Étiquette : paiements

  • Quand l’avenir du commerce de détail est numérique…

    Les nouvelles technologies de paiement au cœur de la mutation digitale des retailers

    Les 18 derniers mois ont ecomplètement bouleversé le commerce en ligne et imposé aux marchands une remise en question de leurs stratégies de paiement pour s’adapter à une demande grandissante et toujours plus exigeante.

    Checkout.com, fournisseur leader de solutions cloud pour les paiements digitaux à travers le monde, dévoile aujourd’hui les résultats d’une étude européenne portant sur la manière dont les paiements numériques ont progressé pour réduire les coûts, maximiser les revenus et optimiser l’expérience client.

    Non seulement les marchands ont connu une augmentation de leurs revenus assez soudaine, mais ils ont également dû s’ouvrir à de nouveaux marchés et à de nouveaux types de consommateurs, dont 75 % affirment aujourd’hui que l’avenir du commerce de détail est numérique. Mais 43 % des commerçants ont déclaré avoir été pris de court lorsque des consommateurs issus de nouveaux marchés européens ont voulu acheter leurs produits, mais qu’ils n’avaient pas mis en place les méthodes de paiement nécessaires pour capter cette demande et ces revenus. Une donnée qui s’explique par le fait que 50 % des marchands aient consacré l’année dernière à développer leurs offres de paiements de proximité, nombre d’entre eux prévoyant même de poursuivre dans cette voie.

    Renouveler les modèles économiques

    Selon l’étude, 97 % des PDG du secteur ont déclaré que pour rester pertinents, résilients et rentables, ils devraient renouveler leurs modèles économiques dans les 18 mois à venir ; la majorité s’accordant à dire que les paiements numériques seraient le facteur numéro 1 de leur capacité d’innovation. Les données montrent en effet que les consommateurs européens sont très désireux d’augmenter de manière significative l’utilisation de nouveaux moyens de paiement tels que les portefeuilles numériques, les cryptomonnaies, les solutions BNPL (Buy Now Pay Later) et les QR codes. Les commerçants comprennent donc la nécessité de rattraper leur retard, de façon à ce que leurs stratégies de paiements deviennent synonymes de modernité, d’identité, de commodité et de satisfaction.

    Développer le shopping social en Europe

    Le Social Shopping, un phénomène de masse en Chine, a suscité la curiosité des investisseurs et des entreprises européennes. Les achats au détail ont toujours eu lieu dans un contexte social et lorsqu’il s’agit d’articles « non essentiels », une grande partie de ce que nous achetons est directement liée à la façon dont nous souhaitons paraître et aux groupes auxquels nous souhaitons appartenir. Dans cette mesure, les consommateurs recherchent activement l’influence d’autres individus lorsqu’ils décident de ce qu’ils vont acheter. 63 % des répondants espèrent ainsi faire plus souvent leurs achats directement sur les médias sociaux afin de renforcer le sentiment de choisir leurs articles au sein d’une communauté.

    Remettre en question le brick-and-mortar

    Si le brick-and-mortar fait partie intégrante des stratégies des centres commerciaux, un tiers des consommateurs et des commerçants pensent que ce modèle ne survivra pas aux cinq prochaines années. 45 % des responsables du e-commerce sont cependant convaincus que le commerce de détail sera relancé et révolutionné par les paiements numériques et l’automatisation en magasin. Des points de vente traditionnels aux showrooms en passant par les centres de traitement des commandes, cette étude montre que les e-commerçants doivent être prêts à bousculer le statu quo pour que les achats numériques et physiques soient véritablement hybrides, transparents et ne constituent pas un choix binaire.

    Transformer les procédures de retour en avantage concurrentiel

    Alors que les marchands sont confrontés à des coûts opérationnels supplémentaires liés aux retours de produits, les consommateurs s’attendent, quant à eux, à ce que le processus soit simple et fluide. Et ce n’est pas le moment de risquer leur insatisfaction. Il existe ainsi des mesures que les marchands peuvent prendre pour compenser de manière significative les coûts, et le secret réside dans la manière dont ils gèrent leurs paiements. Nos données montrent ainsi que 86 % des marchands en ligne considèrent que la rapidité ou le traitement en temps réel des remboursements constitue un avantage concurrentiel important. Toutefois, 67 % d’entre eux affirment que le traitement en temps réel n’est pas encore généralisé dans le secteur.

    « Les paiements sont aujourd’hui devenus un véritable générateur de revenus » déclare Ingrid Lethu, VP Sales France & Italie chez Checkout.com. « Cette étape est en effet clé pour finaliser l’achat et éviter les abandons de panier et son optimisation ne doit donc plus être une option. Des données de paiement transparentes et une technologie adaptée permettront aux marchands de prospérer dans un écosystème mouvant et dont une grande partie du potentiel reste encore à découvrir. »

    Pour consulter l’étude dans son intégralité c’est ici 

  • Vers une démocratisation du paiement digital dans les commerces

    Faciliter l’adoption du paiement digital en points de vente : une nouvelle opportunité pour le commerce et la distribution  

    Par Houssem Assadi chez Dejamobile 

    L’essor des paiements numériques est devenu une réalité. Partout dans le monde, les consommateurs font de plus en plus confiance aux moyens de paiement électroniques, notamment au sans contact, pour leurs achats. De leur côté, les commerçants souhaitent offrir aux consommateurs une expérience de paiement toujours plus fluide, simplifiée et sécurisée.

    Vers une évolution profonde des usages de l’écosystème dans le secteur du paiement

    Pour répondre à ces tendances et pour devenir plus compétitifs, de nombreux acteurs ont intégré les paiements numériques dans leur stratégie d’innovation. Encouragés par tout un écosystème ; les régulateurs, les banques, les gouvernements, les systèmes de paiement ou les fintechs, les commerçants et les enseignes disposent aujourd’hui de solutions simples et abordables pour accepter les paiements sans contact et ainsi fournir aux consommateurs expérience de shopping multicanale.

    Il est donc fondamental de s’intéresser aux innovations récentes et à venir en matière d’acceptation des paiements sans contact dans les points de vente, depuis le développement de solutions mPOS (mobile POS ou TPE mobile) au cours des dix dernières années jusqu’à l’apparition en 2020 de solutions innovantes d’encaissement des paiements sans contact et 100 % logicielles.

    En effet, sous l’impulsion de la réglementation et de la généralisation des usages du digital, le secteur du paiement est en train de passer de l’acceptation matérielle des paiements à une acceptation des paiements reposant sur des solutions 100 % logicielles (communément appelées Soft POS). Dès lors, seuls un smartphone ou une tablette Android seront utilisés en guise de terminal de paiement. La technologie NFC permettra alors la communication avec les moyens de paiement sans contact. Le commerçant n’aura donc qu’à télécharger une application sur son mobile pour accepter les paiements des clients. Cette évolution permet d’innover davantage dans le domaine des achats et d’offrir de nouvelles expériences de paiement (self check-out, vendeur mobile, points d’encaissement multiples…).

    Une démocratisation du paiement digital dans les commerces

     Globalement, nous assistons donc à une convergence de facteurs en faveur de la démocratisation de l’acceptation des paiements électroniques chez les commerçants. D’une part, dans les pays où les systèmes de paiement par carte sont largement répandus, les consommateurs utilisent de plus en plus les paiements sans contact, y compris les nouveaux moyens de paiement numériques, comme les Wallets sur smartphones ou objets connectés.

    D’autre part, les acteurs majeurs de l’écosystème des paiements par carte (PCI, Visa, Mastercard, etc.) ont permis l’avènement d’une nouvelle génération de solutions d’acceptation de paiements sans contact. Au final, le paiement est alors rendu disponible dans différents « points d’encaissement » en magasin ainsi qu’en mobilité. Une telle approche permettra aux commerçants d’introduire de nouvelles expériences plus mobiles et fluides en points de vente. Il sera alors possible d’accéder à de nombreux bénéfices, par exemple pour réduire le temps d’attente aux caisses. Au final, cela créera moins de frustration pour le consommateur qui sera plus enclin à réaliser des achats dans l’enseigne qui saura lui proposer une expérience de shopping repensée.

    Toutes les conditions sont donc aujourd’hui réunies pour fournir aux commerçants des solutions d’acceptation de paiements sans contact qui leur permettront de répondre aux nouveaux usages des consommateurs. Le marché est ainsi en train d’évoluer vers une généralisation des paiements numériques, ce qui permettra une meilleure inclusion financière de tous les consommateurs et de tous les commerçants.

     

  • Retail & e-commerce : quels sont les investissements en technologies pour faire face à la pandémie?

    6 commerçants sur 10 augmentent leurs dépenses technologiques pour faire face à la pandémie

    Plus de 80 pourcent des dirigeants interrogés considèrent les solutions intelligentes de paiement, les logiciels de gestion des employés et l’analyse prescriptive comme technologies clés d’ici 2025


    Zebra Technologies Corporation publie les résultats de sa 13e Global Shopper Study. Il s’agit de la seule étude autour de l’industrie du retail qui analyse le comportement des consommateurs, des vendeurs et des dirigeants. L’étude examine également les tendances du commerce de détail et de la technologie qui ont un impact sur le comportement d’achat des acheteurs en magasin et en ligne.

    L’étude menée par Zebra a révélé que les consommateurs s’attendent à vivre une expérience fluide entre les magasins et la version en ligne et qu’ils passent de plus en plus de commandes sur internet en raison de la disponibilité des produits, ce qui se traduit par une augmentation des commandes en ligne où, avec près de 60 % des consommateurs interrogés ont passé une commande au cours des trois derniers mois.
    Plus d’un acheteur sur cinq renvoie un article acheté en ligne, 57 % des vendeurs se sentent impactés par ces retours. Les pénuries de stocks restent également un problème, avec 41 % des acheteurs déclarant qu’il s’agit de l’une des raisons principales pour lesquelles ils quittent les magasins sans avoir effectué d’achat. Parmi les autres principaux problèmes mentionnés suivent les longues files d’attente aux caisses (32 %) et les difficultés à trouver des articles (31 %), ce qui représente une nette augmentation par rapport à l’année dernière.

     Augmentation des commandes via mobiles

    Les vendeurs ainsi que les directeurs du secteur du commerce de détail ont constaté une augmentation considérable du besoin de confort et d’efficacité, avec une forte augmentation de l’utilisation des commandes mobiles et des solutions intelligentes de check-out. Les commandes via mobile – smartphones et tablettes – ont connu une croissance considérable et ont contribué à maintenir la distance sociale et le respect des directives locales. 72 % des acheteurs ont déjà effectué une commande par téléphone portable et 82 % de ces acheteurs sont très susceptibles de continuer cette pratique. Les millennials (88 %) et la génération X (79 %) ont été les principaux utilisateurs de cette nouvelle manière de commander, mais près de la moitié des baby-boomers (47 %) l’ont également utilisé. 74 % d’entre eux continueront probablement à l’utiliser à l’avenir. 64 % des clients pensent que les distributeurs doivent proposer les commandes mobiles, tandis que la grande majorité des décideurs (90 %) et des vendeurs (83 %) estiment que les commandes mobiles permettraient de répondre aux attentes des clients.

    Des solutions de paiement intelligentes pour une meilleure expérience

    Environ la moitié (47 %) des consommateurs interrogés ont eu recours aux caisses automatiques au cours des six derniers mois et plus de 6 acheteurs sur 10 (63 %) estiment que les solutions de caisse automatique offrent une meilleure expérience client. Si le constat est le plus élevé parmi les millennials (73%), 66 % des acheteurs de la génération X et 50 % des baby-boomers ont également constaté une amélioration de l’expérience client grâce aux caisses automatiques au cours de l’année dernière. Cette constatation est partagée par 86 % des décideurs et 71 % des vendeurs. Près de 9 décideurs sur 10 et plus de 7 vendeurs sur 10 estiment que les caisses automatiques ont rendu les missions des employés moins chronophages et plus productives, tout en leur permettant de respecter les protocoles de santé et de sécurité. De manière générale, la pandémie incite les commerçants à accroître leurs dépensent liées à la technologie (61 %) pour continuer d’offrir la meilleure expérience client et salarié possible.

     La sécurité au cœur de l’expérience en magasin

    La confiance peut être améliorée lorsque des précautions ou des mesures de sécurité sont mises en place. Actuellement, il existe une incompréhension entre les décideurs du secteur, les acheteurs et les vendeurs lorsqu’il s’agit de santé et de sécurité. Alors qu’environ 90 % des décideurs pensent que les consommateurs et les vendeurs leur font confiance pour faire de la santé et de la sécurité une priorité, seuls 65 % des acheteurs et 77 % des vendeurs sont d’accord. Près des deux tiers (67 %) des consommateurs sont préoccupés par l’hygiène ou l’exposition sociale dans les magasins, et 59 % préfèrent les magasins offrant des options de paiement sans contact. 

    7 collaborateurs sur 10 affirment que des applications de distanciation sociale et de recherche de contacts leur permettraient d’offrir une meilleure expérience client.

    « Notre étude a révélé que la satisfaction des consommateurs en magasin et en ligne a considérablement diminué cette année en raison de ruptures de stock, de la variété des produits, du coût et du délai de livraison en ligne et des retours, » a déclaré Jeff Schmitz, Senior Vice President et Chief Marketing Office de Zebra Technologies. « Les distributeurs sont conscients que le succès dépend de l’amélioration de l’expérience d’achat et que les investissements dans l’analyse de données, les solutions de commande mobile et le paiement intelligent permettront d’offrir une expérience omnicanal plus fluide et plus satisfaisante. »

    PRINCIPAUX RÉSULTATS RÉGIONAUX

     Europe et Moyen-Orient

    • Plus de 8 décideurs sur 10 (83 %) affirment que la pandémie a accéléré leurs plans de mise en œuvre de terminaux et solutions mobiles, soit le score le plus élevé de toutes les régions.
    • Environ trois quarts (76 %) des consommateurs préfèrent faire leurs achats chez des commerçants ayant à la fois un site en ligne et un magasin physique.

     Asie-Pacifique

    • 7 consommateurs sur 10 (70 %) préfèrent la livraison directe des articles à domicile plutôt que de les récupérer dans un magasin.
    • 75 % des consommateurs préfèrent faire leurs achats dans des magasins offrant des options de paiement sans contact.

     Amérique latine

    • 87% des consommateurs conviennent que l’utilisation de la technologie aide les commerçants à offrir une expérience sûre, confortable et pratique, ce qui représente le score le plus élevé de toutes les régions.
    • Près de 90 % des consommateurs ont utilisé la commande via mobile et ont l’intention de continuer à l’utiliser.

     Amérique du Nord

    • 72 % des vendeurs préfèrent avoir des tâches prescrites plutôt que lire des rapports pour les aider à organiser leur journée.
    • Plus de trois décideurs sur quatre (77 %) ont déclaré ressentir une pression pour améliorer les opérations de traitement et l’efficacité afin de pouvoir offrir une variété d’options et de vitesses de livraison.

     

  • Personnalisation, expérience d’achat , moyens de paiement , parcours d’achat … Quelles sont les attentes des consommateurs européens en boutique ?

    Quelles sont les attentes des consommateurs européens en boutique ?

    Une infographie proposée par Adyen 

    Personnalisation, expérience d’achat optimale, moyens de paiement diversifiés, parcours d’achat omni-canal …
    Qu’attendent les acheteurs européens et comment répondre à leurs besoins ?

     

  • Retail – Ecommerce : Les moyens de paiement actuels et prospectifs

    Retail – Ecommerce / Les moyens de paiement actuels et prospectifs 

    Infographie Limonetik 

    En 10 ans, les ventes sur les sites de e-commerce en France ont progressé de +675% (Source : Observatoire du numérique – DGe). Tandis que Forrester research annonce que 53% des ventes de détail en Europe seront influencées par le Web en 2020 et 39% seront réalisées via les marketplaces (Source : e-Commerce Foundation), la Fevad prévoit une croissance de 30% des commandes numériques BtoB dans le même temps. Sur fond d’internationalisation, cette explosion du Net s’accompagne de multiples embûches et évolutions des parcours d’achat. Dans ce contexte, Limonetik a réalisé une enquête pour mieux appréhender l’appétence des consommateurs aux différents moyens de paiement actuels et prospectifs.

  • #Etude Capgemini – L’émergence d’un nouvel écosystème des paiements

    World Payments Report

    Selon l’édition 2017 du World Payments Report  (WPR 2017), les volumes de paiements digitaux devraient augmenter de 10,9% d’ici  2020 pour atteindre près de 726 milliards de transactions à travers le monde.  Réalisé par Capgemini, le WPR 2017 anticipe une hausse de 19,6% des volumes générés par les économies émergentes, soit trois fois plus que pour les économies matures. Les pays asiatiques émergents1 , avec à leur tête la Chine et l’Inde, devraient voir leurs volumes de paiements  progresser de 30,9%. Enfin, selon les estimations, le TCAC2  des paiements non-cash3  effectués par des entreprises et des organismes publics devrait être de 6,5% pour la période 2015-2020, ce qui correspond à plus de 122 milliards de transactions.

    Entre 2014 et 2015, le volume des transactions non-cash dans le monde a augmenté de 11,2% pour atteindre les 433,1 milliards, ce qui représente la plus forte hausse de la décennie. En 2015, la croissance a été portée par les marchés en développement, qui ont progressé de 21,6%. Les marchés matures ont de leur côté enregistré une croissance de 6,8%, contre 6% en 2014.

    Malgré une adoption de plus en plus répandue des paiements digitaux, ceux en espèces restent prédominants, en particulier pour les transactions de faible valeur. Selon le WPR 2017, la mobilité, le secteur des loisirs, les médias, ainsi que les technologies telles que la domotique, le paiement sans contact, les « wearables »4 et la réalité augmentée devraient favoriser la progression des transactions non-cash.

    Par ailleurs, la digitalisation accrue des paiements B2B impacte les tendances régionales. Sur les marchés matures d’Asie-Pacifique, les PME utilisent la facturation digitale, les cartes virtuelles, ainsi que les solutions financières et comptables hébergées dans le Cloud. Les pays asiatiques émergents plébiscitent quant à eux les cartes de crédit, qui simplifient et sécurisent les paiements tout au long de la chaîne logistique.

    L’émergence d’un nouvel écosystème des paiements

    Le WPR 2017 met également en lumière divers facteurs comme la directive DSP25 , les FinTechs, l’évolution des attentes des entreprises et des clients en matière de services à valeur ajoutée et la  multiplication des technologies de paiement qui, en créant un environnement réglementaire évolutif, favorisent l’émergence d’un nouvel écosystème des paiements.

    « Au sein de ce nouvel écosystème dynamique, les acteurs du secteur des paiements doivent procéder à une réévaluation stratégique de leur position , » explique Anirban Bose, Directeur des marchés bancaires et financiers chez Capgemini. « Les banques doivent profiter de cette opportunité pour améliorer leurs offres, en collaborant notamment avec les FinTechs et les développeurs tiers. Les progrès technologiques ainsi que les avancées sectorielles majeures, comme les APIs6 ouvertes, les paiements instantanés, la blockchain et la standardisation réglementaire, incitent à ces collaborations. »

    Une nouvelle opportunité pour les trésoriers d’entreprise

    Les entretiens réalisés dans le cadre de ce rapport ont également permis d’identifier les bénéfices mais  aussi les défis que représente ce nouvel écosystème pour la trésorerie des entreprises. En effet, les trésoriers d’entreprise exigent aujourd’hui de pouvoir s’appuyer sur des services de bout en bout plus fiables et participent ainsi à l’évolution de l’écosystème des paiements. Compte tenu  du secteur très concurrentiel dans lequel les banquent évoluent, elles peuvent saisir cette opportunité pour consolider les relations avec leurs clients, tout en en attirant des nouveaux. Par ailleurs, la gestion de la trésorerie est de plus en plus digitalisée. L’automatisation des tâches répétitives permet aux trés oriers de se concentrer sur les prévisions de trésorerie ainsi que sur la prévention des fraudes. Dans le domaine des financements commerciaux, les banques et les FinTechs s’intéressent aux « smart contracts  » reposant sur la blockchain pour optimiser leurs processus. Enfin, pour les paiements transfrontaliers, les banques expérimentent la blockchain afin de développer en interne des plateformes évolutives de paiement digital.

    La collaboration et les systèmes ouverts constituent des menaces de sécurité pour les trésoreries d’entreprise . Les sociétés s’attendent  donc à ce que leur banque les aide désormais à améliorer leurs infrastructures de sécurité. De plus, dans ce nouvel écosystème des paiements, les développeurs tiers interagissent directement avec les clients des banques partenaires, ce qui soulève des questions en matière de sécurité, de confidentialité des données et de détection des attaques.

    Le rapport met également en évidence un autre défi de taille : le manque de standardisation lié aux différentes normes des organismes de réglementation nationaux et leur interprétation. «Les entreprises et banques multinationales souhaitent une meilleure harmonisation des réglementations à l’échelle du secteur, indique Bruno Mellado, Directeur des paiements et des créances chez BNP Paribas. Dès lors que les questions de sécurité ne seront plus un problème, la collaboration et les partenariats au sein du nouvel écosystème des paiements se renforceront et généreront de la valeur pour les entreprises, les banques et les FinTechs. Ce nouvel environnement permettra de surmonter la plupart des défis auxquels sont confrontées les banques et les entreprises, mais il en restera encore quelques-uns. Les acteurs du secteur peuvent se préparer aux incertitudes liées à l’évolution de l’écosystème des paiements en collaborant avec des banques et des partenaires possédant l’expertise adéquate. »

    L’impact des KRIIs (ou Key Regulatory Innovation Initiatives)

    Les KRIIs qui visent à encourager la concurrence et réduire les risques sont pointés du doigt dans le rapport car elles compliquent l’environnement réglementaire en renforçant la concurrence entre les prestataires de services et en perturbant des segments traditionnellement stables de la chaîne de valeur des paiements. Elles peuvent cependant améliorer la standardisation et la transparence, ce qui devrait se traduire par des innovations majeures à long terme pour les clients. Les KRIIs mises en œuvre depuis la publication du World Payments Report 2016 se concentrent sur la monnaie digitale, la réduction des paiements en espèces, les FinTechs et les APIs.

    Le rapport traite aussi des défis rencontrés par les différentes parties prenantes au moment de la mise en place de la directive DSP2 en Europe. Avec cette nouvelle directive dont l’entrée en vigueur est prévue pour janvier 2018, l’Europe fera un grand pas en avant vers un marché digital interopérable, impactant ainsi largement les banques, prestataires de services de paiement, FinTechs et entreprises. Cependant, un manque de coordination et de gestion intégrée des données au sein des banques européennes pourrait aboutir à des conflits d’objectifs et de priorités et compromettre ainsi la standardisation et la transparence attendues. Parallèlement, les KRIIs concernant les paiements instantanés, la réduction des paiements en espèces et la cybersécurité pourraient encourager les prestataires de services de paiement à créer des solutions qui renforcent la satisfaction client.

     

     

    Téléchargez le World Payments Report 2017 ici