Étiquette : mobilité

  • Debrief CES Las Vegas 2019 par Dentsu Consulting

    Debrief CES Las Vegas 2019 par Dentsu Consulting

    Vous n’avez pas pu assister ce lundi 14 janvier au retour sur le CES proposé par Dentsu Agency , pas de souci voici un résumé des incontournables du CES.

    1. L’expérience client de demain

    Fortement impactée par la technologie, l’expérience client est au cœur de tous les débats et justifie la présence inédite sur le salon de géants du marketing, comme Procter et Gamble. A défaut d’événement mondial spécifique, les marques viennent y chercher couverture médiatique,échange avec les startups et les clients mais aussi relai auprès d’influenceurs.

    1. Des GAFA dans la surenchère et le gigantisme

    Les GAFA investissent encore plus le CES : Apple tacle ses concurrents sur les données personnelles avec sa publicitégéante«Tout ce qui se passe sur votre iPhone reste sur votre iPhone », Google s’offre un stand de plus de 5000m2 digne d’un parc d’attraction, Alexa d’Amazon revendique son intégration dans 100 millions d’appareils quand Google lui oppose 1 milliard d’appareils équipés de son Assistant d’ici la fin du mois…

    1. Les nouveaux écrans

    Alors que la capture d’images 8K se généralise et que le Japon en a même commencé la diffusion, les constructeurs TV ne jurent plus que par ce format. De nouvelles technologies hyper qualitatives pour des dalles « borderless »comme le Micro Led de Samsung font leur apparition. Les écrans souples, que ce soit dans la TV Oled enroulable Signature de LG ou dans le smartphone pliable de Royole ont également marqué les esprits.

    1. Anticipation by design

    L’intelligence artificielle ne se contente plus de répondre àla voix; dorénavant, elle tente d’anticiper les besoins du consommateur en apprenant de ses usages et en le sollicitant. Serons-nous prêts àrépondre en permanence àces questions provenant de « l’espionnage »de nos objets connectés ?

    1. L’espoir quantique se matérialise

    Effet d’annonce plus que véritable ordinateur quantique, le Q System One d’IBM est une des « stars »de l’édition 2019 du CES. Présenté comme le premier système universel d’informatique quantique intégré conçu pour une utilisation scientifique et commerciale, celui-ci aura eu le mérite de commencer à donner forme à cette technologie et à l’ouvrir vers le grand public…Des technologies qui monopolisent l’opinion au détriment de l’impression 3D ou de l’IOT qui choisit de se recentrer sur la santé.

    1. Conduite accompagnée

    En attendant de voir se généraliser les véhicules autonomes, dont les technologies ont démontréleur efficacité lors du salon, les constructeurs automobiles devenus fournisseurs de services de mobilité préfèrent miser sur le plaisir de conduire assisté par intelligence artificielle. La machine ne se substitue pas encore au conducteur ; qu’il s’agisse de deux roues ou de voiture, l’assistant vous accompagne pour réduire de 90% les risques d’accidents.

    1. La 5G devient concrète

    Cette technologie qui faisait les gorges chaudes du CES 2018 devient une réalité   avec les premiers smartphones compatibles annoncés et des réseaux comme Verizon qui se déclarent prêts et pionniers sur déploiement. Indispensable àl’IOT industriel ou aux véhicules autonomes, la 5G a récemment enflammé les opérateurs en Italie et devrait faire parler d’elle en France cette année avant sa mise en service prévue pour 2020

    1. Ecosystèmes connectés

    L’intégration des assistants dans tous les objets du quotidien nous laisse penser que les enceintes intelligentes pourraient à terme disparaitre au profit d’un écosystème domestique d’objets interconnectés permettant de créer des scénarios pilotables notamment via la voix. L’intégration de itunes ou Airplay 2 de Apple dans les TV Samsung illustre ce signe d’ouverture et d’interopérabilité.

    1. Le paradoxe de la French Tech

    2ème délégation en nombre derrière une Chine refroidie par les tensions commerciales avec les Etats-Unis, la France reste une nouvelle fois absente du palmarès des pays favorisant le plus l’innovation technologique d’après le salon…Des résultats qui s’expliquent par des accès réseaux moins performants que nos voisins, des taxes peu incitatives ou encore un nombre de licornes trop faibles, notamment dans les secteurs du covoiturage.

    1. Fantasme vs réalité

    Le CES propose des technologies fonctionnelles indépendamment de leur potentiel d’adoption dans les usages ou dans le contexte légal. Ce monde bardé de capteurs nie le RGPD ou les problèmes récents liés àla protection de la planète, et cette vision à l’américaine confond innovation et progrès. Chaque proposition du salon devrait donc être évaluée à l’aune du futur que nous voulons vraiment créer ; pas simplement du technologiquement possible.

     

     

     

  •  m-commerce : quand « m » rime avec « mobile» mais pas réellement avec « mobilité »

     m-commerce : quand « m » rime avec « mobile» mais pas réellement avec « mobilité »

    Si le e-commerce a définitivement trouvé sa place dans les habitudes de consommation des Français, le m-commerce, soit l’achat via mobile, séduit chaque année de plus en plus de nouveaux adeptes. Webloyalty, acteur international dans la monétisation d’audience des sites de e-commerce, a cherché à en savoir plus sur cette tendance. Et, alors que l’on pourrait penser que le m-commerce est largement utilisé en situation de mobilité, c’est bien l’exact contraire qui se produit…

    En effet, près de 6 Français sur 10 (59%) réaliseraient leurs achats sur mobile depuis leur domicile. C’est encore plus vrai pour les 18-34 ans, qui sont 78% à procéder ainsi. Et c’est confortablement assis ou allongés dans leur canapé, qu’ils font leur shopping en ligne. Mais, attention, pas dans leur lit (9%), qui reste un lieu dédié au repos, et encore moins en se déplaçant (5%) dans la maison. Plus surprenant : 40% des Français et même 61% des 55 ans et plus achètent via mobile assis à leur bureau, où se trouve pourtant souvent un ordinateur. L’expérience d’achat serait-elle considérée comme plus agréable sur mobile ? La question se pose…

    Ainsi, alors même que le m-commerce induit un phénomène de mobilité, la réalité est tout autre. Sans doute y a-t-il un aspect plus rassurant à se retrouver chez soi pour effectuer un achat en ligne, plutôt que dans les transports en commun (23%), un lieu public (31%) ou à son bureau (32%). Cela permet aussi de prendre le temps de choisir, afin de ne pas trop se précipiter, ce que l’on pourrait regretter ensuite. Enfin, le risque de déconnexion en cours d’achat peut potentiellement constituer un frein à l’achat hors domicile.

    Question timing, rien de surprenant donc, à ce que ces achats se déroulent majoritairement en soirée pour 1/4 des Français, lorsqu’enfin ils peuvent se poser. Certains privilégieront l’après-midi (18%) ou la fin de journée (17%), voire la matinée (16%), mais plus rarement le moment de leur café du matin, l’heure du déjeuner (9%) ou la nuit (5%).

    Pour Rodolphe Oulmi, Directeur Général de Webloyalty France : « Depuis plusieurs années les Français sont définitivement convertis au m-commerce. Rien de vraiment étonnant à cela, quand on voit que le smartphone est devenu bien plus qu’un simple téléphone ! Toutefois, l’étude montre bien que la mobilité est loin d’être le premier avantage recherché. On constate dorénavant une préférence presque naturelle pour le device « mobile » par rapport à l’ordinateur, que cela soit pour sa facilité d’utilisation, par réflexe d’usage ou pour une expérience d’achat de plus en plus simplifiée. Les e-commerçants ne s’y trompent pas et deviennent « mobile first » afin de proposer des parcours d’achat optimisés, facteurs majeurs de fidélisation ».

  • La Chine : une source d’inspiration pour la mobilité de demain

    La Chine : une source d’inspiration pour la mobilité de demain

     Par Joseph Constanty, Director International, NIU

    Selon les experts du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, les trajets de courtes distances sur les routes françaises augmenteront de 29% d’ici 2050, ce qui entrainera une hausse des embouteillages et de la pollution atmosphérique. L’État français commence à réaliser l’impact environnemental de cette augmentation du trafic représente et annonce vouloir stopper la vente des voitures essence et diesel d’ici 2040. Par ailleurs, la Ville de Paris a pour objectif de bannir les voitures essence de ses rues d’ici 2030.

    Cela représente un énorme défi pour l’État, la société, l’économie et surtout pour l’industrie automobile française qui reste très attachée aux moteurs diesel. Mais ce défi est aussi une opportunité de repenser les moyens de transports. Le cas de la Chine illustre bien comment répondre aux enjeux de la congestion routière et de la diminution de la pollution.

    La transformation du trafic chinois : un défi de taille 

    L’année dernière, 700 000 voitures électriques ont été vendues en Chine et d’ici 2025, jusqu’à cinq millions de véhicules électriques seront produits chaque année. C’est du moins ce que vise l’État chinois. Pour atteindre cet objectif, la Chine applique une politique de subventions pour le secteur automobile. Depuis le début de l’année, les exigences sont devenues plus strictes et de nombreux modèles de véhicules à essence n’ont plus le droit de circuler.

    Ces initiatives font suite à des scandales environnementaux et à une pollution atmosphérique extrême dans les deux principales métropoles du pays, Pékin et Shanghai. Selon une étude du British Medical Journal, la Chine doit faire face à 3 millions de décès prématurés par an directement liés à la pollution atmosphérique. Si le problème a longtemps été ignoré, dans un contexte de réussite économique et de prospérité croissante, le gouvernement a décidé de changer la donne. Les centrales électriques alimentées au charbon sont remplacées par des moyens de production d’énergie moins polluants et les transports sont progressivement convertis à l’électromobilité. La mutation à l’électrique pour les deux et les quatre roues est devenue un enjeu de masse dans l’Empire du Milieu.

    Outre les avantages fiscaux et les incitations financières accordés aux constructeurs, les infrastructures urbaines sont en cours d’ajustement. De nouvelles stations de recharge sont en cours d’installation dans tout le pays. De plus, à Pékin et à Shanghai, il est de plus en plus difficile d’obtenir des plaques d’immatriculation pour un véhicule avec un moteur essence, alors que l’immatriculation des voitures électriques se fait beaucoup plus facilement.

    En outre, à partir de 2019, le gouvernement va exiger aux constructeurs automobiles un quota de 10 % de ventes de véhicules hybrides ou électriques sur la totalité des véhicules vendus en Chine. Par ailleurs, des incitations à la transformation de la mobilité sont en train d’être mises en place à tous les niveaux, ouvrant ainsi la voie au pays pour qu’il devienne le leader du marché des véhicules électriques.

    La nouvelle image de la Chine

    La société chinoise est curieuse et avide d’innovation et s’enthousiasme rapidement pour un nouveau produit. Par exemple, dans tous les marchés, il est généralement possible de payer pour ses achats avec un QR code via l’application WeChat. Même les plus petits commerces peuvent accepter ce moyen de paiement. Alors qu’en France il est encore difficile d’imaginer qu’un paiement via smartphone finira par être adopté par le plus grand monde.

    La mauvaise image qui colle encore à certaines marques et produits chinois en France a également évoluée. En Asie, la qualité et l’innovation ont été adaptées. L’avance dont bénéficiaient les entreprises américaines ou européennes au niveau de la qualité et de la finition a diminué sensiblement et les entreprises chinoises s’adaptent désormais facilement aux normes européennes et américaines. C’est la raison pour laquelle leurs produits rencontrent désormais un véritable succès sur le marché français. Le meilleur exemple est le fabricant de smartphones Huawei qui est devenu le troisième acteur principal du marché derrière Samsung et Apple.

    Ce que la France devrait faire

    La France est dépourvue d’une feuille de route concrète visant à répondre au double enjeu de la pollution et de la mobilité. Il est urgent de repenser la société et les infrastructures en place.

    Il serait sans doute plus fructueux que la société française soit plus ouverte à l’e-mobilité. Cela faciliterait l’adoption de moyens de transport durables et respectueux de l’environnement. Cependant, les voitures sont encore considérées par certains comme un symbole social. A l’opposé, l’approche chinoise est beaucoup plus pragmatique. Les voitures sont, dans la plupart des cas, considérées comme un fardeau dans les grandes villes et les scooters électriques sont le moyen de transport privilégié des Chinois. En Chine, 26 millions de scooters électriques sont vendus chaque année.

    Enfin les prix des véhicules électriques continueront de baisser à l’avenir et notamment parce que les moteurs électriques sont plus faciles à concevoir. Alors qu’environ 1 700 pièces individuelles doivent être installées pour un moteur essence conventionnel, dans un e-moteur de 17 paramètres, il n’y a qu’un centième d’effort. La Chine, pays qui possède le plus grand parc de véhicules électriques, s’affirme actuellement comme leader du marché de l’E-mobilité. La France a déjà été inspirée par cette évolution et il est grand temps qu’elle s’investisse sérieusement afin de passer dans la mobilité du 21ème siècle.

  • Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Le 1er février dernier, le Centquatre ouvrait ses portes pour accueillir l’édition 2018 de la Maddy Keynote. Les conférences et les workshop ont rythmé cette journée afin de nous éclairer sur le monde de demain.

    Une vision nouvelle de la mobilité pour la cité du futur 

    « J’ai 80 ans et je vais vous parler d’innovation » nous lance avec ironie Rachel Picard, directrice générale chez Voyages SNCF.

    Il est question de mobilité depuis 1938 avec les chemins de fer mais ce n’est que dans les années 1980 que nous assistons à une véritable révolution : les TGV. L’objectif principal était de réduire au maximum la distance et le temps de trajet. À l’heure où l’on parle d’une cité du futur, il est grand temps de voir plus loin.

    INNOVER : pour Rachel Picard, l’innovation dans la mobilité passe par un profond changement de méthodes. Il faut que la SNCF ait plus d’agilité et d’ouverture. Leur nouvelle mission ? Faire un nouveau TGV connecté, moins cher en temps et en argent. Pour la réaliser, la SNCF va passer par 20 experts de la SNCF et d’Alstom. Ces derniers vont travailler avec des startups mais Rachel Picard nous explique qu’elle veut changer la donne. « Qu’est-ce qu’on peut faire pour eux ? C’est-à-dire que nous allons travailler avec eux en les aidant avec nos codeurs, UX, etc pour en ressortir le meilleur ».

    OSER : « Il faut écouter et aller à la rencontre de nos clients. » Maintenant grâce à OUI.sncf (anciennement Voyages-sncf), de nouveaux modèles sont proposés aux voyageurs. Rachel Picard  cible surtout les jeunes avec des forfaits illimités pour le TGV : le TGVMax. Lancé en janvier 2017, il permet de prendre le TGV n’importe quand excepté aux heures de pointe et pendant les vacances scolaires. Ce forfait a séduit plus de 4 millions de voyageurs et a permis à la SNCF de recentrer son offre de TGV auprès des jeunes.

    TRANSFORMER : la SNCF est bien décidée à opérer avec des nouvelles mobilités et des nouveaux acteurs. L’Intelligence Artificielle sera au coeur de la vie des voyageurs. Elle anticipera les trajets et fera office d’assistant personnel de mobilité, à l’instar d’un Google Home pour ne citer que lui.

    Pour terminer, Rachel Picard aborde leur projet futuriste de train à très grande vitesse avec l’Hyperloop One. « A l’avenir, nous pourrons rêver d’un Paris-Nice en 50 min »

    Mobility Grid et smart city 

    « Une smart city, c’est une ville silencieuse, saine, fluide, solidaire et sobre » nous déclare Marie-Claude Dupuis, directrice de la stratégie de l’innovation et du développement à la RATP.

    La cité du futur selon la RATP sera une cité où le développement de la mobilité électrique sera parallèle au développement des énergies renouvelables. La technologie sera au service du bien-être des voyageurs : « il n’y a pas de smart city sans smart grid ». La smart city sera basée sur des nouvelles mobilités telles que le transport à la demande. Les voyageurs auront la possibilité de gérer leurs trajets et leurs moyens de transport : grâce au MASS, ils cocheront les données proposées en fonction de leurs envies.

    La smart city de la RATP, ce sera aussi toute une flotte de robot-taxi. Ces voitures autonomes permettront de réduire les coûts de 50% mais de nombreux tests restent à faire. Il y aura également un développement de la 3G/4G dans les métros ainsi que de tramways.

    « Et qui dit smart city ne veut pas forcément dire une réduction d’emploi. Au contraire, la RATP s’engage dans l’accompagnement et le retour à l’emploi ». Le ton est donné pour la smart city du futur.

    L’Intelligence Artificielle : le jour d’après 

    « L’objectif est de trouver des réponses à des questions données » nous rappelle Nicolas Demassieux, Senior Vice President chez Orange Labs Research. L’Intelligence Artificielle n’est plus un terme à définir, bien que plusieurs définitions lui soient attribuées. Celle que l’on retient est la reproduction de tâches cognitives humaines. Pourtant, 3 problèmes sont décelés avec l’IA. Tout d’abord il faut prendre en compte son taux d’erreur : bien qu’elle ne soit qu’à hauteur de 3%, l’Intelligence Artificielle n’est pas sans faille. De plus, il faut aborder les biais d’apprentissage : basée sur des données biaisées, l’IA ne peut avoir une analyse exacte. Par exemple dans le recrutement, un homme sera choisi plutôt qu’une femme car la domination de l’homme est dans les moeurs. Enfin, l’explicabilité est également un problème : à l’inverse de l’humain, l’IA ne peut expliquer pourquoi elle a fait tel ou tel choix, elle l’a juste assimilé. Au contraire, l’humain possède un certain recul et a conscience de ce qu’il fait, il peut donc l’expliquer.

    Et l’Intelligence Artificielle du jour d’après alors ? De nous jours, il y a beaucoup trop d’idées reçues sur cette dernière : l’anthropomorphisme qu’on lui prête peut faire peur à certains mais ce qui est essentiel, c’est de découvrir des nouveaux modes de raisonnements et d’en faire ressortir une certaine altérité. Ces espèces de clones doivent être plus humain pour qu’on leur accorde notre confiance.

    Temps fort de la MK2018 : le live session de Julian Assange 

    Le célèbre et controversé fondateur de Wikileaks : julien Assange, a accordé une session de questions-réponses inédite où aucune caméra n’était autorisée à filmer. Lors de ce live, Julian Assange a abordé des thèmes actuels : le blockchain, la cryptographie qu’il qualifie de « liberty on internet », la surveillance massive que nous subissons. Il a également évoqué les fameuses « fake news », notamment en politique. Pour terminer, il a longuement parlé de la démocratie : « La démocratie ne fait pas l’égalité, l’égalité amène les problèmes et ces problèmes sont réglés par la démocratie elle-même ». À méditer.

    Maëva Ramsahai

  • #telethondigital et startups solidaires : le binôme gagnant !

    #telethondigital et startups solidaires :
    le binôme gagnant !

    Le 9 novembre Téléthon 2017 met en place des actions d’intérêt général où chacun peut à son échelle, agir simplement en quelques clics pour l’Association.

    Trois startups qui partagent les valeurs de l’association ont décidé de jouer le jeu : Sport Heroes Group, Jaccede et Streetco.

    Sport Heroes group

    Et si courir devenait une nouvelle expérience digitale, ludique, valorisante, motivante, communautaire qui ajoute du sens et de l’intérêt à la pratique sportive ? C’est le pari que fait la startup : Sport Heroes Group. Anciennement Running Heroes, la jeune entreprise cartonne auprès des communautés grand public, des entreprises et des annonceurs. Son principe est simple : courez et vous serez récompensés ! Un programme qui valorise et récompense les activités sportives. Le concept a séduit les sportifs : 50.000 membres en septembre 2014, 400.000 en 2017. Même engouement chez les marques qui se sont associées au concept avec 350 marques partenaires aujourd’hui. Une success story comme on les aime. La startup compte désormais près de 40 collaborateurs, 3 bureaux, à Paris, Londres et Sydney et réalise plusieurs M€ de chiffre d’affaires.

    Comment partager l’expérience Téléthon Running Heroes ?

    Une course connectée pour faire le tour du Monde !
    Date
    : du 1er nov au 10 déc
    Inscription gratuite et obligatoire

    Un tour du monde est d’environ 40.000 kilomètres, du 1er novembre au 10 décembre 2017 pour le Téléthon, relevez le défi : 1,2,3…tours, combien serons-nous capables d’en faire ? Sportifs aguerris, débutants ou occasionnels mobilisez-vous et montrez que tout est possible ensemble alors chaussez vos baskets et courez, marchez ou pédalez pour relever le défi. Chaque participation, chaque kilomètre compte…

    JACCEDE


    En 2015, l’application JACCEDE a remporté le prix Google Impact Challenge qui récompense les projets qui ont un impact positif dans le monde.

    Jaccede est une plateforme collaborative qui permet à chacun de détailler l’accessibilité des lieux ouverts au public, soit 81 000 lieux en France et à l’étranger. La mission de Jaccede ? Encourager les personnes à mobilité réduite à réinvestir l’espace public, décloisonner la société, transformer le regard de tous et ce de manière positive. Pour Jeannette Cecora directrice général, il faut désormais aller un cran plus loin : « Nos bénévoles partagent leurs expériences aussi à l’étranger en mettant en lumière des hôtels et des restaurants accessibles en fonction de son handicap. »

    Comment partager l’expérience JACCEDE

    Identifiez des lieux, partagez des informations pour faciliter la vie des personnes à mobilité réduite. Grâce à l’application Jaccede, tout le monde peut agir pour un monde ouvert à tous ! Chaque contribution compte, soyez un super héros du quotidien.

    STREETCO

     

    Vous êtes fan de Waze l’application GPS collaborative pour les conducteurs, vous allez adorer Streetco ! « L’application est pensée comme un plateforme collaborative et interactive offrant la possibilité à tous les utilisateurs de signaler un obstacle, un établissement accessible ou un point d’intérêt » explique Arthur ALBA, co-fondateur et de poursuivre : « Vous signalez des obstacles, vous vous déplacez plus facilement et vous aidez les utilisateurs autour de vous à bénéficier d’un itinéraire adapté. Grâce à la technologie Streetco et la force de notre communauté, nous pouvons faire évoluer la situation pour que chacun puisse avoir le droit de se déplacer où bon lui semble. » L’application est sortie en avril 2017 avec une petite communauté de 1500 personnes, qui devrait pas tarder à grandir. Pour Arthur ,  » c’est avant tout un projet qui se construit au fur et à mesure. L’application est entièrement basée sur le collaboratif et le social. Nous souhaitons faciliter les interactions entre les utilisateurs, leurs amis, leurs familles. »

    L’opération

    L’AFM-Téléthon en partenariat avec StreetCo vous propose de réaliser une action d’intérêt général. Depuis l’application GPS piétonne participative de StreetCo, signalez un obstacle, un établissement accessible ou encore un point d’intérêt. Ensemble facilitons le quotidien de toutes les personnes à mobilité réduite et proposons leur un itinéraire adapté en fonction de leur niveau de mobilité.

    #telethondigital 2017 –
    Il n’est pas trop tard pour s’inscrire c’est gratuit et c’est ici !

     

     

     

  • Mobilité et collaborateur: comment les entreprises relèvent le défi ?

    Les 10 super pouvoirs du collaborateur mobile

    Offrir les outils de la collaboration en situation de mobilité à ses salariés n’est plus un choix, mais une nécessité.

    Par Mitel et Foliateam

    Offrir les outils de la collaboration en situation de mobilité à ses salariés n’est plus un choix, mais une nécessité.

    Les outils collaboratifs et la mobilité jouent effectivement un rôle crucial auprès du collaborateur moderne. Il doit être capable d’avoir accès à tout type d’information en temps réel et en tout lieu. La multiplication des « devices » (smartphones, tablettes, ordinateurs portables…) et la possibilité de travailler en dehors des espaces traditionnels (transports, tiers lieux etc.) lui facilitent ses missions quotidiennes, notamment grâce à des applications de synchronisation, de stockage ou de communication et de partage toujours plus avancées.

    Et aujourd’hui, les collaborateurs attendent de plus en plus de l’entreprise une prise en compte des contraintes nouvelles de mobilité, quelle que soit la génération dont ils sont issus d’ailleurs.

    Force est de constater la place grandissante que prennent les outils collaboratifs dans notre journée de travail (ATAWAD), synonymes à la fois d’expérience optimisée pour le collaborateur et de gain de  productivité pour l’employeur.

  • Comment coupler une expérience utilisateur dynamique à une sécurité infaillible ?

    De l’art d’associer sécurité et expérience utilisateur dans une société faisant la part belle à la mobilité



    Par Tim Phipps – Vice-président stratégie et marketing
    des solutions de gestion des accès et des identités chez HID Global

    Dans la mesure où chacun acquiert progressivement l’habitude de s’acquitter de tâches en situation de mobilité, les équipements mobiles deviennent omniprésents sur le lieu de travail. Les collaborateurs sont plus mobiles que jamais et, forts de cette nouvelle prérogative, ils comptent bien pouvoir exploiter leurs applications et données professionnelles à tout moment. TechTarget, mandaté par HID Global, établit dans une étude que 62 % des salariés dans le monde se servent d’un smartphone pour accéder aux applications de leurs entreprises. Concrètement, le mobile est, pour la majorité d’entre nous, notre principale plate-forme de communication professionnelle, du courrier électronique aux réseaux sociaux. À l’échelon mondial, ce sont près de 20 % des achats de tablettes qui seront effectués directement par des entreprises à l’horizon 2017, ce qui atteste de l’importance conférée à l’adoption des mobiles. De fait, des approches telles que BYOD procurent de nouveaux sommets de liberté et de commodité aux collaborateurs, augurant d’une meilleur expérience utilisateur.

    Néanmoins, cette mobilité accrue en entreprise s’accompagne d’une inévitable augmentation des risques pour la sécurité. Soucieuses de réduire ces menaces à néant, nombre d’entreprises optent instinctivement pour l’introduction de nouvelles mesures de sécurité restrictives ayant pour objet de limiter l’usage des mobiles. Bien que ces initiatives soient prises avec les meilleures intentions du monde, elles le sont souvent au détriment d’une expérience utilisateur harmonieuse.

    Cette approche a tôt fait de devenir caduque : de nouvelles stratégies innovantes pour l’authentification des utilisateurs concilient une sécurité irréprochable et une expérience utilisateur fluide, sans remettre en cause l’une ou l’autre.

    Lever l’antinomie
    D’après l’étude menée par TechTarget, 99 % des DSI et des responsables de la sécurité informatique sont convaincus qu’il est impossible de parvenir à une expérience utilisateur satisfaisante sans que la sécurité soit compromise.

    Cette appréciation était partiellement vraie il y a quelques années encore, lorsque la mobilité faisait de timides débuts sur le lieu de travail. À l’époque, le développement des technologies mobiles battait son plein, et les entreprises n’étaient absolument pas prêtes à gérer l’afflux d’appareils mobiles actuellement utilisés par les collaborateurs pour accéder à leurs ressources professionnelles.

    Toutefois, cette même étude révèle également que 71 % des participants estiment être en mesure de contourner ces difficultés, même s’ils sont parfaitement conscients de celles posées, en termes de sécurité, par le déploiement d’une expérience utilisateur de qualité à la lumière du phénomène mobilité : concrètement, les professionnels de l’informatique sont convaincus que cette antinomie peut être levée. En vertu du perfectionnement croissant des technologies liées aux équipements mobiles, l’antinomie entre sécurité et expérience utilisateur n’est plus aussi marquée que jadis.

    Exploiter les technologies en place
    Alors, comment coupler une expérience utilisateur dynamique à une sécurité infaillible ?

    Pour répondre à cette question, inutile d’aller chercher bien loin : les fonctionnalités déjà présentes sur tout un éventail d’équipements mobiles actuels peuvent être mises à profit pour y parvenir. Grâce à des caractéristiques telles que la biométrie de l’empreinte digitale, la NFC (ou communication en champ proche), Bluetooth et la messagerie en mode push, associées à de toutes nouvelles technologies comme les accessoires connectés, l’accès à des ressources ou équipements professionnels réservés peut s’opérer très facilement : par simple effleurement, ou glissement du doigt, pour ouvrir une porte comme pour bénéficier d’un accès sécurisé à un VPN ou une application cloud, à partir d’un portable, d’un ordinateur de bureau ou d’une tablette. Sans compter que les capacités de stockage des appareils mobiles peuvent servir au stockage des clés cryptographiques et des identités. Toutes ces fonctionnalités sont compatibles avec les pratiques d’authentification existantes, telles que les mots de passe à usage unique et les certificats numériques (infrastructure à clés publiques).

    Cette stratégie, simple à mettre en œuvre à court terme, ne pose de surcroît aucun problème à être poursuivie dans la durée. L’authentification des utilisateurs peut être opérée efficacement, sans avoir à effectuer de pirouettes pour mener à bien un processus d’authentification complexe, en préservant un niveau de sécurité élevé.

    Une solution simple à un problème essentiel
    À mesure que le perfectionnement des technologies mobiles se poursuit, le débat sécurité-expérience utilisateur demeurera omniprésent. Il importe néanmoins que les professionnels de la sécurité et de l’informatique ne considèrent plus l’alliance des deux comme impossible. Les technologies mobiles actuelles, à condition d’être employées à bon escient, peuvent aider les entreprises à accomplir de grandes choses en matière de sécurisation des données, en faisant en sorte que l’accès aux ressources et aux équipements demeure commode pour leurs collaborateurs. Les perspectives d’avenir s’annoncent également prometteuses puisqu’il sera d’autant plus facile de concilier expérience utilisateur et sécurité à mesure que les technologies gagneront en sophistication. Encore faut-il que les entreprises prennent le temps d’élaborer une approche adaptée à la spécificité de leurs impératifs.

  • Réseaux et Mobilité : prédictions pour l’année 2017

     

    Zoom sur les challenges liés à la gestion des réseaux auxquels les professionnels de l’informatique devront faire face en 2017

    Par Morten Illum, Vice-président EMEA Aruba HPE 

    Le cabinet IDC l’a annoncé dans son dernier baromètre trimestriel : côté entreprises, le marché du réseau sans fil ne cesse de prendre de l’ampleur et affiche au dernier trimestre 2016 une hausse de 8.4%. En tant que deuxième entreprise mondiale fournisseur de solutions réseaux, avec 14.3% de parts de marché et 5% de progression par rapport à 2015, Aruba délivre aujourd’hui ses prédictions en la matière pour l’année 2017.

    La gestion de l’infrastructure informatique a une incidence directe sur les résultats de l’entreprise, et les attentes concernant les outils réseau changent pratiquement chaque jour, au fur et à mesure de l’évolution des technologies.

    En début d’année, une étude commandée par Aruba auprès de l’Economist Intelligence Unit (EIU) a montré que les entreprises qualifiées par leurs employés de « pionnières » en matière de technologie mobile ont enregistré une hausse de la productivité (16 %), de la créativité (18 %), de la satisfaction (23 %) et du dévouement (21 %), mettant ainsi en évidence le lien entre technologie mobile et amélioration des performances de l’entreprise.

    Cela étant, quelles technologies les DSI doivent-ils privilégier pour que les salariés soient satisfaits et s’investissent pleinement ?

    Alors que nous abordons l’année 2017, voici les sujets qui seront vraisemblablement au cœur des préoccupations.

    Ne pas simplement sécuriser l’IoT, mais aussi l’automatiser.

    Chez les professionnels de l’informatique, la tendance sera à l’automatisation des processus de sécurité pour lutter contre les menaces liées à l’IoT.

    Les analystes estiment que, pendant la seule année 2016, près de 5,5 millions de nouveaux « objets » ont été connectés à des réseaux chaque jour. Selon les prévisions de Gartner, le nombre d’appareils connectés atteindra 21 milliards en 2020. Pour les professionnels de l’informatique, l’heure est venue de réfléchir à la manière de faire face au déferlement d’appareils connectés aux réseaux sans saturer la bande passante ni supporter des coûts exorbitants.

    Au-delà de la question de la sécurité, qui reste la préoccupation majeure, les services informatiques doivent automatiser le processus de sécurité pour prendre en charge rapidement ces nouveaux appareils et faire évoluer leurs réseaux. L’automatisation des processus d’intégration et de sécurité, notamment la création d’empreintes numériques pour les appareils qui visent à élaborer des stratégies, sera la prochaine grande étape de l’IoT.

    2- « Prévoir » les comportements sur les réseaux

    Les professionnels de l’informatique exigeront de plus en plus une granularité accrue des informations relatives aux appareils connectés au réseau afin d’identifier les appareils ou services reliés aux ports qui sont ciblés.

    De nombreuses histoires d’attaques dirigées contre des appareils connectés ont ponctué l’année 2016, comme celle de botnet sur 25 000 caméras de vidéosurveillance et enregistreurs vidéo numériques du monde entier. Il est donc essentiel de travailler avec des outils capables de prévoir à quel moment une attaque est susceptible de se produire.

    Dès 2017 et par la suite, les entreprises prendront conscience de la nécessité d’abandonner une gestion standard des réseaux pour un modèle plus prédictif. Les équipes informatiques réalisant qu’il est impossible de gérer ce que l’on ne voit pas, la visibilité deviendra la question incontournable en matière de gestion de réseau.

    3- Utiliser des services d’analyse et de localisation indoor

     Dans l’année à venir, nous assisterons à un recours croissant à l’analyse par les entreprises désireuses d’exploiter au mieux les informations recueillies par le biais des services de localisation.

    Les services de localisation permettent aux entreprises de suivre leurs actifs et d’enregistrer les tendances générales dans leur environnement. Ils ne se limitent plus à l’analyse des déplacements à l’intérieur d’un bâtiment ou aux lieux dans lesquels les gens se rassemblent le plus. Ces informations pourraient aider à optimiser la conception des bâtiments ou à déterminer à quel endroit il est nécessaire d’améliorer le réseau sans fil.

    Nombre d’entreprises s’efforcent d’aller au-delà des simples applications de localisation et d’exploiter les données recueillies afin de fidéliser leur clientèle, de déterminer là où il est le plus intéressant d’investir du temps et des moyens, et donc d’augmenter leur chiffre d’affaires. En 2017, nous assisterons à un recours croissant à l’analyse par les entreprises désireuses d’exploiter au mieux les informations recueillies par le biais des services de localisation.

    4- Intégrer des applications tierces afin de mettre en place des réseaux « mobile-first » et prêts pour l’IoT

    2017 sera l’année de la collaboration. Le passage à l’intégration d’applications tierces dans les réseaux constituera une tendance majeure, avec, à la clé, l’émergence de plates-formes réseau logicielles plus ouvertes.

     Suivre le rythme rapide de l’innovation est l’un des défis permanents auxquels sont confrontés les services informatiques. Avec l’émergence des nouvelles technologies mobiles, le souhait des utilisateurs de bénéficier d’une flexibilité accrue sur leur lieu de travail et l’augmentation imminente du nombre d’appareils connectés, les entreprises vont devoir agir vite pour adapter leurs réseaux.

    En 2017 nous assisterons donc à une intégration croissante d’applications tierces dans les réseaux, avec une plate-forme réseau logicielle plus ouverte, offrant aux développeurs la possibilité de collaborer mieux et plus vite.

     

  • Prédictif, recrutement et mobilité : le nouveau trio des DRH

    Comment le recrutement prédictif s’applique à la mobilité ? 

     Par Simon Baron Chief Science & Innovation @AssessFirst

    Le recrutement prédictif est devenu la méthode la plus avancée pour sélectionner des candidats. Cela s’explique par le besoin des professionnels RH de s’appuyer sur des éléments tangibles pour prendre leurs décisions, et le poids du CV qui a considérablement baissé.

    Dans le même temps, la politique de mobilité dans l’entreprise s’est considérablement musclée avec la mise en place des entretiens de carrière et la construction de parcours professionnels. Les collaborateurs sont en demande d’évolution et l’entreprise veut capitaliser sur les personnes qu’elle a formées et qui se retrouvent dans son projet.

    Le point commun de ces sujets ? Le besoin d’anticiper la capacité des gens à réussir dans un poste pour lequel ils ont peu (ou pas) d’expérience. Le recrutement prédictif a montré que c’était possible. Voyons ce qui est transposable dans le cadre de la mobilité.

    #1 – Cartographier les facteurs de la réussite

    Les métiers sont tellement amenés à évoluer que ce n’est plus tant l’expérience qui est le meilleur indicateur de la réussite que les attributs personnels. C’est ce qui va principalement faire que les personnes restent ou partent, se plaisent ou non, et sont en mesure de porter les évolutions de leur activité. Le tout est de connaître ces critères dans les postes clés de l’entreprise.

    Le mieux est de procéder en trois temps : en premier lieu, il s’agit d’identifier les caractéristiques partagées par les personnes en poste (en posture de réussite). Qu’ont-elles en commun ? Pour avoir une mesure objective de cet aspect, il est conseillé de passer par des techniques adaptées. Par exemple, utiliser des tests pour accompagner des prises de décisions, proposer aux personnes en poste de les compléter. Il est possible de constater les résultats obtenus, et ce qu’il faut attendre des collaborateurs aspirants à cette fonction. C’est le principe même du recrutement prédictif.

    Dans un second temps, il est possible d’opérer une validation de cette manière : est-ce que les critères identifiés sont ceux qui font défaut aux personnes en échec dans la fonction ou qui sont déjà parties ? Quand c’est le cas, il est certain de tenir les secteurs de validation de la mobilité.

    Enfin, il est possible de mesurer l’évolution actuelle ou à venir des postes de l’entreprise. Quelles transformations sont-ils en train de subir ? Qu’est-ce que cela implique comme nouvelles compétences ?

    L’entretien de carrière est un moment opportun pour le collaborateur de penser sa carrière, mais on oublie qu’il s’agit d’une opportunité incroyable pour les RH d’auditer les aspects précédemment évoqués. Par exemple, de plus en plus de services RH propose aux collaborateurs de compléter des questionnaires de personnalité. Cela permet de travailler avec le collaborateur à un projet qui lui correspond, et peut permettre aux RH de prendre la mesure des indicateurs précédemment évoqués.

    #2 – Évaluer le potentiel des collaborateurs

    Si on suit la logique du recrutement prédictif, il ne s’agit pas d’évaluer le potentiel de mobilité d’un collaborateur au regard de son poste actuel, mais plutôt en fonction de ses qualités personnelles. Comment s’assurer que le collaborateur pourra s’adapter à une nouvelle fonction ?

    A ce niveau, il est essentiel de valider le potentiel d’apprentissage. La meilleure technique à ce jour pour l’obtenir est à travers des tests de raisonnement. Ils permettent de valider deux choses :

    – Plus la personne obtient un score fort à un test de raisonnement, plus elle aura de facilité à apprendre des savoirs qui lui sont aujourd’hui inconnus. En fait, à travers cet indicateur, vous allez pouvoir prendre la mesure du périmètre sur lequel peut évoluer votre collaborateur : peut-il aller vers une sphère plus stratégique de son activité, changer presque complètement de métier, ou au contraire a-t-il besoin de rester proche de son savoir d’origine ?

    – Plus la personne est à l’aise pour raisonner d’un point de vue conceptuel, plus elle aura de capacité à apprendre des savoirs théoriques. Si ce n’est pas le cas, il est préférable d’accompagner le collaborateur avec du mentoring sur le terrain.

    Les RH se demandent souvent à partir de quel score à un test de raisonnement ils peuvent s’assurer qu’une mobilité est réaliste. La meilleure réponse à cette question est toujours la même : quel est le niveau des personnes qui font le job actuellement ? Si elles y arrivent avec certains scores, ils doivent servir de référence à ce sujet. D’ailleurs, le palier se dessine généralement facilement : en dessous d’un certain niveau, soit les gens partent, soit ils échouent majoritairement.

    Le second critère pour évaluer le potentiel consiste à valider la capacité d’une personne à adopter un rôle nouveau. C’est typiquement le cas lors d’une mobilité géographique : le collaborateur possède l’expertise liée au poste, mais est-il capable de prendre de la hauteur et d’adopter un rôle managérial ?

    Évaluer ce potentiel relève davantage de la personnalité du collaborateur. L’intérêt dans le cadre de la mobilité, c’est de pouvoir valider les comportements déjà mis en œuvre par le collaborateur et sur lesquels il pourra s’appuyer dans ce rôle. Dans la logique du recrutement prédictif.

    #3 – Valider l’implication des collaborateurs

    Dans les projets de mobilités, il est compliqué de savoir ce que les collaborateurs veulent faire. Ce qu’il faut savoir, c’est que le futur engagement du collaborateur dans son nouveau poste va se jouer à 3 niveaux :

    –       Les activités confiées. Le collaborateur peut se représenter un poste sans prendre la mesure de ce qu’il implique concrètement. L’enjeu des RH est ici de s’assurer qu’il ne retrouvera pas les tâches qui l’ennuient aujourd’hui, et qu’il pourra accéder à d’autres qui lui manquent aujourd’hui,

    –       Le futur manager. Les collaborateurs demandent parfois une mobilité parce qu’ils ne s’y retrouvent plus avec leur manager. Pour éviter le même schéma, il faut savoir quels styles de leadership les tirent vers le haut, et quels styles sont incompatibles avec leurs attentes,

    –       Le cadre de travail. Bien que l’on reste dans la même entreprise lors d’une mobilité, on peut sous-estimer les décalages existant dans la façon de travailler entre les services.

    Comment s’assurer de cet aspect ? Si on se réfère à ce qui fonctionne pour le recrutement prédictif, et qui permet de diminuer considérablement le turn-over, il faut de la même manière mesurer les motivations des collaborateurs satisfaits et engagés pour s’assurer que les prétendants possèdent des facteurs d’engagement en phase avec la fonction visée.

    #4 – Exemple de projet mis en œuvre 

    Une entreprise de 5000 salariés souhaite identifier le potentiel managérial au sein de ses collaborateurs. Les managers sont une population clé. Ils sont environ 600 en poste, souvent issus des mobilités internes. L’enjeu est de limiter le turn-over en poste, et de comprendre les différences de performance en poste entre les managers.

    La première étape a été d’auditer la population en poste, en leur faisant passer des tests. Les résultats ont ensuite été rapprochés de leur performance afin d’identifier les facteurs différenciant les managers au plus haut potentiel. Il a été possible de cibler ces facteurs clés de la réussite chez cette population. Ils ont été consolidés dans un modèle prédictif du succès managérial.

    La méthode a été déployée de sorte que les collaborateurs en mobilité ont pu être évalués au regard de leur potentiel managérial. En validant leur profil vis à vis du modèle prédictif, les RH ont pu s’assurer que les collaborateurs possédaient les prérequis indispensables à la réussite sur ce poste.

    #5 – Conclusion

    Le recrutement prédictif peut tout à fait s’appliquer dans une logique de mobilité, car il s’agit d’un contexte où l’on s’attache exclusivement à valider le potentiel des collaborateurs à évoluer sur un autre poste. Mettre en place cette démarche en interne a un double

    intérêt : elle permet aux personnes de mieux se connaître en complétant des tests et en échangeant lors de l’entretien de carrière, et elle permet de valider objectivement le potentiel de chacun dans une fonction cible. Comme tout démarche de mesure, elle nécessite cependant d’avoir un certain volume de personnes en poste, et ne peut s’appliquer que sur de petits effectifs.

     

     

  • #Session Rattrapage – Conférence Disruption Nationale du 13 juin

    Conférence de Paris sur le numérique

    La Conférence de Paris sur le Numérique s’installait pour la première fois au Palais Brongniart ce lundi 13 juin. Au programme, un panorama des disruptions à l’œuvre dans l’économie française. Mobilités, santé, territoires, cosmétique, ou comment les grands secteurs subissent la disruption ou s’en emparent ? Et aussi l’exposé de sociétés numériques qui prennent en charge les révolutions à venir, notamment celle de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle…

    Mobilités : autonomes et sans coutures
    Avec OuiCar, BlablaCar ou XYT, c’est la personnalisation qui était à l’honneur. Fabriquer sa voiture, la louer, la partager, la voiture passe du statut de propriété de masse à celui de service personnalisé, sous le signe de l’économie de fonctionnalité. Quand on lui demande à quoi ressemblera la voiture dans 10 ans, Frédéric Mazella répond simplement « elle sera moins vide » (aujourd’hui 97% du temps d’usage d’une voiture est réalisé avec une seule personne à bord). Pour Renault, le véhicule autonome est inévitable, comme les énergies renouvelables. Mais François Pistre n’oppose pas économie de propriété et de fonctionnalité, la preuve, alors que le co- voiturage et l’auto-partage se développent rapidement, on n’a jamais vendu autant de voitures dans le monde, notamment en France et en Europe qu’en 2015 ! Côté train, la SNCF a conduit en 18 mois un ambitieux plan de digitalisation piloté par Emmanuelle Turlotte, avec en ligne de mire une connectivité permanente, des services toujours plus fluides et à moyen terme l’ambition de faire de la SNCF une entreprise-plateforme, facilitant la mobilité en « porte-à-porte ».

    Cosmétique française, ou la beauté connectée
    La Cosmetic Valley et Chartres métropole ont candidaté pour créer un réseau thématique French Tech autour de la beauté. Réponse avant fin juin… Leur conviction vient des startups. Près de 150 startups, réparties sur tout le territoire national, travaillent dans ce domaine et peuvent permettre à l’ensemble de la filière de maintenir ses positions de leader mondial (la cosmétique est la deuxième filière exportatrice française avec 13 milliards d’euros d’excédent commercial). Au sein de ce réseau, les startups cosméto-digitales seront accélérées et parrainées par les industriels, et se verront ouvrir des marchés internationaux où la France domine les débats.

    Les nouvelles industries et l’Internet de objets
    Alain Ferrasse-Palé, Président de Nokia France, est venu présenter la feuille de route de Nokia France, 3 mois après le rachat effectif d’Alcatel Lucent. Nokia se positionne au cœur du socle numérique de l’industrie du futur, tous les process industriels sont optimisés par le Numérique, logiciels, réseaux, internet des objets. Un point développé lors de la table-ronde organisée par l’AFNUM et réunissant M20 City, Visiomed, Parrot et Sigfox. En 2020 on estime à 50 milliards le nombre d’objets connectés actifs dans le monde. Ils rendront des services inédits, adossés à des réseaux de nouvelle génération. Pour Thomas Nicholls de Sigfox « la question des standards est un faux problème, nous sommes présents en couverture totale dans 20 pays déjà, il faut avancer vite et tenir la promesse… » Les objets connectés se déploient partout et le mix technologique cher à Nokia doit leur permettre communiquer partout et sans frontières.

    Cet ultra-déploiement du numérique pose la question de son empreinte environnementale. Un sujet pris à bras le corps par le SFIB qui développe le volet « économie circulaire de la filière. Sylvie Thomas a révélé avec franchise que le Numérique produisait 5% des gaz à effet de serre. Mais elle pose la question : « combien de tonnes de GES le Numérique permet-il chaque jour d’économiser ? » Les industries qui sont devenues plus propres grâce au digital n’ont pas encore évalué cet apport à leur RSE… Recyclage, ré-emploi, ré-utilisation, Lexmark ou HP entre autres intègrent jusqu’à 50% de matière recyclé dans leurs appareils et la filière D3E a collecté 600.000 tonnes de déchets en 2015. Encourageant, et encore d’importantes marges de progrès.

    Les territoires 2.0
    Avec Nathalie Dirand, de Covage, l’impact des réseaux sur les territoires a été affirmé. Création d’emplois directs et indirects, attractivité, compétitivité… Les élus locaux savent pourquoi ils déploient des réseaux à présent. C’est le credo de Laure de la Raudière, Député d’Eure-et-Loir, un Département qui s’est donné une feuille de route 2020 dont la colonne vertébrale est le numérique : formation, agriculture, réseaux, entrepreneuriat , médiation numérique et services publics transforment radicalement les opportunités d’un territoire rural situé à 1 heure de Paris. Opportunités illustrées par Eric Charpentier, fondateur de Morning (ex-Payname), une société de la « néo-banque » de 50 salariés qui a installé son campus à Saint Elix le Château, à 50 km de Toulouse dont elle a quitté le centre-ville il y a quelques semaines. Un projet ancré dans la ruralité pour un campus à la Google. « Au début on n’avait pas la fibre sur ce territoire, alors on l’a installé », témoigne Eric Charpentier, autonomie encore…

    Santé collective
    La bascule promise du curatif au préventif tarde à se concrétiser selon Henri Isaac. Pourtant, le numérique, les datas et les capteurs permettraient de repenser totalement notre philosophie de la santé, qui reste encore une économie de la maladie. Ghislaine Alajouanine, auteure de « Enthousiasmez-vous ! » et membre du conseil d’administration de Visiomed, est optimiste : « le vieillissement de la population est une opportunité majeure, le marché du homecare pèsera 500 milliards d’euros ! » mais génèrera aussi des économies considérables pour un système de santé encore trop centré autour de l’hôpital. Parallèlement, les patients s’organisent autour de plateformes telles que Carenity, et les professionnels de santé autour de réseaux comme Eppocrate, créé par le Dr Cécile Monteil, qui constitue une forum ouvert autour de l’innovation et de la santé. L’effet numérique, porteur de disruption, est une fois encore la force de la « multitude » et sa capacité à s’auto-organiser…

    http://www.laconferencedeparis.com/sante-la-revolution-preventive/

     

    Changer le travail
    Avec Switch Collective et Remix Coworking, le travail change radicalement de visage. Penser son projet, trouver les clés d’un chemin personnel et unique, se mélanger avec des profils totalement différent… le travail devient histoire personnelle et collective en s’appuyant sur les mécanismes de la sérendipité : trouver ce que l’on cherchait vraiment en cherchant autre chose, tout l’esprit du Numérique ! Quand de son côté Antoine Jouteau s’empare du marché des offres d’emploi en proximité avec déjà 300.000 offres publiées ! Pour Marine Aubin, Co- Présidente de Girlz in Web, c’est, au-delà du travail, la manière même de faire société qui est en train de changer.

    http://www.laconferencedeparis.com/disruption-du-travail/

    https://www.youtube.com/watch?v=dT1h6BNjpyY

    Banque-disruption
    Côté finances, selon Alain Clot, président de la Fintech, la première disruption était l’émergence de la finance participative (notamment Kickstarter implanté en France par Axelle Tessandier) avec des réussites comme Leetchi, présentée par Céline Lazorthes. Mais un deuxième mouvement se dessine, qui vise le perfectionnement- même des institutions bancaires, désormais prêtes à l’open-innovation. Crédit Mutuel Arkéa a racheté Leetchi mais sans toucher un cheveu du projet et de sa philosophie… Un mouvement incarné par Fundvisory qui doit permettre, toujours en partant de l’amélioration de l’expérience-utilisateur, de piloter et gérer en toute transparence ses portefeuilles d’investissement, avec l’aide du « robot-advisor », la puissance de l’intelligence artificielle au service de la rentabilité et de la lisibilité…

    http://www.laconferencedeparis.com/qui-fera-sauter-la-banque/

    L’Afrique à l’honneur
    La Conférence de Paris a eu l’honneur d’accueillir le Président de Digital Africa, Evans Woherem. Digital Africa est une association qui fédère les acteurs du numérique africain, entreprises, pouvoirs publics et universitaires. Interviewé par Gilles Babinet, Digital Champion de la France à l’UE et fondateur d’Africa4Tech, le Docteur Woherem a présenté l’Afrique comme un continent à forte ambition. La moitié de la population fait désormais partie de la classe moyenne, et a une très forte appétence pour la consommation de produits et de service technologiques. L’Afrique invite l’esnemble des entreprises européennes et notamment françaises à considérer ce potentiel et à venir aider l’Afrique à réaliser son « leapfrog » (saut de grenouille) car elle ne veut pas passer par les étapes intermédiaires mais aller directement ver l’Internet of Everything. Déjà, des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud intègrent pleinement le Numérique dans leurs stratégie de développement…

    http://www.laconferencedeparis.com/afrique-continent-digital/

    Paris est magique
    Le Palais Brongniart, géré pour 30 ans par GL Events a pour mission d’être la scène numérique française. Il héberge la Fintech, l’EEMI… Mais pour son directeur Christophe Caillaud-Joos, il retrouve sa vocation première, être un lieu pour les innovateurs qui doivent présenter leurs projets, convaincre d’y investir. Avec 14.000 startups, Paris-Ile de France est le bon endroit pour cette effervescence. Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital, confirme cette effervescence de projets, Futur- en-Seine mobilisera encore cette année près de 100.000 visiteurs !

    Les clés de la disruption
    Tout au long des conférences, rythmées par le sound design de DJ Laek, sont apparus trois principes de la disruption. Tout d’abord il s’agit de redonner le

    pouvoir aux utilisateurs et à la multitude. Le bottom-up devient le modèle dominant. Puis, pour les industries constituées, l’auto-disruption nécessite de penser en parallèle l’entretien de l’ancien modèle et l’accélération du prochain. Le management qui survivra sera celui qui disposera de ces deux cerveaux et les articulera dans le temps sans les opposer. Transformer la disruption en transition en somme… Enfin, refuser de subir la disruption implique de rapprocher startups et grands groupes dans des coopérations égalitaires et gagnant-gagnant. Si l’esprit startup à l’américaine est basé sur une logique d’agression (certes souvent de façade) où il s’agit d’être celui qui « tuera » les grands groupes et les rentes en place, la disruption made in France cherche à composer avec des industries historiques qui se sont mises en mouvement.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est le rendez-vous annuel de la disruption. Elle a vocation à permettre à ses publics de saisir les mouvements disruptifs induits par le développement des technologies numériques dans notre vie quotidienne, pour les transformer en opportunités économiques.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est organisée par Mon Territoire Numérique, agence également organisatrice des Etats Généraux des RIP (Deauville) de RURALITIC (Cantal) et actrice majeure du coaching de
    startups françaises dans le cadre du CES de Las Vegas via la « Mission CES ».