Étiquette : sécurité

  • Les tendances technologiques de 2018

    Les tendances technologiques de 2018

    Par Jason Warner, Senior vice-président Technologies de GitHub

    En 2017 nous avons assisté à l’essor de deux domaines, qui resteront au premier plan encore de nombreuses années : l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique. A présent, que pouvons-nous donc attendre de 2018? Voici les 6 principales tendances technologiques qui marqueront les prochains mois.

    1. Les données resteront l’atout numéro un de toutes les entreprises : ces dernières années, le Cloud 1.0 a marqué l’apparition de tâches de calcul dans les environnements cloud de grande envergure.  Le Cloud 2.0, quant à lui, — celui que nous connaissons aujourd’hui et dont l’évolution va se poursuivre — concerne les données, le transfert des informations et les outils et services qui le rendent possible, que ce soit sur le plan analytique ou de l’apprentissage automatique (machine learning). Qu’elles le sachent ou non, toutes les entreprises actuellement en activité à travers le monde sont des data companies, des sociétés dont l’activité repose sur les données. En 2018, le transfert et la valorisation des données deviendront le plus grand atout des entreprises, à condition qu’elles sachent comment les exploiter.

    2. La recherche de fluidité dans le processus de travail va franchir un nouveau palier, tout comme les fusions et acquisitions : la course est lancée pour capter l’attention des développeurs dans le but de développer l’écosystème du cloud. Le marché des fusions et acquisitions (M & A) va s’enflammer. Les grands comptes du secteur high-tech vont faire main basse sur les structures plus modestes, spécialisées dans la résolution des problèmes d’infrastructure et la création d’outils de gestion de la recherche de fluidité dans le processus de travail plus performants. Notre rôle sera crucial dans l’intégration des plateformes de développement entre ces entreprises.

    3. L’open source fera son retour sur le devant de la scène : véritable OVNI il y a dix ans, Linux est aujourd’hui la norme. À l’époque, des entreprises comme Amazon, Google et Microsoft étaient obligées de construire leurs propres outils, faute de systèmes permettant de créer leurs projets. Depuis, bon nombre de ces frameworks sont devenus disponibles en open source. Cette mutation est en train de transformer ce dans quoi les entreprises investissent, et d’élever les logiciels libres au rang de véritables concurrents pour les outils traditionnels.

    4. L’infrastructure sera simplifée : de nouveaux outils disponibles sur le marché vont rapidement accélérer le passage de l’idée à la production, ainsi que réduire le temps consacré par les développeurs à faire des réglages « sous le capot ». Les développeurs d’applications disposeront ainsi de davantage de temps pour effectuer ce qu’il leur plaît le plus, c’est-à-dire améliorer, régler et enrichir leurs produits.

    5. La sécurité des données deviendra la préoccupation centrale des entreprises :  partout dans le monde, de nombreux systèmes critiques sont insuffisamment robustes et leur exposition ne cesse de croître. Les vagues régulières d’attaques par malware que nous avons enregistrées cette année vont se poursuivre à un rythme croissant, avec pour corollaire une augmentation des ressources financières et de développement dédiées à la sécurité. La sécurité doit être incorporée au code dès son développement, au lieu d’être ajoutée au cours de la phase de production. Par ailleurs, nous allons assister à l’émergence de systèmes plus intelligents qui, à terme, formeront une série de couches automatiquement sécurisées.

    6. Le principe de Neutralité du Net sera remis en question : la fragilité de la neutralité du Net ainsi que la montée en puissance des lois de localisation des données propres à chaque pays vont probablement mettre à l’épreuve la résilience d’Internet, mais également du tissu social mondial et de la manière dont les entreprises collaborent aux quatre coins du monde. L’impact sera important, quelle que soit la façon dont les choses se passent.

  • RGPD, cybersécurité… les prévisions IT 2018

    Prévisions IT 2018

    Ankur Laroia, Responsable des solutions stratégiques Alfresco, nous livre ses prédictions quant à l’IT et aux problématiques de cybersécurité auxquelles feront face les entreprises en 2018.

    La fréquence et l’ampleur des failles de sécurité augmenteront en 2018.
    On peut affirmer avec certitude que la fréquence et l’ampleur des failles de sécurité ne feront qu’augmenter en 2018. De plus en plus organisés, les cybercriminels élaborent des attaques et tactiques toujours plus sophistiquées, dans le but de provoquer un maximum de perturbations et de pertes financières. Il est temps pour les entreprises d’agir et de mettre en place des mesures efficaces pour sécuriser les données contre ces cyberattaques. Toutefois, nombre d’entre elles n’ont pas encore pris conscience d’un élément important : le contenu est le chaînon manquant dans la cybersécurité.

    Le renforcement de la sécurité dans le cloud restera une priorité.
    En 2018, de plus en plus d’entreprises privées vont être amenées à collaborer avec les leaders du secteur de la technologie afin de renforcer la sécurité dans le cloud. Les aspects cruciaux seront notamment les environnements hybrides, la gestion multicloud et une approche moderne basée sur des conteneurs. Grâce aux nouvelles technologies hybrides, les entreprises pourront tester graduellement les capacités du cloud.

    Ascension des Responsables de la sécurité.
    À mesure qu’un nombre croissant d’entreprises considèrent la sécurité comme une priorité, la fonction de Responsable de la sécurité (des systèmes informatiques) va devenir un poste de direction clé. Les dirigeants vont prendre conscience que la sécurité n’est plus uniquement un problème de technologie et n’est plus exclusivement du ressort de la division informatique. La sécurité des informations est une question de risque, et donc un enjeu commercial qui nécessite des solutions plus larges.

    Par ailleurs, la technologie n’a jamais été aussi omniprésente dans l’environnement de travail. Avec l’avènement du DevOps, du cloud, de l’IdO, du BYOD et du Big Data, la « surface vulnérable » s’est élargie et nécessite la protection d’un gardien : le Responsable de la sécurité.

    Consommateurs et pouvoirs publics seront divisés sur les questions de défense du consommateur.
    En Europe, les pouvoirs publics ont été particulièrement vigilants face à la pression des consommateurs européens en faveur de réglementations plus strictes en matière de confidentialité des données. Aux États-Unis, si les consommateurs sont également favorables à un renforcement des réglementations, l’actuel gouvernement et le Congrès ne sont pas sur la même longueur d’onde. Il est probable que les divergences d’opinion entre les deux parties s’accentuent, si les réglementations sont reléguées au second plan pour privilégier les intérêts des grandes entreprises qui pourraient faire pression pour assouplir l’actuelle législation.

    Bon nombre d’entreprises vont batailler pour assurer la conformité au RGPD avant l’échéance de 2018, tandis que certains États adopteront leurs propres réglementations.
    Le 25 mai 2018, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) entrera en vigueur. Toute entreprise, basée en Europe ou ailleurs, qui utilise d’une manière ou d’une autre les données personnelles de citoyens de l’Union européenne sera soumise au RGPD. En cas de non-respect ou de non-conformité au Règlement, les entreprises s’exposeront à des sanctions financières pouvant atteindre jusqu’à 4 % de leur chiffre d’affaires annuel, ainsi qu’à de graves conséquences en termes de réputation et d’image de marque à l’international.

    Si les multinationales ont commencé à constituer des équipes chargées d’assurer la conformité au RGPD, la plupart d’entre elles ont encore un long chemin à parcourir avec d’y parvenir. Contrairement à la plupart des règles statutaires émanant de l’UE, le RGPD est basé à la fois sur « la lettre et l’esprit » de la loi, ce qui implique que les entreprises doivent elles-mêmes vérifier comment assurer leur conformité. Le processus s’annonce flou et incertain car la plupart des équipes de conformité auront sans doute du mal à s’assurer que leur interprétation des principes directeurs est correcte, à mesurer l’impact et les risques sur les processus métier /données soumis au RGPD et à établir un cadre de surveillance pour le maintien de la conformité. Les entreprises qui n’ont pas investi dans la technologie ou suivi le rythme des innovations en matière de protection des données auront les plus grandes difficultés.

    Aux États-Unis, si aucune loi fédérale n’existe à l’échelle nationale, certains États adopteront probablement des législations similaires au RGPD. Par exemple, les entreprises ayant des activités à New York sont désormais soumises au règlement sur la cybersécurité du New York Department of Financial Services (DFS).

  • Quand la sécurité des données devient l’arme secrète de l’économie des applications

    La sécurité est la clé de voute pour réussir et innover dans l’économie des applications 

    Par Julien Boulnois est Directeur Solutions ‘Sécurité & API’ au sein de CA Technologies France

    L’économie des applications, ce monde connecté et basé sur des applications accessibles au creux de nos mains, est aujourd’hui une réalité. En effet, une étude d’App Annie, la valeur de l’app économie » mondiale va augmenter de 5 000 milliards de dollars pour atteindre un total faramineux de 6300 milliards d’ici à 2021. Cela étant, les données, au coeur de ce modèle économique, sont devenues la cible des hackers, mettant en péril non seulement la notoriété des entreprises, mais également la confiance des consommateurs. 

    Les applications : nouvelle vitrine des marques pour les consommateurs

    Les entreprises s’évertuent donc à proposer des expériences numériques qu’elles souhaitent uniques à leurs consommateurs. L’Internet des Objets (IdO) stimule également le lancement de nouveaux services innovants basés sur des applications. L’IdO est un monde où même un compteur intelligent peut être connecté à Internet et être doté d’une certaine compréhension de son environnement. 

    McKinsey & Company estime que 50 milliards d’appareils seront connectés d’ici 2020. Selon une étude réalisée par l’Institut Montaigne et le cabinet de conseil américain A.T. Kearney, le secteur de l’IdO devrait enregistrer un chiffre d’affaires de 15,2 milliards d’euros en 2020, uniquement en France. Les entreprises se doivent donc d’agir. L’arrivée en masse de l’Intelligence artificielle sur le marché ne fait qu’amplifier le phénomène, sans parler du potentiel que représente la réalité virtuelle (un marché estimé à 215 milliards de dollars d’ici à 2021, selon IDC). 

    L’analyse des données : un levier pour la sécurité

    Nous sommes donc déjà à la croisée des chemins où la relation avec le client change et évolue. Les applications, les algorithmes et les plateformes innovent, voire révolutionnent la façon de consommer, multipliant les points d’interaction et amplifiant la volatilité des consommateurs. Pour fidéliser leur client, les entreprises comptent sur les données et, notamment leur analyse, pour adapter presque en temps réel l’offre proposée.

    Or, la multiplication des points d’entrée rime avec faille de sécurité mettant en péril la sécurité des données. Les dernières cyberattaques (Wannacry, Petya, …), dont les entreprises ont été victimes, nous le rappellent. 

    Afin de saisir les opportunités qui se profilent, la sécurité devient un élément clé et pour ce faire une attention particulière doit être portée sur les API. En effet, l’ensemble des applications tourne sur des plateformes qui elles-mêmes dépendent des API. 

    La sécurité des données : arme secrète de l’économie des applications

    Derrière l’acronyme API se cachent une définition barbare au sens où l’entendrait l’écrivain Alessandro Baricco, à savoir : des interfaces de programmation applicatives. Mais il s’agit aussi d’une réalité indéniable : les API sont le moteur de la croissance de l’économie des applications, et les entreprises font face à une pression croissante afin de les adopter dans le cadre de leur transformation numérique. À titre d’exemple, une API donnera à un consommateur donné la possibilité de se connecter à son compte Uber via l’application d’une compagnie aérienne, et de commander un VTC à son aéroport d’arrivée. Cette solution est rapide, simple et pratique. 

    Les développeurs de logiciels créant ces nouvelles applications disruptives et de plus en plus interconnectées se servent des API comme de raccourcis vers des données professionnelles en temps réel. Mais pour que le partage de données via des API soit sûr, fiable et rentable, il faut faire face à des problématiques sensibles en matière de sécurité, de performances des systèmes et d’adaptation des données, car les hackers regorgent de créativité en la matière. 

    Les API pour endiguer le piratage des données

    Les entreprises cherchent de plus en plus à innover à l’aide d’API. Elles doivent donc s’interroger sur la façon de garder le contrôle de leurs données une fois celles-ci sorties de leur périmètre. La gestion des API leur apporte la solution et leur permet de lancer de nouvelles initiatives commerciales rapidement, de bouleverser leur marché, de faire face à la concurrence de façon saine et rentable, et de réussir dans l’économie des applications. 

    En effet, les solutions de gestion des API sécurisent les données et permettent de respecter des normes strictes et de définir qui peut y accéder et quand. Cette approche crée une couche de sécurité éprouvée autour des API afin d’assurer qu’elles ne soient accessibles qu’aux applications et aux utilisateurs de confiance. Faute de quoi, les entreprises ne pourront guère bénéficier de la croissance que va générer l’économie des applications. En effet, le diable se trouve dans les détails et, dans le cas présent, le détail est l’API. 

  • Sécurité, environnement, performance… le verdict des Français sur la voiture intelligente 

    Le véhicule autonome face à des freins psychologiques solidement ancrés

    Enquête OpinionWay 

    • Seulement 43% des Français utiliseraient un véhicule capable de se déplacer sans intervention humaine.
    • Le rêve pour trois quarts d’entre eux ? Un véhicule qui s’entretiendrait automatiquement !
    • Cependant une voiture totalement autonome se heurterait encore à une barrière psychologique solidement ancrée : 59% des Français ne lui ferait pas confiance !
    • En outre, 62% des parents refuseraient qu’un tel véhicule aille chercher leurs enfants à l’école.

    La voiture autonome fait des progrès fulgurants, au point d’apparaître comme un des principaux « drivers » du développement de l’intelligence artificielle. Fort de ces investissements massifs en R&D, selon Gartner, plus de 250 millions de véhicules auront envahi le marché mondial d’ici 2020. Afin de comprendre le bouleversement que représente l’arrivée dans nos vies de tels véhicules, VMware, leader mondial des infrastructures cloud, et l’institut de sondage Opinionway ont mené l’enquête pour évaluer les attentes et les craintes des Français quand à l’utilisation de ces voitures intelligentes. 

    Des promesses à priori séduisantes aux yeux des Français 

    Des fonctionnalités de sécurité plébiscitées par 59% des Français 

    A l’aube de leur commercialisation, les avantages offerts par les voitures dites « intelligentes » suscitent un réel intérêt auprès des Français. Arrivent en premières places notamment, les fonctionnalités de sécurité (58%), les performances environnementales (39%), des primes d’assurances réduites (34%) et les performances du véhicule (29%). Des avantages ici associés plus aux aspects techniques du véhicule qu’à l’expérience du passager.

    La promesse d’un quotidien moins contraignant pour les Français…

    Les promesses de ces véhicules s’avèrent d’autant plus séduisantes aux yeux des Français qu’elles s’attaquent à leurs petites contrariétés quotidiennes. 29% des Français attendent d’abord de la voiture intelligente qu’elle planifie leur itinéraire. Le rêve pour trois quarts d’entre eux ? Un véhicule qui s’entretiendrait automatiquement ! Fini les tracas des visites chez le mécanicien ou au garage.

    … Mais un enthousiasme douché par l’absence de maîtrise

    Malgré ces réelles attentes face aux promesses de ces nouvelles technologies, le verdict des Français est sans appel : seul 18% des personnes interrogées trouvent un intérêt dans un véhicule qui serait complètement autonome. Si l’amélioration des services entourant l’usage du véhicule est prometteuse et plébiscitée, une barrière psychologique se fait jour dès que l’on aborde l’idée d’une absence de contrôle du véhicule par un humain.

    « Les Français sont ouverts à plus de technologie si cette dernière leur apporte plus de confort, la limite étant la confiance dans les nouveaux usages » commente Sylvain Cazard, Directeur Général de VMware France.

    Le véhicule autonome face à des freins psychologiques solidement ancrés

    Défiance, piratage, contrôle, absence de plaisir : plus d’un Français sur deux n’est pas prêt à utiliser un véhicule complètement autonome  

    Malgré un intérêt pour une voiture améliorée, le grand public français n’est pas encore prêt à utiliser un véhicule entièrement autonome : 56 % n’utiliseraient pas un véhicule capable de se déplacer sans intervention humaine.

    Pour 59% d’entre eux, leur crainte se caractérise par leur manque de confiance envers un véhicule autonome pour prendre la bonne décision. Mais aussi le manque de contrôle sur le véhicule (46%), la peur d’avoir un accident (45%), l’absence de plaisir de conduire (41%) et la peur que le véhicule soit piraté (40%).

    Sécurité, remède contre la fatigue, confort : les éléments qui pourraient pourtant faire la différence…

    A contrario les 43% de Français se déclarant prêts à utiliser une voiture autonome sont motivés par la perspective de trajets moins fatigants (50%), la sécurité renforcée (50%), les économies réalisée grâce à l’optimisation de la consommation de carburant (38%) le fait de disposer de temps libre durant le trajet (37%), la possibilité de se garer plus facilement (28%) ou encore une meilleure planification des itinéraires (24%).

    …mais qui peine encore à convaincre à la lumière des problématiques du quotidien 

    Particulièrement circonspects vis-à-vis de la voiture autonome, la majorité des parents interrogés n’auraient pas suffisamment confiance pour récupérer leur enfant à l’école (62%), les parents de moins de 35 ans et les femmes font partie des plus réticents à cette innovation (respectivement 72% et 67%).

    «Assurer la sécurité des échanges de données et une nouvelle expérience utilisateur optimale est central pour convaincre l’usager de la pertinence de la voiture totalement autonome. VMware travaille depuis déjà plusieurs mois sur des technologies qui permettent de maintenir un accès au cloud et aux données hautement sécurisé tout en offrant des analyses en temps réel et par conséquent un service adapté à l’usager» souligne Sylvain Cazard.

    L’avenir de la voiture autonome étant déjà en marche, il appartient aux entreprises de démontrer en quoi l’intégration des briques de sécurité à l’ADN des systèmes – depuis le datacenter où les données cruciales sont stockées – jusqu’au véhicule lui-même, va renforcer la fiabilité de ces technologies et rassurer sur un monde où voitures autonomes et voitures connectées peuvent coexister harmonieusement. »

     

     

     

  • Les IoT : un nouvel enjeu stratégique pour les entreprises –

    Les IoT : un nouvel enjeu stratégique pour les entreprises 

    Un livre blanc proposé par Deloitte 

    D’ici à 2020, selon IDC, nous compterons plus de 30 milliards d’objets connectés. Ce développement accru de l’Internet des Objets fait peser un risque de plus en plus grand sur les consommateurs et les entreprises, potentiels victimes de cyberattaques.

    Les pirates informatiques peuvent ainsi accéder simultanément à des millions d’appareils, comme cela a été le cas lors des attaques menées à l’aide du logiciel malveillant Mirai en octobre 2016, qui visaient des appareils inter-reliés. Face à la généralisation de l’IoT, il est donc impératif que les dirigeants d’entreprises disposent d’une stratégie qui permette non seulement de protéger les données recueillies, mais également de les exploiter dans un cadre réglementaire exigeant pour en tirer un avantage concurrentiel.

  • Cybersécurité : 3 sujets prioritaires que les entreprises devront traiter d’ici 2020

    Cybersécurité : 3 sujets prioritaires que les entreprises devront traiter d’ici 2020

    Par Christophe Foucault, consultant cybersécurité chez IT Link

    RGPD, ransomwares, externalisation des données : entre la législation en pleine évolution, l’explosion des attaques informatiques et l’optimisation des coûts, les entreprises font face à de nombreux challenges où la prise en compte des sujets de cybersécurité devient plus que jamais cruciale.

     RGPD : en marche vers mai 2018

    La directive européenne sur la protection des données à caractère personnel est devenue le RGPD, un règlement européen qui devra être appliqué de manière systématique par toutes les entreprises et institutions, quelles que soient leur taille ou leur nationalité.

    Aucune entreprise n’est épargnée puisque toutes manipulent des données sur leurs salariés ou leurs clients, et toutes devront notamment faire face à la nécessité d’anonymiser ou pseudonymiser ces données privées. En effet, puisqu’il est difficile, voire impossible, de garantir qu’aucune donnée ne pourra jamais fuiter, des mesures doivent permettre de protéger les individus en masquant leur identification.

    Pour réorganiser les processus de traitement de ces données sensibles, les entreprises passeront par une première phase d’audit de l’existant suivie d’une phase d’actions qui devra aboutir, avant mai 2018, à la mise en conformité de l’ensemble des traitements afin d’éviter aux entreprises de très lourdes sanctions, jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel ou 20 millions d’euros, la somme la plus élevée étant retenue.

    En France, la CNIL propose sur son site un guide en 6 étapes pour aider les entreprises à séquencer et organiser ce projet de mise en conformité, il conviendra pour certaines d’entre elles de se faire accompagner pour mener à bien l’ensemble des tâches à réaliser.

    « Externalisation des données » doit rimer avec « sécurité »

    Afin d’optimiser les coûts d’exploitation des machines, de nombreuses entreprises ont choisi de virtualiser des éléments importants de leur système d’information, d’abord en interne, puis en s’orientant vers l’externalisation. Ainsi, beaucoup de solutions ou services IT des entreprises sont désormais gérés et hébergés par des acteurs tiers externes dans le cadre d’infogérances.

    De telles solutions, qu’elles soient ou non dans le cloud, permettent de déléguer à l’infogérant la scalabilité réactive nécessaire et la disponibilité 24/7 des services offerts, mais elle impose également de prendre en compte la gestion du risque et de la sécurité des données externalisées. Il est alors indispensable de définir clairement les responsabilités du client et de son fournisseur et de traiter dans le contrat de la réversibilité, des engagements de service ou encore des accords de non-divulgation.

    L’université Carnegie-Mellon élabore depuis une quinzaine d’années le référentiel eSCM qui propose deux modèles symétriques et cohérents pour traiter de ces problématiques de plus en plus prégnantes. Des pratiques complémentaires, à respecter par le client d’une part et par l’infogérant d’autre part, sont proposées qui permettent de garantir l’optimisation de l’externalisation tout en en gérant les nouveaux risques.

    Ce référentiel pourra utilement être exploité dans le cadre des nouvelles obligations règlementaires liées au RGPD lorsque des données à caractère personnel sont confiées au sous-traitant.

    Ransomwares : la menace s’amplifie

    Malgré une couverture médiatique importante et beaucoup de moyens techniques mis en place par les entreprises, les infections par virus restent en tête des incidents de sécurité selon la dernière étude du CLUSIF, notamment celles basées sur des ransomwares, l’actualité récente en témoigne.

    Se protéger de ces attaques nécessite de traiter le problème sur plusieurs axes : défense en profondeur, cloisonnement, durcissement, réduction de la surface d’attaque, politique de moindre privilège, détection d’intrusion … mais la principale réflexion à mener reste la sensibilisation des utilisateurs, très souvent à l’origine des incidents de sécurité.

    Deux évidences s’imposent qu’il n’est jamais inutile de rappeler. Une faille doit exister pour permettre au malware de pénétrer le système d’information et une vulnérabilité doit être présente pour que le malware introduit puisse compromettre le système infecté.

    La prise en compte de ces 2 facteurs passe forcément par la responsabilisation des utilisateurs. Il est essentiel de leur rappeler de ne pas connecter de clé USB externe ou cliquer sur les liens ou pièces jointes dans les mails suspects pour ne pas créer la brèche par où s’introduira le virus, mais aussi de ne pas annuler ou reporter les mises à jour correctives proposées pour réduire au maximum les vulnérabilités exploitables.

    Des messages simples que les directions informatiques doivent marteler jusqu’à créer une véritable culture sécurité dans l’entreprise, indispensable complément aux mesures et solutions de protection techniques.

    Face à ces problématiques sécuritaires qui se multiplient, les entreprises doivent faire de la cybersécurité une priorité. Revoir les processus, responsabiliser les salariés, effectuer une veille sécuritaire : ces bonnes pratiques doivent être appliquées au quotidien pour garantir la sécurité des informations traitées.

     

  • Cybersécurité : le facteur humain au coeur des failles

    « Le Facteur Humain 2017 », sur les tendances en cybersécurité

    Proofpoint dévoile les résultats de son rapport annuel

    Ransomware, attaques de la messagerie d’entreprise, phishing, menaces mobiles… Les cyberattaques ciblées et personnalisées tentent de tirer profit des personnes et pas uniquement des failles technologiques. 

    Proofpoint, Inc., vient de publier les résultats de son rapport annuel « Le Facteur Humain 2017 », indiquant que les cybercriminels se reposent de plus en plus sur l’humain plutôt que sur les failles logicielles pour installer des programmes malveillants, dérober des informations confidentielles et transférer des fonds. Ce rapport, basé sur l’analyse de tentatives d’intrusions dans plus de 5000 entreprises en 2016, fournit de précieux indicateurs sur les attaques par le biais des emails, mobiles et réseaux sociaux, pour assurer la sécurité des entreprises et des utilisateurs.

    « Cette tendance d’exploitation du facteur humain, qui a vu le jour en 2015, s’accélère, et les cybercriminels multiplient désormais les attaques générées par les clics des utilisateurs plutôt que par des logiciels d’exploitation vulnérables, conduisant ainsi les victimes à exécuter elles-mêmes les attaques », a déclaré Kevin Epstein, Vice-Président du centre d’opération des menaces de Proofpoint. « Il est essentiel que les entreprises mettent en place une protection avancée pour arrêter les cybercriminels avant qu’ils puissent atteindre leurs potentielles victimes. La détection anticipée des contenus malveillants dans la chaîne d’attaques permettra de les bloquer, de les canaliser et de les supprimer plus facilement. »

    Principaux résultats 

    • Les messages d’attaques BEC (Business Email Compromise – attaques de la messagerie d’entreprise) relatifs aux emails contenant des chevaux de Troie bancaires sont passés de 1 % en 2015 à 42 % fin 2016.Les attaques BEC ont coûté plus de 5 milliards de dollars aux entreprises dans le monde. Elles utilisent des messages sans malware, incitant les destinataires à envoyer des informations confidentielles ou à transférer des fonds aux cybercriminels. Ce type d’attaque affiche la croissance la plus rapide.
    • Près de 90 % des clics sur des URL malveillantes ont lieu dans un délai de 24 heures après la remise de l’email.25 % de ces clics se produisent en seulement 10 minutes et près de 50 % en une heure. Le temps de clic moyen (le temps passé entre l’arrivée de l’email et le clic) est plus court pendant les heures de travail, soit entre 8h00 et 15h00.
    • Plus de 90 % des emails contenant des URL frauduleuses redirigent les utilisateurs vers des pages de phishing (hameçonnage). 99 % des attaques à la fraude financière par email sont provoquées par les clics humains plutôt que par des logiciels d’exploitation automatisés visant à infecter les systèmes. Les messages de phishing destinés à dérober les identifiants Apple ont été les plus envoyés, mais les liens de phishing Google Drive sont ceux ayant reçu le plus de clics.
    • La moitié des clics sur des URL malveillantes est effectuée à partir de terminaux ne relevant pas de la gestion des postes de travail de l’entreprise.42 % des clics sur des URL frauduleuses ont été effectués depuis des terminaux mobiles, doublant ainsi le taux, longtemps maintenu à 20 %. De plus, 8 % des clics sont effectués sur des versions potentiellement vulnérables de Windows, pour lesquelles les correctifs de sécurité ne sont plus disponibles.
    • Le phishing des comptes de réseaux sociaux a augmenté de 150 % en 2016.Au cours de ces attaques, les cybercriminels créent un compte sur un réseau social imitant celui d’un service client d’une marque de confiance. Lorsqu’une personne demande de l’aide à une entreprise par le biais d’un tweet par exemple, le cybercriminel intervient. 
    • Surveillez de près votre boîte de réception le jeudi. On observe un pic de croissance de plus de 38 % du nombre de pièces jointes frauduleuses le jeudi, par rapport au volume moyen en semaine. Les hackers utilisant des ransomwares(rançongiciels) privilégient l’envoi de messages malveillants entre le mardi et le jeudi. D’autre part, on observe un pic pour les chevaux de Troie bancaires le mercredi. Les campagnes sur les points de vente (PDV) sont envoyées presque exclusivement le jeudi et le vendredi, tandis que les keyloggers et les backdoors préfèrent le lundi.
    • En adéquation avec les habitudes des usagers, les cybercriminels envoient la plupart des emails dans un délai de 4 à 5 heures après le début de la journée de travail, provoquant ainsi un pic d’activité à l’heure du déjeuner.C’est au cours de cette période que les utilisateurs américains, canadiens et australiens ont tendance à cliquer, tandis que les clics français ont lieu aux alentours de 13 heures. Les utilisateurs suisses et allemands n’attendant pas l’heure du déjeuner pour cliquer; on observe un pic de clics dès les premières heures de travail. Le rythme des clics au Royaume-Uni est régulier au cours de la journée, avec une nette baisse après 14 heures.

    Pour télécharger le rapport « Le Facteur Humain2017 » de Proofpoint, rendez-vous sur le sitehttps://www.proofpoint.com/fr/resources/white-papers/human-factor-report

  • Snapchat une stratégie de monétisation sécurisée et durable

    L’introduction en bourse de Snapchat donne un aperçu de la puissance du logiciel

    Caroline Guillaume Vice-Présidente France, Gemalto Monétisation de Logiciels

    Alors que Snap, la société-mère de Snapchat, a récemment fait une entrée en bourse très réussie, l’industrie de la high tech observe attentivement son évolution pour voir si le succès se confirme à long terme, et quelles leçons en tirer. S’il est probable que Snap a trouvé le business model qui soutient au mieux sa croissance, de nombreux développeurs rencontrent encore aujourd’hui des difficultés à monétiser leurs logiciels.

    Avec un nombre croissant d’entreprises qui migrent du hardware au software (logiciels), cette problématique est en train de se généraliser et les défis rencontrés sont toujours plus complexes. Parmi ceux-là, on peut citer : comment protéger ses logiciels contre la fraude, s’assurer qu’ils sont utilisés conformément à leur licence, comprendre quelles fonctions les clients utilisent, etc.

    C’est pourquoi, avoir une stratégie de monétisation des logiciels est essentiel, et pas seulement pour protéger sa propriété intellectuelle. Les entreprises doivent s’assurer que leurs produits sont utilisés de la bonne manière, et comprendre comment, où et quand certaines fonctionnalités sont activées.

    C’est ce dernier point qui offre le plus de valeur aux entreprises. Car comprendre la façon dont les clients utilisent les produits peut orienter le développement, le packaging, le contrôle, la gestion et le suivi des offres à venir. Et surtout, cela aide une entreprise à se développer.

    Cela peut se faire en offrant plusieurs versions d’un même produit grâce à des fonctionnalités additionnelles payantes qui peuvent générer des revenus supplémentaires, ou en optimisant les investissements et l’allocation des ressources selon les comportements réels des consommateurs. Dans le cas de Snapchat, l’entreprise est capable d’apporter aux annonceurs de la visibilité sur les cibles sur lesquelles il est pertinent de se concentrer, grâce aux données utilisateurs collectées et analysées dans l’application. L’app devient de fait plus attractive pour les annonceurs, qui sont plus enclins à y acheter de l’espace.

    Cependant, les entreprises doivent comprendre les menaces inhérentes au développement de solutions logicielles, notamment en matière de piratage. Il serait naïf de croire qu’une fois une application protégée et distribuée, elle est immunisée contre la falsification, le vol, la rétro-ingénierie[1] et le viol de licences. Alors que le nombre d’attaques auxquelles sont confrontées les entreprises est en croissance constante, elles ne peuvent se permettre de perdre leur précieuse propriété intellectuelle et leurs revenus – particulièrement les start-ups.

    Alors comment une entreprise peut-elle mettre en place une stratégie de monétisation des logiciels de manière sécurisée et durable ?

    Suivre et identifier les usages

    Les entreprises ont besoin de proposer différents niveaux d’accès à leurs produits pour permettre à leurs clients de les utiliser de la manière dont ils le désirent. Pour cela, les développeurs ont besoin de suivre et d’analyser les comportements de consommation pour identifier des sous-ensembles de caractéristiques et en déduire des business models. Ainsi, les entreprises peuvent s’adapter rapidement à un marché en constante évolution sans avoir à concevoir de nouveaux produits.

    Segmenter en conséquence

    Une fois que les besoins des clients sont connus, ils peuvent être segmentés en petits groupes partageant des caractéristiques communes pour mieux comprendre leurs motivations et leurs comportements. En effet, il est bien plus facile de cibler des groupes homogènes avec des offres adaptées et cela évite de gaspiller des ressources sur des fonctionnalités qui ne seraient finalement pas utilisées.

    Tester des modèles

    Afin de toucher de nouveaux segments de marché, les entreprises font souvent des essais de packaging produit en réalisant des tests A/B. Ces tests, quand ils sont conduits sur un même segment de marché, permettent de déterminer les fonctionnalités ou modèles de licences préférés par cette audience, et ceux qui peuvent être éliminés. Une entreprise peut alors monétiser cette information en proposant des solutions sur mesure pour chaque cible, et ainsi augmenter son chiffre d’affaires.

    Mesurer les résultats

    Les marchés se modifient inévitablement à mesure que les demandes des clients évoluent. De même, les produits doivent suivre la même évolution tout en évitant les frais associés à chaque changement de produit. La mise en place des 3 étapes précédentes permet de suivre et d’optimiser les performances de chaque produit en continu et de déterminer rapidement s’ils ont besoin d’être remplacés ou simplement mis à jour. Le cycle de vie des produits est alors rallongé et l’entreprise peut rester en tête de course grâce à l’identification précoce des besoins d’ingénierie, de R&D et business.

     Protéger les données

    Enfin, il est vital de s’assurer que le logiciel est protégé. Certes, il est important de se concentrer sur l’optimisation des revenus, mais laisser la porte ouverte à une attaque peut s’avérer être encore plus coûteux. De plus en plus de développeurs se tournent vers des solutions tierces qui protègent contre la falsification, la rétro-ingénierie et le viol de licences. Créer soi-même ces solutions est très couteux et demande beaucoup de temps, sans compter les efforts permanents pour les améliorer et les mettre à jour. Afin de continuer à proposer les meilleures solutions à leurs clients, tout en gardant le contrôle, la meilleure option est une solution sécurisée de protection de la propriété intellectuelle combinée à une plateforme de distribution de licences de logiciels fournie par un éditeur de confiance.

    A mesure que la transformation du monde matériel en monde logiciel s’accélère, les entreprises doivent trouver de nouvelles manières de croître. Celles qui mettront en place correctement une stratégie de monétisation de logiciels sauront offrir des solutions adaptées aux demandes de leurs clients, tout en augmentant leurs revenus.

     

     

     

  • BLOCKCHAIN : pourquoi un tel engouement ?

    BLOCKCHAIN : CONCEPTS ET APPLICATIONS

    Bruno Teboul | Senior Vice-Président Science et Innovation Groupe Keyrus
    Frédéric Maserati | Directeur Conseil Keyrus Management
    Maxime Leroux | Consultant Data Scientist

    La Blockchain est née suite à la crise économique de 2008, et la remise en question du système financier. Fondée sur des recherches sur les crypto-monnaies, c’est-à-dire des monnaies chiffrées et opérées par des technologies totalement numériques, la Blockchain porte en elle, selon les plus grandssa gourous des technologies, de nouvelles promesses d’innovation et de disruption des modèles économiques dominants. La Blockchain est en cela une technologie révolutionnaire qui permet le développement et la mise en oeuvre d’un « Internet des transactions ». Mais qu’en est-il exactement ?

    L’idée de Blockchain est apparue avec le Bitcoin, la première crypto-monnaie, plus connue du grand public. Mais en réalité, nous pensons que la Blockchain partage plus de points communs avec le protocole TCP/IP qu’avec une crypto-monnaie. Et pour cause, Internet et son fameux protocole TCP/IP (« autoroutes de l’information ») a permis d’accélérer la révolution numérique, grâce à la diffusion notamment de l’information en mode « pair à pair ».

    La Blockchain est à la transaction ce que TCP/IP est aujourd’hui à l’information, à la communication… La Blockchain va produire les « autoroutes transactionnelles » en mode pair à pair !

    En théorie, la Blockchain est un registre dupliqué et partagé entre tous les noeuds d’un réseau ; chaque noeud pouvant être un utilisateur ou même un ordinateur. Pour simplifier encore notre propos, ce fameux registre notifie et horodate chaque échange entre chaque noeud dans un « bloc ». Dès que le « bloc » est rempli, il est « chainé » à la suite avec les blocs précédents, de sorte que tout y est inscrit… et visible de tous. C’est donc à la fois, un serveur horodaté, sécurisé et une base de données pair à pair sécurisée.

    Et c’est bien là où se situe la disruption des modèles transactionnelles classiques tels que nous les connaissions. En effet, quelle que soit la situation dans laquelle l’entreprise se trouve, et presque à chaque fois, un tiers de confiance assure, garantie qu’une transaction a bien eu lieu, et qu’elle n’est opérée qu’une seule fois (banque, notaire, auditeur,…). La Blockchain permet qu’une transaction, un échange a bien eu lieu entre plusieurs « parties »… en s’affranchissant de la présence du tiers de confiance. La disruption repose ici sur la désintermédiation sécurisée, distribuée, en mode « pair à pair ».

    Pour ce faire, les blocs sont automatiquement empilés de façon chronologique, horodatés, et bien sûr chiffrés, le tout ayant été « validés » par les « mineurs »… des personnes comme vous et nous (au travers de l’un des noeuds du réseau) qui mettent à disposition leur puissance de calcul informatique afin de résoudre le problème mathématique soumis par la « chaine de blocs ». La résolution du problème équivaut ainsi à « valider » la transaction, un peu comme le ferait une chambre de compensation pour les paiements. Et comme les transactions sont visibles de tous, la Blockchain se transforme alors en un formidable outil d’audit, ce qui permet d’asseoir la confiance entre les acteurs.

    C’est d’une certaine façon identique aux grands livres de comptes des établissements bancaires et financiers… mais sans banques, ni établissements financiers. Et la boucle est bouclée. On se retrouve dans un système de confiance… mais sans tiers de confiance… quel paradoxe ! Et quelle révolution !

    POURQUOI UN TEL ENGOUEMENT ?

    Si tout un chacun peut « transacter » en toute confiance directement en pair à pair, sans intermédiaires, sans tiers de confiance, alors on permet la suppression des plates-formes qui prélèvent la richesse (à titre d’exemples : AirBnB, Uber,…). Si bien que des modèles alternatifs à Uber existent déjà, ce sont des plates-formes collaboratives développées sous technologies Blockchain comme ArcadeCity ou Lazooz.org. On parle de phénomène de « Blockchainisation » désormais, après l’Uberisation !

    Pour preuve, l’accélération des investissements, le nombre incroyable de conférences et d’articles. L’engouement est grandissant depuis les effets d’annonce des Gourous d’Internet sur les applications de la Blockchain au monde de la finance, dont les impacts sont chiffrés en milliards de dollars…

    Et même si le principal challenge technique porte sur le nombre de transactions traitées par seconde, ce que la Blockchain Bitcoin apparait être incapable de réaliser, le recours à des Blockchains privées présente un intérêt fort, car elles peuvent permettre des approches distribuées à un coût réellement marginal.

    L’autre raison d’un tel engouement, c’est la scalabilité de cette technologie. En effet, toutes les Blockchains qui utilisent le « Proof of Work » peuvent être vulnérables à des attaques virales informatiques de type « Goldfinger ». Ces attaques consistent à rassembler une puissance de calcul équivalente à un peu plus de 50% de la puissance totale du réseau considéré (ou d’un groupe de serveurs, comme ceux du Pentagone qui font l’objet de centaines d’attaques quotidiennes). Dès lors, l’attaquant est libre de valider/invalider certaines transactions. Le but de ces attaques étant d’ébranler la confiance des utilisateurs dans la technologie, ici la Blockchain. Mais aujourd’hui, le Bitcoin est le plus puissant réseau du monde avec près de 1200 Peta Hash par seconde, ce qui signifie que l’attaque à 51% n’est pas impossible, mais serait terriblement couteuse. Il faudrait en effet près de 5 milliards USD pour 10 minutes d’intrusion, selon certains experts.

    Par ailleurs, le Bitcoin étant un projet mondial open source, un simple patch suivi d’un redémarrage des noeuds du réseau suffirait à résoudre le problème en quelques minutes. De plus, le code source étant auditable par tout le monde sans grande complexité.

    UNE MULTITUDE DE BLOCKCHAINS

    Devant le caractère universel de la Blockchain, on comprend que tous les secteurs seront touchés par l’adoption de cette technologie. Le nombre de processus susceptibles d’être impactés est proprement phénoménal. Les banques ne s’y sont pas trompées. Seules ou collectivement, elles explorent et expérimentent les possibilités de la Blockchain avec un double objectif : tirer parti de ses avantages et intégrer la logique de point à point dans leur modèle, pour mieux résister à l’arrivée de nouveaux acteurs utilisant un modèle nativement distribué et désintermédié, notamment les FinTechs.

    Mais nous vivons bien une explosion cambrienne avec la naissance de centaines de Blockchains propices à l’expérimentation. Aujourd’hui, tout le monde peut créer son propre système, les conditions d’accès et de démarrage étant simples et accessibles financièrement.

    On assiste ainsi à l’apparition de Blockchains privées, dans lesquelles la participation au consensus (le minage) requiert une permission. Ainsi, malgré la disposition centralisée de ces Blockchains privées, certains traits des Blockchains publiques comme le Bitcoin ou Ethereum demeurent : une architecture hautement résistante car la base de données est distribuée, une permanence du système car les données sont immuables, une unicité avec un seul système : un « grand livre de comptes ».

    En résumé, il y a des Blockchains publiques dont le grand livre de compte est ouvert, sécurisées par l’utilisation de preuves de travail (« proof of work ») qui demandent de la puissance de calcul afin d’obtenir le droit en écriture dans un bloc (minage) ou encore la preuve par l’actif (« Proof of Stake » qui demande certains actifs numériques particuliers pour obtenir le même droit en écriture.

    Il existe également des Blockchains privées dont le grand livre de compte est fermé, et dont l’accès est « permissionné » et qui devraient concerner plutôt les entreprises et le monde professionnel, même si on pourrait bien assister à une forme d’hybridation des Blockchains publiques/privées dans les années à venir.

    QUELS SONT LES BÉNÉFICES DE LA BLOCKCHAIN ? ET QUELS SONT LES ENJEUX AUXQUELS LES ENTREPRISES DEVRONT FAIRE FACE ?

    TRAÇABILITÉ ET TRANSPARENCE

    Puisque toute transaction est inscrite de manière permanente, la traçabilité s’en trouve ainsi assurée (rail d’audit). À titre d’exemple, Walmart expérimente la technologie Blockchain en vue d’augmenter la traçabilité de ses produits. La technologie lui permet d’avoir accès de manière immédiate et certifiée aux informations relatives à la production, la distribution et la commercialisation de ses produits en marque propre.

    SÉCURITÉ

    Grâce à l’utilisation de méthodes cryptographiques, la Blockchain assure la sécurité des transactions. De plus, la mise en réseau des informations assure que les transactions ne peuvent être piratées. À titre d’exemple, les crypto-monnaies tirent pleinement bénéfice de cette propriété en incorporant dans le code source l’accès aux transactions passées associées à l’unité de valeur tout en protégeant l’identité des personnes associées à la transaction. Le vol d’identité lors de la réalisation d’une transaction n’est donc théoriquement plus possible.

    RAPIDITÉ D’EXÉCUTION

    Grâce à une infrastructure en réseau, l’enregistrement ainsi que l’accès à l’information se font de manière quasi-instantanée. Pour preuve, le monde de la finance expérimente actuellement l’utilisation de la Blockchain en vue de faciliter l’intermédiation entre les banques, les chambres de compensation et les banques centrales. Elles y voient l’opportunité d’augmenter l’efficacité des opérations : rapidité d’exécution, réduction des ressources et des coûts.

    TECHNICITÉ, ACCÈS ET DÉPENDANCE À LA TECHNOLOGIE

    Le sujet reste encore très technique et difficilement accessible pour le plus grand nombre. Pour autant, à force d’évangélisation, d’acculturation, de nombreux acteurs (comme Keyrus) contribuent chaque jour aux développements de nouvelles plateformes, et in fine de nouveaux usages. Les plus grandes ESN (Entreprises de Services Numériques) comme IBM intègre nativement des API pour favoriser l’intégration et la diffusion de la technologie Blockchain.

    PIRATAGE ET INTÉGRITÉ DU RÉSEAU

    Bien que théoriquement impossible à pirater, certaines applications, dans les couches hautes, connectées à des infrastructures Blockchain, ont permis récemment à des pirates de dérober d’importantes quantités de crypto-monnaies, aboutissant à une mise en cause de l’intégrité des infrastructures Blockchain. En réalité, même si la Blockchain dans le cas présent (une faille de sécurité dans une application métier opérant sur la Blockchain publique Ethereum) n’est pas à remettre en cause, force est de constater dans toute technologie naissante, les phases d’apprentissage sont le plus souvent émaillées d’une multitude d’écueils.

    QUELLES APPLICATIONS CONCRÈTES ? QUELS CAS D’USAGES DE LA BLOCKCHAIN?

    En revenant à la genèse de la Blockchain, on comprend mieux pourquoi, philosophiquement, cette technologie (ce protocole d’échange) est en phase de « disrupter » de nombreux secteurs.

    C’est donc sur un postulat assez simple que repose encore aujourd’hui le principe architectural de la Blockchain : assurer des échanges, des transactions entre 2 individus, 2 entités, en s’affranchissant de tous les intermédiaires, tiers de confiance, qui « trahissent » la confiance en abusant de leur position dominante dans leur écosystème.

    Depuis, les applications de la Blockchain se sont multipliées, s’étendant bien au-delà du système financier, allant de l’économie de partage à la gestion de la chaîne logistique en passant par les smart contracts (ces fameux algorithmes auto-exécutables et autonomes) et le vote numérique. Les domaines d’application transcendent donc les secteurs économiques, et la Blockchain est déjà prête à transformer toutes les industries actuelles. Cette technologie va transformer l’organisation du transport, de la chaine d’approvisionnement (Supply Chain), de la publicité, du secteur de la production et de la distribution d’énergie, du marché immobilier, de l’assurance… Elle va transformer l’avenir en nous faisant passer de l’Internet des objets aux objets autonomes. Elle va permettre d’unir le monde numérique et le monde physique… enfin !

    Les Contrats Intelligents (« Smart Contracts ») promettent aux objets à la fois l’immutabilité, la preuve de leur corruption le cas échéant, la résistance à la collusion. La Blockchain va permettre de donner aux objets une identité et une pleine autonomie. Les objets finiront même par « s’appartenir » eux-mêmes, en exécutant seuls du code, dans un futur proche et de manière autonome.

    Prenons l’exemple de la voiture autonome : son avenir n’est pas tant le fait qu’elle se déplace seule… le point ultime du modèle de voiture autonome, c’est qu’elle se loue elle-même, en toute autonomie, et où les utilisateurs ne paieront que l’usage, directement à la voiture elle-même, sans passer par un quelconque tiers de confiance. Sans doute les prochaines évolutions des modèles d’Uber et de Lyft.

    QUELLES SONT LES APPLICATIONS CONCRÈTES DE LA BLOCKCHAIN AUJOURD’HUI ?

    Secteur financier & actifs digitaux

    Au-delà du Bitcoin, les applications potentielles sont nombreuses dans le secteur financier. Le NASDAQ a dévoilé Linq en 2015 : la toute première plate-forme d’émission d’actions privées entièrement gérée par la Blockchain. À travers ce nouveau système, les investisseurs privés peuvent transiger les actions de compagnies privées. Ainsi nul besoin de certificats d’émission d’actions ou de détention de parts des entreprises : tout est digitalisé et immortalisé dans la Blockchain. On parle alors d’actifs digitaux. Openchain et Chain en sont d’autres exemples. Le premier digitalise tout actif alors que le deuxième se concentre dans la révolution du système financier.

    Identité digitale & sécurité

    oneName est une startup américaine utilisant la Blockchain pour générer une identité digitale qui pourra être utilisée uniquement par l’usager afin de se connecter aux différents services Web. Plus besoin de mémoriser d’innombrables noms d’utilisateur et mots de passe : une seule identité digitale est nécessaire.

    L’Estonie, précurseur dans le domaine, a depuis quelques années établit un projet d’identité digitale permettant à ses citoyens d’agréger leurs informations personnelles de manière sécuritaire : identité digitale aux fins de vote, références médicales, permis de conduire, etc. Un projet plus récent en partenariat avec la bourse de Tallinn permettra aux détenteurs d’actions de voter aux assemblées des actionnaires – évidemment sans se déplacer.

    La start-up FollowMyVote pour sa part, mise sur la digitalisation du système électoral. Observant les multiples déboires de plusieurs pays en terme de fraude électorale, la startup propose l’application de la Blockchain afin d’assurer l’audit et la traçabilité du processus de votation.

    Santé & pharma

    Le secteur de la santé regorge également d’applications potentielles. Dans le domaine des industries pharmaceutiques par exemple, la légitimité, l’authenticité et la traçabilité des résultats cliniques sont primordiales. BlockRX utilise la technologie de la Blockchain afin d’assurer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement. Autre cas d’utilisation dans le domaine de la santé : les dossiers médicaux. En digitalisant ces derniers, l’information du patient est plus aisément transmise d’un professionnel à un autre (avec l’accord du patient bien sûr). Fini les fax et les feuilles de soin du médecin ? L’intérêt dans ce secteur est si important que Phillips a lancé, début 2016, son propre laboratoire de recherche sur la Blockchain.

    Assurance

    Autre domaine de fort intérêt pour la Blockchain : l’assurance. Ici les possibilités sont multiples et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Par exemple, l’assurance pair à pair (Ex : Dynamis ) met fin à la relation tripartite habituelle entre payeurs, assurés et assureurs. Elle permet à chacun de participer à la fois au pool d’assurés et aux gains d’investissement. Autre exemple, l’assurance paramétrique (Ex : Rainvow) pour sa part permet d’indemniser l’assuré automatiquement lorsqu’un certain événement survient grâce aux Smart Contracts. Ainsi, grâce à l’inter-connectivité des objets (IoT), et à la programmation d’événements, il est possible d’enregistrer des contrats d’assurances automatiques. Un exemple frappant est le potentiel d’assurance sur la production agricole contre les intempéries. Grâce à des capteurs (de pluie ou de température par exemple), le paiement de la prestation (au producteur assuré) pourra être déclenché automatiquement par exemple, après 2 mois de sécheresse (exemple fictif).

    Programmes de fidélité

    Les programmes de fidélité subiront eux aussi de grands chamboulements avec l’arrivée de la Blockchain. La technologie permet déjà aujourd’hui d’inscrire au fur et à mesure au registre les points gagnés et utilisés par les membres en temps réel. Une fois les partenaires participants enregistrés et connectés, toutes les transactions (achats et rédemption de points) peuvent se faire en temps réel. Plus besoin alors d’attendre son relevé de fin du mois ou encore d’atteindre un seuil minimal avant deracheter (redeem) vos points sur une sélection réduite de produits ; l’achat et la rédemption de points peuvent se faire simultanément. C’est d’ailleurs ce que loyyal propose.

    Mais la vrai révolution dans les programmes de fidélité utilisant une crypto-monnaie en close loop, c’est le caractère cessible du Coin versus le point qui est révolutionnaire. On « déverticalise » la relation en « l’horizontalisant ». De fait, on n’adresse plus simplement un programme de fidélité (l’enseigne vers la carte de fidélité, elle-même vers le client), mais on échange avec une communauté de clients, on favorise les échanges à l’intérieur même de cette communauté. C’est un changement profond et complet de paradigme.

    Smart Contracts

    Les Smarts Contracts vont bien au-delà du secteur de l’assurance. Toute entente entre deux parties a le potentiel d’être digitalisée et automatisée. Ces contrats dit auto-exécutables donnent aux différentes parties l’assurance qu’une fois les conditions remplies, le contrat sera honoré avec aucune possibilité de fraude, de mauvaise foi ou d’interférence avec une tierce partie. C’est d’ailleurs le pari du projet Ethereum.

    Processus et échange d’information

    Au final, tout échange entre différentes parties peut être géré par la technologie de la Blockchain. Qu’il s’agisse d’argent digital, de preuve d’identité, de paiement d’assurance ou de transfert à un fournisseur ou un client, la logique reste la même : le processus nécessite l’échange et l’historisation des transactions et ce doit d’être auditable, traçable, efficient et transparent.

    Au regard de l’incroyable potentiel disruptif de cette technologie et de ses applications, une chose apparait presque comme une évidence : face à de telles potentialités, il devient important de mesurer toutes les conséquences de la Blockchain et de ses applications sur ses modèles d’affaires, de revenus, de croissance…

    Le Groupe Keyrus, a construit son propre écosystème Blockchain et a ainsi développé une offre innovante qui se déploie depuis l’accompagnement stratégique jusqu’à l’intégration de projets Blockchain au sens technique. Keyrus accompagne depuis près de deux ans déjà ses clients dans cette démarche : de l’acculturation à l’identification de cas d’utilisation (« use cases »), jusqu’aux développements et à l’intégration de projets reposant sur les technologies Blockchain.

    Keyrus se charge par ailleurs de l’interconnexion avec les Systèmes d’Information existants des entreprises.

    Plus d’information sur l’offre Blockchain de Keyrus : Blockchain@keyrus.com

     

  • L’humain, maillon clé de la sécurité des entreprises

    L’humain, maillon clé de la sécurité des entreprises

    Par Juliette Rizkallah, Chief Marketing Officer, SailPoint

    D’après une étude ServiceNow publiée fin 2016, le cloud est désormais adopté par plus de la moitié des entreprises françaises (52%)[1]. Son adoption s’accélère chaque jour et bouleverse notamment le mode de travail en entreprise.

    Le cloud permet de connecter les clients, les partenaires et les fournisseurs. Alors que ce type de collaboration ouverte est propice (et nécessaire) au développement de l’entreprise, il expose également l’entreprise à de nombreux risques potentiels de sécurité et de conformité. Dans les faits, chaque entreprise se repose sur des ressources humaines pour pallier ces risques et continuer à faire fonctionner l’entreprise. C’est pourquoi les cybercriminels tendent à placer aujourd’hui l’humain comme « cible » privilégiée de leurs attaques.

    Bien qu’essentielle, la sécurité peut cependant entraver la croissance de l’entreprise de nombreuses manières. Une approche trop rigoureuse, en appliquant des règles strictes qui limitent les applications ou systèmes utilisés par les employés freine indirectement la productivité des équipes. Inversement, une attitude laxiste risque d’entraîner des vols de données et des défauts de conformité avec les règles en vigueur.

    Ainsi, l’entreprise se doit de traiter en priorité la protection de ses données, de protéger sa propriété intellectuelle, en prenant en compte les enjeux business et les potentiels dommages irréparables à la réputation de votre marque. La mise en œuvre de pratiques sécuritaires bloquant les besoins essentiels de l’entreprise entraine une perte de ses bénéfices et un ralentissement de sa croissance.

    Alors, il sera question de trouver le juste équilibre entre deux éléments fondamentaux, la sécurité des données et la croissance de l’entreprise.

    La gouvernance des identités des employés au service de la sécurité

    La plupart des entreprises dont la sécurité est défaillante peuvent corriger la situation : manque de conscience de la sécurité des employés, technologies de sécurité obsolètes et règles de sécurité médiocres en sont quelques caractéristiques. Miser sur l’élément humain peut résoudre ces problèmes en apportant des ajustements à la fois aux habitudes des utilisateurs et à la technologie qu’ils utilisent pour gérer leurs données.

    Les dirigeants d’entreprise s’étonneront peut-être de savoir que 32% des utilisateurs achètent des applications SaaS sans posséder de connaissances informatiques. Il s’agit pourtant d’une réalité actuelle. Les équipes ont besoin d’outils pour travailler. Elles doivent être capables de collaborer. Le souci pour de nombreux utilisateurs, est qu’ils sont confrontés à des processus informatiques lourds pour valider une application SaaS, bien avant que l’application ne soit déployée et que l’équipe informatique n’ait eu le temps de mettre en place des contrôles de sécurité.

    C’est à ce niveau qu’intervient la « gouvernance des identités ». Vos employés peuvent alors être à la fois de bons gestionnaires de la sécurité et se sentir habilités à promouvoir l’entreprise tout en étant sûrs que les données de l’entreprise sont entre de bonnes-mains. En sachant qui a accès à quels systèmes, et ce que font les utilisateurs de cet accès, les équipes informatiques et les utilisateurs eux-mêmes peuvent atteindre leurs objectifs en utilisant les outils dont ils ont besoin. Plus important encore, tout cela est possible sans ajouter de processus ni de règles supplémentaires pour vos utilisateurs.

    Comment s’applique la gouvernance des identités en entreprise ?

    La gouvernance des identités couvre une large variété de besoins. Les employés doivent ainsi avoir accès aux systèmes nécessaires à leur activité, il en est de même pour les sous-traitants et les travailleurs saisonniers. Les entreprises peuvent collaborer avec leur réseau de partenaires sans exposer des données à l’extérieur. Cela leur permet de travailler plus librement avec leurs fournisseurs. Et, malgré toute cette mobilité, la gouvernance des identités donne aux entreprises un « œil observateur » sur qui a accès à quoi, et ce que cet accès permet de faire.

    La gouvernance des identités délivrée via le cloud est le moyen le plus rapide d’étendre un accès sécurisé aux actifs et systèmes de l’entreprise. La flexibilité et la simplicité du modèle SaaS appliqué à la gouvernance des identités donnent aux organisations le pouvoir de la conformité et de la sécurité, sans achat ni maintenance de matériel, et avec un accès immédiat.

    Le pouvoir de l’identité permet aux entreprises de se développer plus rapidement, d’accélérer leur croissance et de se mesurer à la concurrence. Il permet aussi aux employés de rester productifs, d’accéder à leurs applications pour mieux exécuter leurs tâches, sans mettre l’ensemble de l’entreprise en danger.