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  • Cybersécurité: l’IA permet-elle de garder une longueur d’avance?

    Le Machine Learning et l’IA

     Par Filip Cerny, Product Marketing Manager, Progress

    Il est impossible d’échapper au débat sur la façon dont le Machine Learning (ML) et les systèmes d’IA vont révolutionner la façon dont les gens et les industries travaillent. La majeure partie de ce débat doit être revue. En effet, les entreprises sont toujours en train d’évaluer la façon dont les systèmes d’IA (généralement des systèmes de grand modèle de langage (LLM) comme OpenAI, ChatGPT, Google Gemini, Anthropic Claude et autres) améliorent la productivité des travailleurs et favorisent la croissance.

    La cybersécurité est un secteur où l’utilisation intensive de solutions améliorées par l’IA est courante. Mais qu’est-ce que le Machine Learning et l’IA impliquent ? Et comment sont-ils liés aux autres techniques que nous utilisons en matière de cybersécurité ?

     Comprendre l’intelligence artificielle

     L’IA est un vaste domaine qui se concentre sur la création de systèmes intelligents capables d’effectuer des tâches qui nécessitent généralement une intelligence humaine. Les systèmes d’IA peuvent apprendre à partir de données, s’adapter à de nouvelles informations ou entrées et résoudre des problèmes complexes. Cela en fait des outils précieux pour effectuer de nombreuses tâches complexes.

    Le ML est un composant de l’IA. À la base, le ML aide un système à apprendre et à s’améliorer à partir de l’expérience sans être explicitement programmé. Les réseaux neuronaux, inspirés de l’anatomie du cerveau, sont un composant clé de nombreux systèmes d’IA, leur permettant de reconnaître des modèles et de prendre des décisions. Une application courante de l’IA est la reconnaissance d’images, dans laquelle un modèle ML est formé sur un grand ensemble de données d’images étiquetées pour identifier les modèles et les caractéristiques associés à chaque étiquette. Cela lui permet de classer avec précision de nouvelles images invisibles et fonctionne pour de nombreuses classes d’images, telles que les radiographies médicales. Ce n’est pas seulement utile pour les photos de chats !

    Les LLM mentionnés ci-dessus, qui se sont développés au cours des 18 derniers mois, utilisent une combinaison de techniques de ML supervisées et non supervisées pendant leur constitution. La plupart du temps de formation pour un modèle LLM (comme ChatGPT) se fait généralement via l’apprentissage auto-supervisé. Dans ce cas, le modèle est entraîné à prédire le mot ou le jeton suivant dans une séquence basée sur les mots précédents sans avoir d’étiquettes explicites. Cela permet aux modèles d’apprendre des modèles et des relations dans le langage. Ceci à partir de grandes quantités de données textuelles non étiquetées telles que des livres, le Web, des archives de journaux et bien plus encore.

    Il est important de souligner que les LLM utilisent des méthodes de ML, mais les LLM ne sont pas le seul moyen de créer des systèmes basés sur l’IA. Même s’ils sont sous le feu des projecteurs en 2024 et occupent une grande partie du paysage des débats liés à l’IA. D’autres techniques, qui utilisent également le ML, qui relèvent de l’IA sont utilisées depuis des années, offrant des avantages dans de nombreuses industries et secteurs, en particulier dans le domaine de la cybersécurité.

    Techniques d’IA dans les outils de cybersécurité

    En cybersécurité, les techniques de ML améliorent les capacités de divers outils, en particulier les solutions de détection et de réponse au réseau (NDR).

    Les algorithmes de ML peuvent analyser d’énormes quantités de données réseau en temps réel, ce qui améliore la capacité à identifier les anomalies et les menaces potentielles avant qu’elles ne causent des dommages importants.
    Les techniques d’apprentissage supervisé utilisent des ensembles de données étiquetés de cybermenaces connues pour classer les menaces nouvelles et inconnues. Alternativement, les techniques d’apprentissage non supervisé telles que le clustering et la détection d’anomalies peuvent identifier des modèles ou des comportements inhabituels sans s’appuyer sur des données étiquetées.

    Les modèles d’apprentissage profond, tels que les réseaux convolutifs et les réseaux récurrents, peuvent apprendre des modèles et des relations complexes dans les données de réseau. Ces modèles permettent de détecter les menaces sophistiquées en analysant les données de trafic réseau, notamment les en-têtes de paquets, les charges utiles et les informations de flux.

    Les modèles de ML s’entraînent à l’aide de différentes approches pour reconnaître le comportement normal du réseau, puis signaler les anomalies susceptibles d’indiquer des menaces potentielles telles qu’un accès non autorisé, des infections par des logiciels malveillants ou l’exfiltration de données. En apprenant et en s’adaptant en permanence, les modèles des outils basés sur le ML peuvent détecter les cybermenaces à un stade précoce, souvent avant qu’elles ne causent des dommages importants.

    Il existe des solutions qui exploitent la puissance du ML pour détecter et atténuer les cybermenaces en identifiant les anomalies en temps réel. Comme Progress Flowmon par exemple. Ces solutions combinent des techniques d’apprentissage supervisé et non supervisé pour détecter les menaces connues et inconnues. Certains modèles d’IA sont entraînés sur de grandes quantités de données réseau historiques, et ils sont continuellement mis à jour. Ils apprennent au fur et à mesure de leur fonctionnement. Lorsque de nouveaux modèles de menaces apparaissent, l’IA peut apprendre et adopter des pratiques en conséquence.

    Les techniques d’IA améliorent d’autres méthodes de détection

    Les méthodes de détection basées sur l’IA améliorent les autres techniques traditionnelles qui ont toujours leur place dans la protection de la cybersécurité. Ces autres techniques non basées sur l’IA, telles que l’heuristique et la correspondance de motifs, se combinent avec les méthodes d’IA pour offrir des capacités de sécurité robustes. Cette approche combinée signifie que les modèles d’IA peuvent identifier les comportements suspects du réseau, tels que les transferts de données inhabituels ou l’activité anormale des utilisateurs, tandis que les techniques d’heuristique et de correspondance de modèles peuvent détecter les signatures de menaces et les anomalies connues et inconnues.

    L’heuristique et le filtrage sont des techniques fondamentales utilisées dans de nombreux outils de cybersécurité, y compris les solutions NDR. Mais, ils ont toujours leur place dans une posture défensive moderne.

    Les heuristiques sont des règles pratiques qui utilisent des techniques basées sur l’expérience pour identifier rapidement les menaces. Ces méthodes basées sur des règles permettent une prise de décision rapide basée sur des caractéristiques couramment observées dans les logiciels malveillants ou d’autres types d’attaques. Lorsqu’elles sont intégrées à l’IA, les approches heuristiques réduisent les faux positifs tout en hiérarchisant les menaces réelles et affinent les capacités de détection des solutions de cybersécurité.

    Le filtrage automatique implique la recherche de séquences spécifiques dans les données. Il est efficace pour identifier les signatures de menace connues trouvées dans de nombreuses variantes de logiciels malveillants et de virus. Cependant, les cybermenaces sont de plus en plus sophistiquées, contournant souvent les techniques traditionnelles de correspondance de motifs. C’est là que l’IA amplifie le filtrage des modèles, car elle peut apprendre et identifier des variations ou des modèles entièrement nouveaux qui indiquent une activité malveillante. Cela améliore ainsi considérablement l’efficacité et la réactivité des défenses de cybersécurité.

    Les méthodes de détection basées sur l’IA s’intègrent aux techniques traditionnelles pour fournir une approche multicouche de la détection des menaces. C’est le cas de Progress Flowmon. Ainsi, voici comment l’IA améliore les autres méthodes de détection:

    • Heuristique – Les modèles d’IA peuvent aider à affiner et à optimiser les règles heuristiques basées sur des données historiques et des renseignements sur les menaces en temps réel. Cela réduit les faux positifs et améliore la précision des heuristiques basées sur le comportement.
    • Correspondance de modèles – Certaines techniques d’IA améliorent la correspondance de modèles en apprenant à identifier de nouveaux modèles de menaces et des variantes qui peuvent échapper à la détection traditionnelle basée sur les signatures. Les modèles ML apprennent et s’adaptent également en permanence.
    • Détection d’anomalies – Les algorithmes d’apprentissage fonctionnent avec des méthodes statistiques de détection d’anomalies pour identifier des modèles ou des comportements inhabituels dans le trafic réseau qui peuvent indiquer une attaque ou une menace.

    Conclusion

     Ainsi, certaines solutions combinent la puissance de l’IA et du ML avec d’autres méthodes de détection efficaces pour créer une approche approfondie et flexible permettant d’identifier et d’atténuer les cybermenaces en temps réel. En utilisant le ML, l’heuristique, la correspondance de modèles et la détection des anomalies, elles permettent aux entreprises de garder une longueur d’avance sur l’évolution des menaces et de maintenir une posture de sécurité solide.

    Alors que les cybermenaces continuent de croître en sophistication et en fréquence, l’adoption de solutions de cybersécurité basées sur l’IA aidera les entreprises à garder une longueur d’avance et à maintenir une sécurité solide.

  • IA générative : 5 considérations techniques à ne pas ignorer

    Le rôle de l’IA générative dans les expériences numériques

    Selon Sara Faatz, Director, Technology Community Relations, Progress 

    Alors que les expériences numériques continuent d’occuper une place centrale dans nos vies, les entreprises doivent s’adapter pour répondre à l’évolution constante des besoins des consommateurs.

    L’IA générative est une technologie en croissance rapide qui promet de révolutionner la façon dont nous interagissons avec les produits et services numériques. Voici quelques considérations à prendre en compte pour bien l’intégrer : les modèles de formation et le potentiel de biais inconscients, l’hyper automatisation, les risques de sécurité, les considérations techniques, l’évolutivité et les performances.

    Modèles de formation et biais inconscients

    Une considération technique cruciale dans l’IA générative est la qualité des modèles générant du contenu. Il est essentiel de conserver soigneusement les données de formation de ce contenu, en veillant à ce qu’elles représentent la diversité de la base d’utilisateurs et les cas d’utilisation que l’IA générative rencontrera. Les biais inconscients posent un problème important dans l’IA générative, car ces systèmes ne sont pas aussi bons que leurs données de formation. Si les données d’entraînement sont biaisées, l’IA générative présentera également un biais.

    Pour résoudre ce problème, une stratégie consiste à s’assurer que les données de formation sont diversifiées et représentent l’ensemble de la base d’utilisateurs. Une autre approche consiste à utiliser des outils automatisés pour détecter et atténuer les biais de données. Essentiellement, la lutte contre les préjugés dans l’IA générative nécessite une approche proactive à multiples facettes, tirant parti des derniers outils et techniques. Ce faisant, les entreprises peuvent garantir que leurs systèmes d’IA générative sont aussi justes, précis et efficaces que possible, créant ainsi des expériences numériques inclusives et stimulantes pour tous les utilisateurs.

    Hyper automatisation

    Combinée à l’IA générative, l’hyper automatisation a le potentiel de révolutionner la façon dont les entreprises créent et proposent des expériences numériques. En automatisant ces processus, les entreprises peuvent gagner du temps, réduire les erreurs et libérer les employés pour qu’ils se concentrent sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

    L’hyper automatisation peut notamment aider les entreprises à créer des expériences plus personnalisées et attrayantes pour leurs clients. Cependant, cela nécessite une compréhension approfondie des technologies sous-jacentes et de la manière dont elles peuvent être intégrées dans les systèmes existants.

    Considérations techniques pour la mise en œuvre

    Lors de l’intégration de l’IA générative dans les expériences numériques, il est important de sélectionner le type d’IA générative approprié pour le cas d’utilisation spécifique, car chaque type a ses forces et ses limites.

    Pour intégrer efficacement l’IA générative dans les expériences numériques, les entreprises doivent suivre plusieurs bonnes pratiques, notamment : définir avec précision les cas d’utilisation et identifier le problème commercial spécifique ;
    > analyser en profondeur les ensembles de données existants pour identifier les biais ou les lacunes dans les données ;
    > sélectionner le type d’IA générative approprié pour un cas d’utilisation particulier, garantissant ainsi la compatibilité avec les systèmes et flux de travail existants ;
    > créer un plan détaillé pour la formation, les tests et la surveillance des performances du système d’IA générative au fil du temps ;
    > établir des mesures de sécurité robustes pour protéger les données sensibles et empêcher l’accès ou la manipulation non autorisés.
    Ceci pour développer des expériences numériques plus captivantes, personnalisées et efficaces, conduisant à une satisfaction client accrue et à la croissance de l’entreprise.

    L’intégration de l’IA générative dans l’hyper automatisation nécessite un équilibre délicat entre automatisation et humain. Les entreprises peuvent y parvenir en tirant parti de l’automatisation pour rationaliser les processus et en utilisant l’IA générative pour créer un contenu personnalisé et engageant. Elles peuvent alors exploiter tout le potentiel de l’hyper automatisation pour créer des expériences numériques à la fois efficaces et centrées sur l’humain. Ce qui se traduit par des expériences plus efficaces, engageantes et personnalisées pour leurs clients.

    Les risques de sécurité

    L’IA générative s’appuyant sur de vastes ensembles de données et des algorithmes complexes, devient sensible à diverses menaces, notamment les cyberattaques, les violations de données et les acteurs malveillants. Un défi critique dans la sécurisation de l’IA générative réside dans la protection des ensembles de données sous-jacents. Pour atténuer les risques de sécurité, les entreprises peuvent établir des contrôles d’accès et des mécanismes d’authentification robustes pour protéger les ensembles de données utilisés dans la formation de l’IA générative.

    Des mesures telles que le chiffrement, l’authentification multi facteur et les contrôles d’accès basés sur les fonctions peuvent être utilisées. Il est également possible de surveiller et à auditer régulièrement le système d’IA générative pour détecter les menaces de sécurité potentielles. L’utilisation d’outils tels que les systèmes de détection d’intrusion et les outils d’analyse des journaux peut aider à identifier et à traiter les attaques potentielles. Au-delà des mesures techniques, la confidentialité et la conformité des données sont essentielles pour l’IA générative.

    Évolutivité et performances

    L’évolutivité et les performances sont des aspects essentiels à prendre en compte lors de l’intégration de l’IA générative dans les expériences numériques. L’informatique distribuée permet de diviser les tâches en segments plus petits et gérables qui peuvent être traités simultanément sur plusieurs nœuds. Améliorant ainsi les performances et minimisant la latence. Mais cela nécessite une coordination et une communication précises entre les nœuds pour garantir une sortie cohérente et précise. Parallèlement, l’utilisation des services de cloud computing offre des ressources pratiquement illimitées qui peuvent être allouées de manière flexible pour s’adapter aux demandes fluctuantes.

    Pour optimiser les performances et réduire la latence de l’IA générative pour les expériences numériques, des facteurs tels que l’efficacité algorithmique, le prétraitement des données et l’architecture du réseau doivent être pris en compte. Il est également crucial de surveiller et d’analyser en permanence les mesures de performance pour identifier les goulots d’étranglement potentiels et les domaines à améliorer. En utilisant ces approches cloud computing ou informatique distribuée, les entreprises peuvent offrir des expériences numériques exceptionnelles qui répondent aux attentes des utilisateurs et favorisent la satisfaction et la croissance.

    Conclusion

    Ainsi, l’IA générative est devenue une technologie capable de remodeler les expériences numériques, en les rendant plus captivantes, personnalisées et simplifiées. Néanmoins, les entreprises doivent relever une multitude de défis techniques et éthiques lors de son intégration. En adoptant une stratégie méthodique et globale pour lutter contre les préjugés, l’hyper automatisation, les problèmes de sécurité, la mise en œuvre, l’évolutivité et les performances, les entreprises peuvent utiliser l’IA générative de manière responsable et efficace.

    Cette approche améliorera non seulement les expériences numériques des utilisateurs, mais favorisera également un environnement numérique plus inclusif et accessible. Cela exige un dévouement continu à l’apprentissage, à l’adaptation et au raffinement. Enfin, il est crucial de garder à l’esprit que l’objectif principal est de concevoir des expériences numériques qui enrichissent la vie des gens et leur permettent de réaliser leurs aspirations. Les entreprises pourront alors exploiter tout le potentiel de l’IA générative et ouvrir la voie à un avenir numérique plus prospère pour tous.

     

  • Les défis de la transformation digitale dans la grande distribution

    93 % des entreprises de la grande distribution sous pression pour initier leur transformation digitale

     Progress présente les conclusions de son étude consacrée à la transformation digitale dans le secteur de la grande distribution et des produits de grande consommation (Fast-Moving Consumer Goods). Le cabinet Loudhouse Ltd a interrogé 700 décideurs IT et Marketing* sur l’importance de la transformation digitale au sein de leur entreprise.

    Les technologies numériques transforment à la fois la demande des consommateurs et la dynamique concurrentielle sur le marché des biens de grande consommation, modifiant radicalement le mode d’achat. Les conclusions de l’étude indiquent que si nombre d’entreprises du secteur de la grande distribution considèrent la transformation digitale comme vitale, la définition de la stratégie, sa planification et son implémentation prennent davantage de temps que souhaité.

    Les entreprises dans le déni

     60 % des personnes interrogées admettent que dans une large mesure, leur entreprise est dans le déni quant à la nécessité de mettre en place une stratégie de transformation digitale. Alors que 93 % des personnes interrogées estiment disposer de moins de deux ans pour implementer les changements nécessaires avant que leur entreprise n’en subisse les conséquences financières et concurentielles, 60 % craignent qu’il ne soit déjà trop tard et 33 % n’ont pour l’instant pas clairement défini de stratégie digitale. Parmi celles-ci, 53 % sont convaincues de l’importance de ce virage, mais n’ont pas encore pris la moindre mesure dans ce sens. Enfin, 49 % admettent disposer d’une visibilité limitée d’à peine quelques mois.

    Les défis de la transformation digitale

     Si les personnes interrogées ont exprimé leur inquiétude quant à leur capacité d’exécution ou à l’adhésion de leurs dirigeants, nombre d’entre elles se disent convaincues de disposer aujourd’hui des outils et de la technologie nécessaires pour franchir ce cap.  Concernant les différents défis, les conclusions tendent à démontrer que les priorités digitales ne sont clairement pas définies :

    • 52 % considèrent la transformation digitale comme une démarche complexe et chronophage
    • 66 % estiment que les équipes IT et marketing ne sont suffisament en phase pour déployer une stratégie de transformation digitale
    • 64 % jugent difficile de suivre les changements d’un paysage numérique en constante évolution
    • 27 % estiment que la responsabilité des efforts de digitalisation devrait incomber aux équipes marketing avec l’aide de l’IT; 38 % que le service IT devrait en être chargé ; et 32 % que cette démarche devrait être pilotée par l’IT avec le soutien du marketing. Enfin, 64 % des personnes interrogées estiment que l’IT devrait être maître du budget de digitalisation.

    Dans l’ensemble, les personnes interrogées estiment que les trois principaux obstacles à la transformation digitale sont le recours aux équipes informatiques pour déployer la stratégie (69 %) ; l’absence de leadership pour définir une stratégie de transformation digitale (67 %) ; et le manque de compétences nécessaires pour exécuter la stratégie définie (64 %). De plus, les répondants considèrent que les CMO (53 %) et les CEO (51 %) représentent les défenseurs-clés de la transformation digitale, estimant toutefois que ces hauts dirigeants sont, respectivement pour 43 % et 50 % d’entre eux, réticents quant à la démarche et qu’ils doivent encore être convaincus.

    Et après ?

     Les entreprises du secteur de la grande distribution sont conscientes de l’importance que revêt la transformation digitale et 96 % ont l’intention de prendre des mesures dans ce sens au cours de l’année. Les répondants sont unanimes : tous estiment que l’amélioration et l’optimisation de l’expérience client sont des actions prioritaires. Elles portent sur la rapidité et la réactivité (56 %), la sûreté et la sécurité (51 %), ainsi que l’homogénéité entre les canaux de distribution (51 %). Les technologies indispensables à la mise en place de ces initiatives sont les outils mobiles (62 %), l’analytique (58 %), la connectivité des données (45 %), le e-commerce (40 %), la gouvernance et les règles d’entreprise (36 %), la gestion des contenus Web (31 %), et le Cloud/PaaS (29 %).

    « Le marché des biens de grande consommation est en constante évolution et soumis à une forte concurrence. Les enseignes du secteur sont souvent à la pointe de l’innovation car elles se doivent  de conserver leur avantage concurrentiel face à des entreprises génériques qui ne cherchent qu’à les diminuer », commente Mark Troester, vice-président Solutions Marketing chez Progress. « La transformation digitale est essentielle au succès futur des entreprises, et c’est pourquoi nous travaillons avec de grandes enseignes pour déterminer la meilleure stratégie et les technologies à implémenter afin de maximiser leurs efforts. »

    *Parmi les personnes interrogées : décideurs de haut niveau (CEO, CMO et vice-présidents), responsables de services Marketing, Numérique et IT, développeurs, architectes informatiques, administrateurs, ingénieurs et responsables line of business ; travaillant dans des entreprises allant des PME aux multinationales..