Étiquette : pandémie

  • Les tendances du marketing d’influence depuis le début de la crise sanitaire

    L’évolution du marketing d’influence depuis le début de la crise sanitaire

    La pandémie de Covid-19 a bouleversé notre quotidien et notre manière de consommer. Le temps prolongé passé sur les écrans a transformé la relation qu’entretiennent les individus avec la technologie et modifié leurs attentes vis-à-vis des marques : l’authenticité est devenue le mot d’ordre pour les consommateurs. Et pour communiquer de manière authentique, les influenceurs sont devenus un canal essentiel.

    2021 a redéfini le rôle des marques et la manière dont elles interagissent avec leurs clients, en donnant la priorité au digital. Meltwater a donc réalisé une étude sur l’évolution du marketing d’influence depuis le début de la crise sanitaire.

     Instagram : le réseau social privilégié pour les campagnes de marketing d’influence.

    Avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois, Instagram intègre 94% des campagnes d’influence. Sur cette plateforme, les micro-influenceurs sont le moteur de la croissance du secteur et le premier choix des marques en matière de collaboration. Plus restreinte mais ciblée, leur audience permet un engagement élevé avec des tarifs raisonnables et offre un ROI important.

    Tiktok : Influenceurs & cryptomonnaie

    Même si tiktok a perdu sa place d’application la plus téléchargée en 2021 au profit d’Instagram, le réseau social a poursuivi sa croissance, en réunissant plus d’un milliard d’utilisateurs actifs mensuels. Les marques ont bien saisi cette réussite puisqu’elles intègrent davantage la plateforme à leurs stratégies et identifient les domaines de réussite.

    TikTok a d’ailleurs dépassé Youtube en termes de popularité pour les campagnes d’influenceurs. En 2021, 10% de toutes les campagnes intègrent Youtube tandis que 13% plébiscitent TikTok.

    Tendances du marketing d’influence pour 2022

    Selon Meltwater, le marché du marketing d’influence s’élève aujourd’hui à 14 milliards de dollars. C’est ainsi l’un des secteurs à la croissance la plus rapide, avec 50 % par an. Il est déterminant de se tenir informé des dernières tendances afin d’exploiter toutes les opportunités qu’elles présentent, sachant que 64 % des utilisateurs ont effectué un achat via les réseaux sociaux en 2021.

    Tendance n°1 : Le social commerce

    Depuis quelques années, force est de constater que les techniques de vente traditionnelles s’essoufflent. Pour séduire les nouvelles générations et se démarquer de la concurrence, les marques doivent faire preuve d’innovation et se réinventer. Les plateformes telles que TikTok ou Instagram proposent de plus en plus de fonctionnalités dédiées au social commerce : boutiques virtuelles, live shopping, produits recommandés… De plus, les programmes d’ambassadeurs réussis permettent d’asseoir leur réputation auprès de la clientèle existante, mais aussi d’instaurer un climat de confiance avec les futurs clients.

     Tendance n°2 : influenceurs & cryptomonnaies

    L’application TikTok est réputée pour ses vidéos de danse et son humour visuel. Cependant, à mesure que la plateforme se développe, les contenus qui y sont publiés évoluent également. Un nouveau genre de vidéos courtes, fun et engageantes a ainsi émergé dans lesquelles les créateurs partagent des conseils désormais financiers grâce à TikTok. Et il s’agit d’un marché très populaire : le hashtag #stocktok a généré 1,8 milliard de vues sur TikTok.

     Tendance n°3 : Au-delà du genre binaire

    De nombreuses personnes considèrent l’expression du genre comme un choix personnel, qui ne devrait pas être dicté par la société ou les stéréotypes. Et les individus attendent que cette liberté d’expression soit soutenue par les marques qu’ils achètent. Serait-ce bientôt la fin du “marketing genré” ?

    Tendance n°4 : Campagnes multi-influenceurs : inclusivité et diversité

    Cette année, les marques devront collaborer avec des influenceurs issus de divers horizons pour promouvoir l’inclusivité et défier les conventions sociales d’une campagne.

     

  • Etude Linkedin : repenser non seulement comment nous travaillons, mais aussi pourquoi nous travaillons

    Réinventer la culture d’entreprise 

    Une nouvelle étude de LinkedIn, révèle que malgré la pandémie qui bouleverse notre façon de travailler, les professionnels français sont optimistes pour leur carrière. Ainsi, parmi les professionnels Français, interrogés, près de 9 sur 10 se sentent en confiance dans leur rôle actuel.

    Mais cette confiance pourrait aussi être à l’origine d’un désir de changement d’emploi, puisque 44% des professionnels envisagent un changement cette année – dont 10% qui recherchent activement un nouvel emploi. Les professionnels de la génération Z (16-24 ans) sont ceux qui ont le plus envie de changer d’emploi en 2022, puisque près de deux tiers (65 %) envisagent de le faire.

    Fabienne Arata, Country Manager chez LinkedIn France, déclare : « Alors que les entreprises continuent de s’adapter à la pandémie et à des facteurs macroéconomiques tels que la transition écologique et la digitalisation, un grand nombre de nouvelles opportunités d’emploi sont créées. Les candidats sont de plus en plus sélectifs quant aux postes auxquels ils postulent et aux entreprises qu’ils rejoignent. Répondre aux attentes en matière de flexibilité du lieu de travail et se concentrer sur le bien-être des employés et la culture d’entreprise sont des facteurs essentiels pour les entreprises qui cherchent à attirer les meilleurs talents ».

    L’étude révèle que 59 % des professionnels interrogés se sentent suffisamment confiants pour demander une promotion ou de nouvelles opportunités d’emploi au sein de leur entreprise, et 21 % d’entre eux le sont encore plus qu’avant la pandémie. Elle dévoile, par ailleurs, que les hommes (66%) sont plus enclins à se sentir confiants à l’idée de faire ces demandes que les femmes (55 %).

    Par ailleurs, les professionnels sondés se sentent plus confiants par la perspective de trouver un nouveau poste (25 %) ou changer de carrière (26 %) depuis que le travail à distance est devenu la norme. Un quart d’entre eux (25 %) affirment d’ailleurs qu’ils seraient plus à l’aise à l’idée de demander un mode de travail plus flexible, un chiffre encore plus élevé chez les 16-24 ans (33 %).

    37 % des professionnels interrogés souhaitent changer d’emploi afin d’avoir un meilleur salaire. Si un salaire plus élevé est une raison suffisante pour changer d’emploi pour certains, 39% pensent qu’une augmentation de salaire les convaincrait en fait de rester chez leur employeur actuel.
    Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée est également un facteur essentiel pour près d’un quart (24 %) des professionnels interrogés, pour les femmes
    (25 %) comme pour les hommes (24%). Enfin, 15 % cherchent des emplois dont le rôle comporte un élément de durabilité ou de responsabilité sociétale des entreprises (19 % chez les 16-24 ans).

    Néanmoins, si les Français sont plus confiants à l’idée de chercher un nouveau poste, 10 % se sentent encore anxieux à la lecture des offres d’emploi. Des expressions telles que « doit être un expert en » (15 %), ou « doit pouvoir diriger une équipe » (13 %) ont été citées comme les phrases qui génèrent le plus d’anxiété.

    Global Talent Trends Report sur les tendances mondiales du recrutement – Le 10e rapport annuel de LinkedIn sur les tendances en matière de recrutement met en évidence la manière dont les entreprises peuvent se démarquer et attirer les meilleurs talents sur ce marché concurrentiel en créant une plus grande flexibilité du lieu de travail, en soutenant le bien-être des employés et en mettant en avant la culture d’entreprise.

     

  • Kantar décrypte les 4 nouveaux profils de shoppers

    Post-pandémie :
    Kantar décrypte les 4 nouveaux profils de shoppers

    Prédire le comportement d’achat a toujours été un énorme défi pour l’industrie des produits de grande consommation. Et depuis le début de la crise sanitaire, le challenge semble encore plus ambitieux. 5
    4% de shoppers français expriment en effet l’envie de changer leur comportement d’achat de Produits de Grande Consommation (PGC
    Sur la base du comportement d’achat réel issu des panels et d’une interrogation commune auprès de 25000 shoppers en France, au Royaume Uni et en Espagne, Kantar a défini quatre profils type de shoppers.

    Des shoppers français pessimistes quant à l’évolution de leur pouvoir d’achat

    De futurs changements qui pourraient s’avérer anxiogènes pour la plupart des industriels, puisque pour le shopper français, le mot « futur » ne rime pas vraiment avec « optimisme ».

    Tandis que moins d’un français sur 2 est optimiste sur le long terme (12 prochains mois / 47%), la même proportion de Français déclarent ne pas être sûrs que cela va s’arranger pour eux à la sortie de la crise sanitaire (49%). Une situation qui pourrait paraître désespérée, mais qui cache des états d’esprit et des comportements disparates, qui vont dessiner le shopper post-pandémie.

    « C’est la compréhension fine de ces différences, mais également la prise en compte du poids de chacun de ces groupes dans la clientèle des marques ou des distributeurs, qui permettra à ces derniers d’appréhender l’avenir et les changements qui vont se produire, de façon sereine et réfléchie. C’est notamment sur la base de ces 4 groupes que nous avons développé un indicateur ‘score de risque’ qui aidera les industriels à se positionner face à leurs concurrents », souligne Lionel Germain, expert global chez Kantar Worldpanel à l’origine de cette étude.

    La segmentation réalisée par l’institut Kantar a permis d’identifier 4 groupes différents de shoppers français, avec des profils que l’on retrouve également au Royaume-Uni et en Espagne.

    Une étude inédite qui propose 4 profils : du plus préservé au plus exposé aux tensions économiques

    « Les préservés » / (« Safe Established ») : ils représentent 20% des foyers français et réalisent 19% des dépenses PGC.

    Ce sont très majoritairement des retraités qui n’ont pas de difficultés financières, et qui dans leur grande majorité n’envisagent pas une dégradation de leurs revenus suite à la crise. Par rapport à la population française, ils sont très logiquement plus âgés, et plus nombreux à vivre dans des foyers de petite taille (1 à 2 personnes).

    Ils sont globalement optimistes (59%), et ont confiance dans les industriels (marques et distributeurs) pour participer à la relance de l’économie, mais également pour booster leur pouvoir d’achat.

    • Près de la moitié veut changer son comportement d’achat, avec une tendance plus qualitative, notamment le développement d’achats en commerces de proximité pour soutenir l’économie locale.

    « Les pragmatiques » / (« Realists ») : Un groupe important dans la population française (notamment par rapport à l’Espagne et au Royaume Uni), puisqu’il représente 33% des foyers et 34% des dépenses PGC.

    Dans ce groupe on observe une sur-représentation de familles, de foyers aux revenus confortables, et de shoppers un peu plus jeunes que la moyenne nationale.

    Bien que la pandémie n’ait eu qu’un impact très modéré sur leur situation professionnelle et financière, ils ne semblent pas être convaincus qu’un avenir meilleur se dessine, avec seulement 53% d’optimistes à long terme.

    Leur comportement d’achat change également, et ils aspirent à plus de qualité, sont en recherche de Bio – qu’ils achètent déjà plus que la moyenne – et de produits locaux.

    « Les combattifs » / (« Les Defying ») : ce groupe représente 15% des foyers et 16% des dépenses PGC.

    Ce groupe est en moyenne le plus jeune des quatre, il sur-représente également les familles, et dispose d’un revenu en ligne avec celui de la population française. Ce groupe est composé de shoppers pour lesquels les conséquences de la pandémie, que ce soit au niveau professionnel ou financier, sont un peu plus marquées.

    Une partie d’entre eux craignent que leur situation se détériore à l’avenir. Ils sont cependant plus optimistes sur le long terme (69%), et majoritairement convaincus qu’en définitive ils vont « s’en sortir » (74% vs 49% en moyenne pour la France). Ils ont également une confiance importante dans les marques et les distributeurs pour aider à la reprise économique du pays et développer leur pouvoir d’achat au passage.

    • Ces shoppers ont une intention de changement un peu plus marquée que celle des 2 groupes précédents. Et elle devrait se concrétiser par un double axe qualitatif via le local, mais également une recherche de promotions et de prix bas, la contrainte budgétaire étant plus marquée dans ce groupe par rapport aux deux précédents.

    « Les vulnérables » / (« Vulnerable ») : ce groupe n’est pas marginal en France puisqu’il représente près d’1/3 des foyers et des dépenses PGC (32%).

    Leur profil est très hétérogène, puisqu’on y retrouve à la fois des actifs, des retraités et des personnes en recherche d’emploi. Ce sont les shoppers qui ont été le plus impactés par la crise tant au niveau de leur situation professionnelle que de leurs revenus.

    • Très pessimistes quant à l’avenir, ils prévoient une détérioration de leur situation. Ils pensent que leur situation a toujours été compliquée, même avant la pandémie, et ne font confiance à personne pour les aider :ni aux marques, ni aux distributeurs.
    • Leur intention de changement est très forte, et sans surprise très orientée sur la recherche de prix bas et promotions, ce qui va les pousser vers des achats plus importants dans les enseignes de discounteurs.En conclusion : 4 groupes ayant chacun des attentes, un état d’esprit et des comportements différents. Mais également une appétence au changement différente qui sera mesuré via un indicateur dédié : le score de risque.

     

     

  • Responsables marketing comment se frayer un chemin vers l’avenir

    Comment les services de marketing peuvent aller de l’avant dans ce contexte de pandémie ?


    Par Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore

    Les services de marketing du monde entier traversent une période éprouvante. Tandis que les difficultés liées à la pandémie perdurent, nous faisons tous de notre mieux pour nous adapter. Toutefois, il peut être difficile de savoir précisément où diriger votre énergie et vos ressources. Quels changements actuellement mis en œuvre seront temporaires ? Et lesquels perdureront, devenant notre « nouvelle normalité » ?

    Bien que personne ne puisse dire avec une absolue certitude à quoi ressemblera le monde de l’après-pandémie, j’ai remarqué que certaines tendances commencent à émerger. Il est alors intéressant de commencer à regarder vers l’avenir et de préparer vos équipes à ce que peut leur réserver demain. Pour aller de l’avant, vous devez :

    Tirer parti de l’IA.
    La crise de ces derniers mois nous a montré à quelle vitesse les programmes de marketing peuvent être mis en place. Nous avons appris qu’à l’heure où les demandes et les exigences des clients peuvent changer littéralement du jour au lendemain, un programme de marketing sur six mois n’est peut-être pas aussi précieux que nous le pensions autrefois. Les formalités internes ont été supprimées. Les délais d’exécution ont été réduits. Les campagnes de marketing ont été mises en œuvre en l’espace de semaines, et non de mois. À l’avenir, il sera avantageux de continuer à travailler à ce rythme, mais vous devrez disposer de technologies performantes pour rester aussi agile et réactif que l’exige la situation. Parce que l’IA, en particulier, contribue à développer les synergies et améliorer la personnalisation, je m’attends à ce qu’elle devienne une composante toujours plus indispensable de la pile marketing.

    Rester agile.
    Aucun de nous n’a jamais connu un environnement professionnel comme celui que nous découvrons actuellement, et bien que cela ait été extrêmement difficile, cela a également été très enrichissant. Chez Sitecore, nous nous sentons encouragés par tout ce que nous avons appris, et nous savons que nous sommes maintenant bien mieux préparés pour gérer l’imprévu. Cette connaissance et ce courage nouveaux nous aideront à rester agiles et adaptables, tandis que la demande d’expériences digitales s’accélère.

    Réinventer les événements virtuels.
    La plupart des grandes entreprises transforment leurs événements en présentiel en expériences virtuelles, au moins jusqu’à la fin de l’année. Vous avez impérativement besoin de ce genre d’événements pour garder le lien avec vos clients actuels et potentiels. Toutefois, à l’heure où nous adoptons tous le format digital, proposer simplement un webinaire ne sera plus aussi efficace qu’auparavant. Pour avoir un impact, votre équipe marketing va devoir faire preuve de créativité. Réfléchissez à ce que vous pouvez faire pour permettre à votre entreprise de se démarquer. Et n’oubliez pas de chercher des moyens de tirer profit de la situation. Il est tout à fait possible que l’adoption d’événements exclusivement digitaux ouvre de nouvelles possibilités pour votre organisation. Par exemple, peut-être pourrez-vous maintenant élargir la participation aux personnes qui n’avaient jusqu’alors pas pu assister à vos événements en personne ?

    Prioriser la transformation digitale.
    Il n’a pas toujours été facile de promouvoir la transformation digitale. Bien que tous reconnaissaient son importance, peu étaient prêts à prendre les dispositions nécessaires. Maintenant, les avantages d’une stratégie digitale performante sont visibles de tous. Les marques dotées des meilleures capacités de diffusion et de vente en e-commerce acquièrent désormais un avantage concurrentiel, tandis que celles dont la transformation digitale n’était pas assez avancée sont contraintes de réévaluer leurs approches. Des changements rapides vont vraisemblablement avoir lieu au sein des organisations de vente et de marketing, tandis que les dirigeants d’entreprise commencent à réellement comprendre la valeur des stratégies multicanal, de création de contenus et de personnalisation. Les entreprises vont vouloir s’assurer que ces composantes clés du marketing digital sont en place.

    Cultiver la résilience.
    Il ne fait aucun doute que toutes les personnes qui se battent face à cette crise méritent d’être saluées. Toutefois, le monde va continuer à changer, et vous devez vous tenir prêt. Concentrez-vous sur votre ressource la plus précieuse, votre équipe, et continuez à tirer les enseignements de ce que vous apprenez. Vous resterez ainsi prêt à relever tous les défis qui se présentent à vous, qu’il s’agisse de la concurrence habituelle du marché ou de toute autre perturbation.

    Le marketing paraît substantiellement différent en ce moment, et il l’est. Tandis que vous vous frayez un chemin vers l’avenir, assurez-vous de puiser dans notre humanité et nos valeurs partagées. Cela vous aidera à garder les pieds sur terre et à identifier les tactiques et approches spécifiques dont votre organisation a le plus besoin pour survivre, mais également pour prospérer.

    Il est utile de commencer à regarder vers l’avenir.

  • Quand 82% des salariés dans le monde préfèrent se tourner vers des robots pour préserver leur santé mentale

    Etude mondiale d’Oracle & Workplace Intelligence sur l’IA au travail

    L’année 2020 est perçue comme l’année la plus stressante de l’histoire selon les salariés du monde entier et nombreux sont ceux qui seraient prêts à s’appuyer sur le soutien de robots.
    C’est l’un des principaux enseignements d’une nouvelle étude d’Oracle et Workplace Intelligence, cabinet de recherche et de conseil en Ressources Humaines, menée auprès de 12 000 employés, cadres, responsables des ressources humaines et dirigeants de 11 pays, parmi lesquels la France.

    Elle révèle également que la pandémie de COVID-19 a apporté stress, anxiété et épuisement professionnel dans le monde entier, la technologie étant privilégiée pour solliciter de l’aide.
    Alors qu’en 2019, seulement 8% des salariés en France étaient enthousiastes à l’idée d’avoir recours à l’IA, ils sont aujourd’hui 68% à se dire ouverts à l’idée d’avoir recours à un robot pour les écouter ou suivre une thérapie ! Preuve que la pandémie de COVID-19 a vraiment bousculé les mentalités en peu de temps…

    En France, 75% des salariés affirment que la pandémie a eu des effets négatifs sur leur santé mentale Globalement, la santé mentale des salariés dans le monde se dégrade en raison de la pandémie. Les salariés sont plus que jamais confrontés à des niveaux d’anxiété et de dépression sensiblement plus élevés qu’à l’accoutumée en raison de la COVID-19.

    • 71% des Français affirment avoir subi davantage de stress et d’anxiété au travail cette année par rapport aux années précédentes (70% au niveau mondial).

    • La pandémie a eu des effets néfastes sur la santé mentale de 78% de la population active mondiale (75% en France). Les changements induits dans le monde du travail et auxquels les salariés ont été contraints de s’adapter au pied levé ont engendré davantage de stress (38%), un déséquilibre entre la vie professionnelle et la vie privée (35%), de l’épuisement professionnel (25%), une dépression due à l’absence de socialisation (25%) et de la solitude (14%).

    • Les nouvelles pressions exercées par la pandémie mondiale se sont cumulées aux facteurs de stress quotidiens sur le lieu de travail comme la pression pour atteindre les objectifs de performance (42%), la gestion de tâches routinières et fastidiieuses (41%) et la nécessité de jongler avec des charges de travail ingérables (41%).

    Si les salariés français peuvent se reconnaitre dans ces moyennes mondiales, les salariés allemands semblent avoir été moins affectés puisqu’ils ne sont que 52% à se déclarer plus stressés et anxieux au travail, les salariés indiens partageant les taux les plus élevés (84%). 86% des salariés en France déclarent que les problèmes de santé mentale au travail ont des répercussions négatives sur leur vie personnelle La pandémie mondiale a exacerbé les problèmes de santé mentale au travail mais l’impact ne se limite pas à la vie professionnelle, les conséquences s’étendent aussi à la vie personnelle des salariés.

    • 86% des Français interrogés affirment que les problèmes de santé mentale au travail, comme le stress, l’anxiété ou la dépression affectent leur vie privée (85% au niveau mondial). Et ce sont les jeunes générations (22-25 ans) qui semblent en pâtir le plus avec 94% qui partagent ce sentiment.

    • Les principales répercussions se traduisent par un manque de sommeil (40%), une santé physique détériorée (35%), une dégradation du sentiment de bonheur à la maison (33%), la complication des relations familiales (30%) et une forme d’isolement social (28%).

    • Avec la généralisation du travail à distance, les frontières entre les sphères personnelles et professionnelles se réduisent toujours plus, d’ailleurs 35% des personnes interrogées au global affirment travailler 40 heures de plus chaque mois (29% en France) et 25% confient se sentir surmenés (27% en France).

    • Malgré les inconvénients imputables au télétravail, 62% des répondants dans le monde et 64% en France, estiment que ce mode de travail est plus attrayant maintenant qu’avant la pandémie. Au global, ils affirment pouvoir consacrer plus de temps à leur famille (51%), à dormir (31%) et à leur travail (30%). Les salariés ont besoin d’aide et préfèrent chercher du soutien auprès de la technologie plutôt que solliciter l’aide de leur manager… mais cette tendance ne se vérifie pas partout. Les salariés attendent plus de la technologie que la simple mise à disposition d’outils collaboratifs ; ils veulent pouvoir compter sur la technologie pour soulager leur santé mentale.

    • Seulement 18% des répondants dans le monde se tourneraient vers leur manager plutôt que vers des robots pour préserver leur santé mentale car ils estiment que les robots ne peuvent pas faire preuve de jugement (34%), qu’ils représentent un moyen de partager les problèmes de façon impartiale (30%) et sont capables d’apporter des réponses rapides aux questions de santé (29%).

    • 68 % des répondants préfèreraient parler de leurs problèmes de stress et d’anxiété au travail à un robot plutôt qu’à leur manager (60% en France) et 80% sont favorables à l’idée d’avoir un robot comme thérapeute ou conseiller. En France cette tendance est moins flagrante mais 68% y seraient tout de même favorables. C’est en Chine où cela est beaucoup plus marqué car ils sont 97% à partager ce point de vue.

    • 75% affirment que l’intelligence artificielle a contribué à améliorer leur santé mentale au travail. Elle leur permettrait de disposer des informations nécessaires pour travailler de façon plus efficiente (pour 31% au global contre seulement 19% en France), d’automatiser certaines tâches et de diminuer la charge de travail pour prévenir les risques de surmenage (27% au global contre 24% en France) et 27% considèrent que l’IA peut contribuer à réduire leur stress en les aidant à prioriser leurs tâches (versus 19% en France)

    L’intelligence artificielle aurait déjà permis à la moitié des salariés de raccourcir la semaine de travail et de prendre de plus longues vacances (51% au global – 35% en France). Plus de la moitié des répondants indique que l’intelligence artificielle permet d’accroître la productivité des salariés (63% au global – 45% en France), contribue à l’amélioration de la satisfaction au travail (54% au global – 3

    Les problèmes de santé mentale au travail vont perdurer et ne doivent pas être ignorés Dans le monde entier, les salariés souhaitent que les entreprises s’investissent davantage sur les problématiques de santé mentale au travail. Si cette aide est inexistante alors cela pourrait bien avoir des répercussions sur la productivité globale et sur la vie personnelle et professionnelle des salariés. Par ailleurs, la période de confinement a également démontré que le recours à la technologie (visioconférence, activités sportives en ligne, applications etc…) offrait une échappatoire dans une période de stress particulièrement éprouvante.

    • 76 % estiment que leur entreprise devrait en faire plus pour préserver la santé mentale des salariés, un sentiment partagé par 69% des salariés en France. 51% ont indiqué que leur entreprise avait mis en place des services dédiés ou une forme de soutien en matière de santé mentale suite à la pandémie de la COVID-19 (42% en France).

    • 83% des salariés dans le monde souhaiteraient que leur entreprise mette à disposition les technologies nécessaires pour soutenir leur santé mentale (77% en France) comme l’accès en libre-service à des ressources en matière de santé (36%), des services de conseil à la demande (35%), des outils de monitoring proactif de la santé (35%), l’accès à des applications dédiées au bien-être et à la méditation (35%) et des chatbots pour répondre aux questions de santé (28%).

    • 84% des salariés affirment avoir rencontré des difficultés engendrées par le travail à distance comme le déséquilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle (41% en moyenne – 45% en France) et les répercussions sur la santé mentale comme le stress et l’anxiété (33% en moyenne, 27% en France).

    • 42% indiquent que le stress, l’anxiété et la dépression font chuter leur productivité et 40% déclarent que cela les conduit à prendre de mauvaises décisions.

    « Entre la nouvelle réalité du travail et le déséquilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, le bilan de la COVID-19 sur notre santé mentale est significatif – et c’est un problème auquel les travailleurs de tous les secteurs et pays sont confrontés », explique Dan Schawbel, managing partner de Workplace Intelligence. « La pandémie a placé la santé mentale sur le devant de la scène, c’est d’ailleurs l’une des principales préoccupations sur le lieu de travail de notre temps et elle le sera encore pendant la prochaine décennie. Les résultats de notre étude montrent à quel point ce problème s’est généralisé et pourquoi il est temps que les organisations commencent à en parler et à explorer de nouvelles solutions ». « Avec la pandémie mondiale, la santé mentale est devenue non seulement un problème de société au sens large, mais aussi un défi majeur sur le lieu de travail. Elle a un impact profond sur les performances individuelles, l’efficacité des équipes et la productivité des organisations. Maintenant et plus que jamais, c’est une conversation qui doit avoir lieu et les employés se tournent vers les employeurs pour qu’ils prennent les devants et fournissent des solutions », déclare Emily He, senior vice president, Oracle Cloud HCM. « Il y a beaucoup à faire pour soutenir la santé mentale des salariés dans le monde et les technologies comme l’IA peuvent aider. Mais d’abord, les organisations doivent faire de la santé mentale une priorité. Si nous parvenons à lancer ces débats, tant au niveau des RH que des Directions, nous pourrons amorcer des changements. Et c’est maintenant qu’il faut s’y mettre ».

    Pour en savoir plus sur l’étude mondiale, cliquez ici.

    Méthodologie 

    Les résultats sont issus d’une étude menée par Savanta, Inc. entre le 16 juillet et le 4 août 2020. Pour la réaliser, 12 347 personnes dans le monde ont été interrogées (aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, aux Emirats Arabes Unis, en France, en Italie, en Allemagne, en Inde, au Japon, en Chine, au Brésil et en Corée) sur des questions d’ordre général pour comprendre les attitudes des dirigeants et des salariés en matière de santé mentale et concernant le rôle de l’intelligence artificielle, des assistants numériques, des chatbots et des robots dans le monde du travail. L’étude visait les personnes âgées de 22 à 74 ans. Les répondants ont été recrutés par le biais de différents mécanismes et via différentes sources pour rejoindre les panels et participer à des études de marché. Tous les panélistes ont passé un processus de double opt-in et ont renseigné en moyenne 300 paramètres de profilage avant de participer aux enquêtes. Les personnes interrogées ont été invitées à participer par courrier électronique et ont reçu une incitation financière pour les encourager à répondre. Les résultats de chaque échantillon sont sujets à des variations d’échantillonnage. L’ampleur de la variation est mesurable et dépend du nombre d’entretiens et du niveau de pourcentage exprimant des résultats. Dans le cadre de cette étude, les chances sont de l’ordre de 95% pour qu’un résultat d’enquête ne varie pas, en plus ou en mois, de plus de 0.9 point de pourcentage par rapport au résultat qui aurait été obtenu si les entretiens avaient été menés avec toutes les personnes de l’univers représenté par l’échantillon.

  • Comment les marketeurs et communicants s’adaptent-ils à la crise actuelle ?

    Etude : la crise et les marketeurs/communicants : impact, projets, ROI des actions

    (suite…)