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  • 3 conseils pour bien utiliser l’IA générative dans la création de contenu

    3 conseils pour bien utiliser l’IA générative dans la création de contenu

    Selon Impulse Analytics

    Depuis l’ouverture de ChatGPT au grand public et l’apparition d’outils de génération d’images comme MidJourney ou Dall-e, les usages de l’IA se développent dans les agences, et ce, à toutes les étapes de la création et de la diffusion publicitaire.
    Les plateformes commencent également à intégrer ces outils nativement dans leurs ad managers.

    Impulse Analytics, cabinet de conseil en marketing digital, data et technologie, revient sur 3 points importants pour bien utiliser l’IA générative dans la création de contenu.

    • Les IA génératives doivent être guidées

    Les modèles d’IA sont extrêmement rapides dans la génération de textes, offrant ainsi aux concepteurs-rédacteurs une multitude de suggestions d’accroches en quelques minutes seulement. Ces modèles deviennent des outils précieux pour diversifier les messages des campagnes et améliorer les performances publicitaires. Cependant, il est essentiel de les guider et de les orienter, car ils ne sont pas totalement autonomes.

    • S’appuyer sur des exemples existants plutôt que de partir de zéro
    En effet, la génération de texte est plus efficace lorsque les modèles sont nourris d’exemples qui les inspirent. Partir de zéro peut être risqué. Des frameworks tels que AIDA (Attention – Intérêt – Désir – Action) et PAS (Problème – Amplification – Solution) peuvent servir de guide pour orienter les modèles. Des indications sur le ton et le ciblage de l’audience peuvent également être utilisées pour affiner les résultats.
    Cela s’applique également à la génération d’images. Les outils de « prompt-to-image » tels que Dall-E, MidJourney ou Stable Diffusion permettent aujourd’hui de créer facilement des visuels pour les réseaux sociaux, mais ils nécessitent une bonne maîtrise des différents paramètres.
    • L’humain doit garder la main
    Il est important que l’humain garde la main sur l’IA. L’utilisation de l’IA dans la création de contenu offre de nombreux avantages, mais il est crucial de maintenir un contrôle pour éviter toute dérive ou mauvaise utilisation. Qu’il s’agisse d’images ou de textes générés ou co-créés par une IA, le dernier mot – ou coup de crayon – doit revenir à l’humain.
  • Responsables marketing : connaissez vous le Flywheel Marketing ?

    Flywheel Marketing : six astuces pour développer son entreprise

    par Cameron Deatsch, Chief Revenue Officer d’Atlassian

    Les stratégies de inbound marketing ont été largement dominées par le concept de tunnel de vente, à l’image d’un entonnoir qui catalyse l’attention du consommateur par une succession proactive de démarches commerciales. Cependant, les innovations digitales sont en train de changer rapidement la façon dont les consommateurs perçoivent leur relation avec les marques.

    Que vous soyez une startup qui tente de se développer ou une entreprise établie qui cherche une approche plus efficace de la mise sur le marché (GTM), le modèle du flywheel ou volant d’inertie est l’un des meilleurs moyens de développer votre entreprise. Ce qu’il y a de bien avec cette approche, c’est qu’une fois qu’elle a démarré, il faut relativement peu d’efforts pour la maintenir en mouvement et créer une dynamique. Elle attire et engage de nouveaux clients 24 heures sur 24.

    Qu’est-ce que le modèle Flywheel ?

    L’idée est à la fois simple et innovante. Elle part du principe qu’une marque peut utiliser les clients comme ses propres promoteurs de façon tout à fait organique : si le produit acheté rend le client heureux, il en parlera à ses proches, et s’il est accessible, il est probable que ses proches l’achètent à leur tour. On aura alors des nouveaux clients satisfaits, qui parleront davantage de leur expérience autour d’eux, entrainant ainsi un cycle vertueux et générant des nouvelles conversions de façon presque autonome.

    On peut identifier trois actions majeures à effectuer dans une stratégie de Flywheel Marketing :

    • Attirer : en suscitant de l’intérêt grâce à des contenus utiles et faciles à consulter, dans le but de créer des conversations entre utilisateurs satisfaits et clients potentiels.
    • Engager : en proposant aux prospects de se renseigner de manière simple et accessible sur le produit, selon leurs propres besoins et à leur propre rythme, en créant ainsi les bonnes conditions pour l’achat.
    • Ravir : en offrant une expérience client ultra positive, grâce à une conception produit ergonomique et à des bases de connaissances qualitatives.

    Au contraire du tunnel de vente, qui est plutôt statique, il faut imaginer le volant d’inertie comme une roue tournant en permanence grâce à l’énergie produite par les clients eux-mêmes, c’est-à-dire par leur satisfaction à l’égard de la marque et par l’image positive qu’ils propagent autour d’eux. Une fois démarré, le volant a donc besoin de très peu d’efforts pour prendre de l’élan et créer une dynamique de vente positive.

    Voici ci-dessous, six astuces pour développer l’activité d’une entreprise avec le Flywheel Marketing.

    1. Abattre les barrières

    Les bons produits se vendent d’eux-mêmes : les marques devraient s’abstenir le plus possible d’intervenir dans la démarche de conversion et concentrer leurs efforts dans l’optimisation des options self-service (FAQ, chatbot, etc.). Le rapport du client au produit devrait être spontané et le processus d’achat aussi familier qu’une commande sur un site de e-commerce.

    2. Maintenir une cohérence dans les tarifs

    Le prix d’un produit doit être compétitif, mais il est également conseillé qu’il soit fixé pour être le même pour tout le monde. Les remises fréquentes apprennent aux clients à ne pas prendre au sérieux les informations divulguées par les sources officielles de la marque. De plus, la négociation d’offres spéciales détourne l’attention des équipes marketing de tâches à plus forte valeur ajoutée.

    3. Limiter les interactions directes avec le client

    À chaque fois qu’une interaction individuelle avec le client se rend nécessaire, il est important de se poser cette question : pourquoi n’a-t-il pas été capable de trouver ces mêmes informations par lui-même ? Chaque question que le client adresse directement à la marque est la preuve d’une friction qui, dans la mesure du possible, devrait être éliminée.

    4. Favoriser le réseau à tous les niveaux

    Faciliter la participation des clients est extrêmement importante : la mise en place d’un forum en ligne, leur permettant de poser des questions et d’échanger des conseils, représente un moyen efficace et peu coûteux d’entretenir leur engagement.

    5. Multiplier les leviers pour mieux engager

    Etre en mesure de différencier les sources d’engagement permet de maximiser les résultats. Pour les marques grand public, il est par exemple possible d’imaginer des nouveaux produits et des programmes de fidélisation ou d’investir dans le marketing d’influence. Pour les entreprises s’adressant à une audience de professionnels, il est conseillé de proposer un service technique de grande qualité.

    6. Éviter les pièges

    Lorsque les entreprises commencent à attirer de grands comptes, elles sont tentées de donner priorité à ces contrats, au point de laisser les plus gros clients dicter la feuille de route du développement produit. C’est tentant, mais c’est aussi un piège à éviter : il faut rester le plus possible fidèle à son propre modèle, quitte à renoncer aux clients qui ne souhaitent pas le respecter.

    Pour conclure, rien ne fonctionne si on ne dispose pas d’une équipe soudée partageant les mêmes valeurs et une compréhension commune des objectifs. Avoir des valeurs claires permet aux marques de rester concentrées sur une offre de qualité et de devenir une force positive dans la vie des clients.

  • Un tiers des entreprises vont mettre la clé sous la porte sans un changement de leur modèle économique

    Un tiers des entreprises vont mettre la clé sous la porte sans un changement de leur modèle économique

    Une étude de Sitecore avec Econsultancy révèle qu’un tiers des entreprises craignent de mettre la clé sous la porte dans les 36 prochains mois, sans réinvention de leur modèle d’entreprise

    Pour l’écrasante majorité des entreprises, l’e-commerce et l’expérience client personnalisée sont l’unique remède pour générer de la croissance

    En partenariat avec Sitecore®, éditeur de logiciels de gestion de l’expérience numérique, Econsultancy publie un rapport intitulé « Réinventer le commerce », qui fournit un instantané du marché du commerce mondial.

    Un tiers des entreprises vont mettre la clé sous la porte sans un changement de leur modèle économique

    Cette recherche révèle que 60 % des entreprises déclarent que leur modèle d’entreprise est sous une très forte ou forte pression pour s’adapter aux conditions changeantes du marché, un tiers étant inquiète que cette pression puisse menacer leur existence dans les 36 prochains mois.
    Une majorité des entreprises interrogées ont identifié une nouvelle source de croissance en combinant une expertise dans le commerce alliée à une expérience personnalisée et adaptée à chaque client. Deux tiers des répondants reconnaissent que c’est en créant un contenu personnalisé adapté à leurs clients qu’ils peuvent rivaliser avec les grandes marques.

    Pour 47% le e-commerce est une opportunité significative de croissance

    Bien qu’ils soient enthousiastes à l’idée de meilleurs résultats opérationnels potentiels généré par la création d’un parcours client personnalisé adapté, les répondants doutent généralement de pouvoir travailler avec et face à de puissants acteurs tels qu’Amazon et Alibaba et de se mesurer à eux. Presque le même pourcentage de répondants considèrent que les marchés e-commerce de tout premier plan sont une opportunité significative de croissance (47 %), mais ils sont inquiets à l’idée de travailler avec eux (46 %).

    Le succès dans le e-commerce dépend de la capacité à créer des expériences client incontournables

    En réponse à ce marché complexe, plus de 80 % des répondants disent que leur succès en tant qu’entreprise dans le e-commerce dépend de leur capacité à créer des expériences client incontournables. Malgré cela, moins de 40 % signalent qu’ils disposent aujourd’hui d’un système leur permettant de personnaliser leur offre pour chaque client.
    La solution Experience Commerce™ de Sitecore a été spécifiquement conçue pour répondre à ce défi et permettre aux responsables du marketing et aux spécialistes des ventes, de créer une expérience de shopping hautement personnalisée. Experience Commerce de Sitecore fusionne le contenu et le commerce pour permettre à n’importe quelle entreprise de fournir une personnalisation cohérente, de la présentation de produits pertinents jusqu’à la proposition de promotions et d’offres dans le contexte du parcours de chaque individu—avant, durant et après la transaction.

    « Personne ne veut vivre dans un monde où les marques plus récentes et plus petites sont incapables de rivaliser avec les goliaths du e-commerce —il en résulterait un paysage commercial homogène sans variété pour les clients », a déclaré Paige O’ Neill, directrice du marketing chez Sitecore. « Comme presque la moitié des chefs d’entreprise pensent que leur capacité à personnaliser l’expérience clients est insuffisante, il y a beaucoup de place pour la croissance. La prise de contrôle des données et du contenu, ainsi que l’exploitation de plateformes de technologie telles celles de Sitecore, peuvent aider les entreprises à évoluer pour rivaliser avec les plus grands acteurs, sans manquer une opportunité de chiffre d’affaires. »

    « La pression pour créer des parcours clients plus pertinents est ressentie dans tous les pays et toutes les industries—aucun secteur n’est exclu », a ajouté Stefan Tornquist, vice-président directeur de la recherche et de la stratégie de contenu chez Econsultancy. « La plupart des chefs d’entreprise et des responsables du marketing reconnaissent la nécessité de créer un contenu personnalisé pour les plateformes de commerce, mais leur capacité à procurer une expérience numérique qui incite les clients à acheter une première fois et à revenir ensuite, laisse à désirer. Lorsque vous comparez les priorités et la sophistication des leaders du marché avec la tendance dominante, de nombreuses entreprises sont en péril. Elles pourront seulement réduire l’écart lorsqu’elles pourront fournir des expériences client pertinentes à grande échelle. »
    Les résultats du rapport « Réinventer le commerce » sont basés sur les réponses de plus de 1200 cadres de marketing des secteurs du commerce de détail, des biens et produits de grande consommation, et de l’industrie qui ont participé à un sondage dans douze pays d’Amérique du Nord, d’Europe, et d’Asie.

  • Comment intégrer l’Internet des Objets au sein de votre modèle ?

    Comment intégrer l’Internet des Objets au sein de votre modèle ? 

    Par Wolfgang Möller, Directeur Industries & IoT chez itelligence AG 

    Il était impensable il y a 10 ans que la compatibilité avec un smartphone soit un critère important dans le processus d’achat d’une voiture. Aujourd’hui, ce genre de détail joue un rôle déterminant dans le succès ou l’échec d’un modèle économique. Il s’agit donc d’une préoccupation majeure pour les entreprises souhaitant déterminer leur stratégie d’IoT.

    Définissez des objectifs clairs

    Au-delà de votre marché et de la concurrence, vous devez être en mesure de répondre à deux questions sans réfléchir.

    Tout d’abord, que souhaitez-vous accomplir à travers votre transformation numérique ? Vous souhaitez peut-être améliorer votre service client, réduire les coûts, ou encore lancer un nouveau produit qui créerait une rupture technologique. Sans objectif clair, un investissement dans l’IoT serait vain, ou, au mieux, produirait un résultat ponctuel, mais sans bénéfice à long terme.

    Ensuite, souhaitez-vous optimiser vos processus internes, c’est-à-dire adapter vos processus de fabrication dans le cadre d’un projet Industrie 4.0, et intégrer des objets intelligents dans votre chaîne logistique et vos systèmes de gestion ? Ou bien préférez-vous transformer vos relations avec vos partenaires en utilisant l’Internet des Objets pour changer la manière dont vous collaborez ? Ces deux stratégies peuvent être payantes et dépendent de vos objectifs à long terme, des forces et faiblesses de votre entreprise, du marché et de la conjoncture actuelle.

    Créez de nouveaux réseaux et partenariats

    Personnellement, je pense qu’il est nécessaire de bâtir des partenariats pour créer de nouveaux modèles économiques, bien que ceci soit évidemment plus complexe. Imaginez une plateforme pétrolière offshore où chaque pompe est équipée d’un ensemble de capteurs qui transmettent des données en continu. « Rien de révolutionnaire », me direz-vous. Mais ceci devient intéressant lorsque toutes les parties prenantes peuvent utiliser les données, et pas seulement l’exploitant de la plateforme. Partons du principe que les données des capteurs pour toutes les pompes et éléments de construction sont acheminées vers une plateforme centrale unique, également mise à la disposition des fabricants et de l’entreprise en charge de la maintenance.

    Imaginons également que le fabricant de ces pompes puisse utiliser non seulement les données issues de cette plateforme pétrolière spécifique, mais également celles de tous les endroits où ses produits sont en activité. Dans ce cas, le fabricant peut identifier si une installation fonctionne de manière optimale et partager cette information avec l’exploitant de la plateforme. Ainsi, tout le monde bénéficie de cet échange d’information, y compris les techniciens qui peuvent, par exemple, s’en servir pour réaliser de la maintenance prévisionnelle. Grâce au réseau SAP Asset Intelligence Network, il est possible de mettre en œuvre des scénarios tels que celui-ci. Grâce à cette plateforme, il devient possible d’agréger les données des capteurs sans logiciel intermédiaire et d’alimenter directement un système informatique existant. Les données sont ensuite partagées avec les partenaires via le cloud. Évidemment, aucune entreprise ne souhaite proposer un accès ouvert à ses systèmes. Mais avec un réseau cloud intelligent, cela ne sera pas nécessaire. Chaque partenaire ne pourra accéder qu’aux informations le concernant. Par ailleurs, ces informations sont stockées dans le datacenter du fournisseur informatique, soit « en terrain neutre ».

    Pensez « Retour sur Investissement »

    Un tel scénario peut s’avérer particulièrement efficace, si toutes les parties prenantes travaillent ensemble pour en extraire une réelle valeur ajoutée. De manière générale, il est nécessaire d’identifier les conséquences économiques d’un projet IoT avant de démarrer. Il faut aussi encourager les équipes à innover afin de développer de nouvelles idées. D’ailleurs, ces idées n’ont pas besoin d’être révolutionnaires : les « petites avancées » aident parfois à rassurer vos collaborateurs sur l’IoT et à les rallier à votre cause.  Une chose est sûre : l’Internet des Objets ne sera jamais fourni « clé en main » avec une intégration standard dans votre entreprise. C’est un projet à long terme, que vous devez mettre en œuvre en fonction de vos processus et de vos besoins.

  • Agences marketing : plan ORSEC pour survivre…

    Agences marketing : l’urgence d’un nouveau modèle

    Par Serge Hauser, Directeur Général de Wide France, groupe Micropole

    Naguère centré sur la marque, à grand renfort d’investissements publicitaires, le marketing glisse peu à peu vers une stratégie centrée sur l’Expérience Client. Si Apple, Nike ou Amazon ont ouvert la voie, l’ensemble des secteurs d’activité sont désormais concernés et, petit à petit, les directeurs marketing et directeurs du Digital cèdent du terrain aux directeurs de l’Expérience Client. C’est que la véritable ubérisation, c’est ça : mettre le besoin du client au centre de la stratégie et lui apporter une expérience enrichie et enrichissante.

    Même l’univers du luxe, pourtant ultime sanctuaire de la Marque-Toute-Puissante, investit aujourd’hui massivement dans le développement de l’Expérience Client : connaissance client, plate-forme de gestion des données (DMP), CRM omnicanal… Les plus conservateurs sont désormais focalisés sur ce nouvel enjeu.      

    Ces enjeux sont considérables : selon Forrester, les entreprises américaines les plus matures en matière d’expérience consommateur enregistrent en 2015 un accroissement de leur chiffre d’affaires de 2,5 à 6,5 fois supérieur à leurs compétiteurs directs ! 

    Nous sommes passés des signaux faibles au plan Orsec en 2 ans

    La démarche vers l’expérience consommateur n’a en réalité rien de fondamentalement nouveau et nombre d’entreprises l’ont adoptée depuis plusieurs années. Ce qui change, c’est l’accélération de la nécessité et la place stratégique qu’elle occupe aujourd’hui dans la performance de l’entreprise.

    Tous les signaux, de moins en moins faibles, sont réunis pour justifier cette transformation. La défiance grandissante des consommateurs vis-à-vis des marques et la montée en flèche des adblockers (+40% par an) sont sans doute parmi les plus significatifs. Le consommateur crie à qui veut l’entendre qu’il n’est pas une marchandise dont les données sont exploitables à merci ni un espace public que l’on peut envahir sans vergogne. Il nous rappelle chaque jour plus fortement qu’à l’ère de la maturité digitale, le maître du jeu, c’est lui.

    Qu’attend le consommateur ? De la reconnaissance, de l’estime, de la personnalisation, de la légitimité. Il attend que les marques le surprennent, le considèrent, le charment, le servent conformément à ses attentes, nées de sa maturité digitale.

     La nécessité d’un nouveau modèle d’agence

    Aborder complètement la notion d’expérience consommateur – expérience vécue, perçue et d’usage – demande une agrégation intime de compétences « émotionnelles », scientifiques et techniques.

    La DataScience est, et reste, le carburant de la démarche. Elle nous permet de comprendre les comportements en agrégeant des données de plus en plus souvent hétérogènes (Big Data, DMP…), de mesurer ces comportements, d’identifier les leviers d’optimisation et d’en prévoir les effets. Elle cimente l’action des designers d’expérience client dont la réflexion démarre la plupart du temps – et c’est tant mieux ! – par une approche empirique, nourrie de bon sens, de design thinking, de culture digitale et d’innovation. 

    A la croisée de ces chemins est la dimension technologique. Bien sûr, qui dit techno dit innovation. Non seulement l’innovation « palpable » est devenue un facteur clé d’attirance à la marque (d’où une course effrénée à l’innovation chez les marques historiques), mais elle permet surtout d’appréhender des comportements futurs. Les nouvelles technologies liées aux moyens de paiement ou à la réalité virtuelle, en sont sans doute les plus parfaits exemples. 

    Mais l’innovation se joue en grande partie dans l’arrière-cour, notamment chez les éditeurs tels qu’Oracle, IBM, Salesforce, SAP… Les plates-formes développées par ces acteurs majeurs permettent la maîtrise de l’omnicanalité, condition sine qua non d’une expérience client performante. Ils permettent de relier chaque dimension de la relation (web, social, mobile, ventes, service client et distribution), d’industrialiser des relations individuelles, et d’inscrire l’expérience dans le temps, de l’envisager sur l’ensemble du cycle de vie d’un client et non en parcours isolés. Dès lors, la connaissance intime de ces solutions devrait être un pré-requis pour quiconque prétend définir une stratégie dédiée à l’expérience client. 

    Enfin, la capacité d’inscrire la démarche au cœur de la marque, de la définir dans le sillage de la plate-forme de marque, est tout aussi fondamentale. Ses valeurs, sa vision, sa philosophie nourrissent la tonalité, la nature et le type d’expérience à proposer. Nespresso, Uber, AirBnB ou bien sûr Apple… toutes ces marques ont essentiellement forgé leur solidité sur le particularisme de l’expérience qu’elles proposent et non sur la singularité de leur offre produit comme on pourrait – trop facilement – le croire et comme l’ont cru leurs concurrents historiquement installés et aujourd’hui fragilisés.