Étiquette : service

  • Pourquoi les problématiques liées au service client restent parmi les plus difficiles à gérer ?

    Comment font les entreprises qui se distinguent par leur niveau de maturité et leur excellence opérationnelle ?

    Selon Christophe Steck,  Directeur Service Client chez Toshiba TFIS

    On pourrait penser que, dans l’univers du B2B, les problématiques du service client sont plus faciles à adresser que sur les segments B2C, du fait de catalogue produits plus resserrés, de parcs de clients plus réduits, de volumes de sollicitation moindres et de périmètres géographiques plus restreints.
    Il n’en est rien ! Les enjeux financiers y sont colossaux et améliorer sans cesse la satisfaction des clients, dont le coût d’acquisition est élevé, stratégique, ce n’est jamais une option !

    Christophe Steck, confie les quinze leviers essentiels qu’il a identifié et mis en place au sein de l’entreprise et qui font de Toshiba Tech un expert du service reconnu sur le marché.

    1. Un maillage territorial étroit.  
    La proximité entre un fournisseur et ses clients favorise la réactivité. C’est un point clé, fortement différenciateur : par rapport à des entreprises qui privilégient une approche centralisée, ce modèle décentralisé est redoutablement efficace, en termes d’image, de relationnel, de rapidité des temps d’intervention, d’agilité et d’expérience client.

    2. Une culture client intégrée à la culture d’entreprise. 
    Un service client ne peut être pleinement efficace s’il est déconnecté des autres entités de l’entreprise. C’est un prérequis, mais ce n’est pas suffisant : il est essentiel que la culture de la satisfaction client soit ancrée dans la culture d’entreprise et encouragée au plus haut niveau.

    3. Une démarche qualité dans l’ensemble du cycle de vie des produits.
    On imagine aisément les difficultés de concevoir et de faire fonctionner un service client si les produits concernés ne répondent pas aux meilleurs standards de qualité. Sans parler des pertes de motivations des équipes sur le terrain… L’ensemble du cycle de vie doit être pris en compte, de la conception/fabrication jusqu’à la distribution et au recyclage.

    4. Un niveau de services équivalent pour tous les clients.  
    Qu’il s’agisse de TPE/PME ou de grands groupes, les clients s’attendent à être considérés de la même manière. Dans ce domaine, il n’y a pas de « petits clients » et de « grands clients », il y a juste des clients dont la priorité est de satisfaire les besoins.

    5. Une approche d’amélioration continue formalisée. 
    S’il y a bien un principe qui s’applique à un service client, c’est que rien n’est jamais acquis ! L’amélioration continue est donc indispensable. Cela passe, par exemple, par un benchmarking systématique et régulier des principaux indicateurs clés de performance (temps de réponse moyen, durée d’immobilisation, nombre de tickets, durées d’intervention…), de manière à alimenter un plan d’actions cohérent et en phase avec les besoins des clients.

    6. Un dispositif d’escalade adapté et réactif.  
    Les équipes sur le terrain ne peuvent tout connaître et tout maîtriser. Dès lors qu’elles sont confrontées à des situations plus complexes, il faut agir avec la même célérité que pour les interventions les plus basiques. Un dispositif d’escalade correctement dimensionné est donc indispensable pour résoudre les problèmes de manière rapide et efficiente.

    7. Une capitalisation sur les données techniques.  

    Pour de nombreux produits technologiques, par exemple des imprimantes multifonctions, il est possible de collecter des données techniques de manière à poser un premier diagnostic. Outre le gain en efficacité pour la justesse des diagnostics, cela permet d’être moins intrusif chez les clients et d’anticiper le besoin en pièces détachées.

    8 Une mise à disposition des meilleures technologies pour les techniciens sur le terrain.  
    Ceux-ci doivent en effet disposer des outils adaptés pour gagner en productivité, par exemple des tablettes, des smartphones, des connections à haut débit, ainsi que des accès à distance à des bases de connaissances et aux historiques d’intervention chez les clients.

    9. Une optimisation du temps.  
    Dans le domaine du service client, il y a deux manières d’optimiser le temps : d’une part, en réduisant le temps de réponse aux demandes des clients et, d’autre part, en minimisant le temps d’indisponibilité des machines. C’est donc à la fois un enjeu de dimensionnement et de logistique. On remarquera qu’un maillage territorial apporte une réponse adaptée à ces enjeux.

    10. Des investissements significatifs dans le capital humain. 
    L’expertise et les compétences s’entretiennent en permanence. C’est d’autant plus important que les équipes dédiées au service client doivent se maintenir à l’état de l’art pour suivre l’évolution des produits dont ils ont la charge. Cela passe bien sûr par l’alignement des compétences techniques, mais également par la maîtrise des soft skills (communication, résolution de problèmes complexes, créativité, esprit d’équipe, intelligence émotionnelle, capacités d’empathie…) pour parfaire les relations avec les clients.

    11. Une responsabilisation des équipes techniques.  
    Les métiers liés au service client sont très processés et pouvant générer des préoccupations significatives, par exemple lors de pics d’activités. Si les équipes du service client disposent d’une relative autonomie dans l’organisation de leur travail et bénéficient d’un enrichissement régulier de leurs tâches ; cet écueil peut être évité. Une évolution régulière des collaborateurs permet de motiver et récompenser. C’est le moyen idéal pour donner du sens à un métier. Avec une reconnaissance concrète : sa propre satisfaction qui se répercutera dans celle du client.

    12. Une analyse systématique des retours client et de celui des équipes.
    Complémentaire de l’amélioration continue basée sur un benchmarking précis, l’analyse des retours des clients et des équipes sur le terrain permet une approche plus qualitative et de mettre en exergue des éléments plus difficilement appréhendables, via des questionnaires de satisfaction, ou abrégeables dans des indicateurs/tableaux de bord.

    13. Une maîtrise de l’ensemble de la chaîne de distribution. 
    Dans le secteur B2B, les produits sont le plus souvent vendus via des réseaux de distribution. Ces derniers sont, eux aussi, des maillons essentiels de la chaîne du service client, du fait de leur proximité. Ils doivent donc être parties prenantes de toute stratégie dans ce domaine.

    14. L’anticipation des évolutions dans les pratiques. 
    Les approches caractéristiques d’un service client sont en constante évolution, sous les effets de l’innovation technologique et des besoins des entreprises. Un service client à l’état de l’art doit anticiper les tendances, notamment dans le domaine de la maintenance, avec l’engouement pour la télémaintenance et la maintenance prédictive. Rappelons que celle-ci aide à mieux planifier les interventions d’entretien et le renouvellement de leur stock de pièces de rechange. Elles sont ainsi en mesure de prévenir les pannes et de réduire la survenue d’incidents sur les matériels surveillés, en passant d’une approche purement réactive à une démarche proactive.

    15. L’alignement sur les transformations des usages des entreprises.
    Les caractéristiques actuelles et futures des services clients sont calquées sur l’évolution des usages des entreprises. Et dans le domaine des technologies de l’information, cette évolution est très rapide ! C’est le cas, par exemple, pour la gestion des flux documentaires et d’impression. Les transformations des usages portent sur la dématérialisation, les besoins de cybersécurité, les environnements de travail hybride, l’impression intelligente… Autant de métamorphoses qui rendent le service client de plus en plus stratégique : quasiment tous les processus d’une organisation dépendent de matériels dédiés à la gestion des flux documentaires, eux-mêmes fortement intégrés à l’ensemble du système d’information.
    Un service client n’a donc d’autre choix que d’inscrire l’excellence opérationnelle au cœur de ses métiers, de ses processus et de sa culture. Heureusement, les bons ingrédients existent!

     

  • Entreprises du commerce et des services : le digital perçu comme un incontournable

    Résultats de la 4e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL

    Menée après le premier confinement auprès de 720 entreprises du commerce et des services, la 4e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL, principale association multisectorielle et transversale de l’économie numérique en France, analyse en profondeur l’impact du digital sur un secteur en pleine tempête. L’an dernier, les résultats démontraient que le numérique agissait directement sur la croissance de ces entreprises : une certaine dynamique était enclenchée. Comment le contexte actuel l’influence-t-il ?

    En Bref …

    * En 2020, le digital a été un moteur de croissance pour les entreprises les plus digitalisées

    * 79% des entreprises, entreprises en croissance en 2019 et en 2020, reconnaissent la contribution du digital à leur croissance. Un impact à hauteur de plus de 25% du CA pour 20% d’entre elles.

    * Le digital, véritable levier des ventes physiques pour les magasins, a convaincu une majorité des commerçants

    * Pour les entreprises prises de cours par la crise, le digital a eu un effet de bouclier

    * Les TPE sont en retard dans leur transformation digitale

    * Pour tous, les besoins persistent, exacerbés par la crise

    Menée après le premier confinement auprès de 720 entreprises du commerce et des services, la 4e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL, principale association multisectorielle et transversale de l’économie numérique en France, analyse en profondeur l’impact du digital sur un secteur en pleine tempête. L’an dernier, les résultats démontraient que le numérique agissait directement sur la croissance de ces entreprises : une certaine dynamique était enclenchée. Comment le contexte actuel l’influence-t-il ?

    Une année 2020 bien sombre pour les entreprises du commerce et des services

    Parce que personne ne l’a vue venir, la crise de la Covid-19, et notamment le premier confinement, a été douloureusement ressentie par les entreprises du commerce et des services. La majorité d’entre elles sont des petites structures (de 1 à 19 salariés) particulièrement sensibles aux aléas conjoncturels. Parce qu’elles ont été touchées de plein fouet, près de 1 sur 2 s’attend ainsi à une baisse de chiffre d’affaires. Sur les 12 % qui annoncent néanmoins de la croissance en 2020, près de 7 sur 10 soulignent la contribution du digital à ce bon résultat.

    Plus qu’une opportunité, le digital perçu comme un incontournable

    Même si les difficultés économiques rencontrées conduisent 43 % de ces entreprises à freiner leurs investissements numériques, plus de 50 % des répondants identifient le digital comme une opportunité. En cette période compliquée, il est même perçu comme un « passage obligé » pour s’en sortir : près de 1/3 des entreprises interrogées reconnaissent ainsi avoir eu recours à des outils digitaux pour rester en vie.

    Seulement, prises de court et confrontées à des freins structurels déjà existants mais renforcés par la crise (manque de temps et de financement, complexité de mise en œuvre, absence de compétences en interne…), ces entreprises se sont senties parfois contraintes d’agir sans réellement savoir comment s’y prendre. Une majorité d’entre elles (63 %), principalement des TPE, ayant dû s’appuyer dans l’urgence sur des moyens numériques pour communiquer sur leurs nouveaux dispositifs de vente durant la crise, ont privilégié les réseaux sociaux.

    Des commerçants et acteurs du service qui font preuve de résilience

    Malgré la soudaineté du premier confinement, les entreprises françaises du commerce et des services ont su rebondir et faire preuve d’une certaine résilience. Plus de la moitié estime notamment qu’elles ont su être suffisamment agiles pour faire face à la crise sanitaire. Près de 30 % de celles qui disposaient déjà d’un site de vente en propre ou recouraient aux services des marketplaces ont d’ailleurs profité de cette période pour repenser leur stratégie de e-commerce. Un pourcentage qui atteint même 41 % dans le secteur du commerce. Si la plupart d’entre elles ont maintenu la même dynamique de vente en ligne qu’en temps normal, la part de celles de 20 salariés et plus réalisant plus de 25 % de leur chiffre d’affaires en ligne a augmenté de 6 points depuis le déconfinement.

    Être visible et vendre sur Internet : ces nouvelles priorités à l’heure de la crise

    Les entreprises françaises du commerce et des services associent au digital des bénéfices qui lui confèrent une valeur de « sauveur ». Elles estiment notamment que celui-ci joue sur l’amélioration de leur relation client (48 %), mais aussi qu’il apparait comme un moyen de maintenir, voire de sauvegarder leur activité (38 %). Être visible et vendre sur Internet sont devenus en quelques mois des priorités pour elles. 68 % de ces entreprises disposent aujourd’hui d’une présence en ligne. Un chiffre qui grimpe à 76 % pour celles de 20 salariés et plus, soit une hausse de 16 points par rapport à 2019.

    La connaissance client via les outils d’analytics : un véritable Game Changer

    Plus que jamais, mieux connaître son client pour mieux vendre et fidéliser devient central. Sur ce point, 30 % des entreprises reconnaissent avoir utilisé les outils d’analyses digitaux à leur disposition. Une pratique qui progresse, notamment au sein des entreprises de 20 salariés et plus (40 %). Les entreprises qui ont entrepris cette démarche, la considèrent comme primordiale pour faire face à la concurrence (66 %) et prévoient dès cette année des investissements à la hausse pour la structurer et la renforcer.

    Vente en ligne : vers la fin de la défiance ?

    Près des 2/3 des entreprises interrogées ne considèrent pas le e-commerce comme un concurrent des points de vente, un pourcentage en hausse de 12 points par rapport à 2019. Mieux encore, pour près de 6 sur 10, le numérique constitue un levier important pour augmenter les ventes en boutique. La période a d’ailleurs été marquée par un transfert d’une partie des investissements publicitaires dans les médias et supports traditionnels (TV, radio, presse papier et prospectus) vers les outils et solutions digitales. Ces campagnes publicitaires en ligne et par email ont notamment eu pour objectif d’augmenter le trafic à la fois sur les espaces e-commerce et en magasin. Au sein des entreprises de 20 salariés et plus, les stratégies de communication omnicanales, en forte progression, ont été considérées comme bénéfiques à la fois pour le trafic en en ligne et en magasin par rapport à 2019 (64 %, soit +12 points).

    Le Click & Collect se généralise doucement, mais surement

    Malgré ses avantages perçus (satisfaction et fidélité client, croissance des ventes, hausse de la fréquentation), le Click & Collect ne s’est pas encore réellement généralisé. Ainsi, seul 1/3 des entreprises interrogées l’avaient instauré en septembre dernier. Celles n’ayant pas encore sauté le pas évoquent principalement un manque de ressources humaines, d’outils et de moyens financiers, mais 1/3 d’entre elles envisagent toutefois de se pencher prochainement sur le sujet.

    En revanche, les entreprises qui l’ont mis en place estiment que le Click & Collect leur donne une image plus moderne, mais aussi la possibilité de mieux connaître leur client et d’améliorer leur expérience, tout en offrant de nouveaux services. Surtout, quel que soit leur niveau de maturité sur ce sujet, 1/4 des entreprises de 20 salariés et plus considèrent désormais que le développement d’une stratégie omnicanale doit être un objectif en soi.

    Celles qui résistent le mieux sont aussi les plus digitales

    Si la majorité des entreprises interrogées évoquent des difficultés économiques, 12 % annoncent de la croissance en 2020. Toutes ont en commun d’avoir maintenu la part du digital dans leur chiffre d’affaires. En parallèle, ces entreprises ont aussi mis l’accent dès 2019 sur les solutions technologiques (CRM, analytics, marketing automation, etc.), ainsi que sur la formation à ces nouveaux outils.

    Pour faire face à la crise, elles ont eu davantage recours que les autres aux réseaux sociaux. 47 % ont redéfini leur stratégie en matière de e-commerce pour accroître les ventes en ligne (vs 28 % des autres entreprises) et joué pleinement la carte de l’omnicanalité. Ainsi, la part des ventes en ligne dans leur chiffre d’affaires a drastiquement augmenté durant la période de confinement pour atteindre plus de 25 % pour 16 % d’entre elles. Depuis le déconfinement, 10 % réalisent même la totalité de leurs revenus par ce canal (vs 3 % pour les autres entreprises interrogées) !

    Former, accompagner, financer et simplifier : les 4 leviers pour sortir de l’impasse en 2021

    Au regard des résultats du baromètre 2020 Croissance & Digital, les entreprises du commerce et des services rencontrent globalement 4 freins à la mise en place d’une véritable stratégie digitale :

    * 50 % estiment ne pas disposer des ressources internes nécessaires pour mettre en place des outils et solutions digitales

    * 32 % considèrent qu’elles ont besoin d’être accompagnées pour engager les changements dans l’organisation interne et les méthodes de travail, ainsi que pour définir les objectifs et la stratégie de transformation numérique.

    * 57 % réclament une aide au financement accrue

    * 57 % souhaitent une simplification des outils digitaux.

     

  • Chatbot : fournir la bonne information mais surtout de la bonne manière 

    Satisfaction client : un client autonome est un client heureux !

    Par Gabriel Frasconi, Directeur Ventes Europe du Sud chez Zendesk 

    Il est une évidence qu’aujourd’hui les informations sur les marques, leurs produits et leurs services sont à portée de main des consommateurs. Toujours connectés, ceux-ci veulent être en mesure de pouvoir accéder à ces informations n’importe où et à tout moment. Cependant, s’il est une chose qu’ils ne veulent pas avoir à faire, c’est contacter les marques directement. Horaires d’ouverture de la hotline peu pratiques, attente interminable… Appeler un service client est une affaire contraignante qui peut faire fuir de nombreux clients. Selon le cabinet Forrester, 72% des consommateurs préfèrent en effet résoudre leurs problèmes eux-mêmes sans passer par le service client. Fidèle au proverbe selon lequel « on n’est jamais mieux servi que par soi-même », le concept du self-service fait donc de plus en plus d’adeptes.

    En permettant aux clients de résoudre eux-mêmes des problèmes mineurs tels que l’échange ou le remboursement de produits, le self-service contribue à leur offrir une expérience sans encombre. Cependant, un nombre surprenant d’entreprises avouent que le self-service ne fait pas partie de leurs priorités ou, tout au moins, qu’elles n’ont pas le temps de s’y atteler. Un client autonome est pourtant un client heureux, il est donc essentiel que les marques fournissent aux consommateurs les outils nécessaires pour s’aider eux-mêmes. Néanmoins, afin que les outils de self-service soient les plus performants, il y a quelques règles à suivre.

    Anticiper les demandes

    Grand classique, une page FAQ dans le centre d’aide d’une entreprise fait partie intégrante de toute stratégie de self-service. Elle permet aux clients de trouver rapidement les réponses aux questions les plus fréquentes. Cependant, il n’est pas toujours évident de décider quoi inclure à la section FAQ.

    En analysant régulièrement les tickets d’incident, les macros et les tags, les entreprises découvriront quelles sont les questions les plus fréquemment posées et pourront ainsi mettre les réponses à l’avant plan. Il leur faut cependant prendre conscience que le centre d’aide doit offrir plus qu’une simple liste de FAQ. Alors que le contenu est certainement très précieux, des photos telles que des captures d’écran utiles ou des vidéos aident souvent à donner vie au contenu. Il est donc essentiel que les marques exploitent la richesse des informations de leur plateforme de service client pour développer du contenu pour leur centre d’aide. Les clients n’arrêteront jamais totalement de poser des questions, mais en s’assurant qu’ils peuvent trouver les réponses aux plus fréquentes, les marques permettront à leurs agents d’assistance de se concentrer sur les plus complexes.

    Fournir la bonne information mais surtout de la bonne manière

    De plus en plus connectés, les consommateurs utilisent de nombreux canaux tout au long de leur parcours d’achat : mobile, application, ordinateur… Ils passent de l’un à l’autre sans y réfléchir et forment une catégorie plus évoluée de consommateurs : les « omniconsommateurs ». Pour gagner leur fidélité, les marques doivent s’adapter et s’assurer que leurs clients puissent facilement accéder aux informations dont ils ont besoin quel que soit le canal. En effet, pourquoi ces omniconsommateurs devraient-ils interrompre ce qu’ils font sur votre site et aller chercher de l’aide ailleurs ?

    Les clients contactent les entreprises via tous les canaux de communication disponibles et sont donc confrontés à diverses réponses : ils doivent s’identifier et s’expliquer plusieurs fois, ils doivent attendre patiemment des instructions de dépannage qui ne marchent pas, et parfois même, ils ne reçoivent pas de réponse. Les clients aiment disposer de diverses options pour contacter une entreprise (parfois pour s’auto-assister, d’autres fois pour parler à un agent), mais ils n’apprécient pas les expériences qui existent en dehors de tout contexte. Ils préfèrent pouvoir reprendre une conversation avec une entreprise exactement là où elle s’était arrêtée, et ils apprécient tout particulièrement qu’une entreprise se souvienne d’eux.

    Créer des expériences fondées sur l’intelligence artificielle

    En rassemblant toutes les actions précédentes du client, son historique en matière de support, ainsi que ses préférences d’utilisateur, au même endroit de façon à fournir un contexte complet, les entreprises ont la possibilité de prévoir les besoins de leurs clients et traiter proactivement des problèmes connus avant que le client ne demande leur aide. Ces données agrégées aident en effet les équipes de support à adapter les communications avec les clients par des messages à la fois automatisés et personnalisés en temps réel en fonction des habitudes et préférences de chacun.

    De même, en s’appuyant sur l’intelligence artificielle, les entreprises peuvent améliorer l’efficacité du self-service en suggérant par exemple des articles pertinents dans les réponses automatiques par email, ainsi que par le biais d’une expérience intégrée pour les formulaires Web. Grâce à l’apprentissage automatique, les marques peuvent répondre aux questions des clients à partir du contenu de leur base de connaissances, notamment par le biais de chatbots. Les réponses sont systématiquement personnalisées en fonction de la question de chaque client, de façon précise et fiable. Lorsque ces outils ne suffisent pas, les agents prennent évidemment le relais. En concentrant sur la résolution de problèmes plus complexes, ceux-ci peuvent forger de meilleures relations avec les clients qui bénéficient d’une touche personnelle.

    L’enchantement du client repose ainsi sur une véritable harmonisation entre la relation client digitale et physique, qui est apte à garder la trace de l’ensemble des interactions qui ont eu lieu, quels que soient le moment, le support et le type de requête. Aujourd’hui, il est indispensable pour les entreprises qui veulent rester en tête de la concurrence d’investir dans des solutions basées sur l’intelligence artificielle pour répondre à ces nouvelles attentes et améliorer l’expérience de leurs clients.

     

     

  • Chatbots : qui sont-ils ? A quoi servent-ils ? Qui les utilise ? Dans quel but ?

    Chatbots, la nouvelle expérience conversationnelle 

    Par KEYRUS