Étiquette : SaaS

  • Logiciels : les 4 tendances d’une industrie en pleine évolution

    Modèles économiques des logiciels : les 4 tendances d’une industrie en pleine évolution

    Par Houssem Abderrahman – responsable Grands Comptes chez Flexera Software

    Virtualisation, cloud, IdO : l’industrie du logiciel évolue à un rythme déconcertant. Dans un contexte où les attentes sont de plus en plus importantes du côté des acheteurs, les fournisseurs ont hâte de saisir les opportunités de monétisation et de s’attaquer à de nouveaux modèles économiques basés sur des logiciels.

    Comme le font remarquer plusieurs rapports publiés cette année, les bouleversements au niveau des modèles économiques des logiciels donnent naissance à de nouvelles opportunités de monétisation. « La monétisation de logiciels de demain ne se limitera plus à la protection de la propriété intellectuelle : les chargés de planification stratégique devront avant tout favoriser la croissance issue de nouveaux modèles de revenus récurrents ».

    Au total, quatre tendances se dégagent dans l’industrie, prouvant ainsi que l’heure d’une approche de nouvelle génération est venue :

    Les acheteurs veulent de la transparence, et ce immédiatement

    Personne ne veut payer pour des logiciels non/sous-utilisés. Cependant, par le passé, les acheteurs étaient souvent dans le flou quant à leur utilisation et devaient l’évaluer par eux-mêmes. Ils s’appuyaient pour cela sur des outils de gestion des actifs logiciels (SAM), et continueront vraisemblablement à le faire. Mais aujourd’hui, ils regardent également vers leurs fournisseurs de logiciels et réclament davantage d’accompagnement, de transparence et de simplicité d’utilisation. Ces éditeurs doivent donc leur montrer ce qu’ils sont autorisés à consommer et à quel stade ils en sont, afin d’instaurer une relation de confiance et de créer des liens plus forts. Il leur faut également se servir de ces données pour stimuler les clients n’utilisant pas tout ce à quoi ils ont droit.

    L’adoption du SaaS : une réalité qui nécessite une gestion intelligente

    La plupart des fournisseurs de logiciels adoptent désormais le modèle du SaaS et lancent de nouvelles offres sur le marché. Mais les applications sur site ne vont pas disparaître de sitôt, et les modèles hybrides devraient donc exister pendant encore longtemps. Ne laissez pas le modèle de déploiement choisi affecter l’expérience de vos clients. Assurez-vous que celle soit simple, fluide et propose des ressources en libre-service, et ce pour l’ensemble de vos produits. Même si vous utilisez différents modèles de déploiement, vos logiciels devraient être gérés de façon centralisée et être reliés au même back office, au lieu d’être exploités en silos.

    Hausse des dépenses de fonctionnement : le modèle de l’abonnement est dans toutes les têtes

    La tendance à la comptabilisation des logiciels en tant que dépenses d’exploitation est une réalité pour les entreprises. Désormais, les éditeurs et les fabricants adoptent des modèles de revenus récurrents, notamment l’abonnement, un modèle d’ores et déjà très populaire. Les fournisseurs de logiciels doivent donc augmenter proactivement leur nombre d’abonnés et automatiser leurs processus de gestion des abonnements et des renouvellements ; gérer le parcours client en continu et commencer à penser aux renouvellements dès le début de la période d’abonnement ; mais aussi s’assurer que leurs clients profitent pleinement de la valeur de leurs logiciels pour que tout ait lieu presque automatiquement.

    Pas de formule magique en matière de produits et de monétisation

    Les acheteurs de logiciels veulent des produits personnalisés et n’ont que peu de tolérance lorsqu’ils doivent payer pour un ensemble de fonctionnalités qui ne sont pas utilisées. Les produits et fonctionnalités modulaires pouvant être activés et désactivés répondent donc parfaitement à ces attentes.

    Il en va de même pour la monétisation et la tarification. Auparavant, il suffisait de définir le modèle fonctionnant le mieux compte tenu de son produit et de sa clientèle. Mais aujourd’hui, la monétisation est plus agile. Selon Gartner, 80 % des éditeurs utiliseront plusieurs modèles de licences d’ici 2019. C’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui, comme le montre l’exemple des applications SaaS dont le prix est fonction du nombre d’utilisateurs, mais inclut également un coût supplémentaire pour le stockage de données en ligne. Face à l’émergence d’autres modèles de ce genre, les acheteurs doivent donc préparer dès à présent leur back office.

    L’industrie du logiciel vit des heures charnières. Des révolutions telles que l’adoption du cloud et l’IdO permettent enfin d’offrir aux acheteurs l’agilité et la transparence qu’ils recherchaient. Grâce à des plateformes professionnelles de monétisation de logiciels permettant d’assurer la gestion de fonctionnalités complexes et de prendre en charge n’importe quel modèle de tarification ainsi que le suivi d’utilisation, les fournisseurs peuvent enfin répondre à ces attentes. Ils peuvent adopter des modèles de monétisation adaptés à la valeur générée, et ajouter des touches d’automatisation et de libre-service à leurs processus d’exploitation de logiciels, ce qui aura pour effet de mettre leurs clients à l’aise.

  • SaaS vs Open Source : quelle technologie choisir pour son site Internet ?

    SaaS vs Open Source : quelle technologie choisir pour son site Internet ?

    Par Laurent Bizot, Directeur de l’Expérience Client Oxatis

    Selon une étude américaine, North Bridge Venture Partners[1], 74% des entreprises ont adopté la technologie SaaS pour leurs équipements en 2016 contre 13% seulement en 2011. Pour la première fois, le SaaS a connu une croissance trois fois supérieure à l’Open Source.

    La question, que toutes les entreprises se posent, est celle du choix de la technologie pour développer leurs ventes sur Internet. Il n’y a pas de solution ultime. La meilleure solution doit simplement correspondre aux besoins des e-commerçants : les fonctionnalités liées à leur business en ligne et les performances de leur site pour assurer leur développement : il s’agit des facteurs clés pour réussir sa boutique en ligne.

    Aujourd’hui, il est intéressant d’étudier deux cas : le premier est celui d’une entreprise faisant le choix d’une « solution Open source », le deuxième étant celui d’une société ayant déjà fait le choix d’une « solution e-Commerce en mode SaaS ». Etudions les deux situations.

    Les « créateurs de site e-commerce » font face aux préoccupations de la majorité des entreprises : un budget souvent limité, des compétences techniques qui ne sont pas présentes dans l’entreprise, des problèmes techniques qui ne sont pas anticipés et la sécurité des données trop souvent sous-évaluée par méconnaissance des enjeux.

    En France, beaucoup d’e-Commerçants ont opté pour une solution « Open Source », attirée par une promesse de gratuité et de liberté. 25% d’entre elles ne sont pas satisfaites de la solution proposée, ce qui est souvent dû à des problèmes de fiabilité, de sécurité, de performance et au coût non maitrisé de maintenance de la solution. Les budgets sont alors consacrés à des enjeux techniques au détriment du développement commercial et marketing.

    Essayons d’étudier plus profondément le fonctionnement de ces deux pistes.

    Une solution « Open Source » permet le plein accès au code de l’application, c’est son intérêt. Les techniciens du Web peuvent donc créer, modifier, et améliorer à loisir le fonctionnement du site e-commerce, avec les problèmes inhérents aux développements sur mesure : phases d’étude et de maquettage, de développement et d’adaptation, de test, de débogage et de mise en production finale. Ainsi, les frais de maintenance sont souvent élevés, les mises à jour de sécurité très fréquentes et obligatoires pour un site de e-commerce, donc le cout global réel s’avère difficile à prévoir.

    On note que plus d’un tiers des sites e-Commerce en OpenSource subissent des problèmes d’interruption de services lors des différentes mises à jour de leur logiciel, et plus de la moitié des sites sont obligés de faire appel à un informaticien plusieurs fois par an pour des interventions techniques, notamment pour la sécurité des modules installés.

    L’Open Source est un excellent modèle, qui date d’il y a 15 ans, mais aujourd’hui en perte de vitesse. De manière générale, une solution « open source » est finalement très onéreuse et demande obligatoirement une forte expertise technique sur la solution choisie et son hébergement.

    Une solution « SaaS » permet immédiatement l’accès à un site e-commerce opérationnel, sans se soucier de problématique technique, de développement, de sécurité ou d’hébergement. Les enjeux techniques sont assurés par le prestataire de services de la solution SaaS. Une  solution SaaS ne nécessite aucun logiciel ou module à installer, ni mise à jour à effectuer. Tout est déjà prêt à l’emploi, prêt à être personnalisé en fonction des business de chaque marchand.

    Les fonctionnalités sont parfaitement intégrées au fonctionnement quotidien d’un site (sans avoir de problème de compatibilité ou de développement sur mesure), et le SaaS garantit la disponibilité permanente du site, la performance d’affichage avec un fonctionnement global plus rapide que la moyenne du marché. Dans le cas de lancement d’un nouveau site, il est mis en ligne en quelques semaines afin de  générer des commandes rapidement. Cerise sur le gâteau, les mises à jour fonctionnelles et de sécurité de la solution SaaS sont intégrées, régulières, gratuites et automatisées.

    Par exemple, pour l’hébergement d’un site e-commerce, une solution SaaS ne nécessite pas à l’entreprise de faire appel à un autre prestataire. Tout est inclus : pas de frais de maintenance,  ni besoin de compétence technique complémentaire pour assurer le bon fonctionnement du site e-commerce. Le trafic du site peut progresser en toute tranquillité, les ventes décoller, les pics de charges (soldes, passages tv) sont encaissés par la solution SaaS, les marchands n’ont pas à gérer ou anticiper ces problématiques complexes d’hébergement. L’entreprise se concentre alors sur sa stratégie digitale et sur son développement commercial.

    Il est intéressant de souligner que les sites e-Commerce sont de plus en nombreux à quitter l’Open Source au profit du SaaS. C’est le cas d’HairStore, premier site de vente en ligne français de produits et matériels professionnels de coiffure pour les particuliers. HairStore collabore avec les plus grandes marques du secteur (Kérastase, L’Oréal, Schwarzkopf). Le site né en 1999 occupe aujourd’hui la 72ème place dans le Top 100 des sites e-Commerce français (Classement HiPay/eCommercemag, 2016) et réalise un chiffre d’affaires annuel qui dépasse les 4 millions d’euros (2016).

    Avant de migrer son site sur une solution SaaS, le PDG Fondateur de la marque – Marco Da Cruz avait commencé par développer son site tout seul sur Prestashop. Au départ, il pensait faire le choix de la gratuité, mais au fur et à mesure les pannes techniques commençaient à se multiplier, et les coûts des mises à jour des modules et des nouvelles fonctionnalités sont devenus de plus en plus élevés.

    Marco Da Cruz commente ainsi la réussite de la migration de son site sur une solution en SaaS :

    « Nous enregistrons des résultats incroyables depuis la migration de notre site e-Commerce en Saas ! Après 5 années de collaboration, nous sommes passés de 70.000€ à 500.000€ de chiffre d’affaires mensuels. »

    La technologie SaaS libère les PME des contraintes techniques et leur permet de créer un site à partir d’une simple connexion internet. Elles profitent d’une infrastructure performante, d’un haut de niveau de sécurisation des données et font bénéficier leurs clients d’un site toujours accessible sans avoir besoin de s’occuper de l’hébergement. Les avantages du SaaS pour un projet e-Commerce sont nombreux. Cette technologie de plus en plus adoptée répond aux exigences des e-commerçants en matière de maîtrise du budget, de compétences techniques et de performance.

  • Pourquoi la sécurité en mode SaaS est un enjeu majeur ?

    La sécurité des applications en mode SaaS : un axe stratégique

    Par Virginie Kiener, Responsable Marketing de la business unit Aspaway (Groupe Claranet)

    La généralisation de l’utilisation des applications SaaS est aujourd’hui une réalité concrète. Dans ce contexte, les éditeurs sont amenés à faire évoluer leurs offres pour délivrer leurs services dans le Cloud. Amorcer cette transformation vers le SaaS puis savoir en tirer le meilleur parti met les éditeurs face à des défis majeurs, qu’ils soient financiers, techniques ou bien commerciaux. Au-delà des évolutions organisationnelles, le passage au SaaS implique des changements en matière de responsabilité vis-à-vis des clients, c’est pourquoi la notion de sécurisation se positionne désormais comme une donnée stratégique.

    En effet, en proposant leurs offres en mode SaaS, les éditeurs vont devoir répondre à de nombreuses contraintes et prendre des dispositions pour proposer une qualité de service de premier plan ; que ce soit en matière de haute disponibilité, de sécurité des échanges de flux, de confidentialité des données archivées…

    Dans ce contexte, le choix de l’hébergeur est un élément clé. Considérant que les éditeurs de solutions SaaS doivent s’engager contractuellement sur de nombreux aspects dont la sécurité des données, il convient de cartographier précisément le dispositif de sécurité mis en œuvre par le prestataire d’hébergement pour garantir une parfaite sécurité des applications hébergées. À ce niveau, des qualités de service très différentes sont proposées. Attention à ne pas se tromper afin de ne pas avoir une qualité de service dégradée qui pourrait être reprochée à l’éditeur par ses utilisateurs.

    Votre prestataire doit démontrer sa capacité à répondre aux enjeux suivants : détection et réactions aux menaces liées à la cybersécurité, mise en œuvre des solutions rapides et efficaces, prévention des attaques par des tests réguliers des dispositifs mis en place.

    Ses engagements contractuels doivent être mesurables, mesurés et adaptés à votre taille, à votre activité et à la criticité des données concernées. Il pourra par exemple proposer des SLA personnalisés, des pénalités associées, sans oublier de présenter les scénarios de réversibilité des données.

    Au niveau de la confidentialité des données, il convient également de se pencher sur des aspects réglementaires et de vérifier qu’aucune législation particulière (au niveau de la nationalité de l’hébergeur et du lieu d’hébergement) ne compromet la confidentialité des données hébergées. Ce point a notamment fait couler beaucoup d’encre au niveau du Patriot Act aux États-Unis.

    Enfin, il faut trouver un partenaire capable d’accompagner l’éditeur dans sa croissance. Ainsi, il est nécessaire de s’appuyer sur des structures pouvant vous proposer une offre adaptée à votre maturité dans le SaaS. Un éditeur qui démarre dans le Cloud cherchera à optimiser les coûts, à adapter les grilles tarifaires et les modèles de rémunération de ses commerciaux : il optera pour une offre évolutive fonction de l’acquisition de ses premiers clients en SaaS. Les éditeurs dont l’offre SaaS est mature et les pureplayers rechercheront plutôt un prestataire capable d’absorber une forte montée en charge en assurant une parfaite sécurisation des flux échangés et stockés.

    Ces quelques éléments mettent en avant des notions fondamentales que les éditeurs vont devoir intégrer dans la mise en œuvre de leurs modèles SaaS. Cela leur permettra de positionner la sécurité au centre de leur dispositif et de s’appuyer sur des hébergeurs prenant toutes les garanties nécessaires pour fiabiliser leurs infrastructures.

  • Prédiction Forrester : Le Saas principal modèle de déploiement

    Le marché mondial des applications de processus métiers, qui va des solutions de contact-client à la gestion des RH, des finances, des opérations et des produits, va passer de 141 milliards de dollars en 2015 à 169 milliards de dollars en 2017, selon les prévisions de Forrester (cf. graphique ci-dessous). D’ici 2020, le Saas sera le principal modèle de déploiement d’application sur le marché, générant plus de 50% du revenu total des logiciels.

     

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    Les applications BT (Business Technology), c’est-à-dire les technologies requises pour acquérir, servir et fidéliser les clients, vont doper la croissance. Forrester estime que 59 % des dépenses des entreprises liées aux applications seront consacrées aux solutions BT contre 41% aux solutions IT.