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  • Baromètre IPSOS – Réseaux sociaux, smartphones … le fossé entre la perception et la réalité

    Smartphone, Facebook : une omniprésence surestimée

    Les nouvelles technologies changent le monde, mais sont-elles aussi omniprésentes qu’on le croit dans le quotidien des consommateurs ? Les individus du XXIe siècle seraient tous mobiles et hyper-connectés : est-ce un mythe ou une réalité ? Les résultats du baromètre international Perils of Perception* d’Ipsos révèlent que, dans la plupart des pays du monde, la population surestime l’importance des smartphones et des réseaux sociaux chez leurs concitoyens.

    Smartphones : le taux d’équipement est surévalué, sauf au Danemark

    Les résultats de l’étude Ipsos Perils of Perception mettent en évidence que le buzz et la publicité troublent la manière dont les réalités sont comprises quand il est question des nouvelles technologies… Le taux d’équipement de la population en smartphone est ainsi incroyablement surestimé en Indonésie et aux Philippines, avec un décalage par rapport à la réalité de 65 et 63 points. Si seulement 21% et 23% de la population possède un smartphone, les résultats de l’évaluation dépassent les 85% dans ces deux pays. La tendance à la surévaluation est également très nette en Inde (74% contre 22% en réalité) ou encore en Colombie (84% contre 35%). En France, l’appréciation est plus proche de la réalité : les Français interrogés estiment le taux d’équipement à 84% quand il est de 68%, soit 17 points d’écart. À noter que seuls les Danois sous-évaluent les faits, avec seulement deux points d’écart : la population est équipée à 89% de smartphone, alors qu’elle évalue le taux d’équipement à 87%.

    Des populations bien moins connectées à Facebook qu’on le croit

    En revanche, tout le monde se trompe dans l’estimation du taux de personnes possédant un compte Facebook, et souvent assez largement. On retrouve ainsi des surévaluations allant de de plus de 50 points en Inde, Indonésie, Afrique du Sud et Philippines. Il y a la même évaluation exagérée en France avec + 21 points par rapport à la réalité : selon les Français, 68% des plus de 13 ans ont un compte Facebook. Dans les faits, un peu moins de la moitié de la population (47%) possède un compte sur le réseau social. Ce sont les Suédois qui sont proportionnellement les plus présents sur Facebook (65%), un chiffre qu’ils surévaluent pourtant de 17 points.


    « Visiblement, quand il est question des technologies, le buzz, la publicité et la notoriété se substituent au monde réel. La méthodologie de l’enquête joue probablement un rôle dans cette surestimation dans les pays en développement : comme elle est réalisée en ligne, les répondants sont souvent des internautes appartenant à des catégories plus aisées, plus urbaines et plus diplômées que le pays tout entier ; leur perception reflète davantage la réalité de leur environnement social que celle de la population dans son ensemble, même si le taux d’équipement en mobile progresse chaque année » précise Yves Bardon, directeur du programme Flair au Ipsos Knowledge Center.

    Les Français conscients du décalage entre perception et réalité

    Alors à l’exercice des perceptions, les Français sont-ils bons élèves ? L’étude Perils of Perception permet à Ipsos d’analyser les écarts entre les faits et les visions qui en circulent sur de nombreuses thématiques (société, santé, technologies…). Les résultats globaux montrent que la France est plutôt en seconde partie du classement : elle se situe à la 16e place des pays qui se trompent le plus. Les pays où la perception des habitants est la plus éloignée de la réalité sont l’Afrique du Sud, le Brésil, ou encore l’Inde. Le prix d’excellence en matière de discernement revient à la Suède et à deux autres pays scandinaves qui arrivent juste derrière : la Norvège et le Danemark. L’Espagne se distingue également à la 4e place.

  • Les meilleures applications mobiles bancaires mondiales en 2016

    AU TOP DU CLASSEMENT : La banque australienne Westpac

    La banque australienne Westpac arrive à la première place du classement Forrester des meilleures applications mobiles bancaires mondiales en  2016 avec un score de 86 sur 100. L’évaluation réalisée sur la base de 40 critères, place Westpac juste devant le vainqueur de l’année dernière, la banque espagnole CaixaBank qui obtient quant à elle la note de 85 sur 100. Dans le cadre de cette étude, Forrester a procédé à l’évaluation des services mobiles bancaires de 46 banques parmi les plus grandes banques de détail dans le monde. La note moyenne calculée sur l’ensemble des banques s’élève à 65 sur 100. Les deux banques françaises figurant dans l’étude, Société Générale et BNP Paribas, obtiennent  un score respectif de 62 et 53.

    Westpac s’est particulièrement illustrée dans chacune des catégories; la banque a atteint le meilleur score en matière de transactions bancaires sur mobile, et s’est distinguée de ses concurrents par la qualité de ses points de contacts client, de ses fonctionnalités de gestion de compte et de ses outils de gestion de budget, et en matière de marketing mobile et de souscription de produits financiers. Westpac est l’une des rares banques à permettre le paiement sans contact mobile. La banque a également développé des nouvelles fonctionnalités innovantes, en laissant par exemple la possibilité aux clients d’activer leur carte de crédit par simple envoi d’une photo de cette dernière.

    Les exemples de services mobiles proposés par  BNP Paribas et Société Générale font l’objet d’une mention dans plusieurs sections du rapport. A titre d’exemple, Société Générale met en ligne des  vidéos afin d’aider les clients à mieux comprendre certains de ses produits financiers. Les deux banques proposent également des applications mobiles incluant des outils de gestion de finances personnelles et des graphiques permettant aux clients de mieux gérer leur budget et d’anticiper leurs dépenses.

    Dans un billet relatif à cette nouvelle étude, publié sur son blog, Aurélie L’Hostis, analyste chez Forrester, affirme que « l’adoption de la banque mobile à atteint une masse critique ». Les banques dominant le palmarès mettent un point d’honneur à placer le client au cœur de leur stratégie, en s’efforçant d’anticiper les besoins émergents et en adoptant une approche agile et itérative pour accélérer le développement de nouvelles capacités mobiles.

    L’étude a montré qu’il subsiste cependant une marge de progression. Alors que la plupart des banques ont nettement amélioré le design et les fonctionnalités de leurs offres mobiles au cours de ces dernières années, nombreuses sont celles qui sont encore peu performantes dans le domaine des services et de la vente de produits financiers sur mobile. Forrester conseille vivement aux banques d’accélérer le développement de leurs services mobiles bancaires tout en créant de la valeur ajoutée, afin de faire face à la nouvelle concurrence que représentent les banques mobiles et les portefeuilles électroniques, qui promettent de meilleures expériences digitales à leurs clients.