Étiquette : millenials

  • Etude Born Social : les enseignements sur les jeunes et leur utilisation des médias sociaux

    Heaven présente les résultats de la 6ème édition de son exploration Born Social

    L’âge minimum officiel pour utiliser la plupart des réseaux sociaux est fixé à 13 ans.

    Ce qui n’empêche pas les enfants en dessous de cet âge d’y être présents et actifs…

    Les objectifs de l’étude Born Social, réalisée par l’agence heaven en partenariat avec l’association Génération Numérique, sont d’explorer les comportements de ces utilisateurs “invisibles”, dresser le portrait d’une génération née avec les médias sociaux, et comprendre leur relation aux marques.

    Cette édition 2021 de Born Social apporte de nouveaux enseignements dont vous trouverez quelques exemples ci-dessous :

    • l’utilisation des réseaux sociaux chez les jeunes est maintenant généralisée, puisque 71% des enfants de 12 ans sont inscrits à au moins un réseau social alors qu’ils n’en ont pas le droit.

    • fait plus étonnant, on s’aperçoit que les enfants n’ont pas forcément une perception positive des réseaux sociaux : en effet, seulement 7% des 11-12 ans considèrent que l’impact des réseaux sociaux sur les personnes de leur âge est positif.

    • concernant les plateformes, Youtube et Snapchat dominent encore largement la course chez les 10-12 ans, tandis que TikTok et Instagram sont au coude à coude.

    Pour accéder à l’étude c’est ici 

  • Maddy Keynote 2019 – « On s’était dit rendez-vous dans 100 ans »

    « On s‘était dit rendez-vous dans 100 ans »

    A l‘occasion de la Maddy Keynote 2019 dont le thème est « Une journée en 2084 », l‘Urban Lab de My Little Paris dévoile une enquête sur le rapport au futur des Millennials : « On s‘était dit rendez-vous dans 100 ans »

    En bref :

    Et si la génération qui devait « sauver le monde » était la première à « changer de monde«  ? Cette étude soulève en effet trois paradoxes principaux sur la manière dont les Millennials envisagent l’avenir :

    – Très optimistes sur leur durée de vie et leur capacité à profiter d’une vieillesse active, les Millennials sont en revanche très pessimistes sur l’évolution de la planète : 1 sondé sur 2 se dit prêt à quitter la Terre à l‘horizon 2084.

    – Digital natives, ils attendent que la technologie leur facilite la vie,mais souhaitent dans le même temps préserver un équilibre entre physique et digital (52% de loisirs digitaux envisagés uniquement).

    – Attentifs à profiter d’une vie sociale épanouie et connectée, ils ont pour autant une approche plus individuelle du travail et privilégient notamment le freelancing (66%) ou le travail à domicile

    Une confiance assumée dans le progrès technologique

    Digital natives, les Millennials incarnent la première génération à avoir grandi avec une connexion quasi-permanente aux loisirs digitaux. Sous plusieurs aspects, l’étude confirme ce penchant technophile :

    • Les sondés avouent tout d’abord leur confiance certaine dans l‘apparition de nouveaux moyens de paiement : 65% pensent utiliser en 2084 des moyens plus high-tech (54% pour les empreintes digitales et scans cardiaques ou rétiniens, 11% pour les crypto-monnaies).
    • Dans leur quotidien, ils attendent également de la technologie un confort de vie : 90% espèrent ainsi que le ménage sera une tâche automatisée, et 63% pour le repassage !
    • Encore plus ambitieux : leur confiance dans le progrès technologique est telle que 37% des sondés estiment qu’en 2084, l‘humanité aura colonisé une autre planète.

    Une espérance de vie « rêvée » ?

    30% des sondés estiment qu’ils seront « boostés par les avancées de la médecine », ce qui les rend même extrêmement optimistes sur leur espérance de vie : 63% des sondés pensent ainsi être « toujours en vie en 2084 », et plus précisément 44% des 24-35 ans. Ces derniers auraient en moyenne 95 ans ! Soit un chiffre nettement supérieur aux projections d’espérance de vie de l’INSEE selon qui, en 2070, les centenaires représenteront seulement 0,4 à 0,7% de la population…

    Digital natives… mais pas addicts !

    S’ils espèrent que la technologie leur facilitera la vie quotidienne (ménage, repassage…), les Millenials sont beaucoup moins nombreux à souhaiter que celle-ci s’intègre davantage dans les tâches à dimension humaine : seuls 10% aimeraient par exemple confier leurs enfants à une aide automatisée, et seuls 3% espèrent que la robotisation touchel’hygiène corporelle.

    Par d’autres aspects, les Millennials affirment même leur souhait de s’émanciper de la technologie – ou du moins de la tenir éloignée de certains moments de vie.

    • L‘alimentation : en 2084, les Millennials espèrent qu’une offre locavore (qu’ils sont 57% à soutenir) aura largement pris le pas sur la production industrielle et les produits transformés (qu’ils ne sont que 4% à vouloir encore consommer). Les innovations « foodtech »(viande de synthèse…), ne récoltent – elles – que 12% des suffrages, et les boissons nutritives 13%.
    • Les loisirs : les Millennials estiment que ceux-ci seront seulement à 52% digitaux – soit une répartition correspondant en réalité aux usages actuels ! (4h58 de loisirs par jour en France, dont 50% passé devant un écran, selon l‘étude Temps libre de INSEE).

    Cette recherche du « physique » peut enfin trouver un prolongement dans leur désir affiché de quitter la Ville : 55% d’entre eux affirment en effet vouloir vivre à la campagne en 2084 – un chiffre à comparer aux 77,4%d’urbains vivant actuellement en France selon l’INSEE.

    Un appel à changer de modèle

    Au-delà de ces questionnements du « quotidien », les Millennialss’interrogent largement sur une remise en cause plus structurelle de nos modèles actuels de sociétés :

    • Le travail : selon eux, la structure traditionnelle du salariat est clairement vouée à disparaître. Ils ne sont que 9% à souhaiter continuer à travailler en tant que salarié en 2084 – contre 84% actuellement (source INSEE). Et même si 80% estiment qu’ils continueront à travailler en 2084 (30% par nécessité, 50% par plaisir), 66% d’entre eux espèrent avoir adopté le régime du freelancing ! (26% dans un espace partagé, 40% à domicile).
    • Les défis : les Millennials ont manifestement une conscience aiguë des défis qui se poseront au cours du XXIe siècle. Voici le pourcentage d’entre eux ayant attribué une probabilité supérieure ou égale à 5/8 pour chacun des scénarii suivants :
      • 94% pour le réchauffement climatique,
      • 92% pour l’épuisement des ressources,
      • 89% pour la surpopulation,
      • 88% pour l’extinction animale de masse,
      • 85% pour un nouveau conflit mondial,
      • 58% pour le point de singularité,
      • 51% pour la fin de la démocratie.

    Ces scénarii sont si présents à l’esprit des Millennials que, lorsqu’on leur demande s’ils seraient prêts à quitter la Terre en faveur d’une nouvelle planète, 49% répondent par l’affirmative. Et si la génération qui devait « sauver le monde » était surtout la première à « changer de monde » ?…

    Méthodologie : 

    L‘Urban Lab de My Little Paris et la Maddy Keynote se sont cette année associés pour réaliser une étude dédiée au rapport au futur de la génération dite des Millenials. 19 300 personnes ont ainsi été interrogées en décembre 2018 et janvier 2019 via les médias du groupe My Little Paris, dont 70% de 18-35 ans.

  • Pourquoi les marques consacrent-elles autant de temps et d’efforts à courtiser les millénials sur les réseaux sociaux ?

    4 façons dont les réseaux sociaux influencent les décisions d’achat des millénials

    Par Julien Damide, Responsable Marketing et Communication de Comarch.

    Pourquoi les marques consacrent-elles autant de temps et d’efforts à courtiser les millénialssur les réseaux sociaux ? Le marketing digital requiert beaucoup d’investissement à la fois humain et financier. Pourtant, les entreprises s’engagent fermement sur les réseaux sociaux pour une simple et bonne raison : cela fonctionne !

    Les réseaux sociaux ont une influence majeure en ce qui concerne les décisions d’achats des millénials. Aujourd’hui, 72% d’entre eux disent acheter des produits de mode et de beauté en étant influencés par des posts Instagram.

    1)   Les millénials accordent beaucoup d’importance aux recommandations de leurs proches

    Parmi les raisons qui expliquent l’essor du commerce sur les réseaux sociaux, on retiendra que les millenials peuvent facilement échanger et se recommander des produits les uns les autres. En effet, ils ont tendance à bien plus se fier aux recommandations de leurs amis, qu’aux publicités ou contenus sponsorisés, perçus comme le résultat d’une campagne purement marketing. L’ère du web 2.0 rime avec communautés, échanges et partage, nulle raison pour que les achats en ligne n’en soient pas impactés. Les recommandations permettent de récolter de nombreuses conversions. Selon les données d’Hubspot, 71% des personnes sont plus susceptibles d’effectuer un achat en ligne si le produit ou service est recommandé par d’autres.

    Cependant, selon McKinsey, un petit nombre d’influenceurs comme les bloggers par exemple, sont responsables de la plupart des références que les marques reçoivent via les réseaux sociaux. Par exemple, en étudiant des produits vestimentaires, on découvre que 5% des influenceurs qui offrent des recommandations de produits génèrent au final 45% de l’influence sociale.

    Selon l’entrepreneur Andrew Molz, pour conquérir les millénials, les marques doivent se concentrer sur l’obtention de recommandations. Molz est un gourou de l’e-commerce qui a construit un site web qui génère 2,2 millions de dollars de ventes en utilisant uniquement les réseaux sociaux. En plus d’embaucher des ambassadeurs de marque influents, Molz explique qu’il est nécessaire de demander à des clients satisfaits de laisser des commentaires et de solliciter leurs témoignages pour ensuite les afficher en tant qu’élément de réassurance.

    2)   Les influenceurs créent la mode sur les réseaux sociaux

    Molz déclare : « Les influenceurs dans des secteurs comme la mode et la beauté, exercent une grande influence sur les millénials ». Ils déterminent les tendances et présentent les articles indispensables comme le faisaient et continuent de le faire les magazines de mode.

    D’après une étude réalisée en 2017 par la société spécialisée Launchmetrics, les marques seraient prêtes à investir 70 % de plus en 2018 sur l’influence digitale. En effet, ces dernières pensent que : « communiquer via les influenceurs coûte moins cher que de passer par les supports de publicité traditionnels », explique Michael Jaïs, PDG de Launchmetrics. Selon l’industrie du digital, la valeur d’un like de fan sur les réseaux sociaux dans le domaine du luxe, équivaut en retombées publicitaires à 1,60 dollars. Il est alors tentant de multiplier ce montant par le nombre de likes.

    Par exemple, en août dernier, 80% du trafic mobile de Nordstrom provenait d’un seul acteur, RewardStyle network. Ce même réseau d’influenceurs a également généré 21,94% du trafic de Sephora et 30,83% vers Net-A-Porter. Mais l’influence va bien au-delà de la mode. Par exemple, la sortie de la vidéo du jeu Overwatch était très attendue. Une semaine après sa mise en ligne, Elon Musk a tweeté qu’il aimait le jeu et a félicité l’éditeur pour son travail. Ce tweet a généré plus de 3800 retweets et a donné lieu à 12 000 interactions en quelques minutes seulement. Cela signifie que les entreprises doivent détecter les personnes qui ont une forte audience auprès des millénials. Cela inclut les blogueurs, vlogueurs, youtubers et les instagramers de renommée qui ont aujourd’hui une véritable fonction.

    A noter que selon une étude Oxatis/KPMG, près de 80% des e-commerçants ont eu recours aux réseaux sociaux à des fins commerciales en 2017. Facebook s’impose peu à peu comme un vrai levier d’activité pour l’e-commerce français :  31% des sites qui y ont recours, mesurent un impact positif sur leur trafic et même sur leur chiffre d’affaires (cela représenterait en effet, a minima, 5% de leur chiffre d’affaires). De leur côté, Youtube et Instagram, sont utilisés respectivement par 12% et 11% d’e-commerçants.

    3)    L’User Generated Content a une grande influence sur les décisions d’achat

    Selon Gartner, 84% des membres de la génération Y sont susceptibles d’être influencés pour effectuer un achat suite à un contenu créé par d’autres utilisateurs, même s’ils lui sont étrangers. Alors que de nombreuses marques utilisent déjà du contenu généré par les utilisateurs pour augmenter leur nombre d’abonnés et renforcer leur image de marque, Molz affirme que cela peut constituer une motivation supplémentaire pour encourager les abonnés à partager du contenu tels que des avis ou des images.

    4)   L’engagement est souvent le moteur des décisions d’achat

    Alors que les influenceurs et les pairs peuvent avoir plus d’influence sur les décisions d’achat de la génération Y, cela ne signifie pas pour autant que les marques n’ont aucune voix. Cependant, il est important de garder à l’esprit que les millénials sont plus impressionnés par l’engagement que par la promotion. 62% d’entre eux déclarent qu’ils sont plus susceptibles de devenir fidèles à la marque si une entreprise s’engage avec eux sincèrement sur les réseaux sociaux. Non seulement la fidélité à la marque accélère les décisions d’achat, mais elle conduit également à des recommandations.

    Ainsi, les entreprises qui souhaitent influencer la génération Y doivent définitivement utiliser les réseaux sociaux. Cependant, pour y parvenir, il est impératif que les marques sachent exactement comment la jeune génération utilise les réseaux sociaux et pour ainsi capter leur attention. Aujourd’hui, on peut clairement affirmer que la promotion classique et la publicité ne font plus la course en tête des leviers d’engagement, pour une génération qui apprécie la sincérité, les recommandations et les valeurs.

     

     

     

  • Croissance des PME : les Millenials montrent la voie

    Croissance des PME : les Millenials montrent la voie

    Les résultats de la 9ème édition de l’étude ADN de l’Entrepreneur 2017 d’Hiscox menée auprès de 4000 TPE et PME montre un regain de croissance et d’optimisme dans les petites entreprises.  Alors que près de deux tiers des répondants ayant constaté une croissance de leurs revenus, la bonne santé des PME semble être avant tout portée par le dynamisme de la génération Millenials.

    Véritable baromètre du monde de l’entrepreneuriat, le rapport ADN de l’entrepreneur d’Hiscox est devenu, au fil des éditions, un révélateur de tendances. Après plusieurs années compliquées, la reprise semble bel et bien arrivée chez les entrepreneurs français.

    Les élections présidentielles de cette année semblent avoir eu un impact positif sur l’entrepreneuriat en France et sur l’optimisme des créateurs d’entreprise. Ceux-ci sont cette année 56% à aborder l’avenir avec optimisme, c’est 15% de plus que l’année dernière ! Ce résultat permet à la France de laisser la dernière place du classement à la Grande-Bretagne qui semble très affectée par le Brexit.

    « Les résultats de cette nouvelle édition du rapport ADN de l’entrepreneur illustrent à quel point les TPE et PME jouent un rôle moteur dans notre économie. L’optimisme dont la jeune génération fait preuve est un autre enseignement à tirer de ce rapport. C’est un signe très encourageant de dynamisme et de bonne santé économique. Mais les PME doivent rester prudentes et être capables d’anticiper l’émergence de nouvelles menaces, notamment en matière de cyber sécurité » commente Caroline Hirtzberger, Head of Direct chez Hiscox France.

    Voici les principaux enseignements de cette étude :

    La reprise est là ! Après quelques années compliquées, la reprise semble bel et bien confirmée en Europe, 62% des entreprises ont constaté une croissance de revenus en France. Par ailleurs, 71% des entrepreneurs interrogés déclarent une augmentation de nouveaux clients en 2017.

    Des Millenials optimistes et qui prospèrent : contrairement à leurs ainés, la moitié des moins de 30 ans (50%) et 46% des entrepreneurs âgés entre 30 et 39 ans déclarent se sentir mieux qu’il y a un an dans leur travail. Ce fossé générationnel s’observe aussi lorsque l’on demande aux répondants s’ils se sentent confiants pour l’année prochaine. Encore une fois, ce sont les plus jeunes les plus optimistes.

    Moins d’heures de travail mais moins de congés : chiffre assez surprenant, les dirigeants et managers de PME déclarent travailler légèrement moins que l’année dernière. Sur l’ensemble des marchés, la moyenne hebdomadaire est de moins de 41 heures contre plus de 42 en 2016. Le constat est moins flagrant en France (44,36 en 2017 vs 44,91 en 2016) mais est, comme l’ensemble des autres pays observés, en baisse. Paradoxalement, les personnes interrogées déclarent avoir pris moins de congés que l’année dernière (21,7 jours en 2017 vs 23,8 jours en 2016).

    La cyber sécurité est devenue un véritable enjeu stratégique pour les entreprises. Les PME ne sont pas épargnées par ces menaces, bien au contraire. Notre rapport montre que 13% des TPE/PME ont été victimes de cyber attaques en 2017. Un chiffre en hausse de 2pts par rapport à l’année dernière et qui ne devrait pas évoluer dans le bon sens tant les petites entreprises semblent avoir du mal à se protéger correctement contre ces risques (29% des entrepreneurs en TPE/PME déclarent d’avoir rien changé à leur politique de sécurité après une attaque).

    En France, l’instabilité politique est moins considérée comme un frein au développement des sociétés que l’année dernière. 43% des gens interrogés estiment que des troubles politiques pourraient nuire à leur activité, un chiffre en baisse mais qui reste nettement supérieur à celui des Etats-Unis (36%).

    Vous pouvez consulter l’intégralité du rapport en cliquant sur ce lien.

    * Etude menée du 10 mai au 6 juin 2017 auprès de 4000 dirigeants et cadres supérieurs de TPE et PME dans six pays, dont 1000 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et 500 en France, Allemagne, Pays-Bas et Espagne.

  • eCommerce : qui sont les acheteurs engagés et motivés ?

    65% des acheteurs sensibles aux avis clients recommandent l’enseigne à leur tour

    Etude Webloyalty 

    Aujourd’hui, les raisons qui incitent les clients à recommander une enseigne peuvent être difficiles à identifier car le raisonnement d’un acheteur est de plus en plus complexe, celui-ci étant sujet à des interactions sociales plus fréquentes lors de ses achats. L’étude Webloyalty menée auprès de plus de 5 000 consommateurs dans 13 pays en février 2017, en collaboration avec l’Université Oxford Brookes, a permis d’identifier le niveau d’engagement chez 5 profils d’acheteurs types en analysant leurs comportements et motivations d’achat.

    Le cercle vertueux de la recommandation client plus présent chez les « Millennials»

    L’étude révèle que les acheteurs motivés en priorité par la recommandation d’autres clients et/ou de proches, sont les plus susceptibles de recommander l’enseigne à leur tour. En effet, 65% d’entres eux déclarent recommander leur enseigne préférée contre 51% en moyenne chez les autres groupes d’acheteurs. Ce sont aussi des acheteurs très réguliers car 61% d’entre eux achètent au moins une fois par semaine (vs 53% en moyenne chez les autres acheteurs), dont 41% plus d’une fois et 16% quotidiennement. Ces acheteurs, davantage représentés au Brésil où ils sont 4 fois plus nombreux que dans les autres pays, font partie des acheteurs les plus fidèles.

    Qui sont-ils ? Ces acheteurs, influencés par les avis des autres, sont particulièrement représentés chez les « Millennials », soit les 18-24 ans et les 25-34 ans. En effet, ces jeunes consommateurs, naturellement très attentifs à la réputation et à l’image véhiculée par les marques sur les réseaux sociaux, sont deux fois plus nombreux que les « baby-boomers » (55-64 ans) à se baser principalement sur les avis de leurs proches et des commentaires sur les réseaux sociaux pour décider de leurs futurs achats.

    Lorsque les marques ou les enseignes parviennent à créer une relation dynamique et quotidienne avec ce type d’acheteurs, elles pourront alors plus facilement les amener à devenir des ambassadeurs « naturels ».

    Les acheteurs motivés par le prix et par la commodité de l’achat sont les moins prédisposés à recommander leur enseigne préférée

    Les acheteurs principalement guidés par le facteur prix, fortement représentés dans la majorité des pays étudiés (55% en France), sont les plus nombreux chez les « baby-boomers », 57% contre 44% chez les 18-24 ans et 45% chez les seniors (65 ans et plus). Ce sont les moins fidèles à une enseigne, préférant profiter des meilleures affaires quelle que soit l’enseigne.

    Le deuxième groupe d’acheteurs le plus courant chez les personnes interrogées dans l’étude sont ceux motivés par la commodité de l’achat (influencé par la facilité d’accés au réseau de boutique ou une politique de livraison souple et rapide). Ce groupe compte la plus grande part d’acheteurs privilégiant le web comme premier choix d’interaction avec l’enseigne (65% vs 54% en moyenne chez les autres acheteurs). Bien qu’ils soient comme les acheteurs motivés par le prix, moins enclins à recommander une enseigne, ils sont tout de même les plus nombreux à réitérer leurs achats dans une même enseigne et donc devenir fidèles à celle-ci.

    Les acheteurs motivés par les programmes de fidélisation s’engagent plus auprès d’une enseigne que les acheteurs attirés par une offre personnalisée

    Les acheteurs motivés par les programmes de fidélisation, les offres promotionnelles et les services additionnels proposés par une enseigne sont très « actifs » et consomment très régulierement. En effet, 42 % d’entre eux font plusieurs achats par semaine et parmi eux, 24% le font quotidiennement (vs 6% chez les acheteurs motivés par le prix). Ils sont aussi le 2ème groupe identifié comme étant le plus susceptible de recommander une enseigne à son entourage. A noter que la France fait partie des 3 pays qui comptent le plus de consommateurs représentés dans cette catégorie avec les Etats-Unis et la Turquie.

    Les acheteurs influencés par la personnalisation de l’offre, attirés par la possibilité de personnaliser un produit ou par le fait de recevoir des offres sur mesure, sont plutôt jeunes et ont tendance à être moins fidèles que les autres types d’acheteurs. Ils sont aussi moins susceptibles de recommander une enseigne. Ce sont des acheteurs intransigeants qui semblent difficiles à satisfaire.

    Rodolphe Oulmi, Directeur Général de Webloyalty France commente : «L’importance de l’engagement client est parfois sous-estimée par les enseignes qui priorisent plutôt le recrutement de nouveaux clients. Ce choix peut paraitre discutable lorsqu’on sait que fidéliser un client coûte moins cher qu’en attirer de nouveaux. Preuve que l’engagement client constitue un levier marketing essentiel, la fidélité des clients représente le deuxième facteur le plus déterminant dans l’évolution de la rentabilité des sites de vente en ligne après l’évolution du chiffre d’affaires (Etude 2017 Kantar TNS pour Webloyalty). Les consommateurs sont plus exigeants que jamais, ils ont des attentes de plus en plus spécifiques et n’hésitent plus à s’inviter dans la décision d’achat des uns et des autres en multipliant les interactions. C’est pourquoi les enseignes doivent porter un intérêt particulier aux les profils les plus à même de jouer un rôle d’ambassadeur pour leur marque.»

    Méthodologie
    Etude menée en ligne par l’université d’Oxford Brookes pour Webloyalty en février 2017, auprès d’un échantillon représentatif de 5 267 consommateurs dans 13 pays (Brésil, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède, Turquie, Royaume-Uni et États-Unis)