Étiquette : process

  • Savoir mesurer l’efficacité de ses contenus

    La gouvernance des contenus, du rêve à la réalité

    Tribune d’expert – Julian Maurel, Directeur des Produits de Jahia

    Beaucoup d’équipes marketing se convainquent du caractère primordial du contenu mais peu emploient une vraie stratégie dédiée. Pourtant, le concept de « gouvernance des contenus » semble encore quelque peu galvaudé par certaines entreprises qui mésestiment sa mise en place, ses ramifications et implications en interne. Il leur revient de changer de posture pour en voir les vrais bénéfices.

    Si le contenu est roi, tous les contenus ne se valent pas. Un constat qui trouve son origine dans la volonté des entreprises à communiquer en permanence sur tous les supports, le plus souvent sans stratégie globale définie en amont. La difficulté à mesurer simplement la pertinence de ses contenus contraint les sociétés à les produire sans réellement avoir d’indicateurs permettant leur amélioration. Ainsi, cette consécration du contenu ne doit pas faire oublier la complexité de sa conception, régulièrement sous-estimée, et son efficience.

    La gouvernance des contenus, une stratégie centrale

    La chaîne de création de contenu implique bien trop d’intervenants et autant d’approches pour ne pas être soumise à des process clairs où chacun sait ce qu’il a à faire. Qu’il s’agisse d’améliorer son image de marque, de générer des leads ou de booster son référencement, la variété des objectifs finaux nécessite de déployer une stratégie cohérente et commune à tous les acteurs impliqués.

    A ce titre, il est essentiel de décloisonner la production pour éviter de produire ses contenus en silo. En effet, selon les départements d’une entreprise, le ton, la forme ainsi que le fond peuvent varier. C’est ici que la gouvernance des contenus trouve toute son importance. Elle est là pour donner une ligne directrice à tout le monde, et faire ainsi comprendre que l’adoption d’une approche du contenu plutôt qu’une autre répond à des enjeux précis. En théorie, cela semble clair et évident mais en pratique, il convient de se poser les bonnes questions pour placer ses équipes sur les bons rails.
    Qui sont les personnes en charge de l’image de marque ?
    Quels sont les messages à véhiculer et pour qui ?
    Quels sont les experts en interne à solliciter ?
    Quelle typologie de contenu choisir ?
    Comment s’assurer que tous les contenus produits répondent aux objectifs fixés ?
    Ces interrogations sont cruciales pour fluidifier la création de contenus d’un bout à l’autre de la chaîne de valeur.

    Savoir mesurer l’efficacité de ses contenus

    S’il est relativement aisé de produire du contenu, force est d’admettre qu’il est difficile d’en mesurer la pertinence, les entreprises n’ayant pas ou peu de retours. Cela semble paradoxal pour une activité qui demande un investissement conséquent pour déployer de nombreux moyens : de la création de contenus à sa diffusion sans oublier sa promotion. Qu’il s’agisse d’augmenter son taux de conversion, le nombre de lectures ou le référencement de son site, la direction marketing doit déterminer un ou plusieurs objectifs précis au cœur de cette gouvernance des contenus afin de mettre en place une boucle de feedback ciblée et réduite.

    Une démarche qui s’accompagne nécessairement d’un outillage adéquat, répondant aux besoins de chaque service. Au-delà des solutions classiques de workflow et autres outils collaboratifs, il y a un réel intérêt à opter pour une solution de CMS et de GED (Gestion Électronique des Documents) pour gérer efficacement tous les contenus accumulés. L’objectif étant de parvenir à les centraliser pour mieux délimiter le périmètre d’action de chaque personne impliquée dans le processus de création. Cependant, une telle stratégie tomberait à l’eau si elle en oubliait l’analyse des résultats. Il s’agit donc d’organiser régulièrement des comités où est évaluée la pertinence des contenus déployés afin de déterminer ce qui fonctionne ou non. Une étape qui peut sembler évidente mais pas encore véritablement systématisée dans toutes les entreprises.

    Sensibiliser et impliquer les équipes en interne

    Enfin, le facteur humain demeure trop souvent négligé dans de nombreuses stratégies de gouvernance des contenus. Manque de supervision, déficit de sensibilisation des équipes, collaboration difficile : la qualité du management joue un rôle crucial quant à l’adhésion de chacun au projet de création de contenus. Aussi, beaucoup de sociétés choisissent d’abandonner en raison de ces problématiques car la mise en place d’une telle stratégie devient trop lourde et contraignante pour l’activité de l’entreprise. Il revient aux managers de véhiculer les bons messages pour inverser la tendance.

    Dans tous les cas, il n’est pas question ici de culpabiliser qui que ce soit mais de montrer que la gouvernance des contenus peut réellement participer au développement d’une entreprise si on sait comment s’y prendre. Les entreprises du numérique l’ont bien compris et déploient quasi naturellement ce type de stratégie pour grandir plus rapidement.
    Toutes les sociétés n’ont cependant pas la même culture en la matière et il est important de les accompagner en ce sens, pas à pas.

  • Les 4 piliers du design organisationnel pour lier process et innovation

    Les 4 piliers du design organisationnel pour lier process et innovation (suite…)

  • Contenus : les entreprises investissent-elles vraiment dans cet actif crucial ?

    La valeur des contenus

    Par John Newton, CEO d’Alfresco 

    Quand on parle de contenus, on part généralement du principe qu’il s’agit simplement de textes dans un document Word ou de données sur une feuille Excel, ou à la limite de contenu vidéo. Pourtant, on ne s’en rend généralement pas compte, mais tout ce que nous faisons dans notre vie quotidienne crée du contenu appelé à être traité par différentes organisations, depuis nos fichiers Excel traditionnels jusqu’aux applications de gestion d’emploi du temps en passant par les données de nos cartes de crédit, qui transitent jusqu’à notre banque.

    Pendant longtemps, les gens se sont contentés de ranger ce contenu sous la dénomination générique de « big data », ce flux infini d’information non structurée dont les organisations débordent. Mais ce contenu va bien au-delà du simple big data. Cette étiquette ne rend pas justice à la valeur véritable de l’information. En réalité, sans contenu, les entreprises seraient incapables de continuer à fonctionner. Elles ne pourraient fournir aucun des services que nous attendons d’elles. Ce contenu est si important qu’il peut subrepticement devenir le bien le plus précieux d’une organisation.

    On estime que le volume de contenu au sein des organisations aura doublé à la fin de la décennie. Pour une organisation moyenne, cela peut impliquer la gestion de près d’un milliard de données. Il est physiquement impossible de savoir précisément ce qu’est au juste tout ce contenu ou l’utilisation qu’il faut en faire. Si les collaborateurs devaient s’atteler à cette tâche, ils passeraient leur temps à lutter pour trouver le contenu dont ils ont besoin au lieu de travailler et d’être productifs. Pour pouvoir continuer à se développer et se doter d’avantages concurrentiels, les organisations doivent absolument résoudre les difficultés liées à leurs contenus avant qu’il ne soit trop tard – avant que ce précieux contenu ne devienne un poids trop lourd à porter.

    Cela implique de maîtriser ses processus : sans cela, aucun contenu ne peut se révéler de la moindre utilité. Lorsqu’une personne ou un processus a besoin d’accéder à une information ou de l’utiliser, le temps que cela nécessite doit absolument être pris en considération. Pour y parvenir, les organisations ont tout intérêt à se concentrer sur les besoins de l’utilisateur et sur le résultat escompté : il s’agit alors de s’intéresser aux axes de travail et aux processus des collaborateurs pour trouver des solutions. Dans ce cadre, il est nécessaire de s’appuyer sur des facteurs comme l’identité des collaborateurs, ce sur quoi ils travaillent, à quel niveau du processus ils se trouvent, avec qui ils travaillent et ce qu’ils essayent d’accomplir. C’est en adoptant cette approche sur mesure du contenu que toute entreprise, quelle que soit sa taille, peut parvenir à intensifier considérablement son engagement, accélérer son processus de prise de décision et apporter de la valeur ajoutée à son activité.

    Dans l’ère numérique où nous vivons aujourd’hui, qui voit les technologies évoluer à une vitesse incroyable, nous sommes amenés à créer de plus en plus de contenu, mais aussi à créer des moyens de gestion de contenu plus intuitifs. En améliorant ces moyens, nous atteindrons un jour un stade où les collaborateurs n’auront plus besoin de sacrifier leur productivité et leur temps de travail à la recherche du contenu dont ils ont besoin. Les technologies sur lesquelles nous nous appuyons commenceront à comprendre ce sur quoi nous travaillons et à nous fournir de façon intuitive d’autres contenus adaptés et utiles créés par nos équipes. Cela nous permettra d’intégrer harmonieusement les contenus et les processus à nos méthodes de travail actuelles, en optimisant la relation contextuelle qui lie l’utilisateur au contenu.

    Par exemple, imaginons que nous cherchions à redessiner un espace de bureaux. Nous pourrions instantanément accéder aux plans du bâtiment et à la réglementation locale, sans que cela n’oblige des collaborateurs à fouiller dans ce qui représente potentiellement des centaines de dossiers à la recherche de l’information requise. Les technologies intuitives de ce type présentent des possibilités d’application particulièrement intéressantes. Dans les services publics, elles peuvent permettre au contenu de devenir plus autonome au sein de l’organisation : dans un hôpital, le dossier de chaque patient pourrait se retrouver automatiquement, au moment voulu, dans les mains des médecins et pharmaciens concernés. De leur côté, les patients recevraient un traitement plus efficace sans avoir à faire de concessions sur la qualité des soins.

    Le fonctionnement de nos lieux de travail repose sur l’utilisation du contenu sous toutes ses formes. Si bien que le contenu est désormais devenu la valeur sur laquelle de nombreuses organisations s’appuient. Il joue un rôle crucial pour l’information des clients, la propriété intellectuelle et les rapports financiers. Mais il ne s’agit pas uniquement du contenu en lui-même : cela doit permettre à l’activité au quotidien d’évoluer en s’intégrant aux processus et aux axes de travail utilisés chaque jour. L’avenir de la diffusion efficace de contenu est à portée de main. Il est nécessaire pour les entreprises d’investir dès aujourd’hui dans la gestion de cet actif précieux et si crucial. 

  • Quand le secteur financier se laisse distancer …faute de se connecter aux objets connectés et mobiles

    Les anciens systèmes empêchent le secteur banques/assurances  à entrer dans « l’ère de la personnalisation »

    Selon une étude de Pegasystems 

     

    Près d’un quart (24 %) des banques/assurances courent le risque de se laisser distancer par leurs concurrents parce que leurs systèmes hérités lourds et anciens les empêchent de proposer aux clients des services entièrement personnalisés, révèle une étude menée par Marketforce. Cette étude a été réalisée pour le compte de l’éditeur de logiciels d’applications métier stratégiques qui accompagnent les plus grandes entreprises mondiales, Pegasystems Inc. (NASDAQ : PEGA) et de Cognizant (NASDAQ : CTSH), l’un des principaux prestataires de services informatiques, de conseil et d’externalisation des processus métiers. Elle montre que de nombreux prestataires de services financiers ont du mal à fournir aux clients, qui sont aujourd’hui connectés, l’expérience individuelle et sur mesure qu’ils exigent de plus en plus en cette nouvelle ère de la personnalisation.

    L’étude a porté sur 500 responsables dans les secteurs des assurances et des services financiers à travers 56 pays pour examiner les défis et les opportunités qu’ils rencontrent en cette période d’évolution rapide de la technologie. Il s’avère que les prestataires de services financiers sont plus nombreux que jamais à avoir mis en place des plans visant à utiliser les appareils mobiles connectés pour récolter des données détaillées, et créer des profils personnalisés sur leurs clients et leur comportement. Toutefois, d’autres estiment que les systèmes hérités les empêchent de le faire et leur font même courir le risque de se laisser distancer par leurs concurrents.

    Plus d’un tiers (38 %) des personnes interrogées pensent être en mesure d’utiliser les données des objets connectés et/ou mobiles pour personnaliser leurs offres d’ici deux ans, contre 68 % d’ici cinq ans. Près d’un quart (22 %) estiment également pouvoir utiliser les données des véhicules connectés d’ici deux ans, contre 59 % qui pensent pouvoir le faire d’ici cinq ans. En outre, 40 % des personnes interrogées pensent pouvoir utiliser ces appareils pour prédire précisément les besoins individuels des clients d’ici deux ans, 83 % pensant pouvoir le faire d’ici cinq ans.

    Malgré cela, près d’un quart (24 %) des prestataires de services financiers avouent n’avoir actuellement aucun projet d’offrir aux clients une personnalisation complète, citant comme principal obstacle l’incapacité des systèmes hérités à s’adapter à ces nouvelles tendances. Parmi eux, 79 % des personnes interrogées citent l’absence d’une vue unique du client comme obstacle à une telle personnalisation, tandis que 85 % considèrent comme une barrière la difficulté à traiter un très grand nombre de données. Fait significatif, ces personnes signalent également que le plus grand obstacle à la personnalisation est la disponibilité de données suffisamment intéressantes sur les clients ; 88 % des personnes interrogées suggèrent ainsi que leurs systèmes hérités actuels sont incapables de se relier aux flux de données des appareils connectés récents.

     

    Graham Lloyd, directeur et responsable du secteur des services financiers chez Pegasystems, déclare : « Il n’a jamais été aussi important que les prestataires de services financiers dans le secteur de la vente au détail comprennent les clients et personnalisent les services pour répondre à leurs besoins. Nous vivons à une époque où la « génération selfie » est reine et les attentes des clients dans tous les secteurs sont de plus en plus influencées par les expériences qu’ils vivent avec des leaders du numérique tels qu’Amazon et Netflix. C’est pourquoi il est essentiel que les entreprises évoluant dans le secteur des services financiers puissent investir dans une technologie qui leur permet d’exploiter le riche filon des données disponibles qui peuvent les aider à reconnaître véritablement leurs clients comme des individus et à personnaliser leur parcours client en conséquence. Celles qui ne le font pas pourraient prendre un retard considérable. »