Étiquette : robotique

  • Cobotique : le duo gagnant de la robotique et du collaboratif

    Robotique collaborative, l’émergence des cobots

    Par Otto Berkes, Chief Technology Officer de CA Technologies

     Selon Otto Berkes, directeur technique de CA Technologies, les cobots, ces robots collaboratifs conçus pour interagir physiquement avec l’Homme, présentent un potentiel sans précédent pour de nouvelles formes de travail dans le futur. L’automatisation suscite de plus en plus d’inquiétudes parmi les salariés qui y voient une menace pour leur avenir. En effet, beaucoup craignent que l’intelligence artificielle ou encore la robotique ne rendent de nombreux emplois obsolètes. Comment exploiter le potentiel de cette nouvelle collaboration ? Quels sont les modèles de développement de la cobotique ? Au-delà des craintes, les scénarios concrets d’applications permettront de valider l’approche de la cobotique.

     Les opportunités de la cobotique
    La robotique collaborative se distingue de la robotique conventionnelle, qui se focalise sur des machines conçues pour fonctionner de façon autonome ou avec un minimum d’interventions humaines. 

    C’est d’ailleurs ce que suggère l’intérêt croissant pour la robotique collaborative. Les robots collaboratifs, appelés également « cobots », ont pour principales utilité et fonction d’interagir physiquement avec l’Humain dans un environnement de travail partagé.

     C’est pourquoi, nombreux sont ceux qui pensent que la robotique collaborative représente de nombreuses opportunités pour un large éventail de secteurs d’activité. Pour exploiter au maximum le potentiel de la collaboration entre Hommes et robots, il est essentiel d’assurer le contrôle et l’exécution adéquats de workflows, et d’en comprendre les besoins en matière d’information.

    Un vaste champ d’innovation
    La robotique est arrivée à un stade où la valeur des robots peut être considérablement augmentée en leur permettant de collaborer réellement avec l’Homme. La prochaine étape dans ce domaine consistera à développer les modèles et algorithmes adéquats, tout en accordant une attention particulière aux questions de cybersécurité. La robotique collaborative est, sans aucun doute, le champ le plus florissant pour la recherche robotique en général.

    Créer une synergie entre l’homme et la machine
    Dans ce cas de figure, il est surtout question d’interaction homme-robot. Le robot comprend à la fois son rôle, sa position dans l’espace et par rapport à d’autres robots et êtres humains. Tous collaborent autour d’une ou de plusieurs tâches. Par exemple, deux robots peuvent tenir un composant chacun, tandis qu’un humain connecte les deux parties. Ce workflow consiste à créer un produit ; la tâche des robots est de maintenir les composants ; et celle de l’Homme consiste à les connecter. Les deux sont complémentaires.

    Des scénarios déjà validés
    La robotique collaborative est déjà utilisée pour des applications simples comme les bras mécaniques qui augmentent la portée de l’être humain. Elle devrait rapidement s’étendre à des cas plus complexes. Il est possible d’imaginer un scénario où un robot passerait des vis à un ouvrier pour assembler une machine complexe. Il serait capable de détecter une vis inadaptée et susceptible de provoquer une panne de la machine en fonction de son poids. Il mettrait cette vis de côté, en choisirait une autre, et s’assurerait qu’il en reste suffisamment pour finir le travail, tout cela sans intervention humaine.

     

  • Quelles sont les technologies d’avenir pour l’entrepôt intelligent ?

    Quelles sont les technologies d’avenir pour l’entrepôt intelligent ?

    La logistique est essentielle pour toute la chaîne de production, de transformation et de distribution. Elle s’est adaptée aux évolutions du marché, en particulier avec le développement de l’e-Commerce, pour devenir plus réactive afin de couvrir l’ensemble des demandes au niveau local et international. Cependant, si la logistique se positionne aujourd’hui comme le maillon indispensable dans la réalisation d’une expérience client réussie, elle doit relever de nombreux défis, en particulier dans l’utilisation de l’espace de stockage des entrepôts.

    Le 20 et 23 Mars prochain se tiendra le salon Intralogistics Europe au Parc des Expositions de la Villette. Lors de cet événement, Swisslog, fournisseur mondial de solutions robotiques, de manutention et stockage automatique, présentera en avant première ses technologies d’automatisation de la manutention logistique, sur le marché français.

    Sous le thème “Prêt pour l’intralogistique du futur”, Swisslog fera la démonstration sur son stand, des systèmes modulables : AutoStore et CarryPick, des solutions logicielles et robotiques basées sur le machine learning, ainsi que la démonstration d’humain-robot, grâce à la technologie ItemPiQ

    Autostore est un système de stockage ultra compact, basé sur une structure de cubes. Il révolutionne  la préparation de commandes de petits articles et apporte des améliorations spectaculaires dans l’utilisation de l’espace et de la productivité.

     « Swisslog est l’intégrateur numéro un d’AutoStore avec 85 systèmes installés dans le monde entier », explique Edin Del Mar, directeur des ventes de Swisslog en France.

    En plus de la technologie standard, Swisslog offre une série d’améliorations technologiques avec CoBot et Port. « AutoStore peut être utilisé avec des stations de prélèvement manuelles ou combiné avec la cellule robotisée ItemPiQ de Swisslog, offrant aux utilisateurs la possibilité d’automatiser le prélèvement au fur-et-à mesure. Il peut être intégré au logiciel SynQ de Swisslog, ce qui permet aux managers d’évaluer facilement l’opération » précise Edin Del Mar.

    CarryPick, de son coté est un système automatisé d’étagères mobiles pour une préparation de commandes goods to person. Le système sera également exposé au salon. « La technologie CarryPick a déjà impressionnée de nombreux clients grâce à son évolutivité, sa conception modulaire et son intégration facile dans des bâtiments existants à faible hauteur de plafond», explique Del Edin Mar. De plus, les visiteurs auront l’opportunité de découvrir comment réduire le risque d’investissement, grâce aux différentes options possibles de financement pour CarryPick : location, leasing, paiement “à la carte”.

    Technologie de machine learning 

    Comment connecter et synchroniser intelligemment les équipements d’automatisation, la robotique, les personnes ? Pour répondre à cette problématique, Swisslog propose le logiciel SynQ,  basé sur le cloud, connecte et synchronise intelligemment les équipements d’automatisation, la robotique, les personnes et les processus. Basé sur un technologie de machine learning, il fournit  à la robotique les moyens d’apprendre en situation et de s’adapter aux technologies futures.

    Pour illustrer cela, sur le stand Swisslog fera la démonstration du robot ItemPIQ: un robot barman qui servira de manière autonome des boissons. «La pince multifonctions de ItemPiQ peut prendre quatre positions de préhension, et ses capacités d’auto-apprentissage signifient que si une méthode échoue sur un objet particulier, le robot apprendra de cette situation et utilisera une manière différente de saisir» précise Edin Del Mar.

    ItemPiQ est aussi connu pour être le cœur de la solution AutoPiQ CoBot de Swisslog, qui permet une coopération directe entre les préparateurs de commande et les robots.

    L’avenir de l’intralogistique

    Swisslog est un acteur mondial, travaillant avec de grandes marques dans le monde entier comme Antalis, Coca-Cola, Pfizer, Unilever, Target, Migros, Walmart …Edin Del Mar conclut: « Nous sommes ravis de présenter les possibilités que nos solutions automatisées peuvent apporter au marché français, pour créer l’entrepôt intelligent du futur ».

     

     

     

  • Comment appréhender humainement les futures transformations industrielles ?

    Industrie du futur

    Quand 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes…1

    par ACURE 

    Après les transformations apportées par l’informatique il y a deux décennies, l’industrie, les services et même l’agriculture vont connaître des bouleversements générés par l’émergence des robots et de l’Intelligence Artificielle. Comment appréhender humainement et accompagner au mieux les futures transformations industrielles ?

    Robotique et intelligence artificielle au cœur de l’usine de demain

    L’industrie française vit de profondes mutations. Robots polyvalents et autonomes, cobotique destinée à faire cohabiter machines et hommes, intelligence artificielle, les engins deviennent rapidement plus « intelligents » et cela concerne tous les secteurs de l’économie. Le contenu de métiers aussi variés que ceux d’avocat, de dentiste, de radiologue ou de chauffeur de taxis va radicalement se transformer dans les années qui arrivent.

    Les mutations importantes que génèrent l’Intelligence Artificielle et la robotisation nécessitent des adaptations sur le plan de la formation et de la carrière de tous tout au long de la vie. Ce sont aussi l’organisation générale de la société et les dispositifs législatifs et administratifs qui doivent évoluer pour accompagner les nouveaux usages.

    Robotisation et impact humain

    Selon l’étude publiée en 2013 par Frey & Osborne : 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes. Elle anticipe que les professions managériales sont les moins exposées au remplacement par des machines (50 000 emplois pour une probabilité qui oscille entre 0 et 20% de remplaçabilité). Au contraire, les professions de production et de logistique emploient plus de 400 000 personnes mais elles seraient remplaçables à hauteur de 80 à 100% par des machines.  Cette prévision par métiers reste cependant difficile car nous ne connaissons pas encore les applications qui seront mises sur le marché par les fabricants de robots.

    Si l’étude ne précise pas l’échéance, comme tous les changements majeurs, la robotisation et la généralisation de l’Intelligence Artificielle alimentent des craintes. Cependant il ne faut pas nécéssairement voir les machines comme des menaces pour le travail de l’homme : les emplois supprimés sont transférés vers d’autres secteurs et les gains de productivité à en attendre sont considérables. Si l’on réalise que l’agriculture employait 70% de la population active il y a un siècle et demi alors que ce ratio est tombé à 3% de nos jours, on comprend que ces emplois n’ont pas simplement disparu, ils ont été remplacés par de nouveaux métiers, c’est la mécanique habituelle du progrès technique dont la robotisation et l’Intelligence Artificielle sont les expressions actuelles.

    [1] Frey & Osborne, 2013 : The future of Employment, Oxford.

  • Comment la robotique humanoïde réinvente l’expérience client

    Comment la robotique humanoïde réinvente l’expérience client

    Par Laurent Marciniak, Responsable Social Robotics chez Gfi Informatique

    Marché en devenir dans de nombreux secteurs, la robotique humanoïde n’en est qu’à ses prémisses. Capable d’accueillir, d’accompagner et de renseigner grâce à une interface douée de paroles et d’émotions, le robot propose une nouvelle expérience client. Ni gadget, ni solution de remplacement d’un vendeur ou guichetier, la robotique humanoïde réinvente complètement l’expérience utilisateur. Voici comment.

    Dans les services, le retail ou encore la santé, le business de la robotique humanoïde n’en est qu’à ses débuts. Pourtant, il réinvente déjà la notion d’expérience utilisateur. Le robot humanoïde Pepper, par exemple, accueille, accompagne et renseigne les visiteurs avec empathie. Ce premier robot personnel émotionnel est capable de reconnaitre des émotions humaines et de s’y adapter. Une innovation qui a vu naître un domaine d’expertise original : la Social Robotics. Celle-ci fait directement écho à deux valeurs : la collaboration entre l’homme et la machine et non le remplacement de l’un par l’autre, et la capacité du robot à intégrer l’espace public et à interagir avec l’utilisateur (par opposition au robot industriel cantonné à des tâches répétitives dans les usines).

    Les solutions business passent donc par le robot humanoïde en tant que point d’interaction digital entre le SI de l’entreprise et l’utilisateur final. En captant les réactions des visiteurs ou des clients, le robot alimente en data – qualité produits, service après-vente, questionnaire de satisfaction, etc. – les équipes internes.

    Une expérience client interactionnelle

    Le robot humanoïde propose des services et des offres adaptés à des cas d’usage et sur mesure pour accueillir, guider et renseigner les visiteurs ou les clients. Cette approche, disponible en mode SaaS (cloud), se veut Connect & Use. L’objectif est d’intégrer le visiteur dans un environnement propice à l’échange. Le robot est en mesure de proposer des services à destination des visiteurs et des collaborateurs : réservation de taxi, identification et accueil des visiteurs, diffusion de contenus multimédias, questionnaire de satisfaction, smart building, etc. Ce service de commodité qu’est l’accueil devient alors un espace d’échanges et de communication où l’établissement peut interagir avec les visiteurs.

    Dans le retail, le robot est en capacité d’interpeller les clients et d’engager avec eux, avec le support d’une tablette tactile, un échange productif autour de produits, de services ou d’opérations spéciales.  Une brique de type « catalogue produits » offre, par exemple, différents parcours (par critères techniques, popularité, prix, etc.), apportant ainsi une multitude de possibilités pour favoriser les interactions avec les clients. Le suivi de l’achat peut être délégué à un vendeur ou traité par le robot dans une approche Click and Collect. L’acte d’achat est personnalisé et amélioré. Avec des programmes de recommandations de produits, de gestion des achats ou des paiements, par exemple, la robotique humanoïde fluidifie le parcours client.

    Alimenter en data les équipes internes

    Des extensions de logiciels complètent les traditionnelles ERP et CRM avec une approche Plug & Use : reconnaissance client pour un accueil personnalisé, notification au conseiller pour préparation des produits et de l’encaissement, diffusion d’informations et d’offres par mail, etc.

    Pour des besoins encore plus spécifiques, les entreprises se reposeront sur une méthodologie dite Think, Build, Run. Think, pour définir les cas d’usage particuliers et les interactions souhaitées, le story-board et le design des comportements, ainsi que les échanges avec le SI. Build pour une réalisation conduite en mode agile et intégrant la présentation régulière de la solution aux métiers, la qualification logicielle, le lancement du dispositif pilote et le cycle d’ajustement. Enfin Run, pour le déploiement global de la solution avec la formation des équipes métiers et techniques, le support et la tierce maintenance.

    Le robot va être sollicité pour des tâches très répétitives (et ainsi permettre au personnel de mener des tâches plus valorisantes) ; pour de l’interaction avec le visiteur ou le client dans le but de proposer une nouvelle expérience utilisateur. En captant les réactions des visiteurs ou des clients, le robot alimente en data (qualité produits, service après-vente, questionnaire de satisfaction…) les équipes internes. Tout ceci est basé sur une approche de collaboration entre le personnel et le robot. Tout ce que fait le robot peut être fait par le personnel : il n’y a pas de territoire réservé à l’un ou à l’autre.

    Robotique humanoïde et Intelligence artificielle

    Pour améliorer encore plus cette nouvelle expérience client, la Social Robotics travaille sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) sous l’égide des plus grands noms du numérique. L’idée est d’utiliser des briques pour étendre la capacité du robot et ses services. Par exemple, les entreprises ont des bases de données gigantesques en matière de FAQ (questions fréquemment posées). Difficile alors pour les services internes de faire le tri. Le robot sera donc équipé d’une brique permettant de décrypter une telle demande, de décomposer, puis d’identifier les axes de recherche, avant de partager les résultats. Avec cette approche, l’entreprise gagne en réactivité. Le tout au service du client.

    Malgré ces bons technologiques, le robot humanoïde n’est pas encore auto-apprenant. Il effectue ce que les algorithmes lui demandent. Avec l’intelligence artificielle, cela devrait évoluer. Se posera alors la question de qui va modéliser la décision. Pour faire face aux nombreuses questions soulevées par l’IA, les leaders du secteur ont lancé, en septembre dernier, une association pour débattre des best practices en la matière. Pour espérer ne pas se retrouver avec des robots qui échangent avec d’autres robots …

     

  • La révolution de l’humain augmenté

    TECHNOLOGIE Et ROBOTIQUE 

    Par Valtech 
    Du robot assistant, digne du dernier spin-off de Star Wars à la messagerie conversationnelle dont l’utilisation a explosé cette année, l’être humain entre fréquemment en contact avec les différentes formes d’intelligences artificielles. Certains vont plus loin et implantent des puces électroniques dans l’organisme pour simplifier le quotidien. Si le sujet prête aux fantasmes futuristes, certaines applications peuvent représenter de réelles avancées. D’autres posent, en revanche, de véritables questions morales. Pour y répondre, il est nécessaire de prendre du recul dans un monde qui se jette souvent dans la quête de l’innovation permanente. Les questions éthiques doivent être le corollaire du développement de la technologie robotique, à mi-chemin entre progrès humains et choix de civilisation.


    Des repas gastronomiques cuisinés par des bras articulés

    C’est le défi incroyable lancé par l’entreprise londonienne Moley Robotics. L’objectif : transmettre à un robot les capacités culinaires d’un chef étoilé pour préparer un repas sans aucune intervention humaine. L’individu pourrait alors décharger cette activité à la technologie et consacrer plus de temps à ses loisirs et sa vie personnelle. Pour l’heure, si beaucoup ont à cœur de cuisiner pour leur foyer, les autres qui rêvent d’échapper à cette corvée auront tendance à être sceptique sur la viabilité du système. Et pourtant, les deux bras articulés, baptisés Automated Kitchen, sont le résultat d’une année de développement en partenariat avec la prestigieuse université Stanford, située au cœur de la Silicon Valley.
    Ce sont ainsi 20 moteurs et 129 capteurs qui permettent de mettre aux fourneaux les 2 bras articulés qui se coordonnent au sein d’un plan de travail spécifique conçu par la société. La technologie utilisée fait appel à plusieurs chefs professionnels. Ces derniers ont conçu plusieurs recettes à l’aide de gants capteurs de mouvements. Les caméras 3D intégrées au robot les ont analysé et transféré dans plusieurs algorithmes qui permettent à Automated Kitchen de recréer ces mouvements humains de façon minutieuse.  Moley Robotics compte mettre plus de 2000 recettes à disposition de ses clients qui pourront les sélectionner depuis une application smartphone. On pourra activer son robot cuisinier à distance pour que le repas soit prêt  en arrivant chez soi. Les premières commercialisations sont attendues en 2017. De quoi espérer la préparation d’un festin, dès Noël prochain, en attendant les bras croisés !

    Trouver le cadeau parfait grâce à la conversation instantanée

    Les professionnels du marketing sont unanimes. L’année 2016 a marqué l’avènement des chatbots dans nos façons de nous informer et consommer. Dans un délai record, ces assistants virtuels intelligents ont envahi nos applications favorites pour discuter de nos envies, nos besoins, les analyser et proposer les services ou produits adaptés. Dans cette nouvelle étape de la transformation digitale et virtuelle, les marques espèrent bien conquérir un large public. On compte 3 milliards d’utilisateurs mensuels de messagerie instantanée sur lesquels les chatbots peuvent être installés.

    Dans l’univers de la beauté, Sephora, enseigne du groupe LVMH, capitalise sur la période des fêtes pour aider ses clients à trouver le cadeau idéal. Si le service tombe à point nommé pour les impatients et les coutumiers de l’achat à la dernière minute, il compte bien séduire tous les publics par la précision de ses recommandations. Accessible via Facebook Messenger, Beauty Bot demande ainsi l’âge, le sexe et le prénom du destinataire du cadeau. À nous d’informer ensuite le robot conseiller sur le style de la personne (BCBG, fashionista, bohême…) et le type de produit souhaité (parfums, soins du corps…). On accède alors aux premières propositions du robot virtuel. Elles peuvent être affinées en mentionnant le budget souhaité. Dès que le cadeau est sélectionné, la géolocalisation informe l’utilisateur de l’ensemble des magasins à proximité où le produit est disponible en stock. Temps moyen du processus : une vingtaine de secondes. Et ce, n’importe quand. Une opportunité d’accroître le trafic web-to-store pour Sephora qui compte développer le service pour de nouvelles occasions comme la Saint Valentin ou la fête des mères.

    L’espèce humaine augmentée

    Et si l’homme pouvait se passer définitivement de son boîtier pour ouvrir la portière de son véhicule ? Si son médecin pouvait contrôler à distance son taux de glycémie tout en restant à domicile ? Ces applications en développement correspondent à une technologie : l’implantation de puces électroniques dans l’organisme.  Elles permettraient à chacun d’accéder à un univers de science-fiction réservé jusque-là aux salles de cinéma. Au sein de l’Epicenter, un immeuble récent du quartier d’affaires de Stockholm, le virtuel est devenu réel. Les salariés des sociétés travaillant dans le bâtiment se sont vus proposer l’implantation d’une puce de technologie RFID pour les accompagner dans la gestion de leurs tâches au quotidien. Dans la pratique, plus besoin de badge ou de mot de passe à taper. Les salariés qui ont accepté passent directement les portiques de sécurité et la photocopieuse réagit à leur présence dès qu’ils sont à proximité. Même logique au restaurant d’entreprise où ils règlent leurs commandes directement grâce à leurs doigts. Les puces RFID (Radio Frequency Identification), pas plus épaisses qu’un grain de riz, s’implantent dans la main en quelques secondes. Pour une douleur comparable à celle d’une piqûre d’aiguille.
    Cette technologie a l’avantage de ne pas être dépendante aux sources d’énergies, à l’inverse de nos objets connectés qui peuvent tomber en panne. Quand au périmètre de reconnaissance de la fréquence de chaque puce, il est de quelques mètres pour chaque lecteur. Ce qui empêcherait en pratique de tracer le porteur tout au long de ses déplacements. C’est sur ce point que les débats sont les plus vifs. Éthiquement, n’est-on pas en train d’assister à l’émergence d’un mode de contrôle permanent de l’espèce humaine ? Aux frontières du choix de civilisation, ces nouvelles applications obligent à poser des cadres juridiques stricts. Et à garantir un niveau de sécurité optimal. Imaginons les conséquences d’un piratage du système. Des hackers seraient alors en mesure de récupérer une série d’informations personnelles et de contrôler nos accès à distance. De quoi vivre le côté sombre d’un film de science fiction.