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  • Agents IA : les 5 secteurs où leur valeur ajoutée est la plus forte

    Faire de l’IA un outil utile, simple, au service des salariés, et dans tous les métiers

    Selon Mendo 

    L’arrivée de l’intelligence artificielle dans les entreprises fait beaucoup parler : certains y voient une menace, d’autres une révolution. Mais une chose est sûre : l’IA est plus que jamais présente dans notre quotidien professionnel… alors même que beaucoup de salariés ne savent pas encore comment l’utiliser.

    Pourtant, dans certains métiers, les agents IA, ces assistants intelligents capables de traiter, résumer, rédiger ou analyser, deviennent déjà de véritables alliés pour les entreprises et leurs collaborateurs. Dans ce contexte, Mendo, spécialiste de l’IA générative en entreprise, identifie 5 secteurs où leur impact est le plus visible. L’intégration réussie des agents passe toutefois par un accompagnement des salariés face à cette nouvelle manière de travailler.

    Service client : moins de stress et des réponses plus rapides

    Quand les sollicitations s’enchaînent, la pression augmente et les équipes jonglent entre précision, empathie et rapidité. Les agents IA peuvent ainsi se révéler particulièrement précieux dans l’exécution de certaines tâches telles qu’aider à rédiger des réponses claires et personnalisées, trier les demandes urgentes, résumer les conversations.

    Résultat : les équipes gagnent du temps, et les clients obtiennent des réponses plus rapidement. Les agents IA n’inventent pas des informations et quand ils ne sont pas en mesure d’apporter une réponse claire à un client, la demande est redirigée vers un humain. Moins de charge mentale, plus de valeur ajoutée humaine : les conseillers peuvent se concentrer sur l’écoute et la résolution.

    Ressources humaines : se libérer de l’administratif pour se concentrer sur l’humain

    Les services RH doivent jongler entre les recrutements, les dossiers administratifs, la communication interne… Mais dans la plupart des cas, le quotidien est souvent accaparé par l’administratif. Dans ce cadre, la mise en place d’agents IA permet par exemple de : rédiger des offres d’emploi, créer des contenus RH, préparer les entretiens.

    En définitive, elle fait gagner un temps précieux sur les tâches lourdes, pour que l’équipe RH puisse se concentrer sur l’essentiel et la véritable valeur ajoutée de l’entreprise : l’humain.

    Marketing & communication : booster créativité et productivité

    C’est l’un des domaines où l’IA est d’ores et déjà incontournable. Produire toujours plus de contenus, plus vite, sur plus de canaux : c’est le défi permanent des équipes marketing.

    Les agents IA peuvent ainsi être un allié dans la proposition d’idées de contenus, la rédaction de textes et messages adaptés à chaque réseau social et cible de communication, l’analyse des tendances et des insights, ou encore dans la production de visuels et contenus graphiques.

    Ils deviennent un super assistant créatif, capable de produire plus vite sans sacrifier la qualité.

    Juridique & conformité : comprendre en quelques minutes ce qui prenait des heures

    Lire un contrat de dix pages, identifier les risques, comparer des versions : des missions indispensables mais chronophages et consommatrices d’énergie pour les juristes et métiers juridiques dans leur ensemble. Les agents IA peuvent ainsi être un outil en mesure de résumer les documents complexes, repérer les points sensibles, préparer des premières versions de contrats, vérifier la conformité.

    Il reste cependant nécessaire de garder son esprit critique et de bien avoir la validation finale de l’humain, notamment sur l’aspect résumé et vérification de la conformité. Une nouvelle fois, l’objectif n’est pas de remplacer les juristes, mais de leur éviter des tâches répétitives et de réduire les risques d’erreurs. Ils ont vocation à leur laisser du temps pour réaliser pour les tâches qui exigent finesse et jugement.

    Industrie & logistique : mieux prévoir et mieux réagir

    Dans les usines et entrepôts logistiques, chaque minute perdue peut coûter cher à l’entreprise. L’IA est déjà déployée et efficace pour comprendre les incidents plus vite, surveiller les stocks, optimiser les tournées, la production, les plannings et suggérer les meilleures décisions en temps réel.

    Pour les équipes, c’est un soutien précieux dans des environnements où la réactivité est essentielle.

    Un apport concret qui n’a pas vocation à remplacer l’humain

    Si l’IA transforme le travail, elle ne doit pas pour autant creuser les inégalités entre ceux qui savent l’utiliser et les autres.

    « Aujourd’hui, la technologie avance plus vite que les usages », rappelle Quentin Amaudry, CEO de Mendo. « La priorité n’est plus d’innover pour innover, mais de rendre l’IA utile et accessible aux équipes. Les agents IA ne remplacent pas les métiers : ils les renforcent. Et c’est tout l’enjeu de Mendo : faire de l’IA un outil vraiment utile, vraiment simple, vraiment au service des salariés, et dans tous les métiers. »

     

  • #InspireYourBusiness : tous les podcasts de La Brigade du Web

    Quels enjeux pèsent l’IA sur nos métiers de communicants ?

    Vous n’êtes pas encore en vacances, et voilà qu’on vous parle déjà de podcasts pour votre veille…  Quelle plaie !
    Et pourtant, s’il y avait moyen de tout cumuler ?
    De profiter de ce temps de pause estival pour prendre du recul, réfléchir, et écouter notre série de podcasts #InspireYourBusiness.

    Influence, création de contenus, médias, retail & luxe… Quels enjeux pèsent l’IA sur nos métiers ?
    Pour y répondre, nous avons réalisé une série de podcasts sur l’impact de l’IA pour les communicants.

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur l’Influence ? Avec Camille Jourdain & Jonathan Chan

    L’Intelligence artificielle, est-elle l’ennemie des influenceurs ou serait- elle une aide précieuse pour les professionnels du marketing?
    Comment l’IA joue t-elle un rôle fondamental pour les plateformes comme Linkedin ou X ?Face à la multiplication de fakes, faut-il redouter le binôme Influence et IA ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur CANVA ? Avec Céline Beckrich & Emilie Marquois 

    Quels sont les outils et les fonctionnalités alimentées par l’IA dans Canva ?Quels sont les points forts et les inconvénients de l’outil ?
    L’IA va t-elle remplacer les créateurs ?

     👉 Quel est l’impact de l’IA sur les podcasts ? Avec Christian Belala et moi même

    Avec 134 millions de podcasts téléchargés ce nouveau média entre dans son âge d’or.
    Comment sélectionner les plateformes d’enregistrement ?
    Comment l’Intelligence artificielle peut-elle vous aider à améliorer et à optimiser votre média ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur la création de contenu ? Avec Christine Soto & Martine Le Jossec  

    Pourquoi utiliser l’IA dans la création visuelle ?
    Quelles sont les campagnes qui utilisent l’IA ?
    Quels sont les meilleurs générateurs d’images ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur le Retail & le Luxe ? Avec Emilie Marquois & Jérôme Monange

    Comment l’IA va t-elle révolutionner le secteur du retail ?
    Pourquoi le luxe s’empare t-il de l’IA Générative ?
    Quels sont les cas d’usage ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur les Médias ?

    Certains sites expérimentent l’utilisation de robots conversationnels pour écrire tout leur contenu et se revendiquent comme tels. A l’inverse, d’autres le cachent, provoquant de l’inquiétude.
    Alors faut-il s’inquiéter ou voir l’IA générative comme un outil complémentaire pour les journalistes ?

  • #PODCAST – Quel est l’impact de l’Intelligence Artificielle sur les Médias?

    Faut-il s’inquiéter ou voir l’IA générative comme un outil complémentaire pour les journalistes

    Annie ABELA 

    L’intelligence artificielle engendre beaucoup de fantasmes et de craintes, notamment parce qu’elle permet d’autonomiser certaines tâches de manière accrue, jouant ainsi un rôle majeur dans les mutations du travail.
    On parle d’une technologie qui va se substituer au travail humain et faire disparaître le travail ou, à tout le moins, le raréfier.
    Avec La Brigade Du Web, j’ai tenté de réfléchir et d’analyser les impacts sur nos métiers: dans la création de contenus, l’influence…
    Des échanges sous forme de podcasts , que je vous propose de retrouver ici sans prétention aucune.

    🎤 L’impact de l’IA sur les Podcasts avec Christian Belala 

    🎤 L’impact de l’IA sur Canva avec Emilie Marquois et Céline Beckrich 

    🎤 L’impact de l’IA sur l’influence avec Camille Jourdain et Jonathan Chan 

    Dans ce 4ème épisode, j’aborde avec Fabrice Frossard notre sujet de prédilection : L’impact de l’iA sur les médias. Extrait.

    > Faut-il s’inquiéter ou voir l’IA générative comme un outil complémentaire pour les journalistes ?

    > Les géants de la Tech ont pillé d’innombrables sites de presse.
    Résultat : les articles deviennent peu visibles au profit d’autres types de contenus.
    Alors entre IA et algorithme comment le journalisme doit-il se transformer ?

    Les médias ont besoin de l’IA mais l’IA a aussi besoin des médias.
    Le journalisme n’est pas mort et on vous explique pourquoi.

    Bonne écoute et n’hésitez surtout pas à partager vos commentaires, pour améliorer nos prises de parole.

    Pour accéder au podcast cliquer ici 

     

     

     

  • #Linkedin – Quels sont les métiers à la plus forte croissance en France en 2024 ?

    Classement des métiers en forte croissance en France 

    Pour la quatrième année consécutive, LinkedIn dévoile son classement annuel des 25 métiers qui ont connu la plus forte croissance en France ces cinq dernières années  sur la plateforme. Ces données permettent de comprendre l’évolution actuelle du marché du travail et mettent en lumière des professions en plein essor, qui ont connu des taux de croissance de plus de 20% ces cinq dernières années parmi les intitulés de poste des membres français de LinkedIn*.

    Premier constat : les métiers de la vente et du marketing restent particulièrement demandés en France. Cette année la première place du classement est ainsi occupée par le métier de Responsable du développement commercial, qui prend la suite du Growth Marketing Manager passé de la 1ère place l’année dernière à la 6e cette année.

    Les besoins en termes de transition écologique, et surtout énergétique, ont par ailleurs généré des transformations notables au sein de cette édition 2024, avec l’émergence de nouvelles professions et la montée en puissance de métiers propres à ce secteur. Le métier de Courtier en énergie gagne ainsi deux places cette année, tandis que ceux d’Energy Manager, de Responsable RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), et de Responsable HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement) intègrent le classement 2024. Selon le rapport 2023 des talents et compétences vertes de LinkedIn, la part des talents “verts”* parmi ses membres en France a augmenté de 38% depuis cinq ans.

    Par ailleurs, avec l’accélération de la transformation digitale des entreprises, les talents du numérique continuent d’être très convoités, en particulier l’architecte cybersécurité, qui se hisse à la 7è place du classement 2024 (+5 places vs 2023). L’ingénieur en Intelligence Artificielle (IA) fait également son entrée  à la 23e place, les entreprises anticipant une accélération des besoins dans ce domaine. Sur LinkedIn, les offres d’emploi mentionnant l’IA ont presque triplé en France (x 2,8) depuis deux ans.

    Enfin, le poste de Directeur d’Hôtel intègre cette année le classement de LinkedIn, illustrant la reprise post Covid-19 du secteur du tourisme en France, qui a connu une année record en 2023.

    Les 25 métiers à la plus forte croissance en France en 2024 

    1. Responsable du développement commercial
    2. Responsable des admissions (au sein des établissements d’éducation supérieure)
    3. Courtier en énergie
    4. Chief Revenue Officer (ou Directeur des revenus)
    5. Directeur d’établissement de santé
    6. Growth Marketing Manager  (ou Responsable de la croissance via les outils marketing)
    7. Architecte cybersécurité
    8. Chargé de recrutement
    9. Responsable des relations entreprises-écoles
    10. Directeur de cabinet (“Chief of Staff”)
    11. Technico-commercial
    12. Energy Manager (Responsable de l’efficacité énergétique)
    13. Chargé de clientèle dans le secteur de la banque/assurance
    14. Ingénieur en fiabilité de site
    15. Responsable ingénierieResponsable HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement)
    1. Graphiste Motion Designer
    2. Responsable RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
    3. Customer Success Manager (Responsable du succès client )
    4. Responsable Data
    5. Directeur d’hôtel
    6. Consultant en développement durable
    7. Ingénieur en Intelligence Artificielle
    8. Lighting Artist
    9. Coordinateur pédagogique (au sein d’un organisme de formation)

    Mehdi Ramdani, Rédacteur en chef LinkedIn Actualité en France déclare :
     »
    L’essor de l’intelligence artificielle, les enjeux de cybersécurité, la prise de conscience des enjeux environnementaux ou encore la hausse du coût de l’énergie ont créé de nouveaux défis pour les entreprises, et donc de nouvelles opportunités pour les professionnels.” 

    Un marché de l’emploi devenu plus compétitif, qui pousse les candidats à adopter une nouvelle approche de la recherche d’emploi pour se démarquer

    Alors que LinkedIn a observé un pic de croissance de 16% dans les recherches d’emploi sur sa plateforme en France depuis 1 an, de facto la concurrence s’intensifie. Or la nature même de la recherche d’emploi reste stressante. Selon une étude menée par la plate-forme auprès de plus de 1000 professionnels français en ce début d’année, près d’un sur deux (47 %) déclare que la recherche d’un emploi est frustrante et ils sont autant (45 %) à ressentir un stress accru au cours du processus. 41% déclarent également qu’ils ont rarement des nouvelles des recruteurs après avoir postulé à un emploi, et témoignent qu’un refus ou retour négatif peut impacter leur confiance en eux.

    Si le monde du travail évolue aujourd’hui très rapidement, les professionnels ont su toutefois en miroir faire évoluer leur approche de la recherche d’emploi (43 %). Ils sont 55 % à déclarer valoriser dorénavant leurs compétences plutôt que leurs diplômes dans leur processus, et 42% déclarent entretenir plus activement leur réseau pour augmenter leurs chances de décrocher un emploi. Par ailleurs, 40 % déclarent que l’IA pourra notamment les aider à rendre leur recherche d’emploi plus efficace et à gagner du temps.

  • IA & Emploi : entre technophiles (trop) enthousiastes et technophobes (trop) inquiets.

    Oui, l’intelligence artificielle va réinventer nos métiers! 

    Selon Gianmaria Perancin, Président de l’USF, l’association des utilisateurs francophones des solutions SAP.

    De la voiture autonome au robot hôtesse d’accueil, en passant par la e-santé ou les chatbots, il ne se passe pas une semaine sans qu’on nous présente l’intelligence artificielle comme la nouvelle révolution qui va bousculer nos métiers, modifier profondément nos relations personnelles ou professionnelles, voire même changer le monde ! De quoi faire renaître, comme l’informatique et internet en leur temps, le bon vieux clivage entre technophiles (trop) enthousiastes et technophobes (trop) inquiets.

    IA et emplois : le retour de la destruction créatrice

    Dans le monde du travail, même si la majorité d’entre nous est tiraillée entre deux positions fortement opposées, tantôt attirée et tantôt apeurée par les changements annoncés, un duel se joue entre ceux qui vantent les nouveaux métiers de demain, et ceux qui crient au remplacement de l’homme par la machine.

    Entre les deux factions, la bataille de chiffres est ouverte.

    Quand pour certains, « plus de 2,1 millions de Français vont voir leur emploi disparaitre dans les prochainesannées à cause de l’IA »1, d’autres affirment que « 58 millions d’emplois seront créés d’ici 2022 »2 dans le monde, et que « 85 % des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui »3.

    Comme toujours, la vérité se trouve quelque part entre ces deux extrêmes. L’intelligence artificielle va certes faire disparaître certains métiers, comme les révolutions industrielles ont pu faire disparaître tout à tour les cochers, les poinçonneurs ou les standardistes. Mais elle en créera également beaucoup d’autres, totalement inimaginables aujourd’hui, à l’instar des très recherchés data scientists et DPO (Data Protection Officer), encore inexistants il y a moins de 5 ans.

    De quoi encourager la créativité autour de nouveaux métiers, comme le « psydesigner », qui devra donner à nos assistants personnels des valeurs et des traits de personnalités compatibles avec les nôtres, ou le « personnal data broker » qui aidera les particuliers à monétiser leurs données personnelles4.

    IA et conduite du changement : vaincre la peur pour déceler les opportunités

    Même si la projection à 30 ans est positive, l’impact n’est pas neutre pour autant et il y a une différence de taille entre la transformation technologique sur le long terme et les impacts humains de cette dernière à court terme. Or, la situation aujourd’hui est que « 60 % des Français ont peur de l’intelligence artificielle » et

    « 4 Français sur 10 ont peur que leur travail ne soit supplanté par une machine dans les années à venir »5.

    L’enjeu réside donc avant tout dans la gestion de la transition, autrement dit… dans la conduite du changement. Et dans les métiers de l’informatique, on a coutume de dire qu’un projet qui ne consacre pas au moins 20 % de son budget à la conduite du changement est un projet voué à l’échec. Ce qui donne une petite idée des investissements à opérer pour accompagner la transition, quand on sait que le marché de l’IA devrait peser autour de 46 milliards de dollars dans le monde en 20206.

    Cette conduite de changement passe par la formation, initiale et continue, dans l’entreprise bien sûr, mais également avant, dès l’école, et tout au long de la vie. Ceci pour éviter de reproduire avec l’intelligence artificielle les écueils que l’on connait aujourd’hui avec internet où, par manque d’éducation numérique, les utilisateurs se font piéger par une liberté d’information et une libération des savoirs qui se transforment en jungle de « haters » et en règne de l’infox, notamment sur les réseaux sociaux.

    Cela passe aussi par l’accompagnement des entreprises et de leurs dirigeants, notamment dans les PME, alors que « moins de 15 % des entreprises françaises disposent aujourd’hui de solutions d’intelligence artificielle »7.

    IA et DSI : défricher l’innovation pour garantir sa valeur métier

    Quand on parle de l’impact de l’intelligence artificielle sur les entreprises, deux idées sont aujourd’hui communément admises. D’une part, l’IA va transformer les métiers existants, pour faire de nous des salariés « augmentés », qui allons sous-traiter à une machine nos taches basiques pour ne conserver que celles à valeur ajoutée (soit celles qui nous nous motivent le plus). D’autre part, l’IA va créer de nouveaux métiers, en lien avec la donnée et son analyse mais également en lien avec de nouveaux usages rendus possibles par lesalgorithmes.

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    Dans les deux cas, la Direction des Systèmes d’Information est aux premières loges car il va falloir non seulement assurer la mise en conformité et l’interopérabilité des tâches entre l’homme et la machine, mais également développer de nouvelles compétences liées au numérique, en lien avec les métiers.

    Sans compter que quand la machine commencera à coder à la place de l’ingénieur, il faudra que ce dernier puisse à tout moment interrompre le processus et le comprendre, pour assurer la conformité de l’IA et la contrôler. La DSI pourrait donc jouer à l’avenir un rôle stratégique de moteur de l’IA, en charge de définir, avec les métiers, ses usages, puis d’en garantir le fonctionnement.

    Oui, l’intelligence artificielle va transformer nos métiers. À nous maintenant, acteurs des DSI, du métier, et dirigeants d’entreprise, d’orchestrer le meilleur des deux intelligences, humaine et artificielle, pour saisir cette opportunité et en faire enfin une véritable force pour nos entreprises.

    1. 2. 3.

    1. Silicon – « Emploi : ces 10 nouveaux métiers créés par l’IA »(septembre 2018)
    2. Baromètre Odoxa « Intelligence Artificielle : l’inquiétude monte chez les Français » (mars 2019)
    3. Chiffres IDC, cités dans l’article de Comarketing News « D’ici 2020, le marché de l’IA pèsera autant que le CRM » (avril 2017)
    4. Les Échos Entrepreneurs « PME : le long chemin vers l’intelligence artificielle » (19 mars 2019)

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    Étude du think tank Institut Sapiens publiée en août 2018 citée dans l’article de Dynamique Mag « L’Intelligence Artificielle : une

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    véritable menace pour nos emplois ? » (janvier 2019)

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    Étude du Forum économique mondial, cité dans l’article de We Demain « Intelligence artificielle : 58 millions d’emplois créés d’ici

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    2022 » (septembre 2018)

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    Rapport Dell et Institut pour le Futur, cité dans l’article du Figaro « Une étude affirme que 85% des emplois de 2030 n’existent pas

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    aujourd’hui » (juillet 2017)

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    *Depuis plus de 25 ans, l’USF est l’association des utilisateurs francophones de toutes les solutions SAP. Totalement indépendante de l’éditeur, elle regroupe 3 300 membres, issus de 450 entreprises et organisations, soit 75% du CAC40, 66 % du SBF120 et 50 administrations ou établissements publics. « L’intelligence artificielle, nouveau vecteur de transformation des métiers » sera le thème de

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  • Transformation Numérique : et la sécurité dans tout ça

    Transformation Numérique : et la sécurité dans tout ça

    Infographie Stormshield / Cybersécurité /

  • 60% des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore …

    « Les compétences digitales s’étendent à tous les services de l’entreprise »

    Le point de vue de Régis Micheli, Président et fondateur de VISIPLUS,

    Révolution numérique oblige, les compétences digitales concernent
    désormais toutes les fonctions d’une entreprise.

    Quel que soit le poste occupé, un salarié ne peut plus faire l’impasse sur ces compétences devenues indispensables pour répondre aux attentes des entreprises mais aussi pour évoluer et surtout préparer son futur emploi.
    Pour rappel, selon l’étude d’Ernst & Young « La révolution des métiers », 60% des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas
    encore ».

    Et si l’essor de l’intelligence artificielle suscite tant d’appréhensions, cela s’explique sûrement par le fait que les connaissances digitales ne sont pas encore assez maîtrisées…

    « Réseaux sociaux, expérience utilisateur, e-CRM, e-publicité, e-réputation… Le digital n’en finit pas de s’étendre à tous les domaines de l’entreprise. Et pourtant, les Français ont encore beaucoup de progrès à faire en la matière !

    Lorsque l’on sait que les premiers budgets de formation continue sont utilisés pour « se perfectionner en anglais », il semble qu’un nombre encore considérable de professionnels n’a pas encore conscience de l’importance des compétences digitales nécessaires dans le cadre de leurs fonction.

    Même les générations X ou Y, qui sont certes plus à l’aise avec une utilisation « personnelle » des outils digitaux, ne maîtrisent pas forcément les compétences liées au digital pour un usage professionnel.

    Arrivent ensuite les formations liées à la relation client digitale, la prospection commerciale via les réseaux sociaux professionnels, l’évolution du management à l’ère du digital… Elles s’adressent à un large public de managers, d’entrepreneurs et de commerciaux et enregistrent une demande grandissante. Preuve que les techniques et
    outils digitaux ne sont plus cantonnés aux départements marketing et
    communication !

    Viennent enfin les formations plus spécifiquement rattachées aux professionnels du web marketing et de la communication digitale :Gestion de projet web, Les bases techniques du web pour non-techniciens, Ecriture web, Référencement naturel, Inbound marketing…

    Mon focus sur les compétences liées à l’univers du « social media »:

    –          Département RH :

    Déposer une annonce, traiter les candidatures en visioconférence, traquer et veiller les bons profils… Le recrutement passe désormais obligatoirement par la case « technologies ». Nombreux sont également les professionnels des ressources humaines à utiliser les réseaux sociaux pour recruter. Ces derniers permettent d’élargir les cibles,
    d’en apprendre davantage sur la personnalité d’un candidat potentiel et le contact est souvent moins formel.

    –          Département commercial : le social selling

    Utiliser les réseaux sociaux dans le processus de vente est devenu monnaie courante. Identifier des prospects, se faire recommander par un tiers… Les bonnes pratiques ne cessent d’évoluer. Pourtant, bon nombre de commerciaux résistent ! Souvent par faute de connaissances et de compétences…

    –          Département SAV / service client :

    Le service client passe désormais en grande partie via les réseaux
    sociaux, Facebook en tête. Mais pas seulement ! Chatbots, discussions
    en Temps Réel, Video Streaming avec Facebook Live… Les entreprises ne
    cessent d’interagir avec leurs clients pour répondre à toutes leurs
    questions avant, pendant et après un achat.

    –          Département Management :

    Si la coordination et l’animation des équipes nécessitent toujours de solides compétences en management, de nouveaux outils permettent d’appuyer et/ou de faciliter la gestion de projet, les interactions et le partage des informations entre collaborateurs. Des outils comme Slack ou Workplace de Facebook permettent en effet d’augmenter l’efficacité
    des collaborations intra et inter-entreprises.

    –          Département Veille / R&D :

    La veille a toujours été un point stratégique pour dessiner les axes de développement R&D d’une entreprise. Et les réseaux sociaux sont forcément un outil complémentaire pour écouter / interagir avec les experts du secteur et observer les tendances à suivre.

    –          Département Marketing – Communication :

    C’est le département par qui la révolution est arrivée ! Néanmoins, beaucoup de collaborateurs issus des services marketing ou communication ne maîtrisent pas toujours pleinement les « nouveaux » outils digitaux. Le risque professionnel d’être « déclassé » est alors réellement présent. Savoir concevoir un plan marketing online ou piloter des tableaux de bord et des KPIs appliqués au digital sont aujourd’hui indispensables pour travailler dans ce type service. La publicité en ligne a également explosé. Ce qui implique de comprendre et de maîtriser les outils associés comme Facebook Ads, Linkedin Ads,
    Twitter Ads, Google Ads…

    En conclusion, les compétences digitales sont plus qu’indispensables pour répondre aux vrais défis du monde professionnel d’aujourd’hui et encore plus de demain.

  • WEB & IT : LES METIERS QUI RECRUTENT EN 2018

    WEB & IT : LES METIERS QUI RECRUTENT EN 2018

    Leader dans le recrutement web et IT depuis près de 20 ans, le Groupe LesJeudis dresse un panorama des métiers particulièrement plébiscités à l’heure actuelle par les recruteurs du secteur.
    Pour ce faire, la plateforme a passé au crible plus de 22 000 offres postées sur Lesjeudis.com entre le 1er mai 2017 et le 30 mai 2018.

    LE PROFIL DE DEVELOPPEUR A TOUJOURS LE VENT EN POUPE !

    « Avec l’entrée en vigueur, le 25 mai dernier, du Règlement Général sur la Protection des Données, on a beaucoup entendu parler du nouveau métier de DPO (en français, délégué à la protection des données). Nous avons donc cherché à savoir si ce RGPD avait changé la donne en matière de recrutement dans le secteur web & IT. A première vue, il n’en est rien ! Les profils de développeurs tiennent toujours le haut du pavé, avec 1 offre sur 3 qui leur est consacrée. On constate également la présence, de plus en plus remarquée, des nouveaux métiers, tels que ceux de Data Scientist, DevOps, ou encore Analyste Cyber,
    en phase avec les nouveaux besoins des entreprises. »
    Frédéric Woldanski, Directeur Général du Groupe LesJeudis

    Parmi les 22 087 offres d’emploi mises en ligne sur Lesjeudis.com ces 12 derniers mois, un profil est particulièrement plébiscité par les recruteurs. Il s’agit de celui de développeur, qui fait l’objet, à lui seul, d’un tiers des recherches.

    1- Les qualités requises

    Un développeur doit avant tout être rigoureux et disposer d’un bon esprit d’analyse et de synthèse. Ayant lesens du service, il doit également faire preuve de son implication dans le projet et de sa capacité à être proactif.L’esprit d’équipe est sans conteste un « plus » pour ce métier, car un développeur n’exerce que rarement entotale autonomie.

    Le salaire moyen d’un développeur

    LA CONFIRMATION D’UN NOUVEAU BESOIN POUR LES ENTREPRISES

    I. LA MAITRISE DE LA DATA, UN ENJEU STRATEGIQUE POUR LES ORGANISATIONS

    Si le profil de développeur a toujours la cote auprès des recruteurs, de nouveaux métiers, liés au « Big Data », confirment leur présence dans le panorama web & IT.

    4,3 % de la totalité des offres postées sur la plateforme Lesjeudis.com ces derniers mois sont ainsi consacrées à des postes de Data Engineer, de Data Scientist, de Data Analyst, de Technician Data Management, de Business Data Analyst, de CDO, mais aussi bien sûr, de Data Protection Officer.

    L’ensemble de ces profils intervient dans le processus du traitement des données, que ce soit au niveau de sacollecte, de son traitement ou encore de son analyse.

    Quelle formation pour ces spécialistes de la data ? On constate que les recruteurs privilégient certains cursus, comme les formations supérieures en statistiques, en mathématiques appliquées, ou encore en data science.

    Métier très convoité par les entreprises comme par les étudiants, son rôle est en effet stratégique dans les organisations, ce qui explique son haut niveau de rémunération. Ainsi, à l’embauche, un junior peut prétendre à un salaire de plus de 40k€, quand celui des plus expérimentés peut dépasser les 100k€.

    “L’analyse des données est devenue un métier à part entière. En permettant, notamment, de proposer à sesclients et utilisateurs une expérience toujours plus personnalisée, elle concerne tous les secteurs d’activité et tous les types d’entreprises. Les besoins sur ces types de profils ne devraient pas faiblir.” Romain Ehrenfeld, Chef de projet web

    II. LE DEVOPS…KESAKO ?

    Parmi les nouveaux métiers du numérique figure également celui de « DevOps ». Un intitulé qui peut semblerbien obscur, et qui pourtant n’est que la contraction de deux mots, celui de « Development » et celuid’« Operations ». Plus concrètement, le rôle d’un DevOps se situe à mi-chemin entre celui d’un Développeur logiciel et celui d’un Administrateur système. Au sein d’une organisation, ces deux métiers peuvent avoir desobjectifs contradictoires. L’apparition du profil de DevOps permet de remédier à cela. En effet, sa doublecompétence permet au DevOps de créer des applications qui seront parfaitement adaptées à l’infrastructure etqui continueront de fonctionner dans le temps.

    Apparu sous l’impulsion des start-ups, il permet aux petites structures de bénéficier d’un profil technique multi-casquettes, d’où des gains de temps, de coûts, de qualité et d’agilité. Pour ces mêmes raisons, c’est égalementun poste de plus en plus recherché par les grandes organisations. Sous des intitulés de poste différents (Administrateur DevOps, DevOps, Ingénieur DevOps, architecte DevOps), ce sont ainsi 2,5 % des offres postées sur la plateforme qui sont dédiées à ce nouveau profil.

    Dans les mêmes grilles de rémunération que les autres développeurs, un DevOps expérimenté perçoit un salairepouvant varier de 49 à 59k€. Au-delà de 5 ans d’expérience, sa rémunération peut dépasser les 65k€.

    « AWS, Azure, Google Cloud, ces géants ont permis la démocratisation du virtuel. Depuis, de nombreuses sociétésutilisent ces services. Cette transformation ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin ! », commente Romain Ehrenfeld.

    III. LA CYBERSECURITE, LA NOUVELLE PRIORITE

    Data Scientist Cybersécurité, Architecte Cyber, Analyste Cyber ou encore Expert en sécurité des SI… Au sein de la plateforme Lesjeudis.com, ce sont, sur les 12 derniers mois, 1,4 % des offres qui sont consacrées à ces métiers dédiés à la gestion du risque informatique.

    Si les appellations et les profils peuvent diverger, tous ces professionnels ont en effet pour mission, dans le cadre des politiques et règles de cybersécurité définies pour leur entité, de participer à la définition des contrôles de sécurité requis et d’assurer leur mise en œuvre globale. Au quotidien, ces professionnels accompagnent donc les équipes, tant opérationnelles qu’informatiques, dans l’identification, l’analyse, et le reporting des risques existants comme potentiels.

    Pour ce type de profils, la formation la plus plébiscitée par les recruteurs est celle de diplômé(e) d’une écoleInformatique classique (Telecom Paris Tech, ESIEA, EPITA, EPITECH…) avec une spécialisation en sécurité, ou d’un Master 2 équivalent. Les rémunérations sont, là aussi, particulièrement attractives, allant de 40k€ pour les moins expérimentés, à 65k€ pour les profils plus seniors.

    « Avec la multiplication des cyberattaques et le développement du Big Data, la cybersécurité est désormais devenue un enjeu stratégique et une véritable priorité pour toutes les structures, qu’elles soient publiques ouprivées. », conclut Romain Ehrenfeld.

  • DSI et départements opérationnels : comprendre l’ampleur de la rupture

    Comment les DSI peuvent-ils transformer une relation conflictuelle avec les équipes opérationnelles en partenariat profitable ?

    Par Hervé Le Fell, Directeur Général, Snow Software

    Il n’y a pas si longtemps, le DSI et les unités opérationnelles avaient une relation stable. Les équipes opérationnelles faisaient part de leurs besoins technologiques au département IT et l’équipe du DSI effectuait des achats, développait et fournissait des solutions logicielles et matérielles. La nature de la relation reposait en grande partie sur des réalités inévitables : la technologie nécessitait des compétences très spécialisées que l’on ne trouvait que dans le département IT et le déploiement était effectué dans les datacenters sur site des entreprises, étroitement surveillés (à juste titre) par les responsables IT.

    Une relation stable, mais qui n’a pas toujours été harmonieuse. Les unités opérationnelles s’irritaient souvent de ce qu’elles considéraient comme des cycles de déploiement trop longs et des limites des technologies disponibles. Le département IT, souvent perçu comme un centre de coûts, devait limiter les dépenses et les DSI n’étaient pas en mesure d’effectuer tous les achats souhaités par les équipes opérationnelles.

    Dans le Cloud et l’unité IT

    Alors que les DSI ont adopté le Cloud computing comme un modèle de déploiement complémentaire, tirant parti de ses avantages en termes de réduction des dépenses d’investissement et des coûts de maintenance, les responsables des unités opérationnelles ont vu dans le Cloud un changement de modèle. Ils ont saisi l’opportunité de contrôler les dépenses technologiques et ont rapidement considéré ces dépenses comme un moyen de créer des business models innovants, avec notamment des projets de transformation digitale. La montée en puissance des technologies IaaS, PaaS et d’autres technologies de Cloud computing a accéléré le développement de l’unité IT, offrant aux dirigeants de nouvelles opportunités d’acquérir et d’utiliser des solutions technologiques.

    Une caractéristique importante de l’IT est qu’elle est à la fois différente et semblable au « Shadow IT ». Elle est différente car le Shadow IT fait référence à du matériel et des logiciels déployés sans l’implication ni le contrôle du département IT, alors que l’IT fonctionne avec un budget transparent et défini. Elle est semblable car, du point de vue du département IT, son existence est effectivement aussi officieuse que celle du Shadow IT. L’IT échappant aux processus et systèmes de gouvernance et de surveillance établis, le département IT a peu de visibilité sur les ressources utilisées et la manière dont elles sont utilisées.

    Certains DSI se sont sentis menacés par la décentralisation du processus décisionnel relatif à la fonction IT, ainsi que de la responsabilité et des budgets associés. Cette décentralisation est liée aux initiatives de transformation digitale souvent gérées par les unités opérationnelles, et non par le département IT. Ensuite, il existe des implications pratiques : les DSI sont souvent tenus de gérer les technologies achetées par les unités opérationnelles, surtout après la première année d’utilisation. Sans visibilité complète de toutes les dépenses technologiques, il leur est difficile d’établir efficacement un budget et des prévisions.

    De frères ennemis à partenaires

    On peut facilement exagérer l’animosité des DSI à l’égard des départements métiers. Le fait est que les DSI brillants (et avisés) ne sont pas en total désaccord avec les unités opérationnelles. Ces DSI reconnaissent avoir les mêmes objectifs et critères de performance qu’elles. Ils veulent piloter les objectifs organisationnels tels que la transformation digitale et s’aligner sur les besoins et objectifs des unités opérationnelles. Cependant, ils ne peuvent pas le faire tout en respectant l’obligation d’allouer judicieusement des budgets IT limités, à moins de savoir précisément comment les technologies sont utilisées. Les technologies de Cloud computing compliquent cette tâche, car les DSI ont souvent peu de visibilité sur l’utilisation des applications SaaS et de l’environnement IaaS.

    Alors comment les DSI et les responsables IT peuvent-ils mieux s’aligner sur les objectifs des équipes opérationnelles ? Voici quelques étapes à suivre :

    Admettre qu’il est déjà trop tard.

    Rien n’inversera la tendance à la décentralisation des dépenses et du contrôle des technologies, et plus tôt les DSI l’admettront, mieux ce sera. Selon Gartner [1], « en 2016, seulement 17 % des dépenses IT n’étaient pas contrôlées par le département IT », 83 % des budgets étant gérés par le DSI ou les membres de son équipe. Dans trois ans, la situation sera très différente et « d’ici 2020, Gartner prévoit que l’unité IT des grandes entreprises ayant une forte orientation ou aspiration digitale représentera 50 % de leurs dépenses IT ».

    Comprendre l’ampleur de la rupture.

    Nous avons développé le concept de « Disruption Gap » pour décrire comment la transformation digitale et l’utilisation des technologies de Cloud computing ont créé un delta entre ce que les responsables IT pensent savoir sur l’utilisation de la technologie et les dépenses associées dans l’entreprise, et la réalité. La première étape pour mieux aligner le département IT sur les unités opérationnelles consiste à comprendre les forces qui les opposent.

    Avoir une vue complète de l’utilisation des technologies et des dépenses associées, en particulier les technologies de Cloud computing.

    Les unités opérationnelles achètent et consomment des technologies SaaS et IaaS à un rythme accéléré, principalement en raison des projets de transformation digitale. Les DSI peuvent se sentir marginalisés dans leur rôle de responsable IT et risquent de ne pas être en mesure de planifier correctement les budgets en raison des dépenses des unités opérationnelles. En s’appuyant sur des solutions d’analyse avancées et des informations détaillées sur l’utilisation des technologies Cloud, les DSI peuvent appliquer leurs connaissances et exercer leur influence. Ces analyses et ces connaissances reposent sur la découverte automatisée de l’utilisation des applications SaaS et de l’environnement IaaS, quel que soit le département qui a acheté la technologie.

    Adopter l’unité IT.

    Les applications et l’infrastructure déployées en mode Cloud ont permis aux unités opérationnelles d’atteindre leurs objectifs d’agilité et de créer des solutions plus adaptées aux besoins des clients, en particulier dans le cadre de la transformation digitale. Le DSI et les responsables IT doivent cesser de considérer la décentralisation de la fonction IT comme une menace et admettre que les unités opérationnelles tirent parti de la puissance des nouvelles technologies numériques. Ils doivent abandonner leur stratégie de contrôle et adopter une stratégie d’influence en matière de dépenses informatiques.

    La tâche des DSI et des responsables IT est complexe : peu de gens envient l’évolution et l’urgence de leurs problématiques. Cela dit, les DSI sont particulièrement bien placés pour influencer les décisions critiques impliquant le département IT, l’entreprise et le Cloud. En comprenant les objectifs métiers et en ayant une vue claire des technologies adoptées (quelle que soit la plate-forme) ainsi qu’une vision de l’évolution du rôle de la fonction IT, le DSI peut assurer un développement technologique harmonieux de l’entreprise sans que chacun des départements opérationnels ne suive aveuglément ses intérêts personnels.

    En passant du contrôle à l’influence, le DSI est le responsable le mieux informé des technologies déployées et des déploiements planifiés. Lui et son équipe deviennent automatiquement les ressources vers lesquelles se tournent les unités opérationnelles qui envisagent de réaliser des investissements. Dans le cas contraire, le rôle du DSI ne peut pas passer du rôle de seul fournisseur de technologies à celui de courtier en services et produits dont l’entreprise a vraiment besoin.

  • BLOCKCHAIN : pourquoi un tel engouement ?

    BLOCKCHAIN : CONCEPTS ET APPLICATIONS

    Bruno Teboul | Senior Vice-Président Science et Innovation Groupe Keyrus
    Frédéric Maserati | Directeur Conseil Keyrus Management
    Maxime Leroux | Consultant Data Scientist

    La Blockchain est née suite à la crise économique de 2008, et la remise en question du système financier. Fondée sur des recherches sur les crypto-monnaies, c’est-à-dire des monnaies chiffrées et opérées par des technologies totalement numériques, la Blockchain porte en elle, selon les plus grandssa gourous des technologies, de nouvelles promesses d’innovation et de disruption des modèles économiques dominants. La Blockchain est en cela une technologie révolutionnaire qui permet le développement et la mise en oeuvre d’un « Internet des transactions ». Mais qu’en est-il exactement ?

    L’idée de Blockchain est apparue avec le Bitcoin, la première crypto-monnaie, plus connue du grand public. Mais en réalité, nous pensons que la Blockchain partage plus de points communs avec le protocole TCP/IP qu’avec une crypto-monnaie. Et pour cause, Internet et son fameux protocole TCP/IP (« autoroutes de l’information ») a permis d’accélérer la révolution numérique, grâce à la diffusion notamment de l’information en mode « pair à pair ».

    La Blockchain est à la transaction ce que TCP/IP est aujourd’hui à l’information, à la communication… La Blockchain va produire les « autoroutes transactionnelles » en mode pair à pair !

    En théorie, la Blockchain est un registre dupliqué et partagé entre tous les noeuds d’un réseau ; chaque noeud pouvant être un utilisateur ou même un ordinateur. Pour simplifier encore notre propos, ce fameux registre notifie et horodate chaque échange entre chaque noeud dans un « bloc ». Dès que le « bloc » est rempli, il est « chainé » à la suite avec les blocs précédents, de sorte que tout y est inscrit… et visible de tous. C’est donc à la fois, un serveur horodaté, sécurisé et une base de données pair à pair sécurisée.

    Et c’est bien là où se situe la disruption des modèles transactionnelles classiques tels que nous les connaissions. En effet, quelle que soit la situation dans laquelle l’entreprise se trouve, et presque à chaque fois, un tiers de confiance assure, garantie qu’une transaction a bien eu lieu, et qu’elle n’est opérée qu’une seule fois (banque, notaire, auditeur,…). La Blockchain permet qu’une transaction, un échange a bien eu lieu entre plusieurs « parties »… en s’affranchissant de la présence du tiers de confiance. La disruption repose ici sur la désintermédiation sécurisée, distribuée, en mode « pair à pair ».

    Pour ce faire, les blocs sont automatiquement empilés de façon chronologique, horodatés, et bien sûr chiffrés, le tout ayant été « validés » par les « mineurs »… des personnes comme vous et nous (au travers de l’un des noeuds du réseau) qui mettent à disposition leur puissance de calcul informatique afin de résoudre le problème mathématique soumis par la « chaine de blocs ». La résolution du problème équivaut ainsi à « valider » la transaction, un peu comme le ferait une chambre de compensation pour les paiements. Et comme les transactions sont visibles de tous, la Blockchain se transforme alors en un formidable outil d’audit, ce qui permet d’asseoir la confiance entre les acteurs.

    C’est d’une certaine façon identique aux grands livres de comptes des établissements bancaires et financiers… mais sans banques, ni établissements financiers. Et la boucle est bouclée. On se retrouve dans un système de confiance… mais sans tiers de confiance… quel paradoxe ! Et quelle révolution !

    POURQUOI UN TEL ENGOUEMENT ?

    Si tout un chacun peut « transacter » en toute confiance directement en pair à pair, sans intermédiaires, sans tiers de confiance, alors on permet la suppression des plates-formes qui prélèvent la richesse (à titre d’exemples : AirBnB, Uber,…). Si bien que des modèles alternatifs à Uber existent déjà, ce sont des plates-formes collaboratives développées sous technologies Blockchain comme ArcadeCity ou Lazooz.org. On parle de phénomène de « Blockchainisation » désormais, après l’Uberisation !

    Pour preuve, l’accélération des investissements, le nombre incroyable de conférences et d’articles. L’engouement est grandissant depuis les effets d’annonce des Gourous d’Internet sur les applications de la Blockchain au monde de la finance, dont les impacts sont chiffrés en milliards de dollars…

    Et même si le principal challenge technique porte sur le nombre de transactions traitées par seconde, ce que la Blockchain Bitcoin apparait être incapable de réaliser, le recours à des Blockchains privées présente un intérêt fort, car elles peuvent permettre des approches distribuées à un coût réellement marginal.

    L’autre raison d’un tel engouement, c’est la scalabilité de cette technologie. En effet, toutes les Blockchains qui utilisent le « Proof of Work » peuvent être vulnérables à des attaques virales informatiques de type « Goldfinger ». Ces attaques consistent à rassembler une puissance de calcul équivalente à un peu plus de 50% de la puissance totale du réseau considéré (ou d’un groupe de serveurs, comme ceux du Pentagone qui font l’objet de centaines d’attaques quotidiennes). Dès lors, l’attaquant est libre de valider/invalider certaines transactions. Le but de ces attaques étant d’ébranler la confiance des utilisateurs dans la technologie, ici la Blockchain. Mais aujourd’hui, le Bitcoin est le plus puissant réseau du monde avec près de 1200 Peta Hash par seconde, ce qui signifie que l’attaque à 51% n’est pas impossible, mais serait terriblement couteuse. Il faudrait en effet près de 5 milliards USD pour 10 minutes d’intrusion, selon certains experts.

    Par ailleurs, le Bitcoin étant un projet mondial open source, un simple patch suivi d’un redémarrage des noeuds du réseau suffirait à résoudre le problème en quelques minutes. De plus, le code source étant auditable par tout le monde sans grande complexité.

    UNE MULTITUDE DE BLOCKCHAINS

    Devant le caractère universel de la Blockchain, on comprend que tous les secteurs seront touchés par l’adoption de cette technologie. Le nombre de processus susceptibles d’être impactés est proprement phénoménal. Les banques ne s’y sont pas trompées. Seules ou collectivement, elles explorent et expérimentent les possibilités de la Blockchain avec un double objectif : tirer parti de ses avantages et intégrer la logique de point à point dans leur modèle, pour mieux résister à l’arrivée de nouveaux acteurs utilisant un modèle nativement distribué et désintermédié, notamment les FinTechs.

    Mais nous vivons bien une explosion cambrienne avec la naissance de centaines de Blockchains propices à l’expérimentation. Aujourd’hui, tout le monde peut créer son propre système, les conditions d’accès et de démarrage étant simples et accessibles financièrement.

    On assiste ainsi à l’apparition de Blockchains privées, dans lesquelles la participation au consensus (le minage) requiert une permission. Ainsi, malgré la disposition centralisée de ces Blockchains privées, certains traits des Blockchains publiques comme le Bitcoin ou Ethereum demeurent : une architecture hautement résistante car la base de données est distribuée, une permanence du système car les données sont immuables, une unicité avec un seul système : un « grand livre de comptes ».

    En résumé, il y a des Blockchains publiques dont le grand livre de compte est ouvert, sécurisées par l’utilisation de preuves de travail (« proof of work ») qui demandent de la puissance de calcul afin d’obtenir le droit en écriture dans un bloc (minage) ou encore la preuve par l’actif (« Proof of Stake » qui demande certains actifs numériques particuliers pour obtenir le même droit en écriture.

    Il existe également des Blockchains privées dont le grand livre de compte est fermé, et dont l’accès est « permissionné » et qui devraient concerner plutôt les entreprises et le monde professionnel, même si on pourrait bien assister à une forme d’hybridation des Blockchains publiques/privées dans les années à venir.

    QUELS SONT LES BÉNÉFICES DE LA BLOCKCHAIN ? ET QUELS SONT LES ENJEUX AUXQUELS LES ENTREPRISES DEVRONT FAIRE FACE ?

    TRAÇABILITÉ ET TRANSPARENCE

    Puisque toute transaction est inscrite de manière permanente, la traçabilité s’en trouve ainsi assurée (rail d’audit). À titre d’exemple, Walmart expérimente la technologie Blockchain en vue d’augmenter la traçabilité de ses produits. La technologie lui permet d’avoir accès de manière immédiate et certifiée aux informations relatives à la production, la distribution et la commercialisation de ses produits en marque propre.

    SÉCURITÉ

    Grâce à l’utilisation de méthodes cryptographiques, la Blockchain assure la sécurité des transactions. De plus, la mise en réseau des informations assure que les transactions ne peuvent être piratées. À titre d’exemple, les crypto-monnaies tirent pleinement bénéfice de cette propriété en incorporant dans le code source l’accès aux transactions passées associées à l’unité de valeur tout en protégeant l’identité des personnes associées à la transaction. Le vol d’identité lors de la réalisation d’une transaction n’est donc théoriquement plus possible.

    RAPIDITÉ D’EXÉCUTION

    Grâce à une infrastructure en réseau, l’enregistrement ainsi que l’accès à l’information se font de manière quasi-instantanée. Pour preuve, le monde de la finance expérimente actuellement l’utilisation de la Blockchain en vue de faciliter l’intermédiation entre les banques, les chambres de compensation et les banques centrales. Elles y voient l’opportunité d’augmenter l’efficacité des opérations : rapidité d’exécution, réduction des ressources et des coûts.

    TECHNICITÉ, ACCÈS ET DÉPENDANCE À LA TECHNOLOGIE

    Le sujet reste encore très technique et difficilement accessible pour le plus grand nombre. Pour autant, à force d’évangélisation, d’acculturation, de nombreux acteurs (comme Keyrus) contribuent chaque jour aux développements de nouvelles plateformes, et in fine de nouveaux usages. Les plus grandes ESN (Entreprises de Services Numériques) comme IBM intègre nativement des API pour favoriser l’intégration et la diffusion de la technologie Blockchain.

    PIRATAGE ET INTÉGRITÉ DU RÉSEAU

    Bien que théoriquement impossible à pirater, certaines applications, dans les couches hautes, connectées à des infrastructures Blockchain, ont permis récemment à des pirates de dérober d’importantes quantités de crypto-monnaies, aboutissant à une mise en cause de l’intégrité des infrastructures Blockchain. En réalité, même si la Blockchain dans le cas présent (une faille de sécurité dans une application métier opérant sur la Blockchain publique Ethereum) n’est pas à remettre en cause, force est de constater dans toute technologie naissante, les phases d’apprentissage sont le plus souvent émaillées d’une multitude d’écueils.

    QUELLES APPLICATIONS CONCRÈTES ? QUELS CAS D’USAGES DE LA BLOCKCHAIN?

    En revenant à la genèse de la Blockchain, on comprend mieux pourquoi, philosophiquement, cette technologie (ce protocole d’échange) est en phase de « disrupter » de nombreux secteurs.

    C’est donc sur un postulat assez simple que repose encore aujourd’hui le principe architectural de la Blockchain : assurer des échanges, des transactions entre 2 individus, 2 entités, en s’affranchissant de tous les intermédiaires, tiers de confiance, qui « trahissent » la confiance en abusant de leur position dominante dans leur écosystème.

    Depuis, les applications de la Blockchain se sont multipliées, s’étendant bien au-delà du système financier, allant de l’économie de partage à la gestion de la chaîne logistique en passant par les smart contracts (ces fameux algorithmes auto-exécutables et autonomes) et le vote numérique. Les domaines d’application transcendent donc les secteurs économiques, et la Blockchain est déjà prête à transformer toutes les industries actuelles. Cette technologie va transformer l’organisation du transport, de la chaine d’approvisionnement (Supply Chain), de la publicité, du secteur de la production et de la distribution d’énergie, du marché immobilier, de l’assurance… Elle va transformer l’avenir en nous faisant passer de l’Internet des objets aux objets autonomes. Elle va permettre d’unir le monde numérique et le monde physique… enfin !

    Les Contrats Intelligents (« Smart Contracts ») promettent aux objets à la fois l’immutabilité, la preuve de leur corruption le cas échéant, la résistance à la collusion. La Blockchain va permettre de donner aux objets une identité et une pleine autonomie. Les objets finiront même par « s’appartenir » eux-mêmes, en exécutant seuls du code, dans un futur proche et de manière autonome.

    Prenons l’exemple de la voiture autonome : son avenir n’est pas tant le fait qu’elle se déplace seule… le point ultime du modèle de voiture autonome, c’est qu’elle se loue elle-même, en toute autonomie, et où les utilisateurs ne paieront que l’usage, directement à la voiture elle-même, sans passer par un quelconque tiers de confiance. Sans doute les prochaines évolutions des modèles d’Uber et de Lyft.

    QUELLES SONT LES APPLICATIONS CONCRÈTES DE LA BLOCKCHAIN AUJOURD’HUI ?

    Secteur financier & actifs digitaux

    Au-delà du Bitcoin, les applications potentielles sont nombreuses dans le secteur financier. Le NASDAQ a dévoilé Linq en 2015 : la toute première plate-forme d’émission d’actions privées entièrement gérée par la Blockchain. À travers ce nouveau système, les investisseurs privés peuvent transiger les actions de compagnies privées. Ainsi nul besoin de certificats d’émission d’actions ou de détention de parts des entreprises : tout est digitalisé et immortalisé dans la Blockchain. On parle alors d’actifs digitaux. Openchain et Chain en sont d’autres exemples. Le premier digitalise tout actif alors que le deuxième se concentre dans la révolution du système financier.

    Identité digitale & sécurité

    oneName est une startup américaine utilisant la Blockchain pour générer une identité digitale qui pourra être utilisée uniquement par l’usager afin de se connecter aux différents services Web. Plus besoin de mémoriser d’innombrables noms d’utilisateur et mots de passe : une seule identité digitale est nécessaire.

    L’Estonie, précurseur dans le domaine, a depuis quelques années établit un projet d’identité digitale permettant à ses citoyens d’agréger leurs informations personnelles de manière sécuritaire : identité digitale aux fins de vote, références médicales, permis de conduire, etc. Un projet plus récent en partenariat avec la bourse de Tallinn permettra aux détenteurs d’actions de voter aux assemblées des actionnaires – évidemment sans se déplacer.

    La start-up FollowMyVote pour sa part, mise sur la digitalisation du système électoral. Observant les multiples déboires de plusieurs pays en terme de fraude électorale, la startup propose l’application de la Blockchain afin d’assurer l’audit et la traçabilité du processus de votation.

    Santé & pharma

    Le secteur de la santé regorge également d’applications potentielles. Dans le domaine des industries pharmaceutiques par exemple, la légitimité, l’authenticité et la traçabilité des résultats cliniques sont primordiales. BlockRX utilise la technologie de la Blockchain afin d’assurer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement. Autre cas d’utilisation dans le domaine de la santé : les dossiers médicaux. En digitalisant ces derniers, l’information du patient est plus aisément transmise d’un professionnel à un autre (avec l’accord du patient bien sûr). Fini les fax et les feuilles de soin du médecin ? L’intérêt dans ce secteur est si important que Phillips a lancé, début 2016, son propre laboratoire de recherche sur la Blockchain.

    Assurance

    Autre domaine de fort intérêt pour la Blockchain : l’assurance. Ici les possibilités sont multiples et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Par exemple, l’assurance pair à pair (Ex : Dynamis ) met fin à la relation tripartite habituelle entre payeurs, assurés et assureurs. Elle permet à chacun de participer à la fois au pool d’assurés et aux gains d’investissement. Autre exemple, l’assurance paramétrique (Ex : Rainvow) pour sa part permet d’indemniser l’assuré automatiquement lorsqu’un certain événement survient grâce aux Smart Contracts. Ainsi, grâce à l’inter-connectivité des objets (IoT), et à la programmation d’événements, il est possible d’enregistrer des contrats d’assurances automatiques. Un exemple frappant est le potentiel d’assurance sur la production agricole contre les intempéries. Grâce à des capteurs (de pluie ou de température par exemple), le paiement de la prestation (au producteur assuré) pourra être déclenché automatiquement par exemple, après 2 mois de sécheresse (exemple fictif).

    Programmes de fidélité

    Les programmes de fidélité subiront eux aussi de grands chamboulements avec l’arrivée de la Blockchain. La technologie permet déjà aujourd’hui d’inscrire au fur et à mesure au registre les points gagnés et utilisés par les membres en temps réel. Une fois les partenaires participants enregistrés et connectés, toutes les transactions (achats et rédemption de points) peuvent se faire en temps réel. Plus besoin alors d’attendre son relevé de fin du mois ou encore d’atteindre un seuil minimal avant deracheter (redeem) vos points sur une sélection réduite de produits ; l’achat et la rédemption de points peuvent se faire simultanément. C’est d’ailleurs ce que loyyal propose.

    Mais la vrai révolution dans les programmes de fidélité utilisant une crypto-monnaie en close loop, c’est le caractère cessible du Coin versus le point qui est révolutionnaire. On « déverticalise » la relation en « l’horizontalisant ». De fait, on n’adresse plus simplement un programme de fidélité (l’enseigne vers la carte de fidélité, elle-même vers le client), mais on échange avec une communauté de clients, on favorise les échanges à l’intérieur même de cette communauté. C’est un changement profond et complet de paradigme.

    Smart Contracts

    Les Smarts Contracts vont bien au-delà du secteur de l’assurance. Toute entente entre deux parties a le potentiel d’être digitalisée et automatisée. Ces contrats dit auto-exécutables donnent aux différentes parties l’assurance qu’une fois les conditions remplies, le contrat sera honoré avec aucune possibilité de fraude, de mauvaise foi ou d’interférence avec une tierce partie. C’est d’ailleurs le pari du projet Ethereum.

    Processus et échange d’information

    Au final, tout échange entre différentes parties peut être géré par la technologie de la Blockchain. Qu’il s’agisse d’argent digital, de preuve d’identité, de paiement d’assurance ou de transfert à un fournisseur ou un client, la logique reste la même : le processus nécessite l’échange et l’historisation des transactions et ce doit d’être auditable, traçable, efficient et transparent.

    Au regard de l’incroyable potentiel disruptif de cette technologie et de ses applications, une chose apparait presque comme une évidence : face à de telles potentialités, il devient important de mesurer toutes les conséquences de la Blockchain et de ses applications sur ses modèles d’affaires, de revenus, de croissance…

    Le Groupe Keyrus, a construit son propre écosystème Blockchain et a ainsi développé une offre innovante qui se déploie depuis l’accompagnement stratégique jusqu’à l’intégration de projets Blockchain au sens technique. Keyrus accompagne depuis près de deux ans déjà ses clients dans cette démarche : de l’acculturation à l’identification de cas d’utilisation (« use cases »), jusqu’aux développements et à l’intégration de projets reposant sur les technologies Blockchain.

    Keyrus se charge par ailleurs de l’interconnexion avec les Systèmes d’Information existants des entreprises.

    Plus d’information sur l’offre Blockchain de Keyrus : Blockchain@keyrus.com