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  • En 2020, quelle est la part de femmes dirigeantes en France ? 

    L’état de l’entrepreneuriat féminin : les chiffres parlent d’eux-mêmes

    Digi Atlas (école en ligne spécialisée dans le marketing digital) présente la situation de l’entrepreneuriat féminin.  Cette infographie interroge sur les obstacles qu’il reste  à franchir pour continuer de démocratiser l’entrepreneuriat féminin et apporte son regard sur cette problématique de société.

    En 2020, quelle est la part de femmes dirigeantes en France ? 

    Dans l’hexagone, la part d’entreprises individuelles créées par des femmes      est de 40%. Si on élargit le spectre à l’ensemble des entreprises, la proportion baisse à 30% selon les dernières données. C’est un chiffre qui n’a pas augmenté depuis 10 ans. C’est encourageant, mais il y a encore du chemin à faire, surtout quand on considère que 82% des femmes de la population active ont déjà envisagé l’entrepreneuriat parmi les choix possibles d’orientation professionnelle contre 86% des hommes. La différence est donc dans l’application de cette idée, parfois de cette envie : on ne pousse que peu les femmes à entreprendre.

    Ce qui est vraiment dommage. Les femmes sont pourtant des entrepreneures qui ont à cœur de réussir, d’impacter les autres. 60% des femmes voient l’entrepreneuriat comme une forme d’engagement pour changer la société, contre 51% chez les hommes. C’est aussi un moyen de « donner plus de sens à leur vie » pour 35% d’entre elles, contre 21% pour les hommes.

    Et quand elles entreprennent, elles le font très bien. Si ce n’est mieux que les hommes. Des statistiques montrent que les entreprises qui ont à leur tête des femmes ont, en moyenne, une rentabilité opérationnelle de 8 % contre 5,7 % chez leurs homologues masculins. C’est parlant comme données. Il faut qu’elles se donnent une chance, et que tout le monde les accompagne. On a tous.tes notre part de travail, à différentes échelles bien sûr.

    Prenons l’exemple des territoires. Ils jouent un rôle important dans la création d’entreprise par des femmes. Il n’y a qu’à jeter un œil aux régions Nord et Ouest, où les femmes dirigeantes d’entreprises artisanales sont le plus présentes avec des taux de femmes dirigeantes frôlant les 30%. Il y a également la Nouvelle-Aquitaine qui sort du lot côté professions libérales. Ce sont des variations qui s’expliquent par un dynamisme local de réseaux féminins d’entrepreneuriat particulièrement présent et la mobilisation des collectivités territoriales et services de l’État. Pas de hasard dans tout cela, juste de l’accompagnement.

    Un accompagnement qui manque cruellement au niveau des investissements.

    Depuis 2008, seulement 2% des fonds levés sont à destination de start-up féminines en France. Et lorsqu’elles parviennent à être financées, ces entreprises reçoivent 2,5 fois moins de fonds que les projets portés par des hommes. C’est alarmant, et ça n’aide pas les entrepreneures à se projeter dans ces milieux techniques qui sont particulièrement déséquilibrés en termes de mixité. Au sein du monde start-up français, il n’y a que 10% de fondatrices, et le chiffre grimpe difficilement à moins de 17% à l’échelle mondiale.

    Il y a bien des secteurs où les femmes entreprennent davantage, comme ceux de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale où elles représentent deux tiers des créations d’entreprises. Côté information et communication, elles n’en créent déjà plus que 13%, et pour les créations de startups dans la tech, le chiffre est encore divisé par plus que 2, avec seulement 6%.

    Et si on regarde plus précisément les personnes à la tête de grandes entreprises, le constat est encore amer. Parmi le SBF 120, soit les 120 entreprises françaises les plus importantes, juste 11 femmes sont à leur tête en tant que directrices générales ou présidentes de directoire. Côté États-Unis, les femmes ne dirigent que 6 % des 500 entreprises les plus importantes du pays, selon l’association new-yorkaise Catalyst. Il y a encore pas mal de travail à ce niveau !

    D’ailleurs, les femmes ont bien compris que l’accès à la tête de l’entreprise est difficile. Parmi les dirigeantes du palmarès Women Equity 2020, plus de la moitié des femmes qui ont un poste dirigeant y sont car elles ont créé elles-mêmes l’entreprise, alors contre 20% qui y ont accédé par nomination et 14% par transmission.

    Et dans ce contexte du Covid-19, comment s’en sortent les entrepreneures ?  

    Au beau milieu de cette pandémie mondiale, 16% des dirigeantes de TPE interrogées par Bouge ta Boîte étaient en risque immédiat de fermeture entre le moment du sondage, juillet 2020, et fin septembre 2020.Elles étaient 47% à estimer pouvoir tenir maximum 6 mois à la vue de leur trésorerie au début de l’été. C’est dur comme chiffres, mais ils se comprennent vite quand on sait que 40% de ces femmes interrogées ont perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires sur la période du premier confinement. De l’importance de l’accompagnement…

    Les Premières (incubateur féminin), ont également fait un sondage auprès de leur vivier d’entrepreneures par rapport à cette période inédite et ses conséquences.  22% des créatrices d’entreprises sondées ont dû faire face à un arrêt total de leur activité.

    50% ont bénéficié d’aides économiques face au Covid-19, 42% n’étaient pas éligibles, et 8% n’en ont pas eu le besoin.

     Mais elles ne se sont pas laisser abattre, loin de là. Elles ont su tirer du bon de ces temps effrayants. Selon le sondage du Lab’Bouge ta boîte, 50% des TPE ont suivi une formation depuis le début de la crise du coronavirus. 50% des TPE ont accru leur présence sur les réseaux sociaux et 30% ont retravaillé leur site internet     . Pour mieux préparer la suite, la reprise, les meilleurs jours à venir. Et entreprendre de nouveau.

    « Pour aider les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat, l’essentiel se trouve dans l’accompagnement. Tout d’abord, par les proches qui sont les premiers soutiens d’un projet. Mais aussi par des instances, des organisations locales, des entreprises qui croient en elles. De plus en plus de femmes rêvent d’entreprendre ou de se lancer en freelance, afin de créer le métier qui leur ressemble. C’est aussi pour ça que j’ai créé Digi Atlas : pour aider ces femmes entrepreneures, un public trop souvent laissé de côté, à concrétiser leurs projets, les rendre pérennes et les mettre en lumière par la création d’un positionnement différenciant, d’une image de marque propre, et par la maîtrise de leviers digitaux tels qu’un site internet performant,  le référencement naturel et payant, la communication sur les réseaux sociaux, etc. ». Hannah Peters, Fondatrice de Digi Atlas

    Infographie Femme Entrepreneure V3_C

  • Quand les entreprises les plus performantes sont celles qui ont le plus de femmes parmi le management…

    Quelle place pour les femmes dans l’IT en 2020 ?

    Une image contenant personne, habits, femme, intérieur Description générée automatiquement

    Selon Blandine Delaporte, Cyberévangeliste, Check Point Software Technologies

    Le domaine de l’informatique semble bien trop souvent être un milieu masculin. Et pourtant, historiquement, les femmes furent bien pionnières dans ce secteur. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Aux prémices de l’IT, six mathématiciennes programmèrent le tout premier ordinateur électronique, l’ENIAC, dès les années 1940.  Puis au début des années 1950 chez les constructeurs d’ordinateurs, environ 40 % des programmeurs étaient en réalité des programmeuses. Et jusqu’en 1960, au Royaume Uni, les « postes de codage » des ordinateurs étaient alors presque exclusivement occupés par des femmes.

    Nous pouvons observer que le MIT, la célèbre université spécialisée dans les domaines des sciences et de la technologie, a eu très tôt une politique d’ouverture à la mixité puisqu’entre 1965 et 1985 la proportion de femmes sur ses bancs est passé de 5 % à près de 30 %.

    Nous pouvons supposer qu’avec l’évolution de notre société ces statistiques auraient dû croitre durant les dernières décennies. Pourtant, la réalité est toute autre : alors qu’en 1965 on trouvait aux Etats-Unis 30 % de femmes dont le métier était la programmation et qu’en 1982 35 % des emplois d’informaticiens en France étaient occupés par des femmes, aujourd’hui les postes dans l’IT ne sont plus occupés qu’à 27% par des femmes. Et si on fait un zoom sur le domaine de la cyber sécurité, c’est encore plus flagrant avec une proportion qui tombe à 11% !

    De nos jours, minoritairement représentées, les femmes sont pourtant très convoitées sur le marché de l’informatique et du numérique. Elles sont notamment régulièrement considérées comme étant de bien meilleurs managers comparées à leurs homologues masculins !

    De plus, dans un monde de plus en plus interconnecté, que penser de produits très majoritairement développés par des hommes ? Est-ce-que cela ne pourrait pas entraîner un certain déséquilibre dans la façon dont « réfléchissent » les objets pilotés par l’intelligence artificielle ?

    Écoles d’ingénieurs, universités et entreprises travaillent aujourd’hui partout à travers le monde sur la parité et mettent tout en œuvre pour attirer de plus en plus de femmes dans leurs rangs.

    Malheureusement, une analyse auprès des universités ayant obtenu une parité durable dans les filières informatiques ainsi qu’auprès des pays où l’on trouve une meilleure mixité dans le domaine de l’IT tels que l’Inde ou la Malaisie montre que seul un large mouvement d’inclusion peut permettre aux femmes de trouver leur place sur le marché des métiers du numérique.

    Il est à noter que malgré une disparité certaine des chiffres de représentation selon les genres, en tout cas sur le secteur des domaines scientifiques perçus traditionnellement comme majoritairement masculins, les femmes dans l’IT ne se plaignent que très peu de discrimination. Les informaticiennes disposent, selon elles, d’une très belle évolution de carrière et estiment que leurs conditions de travail sont satisfaisantes. Il est notable que les femmes savent d’ailleurs utiliser leurs différences dans ces professions pour marquer leur plus-value pour leurs employeurs et collaborateurs.

    Pour les femmes qui douteraient encore qu’il fait bon travailler dans ce domaine, il est à noter que le secteur de l’informatique et du numérique est extrêmement porteur avec plus de 300000 emplois à pourvoir en France aujourd’hui dont plus de 10000 dans le secteur de la cyber sécurité !

    Ainsi, plus les femmes de notre génération s’intéresseront au domaine de l’IT, et plus de postes à hautes responsabilités s’ouvriront à elles au sein des entreprises. Cette évolution logique du domaine vers la parité doit être accompagner d’un changement des mentalités dans les conseils d’orientation dans les lycées. Les jeunes filles doivent être accompagnées pour qu’elles comprennent qu’elles aussi peuvent accéder à la technologie et que leurs compétences ne valent pas moins que celles de leurs camarades de classe masculins.

    Cette parité de demain est fondamentale pour les entreprises car, comme dans tout secteur, celle-ci est primordiale pour optimiser les compétences !  De plus en plus d’études se succèdent pour mettre en avant que la mixité est un levier de performance. Il a d’ailleurs été prouvé que les entreprises les plus performantes sont celles qui ont le plus de femmes parmi les postes de management et plus particulièrement au sein de leur comité de direction ! Alors Mesdemoiselles, Mesdames, qu’attendez-vous ?

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Ainsi, plus les femmes de notre génération s’intéresseront au domaine de l’IT, et plus de postes à hautes responsabilités s’ouvriront à elles au sein des entreprises. Cette évolution logique du domaine vers la parité doit être accompagner d’un changement des mentalités dans les conseils d’orientation dans les lycées. Les jeunes filles doivent être accompagnées pour qu’elles comprennent qu’elles aussi peuvent accéder à la technologie et que leurs compétences ne valent pas moins que celles de leurs camarades de classe masculins.

     

    Cette parité de demain est fondamentale pour les entreprises car, comme dans tout secteur, celle-ci est primordiale pour optimiser les compétences !  De plus en plus d’études se succèdent pour mettre en avant que la mixité est un levier de performance. Il a d’ailleurs été prouvé que les entreprises les plus performantes sont celles qui ont le plus de femmes parmi les postes de management et plus particulièrement au sein de leur comité de direction ! Alors Mesdemoiselles, Mesdames, qu’attendez-vous ?

     

     

     

    Blandine Delaporte

    Cyberévangeliste

    Check Point Software Technologies

     

  • Qu’en est-il de la participation des femmes dans le domaine du digital ?

    Qu’en est-il de la participation des femmes dans le domaine du digital ?
    Les femmes sont-elles devenues plus « digitales » que les hommes ? 

    Le 8 mars, à l’occasion de la Journée Internationale des droits des Femmes, plutôt que de se concentrer sur les défis actuels auxquels les femmes sont confrontées, Kantar Media a décidé de célébrer les progrès accomplis par les femmes. Car oui, des progrès, il y en a eu.

    Les données TGI Global Quick View de Kantar Media révèlent en effet que 40% des femmes connectées sur 22 des plus grands marchés publicitaires du monde utilisent Internet en permanence tout au long de la journée, soit 5% de plus que les hommes.

    Le monde se digitalise et les femmes ont rattrapé les hommes dans de nombreux pays !

    • Les femmes connectées possèdent de multiples appareils digitaux. 86% d’entre elles (contre 83% des hommes connectés) possèdent un smartphone. De même, 44 % des femmes connectées (contre 39 % des hommes connectés) possèdent une tablette. Il est également intéressant de noter que les femmes européennes sont les plus grandes consommatrices de tablettes parmi les 22 pays étudiés.
    • Les femmes sont désormais davantage présentes sur les réseaux sociaux par rapport aux hommes dans de nombreux pays, en particulier sur Facebook, Instagram, Snapchat et Pinterest.
    • Les femmes ne sont plus les seules à faire leurs achats en ligne. Les résultats de l’étude contestent le stéréotype de longue date selon lequel les femmes achètent bien plus que les hommes. Ces derniers, eux aussi, font des achats en ligne, et presque autant que les femmes.
    • Le pouvoir de prescription online des femmes est aussi important que celui des hommes. Aujourd’hui, pas moins d’une femme connectée sur 10 dans 22 des plus grands marchés publicitaires au monde aime exprimer son opinion en ligne, sur les réseaux sociaux, les blogs et les forums.

    Dans l’infographie en PJ, Kantar Media partage quelques chiffres encourageants sur la place des femmes dans le digital à travers le monde, à partir des données TGI Global Quick View.

  • Et si la croissance passait par les femmes …

    Parité : les femmes ont un rôle clé à jouer dans la révolution numérique

    Par Mado Bourgoin, Directrice Technique, VMware France

    L’étude « Digital Equality » réalisée par Roland Berger, Numa et La femme Digitale révèle que 73% des femmes pensent qu’elles ont un rôle clé à jouer dans la révolution numérique. Pour que cela se concrétise il faudra auparavant faire disparaitre quelques stéréotypes qui freinent la parité.

    Et si la croissance passait par les femmes

    Selon une étude menée en 2013 par la commission européenne, la parité dans le secteur digital entrainerait une augmentation du PIB européen de 9 milliards d’euros. La parité est bien entendu une question de justice sociale mais elle devient également un impératif économique à replacer dans le contexte de la révolution numérique. En effet, la nature des emplois sera de plus en plus impactée par les technologies du numérique et de nouveaux metiers vont apparaitre. Les femmes ont leurs cartes à jouer à condition d’y faire tomber quelques barrières à commencer par l’éducation.  Seules 15% à 20% d’étudiantes choisissent les filières numériques alors qu’elles sont 45% a présentées un BAC S et il faudrait attendre 2075 pour trouver la parité dans les écoles d’ingénieurs. Conscient de ce défi, le gouvernement français a présenté en janvier 2017 un plan pour la mixité dans les entreprises du numérique. Si cette initiative est une première étape nécessaire dont nous pouvons nous réjouir, il est aussi important de rappeler que la parité est aussi une affaire de comportements personnels.

    Les stéréotypes ont la vie dure

    Rien ne s’oppose à une parité dans le numérique mais certains stéréotypes persistent et sont véhiculés aussi bien par les hommes que par les femmes. En France, culturellement les femmes ont tendance à s’exclure d’elles-mêmes des métiers à caractères scientifiques alors que la tendance semble inverse dans les pays émergents. En France, c’est encore trop souvent les métiers littéraires qui priment pour les filles. Et pour celles qui ont malgré tout persévéré dans le scientifique elles doivent évoluer dans un monde fortement masculin où elles doivent gommer leur différence et leur spécificité pour s’y intégrer. Pour faire évoluer les mentalités, il faut une prise de conscience de ces stéréotypes et valoriser les complémentarités. Cela concerne tout le monde, hommes et femmes, au sein des familles et des entreprises.

    Tout commence par une prise de conscience

    Ces attitudes sont souvent héritées de notre éducation et de notre environnement. Il ne s’agit pas de montrer d’un doigt accusateur ces comportements mais de créer les éléments propices à cette prise de conscience. Cela peut passer par des formations, de l’introspection ou des échanges. En aucun cas il ne s’agit de jouer l’opposition, on doit mettre en valeur les complémentarités et souligner les anomalies. Des actions simples comme #jamaisSansElles pointent du doigt toutes les interventions, séminaires et tables rondes où aucune femme n’est représentée. Le seul fait de prendre conscience qu’un événement sans aucune femme est aujourd’hui une incongruité peut être le début d’un changement plus profond.

    La réussite se décline aussi au féminin

    A titre d’exemple, récemment se tenait à Paris le salon des développeurs DEVOXX. Les femmes y étaient peu présentes, alors que le code, comme l’avait rappelé Axelle Lemaire, fait partie des disciplines d’avenir. Le numérique a donné un aspect stratégique au code qui participe à l’innovation des entreprises et représente un réel potentiel d’emplois. Elles doivent montrer l’exemple pour être source d’inspiration à l’image d’Aurelie Jean, fondatrice d’In Silico Veritas qui explique pourquoi elle s’est faite le chantre du développement logiciel pour les femmes et a endossé les habits de « rôle model ». Des organisations de plus en plus nombreuses comme le Women’s Forum démontrent que la réussite se décline également au féminin et des réseaux tels que Girls in Tech  cherchent accélérer la croissance des femmes innovatrices dans l’industrie des hautes technologies et la construction de startups à succès.

    A nous, entreprises engagées dans le numérique, de donner l’exemple, et envie aux femmes de s’épanouir dans cet environnement.