Étiquette : signature électronique

  • Résistance au changement : pourquoi avons-nous tant de mal à adopter des solutions plus pratiques ?

    Résistance au changement : pourquoi avons-nous tant de mal à adopter des solutions plus pratiques ?

     Par Julien Stern, CEO d’Universign

    L’adaptation des entreprises a toujours été une nécessité pour affronter l’avenir. Bien que la plupart d’entre elles aient souvent résisté à engager des transformations organisationnelles, managériales ou encore technologiques, il faut bien reconnaître que l’époque que nous traversons a permis de convaincre les plus sceptiques du bien-fondé de la transformation numérique.

    La crise sanitaire a provoqué une vague massive de télétravail bouleversant notre quotidien et nos habitudes

     Cette pratique est ainsi devenue la norme et non plus une exception. Comme le relève les experts en neurosciences intégratives et cognitives tels que Gaetan de Lavilléon, Marie Lacroix et Emma Vilarem, « le confinement du printemps 2020 a joué un rôle de catalyseur dans le changement de modes de travail. Durant la première vague de la pandémie liée au coronavirus, deux salariés sur cinq furent concernés par le télétravail, dont la moitié qui n’avait jamais télétravaillé avant la crise sanitaire. »

    Cette crise offre ainsi un exemple inédit d’une transformation à l’échelle nationale et ce qui peut paraître curieux, c’est que l’adhésion totale au télétravail est aussi survenue grâce à une forme de norme sociale qui pousse chacun à se conformer et à reproduire les comportements des individus environnants. La réflexion « s’ils peuvent le faire, moi aussi je peux le faire ! » prouve bien que l’adaptation est plus facile à vivre pour un individu ou une organisation quand le phénomène est vécu par la majorité.

    L’acceptation et la contribution spontanée en faveur d’une transformation reposent ainsi principalement sur le sentiment que le changement est à la fois inévitable, bénéfique pour l’individu et son organisation, mais aussi que tous les moyens sont mis en œuvre pour favoriser le succès de ces transitions. La possibilité de travailler à distance grâce aux solutions numériques a donc été perçue comme providentielle face à une telle situation.

    La généralisation du télétravail nécessite d’adapter nos pratiques pour diminuer la circulation du virus

    A l’instar des outils de messagerie et de visioconférence, la signature électronique ne s’est pas imposée aussi vite qu’on aurait pu l’imaginer malgré les atouts qu’elle présente, particulièrement en cette période inédite. Pourtant aujourd’hui, pour bon nombre de raisons que chacun conçoit aisément, cet acte est devenu contraignant. Exemple d’actualité, si vous avez déjà dû vous rendre dans un centre de dépistage de la Covid-19, force est de constater que l’on recommande de se munir de son propre stylo. Ce qui renvoie à un acte qui nous a toujours paru anodin : l’écriture manuscrite et bien sûr, la signature qui nous caractérise tant. En tant qu’acte simple et courant, faisant partie du « monde d’avant », la signature manuscrite ne présentait aucune difficulté. Sauf qu’aujourd’hui ces gestes ne sont plus vraiment « barrière friendly ».

    Les normes du monde d’après : les raisons de la passion du numérique

    Avec le boom incroyable des activités à distance impulsé par cette crise sans précédent, la signature électronique tend à devenir la norme aussi bien pour les raisons sociales évoquées précédemment que grâce au grand nombre de bénéfices associés en termes de sécurité, d’économie et d’écologie.

    Tout d’abord, la signature électronique est par essence un facteur de développement, elle fait partie désormais de la boite à outils d’aide à la vente et permet de développer des parcours de souscription en ligne. Par sa simplicité d’utilisation, elle accélère les transactions et permet de formaliser instantanément un accord en s’affranchissant des distances. Elle offre aussi la possibilité d’automatiser les processus en générant automatiquement des contrats, ce qui ouvre la voie à une petite révolution au sein des fonctions pour lesquelles ce type de tâches chronophages était une corvée.

    L’apport technologique de la signature électronique est un véritable gage de sécurité. Sans rentrer dans la technicité des différents niveaux d’identification et de l’horodatage qualifié, les documents signés électroniquement sont datés de façon certaine et bénéficient d’une valeur juridique (valable devant les tribunaux) et d’une sécurité incontestables.

    Enfin, si tous les documents papier de la planète étaient un jour dématérialisés ce serait non seulement autant d’arbres préservés mais également bon nombre de déplacements parfois inutiles évités, tout comme des envois postaux de tant de dossiers signés et contre signés. Un gage incroyable d’économie et d’empreinte carbone épargnée.

    L’impulsion des dirigeants, point de départ essentiel dans un contexte de transformation

    Le ruissèlement des bonnes pratiques a besoin de chenaux canalisateurs. Pour favoriser l’adoption plus rapide en temps de crise, nous l’avons vu précédemment, il faut que les changements soient aussi soutenus par l’ensemble de la chaîne managériale. Cette dernière doit être prête à mettre les moyens en œuvre pour améliorer l’organisation et ainsi faire preuve d’une capacité d’adaptation sans faille.

     Les bénéfices et différents avantages associés à la signature électronique méritent d’être connus et compris par les décideurs pour qu’ils puissent enfin franchir le pas. Une fois cette étape franchie, il reste encore la moitié du chemin à parcourir car les fonctions supports, RH, Achats, Juridiques et IT, doivent être en mesure d’avancer sereinement, pour tirer le meilleur parti des nouveaux outils dont bénéficieront à la fois les collaborateurs, mais aussi l’entreprise toute entière.

  • Naissance du Cloud Signature Consortium pour le Web et le mobile

    Adobe fédère les entreprises autour de la création d’un standard ouvert pour les signatures numériques en mode cloud

    Un nouveau règlement européen sur les signatures électroniques (eIDAS) entrera en vigueur le 1er juillet 2016, favorisant l’adoption des signatures numériques sécurisées à travers le monde. En marge de cet événement majeur qui contribuera à la généralisation des signatures numériques, Adobe (Nasdaq:ADBE) a annoncé la naissance du Cloud Signature Consortium. Ce groupe composé d’établissements d’enseignement et d’entreprises de renom s’est engagé à créer un standard ouvert pour les signatures numériques en mode cloud sur le web et les terminaux mobiles — afin que quiconque puisse signer des documents numériquement, où qu’il se trouve.

    De plus en plus plébiscitées par les entreprises et les administrations du monde entier, les signatures numériques constituent la forme de signature électronique la plus évoluée et la mieux sécurisée. L’utilisation de signatures numériques conformes peut néanmoins s’avérer fastidieuse et rendre les utilisateurs tributaires de leur poste de travail :  elle requiert en effet bien souvent des identifiants à base de certificats enregistrés sur un dispositif physique tel qu’un jeton USB ou une carte à puce. On est alors bien loin d’offrir aux consommateurs et aux entreprises les expériences simples et attrayantes qu’ils veulent pouvoir vivre, où qu’ils se trouvent, sur l’ensemble de leurs terminaux.

    Et bien qu’il existe des solutions de signature numérique en mode cloud, elles sont propriétaires et fragmentées, et ne permettent pas de choisir entre plusieurs fournisseurs de certificats. En tant que membre fondateur et leader du nouveau consortium, Adobe participe avec plusieurs chefs de file du marché à l’élaboration d’un standard ouvert qui mettra la forme de signature électronique la mieux sécurisée au monde à la portée de plus de sept milliards de terminaux mobiles.

    « Adobe a toujours été à l’avant-garde des normes sectorielles telles que le format PDF. Fermement engagés en faveur des standards ouverts, nous prenons part à leur création lorsqu’ils n’existent pas », confie Bryan Lamkin, executive vice president et general manager, au sein du pôle Digital Media d’Adobe. « Avec plus de six milliards de transactions par signature numérique et électronique traitées chaque année via Adobe Sign et Adobe Document Cloud, nous avons à cœur de faire évoluer le secteur des signatures. Aujourd’hui, dans le cadre de notre collaboration avec le Cloud Signature Consortium, nous sommes fiers de promouvoir un standard ouvert pour les signatures numériques en mode cloud. »

    De la nécessité d’un standard ouvert

    Le nouveau standard du consortium jouera un rôle majeur dans la transformation numérique des entreprises à l’échelle mondiale. Il permettra à quiconque d’avoir accès à des solutions sécurisées de signature numérique dans une multitude d’applications cloud et sur un grand nombre de terminaux mobiles. Une fois mis en œuvre, ce standard ouvert facilitera les processus exigeant une identification fiable du signataire, par exemple, dans le cadre d’un mariage, d’une création d’entreprise ou d’une demande de prêt ou de prestation sociale. Initialement axé sur l’Union européenne, le Cloud Signature Consortium entend désormais développer un réseau mondial de contributeurs sectoriels et publier les spécifications du nouveau standard d’ici fin 2016 — les premières implémentations dans le cloud devraient suivre très rapidement. Le consortium avait au départ pour but de répondre aux exigences les plus strictes de l’eIDAS mais face à la demande croissante de solutions numériques ultrasécurisées, il devrait acquérir une dimension mondiale.

    « Adobe contribue depuis longtemps à l’élaboration et l’adoption des standards ouverts », déclare Melissa Webster, vice president of content et digital media technologies, IDC.  « Un standard ouvert axé sur les signatures numériques en mode cloud sera bénéfique pour les entreprises en termes de temps et de ressources, mais aussi pour l’ensemble du secteur grâce à l’établissement de meilleures pratiques. »