snapchat ont maintenu les ondes positives en 2021 avec 24 millions essayant la Lens Happy Face.
    1. Non loin derrière, les utilisateurs tenaient à maintenir les bonnes vibrations du temps, car la Lens Endless Summer a été utilisée par 14 millions de Snapchatters.
    1. Moi et ma grande gueule – plus de 25 millions de Snapchatters ont utilisé la Lens Big Mouth sur Snapchat

    Au total, ces cinq Lenses ont été vues plus de 17 milliards de fois en France !

    Le rapport complet est disponible ici 

  • Rapport Fabernovel : les géants du numérique toujours plus grands

    Grands vainqueurs du confinement : les GAFA

    Les GAFA ont profité du cœur de la crise pour engendrer des résultats records. Avec le redémarrage de l’économie, sur fond d’incertitude sanitaire et de régulation, ces géants continuent toujours de croître.

    “Au cours de ce deuxième trimestre 2021, le secteur des technologies accentue son avance tant d’un point de vue opérationnel qu’en termes de valorisation. Grâce notamment aux géants américains qui ont accru leur domination sur les acteurs asiatiques, pénalisés par les nouvelles régulations gouvernementales.  Ils ont continué à prouver leur capacité d’innovation, soutenue par un fort pouvoir de maintien voire de revalorisation des prix des produits et services” explique en préambule Axelle Ricour-Dumas, directrice stratégie corporate chez Fabernovel. “Nous constatons en parallèle une tendance structurante qui s’accélère encore, l’innovation n’étant pas seulement portée par les grands acteurs technologiques, mais aussi par des groupes historiques qui ont progressivement adopté des briques stratégiques des modèles GAFA. Nous sommes convaincus d’être à une période charnière pour ces entreprises traditionnelles qui doivent continuer à faire naître l’innovation pour réduire l’écart”.

    Dans le top  : Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques

    Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques en concrétisant les trois meilleurs trimestres de son histoire et en dépassant les attentes des analystes. L’entreprise fait 36% de croissance de son chiffre d’affaires au second trimestre par rapport à l’année précédente. Mais l’ombre de la régulation et de la pénurie de composants électroniques plane sur le géant à la pomme” explique Pierre Gonnet, analyste Fabernovel et co-auteur de l’étude GAFAnomics Quarterly.

    Apple est un parfait exemple de société ayant su s’imposer avant, pendant et à l’orée espérée de la fin de la pandémie du Covid-19, et cette performance s’explique par une croissance forte des ventes de ses produits clés comme l’iPhone qui génère près de 40 milliards de dollars de ventes, et qui enregistre une croissance de près de 50% comparé à l’année précédente. La pénurie de semi-conducteurs dans le monde est un enjeu que l’entreprise devra surveiller aux prochains trimestres.

    Le géant à la pomme réussit également sur ses activités de services qui sont liées aux commissions (allant de 15 à 30%) appliquées aux revenus générés par les différentes applications présentes sur son store. Ce segment de revenus a en effet enregistré une croissance de près de 33% par rapport à l’année précédente, représentant une manne de 17,5 milliards de dollars. Apple devra relever le défi de ses méthodes jugées anticoncurrentielles de par le monde, la Corée du Sud est d’ailleurs le premier pays à demander aux plateformes d’applications d’ouvrir des alternatives à leurs offres de paiement intégrées (en savoir plus en lisant la note de Fabernovel “Régulation Sud-Coréenne sur le paiement des géants du numérique : vers un consensus mondial ?

    Dans le flop : Tencent touché mais pas coulé 

    Tencent a été fortement impacté par le mouvement de la régulation chinoise. Bien que l’entreprise soit toujours en croissance avec une hausse de 24% de ses revenus, sa valeur boursière a chuté de plus de 24% ce trimestre, révélant la crainte des investisseurs sur la tournure réglementaire que prend le gouvernement chinois. En effet, la Chine a décidé de sévir par des amendes records mais aussi par un renforcement de sa régulation autour de nouvelles lois notamment avec la loi de sécurité des données applicable dès le 1er septembre, et la Personal Information Protection Law (PIPL) qui entre en application dès le 1er novembre. Avec un objectif : renforcer le contrôle sur les géants du numérique et en réguler leurs pratiques anticoncurrentielles. Les grandes lignes sont définies dans ces lois, mais il est attendu des précisions dans de prochaines mises à jour cristallisant la crainte des investisseurs et impactant directement la valorisation de Tencent ce trimestre.

    La surprise : Snapchat commence à se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google

    Snapchat a créé la surprise ce trimestre, en voulant se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google. L’entreprise a réalisé 116% de croissance de ses revenus par rapport à l’année précédente (dépassant de 16% les attentes des analystes), et a fait bondir de 13 millions son nombre d’utilisateurs actifs quotidien. Son action a aussi grimpé de 43%.

    Cette croissance peut s’expliquer par un rebond du marché, par un regain de confiance des investisseurs dans les business model de la publicité et par un engagement et une pénétration toujours plus forte de Snap Inc. dans son marché. Mais aussi par un contexte dans lequel Facebook et Google se partagent la part du lion, représentant entre 75 et 80% du marché de la publicité en ligne et amène les clients à trouver des solutions pour réduire leur dépendance à ce duopole. De plus, Snapchat a su développer son modèle et a réussi à croître en allant chercher des parts de marché en dehors de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’entreprise continue également à innover en lançant de nouveaux formats de réalité virtuelle permettant aux marques de mieux rayonner et faire grimper, in fine, le revenu moyen par utilisateur de l’application de 22% par rapport au trimestre précédent (de 2,74 à 3,35 dollars).

    Les entreprises traditionnelles et les startups se lancent dans les modèles économiques des GAFA

    Si les GAFA battent de nouveaux records, une tendance structurante prend de l’ampleur avec des acteurs “traditionnels” réussissant à se différencier grâce aux effets de la transformation numérique menée ces dernières années. Des groupes comme LVMH, Nike, Walmart ou The Walt Disney Company, mis en avant dans cette étude, ont pu profiter de la reprise au premier semestre et combler le fossé en pivotant vers de nouveaux modèles souvent inspirés des GAFA. Les résultats nets de ces entreprises ont ainsi, d’une année à l’autre sur le premier semestre, tous fait des performances remarquables avec +913% pour LVMH, 96% pour Walt Disney Company, +79% pour Walmart, +12% pour Nike.

    LVMH a su profiter d’une reprise de certains métiers clés comme le cuir et la mode mais aussi d’une accélération des ventes directes et du déploiement de nouvelles expériences et services. Plus largement c’est le fruit d’une remarquable stratégie d’innovation sur les leviers technologie, marketing et culturel. Avec le projet DARE, LVMH a initié un programme pour favoriser l’innovation interne et s’assurer qu’elle fait émerger de nouvelles sources de revenus. Ce programme implique 60 participants internationaux issus des 40 marques du groupe dont les dernières initiatives en date : un prototype de sac utilisant un écran numérique appelé « Canvas of the future » et une plateforme de revente en ligne des chutes de tissus et de cuir, « Nona Source ». Le groupe LVMH sait aussi s’allier avec des géants, notamment Google Cloud pour développer des modèles de prévisions des ventes, d’optimisation des stocks et des expériences personnalisées. Enfin, LVMH ne s’impose pas de limite pour réussir à toucher la génération Z en développant le jeu “Louis The Game” qui permet à l’utilisateur de découvrir l’histoire du groupe et de collecter pendant le parcours des œuvres numériques (NFT). Ce jeu, téléchargé plus de 500,000 fois, illustre également la capacité d’innovation du groupe en marketing digital et expérience client.

    The Walt Disney Company a réussi à innover et lancer Disney+ dans une période très favorable (plein covid) en menant une stratégie D2C (Direct to Consumers) pour acquérir en 2 ans la moitié du nombre d’abonnés Netflix. En effet, si le contenu de Disney a toujours été distribué par des tiers, avec Disney+, la société propose son contenu en direct en capitalisant sur sa forte image historique et se positionnant comme complémentaire au leader du marché Netflix. Avec cette stratégie innovante, l’entreprise reprend la main sur la connaissance de ses clients et adopte un modèle de revenus récurrents plus résilient.  Le succès de Disney sur un an ne repose ainsi plus sur la performance unique de quelques blockbusters mais sur l’évolution et la cohérence de son bouquet global de contenus.

    Si les grands groupes accélèrent sur leur innovation interne, les nouveaux acteurs numériques représentent aussi un vivier d’innovation pour créer de la valeur et se réinventer face aux géants du numérique.  La bonne nouvelle ? L’écosystème de startups en Europe continue sa dynamique positive avec un regain d’intérêt des investisseurs poussé par l’accélération de tendances structurantes liées au numérique pendant le Covid et la capacité de certaines startups européennes à tirer leur épingle du jeu sur cette période.
    Les chiffres parlent d’eux mêmes :  les levées en Europe sur les startups les plus matures ont augmenté de 466% par rapport à l’année précédente avec l’e-commerce, la fintech, e-santé et l’IA en tête. Le nombre de licornes explose aussi en Europe, qui en détient près de 20% du total, soit 52 pépites valorisées à plus d’un milliard de dollars. Les startups françaises ont levé 4,7 milliards d’euros au travers de 400 opérations, enregistrant une croissance de 74% en valeur et 24% en volume par rapport à 2020. C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire du marché français que plus d’1 milliard d’euros ont été levés tous les mois du dernier trimestre : 1,4 Md€ en mai, 1,7 Md€ en juin et 1,6 Md€ en juillet.

    Alors que les news kids in the block grandissent en Europe, il sera intéressant de trouver des synergies avec les grands groupes « traditionnels » pour continuer d’accélérer l’innovation, de donner une chance à ce nouvel écosystème de grandir et de proposer des alternatives aux géants du numérique.

    5 cas d’acquisitions stratégiques en 2024 imaginés par Fabernovel

    “Il existe plusieurs stratégies d’acquisitions, les géants s’adonnant souvent à des stratégies défensives avec de la consolidation en rachetant des acteurs identiques à leurs marchés. Dans cette nouvelle économie, et pour que le tissu tech européen se développe, les entreprises traditionnelles et startups devront trouver des modèles de collaboration et de création de valeur innovantes pour décupler leurs impacts. En 2024, nous faisons le pari que ce type d’acquisitions innovantes sera monnaie courante et nous vous proposons d’imaginer ce que serait un mariage entre entreprises du CAC40 et Next 40 d’horizons différents” anticipe Cyril Vart, Vice-Executive Président de Fabernovel.

    Bienvenue donc en 2024

    Accor et Care : après s’être diversifié dans le coworking, Accor se lance dans le secteur de la santé.  En combinant le meilleur de Qare en ligne et des pratiques Accor hors ligne, les possibilités autour des cliniques hôtelières et l’hospitalité médicale qui y sont associées offrent de nouveaux horizons d’innovation pour le groupe d’hospitalité.

    Schneider Electric et Cityscoot allient leurs pouvoirs qui ont fait leur succès en créant du logiciel sur du hardware. La combinaison de leurs services et de leurs expertises dans une plateforme ouverte pourrait enrichir l’expérience des clients de Schneider Electric. D’un autre côté, Cityscoot pourrait s’appuyer sur le savoir-faire de Schneider pour passer à l’échelle et tenter de fixer les standards de la mobilité urbaine.

    EDF et Ledger : Le rapport au prix pour le consommateur est un sujet sensible sur le marché de l’énergie, dont les variations sont le plus souvent dues à des facteurs externes. EDF s’allie ainsi avec Ledger, pour renforcer la transparence et la confiance auprès de ses clients grâce à la technologie blockchain, permettant de tracer le coût de l’extraction au foyer.

    Renault et Lydia s’entendent dans une alliance stratégique pour réinventer la façon de vendre des voitures et les nouveaux moyens de les financer. Lydia est en effet une référence du Next 40 lorsqu’il s’agit de développer et de vendre des services financiers centrés clients, notamment autour de l’abonnement, du partage, de l’usage…

    Sanofi intègre Shadow – qui permet de mieux répartir la puissance d’un ordinateur entre ses salles de serveur et les devices des clients  – pour améliorer les performances de leur produit tout en respectant la sécurité de leurs clients, à l’ère de la santé connectée et à distance.

     

  • Etude Snapchat : l’avenir du commerce

    Shopping connecté  pour ramener les clients en magasins après Covid

    Une enquête mondiale menée par Foresight Factory auprès de 20 000 consommateurs, publiée aujourd’hui en partenariat avec Snap, a révélé que le « shopping connecté » – où les consommateurs combinent une expérience numérique avec la présence dans un magasin physique – est susceptible de jouer un rôle clé dans le retour des gens dans les commerces, car les acheteurs disent vouloir profiter des avantages du shopping en ligne, en magasin.

    Les résultats montrent qu’en dépit des nombreux défis auxquels sont confrontés les magasins dans le monde, Internet peut être un outil puissant pour inciter les gens à revenir dans les magasins en leur offrant – en particulier aux jeunes – une expérience « connectée » plus attrayante et plus efficace. De plus en plus, les clients s’attendent à bénéficier des avantages de la vie réelle et de la vie en ligne tout au long du parcours d’achat – en intégrant la commodité en magasin, tout en permettant de tester les produits et de s’engager en ligne.

    Le rapport révèle que 38 % de l’ensemble des consommateurs et 57 % des millennials et de la génération Z utilisent toujours leur téléphone lorsqu’ils font des achats en magasin, tandis qu’un cinquième d’entre eux – et 31 % de la génération Z – se rendraient spécifiquement dans un magasin si celui-ci proposait des services interactifs leur permettant d’essayer des articles virtuellement. 42 % des acheteurs déclarent que le fait de ne pas pouvoir voir, toucher et essayer les articles est le facteur le plus important qui les dissuade de faire des achats en ligne, ce qui souligne l’appétit croissant pour les tests et les essais de produits en ligne.

    Le rapport sur l’avenir des habitudes d’achat a également révélé que ;

    En France, 34% de la génération Z et 29% des millennials déclarent penser acheter davantage en ligne au cours des 12 prochains mois par rapport à l’année précédente. Ils sont seulement 12% de la génération Z et 10% des millennials à affirmer le contraire.

    •  Plus de 2 acheteurs sur 5 en France s’attend déjà à ce que la RA soit disponible dès maintenant lorsqu’il achète des articles tels que des vêtements, des produits de beauté, des meubles, des produits de luxe et des voitures, et deux sur cinq s’attendent à ce que la RA soit disponible dans l’année à venir.
    •  Les nouvelles technologies pourraient réduire de 44 % le nombre d’articles en ligne retournés chaque année en France. L’étude estime que le coût des retours en ligne, en France, s’élève à environ 498 millions d’euros par an.
    •  La moitié des consommateurs français regrettent l’interaction humaine qui accompagne les achats en magasin.
    • 20 % des consommateurs français – dont 3 sur 10 de la génération Z et des millennials – déclarent qu’ils feraient un détour pour se rendre dans un magasin offrant un accès instantané aux informations sur les stocks, par exemple pour vérifier la disponibilité avant de se rendre sur place.

  • Snapchat : ses principales utilisations

    Snapchat ses principales utilisations 

    Page Personnel a récemment réalisé une étude auprès des internautes pour connaître leur perception du réseau social Snapchat et découvrir les principales utilisations qui en étaient faites par les utilisateurs en recherche d’emploi. Le cabinet de recrutement spécialisé révèle aujourd’hui les principaux résultats de cette étude.

     Les résultats sont sans appel, Snapchat est un réseau pour se divertir ! Pas moins de 82 % des répondants en recherche d’emploi considèrent que Snapchat est « un réseau social purement divertissant, pour échanger entre amis ». Par ailleurs, moins de 5 % d’entre eux voient en Snapchat un outil pertinent pour découvrir des entreprises dans une optique de recrutement.

    En effet, nos résultats démontrent qu’alors que Snapchat est un canal visuellement intéressant, il est jugé peu crédible pour la recherche d’emploi. Alors que certaines marques ont lancé des campagnes de marque employeur sur le réseau, Snapchat dispose encore de limites trop importantes et sa population reste relativement jeune avec 71% de moins de 25 ans à fin 2016. A la question « pensez-vous que Snapchat soit ou puisse être un outil utile pour la recherche d’emploi », seuls 18 % des sondés répondent positivement (51 % de non et 31 % de sans opinion). Près de 66% des répondants indiquent qu’ils ne pensent pas que Snapchat soit un outil adapté dans cette optique, et 31 % préfèrent les moyens de recherche traditionnels (jobboards, sites d’emploi, RSP).

    Si 80.4 % déclarent ne pas utiliser du tout ce réseau social dans le cadre de leurs recherches, on note que les personnes en recherche d’emploi restent actives sur les réseaux sociaux professionnels : elles sont ainsi près de 80 % à utiliser LinkedIn, tandis qu’un sur trois est présent sur Viadeo. A noter également : 27.5 % déclarent aujourd’hui utiliser Facebook pour leurs recherches tandis qu’un peu plus de 18 % misent également sur Twitter.

     Seules 10.3 % des personnes en recherche d’emploi qui possèdent un compte Snapchat déclarent suivre des entreprises pour découvrir leur marque employeur (culture, valeurs, engagements, …) et 71 % ne suivent tout simplement aucune marque, entreprise ou média.

    Des chiffres qui confirment la perception de ce réseau comme un outil avant tout ludique et divertissant, essentiellement utilisé pour le partage de photos décalées entre amis.

  • Quand Snapchat débarque sur le terrain du live pour les JO 2016

    JO-2016 : Snapchat, nouveau roi du live ?

    Tribune de Marianne Tournery – Digital marketing project manager chez Kantar Media 

    Periscope et Facebook Live n’ont qu’à bien se tenir, Snapchat débarque pour de bon sur le terrain du live. L’application de messages éphémères (vidéo et photo) aux 10 milliards de vues a en effet conclu un accord inédit avec NBC, le diffuseur officiel des JO de Rio aux Etats-Unis. L’événement disposera d’une chaîne Snapchat dédiée où l’utilisateur pourra se glisser dans les coulisses et vivre les temps forts olympiques comme s’il y était. Imaginez quelques instants l’immense potentiel des « live stories », collections de Snaps partagés en temps réel par la NBC, les supporters ou les athlètes eux-mêmes, pour couvrir le plus grand événement sportif de la planète. NBC diffusera également sur « Discover », la plateforme de curation du réseau social, des contenus immersifs et coproduits par Buzzfeed (qui est par ailleurs la marque la plus regardée sur Snapchat). Avec cette promesse : livrer une bonne dose d’authenticité, d’histoires vraies, et d’inattendu. Bref, tout pour susciter l’engouement auprès d’une population jeune et connectée qui depuis des années se détourne de la télévision. Cette fois c’est sur Snapchat que cela se passe.

    Snapchat & les Millennials (ou comment la TV se réinvente)

    La diffusion des Jeux Olympiques sur le réseau social est tout à fait révélatrice. Elle montre bien que les Smartphones et applications de live vidéo créent de nouveaux usages, développent le « multi-écran », et que les médias « mainstream » doivent désormais investir ces nouveaux espaces de communication pour rester des acteurs crédibles dans la couverture des grands événements d’actualité.

    Les Jeux ne se disputant qu’une fois tous les quatre ans, il faut leur assurer la plus large diffusion, et surtout auprès du jeune public. En effet, d’après les dernières estimations du Bureau du recensement des Etats-Unis, les Américains nés entre 1982 et 2000 sont désormais plus nombreux que leurs aînés, les baby-boomers. C’est aussi la nouvelle cible privilégiée des annonceurs. Or selon Matteo Henick, responsable du développement chez Buzzfeed Motion Pictures, « les jeunes ne sont pas toujours collés à leurs téléviseurs et consultent Snapchat plusieurs fois par jour. » Quand on sait que 71% des utilisateurs du réseau social ont moins de 25 ans, et que plus d’un tiers des utilisateurs quotidiens créent des stories qui enregistrent plus d’1 milliard de consultations par jour, il serait en effet dommage de s’en priver.

    Partage de l’instant, contenu éphémère, potentiel créatif : parce qu’elle répond aux exigences des « Millennials » (ou « génération Y, digital natives »), l’application de vidéo live avait donc tous les atouts pour séduire la chaîne américaine. Désormais grâce à Snapchat, la retransmission de la compétition mondiale par les live streamers devrait la rendre plus accessible et plus populaire auprès des jeunes qu’elle ne l’a jamais été.

    De Standford à Rio (ou comment le petit fantôme blanc devient le roi du live)

    Si l’appli Snapchat n’est à l’origine qu’un projet d’étudiants de Standford permettant d’envoyer des photos éphémères, elle est également devenue aujourd’hui une référence dans le partage de live vidéo. Avec ses 10 milliards de vidéos vues par jour et le succès de la vidéo verticale qui s’impose progressivement dans le paysage audiovisuel, le réseau social n’a déjà plus rien à envier aux deux géants du secteur que sont Périscope et Facebook live. Mais avec la diffusion des JO de Rio cet été, il pourrait bien leur faire de l’ombre !

    Selon les données du « Mobile behavioural panel » de Kantar publiées en début d’année, l’écart entre Facebook et Snapchat s’est déjà considérablement réduit en terme d’audience auprès des Américains de 16 à 23 ans. Le Top 5 est aujourd’hui composé de 1. Facebook Messenger (35%), 2. Snapchat (28%), 3. KIK (19%), 4. Android Talk (11%) et 5. WhatsApp (7%). Sans compter que l’âge moyen de Snapchat est de 22 ans, 10 ans de moins que celui de Facebook (32 ans)…

    A l’aube des JO, la bataille du live streaming se livre aussi au niveau de l’engagement : aujourd’hui les utilisateurs de Snapchat sont engagés et partagent quotidiennement des contenus personnels. En revanche, Facebook et Twitter sont perçus de plus en plus comme des plateformes d’actualité. Et dans le nouveau monde de la vidéo où l’initiative revient à l’internaute, la présence passive d’une grande partie de leurs utilisateurs pourrait les desservir. Quoi qu’il en soit, la durée moyenne des sessions sur Snapchat (90 secondes) est plus élevée que sur toutes les autres applications de messageries, Facebook Messenger inclus…

    Encore un atout majeur de Snapchat vis-à-vis de ses concurrents : la valeur ajoutée que représentent les médias partenaires qui diffusent des contenus immersifs dans sa section « Discover », et son équipe éditoriale en charge de la curation des vidéos. Souvent, le problème du live streaming est que le contenu peut être de mauvaise qualité ou inintéressant. Si le contenu n’est pas intéressant, l’utilisateur zappera. Avec Snapchat, la combinaison du « user generated content » et de la curation ou modération de ces contenus permet d’aller un cran plus loin. Ainsi pendant les Jeux Olympiques, seuls les meilleurs Snaps seront sélectionnés pour alimenter les contenus « behind the scene » rendus publics. Snapchat ne mixera dans ses stories que des vidéos live de la NBC, de fans de sport et des sportifs eux-mêmes. Quel meilleur moyen de donner aux utilisateurs l’impression d’être dans les coulisses de Rio ?

    L’accord passé avec la NBC représente une étape importante pour Snapchat, qui se relève comme l’appli de live vidéo incontournable pour les Millennials lors de l’événement. Cependant, le partenariat n’est pas exclusif et reste ouvert aux autres plateformes. La réalité virtuelle pourrait également être mise à l’honneur par la BBC avec la diffusion des JO en direct 360 et en 4K. En somme, les jeux ne sont pas faits. Rendez-vous le 5 août.