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  • Tendances Forrester 2020 « Les marques françaises doivent accélérer leur transformation par l’expérience client »

    Tendances Forrester 2020

    « Les marques françaises doivent accélérer leur transformation par l’expérience client »

    A l’occasion de sa seconde conférence à Paris dédiée à l’innovation technologique au service de l’expérience client et collaborateur, organisée en partenariat avec Adobe, le cabinet Forrester a réuni une centaine de dirigeants des plus grandes entreprises françaises pour échanger autour des dernières tendances et présenter les résultats de son baromètre de l’expérience client, le CX Index* (disponible sur demande).

    Lors de cet événement, David Truog, Directeur de Recherche chez Forrester, a fait un constat alarmant : « malgré une nette amélioration entre 2018 et 2019, seuls 6% des consommateurs français estiment avoir une bonne expérience avec les marques présentes en France. Ces dernières accusent donc un retard visible par rapport à la plupart des pays où nous avons mis en place ce baromètre, et en particulier avec le Royaume-Uni».

    La France est également l’un des pays où le pourcentage des décideurs marketing qui se disent responsables de l’expérience client est le plus faible : 33% contre 44% au global, selon une étude Forrester Analytics menée auprès de plus de 1900 décideurs marketing en septembre 2019. Thomas Husson, Vice-Président et analyste principal déclare ainsi : « Les marques françaises lancent de nombreuses initiatives et innovations technologiques, mais leurs dirigeants ne priorisent pas suffisamment l’expérience client comme une discipline d’entreprise transverse, nécessitant davantage d’ambitions, de moyens et surtout une évolution des modèles culturels et organisationnels. »

    Lors de sa conférence, Forrester a présenté quelques tendances clefs autour de l’expérience client et collaborateur pour 2020 :

    1. Les consommateurs français veulent de plus en plus donner du sens à l’acte d’achat et 62% des français considèrent les valeurs d’une marque avant d’acheter ses produits. Ils ont davantage besoin de considération mais leur défiance naturelle les pousse à accueillir avec scepticisme les discours des marques qui ne délivrent pas leur promesse.
    2. Les employés et collaborateurs des entreprises françaises sont également à la recherche de valeurs, de sens, et accordent de plus en plus d’importance à leur environnement de travail et aux outils leur permettant d’effectuer leurs tâches. Forrester a démontré la corrélation très forte entre une bonne expérience collaborateur et une bonne expérience client.
    3. Malgré l’accélération de l’innovation technologique notamment autour de la personnalisation et de l’intelligence artificielle, l’un des principaux défis des entreprises françaises reste précisément la capacité à fédérer les employés autour d’une culture de l’expérience client. La mise en œuvre des priorités marketing des entreprises françaises reste également limitée par leur manque de maîtrise de la data. Les trois principaux freins identifiés par les responsables marketing sont justement le manque d’indicateurs pertinents, l’incapacité à mesurer les résultats et la faible qualité ou l’inaccessibilité des données.

    Cet événement a également été l’occasion pour Luc Dammann, Vice-Président & Directeur Général Europe de l’Ouest et du Sud, de partager la vision d’Adobe : « Cette année encore, nous constatons en France un écart majeur entre la part de clients mécontents de leur expérience de marque (36%) et ceux qui en sont satisfaits (6%). Ce constat met en avant une véritable opportunité pour les entreprises de se démarquer et de faire la différence, grâce à une expérience client pertinente et personnalisée. Chez Adobe, nous avons la conviction que la technologie n’est pas un frein mais plutôt un accélérateur de croissance des entreprises, leur permettant de maîtriser tous les enjeux liés à la gestion de l’expérience client. »

    Retrouvez la synthèse de cet événement sur les blogs de Forrester et d’Adobe.

  • 5G, IA, impressions 3D, radio, TV et enceintes connectées : Deloitte dévoile ses prédictions TMT pour 2019

    5G, IA, impressions 3D, radio, TV et enceintes connectées : Deloitte dévoile ses prédictions Technologie, Médias et Télécommunications pour 2019

    En 2019, l’industrie TMT sera confrontée à de nouveaux défis et de nouvelles opportunités. La 5G, l’Intelligence artificielle, les imprimantes 3D, la radio, les paris sportifs à la télévision et les enceintes connectées sont quelques-unes des tendances à fort potentiel, examinées dans ce rapport. Chaque année depuis 2001, Deloitte propose ses prédictions concernant les tendances de l’industrie TMT.

    • 2019 sera l’année de la 5G : d’ici à 2020, plus de 50 opérateurs proposeront ce service.
    • Parmi les entreprises utilisant l’Intelligence Artificielle, 70% obtiendront ces fonctionnalités via le cloud.
    • La TV redynamisée grâce aux paris sportifs : 60 % des hommes nord-américains âgés de 18 à 34 ans qui regardent des programmes sportifs à la TV feront des paris sportifs. Une tendance qui ne se confirme pas en France.
    • Les revenus de la radio vont augmenter d’1% : 3 milliards d’individus dans le monde écoutent la radio chaque semaine
    • L’impression 3D continuera sa croissance en 2019
    • Les enceintes connectées devraient dépasser les 250 millions d’unités installées.

    « 2019 sera définie par la manière dont les nouvelles technologies modifient constamment notre façon de vivre et de travailler » a déclaré Duncan Stewart, Directeur du Centre de recherches technologies, médias et télécommunications chez Deloitte. « Des enceintes intelligentes au réseau 5G, l’accès aux technologies de pointe s’améliore rapidement. À mesure que les obstacles seront dépassés, le potentiel de connectivité accrue et d’innovations augmentera de manière exponentielle. »

    La 5G arrive, permettant des connexions plus rapides

    En 2019, les réseaux sans fil de cinquième génération (5G) devraient arriver à grande échelle, offrant des connexions plus rapides aux consommateurs comme aux entreprises et augmentant les opportunités de revenus des entreprises de télécommunication.

    Parmi les opérateurs de réseaux sans fil, 72 opérateurs testent actuellement une offre 5G. Deloitte prévoit qu’en 2019, 25 opérateurs de réseaux sans fil lanceront le service 5G, un chiffre qui devrait doubler d’ici 2020. Au total, ce marché devrait atteindre les 15 à 20 millions d’unités d’ici 2020. Un million supplémentaire de modems 5G devrait également être vendu en 2019.

    « La 5G permet de multiplier par cent le trafic et l’efficacité du réseau par rapport à la 4G, ce qui offre un potentiel de transformation pour l’avenir de la connectivité dans le monde » déclare Ariane Bucaille, associée responsable TMT chez Deloitte France.

    L’IA va toucher l’ensemble des entreprises

    Deloitte prévoit qu’en 2019, les sociétés accéléreront davantage leur utilisation des logiciels et des services d’intelligence artificielle (IA) basés sur le cloud. Parmi les entreprises utilisant l’IA, 70% obtiendront des fonctionnalités d’IA via des logiciels d’entreprise basés sur le cloud, 65% créeront des applications d’IA à l’aide de services de développement basés sur le cloud et, d’ici 2020, le taux de pénétration des logiciels d’entreprise avec intégration d’IA, et le développement des services d’IA sur le cloud, atteindront respectivement environ 87% et 83%.

    « Jusqu’à présent, les géants de la technologie ont bénéficié en premier de l’Intelligence Artificielle » continue Ariane Bucaille. « Nous prévoyons que la mise en œuvre de solutions intégrant de l’Intelligence Artificielle s’étendra rapidement à toutes les entreprises, en particulier sur des plateformes basées sur le cloud. »

    Miser sur les retransmissions sportives

    Deloitte prévoit que 60% des hommes nord-américains âgés de 18 à 34 ans qui regardent le sport à la télévision effectueront également des paris sportifs. Par conséquent, 40% de l’audience des programmes télévisés américains à destination des hommes âgés entre 25 à 34 ans sera motivée par les paris sportifs.

    La percée des imprimantes 3D

    Les ventes d’imprimantes 3D professionnelles, de matériaux et de services pour les grandes entreprises publiques dépasseront 2,7 milliards de dollars en 2019 et 3 milliards de dollars en 2020, avec une croissance de 12,5% par an. Le nombre de matériaux pouvant être imprimés en 3D a plus que doublé au cours des cinq dernières années, ce qui (avec d’autres améliorations) a conduit à un rebond du potentiel de croissance du secteur.

    La radio reste un medium pertinent

    Deloitte prévoit que plus de 85% de la population adulte écoutera la radio au moins une fois par semaine dans les pays développés (la même proportion qu’en 2018), et cette proportion varie dans les pays en développement. Au total, près de 3 milliards de personnes dans le monde écouteront la radio chaque semaine. Aux États-Unis, Deloitte prévoit que plus de 90% des 18 à 34 ans écouteront la radio au moins une fois par semaine en 2019. Ils consacreront donc probablement plus de temps à écouter la radio qu’à regarder la télévision d’ici 2025.

    Des enceintes intelligentes

    Selon les prévisions de Deloitte Global, le marché des enceintes connectées s’élèvera à 7 milliards de dollars américains en 2019, devenant ainsi la catégorie des appareils connectés affichant la plus forte croissance. Cependant, l’industrie devra surmonter des obstacles afin d’atteindre son plein potentiel de croissance. Les technologies de reconnaissance vocale continuent de s’améliorer, mais la prise en compte des particularités de toutes les langues devra être élargie pour que la technologie devienne inclusive et puisse être adoptée au niveau mondial.

    Les autres sujets abordés dans les Prédictions TMT 2019 :

    • La connectivité de la Chine nourrit de nouveaux modèles d’activité numérique – Deloitte prévoit que la Chine disposera de réseaux de télécommunication de premier plan en 2019. Son infrastructure de communication pourra générer des dizaines de milliards de dollars de revenus par an d’ici 2023.
    • Les eSports continuent de progresser – Le marché nord-américain des eSports augmentera de 35% grâce à la publicité, aux licences de diffusion et aux ventes de franchises.
    • Informatique quantique – L’informatique quantique deviendra l’une des plus importantes sources de revenus pour les nouvelles technologies au cours de la prochaine décennie, mais il est peu probable qu’elle remplace les ordinateurs classiques. Le futur marché de l’informatique quantique devrait être comparable à celui des supercalculateurs : environ 50 milliards de dollars par an d’ici 2030.
  • IOT, IA, Sécurité, 5G, technologies… Les prédictions pour 2018 

    IOT, IA, Sécurité, 5G, technologies… Les prédictions pour 2018 

    Ixia, filiale de Keysight et spécialiste des solutions de test, de visibilité et de sécurité des réseaux, dévoile aujourd’hui ses prédictions pour l’année à venir. Dans un univers technologique en plein bouleversement, notamment à cause de l’arrivée de nouvelles règlementations et de l’émergence de technologies jusqu’ici restées confidentielles, Ixia lève le voile sur les tendances qui feront 2018 et les enjeux qui les accompagnent.

    Du côté de la sécurité
    La voiture connectée n’est plus seulement une voiture

    IHS Markit prévoit que d’ici 2023, les ventes mondiales de voitures connectées atteindront 72,5 millions d’unités, contre 24 millions en 2015. Cela signifie que, dans un peu plus de huit ans, près de 69 % des véhicules vendus échangeront des données avec des sources externes, ce qui fera donc évoluer la voiture au sein d’un réseau avancé. En 2018, la voiture passera du statut de simple « mode de transport » à une plate-forme d’informations connectées.

    En 2018, les craintes d’attaques catastrophiques, comme la prise de contrôle total d’un véhicule, vont évoluer vers des craintes plus terre à terre à l’image de celles liées aux systèmes de péage, à l’historique de navigation et aux violations du système de surveillance des véhicules. La surveillance continue et la validation des systèmes prendront un nouveau sens en 2018 alors que les constructeurs automobiles devront faire face à ces risques croissants.

    Les risques liés à l’IoT s’installent et demeurent

    Au fur et à mesure que l’utilisation de dispositifs IoT se démocratise, le danger potentiel de les voir compromis et transformés en robots s’accroit. Ces risques croissants et l’absence généralisée de protection sur les réseaux Wi-Fi vont créer un flux constant de vulnérabilités susceptibles d’être réorganisées.

    Cette extension de la surface d’attaque crée de nouveaux risques pour les réseaux d’entreprise. Si l’on travaille à distance et sur un réseau public non protégé, c’est toute l’organisation que l’on met en danger à la fois pour ses propres données mais également en rendant son périphérique susceptible d’être la cible d’un piratage involontaire pour faire partie d’un réseau de robots.

    La protection des données devient la nouvelle urgence technologique

    Alors que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD ou GDPR) entrera en vigueur le 25 mai 2018, la panique s’installe dans les entreprises qui craignent de ne pas s’y conformer. Ainsi, l’accent mis sur la protection des données atteindra de nouveaux sommets.

    C’est une tâche complexe que de protéger les données personnelles lorsqu’un réseau est à plusieurs endroits en même temps en raison de l’adoption du cloud. L’utilisation du cloud public permet de retirer les données de son data center interne pour les mettre entre les mains de votre fournisseur d’accès. Les violations et les falsifications gouvernementales ont mis en lumière les conséquences que pouvaient avoir une approche peu concernée des données personnelles. Des années à utiliser de « mauvais » mots de passe et à utiliser gratuitement des renseignements personnels, ont engendrés une perte totale du contrôle des données. La prise de conscience de ce problème a finalement atteint un stade critique. S’il est trop tard pour empêcher aux données de sortir de l’entreprise, cette dernière doit quand même s’assurer que ceux qui les contrôlent font le nécessaire pour les garder en sécurité. 2018 sera l’année où, enfin, on fera de la protection des données une priorité.

    Le facteur humain est un risque majeur

    En matière de sécurité, les outils technologiques d’aujourd’hui ne sont pas véritablement problématiques. Les progrès réalisés au niveau des pare-feu, de la sécurité des applications Web et des solutions de protection réseau ont permis d’aller assez loin. C’est en réalité le comportement des utilisateurs qui peut faire défaut. Il subsiste une croyance selon laquelle « l’informatique s’occupera des choses » si on clique sur un mauvais lien ou si on laisse un accès ouvert à son ordinateur depuis un appareil non surveillé.

    Les cybercriminels peuvent accéder rapidement à un réseau à cause d’un manque d’attention d’un employé en matière de sécurité. L’employé aura toujours tendance à penser que la responsabilité de reconnaître et de résister aux cyberattaques repose entre les mains des équipes de sécurité du back-office. En conséquence, les violations continueront d’augmenter en 2018.

    Du côté de la visibilité
    Le Edge Computing est la cerise sur le gâteau du cloud

    Alors que l’année 2017 se termine, le cloud est devenu le modèle informatique de référence et les entreprises se rendent compte qu’elles ont besoin de meilleures solutions de sécurité et de gestion des performances. Les solutions Cloud-Wash, conçues à l’origine pour les data-centers, ne conviennent plus. Une forme moderne d’informatique décentralisée et distribuée est nécessaire pour ajouter de la valeur au cloud. On appelle ce nouveau modèle le Edge Computing.

    Le Edge computing améliore l’efficacité globale du cloud en conservant les ressources technologiques comme le calcul, le stockage et la mise en réseau, plus proches des utilisateurs. Pour mieux tirer parti des avantages du cloud sans sacrifier la vitesse et la fiabilité, on verra de plus en plus d’entreprises utiliser ce type de conception dans leurs architectures d’infrastructure. Cela va contribuer à redonner de la puissance de traitement au réseau de l’entreprise pour obtenir des résultats plus rapides, même si le cloud ne fonctionne pas.

    La 5G crée de nouveaux débouchés, de nouvelles capacités et de nouvelles entreprises

    La 5G va arriver plus vite que prévu et engendrera de grosses perturbations car elle marquera le début d’une nouvelle ère pour la connectivité. Des investissements lourds et généralisés dans la 5G ont déjà eu lieu, avec de nombreux fournisseurs et organisations qui ont déjà engagé des ressources pour tester de nouveaux équipements. Une récente étude menée par Ixia révélait que 96 % des grandes entreprises technologiques prévoyaient de tirer parti de la 5G et que 83 % annonçaient le déploiement de solutions 5G dans les 24 prochains mois.

    La transition de la 4G à la 5G va présenter de nombreuses opportunités de business au travers de plusieurs secteurs d’activité . Cela va grandement faciliter la connectivité et lancer une nouvelle vague de technologie et ainsi générer de la croissance pour de nombreuses organisations qui ne serait pas possible autrement.

    Bienvenue à nos nouveaux maîtres : Les bots !

    Jusqu’ici, on avait l’habitude d’utiliser des applications pour tout type de tâches. Du mobile au Web, il n’était en effet pas rare d’entendre « Il y a une application pour ça ! ». Désormais, Apple, Amazon, Google et Facebook font partie des entreprises qui misent sur un avenir guidé par les Bots.

    L’avantage sous-estimé de cet Bots réside dans le fait qu’ils vont simplifier la mise en réseau. Les tâches ne seront plus envoyées à des centaines d’applications différentes pour de simples micro-tâches. Au lieu de cela, tout sera envoyé à un seul Bot. Les points critiques pour la connexion externe seront plus faciles à trouver et l’informatique pourra mieux maintenir la connectivité des entreprises.

    L’infrastructure informatique publique va devenir votre métier

    Les data-centers ne sont plus au bureau et peuvent même se situer à des milliers de kilomètres. Les collaborateurs en télétravail et itinérants (commerciaux par exemple) constituent une part toujours plus importante de la main-d’œuvre. Cela signifie que les tâches quotidiennes dépendent de serveurs et de réseaux qui n’appartiennent pas à l’entreprise.

    On a pu constater les conséquences d’incidents majeurs où une panne dans un seul data-center cloud d’Amazon a entraîné la fermeture de plusieurs services en ligne comme Quora, Business Insider et certaines parties de Slack. Beaucoup d’organisations ont adopté le modèle de cloud hyperscale et seront à la merci de ces fournisseurs pour maintenir la disponibilité dont ils ont besoin. Les équipes informatiques ont besoin d’établir un contrôle accru sur leur trafic de données dans le cloud afin d’éviter toute faille dans leur sécurité et de protéger l’expérience client et la productivité des employés. Ils devront disposer d’une plus grande visibilité de leurs clouds à mesure que ceux-ci deviendront le modèle dominant de communication et de traitement.

    L’intelligence artificielle libère enfin le potentiel des logiciels

    L’intelligence artificielle (AI) est définitivement un concurrent de choix dans la course à l’expression tendance de la haute technologie ! Au-delà de la sémantique, elle a permis aux entreprises de faire de grands pas en avant dans la façon dont elles traitent les données, de leurs équipes de sécurité à leurs départements RH. L’adoption et l’innovation dans ce domaine ne vont pas ralentir de sitôt !

    Le prochain domaine où l’on verra des investissements dans l’AI est le réseau. Le développement durable, le cloud computing et la mondialisation ont rendu obsolètes les pratiques jusqu’ici utilisées par les équipes IT pour maintenir leurs réseaux. Les fournisseurs novateurs intègrent désormais le machine learning et l’AI dans leurs plates-formes réseau qui permettent d’en adapter efficacement les performances en fonction des besoins pour répondre aux exigences des services et des applications qu’il transporte. Au fur et à mesure que cette tendance va se poursuivre, les entreprises devront maintenir le même niveau de visibilité qu’elles avaient avec un réseau physique, afin de pouvoir tirer parti des possibilités offertes.

  • Le futur du marketing pour les 5 années à venir

    5 PRÉDICTIONS MARKETING POUR LES 5 ANNÉES À VENIR

    Bruno Schreiber, Directeur Commercial France d’Emarsys

    Les prédictions ont toujours tenu une place importante au sein de notre culture. À la fin de chaque année, nous nous arrêtons pour faire le point sur ce que nous avons appris, ce qui a changé, et nos prévisions pour l’année qui débute. Nous considérons cela comme une opportunité d’ouvrir un nouveau chapitre, d’apprendre de nos erreurs, et de nous fixer des objectifs pour nos futures actions, de nouveaux défis à relever.

    Cette attitude est tout aussi cruciale pour les professionnels du marketing. Alors que le monde du marketing poursuit son évolution fulgurante, et souvent imprévisible, il est primordial d’évaluer en permanence l’état du marché afin de conserver un avantage compétitif, sous peine d’être laissé à la traîne.

    Voici cinq prédictions qui selon nous devraient guider les professionnels du marketing au cours des cinq prochaines années, et nous vous donnerons quelques conseils pratiques pour les suivre.

    1/ LES DONNEES CROSS-CANAL CONNECTENT LE MONDE DECONNECTE AU MONDE CONNECTE (O2O)

    Les distributeurs e-commerce, quel que soient la taille de leur organisation ou leur spécialité, continueront d’envisager la convergence entre les canaux en ligne et hors ligne, les lignes s’estompant toujours plus entre l’expérience en boutique et son équivalent en ligne. Aujourd’hui l’expérience du consommateur hors ligne, comprend l’examen sur place d’une devanture, l’essai de vêtements, le saut d’une étagère à l’autre à la recherche d’un produit précis, ou encore le simple touché des produits convoités. Les consommateurs font la queue pour acheter leurs produits avec l’aide d’un employé ou d’une machine automatique, embarquent leurs achats puis repartent vers leur prochaine destination. Ce processus est pénible pour plusieurs raisons; il requiert la gestion d’un stock important, il est chronophage et souvent frustrant pour les consommateurs. Une frustration que nous connaissons tous, vu que nous participons à ce processus chaque jour, parfois plusieurs fois par jour.

    Mais l’intégralité de l’expérience hors ligne et en ligne va converger dans les années à venir. Les consommateurs iront en boutique pour flâner, passer en revue et comparer les articles, mais la commande, elle, sera faite via un compère portatif. Dans le même temps, l’achat en ligne sera exécuté et livré au domicile d’un client sans les tracasseries du processus traditionnel d’encaissement, ni la corvée de charger les produits dans la voiture ou les transports en commun. Dans ce commerce du futur, les magasins ne tiendront plus d’inventaires. À la place ils présenteront des échantillons permettant au consommateur de choisir le bon produit. Les professionnels du marketing n’en sont plus à proposer les mêmes produits sur différents canaux. Ce sont maintenant les canaux, qu’ils soient hors ligne ou en ligne, qui dictent le contenu.

    “Les clients se comportent très différemment en fonction du canal, qu’il s’agisse de leur réactivité ou de leur stratégie d’achat ; tenir compte de cela dans l’élaboration d’un cadre de communication en plusieurs étapes est le défi que nous devons à présent relever.” – Daniel Eisenhut, Head of Professional Services chez Emarsys.

    C’est pour cette raison que nombre des dernières conversations sur le Big Data ont tourné autour du fait de faire parler les données provenant de sources et de canaux différents, toujours dans le but d’en apprendre davantage sur les clients et les opportunités ratées. Les professionnels du Marketing doivent avoir une vision claire de ce qu’ils cherchent à accomplir en combinant les données de différents canaux en ligne et hors ligne ; et en plaçant le client au centre de l’équation en toutes circonstances, quel que soit le canal.

    Beaucoup des distributeurs e-commerce investissent dans le marketing cross-canal, mais récemment un nombre croissant d’entre eux ont travaillé à rendre ces canaux plus efficaces en rendant les transactions efficientes et mesurables, indépendamment du canal lui-même, qu’il soit hors ligne ou en ligne.

    2/ DU MOBILE-FIRST AU MOBILE-ONLY

    La croissance du marketing mobile s’est accélérée durant la dernière décennie. Nous avons constaté l’adoption par différentes organisations de stratégies allant du développement d’applications mobiles à l’utilisation de notifications, en passant par l’email mobile, les technologies portatives, et plus encore… Les consommateurs comptent plus que jamais sur leurs smartphones, et l’utilisent avant de prendre une décision en visitant des sites web ou des applications ; une tendance qui ne fera que s’accentuer dans les années à venir.

    Chaque année, la technologie mobile devient plus intuitive, plus fonctionnelle et plus sophistiquée. Selon un communiqué de presse de Gartner au premier trimestre 2016 :

    “Les ventes mondiales de smartphones aux utilisateurs finaux ont atteint 349 millions d’unités au premier trimestre 2016, une augmentation de 3,9% par rapport à la même période en 2015  […] Les ventes de smartphones représentaient 78% des ventes totales de téléphones portables au premier trimestre 2016.”

    Nous allons passer d’un monde où le développement pour mobile occupe une place secondaire à un monde où elle est sera devenue prioritaire. Les entreprises e-commerce vont enfin transformer les expériences d’achat pour les rendre complètement mobiles.  Cette approche tout-mobile sera innovante, en allant bien au-delà d’une conception basique pour plutôt intégrer des sites web et des expériences d’achat réactives. L’expérience tout-mobile conduira à des expériences d’achat sur-mesure, conçues d’abord pour mobiliser l’utilisateur sur son appareil portable.

    Les applications comme Tinder et Uber ont fixé une nouvelle norme en termes d’interfaces et d’expériences. Ces applis sont simples et ont été conçues pour une expérience mobile magnifique et intuitive. Puisque ces applis ont rencontré des taux d’adoption fulgurants, pourquoi les entreprises e-commerce ne “tinderisent” et n’”uberisent”-elles pas l’expérience d’achat en ligne ? Dans les cinq prochaines années, les consommateurs n’auront qu’à faire glisser leurs doigts en tous sens sur l’écran de leurs appareils mobiles pour faire leurs choix. Une fois que le consommateur est prêt à effectuer la transaction ? Facile, l’achat est fait en un clic, et les produits livrés à son domicile.

    Afin de rester compétitifs et innovants dans ce monde connecté, les professionnels du marketing doivent continuellement piloter et tester des stratégies mobiles auprès d’un petit échantillon de leurs utilisateurs (publics cibles). Si une marque ralentit son rythme d’innovation mobile, ou interrompt les tests et l’optimisation pour les appareils mobiles, elle met en péril la fidélité de ses utilisateurs actuels ainsi que l’acquisition de nouveaux clients.

    3/LE SOCIAL COMMERCE ET FACEBOOK PAYMENT

    Le Social Commerce, l’utilisation d’un réseau social dans le contexte de transactions e-commerce, va devenir un canal d’achats dominant. Alors que la vogue des réseaux sociaux et du e-commerce ne cesse de s’amplifier, de nombreux distributeurs ne sont pas encore au clair sur l’intégration du social commerce dans leurs stratégies d’acquisition. Pourtant, en 2015, Pinterest a lancé le bouton “Achetez-le” et Instagram a créé un programme publicitaire extensif appelé “Instagram Ads”. Au même moment, d’autres média sociaux comme Twitter et YouTube ont aussi mis à jour leurs sites web et leurs applis mobiles pour privilégier les achats e-commerce directement depuis leurs sites, ce qui définit clairement une tendance à la multiplication des options de social commerce dans un futur proche.

    Un article récent de Marketing Week, intitulé “Social commerce : dans quelle mesure les consommateurs sont-ils disposés à acheter à travers les médias sociaux ?” révèle plusieurs statistiques étonnantes :

    “Plus de la moitié (56%) des consommateurs qui suivent une marque sur les réseaux sociaux disent qu’ils le font pour découvrir les produits. La recherche montre que ces individus, surnommés “acheteurs sociaux”, intègrent la visite des réseaux sociaux dans leur comportement d’achat quotidien, et y puisent l’inspiration de leurs achats dans les images qu’ils y voient. Presque un tiers des acheteurs en ligne (31%) disent qu’ils utilisent ces canaux pour chercher de nouveaux produits à acheter. Facebook est le réseau le plus populaire actuellement (26%), suivi par Instagram (8%) et Pinterest (6%).

    Le plus gros facteur de changement dans ce domaine pourrait d’ailleurs être l’acquisition récente par Facebook d’Oculus VR, leader de la technologie de réalité virtuelle (RV). Comment se fait-il que Facebook ait jeté son dévolu sur cette entreprise technologique ? Quel potentiel y ont-ils décelé ? Facebook avance sur plusieurs fronts, y compris l’intégration de la RV sur sa plateforme, mais plus important encore, la firme développe un nouveau service qui permet aux utilisateurs d’envoyer de l’argent via son application de messagerie instantanée, Facebook Messenger. Ce service permet aux utilisateurs de se transférer les uns aux autres (et non à des entreprises) de l’argent, où qu’ils soient.

    Au fur et à mesure que Facebook progresse et continue d’embarquer de nouvelles technologies, telles qu’Oculus, il deviendra la plus grande plateforme d’achat au monde, projetant du même coup le concept de social commerce sous les projecteurs. Les autres médias sociaux devront être réactifs pour répondre aux attentes des consommateurs en social commerce.

    4/ L’E-MAIL ÉVOLUE D’UN CANAL DE MASSE À UN CANAL TRANSACTIONNEL

    Nombreux sont ceux qui ont prédit la mort de l’email, et cette rumeur a persisté longtemps après l’avènement des média sociaux. Certains soupçonnaient l’introduction des flux RSS de sonner le glas de l’email, d’autres les MMS, mais des années plus tard tous les prophètes de malheur ont été démentis, et le canal est plus fort que jamais, continuant de croître en volume et en usages.

    Historiquement, l’email a toujours été un canal gagnant pour les détaillants de toutes sortes. Ce canal, puissante bête de somme, entraîne le trafic, la mobilisation, et finalement les transactions sur un site web e-commerce ou une application mobile. Pouvez-vous imaginer un monde où les emails incluent un bouton permettant une interaction directement dans l’e-mail ? Acheter maintenant ? Dans un avenir proche, les détaillants seront capables d’envoyer un email directement à leurs clients afin que ces derniers réalisent leurs transactions directement dans cet email. L’email deviendra l’un des plus gros canaux de transaction sur terre, évoluant bien au-delà d’un canal de trafic. Google a déjà développé une technologie propriétaire appelée Pony Express qui permettra aux consommateurs de payer leurs factures directement dans un email. D’autres méthodes pour faire des affaires instantanément à réception d’un email suivront bientôt.

    Comment se fait-il que ce canal, dont beaucoup ont prédit la mort il y a des années, soit encore en pleine croissance ? L’email est la “couche tissulaire” du web, et c’est notre identifiant unique ou, en d’autres mots, notre “carte d’identité numérique”. Récemment, même Twitter s’est mis à envoyer par email des résumés des tweets les plus importants des gens suivis par un utilisateur Instagram. Twitter, par exemple, a compris l’importance des notifications par email, et a créé un service simplement dédié à l’envoi par email des mentions de hashtags Twitter à ceux qui veulent les suivre. Même de puissants géants des réseaux sociaux tels que LinkedIn et Facebook ne se séparent pas des notifications par email, car ils savent que c’est tout simplement le liant qui renvoie leurs utilisateurs vers le site encore et encore.

    5/ LES MACHINES RÉPONDENT ENFIN AUX PROMESSES DE PERSONNALISATION

    La personnalisation n’est pas un concept nouveau. Les détaillants et les propriétaires de boutiques ont cherché à créer une expérience personnalisée pour les consommateurs depuis des siècles à cause de l’immense impact de la pertinence et de la personnalisation sur les consommateurs. Dans le passé, par exemple, le boutiquier local mémorisait les anniversaires, les noms des membres de la famille, et même les produits préférés de son ou sa client(e). Et qu’arrivait-il si un client régulier oubliait son portefeuille ? Le boutiquier disait gentiment, “pas de problème, vous me réglerez la prochaine fois”. Assurément, les professionnels du marketing e-commerce ou les détaillants n’essaient pas de faire MOINS de personnalisation. Mais avec l’explosion des nouveaux canaux, les énormes masses de données, les fichiers clients complexes, et des milliers et milliers de variations de ce que signifie une expérience personnalisée en fonction de chaque consommateur, la personnalisation à taille humaine n’est simplement pas capable de suivre.

    Les professionnels du marketing ont évolué au-delà des facultés humaines de personnalisation, vers un monde de réseaux neuronaux, d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle. Et toutes ces technologies tiennent enfin leurs promesses de personnalisation. Les professionnels du marketing les utilisent pour impulser les campagnes publicitaires, choisir le contenu, déterminer les offres, sélectionner les rabais, décider des canaux de diffusion et, oui, même pour optimiser au mieux la communication avec les clients importants.

    Le monde du e-commerce va faire expérimenter un tournant radical vers encore plus de processus automatisés, particulièrement en ce qui concerne le marketing et la personnalisation. Les entreprises e-commerce s’appuient sur leur capacité à personnaliser le parcours client, et à créer des expériences qui incitent les clients à revenir encore et encore. De plus, les entreprises e-commerce tentent de réduire leurs frais généraux autant que possibles, afin de pouvoir vendre leurs produits à des prix plus compétitifs, et avec une marge de profit plus importante. L’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle joueront un rôle significatif dans tous les efforts marketing des détaillants, ce qui permettra aux responsables marketing de créer des expériences en temps réel plus personnalisées tout en supprimant les coûts d’extraction manuelle de données.

    Nous avons tous vu récemment de nombreux articles expliquant comment l’apprentissage automatique bouleverse radicalement la manière dont les entreprises peuvent interpréter et exploiter des données complexes – et aussi y réagir quasiment de manière humaine et en temps réel. La popularité de cette nouvelle technologie a littéralement explosé du jour au lendemain, et elle est déjà mise à contribution dans de nombreux secteurs d’activité partout dans le monde. Les entreprises e-commerce utiliseront l’apprentissage automatique pour automatiser leurs processus de traitement de données qui auparavant étaient manuels et codés en dur, tels que le profilage et les interactions du visiteur sur le site web.

    Les entreprises e-commerce ont beau connaitre la personnalisation avancée, l’apprentissage automatique et l’IA les feront accéder à une nouvelle dimension en la matière. Les algorithmes d’apprentissage automatique sont capables de rassembler les données et de personnaliser les expériences pour chaque visiteur unique, à partir de l’analyse de leurs comportements en temps quasi réel, ce qui rend inutiles les profiles statiques basés sur des ensembles de données obsolètes ou groupés.

    L’apprentissage automatique et l’IA deviendront bien plus centraux dans le secteur du e-commerce dans les prochaines années, mais les dirigeants doivent d’abord construire leur stratégie et identifier les buts au service desquels mettre ces technologies pour pouvoir les utiliser efficacement dans leurs entreprises. Sans une stratégie soigneusement planifiée, l’apprentissage automatique peut n’être qu’un rouage d’une grosse machine absurde.

    VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE PRÊTE ?

    Face aux nombreux changements simultanés dans les secteurs du e-commerce et de la distribution, les responsables marketing doivent en permanence tester de nouveaux canaux et s’adapter aux nouvelles manières de s’adresser à leurs publics. Ils doivent entretenir la mobilisation des consommateurs à travers la prolifération des canaux, sous peine de les perdre purement et simplement.

    Les consommateurs attendent des marques qu’elles les traitent comme des individus uniques, aux préférences évolutives. Les canaux numériquement modifiés augmentent en nombre et en complexité et, en même temps, les attentes des consommateurs augmentent plus rapidement que jamais. Les prochaines années seront une période de transformation pour le e-commerce et les distributeurs en tous genres.

    Ainsi il est intéressant de se poser la question, comment votre entreprise se prépare-t-elle au tournant marketing à venir dans les cinq prochaines années ?

     

  • Les six tendances technologiques auxquelles les PME devront prêter attention en 2017

    Les technologiques qui pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017

    par Claude Cordier, Directeur Marketing Produits & Services chez Sage 

    Les chatbots, l’intelligence collective et la blockchain font partie des grandes tendances technologiques qui transformeront la façon dont les entrepreneurs gèrent leurs activités en 2017. Les entrepreneurs doivent se tenir prêts à saisir les opportunités apportées par ces évolutions technologiques.  Parmi ces évolutions, six grandes tendances pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017 et dans les années à venir.

    Tendance 1 : chatbots et interfaces autonomes

     Les interfaces autonomes, telles que les chatbots ou les assistants virtuels, seront de plus en intégrés dans différentes solutions dont les entrepreneurs se servent pour gérer et contrôler leurs activités. Ces interfaces changeront radicalement la façon dont l’homme et les ordinateurs interagissent entre eux. Alors qu’il fallait autrefois utiliser un clavier ou une souris pour interagir avec un PC, nous pourrons progressivement parler avec nos systèmes, ou bien encore interagir avec eux via des fonctions de contrôle gestuel basées sur les mouvements de la main, de la tête ou des yeux. Il ne s’agit pas seulement de simplifier l’expérience utilisateur, mais aussi de la rendre plus agréable. Ces systèmes fonctionneront de manière autonome et seront dotés de fonctions d’auto-apprentissage. À terme, les logiciels s’exécuteront sans intervention de l’utilisateur ou se contenteront de poser une question une seule fois et d’utiliser cette information pour les activités à venir.

    Tendance 2 : Intelligence artificielle et collective

    D’après une étude Sage[1], 48% des PME considèrent qu’une grande tendance en matière de technologies en 2017 est l’Intelligence artificielle et 51% de ces PME sont à l’aise avec l’idée qu’une intelligence artificielle puisse se charger de la gestion de l’entreprise.

    La prolifération des données provenant de toutes sortes de capteurs et d’appareils, ainsi que de la puissance de calcul informatique, des logiciels d’analyse spécialisés et des agents intelligents de plus en plus abordables et performants, permettent aux entreprises de trouver des moyens de tirer parti du Big Data pour développer leurs connaissances.

    La solidarité entre PME peut devenir une force dans les limites de leurs politiques de protection des données d’entreprise et des lois sur les droits individuels.  Le partage, par exemple, de leur puissance de calcul et de leurs données de manière structurées leur permettent de bénéficier d’une base d’informations plus vaste et de meilleure qualité dont elles pourront tirer davantage de renseignements. À l’instar des mécanismes de « crowdsourcing », cette base de données enrichie leur permet de mieux appréhender le comportement des clients ainsi que leurs besoins, de leur proposer une offre adaptée et de savoir dans quels secteurs d’activité investir.

    Tendance 3 : blockchain, ou comment instaurer la confiance à l’ère du numérique

    Les entrepreneurs ont également tout intérêt à déterminer si la blockchain influera sur leur business model actuel. Cette approche innovante devrait en particulier affecter tous les professionnels servant d’intermédiaire entre deux parties, comme les avocats, les notaires, ou les courtiers immobiliers ou financiers. La blockchain devrait également avoir un impact sur les méthodes de travail des comptables car elle élimine une part importante de la charge de travail aujourd’hui inhérente à cette profession, comme la vérification et l’enregistrement des transactions, les transferts de fonds ou le paiement des factures.

    Quels sont les principes de la blockchain ?

    Une blockchain, organise les échanges d’actifs numériques entre deux parties d’une manière tout à fait inédite. Au lieu de passer par des tiers de confiance ou des intermédiaires (banques, notaires, autorités publiques, plates-formes commerciales, etc.) pour légitimer l’échange de certains actifs (tels que des propriétés numériques, des biens numériques, des contrats numériques ou même des transactions financières au moyen d’une monnaie virtuelle comme le Bitcoin), la blockchain permet le transfert direct, sécurisé et immuable entre deux parties. Un grand livre distribué et décentralisé (à savoir une base de données d’actifs partagée par plusieurs participants), combiné à des algorithmes crypto-économiques, constitue la technologie de base d’une blockchain. Les participants d’une blockchain, baptisés « nœuds », ont accès au grand livre distribué recensant les actifs numériques pertinents. Tous les membres de ce réseau possèdent une copie identique de ce registre comptable. Chaque modification qui lui est apportée est appliquée à l’ensemble de ses copies en l’espace de quelques minutes ou secondes. Ce système transparent permet d’établir une relation de confiance entre tous les nœuds sans l’intervention d’une autorité tierce pour légitimer les transactions.

    Tendance 4 : Bouleversement des flux financiers

    La façon dont les personnes gèrent leur argent et transfèrent des fonds d’un compte vers un autre a déjà amorcé une transformation radicale : côté « front-end », les solutions de paiement « in-app » (au sein même de l’application) permettent aux utilisateurs d’effectuer des paiements en un clic et d’acheter des produits via des appareils mobiles ou des sites Web. De nombreuses applications sont d’ores et déjà dotées de cette fonctionnalité. Côté back-end, en revanche, des systèmes comme les logiciels de comptabilité pêchent par leur manque de convivialité et d’intégration. Il est, par exemple, pratiquement impossible aux entreprises de régler leurs factures en un clic ou de gérer facilement leurs transactions financières avec leurs partenaires, fournisseurs et banques.

    En 2017, de plus en plus de solutions permettront aux entreprises d’établir une chaîne de valeur des paiements de bout en bout avec leurs fournisseurs et clients. Ces nouvelles méthodes de paiement immédiates et multicanal, en tout lieu et à tout moment, seront entièrement intégrées aux systèmes de comptabilité financière des entreprises de demain. Toutes les parties intéressées, comme les plates-formes de commerce électronique, les banques, les FinTech ou les partenaires, profiteront de normes d’API ouvertes qui faciliteront la création de nouveaux services, avec un traitement transparent et entièrement automatisé des paiements et des transactions financières.

    Tendance 5 : Infrastructure basée sur des plates-formes

    En 2017, de plus en plus de PME remplaceront leurs systèmes logiciels autonomes sur site par des solutions logicielles intégrées s’exécutant sur des plates-formes cloud d’envergure internationale lesquelles offrent à leurs utilisateurs une multitude d’applications professionnelles et de services intégrés. Les entreprises profiteront en outre de plates-formes d’applications mobiles, comme celle proposée dans le cadre du programme MPP d’Apple. Le principal avantage de ces plates-formes est qu’elles mettent à la disposition des petites entreprises des services et des solutions logicielles métier innovants qu’elles n’auraient pas eu les moyens de s’offrir il y a encore cinq ans. Ces types de plateformes Cloud démocratisent l’accès des entreprises à des applications de pointe ainsi qu’à des technologies intelligentes et évolutives. Grâce à elles, les entrepreneurs découvrent de nouvelles méthodes de travail et bénéficient de l’infrastructure dont ils ont besoin pour recevoir toutes sortes de données de leurs partenaires ou de l’Internet des Objets, les analyser, puis, un peu comme des « Citizen Developer », créer de nouvelles solutions productives.

    Tendance 6 : Émergence de nouveaux services et profils professionnels grâce à l’Internet des Objets

    Les PME devront se tenir à l’affût des nouvelles opportunités offertes par l’Internet des Objets. Les flux de données multiples en provenance d’une grande diversité de capteurs intégrés à des machines, à des véhicules, à des objets mobiles et immobiles, à des vêtements ou même à des êtres humains (à des fins de suivi médical, par exemple) leur fourniront une précieuse mine d’informations dont elles pourront se servir pour créer une foule de nouveaux services.

    Les PME doivent réfléchir à la façon d’exploiter ces flux de données pour développer leur activité :

    • Les entreprises de mécanique élaboreront de nouveaux services, tels que la maintenance prédictive, pour un large éventail d’infrastructures techniques.
    • Les entreprises de logistique pourront optimiser la navigation de leurs flottes de camions en s’appuyant sur les données de trafic émanant de différentes sources, notamment des « villes intelligentes » (feux de signalisation, voix publique, autres véhicules, etc.).
    • Les services de conciergerie développeront divers services de surveillance grâce aux Nouvelles Technologies d’habitat intelligent.
    • Les entreprises de distribution et les commerçants se connecteront aux appareils équipant l’habitat intelligent, comme les réfrigérateurs ou les dispositifs similaires aux « Dash Button » d’Amazon, pour approvisionner leurs clients en produits et services de manière automatique et anticipée.
    • Les services médicaux mobiles pourront tirer parti d’une multitude de nouveaux appareils pour innover (amélioration de la prise en charge des personnes âgées vivant seules chez elles, etc.).

    En 2017, toutes les entreprises devront changer le regard qu’elles portent sur elles-mêmes et se considérer comme des acteurs technologiques. Pour rester compétitives, il leur faudra saisir les opportunités offertes par ces évolutions et repenser pratiquement chaque aspect de ces méthodes de travail plus ou moins traditionnelles. Grâce à ces Nouvelles Technologies, les tâches d’administration pourraient bientôt devenir aussi simples qu’envoyer un texto à un ami, ou être entièrement automatisées grâce aux capacités d’auto-apprentissage des machines. Au lieu de perdre leur temps en procédures administratives basiques, les entrepreneurs pourront se consacrer plus pleinement au développement de leur activité, tout en contribuant au développement de leurs communautés et à la croissance économique.

     

  • Big Data : Les tendances de l’année 2017

    Big Data : Les tendances de l’année 2017

    Par Thierry D’Hers, Vice President, Product Development, Tableau Software

    Cette année, de plus en plus d’entreprises ont commencé à stocker, traiter et exploiter leurs données, quelles qu’elles soient. En 2017, les systèmes qui prennent en charge de grandes quantités de données, structurées et non structurées, vont continuer à se développer. Les plateformes permettront normalement aux personnes s’occupant des données d’assurer la gouvernance et la sécurité du Big Data, en donnant également aux utilisateurs finaux les moyens d’analyser ces données. Une fois arrivées à maturité, elles s’intégreront sans difficulté aux systèmes et aux normes informatiques des entreprises. Voici nos prédictions dans ce domaine pour l’année à venir.

    . Le Big Data devient accessible et instantané.
    Il est évidemment possible de mettre en œuvre du machine learning et de réaliser des analyses de sentiments sur Hadoop, mais la première question posée généralement par les utilisateurs est : Quelle est la performance du SQL interactif ? SQL, après tout, reste le moyen dont dispose l’utilisateur métier pour utiliser les données dans Hadoop à des fins d’analyses exploratoires plus rapides ou de tableaux de bords de pilotage ré utilisables. En 2017, les possibilités pour accélérer Hadoop vont se multiplier. Ce changement a déjà commencé, comme en témoigne l’adoption de bases de données hautes performances comme Exasol ou MemSQL, de technologie de stockage comme Kudu, ou encore d’autres produits permettant l’activation d’exécution de requêtes plus rapides.

    2. Le Big Data n’est plus limité à Hadoop.
    Ces dernières années, nous avons vu plusieurs technologies se développer avec l’arrivée du Big Data pour couvrir le besoin de faire des analyses sur Hadoop. Mais pour les entreprises avec des environnements complexes et hétérogènes, les réponses à leurs questions sont réparties dans de multiples sources allant du simple fichier aux entrepôts de données dans le Cloud, de données structurées stockées dans Hadoop ou dans d’autres systèmes. En 2017, les clients demanderont à analyser toutes leurs données. Les plateformes agnostiques au niveau des données comme au niveau des sources de données se développeront, tandis que celles conçues spécifiquement pour Hadoop ne pourront pas être déployées pour tous les cas d’utilisation et tomberont dans l’oubli. La fin de Platf oraconstitue un premier signe de cette tendance.

    3. L’exploitation des lacs de données devient un avantage pour les entreprises.
    Un lac de données est similaire à un réservoir artificiel. Il est nécessaire de construire un barrage à l’extrémité du lac (créer un cluster), puis le laisser se remplir d’eau (de données). Ensuite, seulement, on pourra utiliser les données à diverses fins, comme l’analyse prédictive, le Machine Learning, la cybersécurité, etc. Jusqu’à présent, le remplissage du lac constituait une fin en soi. Ce ne sera plus le cas en 2017. Pour obtenir plus rapidement des réponses, les entreprises voudront utiliser leur lac d’une manière plus agile et reproductible. En 2017, cela évoluera au fur et à mesure de l’adoption d’Hadoop dans les entreprises.

    4. Les architectures matures permettent l’abandon des frameworks globaux.
    Hadoop est devenu une technologie multi usage pour faire de l’analyse ad hoc. Elle est même utilisée pour du reporting opérationnel journalier (d’habitude géré via des entrepôts de données).  En 2017, les entreprises tiendront compte de cette diversité de besoins en favorisant l’architecture adaptée à chaque cas d’usage. Elles étudieront une multitude de facteurs, tels que les profils utilisateurs, les questions, les volumes, la fréquence d’accès et plus, avant de s’engager sur une stratégie de données. Et ces stratégies elles-mêmes combineront les meilleurs outils de préparation de données en self-service, le Core Hadoop, et les plateformes d’analyse utilisées directement par les utilisateurs finaux, pour que ceux-ci puissent les reconfigurer en fonction de l’évolution de leurs besoins.

    5.  C’est la variété qui entraîne les investissements dans le Big Data.
    Gartner définit le Big Data en utilisant les 3 V : gros Volume, grande Vélocité, grande Variété des données. Bien que ces trois V évoluent, c’est la Variété qui s’impose comme le principal moteur des investissements dans le Big Data. Cette tendance va s’accentuer, puisque les entreprises cherchent à y intégrer davantage de sources et se concentrent sur le long terme. Des fichiers JSON sans schéma prédéfini aux types imbriqués dans d’autres bases de données (relationnelles et NoSQL) en passant par les données non plates (Avro, Parquet, XML), les formats de données se multiplient et les connecteurs natifs deviennent indispensables. En 2017, les plateformes d’analyse seront évaluées en fonction de leur capacité à fournir une connexion directe vers ces sources disparate s.

    6. Spark et le Machine Learning rendent le Big Data évident.
    Dans un sondage mené auprès de Data Architect, de responsables informatiques et d’analystes, près de 70% des répondants ont privilégié Apache Spark par rapport à MapReduce, qui est orienté batch et ne se prête ni aux applications interactives ni au traitement de flux en temps réel. Ces grandes capacités de traitement sur des environnements Big Data ont fait évolué ces plateformes vers des utilisations de calculs intensifs pour du Machine Learning, de l’IA, et des algorithmes de graphe. Microsoft Azure ML tout particulièrement a décollé grâce à sa facilité de mise en œuvre et son intégration avec les plateformes Microsoft existantes. L’ouverture du ML au plus grand nombre conduira à la création de plus de modèles et d’applications qui généreront des peta-octets de données. Tous les regards seront alors tournés vers les éditeurs de logiciels en mode self-service pour voir comment ils vont pouvoir rendre ces données accessibles aux utilisateurs.

    7. La convergence du Cloud, du Big Data et de l’IoT permet de nouvelles opportunités pour l’analyse en self-service.
    Il semble, qu’en 2017, tous les objets seront équipés de capteurs qui renverront des informations vers le « vaisseau mère ». Les données provenant de l’IoT sont souvent hétérogènes et stockées dans de multiples systèmes relationnels ou non, de cluster Hadoop à des bases de données NoSQL. Alors que les innovations en matière de stockage et de services intégrés ont accéléré le processus de capture de l’information, accéder et comprendre la donnée elle-même reste le dernier défi. La conséquence est que la demande augmente de plus en plus pour les outils analytiques qui se connectent nativement et combinent des grandes variétés de sources de données hébergées dans le Cloud.

    8. La préparation des données en self-service se généralise à mesure que l’utilisateur final commence à travailler sur des environnements Big Data.
    La montée en puissance des plateformes analytiques self-service a amélioré l’accessibilité de Hadoop aux utilisateurs métier. Mais ceux-ci veulent encore réduire le temps et la complexité de la préparation des données pour l’analyse. Les outils de préparation de données self-service agiles permettent non seulement aux données Hadoop d’être préparées à la source mais aussi de les rendre accessibles sous forme d’instantanés pour une exploration plus rapide et plus facile. Nous avons vu une multitude d’innovations dans cet écosystème, faite par des sociétés spécialisées dans la préparation de données pour des environnements Big Data réalisée par l’utilisateur final, comme Alteryx, Trifacta et Paxata. Ces outils réduisent les barrières à l’entrée pour ceux qui n’ont pas encore adopté Hadoop et continueront à gagner du terrain en 2017.

    9. Le Big Data se développe : Hadoop vient s’ajouter au standard de l’entreprise.
    Nous constatons une tendance grandissante au fait que Hadoop devient une partie centrale du paysage IT de l’entreprise. Et en 2017, nous verrons encore plus d’investissements dans les composants de sécurité et de gouvernance qui entourent les systèmes de l’entreprise. Apache Sentry fournit un système d’autorisations très fines d’accès à la donnée, basé sur les rôles et les métadonnées stockées dans un cluster Hadoop. Apache Atlas permet aux organisations d’appliquer une classification uniforme des données sur l’ensemble de leur écosystème. Apache Ranger fournit une administration centralisée de gestion de la sécurité pour Hadoop. Ces capacités passent maintenant au premier plan des technologies Big Data émergeantes, éliminant ainsi une autre barrière à l’adoption en Entrerpise.

    10. L’augmentation des catalogues de métadonnées aide tout le monde à trouver les données primordiales pour l’analyse.
    Pendant longtemps, les sociétés ont jeté leurs données parce qu’elles en avaient trop à traiter. Avec Hadoop, elles peuvent traiter beaucoup plus de données, mais la donnée n’est généralement pas organisée de façon à être trouvée rapidement. Les catalogues de métadonnées peuvent aider les utilisateurs à découvrir et comprendre les données pertinentes grâce aux outils d’analyse self-service. Cela aide à la fois les consommateurs de données et les administrateurs de données à réduire le temps qu’il faut pour faire confiance, trouver et requêter avec précision les données. En 2017, nous verrons une plus grande sensibilisation et une plus grande demande pour la découverte en mode self-service, qui deviendra une extension naturelle à l’analyse self-service.

  • 5 Prédictions Marketing pour les 5 années à venir

    5 PRÉDICTIONS MARKETING POUR LES 5 ANNÉES À VENIR

    Par Bruno Schreiber, Directeur Commercial France d’Emarsys

    Les prédictions ont toujours tenu une place importante au sein de notre culture. À la fin de chaque année, nous nous arrêtons pour faire le point sur ce que nous avons appris, ce qui a changé, et nos prévisions pour l’année qui débute. Nous considérons cela comme une opportunité d’ouvrir un nouveau chapitre, d’apprendre de nos erreurs, et de nous fixer des objectifs pour nos futures actions, de nouveaux défis à relever.

    Cette attitude est tout aussi cruciale pour les professionnels du marketing. Alors que le monde du marketing poursuit son évolution fulgurante, et souvent imprévisible, il est primordial d’évaluer en permanence l’état du marché afin de conserver un avantage compétitif, sous peine d’être laissé à la traîne.

    Voici cinq prédictions qui selon nous devraient guider les professionnels du marketing au cours des cinq prochaines années, et nous vous donnerons quelques conseils pratiques pour les suivre.

    1/ LES DONNEES CROSS-CANAL CONNECTENT LE MONDE DECONNECTE AU MONDE CONNECTE (O2O)

    Les distributeurs e-commerce, quel que soient la taille de leur organisation ou leur spécialité, continueront d’envisager la convergence entre les canaux en ligne et hors ligne, les lignes s’estompant toujours plus entre l’expérience en boutique et son équivalent en ligne. Aujourd’hui l’expérience du consommateur hors ligne, comprend l’examen sur place d’une devanture, l’essai de vêtements, le saut d’une étagère à l’autre à la recherche d’un produit précis, ou encore le simple touché des produits convoités. Les consommateurs font la queue pour acheter leurs produits avec l’aide d’un employé ou d’une machine automatique, embarquent leurs achats puis repartent vers leur prochaine destination. Ce processus est pénible pour plusieurs raisons; il requiert la gestion d’un stock important, il est chronophage et souvent frustrant pour les consommateurs. Une frustration que nous connaissons tous, vu que nous participons à ce processus chaque jour, parfois plusieurs fois par jour.

    Mais l’intégralité de l’expérience hors ligne et en ligne va converger dans les années à venir. Les consommateurs iront en boutique pour flâner, passer en revue et comparer les articles, mais la commande, elle, sera faite via un compère portatif. Dans le même temps, l’achat en ligne sera exécuté et livré au domicile d’un client sans les tracasseries du processus traditionnel d’encaissement, ni la corvée de charger les produits dans la voiture ou les transports en commun. Dans ce commerce du futur, les magasins ne tiendront plus d’inventaires. À la place ils présenteront des échantillons permettant au consommateur de choisir le bon produit. Les professionnels du marketing n’en sont plus à proposer les mêmes produits sur différents canaux. Ce sont maintenant les canaux, qu’ils soient hors ligne ou en ligne, qui dictent le contenu.

    “Les clients se comportent très différemment en fonction du canal, qu’il s’agisse de leur réactivité ou de leur stratégie d’achat ; tenir compte de cela dans l’élaboration d’un cadre de communication en plusieurs étapes est le défi que nous devons à présent relever.” – Daniel Eisenhut, Head of Professional Services chez Emarsys.

    C’est pour cette raison que nombre des dernières conversations sur le Big Data ont tourné autour du fait de faire parler les données provenant de sources et de canaux différents, toujours dans le but d’en apprendre davantage sur les clients et les opportunités ratées. Les professionnels du Marketing doivent avoir une vision claire de ce qu’ils cherchent à accomplir en combinant les données de différents canaux en ligne et hors ligne ; et en plaçant le client au centre de l’équation en toutes circonstances, quel que soit le canal.

    Beaucoup des distributeurs e-commerce investissent dans le marketing cross-canal, mais récemment un nombre croissant d’entre eux ont travaillé à rendre ces canaux plus efficaces en rendant les transactions efficientes et mesurables, indépendamment du canal lui-même, qu’il soit hors ligne ou en ligne.

    2/ DU MOBILE-FIRST AU MOBILE-ONLY

    La croissance du marketing mobile s’est accélérée durant la dernière décennie. Nous avons constaté l’adoption par différentes organisations de stratégies allant du développement d’applications mobiles à l’utilisation de notifications, en passant par l’email mobile, les technologies portatives, et plus encore… Les consommateurs comptent plus que jamais sur leurs smartphones, et l’utilisent avant de prendre une décision en visitant des sites web ou des applications ; une tendance qui ne fera que s’accentuer dans les années à venir.

    Chaque année, la technologie mobile devient plus intuitive, plus fonctionnelle et plus sophistiquée. Selon un communiqué de presse de Gartner au premier trimestre 2016 :

    “Les ventes mondiales de smartphones aux utilisateurs finaux ont atteint 349 millions d’unités au premier trimestre 2016, une augmentation de 3,9% par rapport à la même période en 2015  […] Les ventes de smartphones représentaient 78% des ventes totales de téléphones portables au premier trimestre 2016.”

    Nous allons passer d’un monde où le développement pour mobile occupe une place secondaire à un monde où elle est sera devenue prioritaire. Les entreprises e-commerce vont enfin transformer les expériences d’achat pour les rendre complètement mobiles.  Cette approche tout-mobile sera innovante, en allant bien au-delà d’une conception basique pour plutôt intégrer des sites web et des expériences d’achat réactives. L’expérience tout-mobile conduira à des expériences d’achat sur-mesure, conçues d’abord pour mobiliser l’utilisateur sur son appareil portable.

    Les applications comme Tinder et Uber ont fixé une nouvelle norme en termes d’interfaces et d’expériences. Ces applis sont simples et ont été conçues pour une expérience mobile magnifique et intuitive. Puisque ces applis ont rencontré des taux d’adoption fulgurants, pourquoi les entreprises e-commerce ne “tinderisent” et n’”uberisent”-elles pas l’expérience d’achat en ligne ? Dans les cinq prochaines années, les consommateurs n’auront qu’à faire glisser leurs doigts en tous sens sur l’écran de leurs appareils mobiles pour faire leurs choix. Une fois que le consommateur est prêt à effectuer la transaction ? Facile, l’achat est fait en un clic, et les produits livrés à son domicile.

    Afin de rester compétitifs et innovants dans ce monde connecté, les professionnels du marketing doivent continuellement piloter et tester des stratégies mobiles auprès d’un petit échantillon de leurs utilisateurs (publics cibles). Si une marque ralentit son rythme d’innovation mobile, ou interrompt les tests et l’optimisation pour les appareils mobiles, elle met en péril la fidélité de ses utilisateurs actuels ainsi que l’acquisition de nouveaux clients.

    3/LE SOCIAL COMMERCE ET FACEBOOK PAYMENT

    Le Social Commerce, l’utilisation d’un réseau social dans le contexte de transactions e-commerce, va devenir un canal d’achats dominant. Alors que la vogue des réseaux sociaux et du e-commerce ne cesse de s’amplifier, de nombreux distributeurs ne sont pas encore au clair sur l’intégration du social commerce dans leurs stratégies d’acquisition. Pourtant, en 2015, Pinterest a lancé le bouton “Achetez-le” et Instagram a créé un programme publicitaire extensif appelé “Instagram Ads”. Au même moment, d’autres média sociaux comme Twitter et YouTube ont aussi mis à jour leurs sites web et leurs applis mobiles pour privilégier les achats e-commerce directement depuis leurs sites, ce qui définit clairement une tendance à la multiplication des options de social commerce dans un futur proche.

    Un article récent de Marketing Week, intitulé “Social commerce : dans quelle mesure les consommateurs sont-ils disposés à acheter à travers les médias sociaux ?” révèle plusieurs statistiques étonnantes :

    “Plus de la moitié (56%) des consommateurs qui suivent une marque sur les réseaux sociaux disent qu’ils le font pour découvrir les produits. La recherche montre que ces individus, surnommés “acheteurs sociaux”, intègrent la visite des réseaux sociaux dans leur comportement d’achat quotidien, et y puisent l’inspiration de leurs achats dans les images qu’ils y voient. Presque un tiers des acheteurs en ligne (31%) disent qu’ils utilisent ces canaux pour chercher de nouveaux produits à acheter. Facebook est le réseau le plus populaire actuellement (26%), suivi par Instagram (8%) et Pinterest (6%).

    Le plus gros facteur de changement dans ce domaine pourrait d’ailleurs être l’acquisition récente par Facebook d’Oculus VR, leader de la technologie de réalité virtuelle (RV). Comment se fait-il que Facebook ait jeté son dévolu sur cette entreprise technologique ? Quel potentiel y ont-ils décelé ? Facebook avance sur plusieurs fronts, y compris l’intégration de la RV sur sa plateforme, mais plus important encore, la firme développe un nouveau service qui permet aux utilisateurs d’envoyer de l’argent via son application de messagerie instantanée, Facebook Messenger. Ce service permet aux utilisateurs de se transférer les uns aux autres (et non à des entreprises) de l’argent, où qu’ils soient.

    Au fur et à mesure que Facebook progresse et continue d’embarquer de nouvelles technologies, telles qu’Oculus, il deviendra la plus grande plateforme d’achat au monde, projetant du même coup le concept de social commerce sous les projecteurs. Les autres médias sociaux devront être réactifs pour répondre aux attentes des consommateurs en social commerce.

    4/ L’E-MAIL ÉVOLUE D’UN CANAL DE MASSE À UN CANAL TRANSACTIONNEL

    Nombreux sont ceux qui ont prédit la mort de l’email, et cette rumeur a persisté longtemps après l’avènement des média sociaux. Certains soupçonnaient l’introduction des flux RSS de sonner le glas de l’email, d’autres les MMS, mais des années plus tard tous les prophètes de malheur ont été démentis, et le canal est plus fort que jamais, continuant de croître en volume et en usages.

    Historiquement, l’email a toujours été un canal gagnant pour les détaillants de toutes sortes. Ce canal, puissante bête de somme, entraîne le trafic, la mobilisation, et finalement les transactions sur un site web e-commerce ou une application mobile. Pouvez-vous imaginer un monde où les emails incluent un bouton permettant une interaction directement dans l’e-mail ? Acheter maintenant ? Dans un avenir proche, les détaillants seront capables d’envoyer un email directement à leurs clients afin que ces derniers réalisent leurs transactions directement dans cet email. L’email deviendra l’un des plus gros canaux de transaction sur terre, évoluant bien au-delà d’un canal de trafic. Google a déjà développé une technologie propriétaire appelée Pony Express qui permettra aux consommateurs de payer leurs factures directement dans un email. D’autres méthodes pour faire des affaires instantanément à réception d’un email suivront bientôt.

    Comment se fait-il que ce canal, dont beaucoup ont prédit la mort il y a des années, soit encore en pleine croissance ? L’email est la “couche tissulaire” du web, et c’est notre identifiant unique ou, en d’autres mots, notre “carte d’identité numérique”. Récemment, même Twitter s’est mis à envoyer par email des résumés des tweets les plus importants des gens suivis par un utilisateur Instagram. Twitter, par exemple, a compris l’importance des notifications par email, et a créé un service simplement dédié à l’envoi par email des mentions de hashtags Twitter à ceux qui veulent les suivre. Même de puissants géants des réseaux sociaux tels que LinkedIn et Facebook ne se séparent pas des notifications par email, car ils savent que c’est tout simplement le liant qui renvoie leurs utilisateurs vers le site encore et encore.

    5/ LES MACHINES RÉPONDENT ENFIN AUX PROMESSES DE PERSONNALISATION

    La personnalisation n’est pas un concept nouveau. Les détaillants et les propriétaires de boutiques ont cherché à créer une expérience personnalisée pour les consommateurs depuis des siècles à cause de l’immense impact de la pertinence et de la personnalisation sur les consommateurs. Dans le passé, par exemple, le boutiquier local mémorisait les anniversaires, les noms des membres de la famille, et même les produits préférés de son ou sa client(e). Et qu’arrivait-il si un client régulier oubliait son portefeuille ? Le boutiquier disait gentiment, “pas de problème, vous me réglerez la prochaine fois”. Assurément, les professionnels du marketing e-commerce ou les détaillants n’essaient pas de faire MOINS de personnalisation. Mais avec l’explosion des nouveaux canaux, les énormes masses de données, les fichiers clients complexes, et des milliers et milliers de variations de ce que signifie une expérience personnalisée en fonction de chaque consommateur, la personnalisation à taille humaine n’est simplement pas capable de suivre.

    Les professionnels du marketing ont évolué au-delà des facultés humaines de personnalisation, vers un monde de réseaux neuronaux, d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle. Et toutes ces technologies tiennent enfin leurs promesses de personnalisation. Les professionnels du marketing les utilisent pour impulser les campagnes publicitaires, choisir le contenu, déterminer les offres, sélectionner les rabais, décider des canaux de diffusion et, oui, même pour optimiser au mieux la communication avec les clients importants.

    Le monde du e-commerce va faire expérimenter un tournant radical vers encore plus de processus automatisés, particulièrement en ce qui concerne le marketing et la personnalisation. Les entreprises e-commerce s’appuient sur leur capacité à personnaliser le parcours client, et à créer des expériences qui incitent les clients à revenir encore et encore. De plus, les entreprises e-commerce tentent de réduire leurs frais généraux autant que possibles, afin de pouvoir vendre leurs produits à des prix plus compétitifs, et avec une marge de profit plus importante. L’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle joueront un rôle significatif dans tous les efforts marketing des détaillants, ce qui permettra aux responsables marketing de créer des expériences en temps réel plus personnalisées tout en supprimant les coûts d’extraction manuelle de données.

    Nous avons tous vu récemment de nombreux articles expliquant comment l’apprentissage automatique bouleverse radicalement la manière dont les entreprises peuvent interpréter et exploiter des données complexes – et aussi y réagir quasiment de manière humaine et en temps réel. La popularité de cette nouvelle technologie a littéralement explosé du jour au lendemain, et elle est déjà mise à contribution dans de nombreux secteurs d’activité partout dans le monde. Les entreprises e-commerce utiliseront l’apprentissage automatique pour automatiser leurs processus de traitement de données qui auparavant étaient manuels et codés en dur, tels que le profilage et les interactions du visiteur sur le site web.

    Les entreprises e-commerce ont beau connaitre la personnalisation avancée, l’apprentissage automatique et l’IA les feront accéder à une nouvelle dimension en la matière. Les algorithmes d’apprentissage automatique sont capables de rassembler les données et de personnaliser les expériences pour chaque visiteur unique, à partir de l’analyse de leurs comportements en temps quasi réel, ce qui rend inutiles les profiles statiques basés sur des ensembles de données obsolètes ou groupés.

    L’apprentissage automatique et l’IA deviendront bien plus centraux dans le secteur du e-commerce dans les prochaines années, mais les dirigeants doivent d’abord construire leur stratégie et identifier les buts au service desquels mettre ces technologies pour pouvoir les utiliser efficacement dans leurs entreprises. Sans une stratégie soigneusement planifiée, l’apprentissage automatique peut n’être qu’un rouage d’une grosse machine absurde.

    VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE PRÊTE ?

    Face aux nombreux changements simultanés dans les secteurs du e-commerce et de la distribution, les responsables marketing doivent en permanence tester de nouveaux canaux et s’adapter aux nouvelles manières de s’adresser à leurs publics. Ils doivent entretenir la mobilisation des consommateurs à travers la prolifération des canaux, sous peine de les perdre purement et simplement.

    Les consommateurs attendent des marques qu’elles les traitent comme des individus uniques, aux préférences évolutives. Les canaux numériquement modifiés augmentent en nombre et en complexité et, en même temps, les attentes des consommateurs augmentent plus rapidement que jamais. Les prochaines années seront une période de transformation pour le e-commerce et les distributeurs en tous genres.

    Ainsi il est intéressant de se poser la question, comment votre entreprise se prépare-t-elle au tournant marketing à venir dans les cinq prochaines années ?

    Bruno Schreiber, Directeur Commercial France d’Emarsys.