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  • Quand 95 % des bots malveillants ne sont pas détectés sur les sites web

    Étude DataDome : les secteurs du commerce électronique, de la santé et du luxe sont les plus exposés à la fraude en ligne

     

    DataDome, acteur de la protection contre la cyberfraude, dévoile les conclusions de son étude baptisée 2024 Global Bot Security Report.

    L’entreprise révèle que plus de 65 % des sites web ne sont pas protégés contre les attaques de bots les plus simples et que 95 % des attaques avancées de bots ne sont pas détectées par les sites web.
    L’analyse à grande échelle menée par DataDome porte sur plus de 14 000 sites web, et révèle des lacunes alarmantes dans la protection contre la cyberfraude, en particulier pour les secteurs d’activité orientés vers les consommateurs.

    Les secteurs du luxe et du e-commerce sont les plus exposés à la fraude en ligne

    Les secteurs dont l’activité se concentre autour du consommateur et du numérique sont des cibles privilégiées pour les cybercriminels car ils disposent de défenses inadéquates contre les bots malveillants.
    Cette situation nuit à la sécurité des données et à l’expérience client, avec des conséquences significatives telles que des pertes financières et des atteintes à la réputation des entreprises.
    L’analyse menée révèle que l’industrie du luxe et le secteur du e-commerce sont les domaines d’activité les plus exposés à la fraude en ligne. DataDome Advanced Threat Research constate que seulement 5 % des sites web dans le secteur du luxe et 10 % des sites d’e-commerce sont entièrement protégés contre les bots malveillants, un risque majeur pour ces secteurs d’activités à l’approche de la saison des fêtes de fin d’année.

    Autre constat, seulement 6 % des sites média disposent d’une protection efficace contre les bots malveillants. 94 % d’entre eux sont donc vulnérables à la fraude publicitaire, au scraping de contenu et aux attaques DDoS. Ces résultats révèlent une forte corrélation entre la prolifération du trafic malveillant et la vulnérabilité des sites internet avec un fort trafic. La création de bots malveillants, un vecteur d’attaque relativement rapide et rentable, est devenue une technique de choix pour les attaquants qui cherchent à automatiser la fraude en ligne.

    « Les industries orientées vers le consommateur sont particulièrement vulnérables face aux activités malveillantes des bots, et doivent faire face à des risques croissants de pertes financières, de violations de données et de dommages réputationnels. Comme le montre notre recherche, les faibles barrières à la création et au déploiement de bots malveillants en font un outil privilégié par les fraudeurs pour exploiter les sites à fort trafic. Il va sans dire que la nécessité de protections robustes et multi-niveaux contre ces bots n’a jamais été aussi cruciale. », souligne Antoine Vastel, vice-président de la recherche chez DataDome.

    Les bots avancés alimentés par l’IA échappent à la détection

    Au cours des 12 derniers mois, les dernières recherches montrent que les attaques menées par des bots, qu’ils soient basiques ou avancés, se sont multipliées. Les outils et les technologies dont disposent les cybercriminels pour mener à bien ces attaques sont de plus en plus perfectionnés et dépassent largement les défenses traditionnelles. Les bots avancés, conçus pour contourner les CAPTCHA traditionnels en s’appuyant sur des « fermes de bots » dotées d’une intelligence artificielle pour les résoudre en temps réel, ont été détectés par les systèmes de protection dans moins de 5 % des cas.

    Ces bots sophistiqués peuvent usurper l’identité d’utilisateurs avec un taux de précision élevé et il a été démontré qu’ils diffusent de la désinformation en ligne. En juillet 2024, le ministère américain de la justice a démantelé une campagne de propagande russe à grande échelle qui utilisait une « ferme de bots » pour contourner l’une des méthodes de vérification des utilisateurs de X et diffuser de la désinformation aux États-Unis à l’aide de faux comptes de médias sociaux. L’utilisation de bots avancés par des acteurs politiques constitue une menace croissante notamment dans les contextes électoraux.

    « Nous assistons à une montée en puissance des médias augmentés par l’IA générative, qui peuvent être utilisés pour exercer une influence politique néfaste. Les plateformes des réseaux sociaux et les sites média sont la cible d’acteurs malveillants qui cherchent à diffuser de la désinformation politique. Étant donné qu’il s’agit d’une année où les enjeux politiques sont élevés, nous conseillons vivement aux sites média de réévaluer les risques associés au trafic web malveillant. », poursuit Antoine Vastel.

    Les progrès réalisés dans le domaine des navigateurs automatisés, des dispositifs anti-détection, de l’utilisation de proxy et de l’assistance de l’IA, rendent la défense contre les menaces que représentent les bots de plus en plus difficiles pour les entreprises. Parmi les domaines testés utilisant une mesure de protection contre les bots, ces derniers ont tout de même réussi à pénétrer intégralement près de la moitié (45 %) des sites. Les faux bots Chrome restent la catégorie de bot basique la plus difficile à détecter, laissant les entreprises exposées aux attaques DDoS de la couche 7, à la fraude sur les comptes, etc.

    L’Europe et l’Amérique du Nord sont les continents les moins bien préparés à lutter contre la vague croissante d’attaques de bots

    L’Europe est le continent le moins bien protégé contre les attaques de bots basiques, avec 68 % des sites web non protégés et seulement 8 % entièrement protégés. L’Amérique du Nord suit de près, avec 64 % des sites web non protégés et seulement 9 % entièrement protégés.

    Screenshot

     

     

     

  • Pouvoir d’achat, environnement , IA… quelles sont les préoccupations des français ?

    Les dernières tendances comportementales 

    Kantar Media dans son étude Target Group Index France met en lumière les changements d’opinions, de centres d’intérêt, de consommation et d’exposition médias de 15 000 individus, représentatifs de la population française âgée de 15 ans et plus.

    La montée en puissance de l’intelligence artificielle

    L’intelligence artificielle, notamment à travers des agents conversationnels tels que ChatGPT ou Gemini de Google, connaît une utilisation indéniable en France : 22% des personnes interrogées déclarent avoir déjà utilisé ces technologies au cours des 12 derniers mois.
    Une tendance bien plus marquée auprès des jeunes de 15 à 24 ans qui sont 46,6% à y avoir eu recours, contre 35,7% pour les 25 à 34 ans.
    En général, les loisirs justifient l’usage de ces I.A pour 45,8% des Français quand 42,8% les utilisent pour leur travail ou leurs études.

    Des consommateurs plus responsables, mais davantage préoccupés par les sujets liés au pouvoir d’achat, à la santé et à la sécurité  

    Les résultats de l’étude soulignent une prise de conscience croissante des Français vis-à-vis des enjeux environnementaux. 34% déclarent toujours privilégier le « fait maison » pour désormais agir en faveur de l’environnement, et près de 40% compostent souvent leurs déchets organiques dans le but de réduire leur impact écologique au quotidien.

    Si le changement climatique est la 4ème source d’inquiétude des Français avec 36% d’individus fortement préoccupés, les difficultés liées au pouvoir d’achat demeurent majeures, inquiétant fortement 48% de la population. Le système de santé et la sécurité ont également un fort impact dans l’esprit des citoyens, respectivement 41% et 40% devant le système de retraite et l’immigration.

    A noter par ailleurs que 51% des Français se disent inquiets des conséquences de l’arrêt du ticket de caisse papier (erreurs de caisse, application des promotions, justificatif des achats…).

    Un intérêt marqué pour les informations locales et les actualités

    Les préoccupations grandissantes des Français se traduit naturellement par une recherche manifeste d’informations sur internet et notamment les news. Les données montrent un fort intérêt pour les informations locales, avec 25,5% des répondants qui en recherchent régulièrement, ainsi que pour les actualités nationales (28,6%), témoignant de l’importance de rester informé sur les événements proches de chez soi et dans le pays.

    Les réseaux sociaux au coeur de la décision d’achat

    A la question : « ‘ Selon vous, quels sont les supports publicitaires qui remplissent le mieux les fonctions suivantes quand ils communiquent sur les marques ? » Plus de 24 % des répondants achètent un produit , un service ou une marque.

  • Classement des directions les plus influentes du secteur Beauté, Santé, Pharma et Biotech

    SANTÉ, PHARMA & BIOTECH :
    AmazingContent dévoile son classement des Directions les plus influentes sur les réseaux sociaux

    Spécialiste de l’influence des dirigeants sur les réseaux sociaux et premier référentiel data du marché sur le sujet, AmazingContent réalise chaque trimestre un classement sectoriel des Directions les plus remarquables. Aujourd’hui, alors que la santé est naturellement devenue la priorité des Français, AmazingContent a choisi d’y consacrer son nouveau Cahier d’Influence. Durant 12 mois, les comptes LinkedIn et Twitter des équipes dirigeantes de l’ensemble des acteurs du secteur ont été analysés, au prisme des engagements suscités par leurs activités digitales (sur la base du Score d’Influence**).

    TOP 10 LABORATOIRES & BIOTECH

    1 – SANOFI (Score d’Influence : 8 580)
    2 – NOVARTIS (Score d’Influence : 1 860)
    3 – JANSSEN (J&J) (Score d’Influence : 1 859)
    4 – SERVIER (Score d’Influence : 1 342)
    5 – BIOMÉRIEUX (Score d’Influence : 1 295)
    6 – BOEHRINGER INGELHEIM (Score d’Influence : 1 233)
    7 – ABBVIE (Score d’Influence : 1 209)
    8 – ROCHE (Score d’Influence : 929)
    9 – PFIZER (Score d’Influence : 896)
    10 – IPSEN (Score d’Influence : 847)

    Dans cette situation inédite de crise sanitaire, les réseaux sociaux ont eu plus que jamais un rôle à jouer dans la prévention auprès des patients, ainsi que dans le partage d’informations entre professionnels de santé. Ce secteur, traditionnellement plutôt discret, est de fait passé au premier plan des enjeux médiatiques durant de nombreux mois. En complément, les équipes dirigeantes s’y sont exprimées pour manifester l’engagement de leur entreprise dans la lutte contre la Covid-19, féliciter les collaborateurs mobilisés, ou encore valoriser le personnel soignant. Une autre façon d’incarner l’entreprise, de gagner en visibilité et de renforcer leur image de marque !

    TOP 10 ÉQUIPEMENT MÉDICAL

    1 – GE HEALTHCARE (Score d’Influence : 3 311)
    2 – DRAGER (Score d’Influence : 1 446)
    3 – CARL ZEISS (Score d’Influence : 766)
    4 – PETERS SURGICAL (Score d’Influence : 684)
    5 – ESSILORLUXOTTICA (Score d’Influence : 625)
    6 – ROCHE DIAGNOSTICS (Score d’Influence : 529)
    7 – FSK (Score d’Influence : 413)
    8 – BIOTRONIK (Score d’Influence : 339)
    9 – GUERBET (Score d’Influence : 309)
    10 – BECTON DICKINSON (Score d’Influence : 257)

    Dans un contexte de développement croissant des soins à domicile, les entreprises du secteur doivent relever un défi de taille : multiplier les points de contact avec des cibles aussi diverses que les pharmacies, hôpitaux, ostéopathes, médecins, kinésithérapeutes ou particuliers. Aussi, à l’instar d’un marché fragmenté, la communication de ces acteurs est hétérogène et les niveaux d’engagement qu’elle génère oscillent entre 9 et 3 311. Avec un Score d’Influence* moyen de 241, l’usage des plateformes conversationnelles pourrait sembler encore confidentiel. Pourtant, certains leaders ont déjà pris le virage d’une communication incarnée, et à se démarquer, notamment auprès des investisseurs.

    TOP 10 SANTÉ & BEAUTÉ

    1 – L’OREAL (Score d’Influence : 10 832)
    2 – PIERRE FABRE DERMO COSMETIQUE (Score d’Influence : 1 320)
    3 – GROUPE ROCHER (Score d’Influence : 1 308)
    4 – ESTEE LAUDER (Score d’Influence : 941)
    5 – NAOS (Score d’Influence : 552)
    6 – LPG SYSTEMS (Score d’Influence : 437)
    7 – NUXE (Score d’Influence : 284)
    8 – GROUPE L’OCCITANE (Score d’Influence : 261)
    9 – LABORATOIRES EXPANSCIENCE (Score d’Influence : 250)
    10 – WELEDA (Score d’Influence : 176)

    (Suite du classement et analyse des communications de chacun dans le Cahier d’Influence)

    Parce que la prévention est un pilier de la santé, à l’ère du mieux consommer et en plein essor de la « green beauty » ou de la « clean beauty », les nouveaux usages de consommation des produits de beauté ont permis une formidable expansion de la distribution spécialisée et pharmaceutique et un changement de paradigme des marques dites consumers. Incarner la beauté du monde d’après, là était le défi de ces Directions, parmi lesquelles le groupe L’Oréal s’illustre particulièrement… A l’instar du Top Management, c’est par ailleurs tout le Groupe qui est engagé dans cette démarche, comme en témoignent les Scores d’Influence des business units Cosmétique Active International et Cosmétique Active France (respectivement 2 082 et 734).

    TOP 10 E-SANTÉ

    Pour cette catégorie, seules les startups françaises de plus de 50 salariés et ayant levé plus de 10 millions d’euros ont été analysées.

    1 – DOCTOLIB (Score d’Influence : 4 614)
    2 – ELIGO BIOSCIENCE (Score d’Influence : 4 150)
    3 – ALAN (Score d’Influence : 4 127)
    4 – MEDADOM (Score d’Influence : 1 331)
    5 – OWKIN (Score d’Influence : 1 165)
    6 – TARGEDYS (Score d’Influence : 1 104)
    7 – ELLCIE HEALTHY (Score d’Influence : 1 073)
    8 – DREEM (Score d’Influence : 896)
    9 – IMAGEENS (Score d’Influence : 819)
    10 – WEFIGHT (Score d’Influence : 811)

    Suite du classement et analyse des communications de chacun dans le Cahier d’Influence)

    En ce qu’elles accélèrent manifestement la transformation de tout un secteur, on pouvait naturellement s’attendre à ce que leur ADN tech, associé à des équipes digital native, fasse de ces entreprises d’excellentes communicantes, en rupture avec les usages traditionnels d’une communication en pleine mutation, et mise à mal par la crise sanitaire… Ces nouveaux acteurs sont bel et bien hautement connectés, coiffant au poteau leurs aînés. Parmi eux, les plus influents ont su activer tout le potentiel des réseaux sociaux, ralliant ainsi à leur cause l’ensemble des Français et notamment les cibles Millenials et Gen Z avec une communication au ton informel, centrée sur la culture d’entreprise. En tête, Doctolib : incontournable partenaire des professionnels de santé et des patients ces dernières années, l’entreprise et ses dirigeants sont des acteurs à part entière dans la résolution de crise.

  • Qaund l’Intelligence Artificielle appliquée à la médecine amplifie le potentiel humain

    L’Intelligence Artificielle dans le domaine médical : la mutation du secteur est enclenchée

     Par Monika Orlowska, Partner chez Infosys Consulting

    Les mentalités évoluent. Les populations sont de plus en plus enclines à intégrer l’Intelligence Artificielle (IA) dans leur quotidien. Pourtant considérée comme de la science-fiction il y a quelques années, l’IA et ses avancées technologiques sont déjà en passe de bouleverser des pans entiers de la société. La médecine a d’ores-et-déjà commencé sa mue avec l’utilisation de l’IA. 40%[1] des entreprises des secteurs pharmaceutiques et des sciences du vivant déclarent avoir déjà déployé des technologies d’IA et se montrent satisfaites de leur fonctionnement. Si la médecine a toujours évolué, l’avènement des intelligences artificielles va révolutionner et changer à jamais le secteur de la santé.

    L’Intelligence Artificielle appliquée à la médecine va amplifier le potentiel humain

     Au fil des siècles, la médecine s’est façonnée grâce à l’intelligence humaine qui a conduit à la progression des outils technologiques. De nos jours, le partage des données issues des résultats médicaux permet, par exemple, d’avancer sur des cas particuliers pour en améliorer les traitements.

     Avec l’Intelligence Artificielle, le champ des possibles va nettement s’élargir. Le propre de l’IA est de s’améliorer au fil des savoirs accumulés. Ainsi, déployer cette technologie de façon plus large permettra de renforcer le potentiel humain en orientant l’Homme vers de nouvelles opportunités de travail. Les tâches répétitives pourront alors être assurées par les machines.

     Mais les capacités humaines vont-elles véritablement être limitées par l’IA ? Il semble que les avantages techniques d’un robot l’emportent parfois sur ceux de la médecine traditionnelle concernant les diagnostics et les traitements. Dans une étude publiée par la revue Science Translational Medicine en mai 2016, le chirurgien pédiatrique Peter Kim déclare que le robot Children’s National Health System commet moins d’erreurs qu’un humain pour une intervention de chirurgie mineure de l’intestin. Il affirme également que les points de suture du robot sont de meilleure qualité.

    Mais son intérêt n’est pas uniquement d’ordre « technique ». L’IA peut aller nettement plus loin en dévoilant un aspect beaucoup plus personnalisé de la médecine. A l’hôpital Necker par exemple, une adolescente souffrant d’une déficience de son ADN pouvant lui causer des troubles rénaux, hépatiques voire hématologiques a bénéficié d’une modification génétique de ses os. Depuis cette opération très spécifique, ses problèmes de santé ont disparu.

     Ces avancées signeraient donc la fin de soins prescrits à tous et à grande échelle, parfois sans véritables chances de guérison.

    Bien sûr, les capacités exceptionnelles de l’IA ne pourront garantir une guérison systématique de toutes les maladies et n’auront pas pour objectif de remplacer les médecins. Cependant, elles feront avancer la médecine de façon exceptionnelle et aideront à mieux comprendre certaines maladies et à établir des diagnostics plus rapidement.

     Vers une simplification de la vie des patients à plusieurs niveaux

     Avec l’apprentissage profond (deep learning) et l’apprentissage automatique (machine learning) qui s’accentuent, les IA accèdent à des quantités gigantesques de données existantes. Les chirurgiens pourront très vite pouvoir se référer aux meilleures pratiques médicales effectuées sur des cas de maladies rares. Ces innovations aideront un maximum de personnes et pourront contribuer à réduire les coûts liés au temps passé à chercher des solutions qui prennent des années voire des décennies avant de découler sur des solutions concrètes.

     La société française DBV Technologies a d’ailleurs récemment développé un patch permettant de réduire les chocs allergiques liés à l’arachide. Il permet de faire consommer au patient le produit sans l’ingérer directement. Dans certains cas, l’allergie s’atténue progressivement, prouvant que les avancées en termes de machine learning permettent d’en connaître d’avantage sur les mécanismes du corps humain.

     Grâce à ces capacités d’apprentissage des machines, il y a fort à parier que les signes avant-coureurs de certaines maladies pourraient également être décelés plus rapidement. Mais savons-nous réellement jusqu’où ces prouesses technologiques peuvent aider dans le domaine de la santé ?

     En prenant l’exemple de l’urbanisation croissante des sociétés, certains territoires deviennent de véritables déserts médicaux. Les services publics tentent de freiner ce phénomène mais les solutions peinent encore à démontrer leur efficacité. L’utilisation de l’IA pourrait pourtant permettre de réaliser des diagnostics afin de soulager plus rapidement les patients et de réduire leurs craintes.

    Un robot ne peut pas remplacer un véritable médecin. L’empathie et le contact humain restent nécessaires. Mais là où des maladies bénignes engorgent les cabinets médicaux, réaliser un check-up à l’aide d’une machine pourrait réduire les temps d’attente et accélérer l’obtention des traitements.

     Mieux soigner grâce à une meilleure connaissance du corps

     Une société belge du nom de Scanadu a créé un robot détecteur nommé Scanadu Scout. Il s’agit d’un scanner permettant d’effectuer des examens physiques, de collecter et stocker des informations en s’appuyant sur la mesure de la température, du rythme cardiaque et de la pression sanguine. Avec un smartphone, il est possible de surveiller son état de santé et de détecter le moindre signe anormal. Il s’agit surtout d’une technologie qui permet de mieux connaître son métabolisme. Avec une utilisation régulière, il est plus facile d’arriver à équilibrer son alimentation, son activité physique et voir comment le corps réagit à ces changements.

     Mais l’Intelligence Artificielle ne sert pas uniquement à simplifier la vie de certains ou d’améliorer des opérations médicales. Elle peut surtout sauver des vies. La détection du mélanome par exemple peut faire monter le taux de survie à 98% chez les personnes atteintes de ce cancer si la détection a lieu avant que les ganglions lymphatiques ne soient touchés. Si malheureusement ce n’est pas le cas, le taux de survie chute à 16%.

     Les 10 prochaines années vont être cruciales. Si les IA sont utilisées à bon escient, la croissance des technologies dans la médecine sera pharaonique. Ces avancées promettent d’accentuer les possibilités de l’homme. 

    Entre le premier smartphone en 2007 et la première intelligence artificielle qui a réussi à battre un humain au jeu de go, seulement 9 années se sont écoulées. Cela laisse présager des évolutions rapides et avantageuses pour la médecine. 

     

     

     

  • Santé : l’innovation mobile au service des soins

    Santé : l’innovation mobile au service d’un continuum des soins

    Par Karim Djamai, Directeur Mobilité, VMware France

    Il en est de la responsabilité des professionnels de santé d’assurer une prise en charge efficace de leurs patients, du diagnostic au suivi. Cependant, de nombreux organismes peinent à relever ce défi en l’absence d’une chaîne logistique suffisamment performante pour proposer un parcours plus global aux malades. 

    Les pratiques innovantes en matière de soins de santé évoluent rapidement. Selon un nouveau rapport publié par le cabinet Deloitte, le marché mondial de la santé numérique, estimé à 27 milliards d’euros en 2014, devrait presque voir sa valeur doubler pour atteindre jusqu’à 50 milliards d’euros d’ici 2018. De fait, des progrès technologiques tels que l’accès rapide (« tap and go ») à des stations de travail statiques, le développement de pilules connectées et les systèmes de diagnostics par le biais de dispositifs portables font progressivement leur apparition. Pour autant, l’amélioration des soins, dépendra surtout de la capacité des technologies mobiles à révolutionner l’écosystème de la santé dans son ensemble. En effet, la tendance reste actuellement à la réduction des budgets, le secteur subissant une pression constante sur les coûts. 

    Les acteurs mettant en œuvre de nouvelles technologies pour les patients doivent garder en tête que le vieillissement de la population et les taux variables d’adoption des services de mobilité seront autant de défis à relever. La question est de savoir comment déployer ces nouvelles technologies mobiles pour au final contribuer au bien-être des patients.

    Un secteur avide de données

    Associée à la mobilité, l’analyse de données médicales offre de nouvelles opportunités aux organismes de santé. Grâce à l’intelligence artificielle par exemple, ils peuvent détecter des comportements en matière de santé publique et anticiper des épidémies, le tout en optimisant l’efficacité clinique et opérationnelle. 

    L’émergence des objets connectés constitue une autre tendance à suivre par les prestataires de santé. Les patients adoptent de plus en plus souvent de tels dispositifs d’eux-mêmes, notamment pour surveiller leur fréquence cardiaque, mesurer leurs nombres de pas (et donc les distances parcourues) et analyser leur sommeil. Dans le cadre du parcours de soin du patient, ces données peuvent avoir un intérêt fort pour le personnel soignant qui peut également les utiliser pour assurer un suivi à distance et en continu. Les prestataires de soins de santé du domaine privé devraient d’ailleurs eux aussi en tirer profit : les données qu’ils utilisent et analysent les aident à adapter leurs coûts d’assurances et les politiques afférentes et proposer à leurs patients une offre plus personnalisée.

    En récupérant des données depuis des appareils mobiles, les médecins et autres praticiens bénéficient d’une vue à 360° et en temps réel des malades. En outre, l’accès rapide à n’importe quel terminal sécurisé leur permet d’obtenir plus rapidement des données et de déterminer le protocole de soin approprié. Enfin, les applications de santé peuvent désormais capturer bien plus de données qu’auparavant (résultats de tests, informations sur les médicaments, taux de glycémie, images médicales) et proposer une meilleure qualité de soin que ce soit avant, pendant ou après le traitement des patients. Les meilleures solutions mobiles sont celles qui fournissent le plus de données sur l’état d’un patient et offrent aux organisations une plus grande efficacité de réponse er d’adaptation des traitements.

    Les terminaux mobiles rendent aussi possibles les consultations par vidéo, limitant par conséquent les visites à l’hôpital seulement en cas de nécessité. Nous verrons également dans les hôpitaux, en particulier les CHU, des innovations autour de la réalité augmentée et mixte, par exemple pour de la Télémédecine qui pourrait permettre de pallier au manque de couverture géographique de certaines spécialités.

    Tout cela semble très prometteur, mais dans les faits, qu’est-ce que cela donne ?  Ces innovations impliquent le transfert de données entre les patients, les organismes de santé et l’ensemble du secteur, tous concernés par des enjeux majeurs de sécurité. 

    Surmonter le défi de la sécurité

    En dépit des opportunités qu’elle génère, le principal frein à une adoption massive de ces technologies est la sécurité. Plus les données prennent de la valeur, plus elles sont vulnérables. Les terminaux mobiles offrent aux pirates une véritable passerelle pour s’immiscer dans les dossiers des patients, dans les environnements cliniques et dans les réseaux de praticiens. L’acteur hollywoodien Charlie Sheen annonçait l’année dernière avoir été victime de chantage suite à la découverte d’éléments confidentiels sur son état de santé.

    Les organismes de santé doivent faire en sorte que la sécurité ne les empêche pas de révolutionner les soins à travers le monde et voici quelques recommandations pour y parvenir :

    1. Donner l’exemple – Les cadres supérieurs sont généralement conscients de la valeur de la mobilité. Cependant, ils doivent également s’assurer de la sécurité des environnements, en particulier dans un secteur aussi réglementé, où les informations sur les patients sont si sensibles et précieuses qu’une gouvernance stricte est nécessaire.
    2. Former les professionnels de santé en matière de sécurité mobile – La DSI doit mettre en place les formations et processus adéquats pour aboutir à une meilleure compréhension des contraintes réglementaires. En effet, alors que les dossiers médicaux sur papier peuvent être enfermés dans un hôpital, les données électroniques, elles, font souvent l’objet de transferts d’un établissement à un autre. Le personnel doit donc être formé suffisamment et de façon régulière, et prendre conscience des conséquences d’une fuite.
    3. Investir pour réduire les risques – Les organismes de santé ont depuis longtemps commencé à investir dans des outils informatiques. Cependant, pour ne pas se trouver dépassés par tous les changements actuels, il leur faudra surtout investir dans les nouvelles technologies comme la micro segmentation et les nouvelles méthodes de managements de postes de travail. Ils devront abandonner les outils traditionnels obsolètes et intégrer des solutions de sécurité au cœur de leurs infrastructures pour assurer la protection de l’ensemble des postes de travail au Datacenter. En clair, face à la recrudescence des cyberattaques, il leur faudra faire des choix innovants et structurants pour ces nouveaux usage et pour en limiter les risques.

    Le champ des possibles est énorme en matière d’innovations mobiles dans les domaines de santé. L’important sera de créer un centre d’excellence sécurisé afin de soutenir la nouveauté en matière de développement d’applications, et de proposer une expérience sûre et de premier plan pour les patients. 

    Une fois les technologies de gestion des risques mises en œuvre, les organismes de santé pourront combiner  consultations par vidéo, collaboration, contenu  et  accessoires connectés en  mobilité, il sera alors possible d’améliorer les soins administrés aux patients avec un effort budgétaire maitrisé.

  • Santé et numérique : les grandes tendances

    Les 5 tendances de la communication santé à 2025

    Par Pierre-Henri Freyssingeas, fondateur de l’agence Henri 8
    Grand Prix 2015 du Festival de la Communication Santé de Deauville

    Dans le secteur de la communication santé, le numérique apporte bien plus qu’une simple évolution. Lorsque nous avons créé l’agence en 2010, il y avait déjà un essoufflement du modèle classique, basé sur les rencontres physiques et les supports print. L’arrivée des tablettes numériques a généré une révolution dans la conception des événements, permettant plus d’interactivité, impliquant davantage les professionnels de santé et réduisant progressivement la distance entre les experts orateurs et les invités. Aujourd’hui, nous concevons des dispositifs qui réconcilient la présence avec la communication à distance, exploitant la puissance du numérique et le concept des réseaux sociaux, avec cinq grandes tendances de fond qui se dessinent d’ici à 2025.

    1. La dématérialisation et la diversification des supports
    Les sociétés savantes et les laboratoires pharmaceutiques développent rapidement de nouveaux supports d’information et de formation dématérialisés. Les formats courts, interactifs, didactiques et évolutifs seront privilégiés, avec des digests diffusés en webcast live ou des vidéos de best of assortis de commentaires des participants. Le portail de formation médicale Echowebline, développé pour la filiale d’imagerie de la SFC (Société française de cardiologie) en est un bon exemple.

    2. L’émergence des communautés
    Grâce à de nouvelles plateformes collaboratives, les professionnels de santé adhéreront à des communautés connectées, centrées autour des experts leaders d’opinion. Ils s’en serviront pour partager des informations de plus en plus spécialisées par pathologie. Le travail du marketing ne sera plus de créer des sites internet propriétaires, mais d’identifier et faciliter la communication en ligne des leaders naturels issus du monde scientifique et médical.

    3. Le professionnel de santé devient un follower actif
    Chaque professionnel, dans sa communauté, sera un follower actif. Il «likera» et commentera les contenus proposés. Il deviendra aussi cocréateur du contenu, qui sera échangé, enrichi et augmenté de manière transversale. Les grands médias médicaux en ligne, tel le Journal international de médecine ou Medscape, aux Etats-Unis, ont déjà largement ouvert la voie en proposant des informations synthétiques et ciblées permettant de résumer un événement, une publication. Chez Henri 8, nous concentrerons notre créativité sur l’animation des réseaux professionnels issus des sociétés savantes et des CHU (centres hospitaliers universitaires).

    4. La généralisation du mobile first et l’explosion des formats multimédias
    Sur le modèle Atawad («any time, any where, any device»), la communication santé va rapidement passer le cap du tout mobile pour un usage «mobile first». D’ici à 2025, la 5G [des débits de données jusqu’à cent fois plus rapides que la 4G] rendra obsolète les supports numériques inadaptés à la mobilité. L’avantage concurrentiel ira aux acteurs qui disposeront de bibliothèques en lignes, riches en multimédia de qualité, responsives, interactives et collaboratives.

    5. Vers un meilleur partage de pratiques pour une meilleure prise en charge des patients
    Les communautés connectées et interconnectées ainsi que le développement rapide des relations numériques directes entre professionnels de santé conduiront à une démocratisation des connaissances et des expériences. Sur le modèle d’open innovation, les échanges d’informations médicales vont s’affranchir des frontières historiques en devenant pluridisciplinaires et internationaux. Cette nouvelle organisation permettra une meilleure prise en charge des patients.

     

  • Marché de la santé : gérer les données pour tirer parti des réglementations

    Santé : comment tirer parti des réglementations? 

    par Darren Cooper, directeur des solutions métiers, Stibo Systems

     

    Une certaine ambiguïté et équivoque caractérise la façon dont les médicaments sont emballés, commercialisés, vendus, dosés et utilisés dans différents pays. Elle ne permet pas des pratiques de santé efficientes à l’échelle mondiale. Considérez, par exemple, un médicament répertorié comme ayant un effet indésirable dans un pays, mais uniquement identifié dans d’autres pour un rappel.

    De ce fait, l’instauration en juillet dernier des normes IDMP (identification et description des produits pharmaceutiques) va s’avérer bénéfique dans ce type de cas. Partie intégrante de la directive sur les essais cliniques de l’Union européenne (2001/20/EC), les normes IDMP s’inscrivent dans un cadre réglementaire plus vaste en la matière adopté en 2004. Visant à protéger les droits et la sécurité des participants aux essais cliniques, la directive a également simplifié et harmonisé les procédures de mise en œuvre d’essais cliniques en Europe. Toutefois, une baisse du nombre des essais cliniques menés à travers l’Europe ainsi qu’une augmentation des frais administratifs, d’assurance et des besoins en personnel ont conduit l’UE à revoir la directive.

    L’ISO (Organisation internationale de normalisation) définit les éléments de données IDMP et les structures (substances, formes posologiques, unités de mesure) qui permettent l’identification unique et l’échange d’informations réglementées. L’Agence Européenne des Médicaments (EMA) met en place les normes de messagerie destinées à l’échange d’informations IDMP.

    Dans le cadre d’une réglementation de l’UE, les États membres, les titulaires d’autorisation de mise sur le marché et l’EMA utilisent les normes IDMP depuis juillet 2016.

    Toutefois, malgré la complexité et la nature réglementaire des nouvelles exigences, les acteurs doivent étudier comment ils peuvent tirer parti de l’application des normes IDMP et rechercher des moyens de les exploiter pour améliorer les processus opérationnels.

    Les normes facilitent l’échange et le suivi d’informations entre diverses parties au sein de la chaîne logistique, telles que plusieurs entreprises et régulateurs. En outre, ces parties peuvent en profiter pour considérer les normes comme un moyen efficace d’échanger des informations entre différentes équipes internes dans leurs propres organisations. Après tout, employer une seule norme à travers l’organisation accélère et optimise la recherche des données utiles par chaque acteur. De plus, cela étaye la démarche de gouvernance des données et offre des avantages qui dépassent le simple respect de la réglementation.

    Créer et gérer le pivot central nécessaire pour obtenir les niveaux de conformité et d’efficacité requis par les exigences IDMP constitue clairement une tâche importante. Elle peut être facilitée en déployant une plateforme éprouvée de gestion des données de référence (MDM).
    Une solution MDM offre une vue unifiée et fiable des données commerciales clés (ingrédients de produit pharmaceutique, informations marketing, coordonnées) aux responsables des produits, avec la variété des données de référence connexes.

    Normes pour les informations sur les produits pharmaceutiques 

    L’adoption de normes GS1, qui crée un ensemble unique de normes permettant aux acteurs d’utiliser les mêmes formats et conventions, va favoriser la rationalisation et le partage de données exactes et cohérentes. Le Service National de la Santé (NHS), par exemple, a adopté la norme pour permettre l’achat électronique et des opérations cliniques.

    Une nouvelle réglementation va bientôt arriver. La directive de l’UE sur les médicaments falsifiés (réglementation déléguée de la Commission UE 2016/161), mise en œuvre d’ici 2019, exigera l’ajout de nouveaux dispositifs de sécurité sur l’emballage pour assurer l’authentification du produit. Des normes GS1 seront également déployées via des codes barres lisibles à tout stade de la chaîne logistique de la santé. La traçabilité sera ainsi garantie, en permettant de localiser rapidement et de rappeler un produit faisant l’objet d’une alerte de sécurité.

    Gestion des données de référence pour les renseignements médicaux 

    Le MDM repose sur le principe de rendre les données de référence d’une entreprise, en l’occurrence celles relatives à ses produits de base, disponibles et accessibles pour tous les systèmes et les individus qui en ont besoin, au sein même de l’entreprise et au-delà.

    Une solution MDM synchronise les données de chaque produit à partir de diverses sources hétérogènes à tout stade de la chaîne logistique, du laboratoire au client. Elle crée un référentiel unifié et centralisé. Ce dernier permet de préparer les informations produit pour la réglementation IDMP, mais également de les partager à travers la chaîne logistique.

    Concernant le secteur pharmaceutique, une plateforme MDM sert principalement à gérer les informations sur les médicaments, mais peut aussi permettre le partage et la gouvernance d’autres données vitales pour l’activité (par exemple, renseignements sur les essais cliniques, données de référence financières ou données des clients et des employés de l’entité).

    Déployer une solution MDM offre un avantage majeur à considérer, qui consiste en la capacité de collecter des informations provenant des systèmes existants et de les rendre utilisables dans toute l’organisation. Par exemple, plutôt que de devoir changer les applications actuelles, une solution MDM peut exploiter les sources de données existantes pour créer des vues de produits conformes, à l’appui des normes IDMP.

    Les chefs de produits enrichissent cette information dans la solution MDM à diverses fins fonctionnelles (analyse, conformité, marketing et support client). En fait, il est possible d’utiliser une solution MDM pour recueillir autant de données que nécessaire dans toute la chaîne logistique afin d’obtenir une vue complète du cycle de vie d’un produit, ce qui améliore la traçabilité et les mécanismes de rappel. L’intégration native aux pools de données GS1 qu’offre une solution MDM permet l’échange de données bidirectionnel. L’adoption de ces normes dans la solution s’avère ainsi facile, vérifiable et contribue à améliorer l’efficience logistique.

    Finalement, une solution MDM permet la création et la gestion efficace de l’actif le plus crucial d’une entreprise pharmaceutique, à savoir un référentiel central qui contient des informations exactes et cohérentes sur chacun de ses produits et leurs composants.

    Fournir une vue globale 

    La plupart des entreprises pharmaceutiques tendent à stocker leurs données produit et client dans des silos, diverses équipes internes conservant leurs propres informations dans des fichiers distincts et souvent dans différents formats.

    Une solution MDM, combinée au système ERP (progiciel de gestion intégrée) d’une entité, peut synchroniser et unifier toutes ses données à partir de sources différentes, externes ou internes, dans une variété de formats. Elle peut ainsi mieux partager les données avec des fournisseurs et des clients, des équipes internes et des autorités réglementaires.

    L’entité est donc capable de fournir aux prestataires de services de santé les informations sur les ingrédients, les effets et les éventuels effets secondaires d’un médicament donné à tout moment, quel que soit le canal utilisé. Les fabricants sont en mesure de corréler chacun de leurs produits à chaque ingrédient de chaque fournisseur.

    Une telle vue globale des données d’une entité permet une meilleure traçabilité des ingrédients et des formules tout au long de la chaîne logistique.

    En outre, une solution MDM peut délivrer instantanément des données exactes et actuelles sur toutes les règles et réglementations locales. Elle garantit le maintien d’une conformité totale dans toutes les régions dans lesquelles une entité opère, avec une agilité adéquate pour gérer les nouvelles réglementations au fil de leur instauration.

    Les nouvelles réglementations en vigueur depuis juillet visent à rendre les processus de présentation et d’évaluation plus rapides, rentables et transparents. La réussite de la directive, dont les normes IDMP font partie intégrante, se mesurera finalement aux résultats en termes de santé des patients, où que les services soient dispensés dans le monde.

    Le MDM joue un rôle clé dans cette réussite en permettant à une entité de gérer efficacement les exigences réglementaires qu’impose la directive. Il facilite l’intégration des nouveaux besoins futurs et optimise le traitement des données opérationnelles avec leur partage en toute confiance à travers l’organisation.

    En créant des sources fiables de données de référence qui complètent les systèmes existants, les entreprises pharmaceutiques font, non seulement une avancée majeure dans leur mise en œuvre fructueuse des normes IDMP, mais peuvent également noter des gains d’efficience opérationnelle en interne et dans toute leur chaîne logistique.

  • Quand la donnée devient vitale pour la santé…

    L’intégration des données de santé favorise un développement stratégique de nouveaux médicaments

    Par Frédéric Brousse, Directeur Général d’Informatica France

    L’intégration des données de santé numériques consiste à collecter des données de diverses sources : e-santé, applications mobiles, technologies portables, Internet des objets (IdO), etc. Une fois ces données récupérées, les entreprises pharmaceutiques peuvent les analyser et les comprendre pour les exploiter stratégiquement. La donnée est un pilier vital pour de nombreuses entreprises. Dans le domaine pharmaceutique, si elle est finement analysée, elle peut contribuer à réduire les coûts de développement des médicaments. L’objectif final étant de pouvoir accélérer la mise sur le marché, sachant qu’actuellement il faut compter une moyenne de quinze année entre la validation d’une hypothèse scientifique et la commercialisation d’un nouveau médicament selon le ministère des affaires sociales et de la santé.

    Illustrons cela concrètement. Par exemple, si vous testiez un médicament expérimental contre la pression artérielle, vous vous rendriez probablement en consultation chaque mois pour le contrôle de votre tension artérielle. Or, beaucoup plus de données pourraient être analysées si vous contrôliez votre tension artérielle avec un brassard compatible Bluetooth. Ce dernier se synchroniserait avec votre téléphone portable qui transmettrait les données au médecin une fois par jour ou par semaine pour faciliter votre suivi et contrôler les progrès.

    Mais ce n’est pas tout. Nous pouvons collecter toutes sortes de données connexes simultanément. Nous pouvons combiner par exemple des données sur l’activité, les calories brûlées, le régime alimentaire, la fréquence cardiaque avec les données relatives à la tension artérielle afin de mieux déterminer les profils. Ainsi, l’entreprise pharmaceutique obtient une bien meilleure visibilité de la façon dont les patients réagissent ou non au médicament.

    Cette approche de l’utilisation des données semble logique, mais ces données n’étaient pas disponibles auparavant dans le cadre des essais de médicaments. Les entreprises qui testaient des médicaments devaient interrompre le quotidien de leurs patients pour les suivre de près et peu de personnes participaient aux essais en raison de la longueur du processus d’expérimentation. Aujourd’hui, le suivi des patients est beaucoup moins intrusif. Il est donc probable que les personnes réticentes à participer aux essais par le passé acceptent désormais d’y prendre part.

    Comme mentionné précédemment, ce sont les données et leur intégration qui constituent des technologies stratégiques dans ce domaine. La possibilité pour les entreprises pharmaceutiques d’envoyer et de recevoir des données librement permet de réduire les coûts et le temps nécessaire pour mettre un médicament à la disposition des patients qui en ont besoin. Par ailleurs, les avantages ne se limitent pas aux essais. La même technologie peut être exploitée pour surveiller les patients en temps quasi réel tout en garantissant la protection des données individuelles et personnelles. Ainsi, en cas d’interaction inconnue ou d’allergie, les médecins peuvent intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Cela a été le cas de Sanofi-Aventis qui, confronté à la problématique de la compilation des données de recherche provenant de 11 systèmes différents, a exprimé le besoin d’avoir une solution lui permettant d’uniformiser ses données. La solution Informatica a ainsi amélioré l’accès des chercheurs à des données précises en temps réel et réduit les délais de sortie des nouveaux produits.

    L’intégration des données transforme radicalement de nombreux marchés, mais pas autant que le marché de la santé. La capacité à collecter et à visualiser des données provenant de nombreuses sources différentes, y compris du corps humain, est une nouvelle approche dont tout le monde pourra tirer parti.

  • Big Data et Santé : ce que dit la législation

    Big Data et Santé : les données médicales relèvent d’une législation particulière

    par Lydie Balfet, Responsable Marketing et offres, NetExplorer

    Les données de santé occupent une place particulière dans le Big Data. Personnelles, sensibles mais aussi confidentielles, les données médicales relèvent d’une législation particulière. Qu’il s’agisse de la gestion d’un établissement de soin ou de la dématérialisation d’un dossier patient, leur nombre ne cesse d’augmenter. Est-il possible d’assurer la protection des données médicales, tout en permettant aux établissements et professionnels de santé de pouvoir les gérer facilement au quotidien ?

    Données de santé et confidentialité : une double protection juridique et technique

    Les données de santé, de par leur confidentialité, sont régies par le Code de la santé publique et plus particulièrement par l’article L. 1110-4. Celui-ci définit les conditions de cette protection juridique en autorisant l’échange de données de santé entre l’équipe de soin du même établissement ou des professionnels de santé d’entités différentes mais prenant en charge le même patient, sous réserve que celui-ci bénéficie du droit d’opposition. Par ailleurs, le patient peut accéder à ses données médicales, les faire rectifier, les mettre à jour ou les supprimer s’il le souhaite.

    Outre la protection juridique des données, des exigences techniques ont également été mises en place. Il s’agit ici des obligations de protection physique des données pour les professionnels de santé. Ils sont tenus de protéger les informations en les manipulant mais aussi en les stockant dans un environnement sécurisé. Pour cela, ils peuvent les conserver en interne ou faire appel à un hébergeur agréé pour les stocker.

    L’agrément « Hébergeur Agrée de Données de Santé » (HADS), a été créé afin de garantir la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et la traçabilité des informations sensibles que constituent les données médicales. Le respect de nombreuses exigences est ici impliqué comme l’authentification forte, le chiffrement des données, la traçabilité des accès etc.

    Un cadre légal strict ne veut pas dire la fin de la collaboration au sein des établissements de santé

    Aujourd’hui, l’essentiel des informations liées au patient est dématérialisé. Il peut s’agir d’une prescription médicale, de résultat d’analyse, d’un dossier d’hospitalisation ou de tout autre information dont un professionnel de santé peut avoir connaissance. Par ailleurs, les médecins et les hôpitaux ne sont pas les seuls à manipuler des données de santé et à être soumis à cette législation particulière. Par exemple, toute application mobile qui traiterait des données à caractère médical est aussi obligée de passer par un tiers hébergeur agréé. Ce cadre légal concerne donc un volume immensément important de données, d’autant plus que le marché de l’e-santé est en forte croissance.

    S’il doit permettre de sécuriser les informations médicales des patients, ce cadre légal ne doit pas être un frein pour les établissements et professionnels de santé dans leur travail quotidien. En effet, ces données regroupent toutes les informations concernant un individu. Si l’on prend l’exemple d’un hôpital, il est important que l’ensemble de l’équipe soignante puisse accéder facilement et rapidement aux informations d’un patient.

    Aussi la loi autorise à ce qu’une application puisse se superposer à la couche d’hébergement agrée dans la mesure où celle-ci est compatible avec les prérequis de l’agrément. Ainsi, l’établissement ou le professionnel de santé peut se doter d’une solution de gestion et de partage de fichiers sécurisée compatible avec un hébergeur agrée, et allier à la fois conformité à la loi et collaboration.

     

     

  • SESSION RATTRAPAGE EVENEMENT – L’utilisation des données de santé du 28 juin 2016 by FNTC

    LES DONNEES DE SANTE : Entre HOLD UP et INNOVATION

     

    Le mardi 28 juin la FNTC ( Fédération des Tiers de confiance du numérique) organisait un débat autour de l’utilisation des données de Santé. Plusieurs questions clés ont été débattues notamment sur la transformation numérique de la santé et ses conséquences sur la relation avec le patient , mais aussi Intérêt général et protection de la vie privée : Quel équilibre trouver ? et des données c’est bien… mais pour quelles utilisations ? 

     

    Pour Alain Bobant, président de la FNTC , qui a introduit cette matinée : « le système de santé français fait face à une transformation de son activité impulsée par le numérique. Cet afflux colossal d’informations va induire la mise en applications de règles pour mieux protéger la vie privée. C’est la confiance fondée sur la morale et sur une forte expertise qui va constituer l’exigence stratégique fondamentale, c’est pourquoi la FNTC se devait d’être présente dans ce débat, pour aider les acteurs de ce secteur à forger la mécanique d’une mutation numérique efficace et aboutie.»

     

    Jean Yves ROBIN, DG d’Openhealth et ancien Directeur de l’ASIP Santé confie en ouverture des débats : “ que l’on prévoit une multiplication par 50 dans le monde du volume des données de santé d’ici à 2020 mais qu’aujourd’hui l’utilisation de ces données est sous-développée bien qu’elles représentent une somme de connaissances infinie. Il précise « que les enjeux sont considérables sur le ‘healthData’, qui représente déjà plusieurs milliards de dollars d’investissements aux USA.»

    Jeanne BOSSI MALAFOSSE, avocate DLA Piper et Experte auprès du Conseil de l’Europe, les données de santé méritent une gouvernance, un cadre, donné en partie par la loi de santé 2016. Elle précise « la loi donne enfin un fondement juridique à l’échange et au partage de données de santé à caractère personnel, notamment grâce à une redéfinition de la notion d »équipe de soins » permettant une plus grande coordination entre secteurs sanitaire, social et médico-social.»

     Félix FAUCON, inspecteur des affaires sanitaires et sociales a quant à lui, posé la question de l’utilisation des données de santé. Il explique : « Le débat de l’ouverture ou de la fermeture de l’accès aux données de santé ne peut être clair que si il est orienté par une vraie vision de l’utilisation des données captées. Permettre un accès aux données de santé, oui … mais pourquoi faire ?.»

     Monique TARON, Directeur Ventes et Marketing d’Almérys, a conclu sur le besoin de confiance des citoyens. Au delà des réglementations et de tout ce qui existe sur les aspects juridiques et réglementaires, il faut que ces derniers n’aient pas de craintes.  « Il est nécessaire que les organismes habilités à conserver les données soient des tiers de confiance qui s’engagent vis à vis des propriétaires des données sur le respect de règles claires et sur les conséquences en cas de défaillance.