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  • Du commerce électronique au magasin physique, les nouvelles tendances des géants du web

    Lorsque le commerce en ligne devient physique: du commerce électronique au magasin physique, les nouvelles tendances des géants du web.

    Par Tiendeo 

    La digitalisation fait partie de notre quotidien, y compris de nos habitudes et actes d’achats. Maispourquoi donc les géants du e-commerce axent-ils leur stratégie sur la création de points de vente physiques? Un nouveau point a été atteint en août avec l’ouverture du premier magasin physique du Chinois AliExpress à Madrid, qui devient ainsi son premier établissement en Europe. Un véritablesuccès au point que les services d’urgences de la ville ont dû être sollicités pour faire face à la massede consommateurs venus découvrir ce nouveau temple de la consommation, qui promettait de nombreuses offres exclusives pour les premiers visiteurs.

    Pourquoi donc cette tendance à l’omnicanal pour ces acteurs nés sur le web ?

    Tiendeo, spécialiste des solutions drive-to-store, site web et l’application leader sur le marché des catalogues et des offres numériques, analyse ce phénomène et les bénéfices qu’en retirent lesretailers.

    La combinaison online et offline est synonyme de succès

    Le consommateur actuel ne se contente plus de surfer en ligne de sites en sites à la recherche du meilleur prix. Il veut aller plus loin : toucher des produits, avoir accès à une expérience, découvrir toutes les nouvelles marques et des exclusivités. En d’autres termes, découvrir une expérience consommateur personnalisée qui le fera se sentir considéré par la marque. Ce constat, les géants duweb l’on très bien compris et appréhendé.

    Ce n’est pas la première fois qu’un « monstre » du e-commerce surprend le monde entier avec une nouvelle stratégie. En 2018, Amazon a développé Amazon Go, des magasins autonomes sans caisse oùl’on peut y trouver une sélection spécifique de produits. Une application permet au client de récupérer un QR Code qui lui servira ensuite pour rentrer dans le magasin. Pour y accéder, l’utilisateur est invité à s’identifier avec son compte Amazon classique, à sélectionner le mode de paiement qui sera utilisé pour payer les achats et à définir un magasin de prédilection.

    Pour Amazon, cette stratégie est très bénéfique. Outre un renforcement de son image, l’entrepriserépond à un besoin client essentiel : la simplification de l’acte d’achat physique. En effet, côtéconsommateur, l’attente est forte, selon une étude Harris Interactive de 2017 pour StrongPoint. 47 % des Français trouvent acceptable d’attendre au maximum 3-4 minutes dans une file d’attente et 78 % d’entre eux renoncent à entrer dans un magasin si la file d’attente est trop longue. Amazon a tout simplement réussi à passer outre ce problème, à créer un concept qui décline son offre online sur un canal offline, et surtout un concept rentable. Les premiers résultats des chiffres d’affaires annuelsd’Amazon Go sont sortis et montrent que ces magasins ont généré un chiffre d’affaires 26 000 euros par mètre carré. Une rentabilité digne d’un magasin de luxe…

    Le commerce de détail ne cesse de se réinventer

    La stratégie des acteurs de la grande consommation ne s’arrête pas là. À partir du mois d’octobre, les utilisateurs de l’application Glovo pourront commander des produits Carrefour et être livrés chez eux en 30 minutes. Le client accèdera via l’application Glovo à près de 2500 références, comprenant notamment les produits frais, de l’épicerie fine et quelques références du quotidien (hygiène, beauté etc.). Le picking sera fait par les employés Carrefour dans les formats Market, City et Express. Un service qui sera disponible à Paris, Séville, Valence, Milan, Rome et Buenos Aires.

    Il est maintenant acquis pour une large majorité de consommateurs que leur parcours doit pouvoir être simplifié et optimisé sur tous les canaux. Click&collect, livraison à domicile, harmonisation del’offre en ligne et en magasin, retours des achats en ligne en point de vente etc. Le développement des concept stores physiques pour les e-commerçants et les partenariats avec des start-up de la livraison tel Glovo entrent parfaitement dans les nouvelles attentes du consommateur.

  • Le déclin des commerces de centre-ville : les cinq phénomènes qui engendrent la tempête

    Si la responsabilité de ce déclin est imputable au commerce en ligne, 5 autres facteurs technologiques et sociaux en sont à l’origine

    Par Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore

    2018 aura incontestablement été une année difficile pour les commerces des centres-villes. De nombreuses études révèlent un nombre important de faillites de commerces au Royaume-Uni comme aux États-Unis, où selon les prévisions, 50 % des centres commerciaux américains fermeront leurs portes d’ici 2023.

    Si la responsabilité de ce phénomène est imputée aux revendeurs en ligne, de nombreux autres facteurs technologiques et sociaux sont à l’origine de cette tempête phénoménale.

    Alors, quels sont ces facteurs qui provoquent un changement dans le comportement des consommateurs et, par conséquent, se répercutent sur les commerces ?

    Car outre les incessants bouleversements économiques et politiques, la diminution des revenus des consommateurs et l’avènement de la concurrence en ligne, les marques sont affectées par cinq problématiques qui jouent également un rôle déterminant dans cette apocalypse.

    1/ Le déterminisme technologique

    La technologie est désormais devenue si accessible et répandue que l’innovation est permanente. Il suffit qu’une application ou une expérience nouvelle soit lancée pour qu’elle se retrouve instantanément entre les mains de millions de personnes. Nous sommes donc bien à l’ère du déterminisme technologique.

    Pourtant, la première élaboration majeure d’une vision technologiquement déterministe du développement socioéconomique date de Karl Marx, dont la théorique reposait sur le principe suivant lequel les évolutions technologiques (et plus particulièrement les transformations de la force productive) sont la principale influence déterminant les relations sociales humaines et la structure organisationnelle. Selon Marx, les relations sociales et les pratiques culturelles s’articulent au final autour de la fondation technologique et économique d’une société.

    La position de Marx s’est ancrée dans la société contemporaine, qui admet pleinement le postulat que les technologies rapidement changeantes altèrent la vie des humains. Le développement technologique et l’innovation deviennent ainsi le principal moteur du changement social, économique ou politique.

    2/ Le grand défi de la multiplicité des canaux de vente

    Beaucoup s’accordent à dire que le monde évolue vers une approche omnicanal ; cependant, les marques ne réagissent encore pas assez rapidement, pour orchestrer les parcours de leurs clients sur différents canaux. Si la majorité des clients suivent un parcours d’achat omnicanal, un pourcentage croissant, ne le suivent que de manière numérique.

    Ceci révèle qu’il est impératif pour les marques de s’assurer qu’elles tiennent compte de la réalité vécue par leurs clients.

    Cependant, pour les marques qui cherchent à comprendre ce parcours client et à proposer une approche plus personnalisée de leur marketing, la gestion et l’exploitation des données de clients s’avère toujours difficile. Les marques déclarent collecter sept types de données différentes concernant leurs clients en ligne ; cependant, elles n’ont pas toujours les compétences requises pour les exploiter et les analyser. Or, si elles ne maîtrisent pas ces opérations, les équipes ne peuvent pas adopter une approche concertée de leurs initiatives de marketing, ce qui se traduit par une perte d’engagement de leurs clients.

    3/ Du produit… au modèle par abonnement

    Le modèle par abonnement connaît un essor remarquable. Ce marché aurait connu une croissance annuelle de plus de 100 %. L’entreprise Dollar Shave Club est un bon exemple d’un modèle par abonnement ; sa croissance lui a permis de conquérir 12 % du marché américain des rasoirs en seulement cinq ans. L’entreprise propose un service par abonnement, sur adhésion, qui permet à ses clients de recevoir des rasoirs et des produits de toilette économiques par courrier, à leur domicile.

    Le directeur général de Volvo Cars a, quant à lui, l’ambitieux projet de nouer un lien direct avec des millions de clients au travers du service par abonnement Care by Volvo ; il espère ainsi que d’ici 2025, la moitié du chiffre d’affaires du constructeur sera générée par le service par abonnement.

    4/ La proximité et encore la proximité

    La praticité est essentielle pour les clients qui effectuent leurs achats en magasin. La plupart du temps, la praticité et l’emplacement l’emportent lorsqu’un client se rend dans un magasin physique. C’est pourquoi des marques telles que Lidl, Aldi et Tesco investissent aujourd’hui dans la construction d’appartements au dessus de leurs magasins, garantissant ainsi à ces derniers une clientèle captive.

    On constate aussi l’apparition de magasins « petit format », à l’image des boutiques éphémères mobiles, qui proposent des expériences et des produits nouveaux dans des secteurs spécifiques, géographiquement délimités. Par exemple, le fabricant Toyota a conçu un véhicule autonome appelé « e-Palette », utilisable pour la livraison de produits comme des chaussures et des vêtements. Le principe est le suivant : lorsque les clients veulent essayer une produit, mais ne souhaitent pas quitter leur domicile, ils peuvent utiliser ce service. Par ailleurs, les technologies innovantes telles que les balises et l’Internet des Objets permettent de diffuser des messages de marketing et de vente privilégiant la proximité.

    Ainsi, si les spécialistes du marketing parviennent à réunir les données personnalisées et les données de proximité, ils peuvent déchiffrer le « quoi, quand, où et qui », et ainsi, cibler précisément leur clientèle pour lui proposer une expérience vraiment personnalisée.

    5/ Le déclin de la fidélité envers les marques

    De nombreuses marques ont déjà compris qu’il faut offrir bien plus que des récompenses pour construire la fidélité envers une marque. Les clients ne sont plus fidèles à une marque à la simple condition que le produit reçu à l’issue de leur première interaction réponde à leurs besoins. Par exemple, plus d’un tiers des acheteurs sur Internet aux États-Unis déclare avoir effectué plus de cinq achats avant de devenir fidèle à une enseigne.

    La bonne nouvelle, c’est que les revendeurs prennent rapidement conscience qu’au-delà des avantages tangibles qu’offre un programme de fidélité, l’ingrédient secret de la fidélisation est une bonne expérience client. D’ailleurs, certains revendeurs refondent aujourd’hui leurs programmes de fidélité dans cette optique. Prenons l’exemple du revendeur de vêtements et d’équipements de plein air, The North Face ; qui n’offre pas de simples remises génériques sur les produits aux membres de son programme de fidélité, mais propose des options adaptées au style de vie de chacun pour des expériences sélectionnées, qui contribuent à bâtir une relation solide entre le client et la marque.

    Alors, oui, le secteur du commerce de détail semble être en pleine tempête. Mais, toutefois, les ventes en ligne représentent encore moins de 10 % de l’ensemble du chiffre d’affaire du commerce de détail ; alors les commerces de détail des centres-villes sont donc loin d’être condamnés. Cependant, il est incontestable que le secteur est bouleversé depuis plusieurs années déjà, et il est probable que celle-ci ne s’apaise pas avant un certain temps.

    Face à tous ces défis, il est indispensable que les revendeurs adaptent leurs modèles commerciaux au marché moderne…

     

     

     

     

     

  • Le financement des TPE – PME/PMI, une priorité pour La Banque Postale

    Le financement des TPE – PME/PMI, une priorité pour La Banque Postale

    Avec Business Energies, la Banque Postale entend bien se faire une place sur le marché du financement des PME PMI et des TPE. Elle joue la carte de la proximité avec des conseillers dédiés et des centres d’affaires régionaux
    Elle met aussi en avant son expertise de la gestion des flux des grands comptes et sa solidité financière.


    Entretien avec Betty Marcerou Directrice Développement de la direction Entreprises et Développement des Territoires de la Banque Postale.
     

     

     

    Quel est votre objectif avec Business Energies que vous lancez aujourd’hui ?

    Betty Marcerou : Avec Business Energies, nous voulons accompagner les entreprises dans leur développement. Nous voulons mettre à leur disposition toute notre expertise et notre savoir-faire en matière de financement et de gestion financière acquise depuis longtemps auprès de nos clients grands comptes et des particuliers.

    En 2011, vous avez obtenu l’agrément de crédit pour les entreprises. Pourquoi avoir attendu sept ans pour lancer Business Energies?

    Betty Marcerou : Bien que nous soyons agréés depuis 2011, ce n’est qu’en 2015 que nous avons mis un coup d’accélérateur sur cette activité. Nous avons alors recruté des conseillers, ouvert des centres d’affaires et développer des offres de produits et de services. En trois ans notre activité de financement aux entreprises a enregistré une progression d’encours de 30%.. Ces deux années et demi de tests, nous ont permis de voir que les entreprises accueillaient très favorablement notre offre. C’est pourquoi aujourd’hui nous annonçons officiellement le lancement de Business Energies.

    Que propose Business Energies ?

    Betty Marcerou : Tout d’abord la proximité. Non seulement nous avons dès aujourd’hui 100 conseillers répartis dans  40 centres d’affaires présents sur le territoire, mais nous avons aussi la chance d’avoir un réseau de Poste très important. Là où la tendance actuelle des banques est de fermer leurs agences, nous, nous avons 17 000 points de contacts partout en France. Dans ces bureaux de Poste, les entreprises clientes peuvent effectuer leurs dépôts ou leurs retraits d’argent.

    Par ailleurs, nous proposons des ateliers animés par des experts de la Banque pour aider les entreprises à décrypter la conjoncture économique et nous organisons des rencontres pour qu’ils puissent partager leurs expériences.

    Pouvez nous décrire les produits proposés aux entreprises ?

    Betty Marcerou : En qualité d’établissement bancaire nous avons plusieurs offres de financement classique ou structuré adaptées aux profils des entreprises. Nous avons aussi de nouvelles solutions de financement avec le crowlending, grâce à WeShareBonds dont la Banque Postale détient une partie du capital, ou le crowfunding via KissKissBankBank, startup que nous avons acquise par en  2017.

    Business Energies propose aussi des solutions de gestion d’actifs et de gestion de trésorerie (placements sur les marchés financiers, placements immobiliers, placements patrimoniaux) et des solutions d’assurance.

    C’est aussi un accès au web banking pour permettre aux entreprises de gérer leurs comptes en ligne. Côté monétique, nous avons « Instant Payment » le moyen de paiement instantané (en moins de 10 secondes) et sécurisé

    Quels sont vos objectifs dans les prochaines années ?

    Betty Marcerou : D’ici trois à cinq ans notre objectif est  de doubler le nombre de nos clients Entreprises. Pour cela nous allons d’ici trois ans doubler le nombre de nos conseillers et de centres d’affaires. Nous ambition est d’accroitre notre taux de pénétration sur tous les secteurs d’activité et auprès d’entreprises de toute taille, depuis la PME de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires, aux grands comptes du CAC 40.

     Quels sont vos atouts face à vos concurrents ?

    Betty Marcerou : Je tiens à rappeler que, de par notre positionnement et notre histoire,  nous avons toute légitimité sur ce secteur d’activité. Aujourd’hui, la Banque Postale compte 28 millions de clients dont 10 millions actifs et nous traitons les flux financiers de grandes entreprises publiques ou d’entreprises du CAC 40. 60% des retraites Françaises sont gérées par la Banque Postale.

    Par ailleurs, notre activité étant jeune, nous n’avons pas d’offres vieillissantes à honorer et nos solutions techniques sont récentes. Enfin, et c’est important, la solidité de notre assise financière nous donne une grande capacité de financement et nous permet d’accompagner les entreprises sur le long terme. Nous sommes un des établissements bancaires les plus solides d’Europe. Notre ambition est de devenir une banque de référence sur le marché de l’entreprise.

    Propos recueillis par Juliette Fauchet , journaliste pour MyDigitalWeek