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  • Simplicité, graphique minimaliste … Threads séduit de plus en plus

    Les 5 signaux qui montrent que Threads a de l’avenir

    Selon Visibrain

    Dans le paysage social media, le dernier réseau social de Meta fait du bruit et compte déjà plusieurs adeptes. Threads, officiellement lancé le 5 juillet 2023, séduit par sa simplicité d’inscription, par son graphisme minimaliste et aussi par sa ressemblance avec la plateforme d’Elon Musk. Mais, en tant que nouveau réseau social, quels sont les signes qui montrent qu’il a de beaux jours devant lui ?

    Pour répondre à cette question, Visibrain, l’outil de veille des réseaux sociaux, dévoile son analyse des 5 dimensions prometteuses sur le long terme de Threads. L’occasion, pour Visibrain, de dévoiler son tout nouveau produit : le module de veille Threads. En effet, depuis maintenant une semaine, les communicants équipés de Visibrain peuvent veiller leur marque et leur secteur sur Threads. Ce nouveau module de veille rejoint la liste des nombreuses sources déjà disponibles sur la plateforme Visibrain (X, Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, LinkedIn, la presse en ligne et les blogs)

    Exemple de veille sur Threads avec Visibrain

    1/ 130 millions d’utilisateurs actifs mensuels sur Threads 

    Meta, la société mère de Facebook, Instagram et WhatsApp a lancé début juillet 2023 sonnouveau réseau social aux allures de Twitter : Threads. Créé pour concurrencer la plateforme d’Elon Musk, il séduit rapidement. Verdict, le réseau compte au quatrième semestre 2023 plus de 130 millions d’utilisateurs mensuels.

    Autre chiffre marquant sur son lancement : Mark Zuckerberg annonce avoir franchi la barre des 30 millions d’inscrits en moins de 7 heures suivant sa sortie.

    2/ Les leaders d’opinion sont présents et actifs sur le réseau social de Meta

    Rapidement, les personnalités publiques ont adopté le réseau social. Journalistes, figures politiques, artistes et sportifs sont désormais des utilisateurs de Threads. À l’image de Jean-Luc Mélenchon, qui compte aujourd’hui plus de 46 900 d’abonnés.

    Le réseau social au logo en spiral attire également les personnalités de la sphère culturelle. Le footballeur Neymar (14 millions d’abonnés), les chanteuses Selena Gomez (13,1 millions d’abonnés) et Jennifer Lopez (8,2 millions d’abonnés) ou encore le clan Kardashian avec Kylie Jenner (11,4 millions d’abonnés abonnés) et Kim Kardashian (10,1 millions d’abonnés) figurent parmi les plus suivies.

    3/ De nombreuses marques surfent sur Threads, avec une touche d’humour

     L’arrivée de ce réseau dans le paysage social media titille les marques, dont de nombreuses ont rapidement détecté le potentiel de Threads.

    Plusieurs marques se distinguent lors de leur inscription, en employant l’humour avec brio. À commencer par Ikea, le roi des meubles, à la recherche de la notice du réseau social. Du côté des fast food, Burger King s’amuse de son concurrent McDonald’s en s’interrogeant sur leur absence. Decathlon opte pour l’ironie en saluant la ressemblance avec Twitter lors de sa première publication.

    5/ La puissance de Meta derrière le réseau social Threads

    La plateforme bénéficie de l’expertise du groupe Meta. L’expert en social data science, Florent Lefebvre, l’atteste « Threads a une force de frappe qu’aucun réseau social émergent n’a pour l’instant : infrastructure basée sur Instagram, anciens employés de Twitter, service développement marketing et capitaux financiers provenant de Meta… »

    Il complète ses propos par : « Il ne lui a suffi que de quelques jours pour écraser les réseaux sociaux émergents tels que Mastodon, Bluesky ou Hive Social ».

    5/ L’importance de veiller Threads en tant que marque à l’heure des bad buzz récurrents

    Le constat est limpide : en 2024, les crises peuvent survenir sur tous les réseaux sociaux. En témoigne le premier bad buzz né et relayé sur LinkedIn, avec la crise Lydia.  Threads peut donc, à l’avenir, représenter une source de risque pour les marques.

    Dans ce contexte d’enjeux réputationnels, Visibrain annonce la sortie de son module de veille Threads pour accompagner les marques au quotidien en leur permettant de protéger leur image de marque et de détecter les opportunités de communication.

  • Les stratégies digitales qui s’imposent à l’épreuve du temps

    API : pierre angulaires des stratégies numériques

    Selon Axway

    Omniprésentes, les API se sont imposées dans les organisations comme la pierre angulaire des stratégies numériques. Non seulement elles facilitent une intégration et une interaction transparentes, mais elles ouvrent également de nouvelles voies d’innovation, de croissance mais aussi de transformation business.

    À l’aune du rapport de 2017 évoqué en préambule, Axway a souhaité se repencher sur les six types de stratégies numériques définis par la Harvard Business Review et analyser comment les API jouent un rôle transformateur dans chacun d’entre eux.

    Afin de rendre l’analyse plus claire, nous avons décidé de séparer ces 6 stratégies en 2 parties distinctes : les stratégies offensives et les défensives.

    Stratégies numériques offensives

    Ces trois types de stratégies numériques visent à cibler une nouvelle demande, une nouvelle offre ou de nouveaux modèles commerciaux.

    1. Le jeu des plateformes :

    Au départ, cette stratégie consiste à créer des plateformes numériques pour mettre en relation les clients et les fournisseurs, en tirant parti des effets de réseau. Les API rendent possible cette stratégie en permettant une intégration et une interaction transparentes entre différents services, améliorant ainsi l’expérience de l’utilisateur et l’efficacité opérationnelle.

    Citons par exemple Airbnb qui utilise des API pour intégrer des expériences locales et des options de transport, offrant ainsi une expérience de voyage plus holistique pour ses clients.

    Dans le secteur bancaire, ce jeu de plateforme est le moteur de la révolution de l’open banking. En offrant une puissante expérience d’API en libre-service, Commerzbank attire de nouveaux clients, gagne des parts de marché grâce à l’intégration avec les écosystèmes fintech et augmente ses bénéfices grâce à son propre réseau de partenaires. Elle illustre ainsi parfaitement comment les API aident à conquérir un tout nouvel écosystème de partenaires.

    L’effet réseau est le sous-jacent de la transformation business. L’accélération exponentielle du business généré par l’effet réseau (Loi exponentielle de Metcalf) rend possible une accélération fulgurante des chiffres d’affaires, sans investissement marginaux importants. En 2024, on observe que seuls les GAFAM réussissent cette accélération permise par les API et le digital, mais ils ont commencé il y a 10 ou 15 ans. La transformation opérée plus récemment dans le secteur bancaire ne pourront etre vérifiée que dans quelques années. C’est une opération assez longue de transformation, mais ne pas opérer cette transformation peut s’avérer catastrophique pour de nombreux business.

    2. Nouvelle offre marginale

    Cette approche permet d’exploiter de nouvelles opportunités de marché avec de faibles coûts opérationnels. Les API ouvrent des passerelles vers d’autres marchés, permettant aux entreprises de se connecter facilement à de nouveaux fournisseurs et clients, élargissant ainsi la portée de leur propre marché.

    Par exemple, la Macif gère et publie un catalogue croissant de services commerciaux à l’attention de partenaires externes par l’intermédiaire d’API. Elle est ainsi en mesure d’exploiter les possibilités offertes par « l’open insurance » par exemple en proposant des produits Macif (comme l’assurance maladie, l’assurance vie, l’assurance des biens ou l’assurance risques divers) par l’intermédiaire de canaux tiers, ou en faisant appel à des services complémentaires fournis par des prestataires externes.

    Contrairement à la plateformisation, nous retrouvons dans cette catégorie des acteurs qui profitent du digital et des API pour augmenter leurs canaux de distribution. Acceptant de disparaitre dans des processus tiers, ces « business as a service » vont profiter de moments de vie pour s’intégrer et offrir de la valeur. Ne nécessitant pas une véritable transformation de leurs sources de revenus, mais multipliant les possibilités de contact, l’opération est plus rapide et les gains rapidement vérifiables. Wakam (ex La Parisienne) l’a bien démontré en proposant ses services assurantiels sous forme d’API dans de nombreux parcours client.

    3. Produits et services numériques

    Les API jouent également un rôle crucial pour améliorer les produits traditionnels et les doter de capacités numériques leur permettant de se connecter à d’autres services et écosystèmes numériques, offrant ainsi une plus grande valeur ajoutée au consommateur.

    Par exemple, un thermostat intelligent comme Nest utilise des API pour s’intégrer à des services de prévisions météorologiques, optimisant ainsi les réglages de la température de la maison. Les fabricants peuvent utiliser des API pour permettre à leurs clients de passer des commandes directement à partir de leurs propres systèmes ERP, ou pour visualiser les données IoT dans leurs systèmes de gestion des actifs.

    7 ans après, que voit-on ? La prolifération des services numériques innovant s’est fracassée contre la muraille de l’usage, au profit d’une concentration autour de quelques grandes plateformes, souvent agrégées autour d’un assistant (Alexa, Google Home et, dans une moindre mesure, Siri). C’est le cas de l’IOT, où l’ensemble des divers services de gestion des thermostats, des ampoules, des volets, des alarmes, en un mot toute la domotique, cherche désormais à s’intégrer dans un écosystème ouvert et rendu cohérent par des API au protocole stable (Matter, par ex). Désormais, en parallèle de la création d’un nouveau service numérique, il faut penser son intégration dans un écosystème (domotique, santé, etc…)

    Stratégies numériques défensives

    Ces 3 types de stratégies numériques sont de nature défensive dans la mesure où elles visent à améliorer ce que l’entreprise fait déjà, et ne sont donc pas une source de différenciation.

    4. Redistribution et personnalisation

    Cette stratégie consiste à utiliser la technologie numérique pour personnaliser ou regrouper les services. Dans cette démarche, les API permettent d’accroître la flexibilité et la personnalisation des offres de services en intégrant diverses fonctionnalités et les données des utilisateurs.

    Spotify, par exemple, utilise des API pour personnaliser les listes de lecture en fonction des habitudes d’écoute des utilisateurs, ce qui renforce l’engagement de ces derniers.

    Ce type d’API peut également s’avérer très utile dans le secteur bancaire. Par exemple, Algoan, grâce à l’open banking, permet l’utilisation des données des comptes de ses clients pour proposer un modèle innovant d’analyse de risque crédit. Cette analyse de la santé financière des emprunteurs permet un profilage de risque des emprunteurs grâce à l’analyse, après leur consentement, de leurs transactions bancaires quotidiennes, révélatrices à la fois de leur situation budgétaire et de leurs comportements financiers, permettant ainsi d’offrir du BNPL à 90% de consommateurs supplémentaires.

    5. Canaux de distribution numériques

    Les API, qui permettent l’intégration de diverses plateformes et offrent donc une plus grande accessibilité, jouent ici un rôle majeur dans l’expansion des canaux numériques qui sont au cœur de cette stratégie d’élargissement des produits et services.

    La plateforme Netflix peut ainsi distribuer, grâce aux API, son contenu sur différents appareils et plateformes, augmentant ainsi sa portée. Dans le domaine de l’assurance, les fournisseurs d’assurance maladie comme Henner les utilisent pour offrir une expérience omnicanale plus fluide, permettant aux clients de soumettre une demande et de la suivre aussi facilement sur mobile qu’en ligne.

    On rejoint ici les préoccupations d’offre marginale d’augmentation des canaux de distribution, mais en restant sur des offres « mass market ». Mais les problématiques sont communes, et fonctionnent plutôt bien.

    6. Rentabilité

    L’utilisation des technologies numériques pour réduire les coûts opérationnels s’appuie, entre autres, sur les API. Elles permettent l’automatisation des processus, l’amélioration des flux de données et l’optimisation des ressources utilisées, afin d’améliorer l’efficacité globale des opérations.

    Ainsi, FedEx utilise des API pour le suivi en temps réel et l’expédition automatisée, ce qui l’aide à optimiser la logistique et réduire les coûts opérationnels. De son côté, Santher, l’un des plus anciens et des plus grands fabricants et distributeurs brésiliens de produits en papier, s’appuie sur les API pour surveiller en permanence et repérer la moindre défaillance dans la chaîne d’approvisionnement, avant que celle-ci ait un impact sur les opérations.

    Nous pouvons également citer les douanes Norvégiennes (Tolletaten) qui ont réduit de 80% le temps d’attente de dédouanage des camions grâce à la mise en place d’API pour développer des applications remplacant le papier.

     

    Les API sont au cœur des stratégies numériques réussies

    Les entreprises prospères, comme les plus audacieuses, sont plus susceptibles d’adopter des stratégies numériques offensives. En effet, ces entreprises mettent l’emphase sur l’innovation, en ciblant de nouveaux produits et de nouveaux segments de clientèle, plutôt que de se contenter de mesures visant à réduire les coûts. Pierre angulaire de ces stratégies offensives, les API leurs permettent de créer des plateformes dynamiques, d’intégrer de nouveaux services de manière transparente et d’innover en permanence en matière d’offres de produits.

    Alors que les cyber malfrats perturbent souvent les marchés avec des modèles basés sur des plateformes, nos observations confirment que peu d’entreprises en place ont pleinement intégré cette approche à base de plateforme. Cette hésitation les conduit souvent à jouer la carte de la défense, ce qui peut s’avérer insuffisant face aux bouleversements numériques en cours.

    Pour les entreprises engagées dans une croissance transformatrice, l’exploitation des API doit leur permettre de passer d’une stratégie défensive à une stratégie offensive. Cela implique d’aller au-delà de la rentabilité et de se concentrer sur la création de nouvelles propositions de valeur, de pénétrer de nouveaux marchés et de réimaginer les expériences des clients. Les API peuvent catalyser cette transformation, en offrant l’agilité, l’évolutivité et la connectivité nécessaires pour être compétitif dans l’arène numérique. Le tout en répondant aux exigences toujours plus prégnantes en matière de sécurité et de souveraineté numérique.

  • Comment créer des expériences numériques efficaces ?

    Comment créer des expériences numériques efficaces ?

    Par Romain Caudron, marketing specialist, Progress

    Boosté par le commerce électronique et le digital, la croissance de la demande des consommateurs a eu comme conséquence le développement et la transformation de l’expérience numérique dans le commerce.

    Mais la complexité et l’interconnexion accrues de notre monde numérique, combinées à une économie en évolution rapide, ont engendré l’obsolescence de nombreuses plateformes d’expérience numérique (DXP). Ainsi, pour s’adapter à la prochaine décennie, ne faudrait-il pas une refonte complète – de la façon d’appréhender les expériences numériques et de la technologie associée ?

    L’adieu aux plateformes monolithiques

    Les expériences numériques ont d’abord été façonnées par ce qui était alors les systèmes de gestion de contenu Web (WCMS), suivis des systèmes de gestion de contenu (CMS). Au fur et à mesure que l’accent s’est déplacé sur le parcours client et l’expérience offerte par la présentation numérique, les plateformes d’expérience numérique (DXP) sont apparues.

    Les premiers DXP ont été conçus uniquement pour la présentation sur le Web, mais ce qui était initialement stimulant est devenu limité à mesure que de nouveaux canaux numériques ont émergé.

    Bien que de structure simple, toute modification de la base de code de ces plateformes nécessite de recompiler et de tester l’ensemble du système. Ce sont des systèmes uniques et unifiés qui offrent aux clients tous les composants ensemble. Mais, pour cette raison, les DXP monolithiques ont tendance à être rigides et à ne pas bien évoluer.

    Les expériences numériques modernes nécessitent des capacités plus flexibles.

    Alors, que doit on changer pour continuer à appréhender l’avenir des expériences numériques au cours de la prochaine décennie ?

    La plateforme d’expérience numérique composable

    Comme le décrit Gartner, un DXP composable est un DXP entièrement modulaire, permettant des modifications et des mises à jour incrémentielles des pièces composites. Au lieu d’avoir une plateforme d’expérience numérique complète et tout-en-un qui comprend la gestion des actifs, des outils d’engagement et l’édition de la couche de présentation, chacun de ces composants fonctionne comme des capacités commerciales packagées qui peuvent fonctionner indépendamment et communiquer entre elles via des API.

    Un DXP composable doit offrir des avantages distincts tels que :

    •  Un développement et une livraison continus
    • Un outil pour rendre compte et prédire le succès de la stratégie de campagne
    • Une intégration via des API, des plugins et des connecteurs
    • Une capacité à créer un parcours client
    • Des capacités d’automatisation du marketing
    • Un accès à l’apprentissage automatique et à d’autres utilisations de l’IA
    • Une véritable collaboration entre les équipes marketing digital et DevOps

    Les fonctionnalités DXP à prendre en compte à l’avenir

    Voici une liste des fonctionnalités incontournables :

    • Une cartographie du parcours client : Probablement plus que toute autre capacité qui définit une plateforme d’expérience numérique, il y a la capacité d’orchestrer et d’évaluer de manière complète et transparente le succès de l’expérience client. Les DXP le font de manière programmatique et intentionnelle avec du contenu et de la connectivité grâce à la présentation multicanal du message d’une marque.
    •  Des analyses/insights/recommandations : l’IA peut accélérer les tests et, en fin de compte, proposer des suggestions sur le contenu qui aurait pu être plus performant plutôt que de simplement signaler quel contenu a été le plus performant. De leur côté, les analyses exploitables offrent la possibilité d’évaluer et d’améliorer continuellement les performances.
    • Une intégration, interopérabilité et extensibilité : une plateforme DXP peut devenir l’épine dorsale de la pile Martech d’un distributeur, car elle est connectée aux systèmes commerciaux existants. Tout DXP moderne offre une couche API pour faciliter l’intégration, l’interopérabilité et l’extensibilité.
    • Une optimisation des moteurs de recherche : les entreprises vivent et meurent en fonction de leur classement de recherche, il est donc impératif que votre DXP dispose d’outils pour faciliter ce processus.
    • Une recherche et navigation sur le site : même si les clients trouvent votre présence sur le Web, ils ne resteront pas longtemps s’il est difficile de naviguer sur votre site. Les index de recherche vous permettent de définir différents ensembles de contenu à rechercher par les visiteurs de votre site Web.

     Favorisez une plus grande collaboration entre les spécialistes du marketing et les développeurs

    Plus que jamais, les spécialistes du marketing et les développeurs – ceux en arrière-plan qui développent et donnent vie à ce que les spécialistes du marketing veulent que les expériences numériques soient – doivent travailler main dans la main.

    Les marques doivent permettre une plus grande collaboration entre les spécialistes du marketing et les développeurs, mais dans un souci de simplicité et non de complexité.

    Les DXP et autres technologies DX doivent être conçues pour que les spécialistes du marketing puissent devenir plus indépendants et ne pas avoir à s’appuyer sur des équipes d’assistance chaque fois qu’ils ont besoin de faire quelque chose ou de modifier une fonctionnalité.

    Il est important de rechercher une plateforme DXP qui s’engage envers les développeurs et offre un développement multiplateforme et un déploiement rapide.

    La promotion d’une communauté de développeurs saine permet une plus grande innovation et une mise sur le marché plus rapide.

    Les résultats générés par le passage à une approche de plateforme d’expérience numérique composable comprendront des gains d’efficacité et de performance, et une accélération de la transformation pour soutenir ce qui devrait être une année massive pour les attentes et les investissements en matière d’expérience numérique.

     

  • Vers une plateformisation du retail?

    Vers une plateformisation du retail ?

    par Thomas Lanaute, Directeur des Ventes Europe Continentale chez BSO

    L’univers de la distribution a beaucoup évolué ces dernières années, bousculant au passage les acteurs traditionnels du retail. Les magasins deviennent « phygital » et proposent désormais des expériences sur mobile. On assiste à l’émergence d’un commerce unifié, autrefois siloté. Mais comment les distributeurs peuvent-ils aujourd’hui gérer la démultiplication des applications qu’ils déploient ? En s’appuyant sur une infrastructure performante et en se tournant vers la plateformisation.

    De l’omnicanal au commerce unifié

    Aujourd’hui, on ne parle plus d’omnicanal mais de commerce unifié. Web, mobile ou point de vente… la distinction entre le offline et le online dans l’expérience d’achat est de plus en plus ténue. Face à une économie de l’expérience, le retail vit une véritable convergence de ses canaux. On assiste à une optimisation du cross-canal par l’interconnexion des différents canaux digitaux et physiques. Elle se traduit entre autres par un magasin connecté qui devient « phygital ». Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, l’inexorable ascension de la digitalisation et l’arrivée de l’intelligence artificielle ne se traduit pas par l’effacement du magasin physique. Les points de vente se réinventent, en quête de sens et de nouvelles interactions avec le consommateur.

    En effet, l’omnicanal a pour caractéristique la multiplication des canaux de vente avec plusieurs réalités. Le commerce unifié relève maintenant de plus en plus de l’IT, afin de proposer une seule réalité au consommateur, désormais au centre de l’univers de la marque. Cette réalité est possible grâce à l’ajout d’une couche logicielle et du Cloud pour synchroniser en temps réel toutes les applications déjà déployées par le distributeur, jusque-là en silos. Pour les entreprises, le commerce unifié se traduit également par des évolutions organisationnelles internes en coordonnant toutes les activités offline et online de l’entreprise.

    Pour accompagner les retailers, des solutions sous forme de plateforme commencent à voir le jour et ont pour avantage de centraliser la communication et les opérations front et back des différents systèmes : e-commerce, mobile, commerce physique, logistique…

    Le besoin qui en résulte : la haute disponibilité et les performances. En effet, pour répondre à ces exigences, le retail doit avant tout penser aux interfaces de ses clients pour qu’elles soient hautement disponibles et performantes, pour fluidifier l’expérience client quel que soit le canal d’échange avec ce dernier.

    Le Cloud au cœur du commerce de demain

    Avec son émergence, le e-commerce a vu apparaître de nouveaux acteurs qui ont conquis le marché grâce à des catalogues en ligne vastes et diversifiés. Tandis que le développement de plateformes est une tendance qui s’affirme de plus en plus au sein du secteur. Au-delà de la plateforme elle-même, c’est l’expertise sur chaque maillon de la chaîne et la capacité à communiquer entre les différents services, qui renforcera les performances du retail. Aussi, ces plateformes nécessitent une infrastructure adaptée au code applicatif parce qu’elles doivent évoluer en fonction de celui-ci.

    En bref, une vraie communication entre les équipes de développeurs et les équipes applicatives est primordiale, sans oublier qu’autant l’infrastructure que l’applicatif sont importants et interdépendants. En effet, pour un commerce unifié, il faut une plateforme et des équipes unifiées.

    Pour que le consommateur ne soit confronté qu’à une seule et même réalité -et bénéficier d’une expérience d’achat fluide, quel que soit le canal – les solutions Cloud sont l’une des réponses les plus appropriées. Notamment grâce à sa forte scalabilité. En revanche, les coûts associés, que les entreprises optent pour du Cloud privé ou public, peuvent très vite s’avérer incontrôlables sans le recours à des experts dédiés.

    Dans de nombreux cas d’ailleurs, la réponse la plus adéquate lorsqu’une entreprise souhaite recourir au Cloud demeure le Cloud hybride, pour ainsi maîtriser son infrastructure tout en déléguant à un prestataire extérieur la gestion, l’exploitation, l’optimisation et la sécurisation de son système d’information. Le fournisseur Cloud accompagnera l’entreprise à opérer les bons choix et ainsi optimiser le rapport coûts / besoins / bénéfices. Il veillera à proposer un service disposant d’une haute disponibilité pour une continuité opérationnelle et une redondance des données critiques pour une sécurité renforcée. En matière d’ecommerce par exemple, le Cloud privé, sécurisé et évolutif, pourra être préféré pour le site marchand, tandis qu’un Cloud public sera suffisant pour le site corporate.

    Le retail doit repenser ses interfaces, pour fluidifier l’expérience client quel que soit le point de contact. Ainsi, pour adapter son infrastructure à un fort accroissement des ventes, l’entreprise doit investir dans une solution Cloud infogérée bénéficiant d’une forte scalabilité, aussi bien horizontale (en multipliant les VM et en configurant les logiciels middleware en redondance pour assurer une répartition optimale de la charge – le load balancing), que verticale (upgrade de serveurs : processeurs, RAM, disques…).

    La révolution numérique a permis une entrée en force des marketplaces. Forme la plus historique du commerce, la place de marché permet la rencontre – sur un espace et un temps donnés – entre vendeurs et acheteurs. Le numérique a démultiplié le potentiel de cette rencontre et l’a rendue ubiquitaire, en abolissant les limites en termes de nombre d’acteurs, de produits, de lieu et de temps. Cette plateformisation du retail a donc pour premier objectif de répondre aux exigences du consommateur.

  • Les Big Boss Winter 2017 : busines as it should be

    Les Big Boss Winter 2017 :
    un vent de nouveautés

    Nouveau logo, nouvelle identité visuelle, nouveau business model…
    Un vent de
     nouveautés souffle sur les BigBoss ! 
Mais la recette du succès ne change pas. Convivialité et business sont toujours au rendez-vous pour cette édition Winter 2017.
    Retour sur les temps forts de cette édition qui s’est déroulée du 1er au 3 décembre à Val Thorens. 

    « Je disrupte les événements ! » déclare fièrement Hervé Bloch fondateur des Big Boss. Face aux grands organisateurs, les Big Boss c’est un peu le combat de David contre Goliath. Et pourtant, Les Big Boss ont su s’imposer sur un marché où les événements sont pléthores. « Nous cultivons nos différences : le speed dating, notre algorithme pour des rendez-vous one to one ultra personnalisé et une organisation hors pair ».

    Le speed dating : Temps fort de l’événement 

    Cette année, le dating, c’est 4900 rendez-vous entre les marques et les prestataires.
    « Nous appliquons une règle : sur les 350 personnes présentes, nous devons avoir au moins 60% d’annonceurs, et un maximum de 40% de prestataires. Si on inverse, cela ne marche pas » explique Hervé Bloch. L’idée : cinq minutes pour convaincre : c’est le temps dont jouissent les prestataires. « Court, mais suffisant pour marquer des points » poursuit Hervé. A la suite de cet entretien éclair, sur l’application de l’événement, les annonceurs accordent une couleur à chacun : « vert » pour « très intéressé », à « rouge » pour « pas du tout séduit ».

    Pour organiser les 4900 rendez-vous avec 350 Big Boss et les 100 prestataires, Hervé Bloch utilise un algorithme basé sur l’intelligence artificielle.  » Notre objectif est d’obtenir des rendez-vous ultra personnalisés en fonction de la problématique des clients ». Pour Nelly Brossard, Directrice marketing et digital à la MAIF, « c’est l’occasion de se challenger et de challenger les prestataires. Face à une problématique chacun apporte sa solution pas forcément concurrente, souvent complémentaire. »

    Un business model fondé sur l’abonnement

    C’est une première dans le milieu de l’événementiel, proposer aux prestataires des événements par abonnement. Pour un budget de 2000 à 8000 €/mois, le prestataire obtient des points : des Lynx. Plus son engagement est fort, moins il paiera pour son prochain événement. L’argument budgétaire plaît. Ils seront 90/ 100 à réitérer leur engagement aux Big Boss. « L’argument budgétaire est important mais la transparence en donnant accès à tous les contacts est aussi un argument de taille » ajoute Hervé.

    Privilégier aussi le fun !

    Difficile de parler des Big Boss sans évoquer le côté ludique et festif de l’événement.
     » Beaucoup de clients se sont fait des amis. Il ne faut pas sous estimer cet aspect. La plupart des deals se font hors contexte en partageant un remonte pentes ou la piscine. Tu n’es plus un un grand patron mais une personne en quête de d’échanges. »

    En quatre ans, plus de 41 millions de contrats ont été signés…


    Insights Big Boss Winter 2017

     

    Caroline FLAISSIER
    CDO / TOTAL 

     

     

    Samuel BAROUKH
    Head of business / CDO Nestlé

     

     

    Caroline PUECHOULTRES
    Directrice Marketing Stratégique /Intermarché

     

    Nelly BROSSARD 
    Directrice Marketing et Digital / MAIF

     

  • eCommerce – La Fevad réagit sur la surenchère législative anti-plateformes

    La Fevad s’inquiète de la surenchère législative 
    anti plateformes dans le cadre du projet de loi de finances rectificative

    Le Sénat vient d’adopter l’article 19ter du projet de loi de finances rectificative. Cet article, voté contre l’avis du Gouvernement, oblige les plateformes françaises de mise en relation à communiquer annuellement et de manière systématique à l’administration fiscale un ensemble d’informations sur l’activité des utilisateurs de plateformes et sur les revenus issus de leurs activités. Selon le texte, cette mesure devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2018.

    A la veille de l’examen en Commission Mixte Paritaire, la Fevad tient à faire part de ses plus vives préoccupations sur cette mesure prise sans concertation préalable avec les entreprises concernées. Celle-ci vise en effet de nombreuses entreprises françaises et des millions de Français.

    La Fevad et ses membres soutiennent, sans réserve, l’action des pouvoirs publics en faveur de la transparence et de la lutte contre la fraude fiscale. Elle regrette cependant que des mesures aussi complexes à mettre en œuvre que celles visées par l’article 19ter soient adoptées sans que ni leur faisabilité, ni leurs conséquences sur l’ensemble des entreprises concernées n’aient été évaluées.  .

    L’article 19ter comporte en effet de nombreuses imprécisions qui sont source d’insécurité juridique et qui viennent faire peser un risque de surcharge administrative pour les entreprises et de confidentialité pour les Français. La Fevad redoute le choc de complexité que représente cette mesure. Elle rappelle également qu’il existe déjà tout un arsenal de dispositions législatives visant à contrôler l’activité des plateformes de e-commerce. Ces dispositions ont été renforcées par les pouvoirs publics à deux reprises, en 2015 puis à nouveau dans le cadre de la loi de finances 2016 par de nouvelles mesures de transparence et d’information dont les décrets sont sur le point d’être publiés.

    La France a toute sa place à jouer dans le cadre de l’essor de cette nouvelle activité que réprésentent les plateformes et dans laquelle s’illustrent de nombreux acteurs français. La capacité pour ces acteurs à se développer en France dépendra aussi de la qualité de l’environnement réglementaire que la France leur offrira.

    La Fevad en appelle donc au Gouvernement et aux Parlementaires pour travailler de manière concertée avec l’ensemble des acteurs concernés par le sujet afin de créer les conditions d’une régulation claire et efficace permettant d’accompagner le développement de cette nouvelle activité dans le respect de valeurs de transparence et de saine concurrence. Or, cet objectif ne pourra être atteint par « l’empilement » de mesures successives non concertées. Elle demande donc que les mesures envisagées fassent l’objet d’une concertation préalable et que l’on tire le bilan de ces dispositifs récemment mis en place ou sur le point de l’être, avant l’adoption de nouvelles mesures.

     

  • Décryptage du marché e-commerce chinois

    WeChat :
    à la découverte de la boite à outils du e-commerce chinois

    par Arnaud Rofidal, CEO  Asia d’altima° installé depuis 4 ans à Shanghai, décrypte cet outil aux multiples facettes. 

    Avec un chiffre d’affaires de plus de 13,4 trillions de yuan en 2014, une croissance de 31,4% et plus de 649 millions d’internautes, le marché de l’e-commerce en Chine a d’ores et déjà dépassé le marché américain et les possibilités y sont infinies. Pourtant, il n’est pas aisé de réussir sur ce marché hyper concurrentiel et de nombreux paramètres sont à prendre en compte avant de s’y lancer. Différences culturelles, organisationnelles et stratégiques, la Chine a développé ses propres codes et comportements, bien loin des standards occidentaux. Parallèlement, le développement des canaux de communication, des nouvelles technologies et des réseaux sociaux changent la donne en termes d’achat et de vente. Et depuis 3 ans, la révolution provient de WeChat, réseau social à la croissance fulgurante. Entre enseignements à intégrer, bonnes pratiques à adopter et clichés à ignorer, Arnaud Rofidal, CEO Asia d’altima° installé depuis 4 ans à Shanghai, décrypte cet outil aux multiples facettes.

    WeChat : un mode de paiement

    L’une des forces de WeChat, et qui fait que l’application a un pouvoir d’attraction très fort, réside dans sa multi-fonctionnalité. Elle est bien plus qu’un réseau social et l’une de ses fonctions essentielles et différenciantes est d’être un moyen de paiement. Il suffit d’un compte bancaire connecté à WeChat pour payer ses factures d’électricité, ses courses au supermarché ou encore ses commandes sur internet en scannant uniquement un QR code. Il est même possible de transférer de l’argent entre utilisateurs, le tout avec une simplicité affolante. Aujourd’hui, ce mode de paiement s’étend au delà des frontières chinoises avec un premier pas au Japon et en Afrique du Sud mais une véritable révolution est en marche, et elle est aux portes des pays occidentaux ! Soyez donc prêts à proposer ce mode de paiement aux touristes chinois en France.

    WeChat : une plateforme e-commerce

    WeChat propose une plateforme e-commerce intégrée depuis 2014 et les chinois n’ont pas tardé à l’adopter. Et comme toujours en Chine, quand l’adoption se fait, elle est massive ! Rien que sur Weidian, la plus importante plateforme e-commerce WeChat, le nombre de WeChat e-commerce a atteint 29 millions au premier trimestre. Quant à la façon de faire du e-commerce avec WeChat, elle n’est pas forcément monolithique et directe. En effet, du fait du partenariat de Tencent avec JD.com pour contrer Tmall (tous les liens vers Tmall sont bloqués par WeChat !), la stratégie peut être de diriger le trafic de WeChat vers

    JD.com pour concrétiser la vente, voire même sur votre site e-commerce si il est optimisé mobile et WeChat.

    WeChat ou l’éclosion du social CRM

    En Chine, les emails ne sont pas la norme et le chat (et maintenant WeChat) sont les usages quand il est question de relation client. La segmentation et l’adaptation du message à chaque segment d’utilisateur sont en effet primordiales et WeChat l’a bien compris. A titre d’exemple, de nombreux expatriés ne lisent pas le chinois même s’ils le comprennent et il convient donc, pour les marques internationales, de les approcher en anglais via WeChat pour augmenter leur taux de lecture et d’engagement. De nombreuses segmentations sont d’ailleurs possibles : sexe, âge, localisation (notamment avec des stratégies sur les voyageurs), actif / inactif, nouveau follower, KOL (key opinion leader), client / non client. Pour garder l’attractivité et donner un avantage compétitif en performance, le social CRM est donc une pratique à mettre en œuvre dès le début, d’autant plus que WeChat est également utilisé comme canal de customer service (pre-sale ou after sale).

    C’est aussi une pratique qui va permettre de changer la relation client en la faisant passer de la notion d’achat à la notion d’engagement. Les ambassadeurs de la marque sont alors reconnus et récompensés.

    WeChat : le point de contact avec les chinois en Chine et à l’extérieur

    WeChat n’est pas qu’un outil dont les stratégies s’appliquent en Chine mais c’est aussi le point de contact privilégié avec les chinois qui voyagent. Il est toujours surprenant de voir les marques à Paris employant des vendeurs ou vendeuses chinoises mais utilisant des réseaux sociaux occidentaux. S’adapter à WeChat, c’est l’assurance de garder le contact avec vos acheteurs à l’étranger, de jouir d’une image sinisée mais aussi de disposer de vos premiers ambassadeurs. Si vous n’êtes pas encore en Chine, animer cette base et garder le lien vous permettra d’activer des stratégies cross-border ou encore d’accélérer votre implantation lorsque vous déciderez d’entrer sur le marché.

  • De l’intérêt de mettre le client au cœur de toutes les décisions des DSI

    Comment développer son infrastructure informatique en fonction des besoins des clients ?

    Par Nigel Moulton, Directeur technique, EMEA – VCE

    Les directions informatiques devraient mettre le client au cœur de toutes leurs décisions.

    Forrester les prévenait il y a 2 ans déjà, du fait que l’expérience client allait devenir leur priorité absolue[1]. Aujourd’hui, les trois quarts des dirigeants d’entreprise sont d’accord sur ce point[2], mais les directeurs informatiques n’en sont que partiellement convaincus, toujours préoccupes par les sujets d’analytique et de cybersécurité[3].

    Dans un monde de plus en plus numérisé, la technologie est le moteur de l’expérience client. Les opportunités ainsi créées pour l’informatique sont immenses, mais les risques le sont tout autant, si l’informatique ne parvient pas à s’adapter.

    La nécessaire adaptation aux évolutions du comportement des consommateurs 

    Améliorer l’expérience client vise uniquement à simplifier les interactions commerciales entre l’entreprise et sa cible et à donner à cette cible le sentiment de lui délivrer de la valeur et des avantages. Ces interactions s’effectuent de plus en plus par l’intermédiaire d’appareils mobiles. Une récente étude[4] de Kleiner Perkins Caufield & Byers souligne combien l’utilisation des appareils mobiles par les consommateurs atteint aujourd’hui un sommet. Plus de la moitié (51 %) des engagements en ligne s’effectuent à présent via un appareil mobile, soit plus qu’avec des ordinateurs de bureau traditionnels (42 %).

    Atteindre ce nouveau type de consommateurs nécessite tout un ensemble de solutions technologiques, en particulier des sites Web, du e-commerce et des plateformes de transaction optimisées pour les utilisateurs d’Android et d’Apple iOS compatibles avec leurs applications mobiles favorites. Vient ensuite le besoin de processus métiers optimisés et intégrés tels que les CRM, les catalogues produits, la logistique et la gestion de la chaîne d’approvisionnement.

    Sans oublier les données. Des quantités de données. Il y a les données des clients, structurées et non structurées, qui reflètent chaque interaction, sur chaque plateforme, sur chaque appareil. Il y a les données financières, de stock et d’approvisionnement ; et pour certains, il y a également des données utilisateur-machine comme dans la santé et le bien-être. Toutes ces données doivent être capturées, traitées, stockées, gérées et analysées, tout en se conformant aux différentes lois concernant la protection des données personnelles.

    La prévision de ce que les consommateurs vont vouloir demain

    En outre, cet environnement n’est pas statique. Ce que veulent les consommateurs aujourd’hui permet déjà d’imaginer ce qu’ils voudront demain. Ainsi, améliorer l’expérience du consommateur c’est bien sûr les satisfaire aujourd’hui, mais aussi prévoir ce qu’il vont vouloir prochainement pour être capable de s’adapter pour y répondre rapidement ,

    Sans informatique efficace, tout cela serait voué à l’échec.

    L’informatique devrait prospérer dans ce contexte, et pourtant, dans de nombreuses entreprises, le service informatique est plutôt vu comme un obstacle que comme un moteur. Une récente étude[5]a montré que 44 % des entreprises considèrent comme très frustrant que les services informatiques aient le contrôle du Big Data. Ce chiffre atteint 55 % pour les entreprises en contact direct avec les consommateurs. Une autre étude[6] a montré que 54 % des chefs d’entreprises voient l’informatique comme un obstacle au bon déroulement des opérations.

    Les directions informatiques perdraient leur ascendant sur la technologie ?

    Oui, l’informatique commence à perdre son ascendant sur la technologie. En moyenne, elle a perdu le contrôle de près de 40 % du budget informatique[7] et un cinquième des directeurs informatiques[8] pense que leur rôle est devenu secondaire car leurs collègues prennent eux-mêmes en main, leurs besoins technologiques.

    Comment l’informatique en est-elle arrivée là ? Les raisons sont nombreuses, toutes ne sont pas justifiées, mais elles incluent les compétences, la culture et l’héritage de l’informatique historique. Les infrastructures en place, avec leur approche généralement déconnectée de l’informatique, du réseau et du stockage, sont souvent incapables de faire face aux nouvelles demandes qui leur sont imposées. Au lieu d’être la ressource agile, flexible et rapide dont l’entreprise a maintenant besoin, ces plateformes héritées et inflexibles ont contribué à construire une forteresse informatique qui est perçue comme évidemment rigide, lente, compartimentée et nécessitant de nombreuses ressources.

    Il est temps pour les services informatiques de reconquérir leur rôle et leur importance dans les entreprises, pour leur plus grand intérêt mutuel. Un bon point de départ consiste à converger l’infrastructure informatique. La convergence transformera un ensemble disparate de programmes informatiques, de réseau, de stockage et de virtualisation, en un écosystème vivant, Software-Defined et intégré. Géré facilement et centralement, il sera en mesure de prendre en charge l’entreprise avec des cycles de développement rapides pour accélérer l’innovation dont elle a besoin, offrant de meilleures capacités de gestion de données et la possibilité d’accueillir toutes les initiatives sociales, mobiles et numériques qui, ensemble, prodigueront une expérience client en constante amélioration.

    Mais ça n’est pas tout. L’informatique orientée client peut contribuer à identifier et à fournir de nouvelles opportunités de services et de création de valeur. D’ailleurs, il suffit de s’intéresser aux tracteurs !

    John Deere fabrique du matériel agricole depuis 1837. En écoutant ses clients, l’entreprise s’est rendu compte que les agriculteurs n’achetaient pas simplement des tracteurs, ils achetaient plutôt le potentiel de meilleurs rendements, et les tracteurs n’étaient qu’un élément de cet objectif. C’est pourquoi, en collaboration avec son équipe informatique, l’entreprise a repensé la manière dont elle pouvait aider les agriculteurs à atteindre leur véritable projet. Elle a alors mis au point une solution de gestion numérique, équipée de capteurs installés sur les tracteurs. Cette solution numérique optimise l’exploitation de la terre, des véhicules et elle parvient à créer de nouvelles sources de valeur pour les clients, ainsi que des revenus supplémentaires pour l’entreprise.[9]

    L’informatique a le choix entre plusieurs directions. L’avenir de l’entreprise dépend de sa capacité à comprendre et à satisfaire les besoins en évolution constante du client. Si l’informatique veut avoir de l’importance dans cinq ans, elle doit être prête à entreprendre un remaniement profond.