Étiquette : place de marché

  • Quand la pandémie renforce l’essor des marketplaces …

    Habitudes d’achats en ligne : la pandémie renforce l’essor des marketplaces en France

    L’e-commerce, avec une croissance de plus de 15%* en France au 1er trimestre 2021, fait partie des grands gagnants de la pandémie. Si la crise sanitaire a boosté considérablement les ventes en ligne, reste à savoir si ses nouveaux adeptes resteront fidèles à ce mode de consommation. L’infrastructure leader du paiement en ligne Stripe a donc mandaté l’institut de sondages YouGov pour effectuer une analyse dans plusieurs pays européens de l’impact de la pandémie sur les habitudes d’achat.

    Les marketplaces devenues incontournables

    L’étude conduite en ligne par YouGov révèle ainsi que plus de la moitié des Français interrogés (52%) déclareraient préférer faire l’ensemble de leurs achats en ligne sur un seul site, plutôt que de commander auprès de plusieurs e-commerçants ou marques indépendantes. En comparaison, ce chiffre s’élève à 56% au niveau européen et monte jusqu’à 61% en Allemagne.

    Alors que les places de marché peuvent être mises en place beaucoup plus facilement aujourd’hui qu’il y a 10 ans, cette tendance devrait encore s’accentuer comme en témoignent les prévisions de Gartner Predicts**, qui estime que 75% des achats passeront par une marketplace d’ici 2022. Des acteurs à la croissance fulgurante comme ManoMano, ASOS ou le succès en Europe de la marketplace B2B française Ankorstore sont des exemples frappants de l’essor de ces places de marché. En France, cette tendance est encore plus marquée parmi les millenials qui sont 62% à plébisciter ce mode d’achat.

    Cette sophistication du secteur retail est également marqué par l’essor du nouveau modèle des “shop builder platforms” comme Wix ou Shopify, qui fait également des émules en France avec l’émergence de plateformes de développement de sites clés-en-main comme Faume, qui permet la création d’offres de seconde main en marque blanche pour les marques.

    Les commerçants peuvent pleinement profiter des nouvelles opportunités qu’offrent les marketplaces. Grâce à ces plateformes, ils réconcilient une offre diversifiée de shopping en magasin avec une expérience de vente en ligne de qualité. Par exemple, la plateforme de shopping social HERO – construite sur Shopify – permet aux clients d’entrer en interaction en temps réel en ligne avec les conseillers de vente présents en magasin.

    Les acteurs du luxe peuvent également capitaliser sur les places de marché. A titre d’exemple, 24S (groupe LVMH) a créé une place de marché verticalisée permettant ainsi aux marques de luxe établies et émergentes de se développer en ligne.

    Les Français sont séduits par la commodité et la large offre de marques proposées

    A ce titre, plus d’un tiers des consommateurs français mettent en avant sa praticité (37%), l’accès à plus grand nombre de marques (37%) et la possibilité d’en découvrir de nouvelles (33%). Quant à la jeune génération (18-24 ans), qui a tendance à être très active en matière d’achats en ligne, plus de quatre personnes sur dix (45 %) souhaitent être exposées à des marques qu’elles n’auraient pas l’opportunité de découvrir hors ligne.

    “ Le développement des marketplaces, au cœur de l’économie en ligne durant la crise sanitaire, montre bien la capacité de l’e-commerce à faire émerger de nouveaux modèles à succès. Cette accélération de la dynamique d’innovation du secteur retail est allée de pair avec l’émergence de nouvelles infrastructures de paiement, réduisant la complexité et les frictions dans les achats en ligne, et facilitant l’expansion internationale des marques. En France, des acteurs  digital natives comme ManoMano ou 24S montrent la voie, et des entreprises traditionnelles comme Le Tanneur ou Decathlon ont su démontrer leur résilience  dans le contexte actuel d’hyper compétitivité du marché. “ commente Pierre Byramjee, Directeur du Développement France et Europe du Sud chez Stripe.

    Les Français sont les consommateurs européens les plus attentifs aux valeurs des marques

    Les consommateurs français se démarquent de leurs homologues européens sur le terrain de l’engagement : 68% des adultes français interrogés déclarent être plus fidèles à une marque lorsqu’ils estiment que ses valeurs sont alignées aux leurs. En moyenne en Europe, seuls 54% des adultes sondés sont de cet avis. Ce besoin d’alignement est encore plus marqué au sein  de la génération Z dont plus de 7 sondés sur 10  indiquent être plus loyaux à certaines marques si elles sont connectées à leurs valeurs (75%).

    * Source – Fevad

  • Marketplace : un modèle gagnant pour l’enseigne et les retailers

    Les Marketplaces plus que jamais plébiscitées 
    à l’approche des fêtes de fin d’année

    Selon Benoît Feron, co-fondateur et Chief Sales Officer de IZBERG

     

    Plus de 50% des consommateurs feront leurs achats de Noël en ligne

    Les prévisions le confirment : durant les fêtes de fin d’année plus de la moitié des consommateurs a prévu de faire ses achats en ligne, évitant ainsi les queues interminables et les fermetures dominicales :

    • 67.4% des consommateurs Américains (source eMarketer)
    • 77% des consommateurs Anglais (source Rubicon project)
    • 56% des consommateurs Canadiens (source Searchenginepeople)

    Côté français, les consommateurs français devraient dépenser environ 13,5 milliards d’euros en ligne en novembre et décembre 2016, soit une augmentation d’environ 10% par rapport à l’année dernière (source Fevad). A l’approche de Noël, les e-retailers sont dans les starting blocks et déploient les stratégies les plus innovantes pour maximiser leurs ventes, créer le parcours d’achat le plus convivial pour leurs clients et les fidéliser.

    Mais que recherchent-ils exactement ? N’oublions pas qu’à cette période de l’année les shoppers ne font pas les courses pour eux-mêmes mais pour les autres. Et ils ne savent pas toujours à l’avance ce qu’ils veulent acheter… Grâce à l’essor du e-commerce, ils ont désormais accès à un large choix de vendeurs pour un même produit. C’est pourquoi ils exigent une sélection de qualité à des prix compétitifs, avec un excellent service client. Les e-acheteurs veulent également acheter vite et que tous les produits qu’ils recherchent soient à portée de clic.

    Amazon Marketplace, la référence dans le e-commerce

    La réussite d’une stratégie de e-commerce tient en grande partie dans la faculté de l’enseigne à diffuser une offre de proximité. Si l’enseigne est globale, et tire parti de sa notoriété, elle doit également relever le défi du lien physique et de proximité – le « phygital ».  Pour cela, l’enseigne a l’opportunité de s’appuyer sur un canal de vente additionnel, la Marketplace, dont l’atout sera de lui permettre de proposer un éventail de produits le plus large possible sur une plateforme en ligne unique, accessible depuis n’importe quel terminal fixe ou mobile.

    Le succès d’Amazon, avec son offre pléthorique et diversifiée, montre que le consommateur reste fidèle s’il peut regrouper tous ses achats sur une même plateforme. Cela lui évite de constamment avoir à comparer les prix, de passer d’un site à l’autre en fonction des catégories qui l’intéressent pour remplir sa hotte de Noël (voyages, cuisine, culture, jouets…).Il peut également renvoyer et se faire rembourser un produit commandé qui ne lui convient pas.

    Selon une étude Bloomreach aux Etats-Unis, Amazon sera encore le grand gagnant des fêtes de fin d’année :

    • 73% des acheteurs prévoient d’effectuer leurs achats sur Amazon
    • 71% des acheteurs planifient de dépenser plus de 25% de leur budget shopping sur Amazon
    • 31% des acheteurs planifient de dépenser plus de 50% de leur budget shopping sur Amazon
    • Environ 90% des internautes iront sur Amazon même s’ils trouvent le produit qu’ils recherchent sur un autre site

    Le modèle de Marketplace est un modèle gagnant pour l’enseigne, mais également pour les retailers. Selon Amazon, les retailers voient leurs ventes augmenter de plus de 50% lorsqu’ils vendent sur Amazon Marketplace.

    Les Digital Natives : une cible très convoitée par les e-commerçants

    Selon une étude RetailMeNot – Centre for Retail Research, les fêtes de Noël représentent une période cruciale pour le commerce de détail et devraient rapporter 67 milliards d’euros au total en France et le e-commerce comptera pour 16,3% des ventes totales ce Noël, en hausse de 12,6% sur un an. Le m-commerce devrait également continuer son ascension fulgurante en France cette année, avec une augmentation des ventes attendues de 49% sur smartphones, de 62% sur tablettes et de 54% au global sur mobile (smartphone et tablettes combinés).

    Il est donc crucial pour les e-commerçants d’essayer de maximiser leurs revenus en cette période, et les « Millenials » ou « digital natives » seront cette année plus que jamais l’une des cibles principales des sites e-commerce. Mais comment attirer ces acheteurs de la génération Y ? Il faut être là où ils sont, leur permettre d’avoir une expérience d’achat optimisée n’importe où, n’importe quand, quel que soit le terminal utilisé.
    Selon une étude Dynatrace aux Etats-Unis, les fêtes de fin d’année devraient être encore plus connectées pour ces addicts du shopping en ligne :

    • 60% des digital natives prévoient de faire plus d’achats depuis leur mobile que l’année dernière
    • 56% des digital natives feront plus d’achats depuis leur mobile ou tablette que depuis un poste fixe.

    Il y a donc une obligation aujourd’hui pour les marques d’avoir une interface mobile et tablette de qualité. Mais n’oublions pas que la mobilité séduit tout le monde aujourd’hui : tous les acheteurs utilisent en priorité leur mobile pour trouver les meilleures affaires, lire les commentaires et opinions sur les produits recherchés ou pour simplement comparer les prix.

    Les Marketplaces créent de nouvelles habitudes de consommation

    En France, selon une étude FEVAD, le chiffre d’affaires e-commerce a progressé de 14% en 2015 par rapport à 2014, dans un contexte de consommation toujours ralentie, se situant à 64,9 milliards d’euros. Dans ce contexte, les Marketplaces occupent une place de plus en plus importante et représentent 9% des ventes de produits en ligne en 2015. On estime à plus de 3 milliards d’euros le volume d’affaires réalisé via les Marketplaces en 2015.En 2016, les ventes via les Marketplaces ont augmenté de 15% entre les 3èmes trimestres 2015 et 2016.

    Il y a encore quelques années, pour trouver de bonnes affaires, les Français étaient obligés d’attendre la période après Noël, et en particulier les soldes. Aujourd’hui, grâce à la dynamique des Marketplaces, les consommateurs ont la possibilité de mettre les marchands en compétition sur une même plateforme et de bénéficier d’une offre de produits pléthorique et variée à des prix très compétitifs, accessible quel que soit le lieu, le moment ou le terminal utilisé. Le modèle de Marketplace transforme le comportement d’achat des consommateurs en créant une nouvelle dynamique de marché que de plus en plus de grandes enseignes à travers le monde ont adopté, apportant ainsi aux cyber-acheteurs une alternative crédible à Amazon.

  • Interview exclusif de Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

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    « 300 millions de consommateurs composent la classe moyenne chinoise. En 2020 ce chiffre passera à 500 millions. Cela donne de belles perspectives pour les commerçants français et européens ».

     

    Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

     

    Après avoir occupé le poste de directeur du développement européen d’Amazon et de directeur grands comptes chez Google France, Sébastien Badault dirige depuis 2015 Alibaba France, la plus grande place de marché mondiale

    Homme de challenge, Sébastien Badault nous livre sa vision sur la Chine, le consommateur chinois et la place d’Alibaba, le géant du e-commerce dans une économie en pleine ascension lors du Paris Retail Week (12 septembre 2016)

    My Digital Week : Qu’est ce qui vous a poussé à « sortir de votre zone de confort, à savoir la maitrise de la culture américaine à celle de l’empire du milieu ? 

    Sébastien Badault : Une opportunité formidable. 300 millions de consommateurs composent la classe moyenne chinoise. En 2020 ce chiffre passera à 500 millions. A titre indicatif, les Etats-Unis, première économie mondiale, la classe moyenne se compose de 150 millions de personnes. Cela donne de belles perspectives pour les commerçants français et européens.

    My Digital Week : Quelles sont les principales différences culturelles auxquelles vous avez été confrontées ?

    Sébastien Badault : En huit mois, je me suis rendu une douzaine de fois en Chine. La première chose ou la première qualité requise est l’adaptation. Elle est courte. On ne vous laisse pas le temps, car tout est urgent. Les prises de rendez-vous en Chine sont beaucoup plus faciles qu’en France ou en Europe. Pour les Chinois, un rendez-vous est une opportunité, inutile de donc de perdre son temps. Le revers de la médaille ?  Vous devez être très réactif et disponible à tout moment.

    My Digital Week : Quelle est votre mission en France ?

    Sébastien Badault : Permettre à 10 millions d’entreprises d’être profitables à l’international et en particulier en Chine en espérant qu’il y en ait le maximum qui soit françaises.

    My Digital Week : Quelle est votre stratégie pour atteindre cet objectif ambitieux?

    Sébastien Badault : Les Chinois respectent beaucoup les marques françaises, leur savoir-faire et leur tradition. C’est pourquoi nous voulons faire valoir l’idée de « Made in France for China » dans le pays. Aussi, nous recherchons des produits dans les secteurs de la cosmétique, du prêt à porter, du vin, l’univers de la puériculture… Nous avons sélectionné à ce jour une centaine de marques pour se développer en Chine.

    My Digital Week : Comment accompagnez-vous les e-commerçants français ?

    Sébastien Badault : Notre rôle est de leur faciliter le travail. Pour cela nous les accompagnons dans les premières discussions avec nos partenaires. Nous les aidons à trouver les bons partenaires logistiques, à choisir leur échantilonnage et les aider à établir le bon pricing.

    My Digital Week : Le prix est-il le levier le plus important ?

    Sébastien Badault : Oui bien sûr. Cependant, la nouvelle génération de consommateur sont les jeunes. Ils recherchent des nouveaux produits, ils cherchent des choses que les autres n’ont pas. Ces jeunes seront demain la classe moyenne chinoise soit 100 millions de foyers avec des revenus aux alentours de
    46 000 $ /an, ce qui n’est pas négligeable.

    My Digital Week : Votre stratégie vise t-elle uniquement les grands e-commerçants ?

    Sébastien Badault : Si Décathlon et l’Occitane marchent très bien en Chine, je souhaite développer à terme une approche similaire pour les petites entreprises. Notre partenaire Tmall a pour mission de découvrir les artisans français qui diffuse une image internationale, et devenir leur plateforme privilégiée pour les commerçants ou artisans en quête de visibilité

    My Digital Week : Quelles sont les grandes adaptations pour s’imposer sur le marché Chinois ?

    Sébastien Badault : Nous commençons par étudier la demande du consommateur chinois. Nous analysons ses requêtes, et si la marque n’est pas présente en Chine, nous la contactons. Ensuite le process est rodé. Le commerçant doit remplir un formulaire en spécifiant le nombre de produits à vendre en Chine. Nous lui présentons ensuite quatre à cinq partenaires locaux logistiques. A ce niveau, il faut lever les premières difficultés car l’écosystème de partenaires car en Chine, il n’est pas complétement adapté pour l’international. Notre rôle est aussi de recruter des personnes qui parlent la langue pour convaincre les marques et faciliter les négociations.

    My Digital Week : Quel message souhaiterez vous faire passer ?

    Sébastien Badault : Nous pouvons apporter 450 millions de clients chinois aux entreprises françaises, cela s’inscrit dans la mission portée par Alibaba depuis le début de sa création, à savoir : mettre en relation prioritairement acheteurs et vendeurs, où qu’ils se trouvent dans le monde entier.

    Propos recueillis par Annie Lichtner @annielichtner

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Pourquoi intégrer les marketplaces dans sa stratégie de développement à l’international ?

    Marketplaces : l’outil séduction des retailers 


    Denis Desmet, Directeur du développement commercial chez Cylande

    Pour accompagner leur développement à l’international, les enseignes peuvent opter pour différentes stratégies de distribution : ouvertures de magasins en propre ou avec des partenaires, via des réseaux de master franchises, en franchise, corners en magasins…. Elles peuvent par ailleurs développer une stratégie Online en misant sur l’ouverture de leur site marchand sur différents pays ou encore en se lançant sur les marketplaces : très présentes en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, ces dernières offrent des perspectives intéressantes.

    Les marketplaces ont tout pour séduire les retailers : avec une croissance exponentielle à deux chiffres, ce type de promotion explose depuis 5 ans.

    Comment envisager un passage par les marketplaces pour se faire connaitre à l’étranger ? Comment bien les utiliser ?

    Avantage n°1 : Bénéficier d’un canal de vente complémentaire

    Certaines enseignes ont profité de l’apport des places de marché pour augmenter leur notoriété, faire connaitre leurs produits dans un nouveau pays. Cette stratégie s’avère efficace surtout lorsque l’enseigne choisit une place de marché très connue dans le pays et dans le secteur d’activité de l’enseigne et lorsqu’elle est couplée à des premières implantations physiques et à l’ouverture d’un site web. L’effet combiné des 3 canaux permet de faire connaitre la marque et de jouer sur la complémentarité des canaux de ventes. Elle agit comme un effet bénéfique apportant du trafic offline comme online. La plupart des places de marché propose des engagements qui peuvent être limités dans le temps, ce qui permet de se faire son propre retour d’expérience au bout d’un temps d’expérimentation défini.

    Avantage n°2 : Baisser les coûts marketing et techniques

    Les efforts marketing sont souvent très importants pour faire connaitre une marque et pénétrer un marché dans un nouveau pays. L’accès à une marketplace permet donc de baisser ses coûts marketing et techniques. En effet, les marques bénéficient d’une audience large et qualifiée en se limitant aux frais d’inscription sur les marketplaces et à l’abonnement à un gestionnaire de flux qui intégrera ses produits.

    Les investissements marketing sont plus réduits en évitant par exemple l’achat de campagnes Google Adwords pour apparaitre à la une du moteur de recherche. Vous bénéficiez du traffic marchand en millions d’utilisateurs, c’est comme-ci votre marque était exposée dans un énorme centre commercial.

    Avantage n°3 : Ajuster sa sélection de produits

    Les marketplaces constituent un véritable levier pour ajuster son assortiment de produits. Le retailer peut décider d’étoffer sa gamme au fur et à mesure et/ou de la diminuer en fonction des besoins et des retours clients.

    En effet, la plupart des enseignes opèrent une sélection des produits vendus sur la marketplace de manière à garder un positionnement clé sur chaque canal, par exemple en gardant des offres privilèges en magasin ou sur le site web en propre.

    Plus d’informations sur www.cylande.com & www.retail-community.com

  • La place de marché de Darty au cœur de la stratégie omnicanal de la FNAC

    FNAC et Darty : la marketplace en pôle position

    Par Éric Chemouny, Senior Vice Président EMEA de Mirakl

    Si l’on vous demande pourquoi la FNAC a tant surenchéri pour acheter Darty, quelle réponse vous vient à l’esprit en premier ? « Pour devenir plus fort grâce aux 222 magasins de Darty, pour se diversifier et pour bénéficier du capital confiance d’une marque emblématique, bien sûr ! ».

    Vous avez raison… en partie ! Les médias et experts ont beaucoup insisté sur l’avantage que représentent les points de vente physiques et « le contrat de confiance » de Darty, mais tous les débats passent à côté du cœur du sujet. Un élément fondamental justifie aussi le rachat de Darty par la FNAC : les synergies de leurs marketplaces respectives !

    La concurrence des pure players menace FNAC et Darty

    Aujourd’hui, les concurrents les plus agressifs face à FNAC et Darty sont des pure players. Ils s’appellent Amazon ou encore Cdiscount. Et au-delà de proposer leurs propres produits, ils proposent des milliers d’autres références par l’intermédiaire de leur marketplace. Ce qui leur permet de gagner des parts de marché dans tous les secteurs.

    Amazon ou Cdiscount s’affranchissent de toutes les contraintes logistiques lorsqu’ils accueillent des vendeurs indépendants sur leur place de marché. Leur catalogue s’étend à l’infini alors que les stocks des magasins sont toujours limités. Les places de marché permettent aussi aux pure players de vendre toutes les gammes de produits, élargissant le spectre de leurs clients potentiels. Amazon réalise ainsi 45% de son activité via sa place de marché !

    Le salut de FNAC et Darty dépend en fait de leur capacité à offrir encore plus de profondeur à leur catalogue et en l’associant à ce qui fait leur ADN : le conseil d’expert et le service client.

    Darty est une marque omnicanal avec une performance e-commerce reconnue et une marketplace qui joue un rôle important : voilà ce qui intéresse vraiment la FNAC ! En effet, sa propre marketplace figure au cœur de son redressement. Les marketplaces de FNAC et Darty vont à la fois se renforcer et se compléter. Leurs offres se rejoignent sur l’informatique, les objets connectés, etc. Mais chacune possède dans le même temps ses atouts propres : les produits culturels traditionnels de la FNAC et les jeux vidéos et jouets d’un côté, la force de frappe de Darty sur l’électroménager et la maison de l’autre.

    De la synergie des deux marques résultera donc une offre marketplace parmi les plus élargies de France en termes de références, quelle que soit la stratégie privilégiée par FNAC, conserver la marketplace des deux marques ou fusionner les offres en une seule marketplace. La nouvelle entité FNAC Darty attirera de nombreux vendeurs, tous types de produits confondus, et sera très puissante en terme de SEO, concurrençant ainsi directement les marketplaces comme Amazon ou Cdiscount.

    La fusion des deux marketplaces est d’autant plus naturelle qu’il existe déjà une compatibilité technique entre elles. Si la FNAC prend la décision stratégique de maintenir deux places de marché distinctes aux yeux des consommateurs, leur fusion sera toujours possible en back office. Une seule plateforme technique perdurera, une seule place de marché existera de facto, mais les clients propres à chaque enseigne pourront garder leurs habitudes.

    Le rachat de Darty permet aussi le développement par les deux enseignes de synergies web-to-store et store-to-web avec plus de 300 magasins. L’omnicanal, plébiscité par les comportements d’achat des consommateurs, leur tend les bras. Les deux marques pourront pratiquer le Click & Collect sur l’ensemble du territoire : leurs clients se feront livrer leurs produits achetés sur la marketplace dans n’importe quel magasin Darty ou FNAC. La réciproque est vraie : FNAC et Darty pourront proposer en magasin le recours à la marketplace pour trouver un produit manquant.

    Le rachat Darty par FNAC conduira les deux enseignes à se renforcer face à leurs concurrents en proposant une offre plus riche et un parcours d’achat full omnicanal !

    Et le client y gagne !

    Le rachat de Darty par la FNAC se fera au bénéfice du consommateur. Premièrement parce que le consommateur se verra proposer plus de références, et plus de choix en termes de gamme, au sein d’une même marketplace – ou de deux marketplaces avec le même back office, ce qui revient au même. Et ce grâce à la venue de centaines de vendeurs indépendants qui seront attirés par une marketplace devenue incontournable.

    Le consommateur y gagnera aussi sur le prix. Darty et la FNAC seront en effet plus forts face à leurs fournisseurs, tous produits confondus. Ils pèseront sur les prix, au bénéfice du client final qui trouvera en magasin et en ligne des produits plus compétitifs.

    Le consommateur se verra enfin respecté dans ses comportements d’achat, de plus en plus orientés vers la consommation en ligne. La marketplace, aujourd’hui fer de lance de l’omnicanalité, est le levier de conquête de parts de marché dont la FNAC a besoin.