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  • Pourquoi les métiers de la communication d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier

    Plus de télétravail, plus de réseaux sociaux et moins de mobilité…
    Les métiers de la communication d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier

    Les métiers de la communication présentent-ils toujours les mêmes exigences depuis quelques années et particulièrement depuis la crise sanitaire ?
    Indeed, premier moteur de recherche d’emploi au monde, répond à cette question au travers de sa dernière étude, en analysant les termes présents au sein des offres d’emploi du secteur.

    L’exigence du télétravail explose

    Sans surprise, les offres d’emploi des métiers de la communication mettent désormais l’accent sur le télétravail. La hausse entre 2016 et 2021 est ainsi vertigineuse (une multiplication par 130), avec un pic au beau milieu de la crise sanitaire, entre septembre 2019 et septembre 2020 (une multiplication par 24).

    L’ouverture vers l’extérieur moins prisée

    A contrario, alors que le télétravail a été et reste un outil incontournable dans les métiers de la communication, les restrictions de déplacements engendrées par la pandémie ont provoqué un recul de certains termes auparavant omniprésents dans les offres :

    • L’exigence de l’anglais en est un premier exemple, en ayant chuté de 21% entre septembre 2019 et septembre 2020, avant de remonter de +32 % depuis.

    • Le terme “international” a également été moins présent, en recul de 20% entre septembre 2019 et septembre 2020.

    KPIs, campagnes de réseaux sociaux… La communication orientée vers le résultat ?

    Pour finir, il semble que la pandémie a quelque peu modifié les compétences et savoir-faire requis au sein des métiers de la communication, lesquelles semblent davantage tournés vers le résultat et/ou de nouvelles campagnes empreintes de la culture digitale :

    • Ainsi, depuis septembre 2020, le terme de KPI (Indicateur clé de performance) au sein des annonces a augmenté de 44%, ce qui traduit une volonté croissante de mesurer les campagnes de communication / marketing.

    • En outre, on observe un pic de l’utilisation du terme “réseaux sociaux” au sein des offres entre septembre 2020 et 2021 (+27 %), preuve que le nombre moindre d’événements physiques et la dématérialisation croissante des interactions poussent les entreprises à recourir à des campagnes de communication ancrées dans le numérique.

    Les métiers de la communication opéraient, avant 2020 un lente mue, qui a donc été accélérée par la crise sanitaire. Le secteur tout entier vit à ce titre une profonde transformation, portée par la transformation numérique des interactions et des campagnes marketing. A contrario, d’autres critères, autrefois consubstantiels aux métiers de la communication ont eu tendance à reculer (langues étrangères, international).

  • Biodiversité, numérique responsable et finance verte … Les métiers qui recrutent en 2025

    TOP 5 des métiers à Impact qui recrutent fortement en 2022

    La biodiversité, Le numérique responsable et la finance verte concentrent l’essentiel des besoins

    Birdeo, cabinet leader en recrutement et chasse de tête spécialisé dans le Développement Durable et l’Impact, a dressé, pour la 4ème année consécutive, son TOP 5 des postes les plus recherchés par nos entreprises françaises pour 2022 (réalisé sur une base de plus d’une centaine entreprises clientes). Le marché des emplois responsables s’annonce pour les prochains mois doublement impactés par une pénurie de compétences désormais généralisée, et une urgence de transformation radicale de nos organisations, aux niveaux techniques et managériaux.

    Rappel du top 5 en 2021 : les « conseillers en transition neutralité carbone », les « chefs de projet taxonomie verte », les « chefs de projet écoconception et recyclabilité », les « responsables contenu de marque responsable » ainsi que les « chefs de projet hydrogène ».

    1 – LE MANAGER DECARBONATION

    La mission principale du Manager Décarbonation est de repenser l’offre de services ou de produits d’une entreprise dans le but d’alléger le plus possible l’empreinte carbone de son activité, et de répondre ainsi à l’ambition de neutralité carbone de la France à l’horizon 2050 et s’aligner sur la trajectoire 1,5 degrés des “Science-Based Targets”. Cette compétence est particulièrement recherchée dans les secteurs du transport, de la construction et des infrastructures.

    Profil :

    • Diplôme BAC+5 avec une spécialisation environnement ou RSE.
    • Savoir-faire : excellente maîtrise du bilan carbone (scope 1, 2 et 3), de la méthode Assessing Low Carbon Transition (ACT), outils de mesure d’impact et construction d’une stratégie de compensation carbone.
    • Savoir-être : excellente capacité relationnelle, assertivité, data-oriented, force de proposition et de conviction pour fédérer les parties prenantes.

    Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

    2 – LE/LA CHARGÉ.E DE REPORTING PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE

    Avec la mise en place de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), qui remplace la NFRD actuellement en vigueur et qui étend l’obligation de reporting à un plus grand nombre d’entreprises, le poste de chargé de reporting performance extra-financière devient de fait de plus en plus stratégique au sein des organisations. Son rôle n’est plus seulement d’analyser les données, il doit désormais avoir la capacité de les comprendre et de les utiliser dans l’aide à la prise de décision pour l’ensemble des métiers de l’entreprise. Au regard des évolutions réglementaires et concernant la digitalisation des informations, la personne sera amenée à travailler sur l’optimisation et les évolutions nécessaires aux outils de reporting existants.

    Profil :

    • Diplôme BAC +5 Ecole ingénieur ou Ecole de Commerce avec une spécialisation RSE / finance de marché.
    • Savoir-faire : expertise du reporting extra-financier, consolidation de données financières, veille réglementaire, pilotage de gestion de projets et conduite du changement.
    • Savoir-être : qualités relationnelles, pédagogie, polyvalence, rigueur, capacité d’analyse et vulgarisation des informations extra-financières.

    Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

    3 – LE MANAGER NUMÉRIQUE RESPONSABLE

    C’est LE gros enjeu des mois qui viennent, de plus en plus souligné par les parties prenantes du secteur : l’urgence d’intégrer des considérations environnementales aux innovations technologiques. L’objectif du manager numérique responsable est ainsi d’être capable de mesurer cet impact afin de pouvoir définir une stratégie numérique plus neutre en carbone et vertueuse : du choix du matériel informatique à toute la gestion technologique pensée autour (visio, cloud, mail…).

    Profil :

    • Diplôme Bac+5 Ecole ingénieur informatique avec une spécialisation environnement.
    • Savoir-faire : excellente maîtrise des impacts environnementaux, leur identification et calcul. Compréhension des outils et technologies utilisés en entreprises, du matériel aux applications, et des enjeux d’un environnement Tech en pleine croissance. Enfin, avoir la capacité de travailler dans un environnement international.
    • Savoir-être : qualités relationnelles, pédagogie, curiosité, agilité, rigueur et capacité d’analyse.

    Rémunération : de 50 à 60 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

    4 – LE CHEF DE PROJET BIODIVERSITÉ

    Le chef de projet biodiversité a comme mission de mettre en œuvre et de coordonner la politique de l’entreprise en matière de changement climatique et de biodiversité. Il existe aujourd’hui des outils pointus pour mesurer l’impact des activités des organisations sur la biodiversité, notamment celui de la CDC Biodiversité, qui implique d’évaluer et de proposer des pistes d’amélioration.

    Profil :

    • Diplôme Bac+5 Ecole ingénieur avec une spécialisation environnement et biodiversité.
    • Savoir-faire : gestion de projets complexes et maîtrise des outils de mesure d’impact.
    • Savoir-être : animation, pédagogique, esprit d’initiative et vulgarisation.

    Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

    5 – ANALYSTE DATA ESG

    L’Analyste Data ESG intervient notamment sur les différents sujets liés à la collecte, la maîtrise et le traitement des données Environnementales, Sociales et de Gouvernance (ESG). Il intervient plus particulièrement sur les données liées au carbone, climat et biodiversité, dans une optique d’intégration dans l’analyse de la valeur globale de l’entreprise ou du projet d’investissement. Il participe à l’élaboration de nouveaux outils et modèles, en étroite collaboration avec les différentes équipes. L’analyste Data ESG contribue également aux efforts de transparence sur la prise en compte des considérations ESG dans la gestion et la présentation des informations, vis-à-vis des parties prenantes externes.

    Profil :

    • Diplôme Bac+5 Ecole de Commerce option finance, Master en Statistiques & Data Science ou Ecole ingénieur.
    • Savoir-faire : connaissance de la réglementation sectorielle, maîtrise des outils ESG internes et externes, compétences en modélisation financière et/ou gestion des données
    • Savoir-être : aptitudes organisationnelles et relationnelles, esprit d’équipe, capacité de vulgarisation certaines informations.

    Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

     

  • Directeur financier : vers un rôle de conseiller stratégique grâce à l’automatisation, l’IA et l’exploitation des données

    Les directeurs financiers jouent un rôle essentiel dans les investissements numériques des entreprises, selon une étude d’Accenture

    Selon une nouvelle étude d’Accenture, les directeurs financiers ont aujourd’hui un rôle qui va bien au-delà de la fonction finance, et deviennent des acteurs à part entière dans les choix d’investissements numériques, ainsi que dans la gestion des résultats et impacts économiques de ces investissements.

    Selon l’étude The CFO Reimagined: From Driving Value to Building the Digital Enterprise, huit directeurs financiers sur dix (81 %) considèrent l’identification et le développement de nouvelles sources de valeur pour l’entreprise comme l’une de leurs principales responsabilités. Trois quarts d’entre eux (77 %) estiment que le pilotage de la transformation opérationnelle de l’entreprise relève de leur domaine de compétence.

    « La direction financière est passée d’un rôle de responsabilité essentiellement comptable à celui de partenaire du top management, associé à la stratégie de croissance de l’entreprise. Elle joue désormais un rôle de conseiller stratégique et de garant des prévisions de résultats des investissements numériques », déclare Florence Lafforgue, directrice exécutive d’Accenture Strategy, responsable de la practice CFO & Enterprise Value. « Elle contribue également de plus en plus à l’adoption du numérique au sein de leur entreprise, notamment par l’utilisation croissante de l’analyse prédictive et de l’intelligence artificielle pour interpréter les données lors de décisions stratégiques. »

    Le directeur financier, guide des investissements numériques

    Les directeurs financiers apparaissent comme des acteurs à part entière de la transformation digitale. Selon l’étude, 77 % d’entre eux cherchent à améliorer les performances de l’entreprise grâce à l’adoption des technologies numériques, et la même proportion étudie la façon dont les technologies disruptives peuvent être bénéfiques à l’ensemble de l’organisation ainsi qu’à son écosystème.

    Les directeurs financiers effectuent non seulement leurs propres tâches plus rapidement et plus efficacement grâce à l’automatisation, mais ils contribuent également à la numérisation d’autres fonctions. Ils s’attachent également à identifier de nouveaux moyens d’utiliser les technologies pour créer de nouveaux modèles économiques et relais de croissance.

    Vers un rôle de conseiller stratégique grâce à l’automatisation, l’IA et l’exploitation des données

    Les missions des directeurs financiers évoluent vers des rôles de planification stratégique, d’analyse et de conseil, à mesure que se poursuit l’automatisation des tâches courantes de comptabilité, de contrôle et de conformité.  L’automatisation de ces obligations financières permet à la fonction finance de se concentrer sur de nouvelles tâches plus complexes et de mobiliser le top management sur l’exploitation des informations critiques, y compris sur des opportunités de croissance, issues de l’analyse des données. Aujourd’hui, 34 % des tâches financières sont gérées par la technologie. En 2021, près de la moitié (45 %) seront automatisées.

    « L’utilisation des données par les directeurs financiers s’étend à d’autres composantes de l’entreprise. Ils devront par conséquent s’intéresser davantage à des technologies de transformation telles que l’IA et l’analytique pour favoriser la numérisation de l’ensemble de l’entreprise, créer de nouveaux modèles économiques et générer de nouvelles sources de revenus », selon Florence Lafforgue. 

    Le directeur financier de demain

    À mesure que le rôle de directeur financier évolue, les compétences requises pour occuper cette fonction évoluent également. Aujourd’hui, la fonction finance doit intégrer des employés ayant un large éventail de compétences, pouvant aller de l’expertise dans la visualisation des données à la capacité de réfléchir au-delà du cadre comptable et financier.

    La plupart des directeurs financiers s’accordent ainsi à dire que les compétences financières continueront à s’éloigner de la finance traditionnelle pour se rapprocher de compétences numériques, statistiques, opérationnelles et collaboratives (76 %). Et plus des trois quarts (78 %) affirment que ce changement doit être rapide et radical, les postes financiers traditionnels pouvant bientôt devenir obsolètes.

    Le plus grand défi pour les directeurs financiers consistera à recruter ou former des talents à même de comprendre comment collecter des données et en extraire des informations clés pour leur entreprise. Huit directeurs financiers sur dix considèrent que le data storytelling est une compétence essentielle pour les professionnels de la finance d’aujourd’hui. Ils doivent être plus ouverts d’esprit pour mieux collaborer et endosser le rôle de conseiller en stratégie auprès des autres dirigeants de l’entreprise.

    Le nouveau visage de la fonction finance :

    Quelques conseils pour les futurs directeurs financiers :

    • Devenez un « capteur intelligent » des évolutions du marché – La nature de la compétitivité et la façon de la mesurer évoluent en permanence. La fonction finance doit, entre autres, pouvoir mesurer les impacts de la disruption, l’apport de l’innovation et la valeur que peut générer l’ensemble de l’écosystème, dans l’objectif d’accroître la compétitivité de l’entreprise.
    • Sachez raconter une histoire – Savoir créer un storytelling autour des données est une compétence essentielle pour les professionnels de la finance, et les données et analyses ne valent que par les décisions qu’elles peuvent générer. Les responsables financiers joueront un rôle essentiel dans l’éducation, l’encadrement, et la communication des données aux actionnaires et dirigeants.
    • Oubliez les « process » – Seuls les résultats sont réellement importants ! Les activités de finance doivent être alignées sur les résultats opérationnels. Oubliez les P2P (Procure to Pay ; processus d’achat), O2C (Order to Cash ; traitement des commandes et des encaissements) ou R2R (Record to Report ; gestion des rapports financiers) – les « process » peuvent vous dévier des objectifs de résultats sur lesquels vous devez vous focaliser.
    • Ne vous limitez pas à la fonction finance – Les équipes se forment et se reforment autour de problématiques, de projets et d’événements, permettant à de nombreuses compétences de s’exprimer et de participer à la prise de décision. Il est temps d’aller au-delà de la finance pour trouver de nouvelles façons d’allouer les ressources, de mesurer les résultats et de tirer parti des compétences.

  • Quand la fonction de CDO s’externalise

    Quand la fonction de CDO s’externalise

    Par Luc ROMANO, Fondateur de JETPULP

    De nos jours, le marketing digital est incontournable pour l’ensemble des entreprises en quête d’amélioration de leurs performances commerciales grâce aux nouveaux outils numériques. Dans ce contexte, les équipes marketing ont profondément évolué et de nouveaux métiers sont nés à l’image du Chief Digital Officer (CDO) qui se positionne comme la femme ou l’homme qui pilote et met en œuvre la stratégie de marketing digitale de l’entreprise.

    Mais qu’est-ce qu’un CDO et quels sont ses domaines d’intervention ?

    Il convient tout d’abord de dresser un portrait-robot de ce nouveau poste. Le Chief digital officer (CDO) gère la transition numérique d’une entreprise, avec divers enjeux, selon l’entreprise ou le secteur. Le plus souvent à l’œuvre dans des entreprises en cours de digitalisation, il apporte sa valeur ajoutée pour implémenter les business models et inscrire les entreprises au cœur du digital (source e-commerce Mag).

    L’importance du CDO dans l’équipe de direction d’une entreprise

    Au regard de cette courte définition, on comprend aisément que le CDO joue un rôle stratégique et qu’il doit maitriser de nombreuses expertises pour mener à bien sa mission. Trouver un bon CDO est donc un réel enjeu et ne peut se limiter à embaucher des profils trop juniors ou inexpérimentés pour remplir cette fonction. On notera aussi que recruter un vrai CDO implique d’allouer un budget important qui ne sera pas à la portée de toutes les entreprises.

    Dans ce contexte, nous allons évoquer deux cas de figure : celui des entreprises qui ont déjà un CDO, mais qui sont aussi en recherche de compétences opérationnelles, et celles qui n’ont pas de CDO, mais qui souhaiteraient pouvoir s’appuyer sur ses compétences sur un temps donné.

    Dans notre premier cas, il est important de rappeler que le CDO a un rôle de pilotage et de management et donc qu’il s’éloignera de l’opérationnel. Dans ce contexte, nombre de CDO devront donc bénéficier d’apports d’expertises externes pour mettre en place leur stratégie: SEO, UX, technique, data, SI, etc. En ce sens, un travail de proximité entre le CDO et les experts est fondamental. Le CDO pourra ainsi capitaliser sur des savoir-faire opérationnels qui s’appuient sur les dernières innovations et bonnes pratiques du marché. Il est aussi important de noter que, dans son quotidien, un CDO aura rapidement tendance à se laisser absorber par le métier de l’entreprise qui l’emploie et qu’il s’éloignera de son expertise digitale historique. Il a donc besoin d’apports externes réguliers.

    Dans le deuxième cas, il s’agit d’aider les entreprises à mener à bien leur transformation digitale en étant accompagné par un CDO externalisé qui durant un laps de temps donné interviendra et prendra la hauteur nécessaire pour guider l’entreprise dans ses choix, ses projets et leur mise en œuvre. Le CDO externalisé pourra aussi avoir un rôle de « manager délégué » pour piloter les équipes web marketing internes et pour travailler avec les autres services de l’entreprise.

    Enfin, précisons que la mission temporaire du CDO peut s’expliquer par le fait qu’il occupe une place transversale dans l’entreprise et que les départements traditionnels ne peuvent porter ce rôle. Ainsi, les différentes directions métier pourront avoir besoin temporairement de son expertise pour mener à bien la digitalisation de leurs services.

    À travers ces exemples, nous comprenons aisément que la fonction de CDO occupe une place centrale dans les nouvelles organisations des entreprises. Ainsi, quel que soit leur secteur d’activité, les ETI et PME doivent positionner ce sujet au centre de leur stratégie de croissance et trouver le meilleur modèle pour s’appuyer sur un CDO qui les accompagnera dans leurs projets de digitalisation. Internalisation ou externalisation de la fonction, il n’existe pas de réponse unique, mais différentes options possibles en fonction des attentes, des moyens et du stade de développement de chaque société.

     

     

  • Quand 3 salariés sur 4 prévoient la modification ou la suppression de leur travail d’ici à 2030…

    …Mais une nette majorité considère cependant le développement du numérique comme une opportunité pour leur carrière et pour les entreprises

    Julhiet Sterwen, cabinet de conseil en stratégie, transformation et management,publie les résultats d’une enquête1 exclusive, produite par l’Institut Harris Interactive, sur l’opiniondes salariés français sur le monde du travail de demain. A l’occasion de la Fête du Travail, cette enquête met en particulier l’accent sur l’impact attendu du numérique sur les emplois. Lessalariés s’attendent à ce que cet impact soit fort, plutôt positif pour leur propre parcoursprofessionnel et pour les entreprises de manière globale, et plus nuancé pour l’emploi engénéral.

    3/4 des salariés estiment que le travail qu’ils exercent aujourd’hui sera impacté d’ici 2030 parle développement du numérique (intelligence artificielle, robotisation, automatisation des tâches, etc.) -et 8% en pronostiquent même la suppression.

    Si une majorité de Français considère le numérique comme une opportunité – pour leur propre parcours professionnel, pour l’entreprise et pour la société française -, ils émettent aussi desréserves sur l’impact du numérique sur l’emploi. Dans ce contexte, 6 salariés sur 10 ont lesentiment d’être bien accompagnés par leur entreprise dans l’adaptation au numérique, mais on observe des différences marquées, entre secteurs et entre catégories de salariés, sur la qualité perçue de cet accompagnement.

    Un impact fort et inéluctable

    L’immense majorité des salariés s’attend à ce que son métier soit touché par la transformation digitale :

    • 1/4 estiment que leur travail existera encore en 2030 telqu’il existe aujourd’hui.
    • 2/3 estiment qu’il existeraencore mais aura subi des modifications.

    • 8% pensent qu’il aura été supprimé par développement du numérique.

    • Seuls 1/3 des salariés pensent que toutes les tâchesqu’ils effectuent aujourd’huiseront encore traitées par un humain en 2030.

    Les secteurs où les salariés prévoient la plus forte proportion de disparition d’emplois existant aujourd’hui, sont ceux de l’industrie (12%) et de la banque-assurance (14%), qui devancent nettement le secteur de la distribution (5%). En termes de structures, 39% des salariés des grandesentreprises s’attendent à un bouleversement de leur travail (modification lourde ou suppression)quand les salariés des TPE/PME ne sont que 30% à prévoir un tel impact.

    Une vision nuancée du changement

    Questionnés sur les conséquences du numérique, les salariés sont une majorité à émettre un avis positif sur son impact, tant sur un plan personnel que collectif.

    Ils perçoivent ainsi le développement du numérique comme une opportunité pourune majorité d’acteurs – pour leur entreprise (70%) et l’entreprise en général (66%°), pour leur parcours professionnel (58%) et la société française (57%).

    Cependant, la vision d’une opportunité pour l’entreprise – la sienne et les entreprises en général – s’observe dans tous les secteurs, toutes taillesd’entreprises et tous nouveauxhiérarchiques confondus. En synthèse, les salariés sont 2 fois plus nombreux (36%) à considérer le numérique comme une opportunité à tous les niveaux que ceux qui y voient une menace systématique (18%).

    Le doute subsiste sur l’impact pour « les salariés de façon générale » – avec 52% des répondants qui voient alors une menace dans le développement du numérique. Ce jugement est lié auxconséquences négatives attendues sur l’emploi, car seuls 14% des salariés pensent que lephénomène va générer plus d’emplois qu’il n’en supprimera. Notons que les salariés du secteur banque / assurances, un secteur touché de plein fouet par l’impact du digital, sont deloin les plus nombreux à penser que leur travail sera impacté par le numérique. Ils sont 89% à estimer que leur travail aura été modifié, voire supprimé, d’ici 2030.

    Le rôle de l’employeur

    Près de 6 salariés sur 10 (59%) ont le sentiment d’être bien accompagnés par leur entreprisedans l’adaptation au numérique, mais on observe de fortes disparités entre grandes et petites entreprises, secteurs, catégories de salariés.

    Les grandes entreprises semblent avoir sensiblement plus de difficultés que les ETI et PME à satisfaire le besoind’accompagnement digital deleurs collaborateurs.

    De la même façon, plus le secteur semble impacté par le digital, en termesd’automatisation des tâches,moins les salariés se sentent bien accompagnés. Les salariés du secteur des télécoms sont plusnombreux à s’estimer bienaccompagnés (74%) que ceux de  l’industrie (56%) et de la banque-assurance (52%).

    Enfin, les cadres sont 70% à estimer être bien accompagnés, contre à peine un ouvrier sur 2 (51%).

    A cet égard, Marc Sabatier, Président de Julhiet Sterwen, indique que : « la plupart des entreprises ont lancé des chantiers pour anticiper demain, d’un point de vue commercial, en réinventant leur parcours client. Il est grandtemps qu’elles fassent la même chose pour leurs collaborateurs. Pour que la transformation del’entreprise, rendue inéluctable par le digital, réussisse, il est indispensable d’accompagner l’ensemble des salariés, qui sont tous impactés. »

  • L’intelligence artificielle et l’emploi : opportunité ou menace ?

    Comment l’intelligence artificielle transforme nos métiers?

    Par Valérie Burel, VP Customer Performance de Sidetrade

    L’intelligence artificielle s’illustre aujourd’hui au quotidien et se déploie rapidement dans la plupart des secteurs d’activités, bousculant ainsi les expertises humaines en entreprise. Si un emploi sur deux devrait s’en trouver transformé(1), l’intelligence artificielle ne représente pour autant pas une menace pour ces métiers, qui devraient être redirigés vers des tâches moins répétitives et à plus forte valeur ajoutée. Selon une étude de PwC conduite en mars 2017, 70 % des métiers de l’énergie et 65 % des métiers de la consommation pourraient être automatisés via l’intelligence artificielle.

     L’arrivée de cette nouvelle technologie implique un changement dans la chaîne de valeur et, si elle ouvre la voie à de nouvelles compétences – comme par exemple la cybersécurité – elle représente aussi un défi majeur en termes d’adaptation des compétences et une véritable opportunité pour l’évolution des métiers. Ce défi, il revient à nous, dirigeants et managers, de le relever pour accompagner nos équipes dans cette profonde mutation : vaincre les peurs, accueillir l’innovation, transformer les postes de travail, former les équipes.

    Une opportunité plus qu’une menace

    L’adoption de robots et d’intelligence artificielle pourrait booster la productivité de 30 % dans les entreprises.

    Un argument de poids dans l’adoption de ces technologies, qui représentent un bouleversement majeur pour l’emploi dans l’adaptation des compétences mais également dans l’évolution des tâches quotidiennes de chaque métier. Une étape qui nécessite une importante phase de conduite du changement au sein des entreprises, pour accompagner les métiers concernés et aborder cette transition avec sérénité.

    En effet, la machine permet dès aujourd’hui à l’homme de prendre de nouvelles responsabilités, en travaillant par exemple à l’identification des tâches candidates à l’automatisation. Certaines tâches chronophages et abrutissantes peuvent ainsi d’ores et déjà être éliminées : les échanges avec le client les plus simples à traiter, comme les demandes de duplicata de facture dans le cas d’un litige, sont identifiées par la machine, qui répond automatiquement et en temps réel. L’entreprise gagne en vélocité – la machine étant bien plus réactive que l’homme – ainsi qu’en satisfaction client : le taux d’exactitude de la réponse augmente, la relation client s’en trouve donc améliorée.

    L’enjeu : faciliter la transition

    Aujourd’hui, l’intelligence artificielle en est à sa première phase de développement : l’intelligence dite « assistée ». Elle permet d’automatiser des tâches répétitives et, bien qu’elle ne révolutionne pas encore la nature des tâches en elle-même, s’enrichit et apprend via des algorithmes de Machine Learning. Demain, l’intelligence « augmentée » permettra de faire évoluer les tâches et d’échanger avec la machine directement, pour finalement parvenir à une intelligence « autonome », où les machines apprendront de façon continue pour automatiser la prise de décisions (comme par exemple dans le cas des véhicules autonomes ou des investissements intelligents).Les salariés 2.0, qui travaillent d’ores et déjà au quotidien avec l’intelligence artificielle, voient une occasion en or s’offrir àeux : celle d’apprendre à maîtriser cette technologie dès ses premiers pas, et d’en suivre l’évolution phase par phase. Une opportunité qui se transformera en véritable avantage concurrentiel lorsque l’I.A. sera devenue monnaie courante en entreprise et que les structures rechercheront des individus capables de travailler main dans la main avec ces nouveaux collaborateurs robotisés.

    Pour l’entreprise également, le défi à relever est important : quelles tâches assigner aux employés désormais libérés des actions quotidiennes les plus fastidieuses ? Vers quelles tâches à plus haute valeur ajoutée les orienter ? Comment repenser la relation client en réorganisant la part des échanges automatisés et la part laissée à l’humain, qui peut maintenant se consacrer à des enjeux et des comptes plus complexes ? Comment évaluer la performance dans ce nouveau contexte ? Autant de problématiques stratégiques qui nécessiteront une réponse dans les années – voire mois – à venir.

    Tout l’enjeu consiste à faciliter cette transition, en augmentant par exemple la flexibilité, les efforts de formation, le système de protection sociale…

     Les robots, garants de l’emploi ? 

    Aider à prendre des notes, écrire des emails sous la dictée, suggérer des contacts, programmer les meetings, lancer un appel téléphonique, prioriser les tâches, gérer les réseaux sociaux… Autant de tâches quotidiennes chronophages qui seront, demain, prises en charges par l’intelligence artificielle.

    « L’objectif in fine est d’avoir plus de temps pour soi, pour sa famille, avoir plus d’interactions avec des personnes et prendre du temps pour s’engager dans des activités sociales », pour Catherine Simon, présidente et fondatrice d’Innorobo, le sommet européen entièrement dédié aux technologies robotiques.

    Pourtant, 65 % des Français se disent inquiets par l’autonomie croissante des machines d’après l’Ifop, notamment par son impact sur le marché de l’emploi. Une crainte « qui revient à chaque phase de crise du capitalisme », selon l’historien de l’économie François Jarrige. La robotisation représente finalement la poursuite du processus de mécanisation et d’automatisation entamé depuis la révolution industrielle et qui pourrait à terme fortement abaisser la pénibilité de l’emploi et en préserver la compétitivité.

    Un rapport du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) démontre que les taux de chômage des pays les plus robotisés (Allemagne, Corée du Sud, Brésil, USA) sont aussi parmi les plus bas ou les plus régulés – l’Allemagne est parvenue à une diminution de 4 % entre 2013 et 2014.

    L’apport de la robotique n’aurait donc pas d’impact négatif direct sur l’emploi et permettrait même de relancer certains secteurs en perte de vitesse : les investissements robotiques des industries automobiles allemande et japonaise ont par exemple permis de maintenir leurs positions sur le marché automobile et donc les emplois liés à cette filière. 1 million de robots industriels actuellement en service seraient déjà directement responsables de la création de 3 millions d’emploi selon une étude conduite par Metra Martech, et relayée par l’IFR. Le développement de la robotique dans les 5 prochaines années devrait encore créer 1 million d’emplois qualifiés dans le monde.

    La relation au client est réinventée, au même titre que la robotique a révolutionné le processus industriel dans les années 2010 et que le numérique a révolutionné la relation client en BtoC au début des années 2010, c’est aujourd’hui aux entreprises du secteur BtoB de faire leur révolution. Au-delà des métiers, c’est toute la relation aux clients qui doit évoluer. L’entreprise doit donner l’impulsion, en passant par ses salariés, de cette relation client réinventée. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui aux entreprises de prendre ce virage et de repenser une relation client plus immédiate, plus directe et plus recentrée au cœur des problématiques business.

     

    [1] Etude du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), janvier 2017

  • Pourquoi le Product Manager est devenu la pierre angulaire de licornes, actuelles ou en devenir…?

    Pourquoi le Product Manager est devenu la pierre angulaire de licornes, actuelles ou en devenir…?

    La plateforme technologique de livraison ultra-rapide STUART a sondé 96 représentants de la communauté du Product Management en France – dont des salariés de Deezer, Sarenza, Heetch, Zenly, Happn, Slim Pay, Wynd, Tiller Systems, Qonto, la Ruche, etc. – pour en dresser un panorama.

    Dans le sillon des startups, tous les secteurs sont redéfinis par la vague numérique.
    Pour le consommateur de nouveaux services émergent tandis que pour les entreprises, de nouvelles méthodes de travail sont adoptées et un besoin de compétences nouvelles se fait sentir, soit autant d’opportunités de carrière à saisir pour les jeunes diplômés et professionnels.

    Anciennement connu sous l’appellation de Chef de Projet technique, le Product Manager est devenu en quelques années la pierre angulaire de nombreuses licornes, actuelles ou en devenir. Véritable chef d’orchestre, le Product Manager a pour mission principale de superviser le développement d’applications et de produits web. Il déploie ses compétences à la croisée de plusieurs disciplines entre vision business, gestion de projet technique, expérience utilisateur et marketing.

    Si ce métier est déjà très populaire aux Etats-Unis, il apparaît véritablement en France depuis 4-5 ans, du fait de l’essor de la scène startup hexagonale et plus généralement de la professionnalisation de la filière numérique.

    « Le rôle du Product manager a été longtemps et trop souvent relégué au second plan dans le paysage hexagonal, les fondateurs de start-ups considérant longtemps la fonction comme superflue. Notre communauté se structure désormais autour de meetups, de groupes de partage accessibles en ligne et d’événements comme la Product Conf. Il était cependant impossible de trouver une étude fiable sur notre profession à l’image de ce que fait Mind the Product tous les ans pour le UK et les US, c’est désormais chose faite. », précise Guillaume Simon, Chief Product Officer de Stuart.

    Panorama du Product Management en France, 2017

    Principaux enseignements

    • Les Product Manager sont des profils relativement seniors avec 43% de profils ayant 4 ans d’expérience du métier ou plus. Ils ont pour la plupart exercé d’autres responsabilités connexes auparavant, avec une moyenne de 8 ans d’expérience au total.
    • Du fait de sa transversalité, le métier de Product Manager est une fonction à haute responsabilité et propice au management. En moyenne, plus de 3 salariés reportent directement au Product Manager et jusqu’à 6 à 21 employés pour les plus grandes sociétés technologiques, notamment sur des postes de Head of Product, CPO ou VP Product.
    • La polyvalence nécessaire à ce métier promet une rémunération avantageuse pour un junior – salaire annuel médian de 49.000€ de 1 à 3 ans d’expérience – et des perspectives d’évolution très prometteuses. Quant aux profils séniors – de 4 à 15 ans d’expérience – ils peuvent faire partie des salariés les mieux rémunérés de leur entreprise – salaire annuel médian de 62.000€. Pour les plus hauts salaires – VP Product, CPO, Head of Product – la rémunération peut varier entre 100.000€ à 220.000€ annuel.
    • Sans surprise, les Product Manager français sont essentiellement basés à Paris – 82% sur l’ensemble des Product Manager interrogés, où la scène start-up est particulièrement florissante. 18% des profils interrogés déclarent habiter en Province, avec pour premières villes Nantes et Bordeaux.

  • Quand les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts

    Etude World Quality Report 2016

    par Capgemini et Hewlett Packard Enterprise (HPE)

    La transformation digitale des entreprises, au cœur de leur stratégie IT, accentue la pression sur l’assurance qualité et les tests pour améliorer leur compétitivité et fournir des services à valeur ajoutée à leurs clients.

    Selon l’étude World Quality Report 2016,Capgemini, leader mondial du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et Sogeti, sa filiale dédiée aux services de technologie et d’ingénierie, publient le World Quality Report 2016. Réalisée en collaboration avec Hewlett Packard Enterprise (HPE), l’étude analyse le niveau de qualité des applications et les différentes pratiques de test dans de nombreux secteurs d’activité de 32 pays différents. L’édition de cette année révèle que, bien que 85% des entreprises exploitent l’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) dans le cadre de leurs opérations, plus des deux tiers (68%) ne disposent pas d’une stratégie de tests adaptée à cette branche spécifique de l’IT.
    68% des entreprises déclarent avoir des projets en risque faute de ressources adaptées à l’Internet des Objets

    Les entreprises, qui doivent déployer de nouveaux produits et services digitaux à un rythme toujours plus soutenu, rencontrent souvent des difficultés à trouver le bon équilibre entre qualité et rapidité de développement, et plus particulièrement dans le cadre de l’IoT. Après avoir augmenté de 18% à 35% au cours des quatre dernières années, la part du budget IT dédiée à l’Assurance Qualité a diminué cette année pour revenir à 31%.Les prévisions indiquent néanmoins que ces dépenses devraient remonter à 40% d’ici 2019.

    Outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents : nouveaux vecteurs d’efficacité et de réduction des coûts
    Cette année, le World Quality Report révèle que de plus en plus d’entreprises choisissent de s’appuyer sur des technologies intelligentes pour réduire leurs coûts et améliorer leur efficacité opérationnelle. L’adoption croissante des technologies digitales représente une part importante des budgets IT et les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts : 48% des entreprises interrogées reconnaissent ne pas parvenir à gérer les besoins multiples et hétérogènes des environnements de test. Le rapport recommande donc aux entreprises d’investir davantage dans les outils de test et d’Assurance Qualité intelligents afin de pouvoir identifier et résoudre les problèmes de qualité le plus tôt possible.

    Montée en puissance des approches agiles et DevOps

    L’étude souligne également que de plus en plus d’entreprises adoptent des méthodes agiles et DevOps pour accélérer le déploiement de nouveaux produits et services. Cependant, 44% d’entre elles se montrent réticentes à l’idée de faire participer les équipes de test à la phase initiale de planification craignant que cela ne retarde la mise en vente. Pourtant, sans cette étape cruciale, elles mettent en risque la sécurité de leurs activités. En matière de DevOps, le rapport montre que les défis de l’adoption vont bien au-delà des simples problèmes d’Assurance Qualité et de risque métier. Les entreprises peuvent fortement limiter les bénéfices de l’approche DevOps si elles ne parviennent pas à faire travailler ensemble les directions métiers. Pour compenser les coûts supplémentaires induits par l’adoption de ces nouvelles technologies, 40% des organisations s’appuient sur des systèmes d’analyse prédictive permettant d’automatiser une grande partie du processus de test.

    Selon Hans van Waayenburg, membre du Comité Exécutif du groupe Capgemini et responsable de la ligne de service mondiale Testing : « Le World Quality Report 2016 montre que l’adoption d’une approche mature et stratégique en matière d’assurance qualité et de tests est de plus en plus nécessaire pour les entreprises. La transformation digitale représente un vecteur de croissance considérable ; pour en tirer pleinement profit, le plein engagement des clients et des parties prenantes est indispensable. Les organisations doivent proactivement supprimer les silos qui scindent leurs activités commerciales, le développement, la qualité et les opérations, avoir recours aux méthodes agiles ou DevOps et se concentrer sur la création de valeur pour le client final. Pour prendre une longueur d’avance, les acteurs en charge des tests et de l’Assurance Qualité doivent intégrer les écosystèmes de tests automatisés, l’analyse prédictive, ainsi que des outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents. »

    « Compte tenu de l’omniprésence des logiciels dans nos interactions, le test doit aujourd’hui couvrir l’ensemble de l’expérience utilisateur », explique Raffi Margaliot, Senior Vice President and General Manager, Applications Delivery Management chez HPE Software. « Ce rapport met en avant trois éléments plus importants que jamais : la sécurité, l’expérience utilisateur et la qualité. C’est sur ces piliers que les entreprises doivent s’appuyer pour atteindre la rapidité, la qualité et l’évolutivité nécessaires à leur succès. »

    A l’heure où l’Internet des Objets joue un rôle de plus en plus important dans le cadre des activités des entreprises, celles-ci doivent adopter une stratégie de tests basée sur la gestion des risques pour créer un écosystème de test sécurisé. L’étude recommande aux organisations d’investir dans des solutions « as-a- service » pour la gestion des environnements et des données de test, l’exécution des tests, et d’augmenter le niveau d’ingénierie des équipes de test. Elles pourront ainsi préserver l’intégrité de leurs systèmes tout en favorisant l’innovation dont elles ont besoin.

    Méthodologie

    Cette année, dans le cadre de l’étude World Quality Report, 1 600 personnes basées dans 32 pays ont été interrogées. Publié tous les ans depuis 2009, il s’agit du seul rapport international consacré à l’analyse de la qualité des applications et aux tendances en matière de tests. Les données de cette 8 édition ont été recueillies en ligne et par entretien téléphonique. Les répondants ont été classés en six groupes : DSI, VP Application, directeur informatique, responsable QA/Testing, directeur des données/marketing et directeur des technologies/responsable produits. Ils ont participé à des entretiens quantitatifs suivis de discussions qualitatives approfondies.

    Informations complémentaires

    Pour télécharger la version complète du World Quality Report 2016, rendez-vous sur : www.worldqualityreport.com

  • Quels sont les facteurs déterminants de l’expérience utilisateur sur un poste de travail ?

    La valeur d’une bonne expérience du poste de travail

    Par Stéphane HAURAY, Directeur AppSense France

    Quiconque a eu affaire à un poste de travail ou à un ordinateur portable peu performant sait quel impact il peut avoir sur le travail. Mais quels sont les facteurs déterminants de l’expérience utilisateur sur un poste de travail ? Quel est l’impact réel des problèmes liés aux postes de travail ? Les utilisateurs informatiques et métiers ont-ils la même définition d’une « bonne expérience du poste de travail » et ont-ils la même réalité quant aux conséquences d’un poste de travail peu performant ?

    Les réponses à ces questions sont importantes, car, grâce à elles, les équipes informatiques peuvent :

    – Justifier leur budget et leur travail face à la Direction et aux utilisateurs ;

    – Identifier les métriques cibles pour des temps d’attente utilisateur acceptables ;

    – Comprendre comment les expériences informatiques des utilisateurs métier influent sur les résultats de l’entreprise.

    Incontestablement, les meilleurs postes de travail sont ceux qui fonctionnent, tout simplement. Dans les différents secteurs d’activité, niveaux et rôles, la meilleure expérience est celle du poste de travail ou de l’ordinateur portable qui fonctionne si bien que l’utilisateur n’y prête aucune attention.

    À quoi ressemblent les meilleures expériences avec les postes de travail de l’entreprise ? Considérons ces trois scénarios :

    – Une infirmière récupère rapidement le dossier d’un patient pour vérifier les allergies éventuelles à certains médicaments.

    – Un courtier exécute les transactions de son client sans délai.

    – En fin de journée, un fournisseur de pièces détachées passe sans difficulté une commande, quelques minutes avant la limite de 17 heures pour l’expédition du lendemain.

    Dans ces trois exemples, personne n’a attendu de façon excessive pour se connecter, ouvrir une application ou installer un plug-in. Les postes de travail ont fonctionné comme prévu et chacun a pu poursuivre son travail. Comme l’a déclaré ouvertement un ingénieur informatique : « D’abord et avant tout, pour une bonne expérience utilisateur, vous allumez votre PC le matin et il démarre comme d’habitude. Il n’y a pas de problèmes, la connexion est rapide et vous retrouvez votre interface habituelle. »

     

    La meilleure expérience utilisateur a donc lieu lorsque le poste de travail fonctionne tout simplement, avec des connexions rapides, des applications qui s’exécutent parfaitement et l’accès rapide aux fichiers, le tout dans un environnement familier et cohérent. Les participants à une étude de Dimensional research ont systématiquement signalé que lorsque ce type d’expérience utilisateur était présent, les entreprises bénéficiaient d’avantages importants, notamment une productivité, une efficacité et un engagement accrus des employés. On notera enfin que les utilisateurs informatiques et métiers reconnaissent la valeur potentielle des solutions UEM pour améliorer l’expérience du poste de travail de tous les employés.