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  • Quand huit directeurs marketing analysent les grandes tendances de la profession et leurs préoccupations – By CMIT

    Les bonnes pratiques du Marketing

    Huit directeurs marketing et/ou communication* analysent les grandes tendances de la profession et ses préoccupations dans le livre blanc « Marketing Stories » volume 2. Un recueil de témoignages réalisé par swpl pour le CMIT, le Club des directeurs Marketing et communication de l’IT.

    Ils imaginent le futur (perspectives) du marketing digital en BtoB.
    Morceaux choisis.

    Nathalie Mrejen, Directeur Marketing & Communication Open, Membre du CMIT @mrejen

    Dans notre organisation, prendre la mesure du marketing digital c’est appliquer à nous-mêmes ce que nous proposons à nos clients : la transformation digitale. Un enjeu majeur repose donc sur l’acculturation de l’entreprise à cette nouvelle donne, notamment pour faire comprendre les investissements à l’ensemble des parties prenantes. L’objectif est avant tout de susciter l’adhésion par une meilleure compréhension des ambitions et des bénéfices.

    Pour accélérer notre acculturation et trouver des raccourcis dans le développement de nos compétences internes, nous avons commencé par créer une fonction « marketing digital » en intégrant des profils dédiés. Il faut absolument éviter de faire son chemin seul… partager, recruter des spécialistes, confronter les générations, tout ça est essentiel. Le sujet est trop complexe pour improviser.

    Bien sûr, le contenu et la donnée sont devenus des sujets majeurs. Chez Open, le marketing digital traverse les enjeux RH et business. Nous structurons nos process en fonction des objectifs et nous nous assurons que la planification est alignée avec une mesure précise de nos indicateurs. D’un côté, le content marketing doit servir la valorisation de nos expertises, de nos différenciants et de notre performance, de l’autre l’analyse de la donnée nous pousse vers les meilleures décisions possibles. Mais le content marketing nous permet aussi d’influencer les orientations stratégiques de l’entreprise toute entière. Finalement, l’un ne fonctionne pas sans l’autre.

    Etienne Maraval, Directeur Marketing & Communication  Lexmark , VP du CMIT @emaraval

    C’est très dur de donner des conseils ou de synthétiser des bonnes pratiques. Je crois surtout qu’il faut se lancer, pratiquer, tester et parfois échouer. Rien ne remplace l’expérience en matière de digital. Un cadre de référence sur le sujet, pardon pour l’anglais c’est : Being Found, Being Seen, Being Touched. C’est un triptyque qui peut guider les actions. Pour réussir sur ces nouveaux canaux on ne peut plus se permettre de faire uniquement que du “push”, puisque la finalité c’est l’engagement des cibles. Il existe aussi un autre écueil potentiel en matière de digital, c’est le “nice to have” : monter des dispositifs sympathiques, se faire plaisir sans qu’il y ait de retours. Encore une fois le marketing doit d’abord servir le business.

    Je crois beaucoup en la force des réseaux sociaux. ça permet d’aller plus loin dans le ciblage, dans la personnalisation des contenus et des messages. Linkedin, c’est la référence en BtoB sur les sujets, c’est un outil très puissant sur lequel on capitalise beaucoup en direct via des campagnes de lead gen mais aussi sur des campagnes de Brand Awareness auprès d’une cible très restreinte de grands comptes. En parallèle, je suis administrateur auprès des commerciaux pour la gestion de Sales Navigator et organise des actions de prospection en ligne via une politique de content marketing.

    Un point qui me semble important c’est la formation des équipes. La montée en compétences du staff sur le digital est primordial. On ne peut pas totalement improviser et le développement d’une culture numérique est clé pour faire face. Les techniques, les usages, les outils évoluent très vite…

    Enfin dans le prolongement de mon point de vue sur la place de la Direction Marketing dans les processus de transformation digitale, je crois que nos fonctions sont les mieux placées pour écouter et interpréter les signaux émis par nos cibles. Si une entreprise veut rester compétitive elle doit d’abord écouter ses clients ; et là le marketing a un rôle essentiel à jouer sur le sujet.

     

    Sandrine Avenier, Regional Marketing Director EasyVista, VP du CMIT @sandrinea

    Parmi les bonnes pratiques courantes j’apporte beaucoup d’importance à la considération du parcours d’achat et aux personas. Adapter les stratégies, choisir des canaux distincts, personnaliser les contenus, on peut vraiment aller plus loin pour adresser les cibles en fonction de leur parcours et de leur maturité.

    En parallèle, même si on doit faire de la place et aux tests et aux expérimentations, je pense qu’il faut faire en sorte de ne pas s’éparpiller. La règle des 80/20 s’applique bien sûr en matière de marketing digital.

    Le contenu est évidemment clé mais en produire peut prendre beaucoup de temps et d’argent. Pour rentabiliser ses investissements il faut chercher à innover sur les formats pour réutiliser ses contenus dans les meilleures conditions possibles et démultiplier les actions sur les différents canaux. On pourra par exemple, à partir d’un témoignage, créer des citations, un format vidéo, un format éditorial et même, si la matière le permet, un format illustré de type infographie. Il faut essayer d’être créatif.

    Mon dernier point repose sur une conviction : le marketing doit accompagner les commerciaux pour créer un cercle vertueux. Avec l’évolution des parcours d’achat, les commerciaux ne peuvent plus tout faire. Et le marketing doit les aider à certaines étapes. Par exemple on a déployé Limber pour aider les managers à partager automatiquement des contenus sur les réseaux sociaux. Et pour les commerciaux, nous avons déployé Linkedin Sales Navigator. Je les ai aidés à constituer leur profil. Et nous avons aussi préparé des pages de contenu pour l’utilisation du nouvel outil de Linkedin : PointDrive. Notre collaboration est constante.

    Solen Carreau, Responsable Marketing & Communication Panasonic Business @Solen_Carreau

    Avant tout, il faut définir une stratégie pour avoir un déroulé dans la communication et s’appuyer sur une véritable ligne éditoriale. Sur le sujet, nous nous efforçons le plus systématiquement possible d’éditer des messages directement issus des retours d’expérience client. Des « use case » concrets qui s’appuient sur des problématiques et des usages, bien sûr.

    On peut concevoir des campagnes très simples, par exemple en s’appuyant sur des dispositifs type microsite, emailing, livre blanc mais c’est la suite qui importe, comment on ajuste la campagne aux comportements observés. Le digital va progressivement nous amener à la relation humaine et au face à face. Le digital doit conduire à des échanges « en vrai ».

    Parmi les sujets importants j’ai évidemment la conviction que le marketing doit être très proche du commerce. Il ne faut absolument pas négliger l’apport des commerciaux et le chantier de l’éveil au digital des équipes que ça implique. Pour les aider et pour améliorer les résultats, on doit faire les choses main dans la main. Je mets un point d’honneur à le faire au quotidien.

    Sandrine Rollin, Senior Manager, Cloud Marketing EMEA NetApp, Administratrice du CMIT @sandrine_rollin

    Le marketing digital, c’est d’abord respecter certains fondamentaux, c’est à dire :

    – Avoir une bonne stratégie multi-canal pour s’assurer d’une présence sur les principaux points de contact avec la cible client.

    – Une stratégie éditoriale et de contenus pour diffuser un message pertinent.

    – La possibilité de mesurer les actions pour savoir prendre les meilleures décisions.

     

    Sonia Morand, Responsable du service Marketing Channel et Communication Toshiba, Membre du CMIT @soniaMorand

    Cette transformation digitale est globale et nécessite de repenser l’organisation, les outils et les compétences.

    Pour commencer, il est important de faire un état des lieux objectif de la culture digitale des collaborateurs et managers et de ne pas négliger l’accompagnement au changement. Il faut les évangéliser et les convaincre et cela prend parfois du temps.

    Pour avancer, on peut s’appuyer sur les plus matures et volontaires, ainsi que sur des études réalisées auprès de clients et prospects afin de démontrer que ces nouveaux comportements d’achats sont bien devenus une réalité d’usage.

    De notre côté, très tôt dans notre stratégie d’inbound marketing, nous avons développé un programme d’ambassadeurs puis de social selling, notamment auprès des forces de ventes. Evidemment nous avons trouvé en interne des volontaires motivés, mais on s’est vite rendu compte que si les managers ne sont pas convaincus et eux-mêmes embarqués ils deviennent potentiellement un frein. Si la preuve par l’exemple est complexe à activer, les convaincre a permis de débloquer les énergies.

    La digitalisation du marketing et des ventes est en marche mais il faut insister pour faire prendre conscience que tout le monde dans l’entreprise est vecteur de communication. Cette transformation doit embarquer tous les collaborateurs sans exception et chacun doit prendre conscience des évolutions et de la nécessité de développer ses compétences.

    Cela fait maintenant deux ans, que je forme et j’accompagne les commerciaux à l’usage de ces nouveaux outils digitaux, et je constate à quel point le digital rend le marketing plus riche et plus pertinent à leurs yeux. Incontestablement c’est un levier d’alignement entre les ventes et le marketing. La collaboration avec les équipes c’est du « gagnant-gagnant », on facilite leur mission au quotidien et l’atteinte de leurs objectifs, on développe la culture de marque et les collaborateurs leurs compétences.

    Annabelle Ducellier, Directeur marketing communication de Sogeti France et de Cloud Infrastructure Services France, Groupe Capgemini, Membre du CMIT @ADUCELLIER

    Pour vraiment progresser sur le sujet, je pense qu’au démarrage il est nécessaire d’embarquer des groupes restreints afin de s’assurer qu’il y ait des référents en interne pour accompagner les premières actions. Il y a près de 4 ans, au sein du groupe Capgemini, nous avons par exemple mis en place un programme : Expert Connect. L’initiative regroupe près de 1000 collaborateurs qui sont accompagnés et coachés. Des Media Social Partners ont été nommés. Leur travail consiste à faire de la veille pour le compte de nos experts tout en les accompagnant à appréhender les réseaux sociaux. L’effet démultiplicateur est majeur et tout cela est très positif en termes d’image et de business.

    Nous avons également remarqué que les équipes n’osent pas toujours dire qu’elles ne savent pas faire et qu’une partie des freins reposent sur les hésitations ou les manques d’inspiration éditoriale. Pour contourner ces problèmes, nous avons initié des newsletters régulières regroupant des posts déjà rédigés pour simplifier les partages. Et pour certaines opérations de premier plan, les équipes internes prennent directement contact avec les collaborateurs pour les encourager à relayer les campagnes.

    En matière de marketing, on a parfois tendance à sous-estimer les phases de préparation, tant certaines mécaniques semblent accessibles. Au contraire, je pense que l’étape de cadrage, la réflexion sur les campagnes et la recherche des bonne compétences sont des éléments essentiels pour atteindre les objectifs. S’il est vrai que l’on peut vite corriger et réorienter une campagne digitale, la viralité induite par les usages web est aussi un risque à considérer. Enfin, l’essor du marketing digital, c’est aussi se préparer à une vraie remise en question des modes de fonctionnement et des habitudes. Le travail sur les synergies avec les autres départements devient clé.

    Anne Pierre GUIGNARD, Directeur Marketing Ivanti, Membre du CMIT @APGuignard

    En 2017, les clients ou prospects sont de plus en plus sollicités et de plus en plus mobiles. Plus que jamais, le marketing a besoin de s’adapter pour pouvoir retenir leur attention, leur parler, les rencontrer, mais sans être intrusif.

    La qualité et le format du contenu sont clés ! Une fois ce contenu créé, mon conseil est de le réutiliser. Depuis plus deux ans, nous utilisons pour cela une plateforme de Content Marketing : « Limber »

    L’automatisation, le lead nurturing sont incontournables et permettent d’alimenter différentes cibles avec des contenus pertinents pour elles.

    Des outils comme Marketo combinés au CRM Salesforce peuvent être très puissants pour l’envoi d’emails ciblés, à condition de posséder des infos de qualité dans le CRM. Et un scoring adapté.

    Aujourd’hui, chez Ivanti, nous avons un meilleur alignement avec nos commerciaux. Le Marketing digital contribue non seulement à leur fournir des opportunités business, mais les aide également à prospecter les comptes cibles. Les équipes Marketing Sales Development et les commerciaux travaillent en étroite collaboration en s’appuyant sur une plateforme d’ABM (Account Based Marketing), comme Azalead.

    Ce type de solution permet d’obtenir des informations pertinentes en temps réel afin d’identifier des opportunités business auprès des comptes ciblés.

    Une autre bonne pratique est de laisser la parole à ses clients. La dimension humaine, personnelle est beaucoup plus efficace, comme un retour d’expérience (il en va de même que les recommandations dans le BtoC). Les assessments en ligne (auto-évaluation sur le degré de maturité de l’entreprise sur un sujet donné) ou les contenus interactifs commencent à se développer et permettent de collecter des informations très pertinentes et ciblées. Ces outils permettent d’apporter conseils et information. Ce type de contenu permet d’attirer les prospects sur le site web, d’engager et d’augmenter le temps passé sur le site.

     

  • Quelle est la vision des marqueteurs en 2016

    Synthèse de l’enquête menée lors de 7ème édition du Forum CMIT : Être marketeur en 2016 ?

    A l’occasion de la 7ème édition du Forum du CMIT (Le Club des Directeurs marketing et communication de l’IT) qui s’est tenue à la Maison de la Chimie le 1er avril 2016, les marketeurs B2B se sont prêtés au jeu d’une enquête live sur les nouveaux enjeux, leurs attentes, leur vision du marché et les perspectives.

     La fonction du responsable marketing est en pleine évolution

    « Le métier du Marketeur change, il n’est plus envisageable de pratiquer ce métier sans parler de digitalisation. La révolution digitale est une formidable opportunité de transformation pour les entreprises. Il est donc primordial dans ce nouveau contexte d’intégrer de nouvelles réflexions et de nouveaux outils plus adaptés à cet environnement en mutation. Plus les technologies évoluent, plus le rôle du marketeur doit se réiventer » explique Michel Mariet, Director Marketing Alliances & Channels Europe EMEA Oracle, et Président du CMIT / @MichelMariet.

    Cette infographie traite de ces nouvelles préocupations de l’évolution du métier des Directeurs Makerting, leurs attentes et leurs besoins.

    « Le CMIT souhaitait donner la parole aux directeurs marketing IT, avec 150 à 230 répondants selon la question, cette infographie résume les résultats de l’enquête live, et pointe un état de la transformation numérique au sein des fonctions marketing. Elle reflète aussi la maturité d’adoption des nouveaux outils à leur disposition : marketing automation, content marketing, ABM, DMP …) » explique Jean-Denis Garo, Director of Marketing Southern Europe & North Africa Mitel, et Vice-président du CMIT / @JeanDenisG.

    A la question 2 :  Quel est l’évolution de votre budget marketing en 2016 ? Les réponses sont partagées puisque nous constatons que 36% ont répondu qu’il resterait stable, tandis que32% déclarent qu’il sera en hausse et32% en baisse.

    A la question 3 : Quelle est votre attitude par rapport aux solutions Marketing Cloud ? Les solutions Marketing Cloud font parties des priorités des marketeurs depuis déjà un certain temps puisque 27% ont déjà déployé ce type de solutions, 26% les ont adoptées ponctuellement, tandis que 28% utilisent des solutions standards et 19% n’ont pas du tout adapté de solutions de ce type pour le moment.

    A la question 4 : Quels sont vos usages de plateformes de Marketing Automation ?

    Les outils d’automatisation commencent à être bien ancrés dans les outils du marketeurs puisque 51% d’entre eux l’ont déjà intégré dans leur démarche marketing, 23% l’expérimentent de façon ponctuelle, 8% les utilisent via un prestataire et 8% ont planifié une acquisition. Seuls 11% d’entre eux n’envisagent pas l’outil pour le moment.

    A la question 5 : Faut-il investir dans une DMP (Data Management Platform) ?

    Les outils de gestion des données sont encore en phase de déploiement progressif puisque 28% des sondés affirment les utiliser actuellement et 33% envisagent d’étudier la question. Il demeure néanmoins une problématique de compréhension de l’outil puisque 34% des marketeurs ne parviennent pas à le définir.

    A la question 6 : Le Marketing doit-il piloter l’ABM (Account Based Marketing) ?

    Sur cette question, 52% des marketeurs pensent qu’il s’agit d’un sujet devant être géré de façon égale par les services marketing et commercial tandis que 31% le considèrent comme une chasse gardée du marketing et seulement 2% comme ne relevant pas de leurs fonctions.

     A la question 7 : Le Social Selling est-il mature ?

    Constat similaire pour le Social Selling qui est arrivé à maturité pour 15% des personnes interrogées et en cours de mise en place plus ou moins avancé pour 47% d’entre eux. Si la compréhension de la méthode est claire pour la grande majorité des marketeurs (8% ne savent pas la définir), ils sont encore 31% à ne pas du tout l’avoir intégrée dans leur démarche.

    A la question 8 : Le marketing doit-il s’appuyer sur les Etudes des Analystes (Gartner, IDC, Markess etc.) ?

    Une grande majorité (77%) des sondés déclarent devoir s’appuyer sur les études des cabinets d’analyse avec 30% d’entre eux qui en sont convaincus et 47% qui s’y sentent quelques peu obligés. Les 23% restants préfèrent ne pas prendre les études en considération.

    A la question 9 : Le Marketing Mobile est-il mature ?

    Les avis sont plus partagés sur la maturité du Marketing Mobile avec 59% des marketeurs qui conçoivent désormais le Marketing autour de la MUX (Mobile User Experience) et 40% qui ne le considèrent que comme un élément parmi d’autres dans leur Mix Communication.

    A la question 10 : La publicité a-t-elle encore un sens en B2B ?

    La publicité seule ne suffit plus aujourd’hui pour 73% des marketeurs B2B qui considèrent qu’elle doit être associée à du Content Marketing et du Nuturing par exemple. 18% pensent que le ROI de la publicité est désormais trop difficile à prouver tandis qu’ils ne sont plus que 10% à affirmer qu’elle est toujours pertinente pour le Branding.

    A la question 11 : Faut-il encore utiliser une Agence de Relations Presse pour toucher, journalistes, bloggeurs, influenceurs ?

    Les Agences de Relations Presse sont reconnues majoritairement (75%) par les marketeurs pour leur efficacité, 53% d’entre eux étant convaincus de la nécessité de les utiliser comme médiateur ou relais. 25% des sondés ne croient en revanche pas à leur action.

     

    infographie-CMIT-etre-marketeur-en-2016- 17 05 2016[1]