Étiquette : Metavers

  • Un an après la hype, faut-il lâcher les métaverses et les NFT ?

    Les Français face au WEB3

    Une étude Razorfish France

    Après avoir lancé le premier baromètre de l’éco-conception digitale et mené une étude inédite sur « Les Français face aux cookies », Razorfish France interroge, dans une nouvelle étude, les sentiments et souhaits des Français quant à l’avenir des métaverses et des NFT.

    Donner la parole aux Français

    Métaverses et NFT. Ces deux termes ont fait couler beaucoup d’encre, créant leurs parts de légende, de peur et surtout de hype auprès des professionnels de la tech et des crypto-monnaies.
    Sur le sujet, on a beaucoup entendu les experts, mais peu savent ce qu’en pensent les Français. Rassurés, sceptiques, méfiants, indifférents ?
    Razorfish France a posé 40 questions à 1000 Français âgés de 18 à 50 ans sur leur connaissance et leurs usages potentiels des métaverses et des NFT.

    Un décalage entre notoriété, compréhension et usage

    Une déconnexion forte a été observée entre la notoriété, la compréhension et les usages.
    Sur les métaverses, les répondants sont 79% à déclarer en avoir entendu parler mais ils ne sont que 26% à déclarer avoir compris de quoi il s’agissait et 20% à y être déjà allés.
    Même tendance sur les NFT, ils sont 68% à déclarer en avoir entendu parler mais ne sont que 26% à déclarer avoir compris de quoi il s’agissait et 8% à en avoir déjà achetés / utilisés.

    Cela ne témoigne en rien de la mort des métaverses et des NFT

    La bonne nouvelle, c’est que plus de 70% de répondants se déclarent curieux quant aux métaverses et plus de 65% pour les NFT.
    Reste à proposer les usages qui les intéresseront.
    « Le Web3 n’est pas mort, il se cherche. L’innovation ne se réduit pas à suivre les tendances, c’est un travail minutieux d’exploration technologique et de réflexion stratégique au long cours, centrée sur les usages des gens. Ces réponses très éclairantes des Français sur le Web3 nous permettent non seulement de nous bâtir un corpus d’insights formidables mais également de consolider notre approche conseil pour bâtir les expériences digitales utiles de nos clients, aujourd’hui et demain », explique Charlotte Dollot, Directrice Générale de Razorfish France

    MÉTAVERSES : en recherche d’évasion plus que de duplication du réel

    Les Français ne rêvent pas de parler à leur banquier ou leur médecin sous forme d’avatar.
    Pour les métaverses, ils plébiscitent les usages permettant la détente, la distraction, l’échappatoire, comme l’accès à des expériences et aventures qui sortent du quotidien : 50% y attribuent une note de 8 et + sur 10.
    À l’inverse, ils semblent moins intéressés par les usages qui chercheraient à suppléer aux interactions existantes, par exemple accéder à des services – banquier, médecin… à 30%.

    NFT : facilitation du quotidien plutôt que statut et exclusivité

    Pour les NFT, retour à la réalité. Les Français plébiscitent les usages qui leur permettront de faciliter leur vie pratique et les rassurer au quotidien.
    Par exemple, connaître de manière précise et infalsifiable l’origine des ingrédients ou composants des produits avec 45% de 8 et +.
    En revanche, les usages offrant une situation d’exclusivité, comme les œuvres d’art virtuelles uniques, suscitent l’intérêt à seulement 23%.
    Ce qui préfigure un futur des NFT plutôt comme un outil pratique mais invisible, une technologie facilitatrice plutôt qu’une fin en soi.

    Les Français testés sur 60 bénéfices et usages du WEB 3

    Pour mener cette étude, Razorfish France a cartographié les bénéfices actuels ou futurs des métaverses et des NFT, permettant de créer de nouvelles données sur 60 usages souhaités ou non par les Français.
    Pour les métaverses, 6 catégories d’usages ont été testées – l’évasion, le divertissement, l’apprentissage et la pédagogie, le shopping, l’accès à des services (banque, assurance, médical…), l’interaction avec des communautés.
    Émergent ici la possibilité de communiquer avec ses proches de façon plus immersive, d’apprendre toutes sortes de compétences sans les contraintes matérielles ou tout simplement jouer à des jeux vidéo avec des joueurs du monde entier – plus de 40% des Français attribuent des notes de 8 et + à ces usages.
    Parmi les usages les moins plébiscités se trouvent les interactions avec des collègues et des inconnus ou la consultation de professionnels dans des mondes virtuels à moins de 30%.


    Pour les NFT, 6 catégories d’usage ont également été testées – des transactions plus fluides et plus sûres, des achats, des dons ou des informations mieux traçables, la possibilité de jouir de bénéfices exclusifs, l’acquisition de titres de propriété individuels ou collectifs, et enfin la possibilité de mieux collaborer avec des marques, des associations, des services publics (…).
    Émergent ici la traçabilité des achats, des dons et des informations, l’achat de billets sous forme de NFT pour en sécuriser l’échange ou la revente, ou la certification d’achats d’objets en ligne dans un contexte de fraude en tous genres, avec plus de 40% des Français qui y attribuent des scores de 8 et +.
    Parmi les items les moins plébiscités se trouvent les bénéfices liés à l’obtention de statut VIP comme l’accès à des événements exclusifs à seulement 23%.

    Les réflexions sur le Web3 à intégrer désormais dans la réflexion digitale globale des marques, et non plus à côté

    In fine, les Français semblent très lucides sur les promesses du Web3. Utile oui, mais pas pour faire n’importe quoi ni pour remplacer le réel.
    « Dans l’étude, les Français se montrent curieux et enthousiastes, mais ils redoutent aussi que ces usages ne s’ajoutent au temps déjà passé sur son mobile, sur ses réseaux sociaux, ou à jouer aux jeux vidéo, et alertent sur le risque d’une déconnexion au réel. Plus que jamais, les marques doivent se poser la question de la valeur utilisateur réelle de leurs expériences digitales Web3 avant de se lancer. La bonne nouvelle ? Tout reste à inventer. » affirme Viken Darakdjian, Directeur de la Stratégie de Razorfish.

    Pour obtenir le rapport complet, faire votre demande à  : marketing@razorfish.fr

  • Métavers : comprendre l’Essentiel

    Le Petit Métavers

    Par Stéphane Boukris 

    Le Métavers, y aller ou non ? Si oui comment ? Avec quelles ressources ? Quelle éthique ?
    Et quels impacts environnementaux ?
    Stéphane Boukris répond et décrypte dans le Petit Metavers, un livret qui synthétise l’essentiel.

    Accessible à tous, cet ouvrage ultra pratique donne tous les repères utiles pour appréhender : 

    • La genèse et l’émergence du Web3
    • Les différentes plateformes
    • La légalité, la sécurité, l’éthique et l’environnement
    • Le rôle des DAO, de la blockchain et des NFT
    • Les métiers du Métavers
    • Les cas d’usage en entreprise (marketing, RH, SI, communication…).

    Il propose également un test interactif pour tester ses connaissances.

    Pour rappel, Stéphane Boukris est entrepreneur dans les secteurs de la tech et de l’entertainment, lauréat de la BFM Académie 2008, expert du digital marketing, Top 100 Influenceurs Linkedin et fondateur de l’entreprise Excelsior en 2019.

    Le Petit Metavers par Stéphane Boukris – L’essentiel en Bref aux Editions Dunod

  • Comment le Web3 et l’IA vont-ils impacter le commerce et la relation client ?

    Comment le Web3 est-il en train de créer les marques de demain ?
    Comment va-t-il aborder la relation clients dans le futur ?
    Les IA génératives sont-elles capables de dessiner de nouveaux produits ?
    Le véhicule de demain permettra-t-il d’effectuer des achats selon la localisation ?
    Décryptage lors de la visio-conférence « Commerce Reloaded » du 20 avril organisée par l’Echangeur BNP Paribas.

    1 – La puissance communautaire du Web3 utilisée par les marques

    Autour du Web3, les initiatives des marques et enseignes se démultiplient. Sur le top 100 des plus grandes marques mondiales, 43 ont lancé des initiatives Web3 en 2022. Ces initiatives ont généré plus de 100 millions de dollars en chiffres d’affaires par la vente de NFTs. De nombreuses marques se sont lancées afin d’accroître leur notoriété, tandis que d’autres ont cédé de peur de rater le train Web3.

    La puissance communautaire est essentielle dans le succès des projets liés au Web3. C’est ce qu’a très bien compris un acteur comme Nike, avec l’acquisition du studio RTFKT en décembre 2021. Le géant de l’Oregon a ainsi pu accéder à une communauté puissante du Web3, lui permettant de se construire rapidement une légitimité dans cet écosystème. Pour Benoît Pagotto, l’un des cofondateurs de RTFKT, les marques doivent arrêter de parler de consommateur, un terme à abolir dans le Web3. Il ne s’agit plus de vendre un produit ou service à un client, mais de faire en sorte qu’il devienne un membre de la communauté et donc de la marque ou du produit. La marque et la communauté ne font plus qu’un dans cet écosystème.

     

    La vente de NFTs brandés Nike comme les Monoliths ont ainsi généré plus de 185 millions de dollars de revenus complémentaires.

     


    Avec le Web3,
    les marques et enseignes deviennent plus que jamais des médias. Ils doivent avoir la capacité de déployer le bon « storytelling » nécessaire à la création de la communauté. C’est le premier lien entre la marque et son audience.

    Par exemple, la marque de vêtements Wrangler s’est associée avec d’autres marques (Gucci, Puma et Gap…) pour être plus crédiblent dans le monde du Web3.

    Le Web3 va impacter une multitude de secteurs et redéfinir la relation client des prochaines années. Mais se lancer dans le Web3 en 2023, c’est accepter l’échec. Il faut avoir une volonté d’apprentissage, tout étant encore en construction. Les marques doivent y donc aller avec un esprit ouvert. Le meilleur moyen de comprendre ce que peut impliquer le Web3 dans le commerce de demain, c’est de l’expérimenter par soi-même.

    2 – Le « in-vehicle commerce » : la transformation du monde de l’automobile vers celui du serviciel

    Les acteurs du secteur doivent définir des choix importants concernant les technologies installées dans le véhicule : faut-il pactiser avec les géants de la technologie, ou devenir soi-même une « software company » ?

    Dans ce contexte, le commerce embarqué, ou « in-vehicle commerce », est en train d’émerger. 600 millions de véhicules connectés devraient générer 537 milliards de dollars de transactions d’ici à 2030. En particulier, la valeur des paiements à bord des véhicules devrait atteindre 1 milliard de dollars en 2023, contre moins de 100 millions de dollars en 2020.
    Aujourd’hui, les constructeurs automobiles accélèrent le développement des services de paiement à bord des véhicules afin de tirer parti de l’émergence du commerce embarqué. Sur le salon NRF 2023, Qualcomm proposait par exemple sa solution de commerce embarquée basée sur Snapdragon, avec une offre permettant au conducteur d’acheter différents services ou produits selon sa localisation.

    « Les marques peuvent bénéficier du commerce embarqué de plusieurs façons.
    1 –
     Offrir la possibilité d’atteindre les consommateurs sur un nouveau marché encore inexploité.
    2- Entrer en contact avec leurs clients d’une manière plus personnelle et pratique.
    3 – Fournir des services et des produits adaptés aux besoins spécifiques des consommateur « conducteurs »
    4-  Renforcer l’engagement des marques auprès des clients, et établir avec eux des liens plus solides » précise Nicolas Diacono, Responsable technologie & innovation chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

    3 – Smart commerce, Social commerce, digital media… L’expérience client sous le prisme de l’omnicanalité

    Selon Gartner, d’ici 2026, chaque individu devrait  passer 25 % de son temps dans des écosystèmes virtuels immersifs ou métavers, que ce soit pour se former, étudier, socialiser, consommer ou se divertir.

    Aux États-Unis, la start-up Disruptel a développé un assistant vocal qui va pouvoir faire le lien entre la requête vocale du téléspectateur et ce qu’il se passe à l’écran. Lors de la prochaine Coupe du monde de football, un fan pourra commander en direct le maillot de son équipe favorite, ou bien acheter la boisson que boit son joueur préféré. Le placement de produits dans les séries, les films, les publicités dans les stades, va pouvoir prendre une nouvelle dimension. Tout le processus d’achat a lieu grâce à la reconnaissance vocale, une nouvelle preuve de l’impact de l’intelligence artificielle dans le quotidien des consommateurs.

    Le fantasme du frigo intelligent tend enfin à devenir une réalité. Samsung a, par exemple, lancé un nouveau réfrigérateur qui permet de commander sur Amazon tout en regardant des idées de recettes sur TikTok. À date, cela peut paraître très gadget, voire inutile, mais avec l’avènement du commerce ambiant, il est plus que probable qu’une partie des consommateurs se laisse tenter par ce nouveau support de consommation.

    Concernant le magasin physique, il est devenu un hub pour la collecte de données, à l’instar d’un site Internet. Pour les marques, il s’agit de pouvoir déterminer quels produits vendre, comment vendre plus, comment attirer l’attention des consommateurs, comment générer du trafic dans le magasin physique.

    En parallèle de cette quête de l’efficience, le digital média semble reprendre la main sur l’expérience client. Le magasin new-yorkais de JD en est une illustration parfaite : des écrans disposés partout permettent de servir la mise en avant des produits et créer un véritable storytelling autour de la performance sportive grâce à la technologie. Le magasin se transforme en média à part entière, tout comme dans les rues new-yorkaises ou parisiennes. Les prémices d’un commerce mêlant mondes virtuels et réels commencent ainsi à émerger.

    Le magasin devient une passerelle pour le commerce omniverse. Celui-ci devra appréhender les codes du gaming et des métavers, tout en gardant à l’esprit une logique d’efficience. Lors de cette décennie, il va continuer sa transformation, se rapprocher des sites e-commerce dans son fonctionnement, pour par la suite, basculer vers les mondes immersifs. Toutefois, le magasin de 2040 devra permettre aux consommateurs de se reconnecter au réel et de créer des liens sociaux : il sera ainsi le hub des multiples dimensions de la consommation et du divertissement.

    4 – L’intelligence artificielle générative, nouvel eldorado ?

    6,5 milliards d’euros d’investissement en 2022. Le monde du retail, comme tous les secteurs, investit énormément dans l’intelligence artificielle pour optimiser plusieurs de ses process tels que la logistique, l’encaissement, le merchandising, l’expérience client… De nouvelles formes d’IA dites créatives ou génératives, qui ne demandent pas de connaissances particulières en codage, pourraient prendre la suite, garantissant plus de créativité.

    Depuis novembre 2022, une déferlante médiatique entoure l’intelligence génératrice ChatGPT, premier produit du laboratoire privé américain OpenAI. Avec 1 million d’utilisateurs en 5 jours dès son lancement au grand public, il est très difficile de passer à côté de cet outil.

    D’autres intelligences artificielles telles que Midjourney, Stable Diffusion ou Dall-E permettent à quiconque de créer des images uniques et hyperréalistes, soit sur la base d’une image, soit en tapant simplement quelques mots dans une zone de texte. 

    Ces nouvelles IA génératives, au fil du temps, sont capables de dessiner de nouveaux produits, mais également des centres commerciaux ou encore des concept stores en intégrant la charte des contraintes de fabrication. Si la marque chinoise de « fast fashion », Shein utilise déjà l’IA pour anticiper les tendances, prévoir les modèles et les changements de la demande des consommateurs, elle pourrait encore accélérer la création de nouveaux modèles grâce à ces nouveaux outils. En février 2023, l’enseigne Carrefour a produit sa toute première vidéo réalisée avec ChatGPT pour répondre à des questions fréquemment posées. Dans cette vidéo de 30 secondes, un avatar s’exprime en français et répond aux questions les plus courantes des clients, comme « Comment manger mieux et moins cher grâce à Carrefour ? ».

    De leur côté, les marketplaces se sont empressées d’étudier la manière dont elles pouvaient intégrer ChatGPT dans leurs offres.

    « Les caractéristiques de l’IA générative deviendront courantes dans les prochaines années, mais il y en aura encore d’autres qui dépassent aujourd’hui notre champ de vision. Il est donc important de rester vigilant quant aux avancées de l’IA pour ne pas manquer les opportunités qui s’offrent à nous. » conclut Guillaume Rio, Responsable tendances technologiques & prospectives chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

    Pour voir le replay de la conférence cliquez ici ⬇️

  • Cinq tendances en matière de cybersécurité qui vont transformer notre quotidien dès 2023

    Le secteur de la cybersécurité doit recruter 3,4 millions de professionnels pour neutraliser la menace cybercriminelle dans le monde

    DXC Technology,anticipe le paysage de la sécurité numérique au cours des cinq prochaines année

    1- La course aux armements en matière de cybersécurité va s’accélérer

    Les cybercriminels et les professionnels de la cybersécurité vont tous deux utiliser l’intelligence artificielle (IA) dans une bataille de plus en plus sophistiquée. Dans le cas de la cybersécurité, l’IA a été principalement utilisée pour identifier des modèles de comportements suspects. En raison du volume d’activités suspectes et du nombre de faux positifs, le personnel de cybersécurité est souvent débordé.

    La bonne nouvelle est qu’en 2023 et au-delà, nous devrions être en mesure de commencer à automatiser les contrôles de sécurité et les mécanismes de réponse basés sur l’IA – ce qui aidera à réagir plus rapidement et plus précisément aux cyberattaques, à réduire les éventuels temps d’arrêt et à protéger les données critiques des particuliers et des entreprises.

    « Toutefois, si l’IA peut automatiser la détection et l’élimination des menaces, les processus sous-jacents reposent sur la compréhension des activités passées, ce qui incitera les cybercriminels à rêver de nouveaux types d’attaques », déclare Mark Hughes, President of Security, chez DXC. « Suivre le rythme sera un défi, surtout si l’informatique quantique entre dans la mêlée, ce qui pourrait voir les défenses d’aujourd’hui violées en quelques secondes. »

    1. Nous devrons être prudents quant aux personnes à qui nous pensons parler dans le métavers (tout en gardant la main sur nos portefeuilles numériques).

    2023 devrait être une année importante pour le métavers avec Meta, Microsoft, Virbela et d’autres qui comptent sur les mondes virtuels pour se déployer. Cependant, l’activité dans le métavers peut soulever des questions de légitimité. Comment savoir si la personne à laquelle vous pensez parler est bien celle qu’elle prétend être ? Des certificats numériques reposants sur la blockchain pourraient aider. Ces certificats pourraient également être utilisés pour sécuriser les transactions virtuelles dans le métavers. Ce qui est clair, c’est qu’à mesure que le métavers se développe, les risques augmentent également.

    1. Les attaques géopolitiques de cybersécurité vont se multiplier, mais elles conduiront aussi à l’innovation dans le domaine de la défense.

    L’agression de la Russie contre l’Ukraine nous a rappelé de la manière la plus brutale qui soit que la guerre est désormais hybride et que les risques de cyberattaques à motivation géopolitique sont réels. En conséquence, de nombreuses polices d’assurance cybernétique sont désormais rédigées de manière à exclure les actes de cyberguerre, ce qui crée des difficultés pour l’atténuation des cyber risques.

    Avec des tensions géopolitiques persistantes, cette menace devrait se poursuivre en 2023. Avec plus de 70 pays devant organiser des élections gouvernementales en 2023 (événements fréquemment ciblés par des acteurs soutenus par des états), ce sera une année difficile pour les défenses de cybersécurité. Cependant, nous pouvons tirer des enseignements d’études de cas comme la défense réussie de l’Ukraine contre les attaques russes.

    1. Les attaques de cybersécurité viseront les infrastructures nationales essentielles qui alimentent nos foyers.

    Lorsque les lumières s’éteignent ou que le gaz est coupé, il est peu probable que la plupart des gens pensent que c’est le résultat d’une violation de la cybersécurité industrielle. Mais l’infrastructure opérationnelle est un nouveau champ de bataille pour les cyberattaques, les systèmes qui contrôlent et automatisent les usines et les infrastructures civiles, notamment les centrales électriques et les barrages, devenant une cible.

    Avec les tensions géopolitiques actuelles, la cybermenace liée à l’infrastructure opérationnelle augmentera en 2023, ce qui mettra la pression sur les industries pour qu’elles gardent une longueur d’avance en mettant en place une protection de cybersécurité dans toutes leurs opérations.

    1. Les possibilités de carrière dans le domaine de la cybersécurité vont augmenter

    On estime qu’il manque environ 3,4 millions de travailleurs en cybersécurité dans le monde. Avec les menaces croissantes que représentent les technologies avancées, ce nombre est susceptible d’augmenter.

    Le déficit de compétences cybers crée des opportunités de carrière pour les personnes de tous âges et de tous horizons. Les postes offerts dépassent le nombre des diplômés. Mais les diplômés ne sont pas les seuls à pouvoir en profiter. De nombreuses entreprises offrent la possibilité de se recycler dans le secteur de la cybersécurité.

    « L’inclusivité de l’espace de cybersécurité s’étend à la neurodiversité », déclare Mark Hughes, président de la sécurité. « Par exemple, le programme Dandelion de DXC aide les personnes atteintes du trouble du spectre autistique, de TDAH, de dyslexie et d’autres troubles neurologiques à faire carrière dans l’informatique, y compris la cybersécurité. La croissance de la cybermenace crée des opportunités de carrière pour les personnes de tous horizons. »

    Les cybermenaces continueront de gagner en vitesse et en complexité en 2023 et au-delà. Mais il en sera de même pour la capacité à appliquer les dernières technologies, approches et talents pour y faire face. « La course aux armements en matière de cybersécurité est une analogie pertinente : la force du bien doit gagner », ajoute Mark Hughes, President of Security chez DXC Technology.

  • Quel sera le shopping du Futur ?

    Gamification , programmes de fidélité, metaverse, réalité augmentée et virtuelle :  les nouveaux visages de l’e-commerce

    Selon Shopper Preference Report 2022 de Bazaarvoice 

    Alors que 99 % des consommateurs achètent règulièrement en ligne, un Français sur deux pense que le metaverse va contribuer à la personnalisation du shopping

    Bazaarvoice, spécialiste des avis, notations sur les produits et de solutions de contenu généré par les utilisateurs (CGU), publie sa dernière étude menée auprès de plus de 10 000 acheteurs dans le monde. Ce rapport souligne l’importance des expériences de shopping engageantes et confirme le fait que le terme de « consommateur en ligne » est devenu un pléonasme, tant l’Internet est un canal prisé pour les achats. Désormais, les acheteurs sont en attente de marques et distributeurs faisant évoluer les expériences vers le futur du shopping : au moyen de programmes de récompences, de la « gamification », de la réalité augmentée et virtuelle, sans oublier les opportunités offertes par le metaverse.

    Ceci alors qu’une très forte majorité de répondants (73 %) disent qu’ils tiennent davantage compte de la qualité de l’expérience dont ils bénéficient que du critère du prix : que ce soit de manière systématique (22 %) ou de manière régulière (50,8 %). Retour sur les enseignements du rapport.

    Récompenser le client pour qu’il consomme davantage dans un contexte ludique

    Neuf Français sur dix (85,6 %) ne rechignent pas à dépenser plus d’argent que prévu lors de leurs achats si cela permet d’obtenir une récompense. Les programmes de fidélité peuvent réellement faire la différence et même déclencher l’acte d’achat. Ainsi, 72,4 % des répondants disent qu’ils sont plus susceptibles d’acheter quelque chose s’ils peuvent participer à un programme de fidélité.

    Parallèllement, 72 % des consommateurs français déclarent qu’ils apprécieraient la présence d’éléments ludiques lors de leurs achats en ligne contre 45 % lorsqu’ils achètent en magasin et un tiers lors de l’utilisation d’une application. Les marques sont toujours en recherche d’idées pour engager leurs clients et recueillir leurs avis. L’une des réponses réside dans la « gamification ». En effet, 45,8 % des Français sont partants pour participer à un jeu si cela déclenche l’obtention d’une promotion. Et 79,1 % pointent qu’ils soumettraient volontiers leur avis sur le produit ou le service pour obtenir une récompense.

    Les nouvelles technologies au cœur des tendances du shopping du futur

    Le « live shopping » – qui correspond à une émission de vente diffusée en direct sur Internet – est considéré comme l’expérience d’avant-garde la plus enthousiasmante aux yeux des consommateurs hexagonaux (43,7 %). Elle est suivie par la réalité virtuelle (39,5 %), la réalité augmentée pour essayer les produits (33,1 %) et le metaverse (23,1 %). Une numérisation de l’expérience fait aussi partie des attentes dans le monde physique car six Français sur dix aimeraient aussi bénéficier des apports de la réalité virtuelle ou augmentée dans les boutiques.

    Le metaverse appelé à grandir

    La connaissance du metaverse est plutôt avancée dans le monde, mais en France, près de la moitié des répondants ne comprennent pas encore ce que c’est. Toutefois, 30,5 % pensent que le metaverse fera partie des usages habituels du retail d’ici trois à cinq ans. A date, un tiers des Français se montrent méfiants envers le metaverse au niveau de l’exposition de leur données personelles. 48 % des répondants sont plutôt d’avis que le metaverse va permettre une meilleure personnalisation du shopping, et c’est précisément cette personnalisation dont les acheteurs français (68 %) souhaitent bénéficier.

    Les NFT sont là pour durer

    Si plus de la moitié des Français affirment savoir ce qu’est un jeton non fongible (en anglais NFT), un quart d’entre eux n’est pas encore familier du terme. Plus des trois quarts des Français sondés disent qu’ils vont en acheter un NFT à un moment ou à un autre : 47 % des Français sondés souhaitent acheter un NFT dans les 12 prochains mois et 31,4 % prévoient de le faire dans les années à venir.

    « Les consommateurs n’ont plus vraiment besoin d’être persuadés pour acheter des produits en ligne, mais désormais, les marques et les distributeurs doivent redoubler d’efforts pour les retenir», commente Zarina Lam Stanford, Chief Marketing Officer de Bazaarvoice. « Les consommateurs sont particulièrement enthousiastes vis-à-vis de ces outils, non seulement à titre de divertissement, mais aussi pour leur inspirer confiance et les aider à prendre des décisions d’achats informées. Les commerçants doivent expérimenter la manière dont ces technologies peuvent contribuer à améliorer l’expérience vécue par leurs clients et stimuler les ventes. »

    Téléchargez l’ebook du rapport via ce lien.

  • Comment le Web3 transforme les usages numériques et les attentes de la Gen Z ? 

    Heaven présente les résultats de son étude Web3 Culture

    Cryptomonnaies, blockchains, NFTs, métavers et DAOs… autant de termes que de pratiques qui génèrent un gigantesque brouhaha médiatique et sont la cible de tous les fantasmes. Cependant, impossible de ne pas voir que le paysage numérique est en train de vivre une profonde transformation, souvent difficile à appréhender. 

    Pour y voir plus clair, l’agence heaven, accompagnée de Frédéric Cavazza (cofondateur et Directeur Général de SYSK), a réalisé une étude qui sépare le mythe de la réalité en ce qui concerne le Web3, et s’intéresse en particulier aux usages et attentes de la Gen Z. 

    Frédéric Cavazza considère que l’offre actuelle autour des technologies du Web3 est certainement prématurée pour un marché qui a besoin d’être rassuré : « Ce qui est en cause n’est pas la maturité des technologies, mais la capacité de compréhension et d’absorption du marché : avec l’accélération numérique de ces dernières années, nous atteignons un point de saturation. » Il expose aussi le principe de communauté comme un des piliers du Web3 : « La culture du Web3 repose sur la communauté. La possibilité de contribuer est ouverte à tous, comme aux débuts du Web1 »

    L’étude réalisée sur la population des 18-25 ans apporte de nombreux enseignements, dont vous trouverez des exemples ci-dessous : 

    • un taux de possession de cryptomonnaies impressionnant : 32% des 18-25 ans déclarent posséder des cryptomonnaies. (contre 8% du total des français, ou 12% des moins de 35 ans*) 
    • les NFT sont encore peu possédés, mais suscitent un fort désir d’acquisition : près de 50% des 18-25 ans envisagent d’en acheter.

    • de toutes les promesses du Web3, celle de la maîtrise des données personnelles est la plus attendue : 83% des interrogés aimeraient avoir la possibilité de mieux maîtriser l’usage de leurs données personnelles. 

    En résumé :

    • Pour les GenZ le web3 est un concept global peu connu en tant que tel mais dont certains sites et apps sont déjà très présents dans leurs usages.
    • Cette tangibilité du web3 s’illustre notamment par :
      l’usage de Discord
      la possession de crypto
      l’intérêt pour les NFT et l’achat déjà actuel d’objets virtuels
    • Les attentes d’évolution du web résident d’abord dans :
      une espérance financière
      une envie de maîtrise de ses données personnelle

    Mais cette étude témoigne d’une adhésion générale aux principales promesses du Web3 (la décentralisation, l’attrait des métaverses…)

    Les GenZ sont déjà un vecteur de propagation des nouveaux usages du Web3.