Étiquette : mode

  • Marché du textile : comment se réinventer pour perdurer

    L’industrie de la mode : un secteur sous pression qui doit se réinventer

    La mode traverse une crise profonde : insolvabilités en hausse, modèles historiques affaiblis, pression sur les marges. Pourtant, des leviers de transformation existent  et certains acteurs montrent déjà qu’il est possible de regagner en performance.

    Eight Advisory dévoile son nouveau livre blanc : « L’industrie de la mode à la croisée des chemins : comment se réinventer pour perdurer », un décryptage complet des ruptures du secteur et des modèles qui fonctionnent.

    Chiffres clés : un secteur fragilisé

    • –26 % de magasins de mode entrée de gamme depuis 2019
    • +274 % de licenciements dans le retail aux États-Unis (S1 2025)
    • 1 422 procédures d’insolvabilité en France en 2024
    • +70 % sur les matières premières textiles ; énergie à 1 130 €/MWh
    • Dépenses mode en France toujours –7 % vs 2019

    Les modèles gagnants qui redessinent le marché

    Le livre blanc identifie cinq modèles qui restaurent marges et désirabilité :

    • DNVB – Maîtrise totale de la chaîne de valeur, marges >70 %.
    • Précommande DTC – Production selon la demande, retours divisés par deux.
    • Circularité intégrée – Reprise, réparation, revente (ex. Zara Pre-Owned).
    • Drop model – Rareté, engagement maximal, réactivité extrême.
    • Co-création communautaire – Les clients deviennent moteurs d’innovation.

    Acteurs historiques : un rebond possible

    Les réseaux physiques disposent toujours d’avantages décisifs (notoriété, data, omnicanal), à condition d’engager une transformation en profondeur autour de cinq axes :

    • Passer du volume à la valeur – Assortiments rationalisés, full-price renforcé.
    • Redéfinir le rôle du magasin – Hubs omnicanaux et lieux d’expérience.
    • Recréer une identité produit forte – Cohérence, désirabilité, rythme maîtrisé.
    • Activer la data – Personnalisation, clienteling prédictif, drops VIP.
    • Faire de la durabilité un levier stratégique – Second-hand, transparence, circuits courts.

    Un message clair : il n’y a pas de fatalité

    La performance reste possible : réduction de la complexité, gouvernance renforcée, omnicanal optimisé, relation client augmentée, et inspiration des modèles les plus agiles.

    Pour accéder au white paper complet c’est ici 

  • Les marques françaises de luxe les plus puissantes

    Luxe à la française : les marques les plus influentes


    Décryptage du rapport Kantar par Modalova 

    C’est un rapport très attendu chaque année : le classement Kantar BrandZ présente les marques françaises les plus puissantes.
    En 2023, force est de constater que certaines d’entre elles affichent une croissance insolente. Ainsi, la valeur cumulée des 50 premières enseignes a augmenté de +30 % en deux ans, pour atteindre 424 milliards de dollars (vs 325 milliards en 2021).
    Ce palmarès est dominé par les grands noms du luxe et de la beauté : ils occupent 9 des 10 premières places.
    Les points communs entre les marques de luxe françaises les plus dynamiques

    Les marques qui affichent une belle croissance présentent des similitudes :

    Elles sont utiles (meaningful). Leur positionnement, clair et cohérent, permet de créer une relation forte avec les clients, tant fonctionnelle qu’émotionnelle. Ainsi, les marques qui performent sont perçues comme ayant davantage de sens que les autres : +21% pour celles du Top 100 et +37% pour celles du Top 10.
    Elles sont différentes (different). Elles affichent une identité forte, différente de la concurrence, et font souvent figure de pionnières. Cette capacité à innover les rend irremplaçables et conforte leur position de leader. Les chiffres sont éloquents : +21% de différenciation pour les marques du Top 100 et +31% pour celles du Top 10.
    Elles sont marquantes (salient). Leur communication impactante les impose comme des références dans l’esprit des clients, qui les citent spontanément (on parle de « notoriété Top of mind »). Elles bénéficient ainsi d’un taux de transformation supérieur au moment de la prise de décision de l’acheteur. Les chiffres à retenir : les entreprises du Top 100 sont 34 % plus mémorables que la moyenne de toutes les marques, tandis que celles du Top 10 le sont de 69 %.

    Les marques de mode de luxe les plus influentes en France

    1. Louis Vuitton – 1re place : la marque du groupe LVMH caracole en tête de ce classement depuis 2018 avec une valeur dépassant 102 milliards de dollars. Elle présente aussi la plus forte croissance depuis 2021 (+72 %).

    2. Hermès – 2e place : elle est valorisée à 57,5 milliards de dollars, avec +48 % de croissance en 2021.

    3. Chanel – 3e place : elle pèse 57,1 milliards de dollars, avec une progression de +30% depuis 2021.

    4. Dior – 8e place : cette marque du groupe LVMG est valorisée à 8,76 milliards de dollars, soit une croissance de +47 % depuis 2021.

    5. Cartier – 9e place (la plus forte croissance du classement) : elle vaut 8,2 milliards de dollars, soit une progression de +88 % depuis 2021 et de + 51% entre 2022 et 2023.

    6. Saint Laurent / YSL – 16e place : malgré sa valeur de 4,59 milliards de dollars, cette belle marque a fait 1 % de moins qu’en 2021.

    7. Givenchy – 24e place : valorisée à 2,71 milliards de dollars, la maison de couture connaît une progression de +26 % depuis 2021.

    8. Celine – 30e place : encore une marque du groupe LVMH dans le palmarès Kantar ! Estimée à 2,13 milliards de dollars, elle a progressé de +69 % en deux ans.

    Louis Vuitton, un leader qui s’impose aussi à l’international

    Grâce à une politique de prix élevés sur ses principaux marchés (Chine, Japon et États-Unis), Louis Vuitton affiche les meilleurs résultats du classement Kantar. Un challenge rendu possible par une stratégie qui mixe plusieurs leviers :

    • L’alternance des best-sellers iconiques et des nouveautés, pour fidéliser les clients historiques tout en séduisant la nouvelle génération.

    • Des collaborations le temps d’une collection : Yayoi Kusama, Suprême, Stephen Sprouse, Jeff Koons…

    • Des expériences audacieuses : la marque, plébiscitée pour ses défilés de mode éphémères, s’aventure aussi du côté de la gastronomie. Ex. : ouverture d’un restaurant à Saint-Tropez avec le chef étoilé Mory Sacko, lieu culturel et culinaire à Paris avec le chef pâtissier Maxime Frédéric …

    « Aujourd’hui, Louis Vuitton est la seule marque française à intégrer en 2023 le classement des marques (tous secteurs confondus) les plus influentes au monde. Elle se classe à la 10e position, aux côtés de géants tels que les GAFAM ou Mc Donald. »

    L’analyse du rapport à retrouver ici

  • Quand la technologie d’AliBaba vient au secours de l’événementiel

    Covid-19 : La technologie au service de l’événementiel et de l’industrie de la mode

    La crise du Covid-19 a lourdement impacté le secteur de l’événementiel depuis plus d’un mois et a ainsi obligé tous les organisateurs à annuler ou à reprogrammer leurs événements. Alors que la transition numérique continue de faire largement ses preuves dans de nombreuses industries, celle de l’événementiel n’est pas en reste. Bien plus qu’un simple moyen d’innover, la technologie peut devenir un véritable outil pour aider le secteur de l’événementiel et plus particulièrement l’industrie de la mode à rebondir.

    Preuve en est : la Shangai Fashion Week (SHFW), un des événements les plus attendus de l’année dans le secteur de la mode, a été le premier à adopter une nouvelle approche technologique. L’objectif ? Faire vivre à son public mondial une expérience online inédite. Bénéficiant des technologies d’Alibaba, cet événement a été le premier à passer au « tout numérique »en organisant tous ses défilés en ligne : tous les défilés ont été diffusés en direct en Chine et en exclusivité sur Tmall, la première marketplace dédié au grand public en Chine, et Taobao Live, la chaîne de livestreaming d’Alibaba.

    La Shangai Fashion Week (SHFW) s’adapte au confinement 

    Plus de 150 marques et designers du monde entier – des marques internationales comme Diane von Furstenberg ou des designers indépendants chinois émergents tels que Shushu/Tong et Angel Chen – ont présenté leurs dernières collections automne-hiver. De plus, contrairement aux événements traditionnels dans le secteur de la mode, les consommateurs ont pu profiter pleinement des nouvelles collections avant même qu’elles ne soient disponibles en magasins, grâce au format « See Now Buy Now ».

    « Nous avons intégré certaines des technologies les plus avancées d’Alibaba afin d’offrir une expérience inédite et optimale aux consommateurs », a déclaré Mike Hu, directeur général de Tmall Fashion et de FMCG. « Notre partenariat avec la Shangai Fashion Week nous permet de tirer pleinement parti de notre expérience dans la digitalisation des magasins et d’explorer un nouveau format pour le lancement de marques et de produits, en combinant des technologies comme le livestreaming, les vidéos de courte durée, DingTalk et Tmall Flagship Store 2.0 et ce, dans une seule et même solution ».

    Concevoir une telle nouvelle approche technologique permettra non seulement d’élargir la portée et l’attrait des événements, mais également de consolider la relation marque-consommateurs : les interactions virtuelles s’effectueront sur une plus longue période – depuis les avant-premières, aux livestreaming, jusqu’aux entretiens post-événement. Fort à parier que la technologie cloud deviendra un des canaux plébiscités pour le secteur de l’événementiel.

  • L’impact de Facebook et Instagram sur les modes de consommation dans le luxe et dans le processus d’achat

    Facebook dévoile les résultats de sa première étude sur le secteur du luxe décryptant les nouveaux modes de consommation à l’ère du digital 

    (suite…)

  • SPECIAL #PARISRETAILWEEK – Top des sites eCOMMERCE de Mode et de Prêt à Porter 

    Top des sites eCOMMERCE de Mode et de Prêt à Porter 

    Par SEMRUSH 

  • SPECIAL #ParisRetailWeek 2017 – Mode et consommation sur Internet

    LES EUROPEENS SONT LES PLUS GROS CONSOMMATEURS DE MODE AU MONDE

    En ouverture du salon Paris Retail Week (du 19 au 21 septembre – Porte de Versailles), la Fevad et L’Institut Français de la Mode (IFM) ont présenté les résultats de l’enquête de consommation.

    En 2015, la consommation d’habillement et de chaussures atteint 444 milliards d’euros en Europe et dépasse ainsi celle des Etats-Unis. Même si la consommation de mode en Chine progresse rapidement, elle ne devrait atteindre un niveau comparable aux niveaux européen et américain qu’au cours des années 2020.

    LES VENTES DE MODE EN LIGNE S’AFFIRMENT LES VENTES DE MODE EN MAGASIN PATINENT

    Selon l’enquête de consommation de l’IFM,
    – d’une part les ventes en ligne continuent à s’affirmer, avec un chiffre d’affaires qui dépasse les 5 milliards d’euros, sur un marché global de l’habillement de 28 milliards d’euros,
    – et d’autre part, le dynamisme des ventes en ligne ne parvient pas à compenser l’érosion des ventes en magasin : les ventes totales d’habillement s’érodent.

    LE RECUL DES PRIX BARRES SUR INTERNET SE CONFIRME

    En 2016, la part des ventes d’habillement à prix barrés sur Internet marque encore un recul, après celui de 2015.
    Cette part reste cependant imposante, à 58%. Au-delà des soldes qui touchent tous les circuits de distribution, virtuels et physiques, c’est par l’utilisation des promotions qu’Internet se distingue : bons d’achats, remises personnalisées et ponctuelles permettent d’interagir avec ses clients et de stimuler les achats de sa clientèle avec précision.

    INTERNET S’IMPOSE SUR LE MARCHE DU LUXE

    Internet joue un rôle majeur dans le marketing, la communication et les ventes des marques et multimarques de luxe. Les marques affirment leur présence sur les réseaux sociaux. Les consommateurs eux-mêmes sont à l’affût d’informations : 57% des clients du luxe préparent leurs achats sur Internet, même s’ils achètent en magasin. Ce sont de plus des consommateurs de poids : non seulement un quart des clients du luxe sur Internet a acheté pour plus de 1000€ de vêtements et accessoires, mais plus de la moitié d’entre eux achètent au moins une fois par trimestre.

    LES JEUNES FEMMES SONT SUR-CONSOMMATRICES DE MODE SUR INTERNET

    Tandis que les achats de vêtements des femmes représentent 49% du marché en valeur, cette part atteint sur Internet 55%. Sur Internet, la gent féminine s’avère ainsi sur-consommatrice de mode, contrairement aux hommes, plutôt sous-consommateurs. La part des enfants est un peu plus faible sur Internet que sur le marché global du vêtement d’enfants : les femmes font sur Internet des achats pour elles avant d’équiper leurs enfants.

    Et qu’il s’agisse de la gent féminine ou masculine, c’est parmi les plus jeunes que l’on trouve les budgets les plus élevés. Les jeunes femmes décrochent cependant le pompon des dépenses avec 112,8€ par tête en moyenne contre 71,7€ pour les jeunes hommes (15-24 ans).

    INSTITUT FRANÇAIS DE LA MODE. CONFERENCE DE PRESSE FEVAD COMMUNIQUE IFM, 12 SEPTEMBRE 2016

    Les 25-44 ans restent pourtant les premiers clients du net : ils sont plus nombreux dans la population. Même s’ils dépensent moins par tête, ils saisissent les opportunités sur la toile, et pour les jeunes parents la possibilité d’acheter sans courir les magasins.

    LES CLICK AND MORTAR S’AFFIRMENT ENCORE

    Les « clicks and mortars », après avoir dépassé l’an dernier sur le net les acteurs historiques de la vente à distance, progressent encore. Leur part atteint 38, 1% des ventes d’habillement. Il leur reste encore une belle marge de progression si l’on en croit les performances des enseignes américaines – grands magasins et chaînes- sur la toile.

    Les résultats des pure-players sont quant à eux hétérogènes : aux côtés des géants du web, nombreux à développer leur offre d’habillement, une multitude de petits sites voit le jour, avec des succès inégaux.

    La part d’internet est cependant de plus en plus délicate à évaluer : pour le « click and reserve » -qui connait un vif succès- l’article est réglé en magasin.

  • Etude Criteo m-commerce  » Fashion Flash Report 2016 « 

    Le Mobile : l’accessoire essentiel pour les fans de Mode

    Etude Criteo 

    Alors que la Fashion Week de Paris arrive à son terme, Criteo, la société technologique spécialiste du marketing à la performance, dévoile aujourd’hui son Fashion Flash Report, portant sur les dernières tendances en matière de commerce mobile dans le secteur de la mode.

    Le rapport analyse différents aspects du m-commerce dans la mode, dont voici les principaux résultats :

    • Le mobile représente 31% des achats en ligne dans le domaine de la mode en France, soit une croissance de 19% par rapport à 2015. Ce qui fait de la mode le deuxième secteur dans lequel le mobile est le plus utilisé pour finaliser un achat, derrière les produits sportifs (32%), mais devant les grands sites e-commerce généralistes (25%) et la moyenne tous secteurs confondus (27%)
    • L’usage du smartphone pour finaliser un achat a bondi de 60% en un an dans le secteur de la mode. Le rapport smartphone / tablettes s’est ainsi inversé sur l’année écoulée, avec 16% des achats finalisés sur smartphones et 15% sur tablettes (-6%).
    • Les smartphonistas utilisent le mobile tout au long de leur parcours, puisqu’ils sont 68% à rechercher des habits et 67% à comparer les prix sur ce terminal.
    • Ils sont 58% à porter une attention particulière au prix, cherchant le bon plan. C’est la même proportion que pour les acheteurs sur desktop (58%) et tablettes (57%).
    • Ils se différencient cependant par une consommation plus intelligente : ils sont 32% plus susceptibles que les acheteurs sur desktop à commander plusieurs tailles pour renvoyer celles qui ne vont pas.
    • Cependant, les smartphonistas veulent de la réactivité: ils sont 30% plus susceptibles que les consommateurs sur desktop, à envisager un service de livraison rapide.
    • 80% constatent que les sites de m-commerce se sont améliorés ces deux dernières années, et ils sont ainsi 51% à déclarer préférer acheter sur smartphone que sur ordinateur.
    • La sécurité reste un aspect important puisqu’ils sont encore 49% à s’inquiéter de la protection de leurs données bancaires, et seulement 40% à faire le choix de payer sur mobile.
    • Enfin, les smartphonistas affichent un potentiel social plus élevé, puisqu’ils sont 37% à partager des photos de leurs achats sur les réseaux sociaux, contre 20% pour les acheteurs sur desktop.

    Les conclusions de ce rapport publié par Criteo se basent sur les données recueillies sur 70 000 transactions électroniques individuelles auprès de plus de 80 retailers français.

    Pour télécharger le rapport complet, rendez-vous sur : www.criteo.com/fr/resources/fashion-flash-report-2016.