Étiquette : media

  • #PODCAST – L’impact de l’Intelligence Artificielle sur les PODCASTS

    Comment l’Intelligence artificielle peut-elle vous aider à améliorer et à optimiser votre podcast ?

    Depuis quelques années, les marques et les podcasts se sont glissés dans nos oreilles.
    Série audio ou podcast natif, les nouveaux formats se développent et gagnent du terrain.
    Avec 134 millions de podcasts téléchargés ce nouveau média entre dans son âge d’or.

    Comment sélectionner les plateformes d’enregistrement ?
    Quelles solutions choisir pour diffuser son podcast ?
    Comment l’Intelligence artificielle peut-elle vous aider à améliorer et à optimiser votre média ?

    Bonjour et bienvenue dans ce podcast produit par le collectif d’influenceurs B2B La Brigade Du Web.

    Je suis Annie ABELA, la fondatrice de La Brigade Du Web.
    Pour répondre à toutes ces problématiques, je suis ravie d’échanger avec : Christian Belala, auteur de l’ouvrage : « Les clés pour créer son podcast » membre de La Brigade Web.

    Pour écouter le podcast c’est ici 

  • L’ e-retail Media : quels enjeux pour les marques ?

    Qu’est-ce que le e-retail Media ? 

    Réunissant agences, régies et commerçants, la Mobile Marketing Association France propose la première cartographie des acteurs du e-retail Média.
    Evolution du trade marketing en point de vente, le e-retail Média consiste à valoriser les inventaires digitaux des marchands – et principalement les données transactionnelles – à des fins d’insights, de ciblage ou de mesure. En France, le mobile représente près de la moitié des transactions e-commerce et plus des deux tiers des audiences ; incontournable en point de vente il fait naturellement le pont entre publicité et commerce, entre online et offline, contribuant à faire converger les offres traditionnelles de trade marketing et de retail media.

    Cette cartographie permet de comprendre la proposition de valeur des différents acteurs du secteur ainsi que d’évaluer la couverture (reach) de leurs offres.

    Les travaux ont été menés par l’ensemble des membres du groupe de travail e-retail Média de l’Association, qui comprend déjà plus d’une quinzaine de sociétés, co-dirigés par Arick Abbou, Directeur Conseil eCommerce & eRetail chez IProspect et Tanguy Le Falher, Manager chez Publicis Commerce sous la supervision de Bertrand Jonquois, Rapporteur de la Commission Commerce au sein de la Mobile Marketing Association France.

    “ En France, le Retail Media représente déjà un chiffre d’affaires de 409 millions d’euros dont 217 millions (+31%) pour le display et 192 millions (+39%) pour le search en 2019. Ce montant va continuer de croître car l’écosystème tend vers plus de plateformisation afin d’apporter aux marques et agences des solutions en self-service.” indique Arick Abbou.

    “ L’écosystème Retail Media français est l’un des plus avancés au monde et compte d’ores et déjà plusieurs champions nationaux, capables de rivaliser avec les géants mondiaux de la publicité. Cette cartographie préfigure de futurs travaux d’harmonisation et de standardisation des offres qui seront menés au sein de l’Association.” explique Tanguy Le Falher.

     

    “Cet écosystème e-retail Média est encore très récent, riche, mouvant et par conséquent complexe. C’est pourquoi nous avons décidé de le clarifier au travers d’une cartographie exhaustive reprenant tous les acteurs du e-retail Média.” explique Vadim Wichmann, Consulting Manager chez GroupM Commerce et membre du groupe de travail e-retail Média.

  • Instagram France lance ce jour «Instapodcast» à destination des entrepreneurs

    Instapodcast : inspirer les entrepreneurs 

    Instagram France lance ce jour « Instapodcast », son podcast à destination des entrepreneurs désireux de connaître toutes les clés pour lancer ou développer leur business grâce à la plateforme.

    Co-animé par Julie Pellet et Mélanie Agazzone, respectivement responsable du développement et directrice de la communication d’Instagram et France et en Europe du Sud, ce nouveau rendez-vous bi-mensuel, est l’occasion pour les marques et les entrepreneurs de découvrir les différentes stratégies de communication efficaces pour démarrer ou faire croître leur activité.

    Aux côtes d’un entrepreneur, Julie Pellet et Mélanie Agazzone reviendront sur les opportunités qu’offre la plateforme aux marques, les formats, outils et territoires d’expression à explorer et partageront également leurs conseils pour aider les entrepreneurs à adopter une stratégie efficace. Engager et fédérer une communauté, booster sa notoriété, ou encore transformer son audience en clients sont autant de sujets qui seront abordés dans le podcast.

    Chaque épisode, d’une trentaine de minutes, donnera la parole à un entrepreneur, une marque, un créatif ou encore un influenceur qui y décryptera les clés de son succès sur la plateforme. Pour le tout premier épisode de l’Instapodcast, Instagram donne la parole à Lisa Gachet (@lisagachet), fondatrice de la marque de vêtements à faire soi-même et de prêt-à-porter Make My Lemonade (@makemylemonade) pour partager son retour d’expérience et ses conseils pour engager une communauté.

    “Instagram a contribué à faire de ma passion un métier à plein temps et continue de jouer un rôle clé dans la croissance de mon entreprise. La communauté est une véritable source d’inspiration pour le développement de ma marque. Aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir témoigner dans Instapodcast et ainsi peut-être inspirer d’autres entrepreneurs pour les aider à faire naître leur idée ou faire grandir leur projet entrepreneurial.” déclare Lisa Gachet.

    140 millions de business utilisent les applications Facebook Inc. dans le monde. Avec ce podcast, Instagram entend poursuivre son engagement dans l’accompagnement du développement des entreprises.

    Pour ce premier podcast, Instagram France s’est entourée de la société Plink, co-fondée par Gregory Pouy et Pierre-Henri Samion, pour gérer la post-production, le montage et la diffusion des épisodes.

    Instapodcast est disponible dès aujourd’hui sur l’ensemble des plateformes audio: Apple Podcast, Spotify, Deezer, Podcast Addict, Castbox, Overcast, Castro

  • Le monde vu à travers Twitter en 2019

    Rétrospective 2019 : revivre les temps forts de l’année sur Twitter !

    (suite…)

  •   » Le Digital en 2019″ le rapport Hootsuite sur les dernières tendances du mobile

    Le Digital en 2019 

    La plateforme de gestion des réseaux sociaux Hootsuite, et l’agence internationale We Are Social ont récemment publié le « Digital en 2019 », un rapport annuel qui délivre les dernières tendances du digital dans le monde.  Focus sur les chiffres du mobile

    Taux mondial de possession en hausse

    Le taux mondial de possession d’un téléphone portable est de 67%, soit 5,1 milliards d’utilisateurs mobiles uniques, en augmentation de 2% par rapport à 2018.

    Plus d’abonnements que d’habitants en Allemagne, Royaume-Uni et en Espagne 

    En France il y a 64,70 millions d’abonnements mobiles soit une augmentation 0,5% par rapport à 2018.

    Le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne comptent tous plus d’un mobile par personne avec respectivement :

    • 107,8 millions d’abonnements mobiles en Allemagne (131% de la population) en Allemagne. Baisse de 0,7% par rapport à 2018
    • 71,67 millions d’abonnements mobiles au Royaume-Uni (soit 107% de la population). Baisse de 1,4% par rapport à 2018
    •  54,44 millions d’abonnements mobiles en Espagne (soit 117% de la population). Augmentation de 4,3% par rapport à 2018

    ==> Le Royaume-Uni et l’Allemagne semblent avoir atteint leur maturité puisque l’on observe une diminution du nombre d’abonnements.
    Les abonnements multiples (exemple ligne pro et ligne perso) expliquent le fort taux d’abonnements rapporté à la population totale du pays.
    67% des mobiles dans le monde sont des smartphones

    Qu’en est-il du type de mobile utilisé ? La majorité des utilisateurs se sont tournés vers les smartphones puisqu’ils représentent 67% des mobiles dans le monde. Les chiffres en Europe sont plus élevés que la moyenne mondiale : en France les smartphones représentent 71% des mobiles pour 75% en Allemagne, 77% au Royaume-Uni et 87% en Espagne.

    Mobiles et applications : les outils pour se divertir

    Les smartphones ont changé l’usage des mobiles : en France on utilise son mobile principalement pour regarder des vidéos ; 67% des utilisateurs internet déclarent le faire, suivi de près par l’utilisation des messageries instantanées (61%), qui sont privilégiées par nos pays voisins : 85% des utilisateurs internet en Espagne déclarent les utiliser contre 73% au Royaume-Uni et 71% en Allemagne. Viennent ensuite les services de plans utilisés par 75% des utilisateurs en Espagne, 63% au Royaume-Uni, 59% en Allemagne, 53% en France et les jeux mobiles qui représentent 49% en Espagne, 47% en France et au Royaume-Uni et 41% en Allemagne.

    98 Applications par smartphone  

    Toujours selon l’étude Hootsuite & We Are Social il y a en moyenne 98 applications par smartphone et nous en utilisons 34 tous les mois. En 2018, 194 milliards d’applications ont été téléchargés, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente.

    Applications : 101 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde

    Une augmentation de 23% des dépenses dans les applications mobiles, notamment dans les jeux, a été constatée, dépassant les 101 milliards de dollars dans le monde en 2018.

    Les 1,839 milliards de téléchargements ont généré 1,362 milliards de dollars de chiffre d’affaires en France en 2018. Parmi le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne, seuls les Britanniques ont dépensé plus qu’ils n’ont téléchargé d’applications.

    Les médias sociaux toujours en progressions sur les mobiles 

    Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux sur mobiles ne cesse d’augmenter : +10% dans le monde en un an soit 3,256 milliards de personnes en janvier 2019 ce qui représente 42% de la population. En France les chiffres sont tout aussi impressionnants : 33 millions de personnes, soit 50% de la population, sont connectées via leur mobile.

    • 39 millions d’utilisateurs au Royaume-Uni soit 58% de la population
    • 24 millions d’utilisateurs en Espagne soit 52% de la population.
    • L’Allemagne quant à elle compte 30 millions d’utilisateurs représentant 36% de sa population

    Internet poursuit sa progression sur les mobiles 

    Internet est aujourd’hui l’outil le plus utilisé pour faire toutes sortes de recherches. Des changements dans son utilisation, notamment dû aux modes de vie, a poussé les utilisateurs à se tourner vers les mobiles plutôt que les ordinateurs et tablettes. D’après l’étude Hootsuite & We Are Social, 57% de la population mondiale utilise internet et 52% l’utilise sur mobile, ce qui représente 3,986 milliards de personnes alors qu’en France les chiffres montent jusqu’à 74%. L’Allemagne quant à elle compte 64,25 millions, soit 78% de sa population.

    Parmi les leaders européens on distingue notamment le Royaume-Uni avec plus de 80% d’utilisateurs d’internet mobile et l’Espagne avec 86%.

    Le temps passé sur les smartphones a également augmenté. Parmi les 230 pays étudiés, la France est le pays qui passe le moins de temps sur internet via mobile avec en moyenne 1h25. C’est 5 minutes de moins que l’Allemagne, là où l’Espagne est à 2h11 et le Royaume-Uni à 2 heures et 9 minutes. Globalement les utilisateurs passent plus de temps sur leurs smartphones à faire des recherches internet puisque la moyenne mondiale est de 3h14 contre 3h06 en 2018.

    Les ordinateurs et les tablettes progressivement délaissés pour le mobile 

    Petit à petit, les utilisateurs préfèrent davantage effectuer leurs recherches sur leurs mobiles que leurs ordinateurs. Depuis 2014 le temps passé sur internet via les ordinateurs et les tablettes a diminué de 1h04, là où celui passé sur les mobiles a augmenté de 1h36.

    M-commerce, achats en ligne via les mobiles 

    En décembre 2018, 55% des internautes ont effectué des achats en ligne sur leur mobile. Bien que cette pratique se démocratise l’Europe se place en dessous de la moyenne mondiale. La France se place en dernière position du classement avec 26% d’utilisateurs. Bien que les Français ne soient pas contre l’achat en ligne, ils privilégient davantage les achats via ordinateurs ou tablettes (57%).

    Loin derrière le Royaume-Uni et l’Espagne, l’Allemagne peine à atteindre les 30% là où les achats via ordinateurs et tablettes sont supérieurs à 65%.

    Les perspectives pour 2019 

    Pour Hootsuite et We Are Social trois tendances mobiles sont à surveiller de près en 2019 :

    • Le streaming vidéo : en 2019, le streaming prendra encore plus d’ampleur. En 2018, les vidéos lives représentaient 20% du total des vidéos sur Facebook, et ce chiffre devrait augmenter cette année. De plus les utilisateurs y trouvent un réel intérêt de divertissement puisqu’ils y passent trois fois plus de temps en comparaison avec les vidéos enregistrées.
    • Le M-commerce sera partout : avec l’arrivée des applications dédiées et des avancées en termes de R&D tels que les systèmes de paiements intégrés ou encore des différents moyens de sécurité, il sera plus facile et plus rassurant d’effectuer des achats à partir de son mobile.
    • Développement des outils tech pour le shopping : les nouvelles technologies intégrées aux smartphones contribueront à l’amélioration de l’expérience d’achat sur mobile : réalité augmentée pour visualiser les produits ou encore intelligence artificielle conversationnelle, tout sera mis en œuvre pour que le shopping se fasse désormais sur les mobiles.

    Télécharger le rapport : 

    Lien vers le rapport global – http://bit.ly/2uoNcJj
    Lien vers le rapport global France – http://bit.ly/2CCeNuK
    Lien vers le rapport global tous pays – http://bit.ly/2OoyNG9

  • Adoption de la directive sur les droits d’auteur : quels changements ?

    ADOPTION DE LA DIRECTIVE SUR LE DROIT D’AUTEUR : QUELS CHANGEMENTS ?

    Par Véronique Dahan et Amélie Tripet 
    Avocats spécialisés en droit de la propriété intellectuelle chez August & Debouzy avocats

    Après deux ans et demi d’intenses négociations, et à deux mois des élections européennes, le Parlement européen a adopté le 26 mars 2019 la directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique (1). L’objectif poursuivi (2) est de permettre aux créateurs de percevoir un revenu plus équitable pour l’utilisationde leurs œuvres par les réseaux sociaux et les grandes plateformes, et de rendre ces dernières responsables de la mise en ligne non autorisée des contenus protégés. La directive vise à encourager le
    développement du marché de l’octroi de licences entre les titulaires de droits et les plateformes.

    Ce texte prévoit deux mesures phares : la création d’un droit voisin pour les entreprises de presse, et l’incitation des grandes plateformes en ligne à conclure des accords avec les titulaires de droits, sous peine de voir leur responsabilité engagée.

    UNE TRANSPOSITION EN FRANCE DANS LES DEUX ANS

    La directive (3) n’est pas directement applicable et devra être
    transposée dans les législations nationales au plus tard dans les 24 mois après son entrée en vigueur.

    La France a pris les devants, puisqu’une proposition de loi tendant à créer un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse a été adoptée par le Sénat le 24 janvier 2019.

    I – LES NOUVELLES OBLIGATIONS MISES À LA CHARGE DES PLATEFORMES

    Actuellement, les plateformes, qui ont un rôle passif et neutre quant aux contenus stockés, bénéficient d’un régime dit de responsabilité limitée. Elles ne sont en effet pas responsables a priori_du contenu que leurs utilisateurs téléchargent, sauf en cas de
    notification par le titulaire d’une atteinte à ses droits d’auteur
    et d’absence de retrait rapide.

    L’article 13 de la proposition de directive, devenu article 17, a été le plus controversé. La tension se cristallisait notamment autour de la possibilité d’instaurer des mécanismes de filtrage automatique des contenus non autorisés sur ces plateformes.

    YouTube a ainsi mis en place une vaste campagne en ligne contre ladirective avec le hashtag #SaveYourInternet , en mobilisant de nombreux
    YouTubeurs. La plateforme mettait en avant le risque que de nombreux
    contenus soient rendus inaccessibles si un tel mécanisme était mis en place.

    L’ARTICLE 17 DE LA DIRECTIVE PRÉVOIT LA RESPONSABILITÉ DES _«
    FOURNISSEURS DE SERVICES DE PARTAGES DE CONTENUS EN LIGNE » _EN CAS DE DIFFUSION D’UN CONTENU SANS AUTORISATION DE L’AYANT-DROIT :

    LA DÉFINITION DES « FOURNISSEURS DE SERVICES DE PARTAGES DE CONTENUS
    EN LIGNE » : il s’agit des  sites « dont l’objectif principal ou l’un des objectifs principaux est de stocker et de donner au public l’accès à une quantité importante d’œuvres protégées par le droit d’auteur ou d’autres objets protégés qui ont été téléversés mis en ligne par ses utilisateurs, qu’il organise et promeut à des fins lucratives. » (4). La directive vise notamment ceux qui « jouent un rôle important sur le marché des contenus en ligne en étant en concurrence pour les mêmes publics avec d’autres services de contenus en ligne, comme les services de diffusion audio et vidéo en flux continu ». En sont notamment exclus les encyclopédies en ligne à but non lucratif (Wikipedia), les répertoires éducatifs et scientifiques à but non lucratif, les plateformes de développement et de partage de logiciels libres, les places de marché en ligne de vente
    au détail (Amazon), les services individuels de stockage dans le cloudsans accès direct au public.

    LA NÉCESSITÉ D’OBTENIR UN ACCORD AVEC LES AYANTS-DROIT : les plateformes de partage de contenus en ligne doivent obtenir l’autorisation des titulaires de droits pour communiquer ou mettre à disposition du public leurs œuvres, « par exemple en concluant un accord de licence » . Cette autorisation obtenue par les plateformes bénéficie également à leurs utilisateurs, dès lors qu’ils « n’agissent pas à des fins commerciales ou lorsque leur activité ne génère pas de revenus significatifs». Afin de préserver la
    liberté contractuelle, les titulaires de droits ne sont pas obligés de donner leur autorisation, ni de conclure des accords de licence : ils peuvent refuser la mise en ligne de leurs œuvres ou bien les mettre à disposition gratuitement.

    LA RESPONSABILITÉ DES GRANDES PLATEFORMES EN LIGNE : elles deviennent
    donc directement responsables de la mise à disposition d’un contenu non autorisée par son auteur, sans que le régime de responsabilité limitée de l’hébergeur ne puisse s’applique (5). Toutefois, la plateforme sera exonérée de toute responsabilité si elle démontre avoir satisfait aux trois conditions cumulatives suivantes :
    – qu’elle a « fourni ses meilleurs efforts_ » pour obtenir une autorisation du titulaire des droits afin de communiquer l’œuvre au public,
    – qu’elle a « fourni ses meilleurs efforts » « conformément aux normes élevées du secteur en matière de diligence professionnelle »pour garantir l’indisponibilité de l’œuvre protégée dès lors que la communication non autorisée de celle-ci a été signalée par le titulaire des droits au moyen d’« informations pertinentes et
    nécessaires »
    – qu’elle a agi promptement pour retirer ou bloquer l’accès à l’œuvre dès réception de la  notification « suffisamment motivée » par le titulaire des droits.

    La conformité de ces obligations est appréciée « notamment » selon le type, l’audience et la taille de la plateforme ainsi que le type d’œuvres, mais également selon les moyens disponibles qui doivent être adaptés et efficaces, et leur coût pour les plateformes
    (6).
    Il ne peut dès lors être exclu que « dans certains cas, la disponibilité de contenus non autorisés protégés par le droit d’auteur ne puisse être évitée que sur notification des
    titulaires de droits »_. (7)
    Enfin, les plateformes doivent faire preuve de transparence vis-à-vis
    des titulaires de droits quant aux mesures prises dans le cadre de leur
    coopération.

    UNE RESPONSABILITÉ VARIABLE SELON LA TAILLE DES PLATEFORMES : les
    structures qui ont moins de 3 ans et qui génèrent un chiffre
    d’affaire annuel inférieur à 10 millions d’euros voient leurs
    obligations allégées, elles devront à ce titre faire leurs meilleurs
    efforts pour obtenir l’autorisation auprès du titulaire des droits,
    et retirer promptement un contenu signalé.  En revanche, les
    plateformes qui comptent plus de 5 millions de visiteurs uniques par
    mois doivent en outre démontrer avoir fait tous les efforts possibles
    pour empêcher de nouveaux téléchargements des œuvres déjà
    signalées par les titulaires de droit (8).

    PAS DE FILTRAGE AUTOMATIQUE : aucune mesure de filtrage automatique,
    tant redoutée par les grandes plateformes, n’est requise par la
    directive qui précise qu’il n’y a « aucune obligation générale
    de surveillance »_ (9). Toutefois, ces plateformes doivent mettre en
    place, en vertu du paragraphe 8, un mécanisme de réclamation efficace
    et rapide afin que les titulaires de droits puissent signaler les abus
    (10). Les décisions de blocage ou de retrait des contenus signalés
    doivent être contrôlées « par une personne physique ».

    LES EXCEPTIONS AU DROIT D’AUTEUR DEMEURENT INCHANGÉES.
    Ces mesures n’affectent en rien la possibilité pour les utilisateurs et les
    plateformes de se prévaloir des exceptions existantes relatives
    notamment au droit de critique et de citation, à la caricature, la
    parodie et au pastiche.

    II LE DROIT VOISIN DES ÉDITEURS DE PRESSE PRÉVU À L’ARTICLE 15 DE
    LA DIRECTIVE (ANCIEN ARTICLE 11)

    Jusqu’ici, le régime juridique en vigueur reconnaît aux éditeurs de presse un droit sur le titre de presse dans son ensemble, ou bien, article par article, en fonction du contrat passé avec le journaliste, dans des conditions restrictives. Afin d’établir la contrefaçon de
    leur droit d’auteur, il leur appartient de démontrer que chaque extrait mis en ligne reproduit une partie originale de leur contenu. Cette difficulté probatoire rend très difficile la mise en œuvre
    d’une action contre la publication de multiples extraits.

    Le nouveau droit voisin créé par l’article 15 de la directive leur permet d’exiger auprès des plateformes une autorisation (et donc de la monnayer) pour la reproduction et la mise à disposition du public deleurs publications, pendant l’année de la première publication du contenu (11), puis les deux années civiles suivantes.

    Une telle disposition impose aux grands agrégateurs d’actualités,
    comme Google News, de rémunérer les médias dès lors qu’ils
    affichent des extraits d’articles, d’images ou de vidéos sur leurs
    services.

    Toutefois, aucune autorisation ni aucune rémunération n’est requise pour (i) les utilisations privées ou non commerciales par des utilisateurs individuel ; (ii) le renvoi par des hyperliens à des articles de presse ; et (iii) l’utilisation de _« mots isolés »_ ou
    de _« très courts extraits d’une publication de presse » _; ou
    encore (iv) le rappel de simples faits rapportés dans les publications
    de presse (12).

    Le 14 février 2019, le Parlement a publié un communiqué de presse
    (13) indiquant notamment que :

    _« Le partage d’extraits d’articles d’actualité ne déclenchera pas de
    droits pour l’organe de presse ayant produit l’article partagé.
    Toutefois, l’accord contient également des dispositions visant à
    éviter que les agrégateurs de nouvelles n’abusent de cette tolérance.
    L’extrait pourra donc continuer à apparaître sur un fil d’actualités Google News, par exemple, or lorsqu’un article est partagé sur Facebook, à condition qu’il soit ‘‘très court’’

    Les journalistes reçoivent une _« part appropriée des recettes que les éditeurs de presse perçoivent pour l’utilisation de leurs publications de presse » par les agrégateurs d’actualités (14).
    Les modalités de mise en œuvre de cette rémunération ne sont toutefois pas précisées.

    (1) Le texte, tel qu’adopté par le Parlement par 348 voix contre 274,
    est pour le moment uniquement accessible en édition provisoire, au lien
    suivant. [4]

    (2) Compte tenu de l’évolution des pratiques et des supports depuis
    la Directive du 22 mai 2001 sur les droits d’auteur dans la société
    de l’information.

    (3) Dont le vote est prévu le 15 avril 2019.

    (4) Considérant 62 et Article 2 de la directive sur le droit
    d’auteur.

    (5) Article 17, 4 de la directive sur le droit d’auteur.

    (6) Article 17, 5 de la directive sur le droit d’auteur.

    (7) Considérant 66 de la directive sur le droit d’auteur.

    (8) Article 17, 6 de la directive sur le droit d’auteur.

    (9) Article 17, 8 de la directive sur le droit d’auteur.

    (10) Article 17, 9 de la directive sur le droit d’auteur.

    (11) Article 15, 4 de la directive sur le droit d’auteur.

    (12) Considérant 57 de la directive sur le droit d’auteur.

     

     

  • #CisionWorldTour – The Best Of !

    CISION 2017 WORLD TOUR – The Best Of !

    Quel est l’impact de la transformation digitale pour les médias et les communicants ? Quel est le futur de la communication ?
    Pour y répondre, Cision, éditeur de logiciel pour les relations médias, a réuni le 8 juin au Palais Brongniart, journalistes, influenceurs, experts et communicants. Morceaux choisis.

    Digitale, hybride, personnalisée, humaine… La communication va connaître des évolutions fondamentales dans les années à venir.

    Chris Lynch, CMO de Cision commence par une keynote sur l’Art et la science de la data driven communication. « Les frontières entre marketing et relation presse sont de plus en plus floues » déclare t -il. Le point commun ? Le storytelling. Pour Chris Lynch, les trois piliers d’un bon story telling : l’humain, l’émotion, et l’originalité. Une fois le storytelling bouclé, il faut toucher les bons influenceurs. Pas si simple.

    Si un influenceur avec des millions de followers fait l’éloge de votre marque, vous ne générerez que très peu de ventes ou de leads si le contexte n’a rien à voir avec votre marque ou si la personne n’est pas crédible. Au contraire, si la stratégie est efficace, ce sont vos leads, ventes et notoriété que vous augmenterez. Pour illustrer cela, Chris Lynch prend l’exemple du lancement d’un siège auto enfant. La marque fait appel à une agence de presse qui commence à faire son story telling et envoie son communiqué à sa base de média. Le premier à réagir est le Wall Street journal. Un media qui a pignon sur rue, une belle référence. Le problème avec ce media il ne correspond pas à la cible du produit plutôt jeune. Pour le CMO de Cision, il faut déterminer une stratégie par rapport à des influenceurs. Tenir compte de ceux qui sont capables de vous faire bénéficier de leur audience, mais également des réseaux de leur communauté. Grâce à un public fidèle, ces influenceurs ont la capacité de générer du trafic vers votre site, d’augmenter votre visibilité sur les médias sociaux et de faire acheter votre produit à travers leurs recommandations ou leur expérience.

    Autre temps fort de cet événement, le débat sur « Créer une relation win-win » entre votre marque et les médias. Sur scène : Emmanuelle Leneuf, fondatrice du FlashTweet,  Romain Corraze, blogueur sur les voyages et ambassadeur GoPro, Valentin Blanchot, CEO du Siècle Digital et Duncan Hooper, rédacteur en chef Euronews.

    Ce qu’il fallait retenir :

    Il faut personnaliser la communication, elle n’en sera que meilleure – La personnalisation est le conseil de base dans le métier. Il faut cibler les gens à qui on veut parler

     « Le métier de journaliste a changé. Certes on travaille toujours des sujets mais il faut en prime s’intéresser à la distribution. On doit désormais comprendre comment attirer les personnes pour qu’elles lisent nos articles sur le net. » Duncan Hooper – EuroNews

    « Tout le monde essaie de placer des liens sur notre site via des agences SEO. Ce serait une erreur d’accepter s’il n’y a aucun rapport avec notre ligne éditoriale » Valentin Blanchot – Siècle Digital

    « Ne pas contacter un influenceur juste parce qu’il a cette étiquette mais s’intéresser vraiment lui » Emmanuelle Leneuf- Flashtweet

    « Il faut apporter de l’émotion, valoriser la marque à travers les rencontres et des accroches décalées » Romain Corraze – Ambassadeur GoPro

     

    Dernière intervention : celle de Minter Dial. Après 16 ans d’une carrière internationale chez L’Oréal (Canada, États-Unis, Angleterre et la France), Minter Dial a créé sa propre entreprise, The Myndset Company, où il est speaker professionnel et consultant, spécialisé dans la marque et le marketing digital. Forte personnalité, Minter Dail a fait une brillante démonstration de sa vision sur le futur de la communication et du digital. « Pour moi le postulat de départ qui est non négociable, c’est que le digital est le job de tout le monde. Pas simplement du marketing et la communication. » Pour Minter Dial, « utiliser les réseaux sociaux et s’imprégner des usages est indispensable pour bien comprendre le point de vue du consommateur. Il faut y être pour prendre de meilleures décisions sur le plan publicitaire. Il serait difficile de saisir l’impact d’une publicité à la télé, sans avoir l’expérience d’être un « consommateur » en face d’une télévision. Pour le digital, c’est semblable, à la différence près, que le digital (web, social, mobile…) n’est qu’à ses débuts et est en train de changer constamment. Alors, il faut rester au courant des adaptations. »

    Il y a trois principes de base à tenir en compte quand on se met au digital en tant que décideur `

    • L’engagement sur le long-terme : il s’agit d’être cohérent et consistant.
    • Etre authentique, être soi-même !
    • Donner dusens à votre présence, faire preuve d’empathie, en se mettant à la place du consommateur.

    Et pour conclure : « La stratégie marketing est comme une boussole. Elle donne le Nord. Le Nord n’est pas une destination mais bien une direction … »  Minter Dial.
    A méditer.

    Annie ABELA -LICHTNER

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les 10 grandes tendances Technologies Médias et Télécommunications qui marqueront l’année 2017 By Deloitte

    Deloitte dévoile son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usage, de consommation et de marché dans le secteur des TMT en 2017.

    En résumé 

    • Début 2017, le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois le milliard
    • En 2017, il y aura plus de dix millions d’attaques par « déni de service distribué » (DDoS)
    • D’ici à la fin de 2018, les modèles de consommation souples, ou « IT as a service », représenteront 35% des dépenses en informatique
    • En 2017, l’investissement en matière de navigation numérique attendra le milliard de dollars US
    • En 2017, plus de 300 millions de smartphones, soit plus du tiers des téléphones qui seront vendus dans le monde, seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning »
    • En 2017, les ventes de tablettes seront inférieures à 160 millions d’unités, soit une baisse d’environ 10% par rapport à 2016

    Les 10 grandes tendances Technologies Médias et Télécommunications qui marqueront l’année 2017

    1. Les véhicules à freinage automatique d’urgence, innovation la plus ingénieuse depuis la ceinture de sécurité 

    2017 marquera l’essor des systèmes de freinage automatique d’urgence. En 2022, aux Etats-Unis, ils représenteront près de 100% des nouveaux véhicules vendus. Le freinage automatique d’urgence constitue la plus grande percée en matière de sécurité automobile depuis la ceinture de sécurité. Le système sera si répandu, abordable, prisé par les consommateurs et efficace en matière de sécurité routière qu’il pourrait ralentir l’adoption des voitures entièrement autonomes. Les véhicules à freinage automatique devraient réduire d’au moins 16% les décès causés par les accidents de la route aux Etats-Unis.

    1. « Prints charming » : la sécurité biométrique franchit le cap du milliard

    StartFragmentDébut 2017, le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois le milliard. Chaque capteur actif sera utilisé en moyenne 30 fois par jour, ce qui représentera plus de dix milliards d’activations à l’échelle mondiale pendant l’année. D’ici à 2020, un utilisateur aura en moyenne 200 comptes sur des applications et sites : l’enjeu sera d’assurer une authentification rapide et sûre.

    1. Les cyberattaques entrent dans l’ère du térabit

    En 2017, les attaques par « déni de service distribué » (DDoS) seront plus nombreuses, plus fortes et plus difficiles à contrer. « Le développement et l’adoption à grande échelle des objets connectés entraînent de nouveaux types d’attaques. Nous estimons qu’il y aura plus de dix millions d’attaques de ce type, et le débit moyen des attaques variera de 1,25 à 1,5 gigabit par seconde », commente Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.

    1. Les solutions « IT as a service » représenteront 35% des dépenses en informatique

    D’ici fin 2018, les dépenses mondiales liées aux modèles de consommation souples, ou « IT as a service », seront supérieures à 547 milliards de dollars US dans le monde, soit 35% des dépenses en informatique.

    1. La navigation intérieure, ultime frontière du numérique

    D’ici cinq ans, les fonctions de navigation numérique seront utilisées dans 25% des cas à l’intérieur des bâtiments, avec des indications très fines. En effet, les balises des satellites, du Wi-Fi et de la technologie Bluetooth permettront aux smartphones d’orienter les utilisateurs perdus dans un centre commercial ou un aéroport par exemple. L’investissement mondial dans la navigation intérieure atteindra un milliard de dollars US en 2017. L’immobilier, la vente au détail et les télécommunications seront probablement touchés par cette nouvelle technologie.

    1. Le « machine learning » pour un smartphone encore plus intelligent

    En 2017, plus de 300 millions de smartphones, soit plus du tiers des téléphones qui seront vendus dans le monde, seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning » qui permettront d’exécuter des tâches importantes, même hors ligne. Cette avancée aura d’importantes répercussions non seulement sur la confidentialité et la sécurité au quotidien pour les utilisateurs, mais surtout dans les interventions en cas de catastrophe, la cybersécurité future des objets connectés et la santé.

    « Grâce aux fonctionnalités de  » machine learning  » incorporées dans les smartphones, l’exécution des tâches quotidiennes des consommateurs sera facilitée comme elle ne l’a jamais été auparavant. Les appareils mobiles s’amélioreront en s’exposant eux-mêmes à des données, plutôt qu’en étant programmés de manière explicite. Votre smartphone aura désormais un cerveau », indique Ariane Bucaille,  Associée responsable TMT pour Deloitte en France.

    1. La tablette a-t-elle connu son apogée ?

    En 2017, les ventes de tablettes seront inférieures à 160 millions d’unités, soit une baisse d’environ 10% (178 millions d’unités vendues en 2016), ce qui donne à penser que le pic de la demande a été atteint. Les chiffres varient selon les pays, mais trois appareils grand public ont actuellement une bonne longueur d’avance sur la tablette en ce qui concerne leur popularité auprès des utilisateurs : les ordinateurs, les smartphones et les téléviseurs.

    1. La technologie 5G : une révolution en évolution, même en 2017

    La cinquième génération de réseaux sans fil, la 5G, représentera une amélioration importante par rapport aux réseaux 4G existants, mais ils ne seront probablement pas proposés dans leur intégralité avant 2020. Cependant, les opérateurs déploieront sous peu les réseaux 4G améliorés, appelés LTE-Advanced (LTE-A) et LTE-A Pro, qui offriront des vitesses de téléchargement plus rapides et donneront un avant-goût du potentiel du réseau 5G.

    1. La publicité télévisuelle aux Etats-Unis est stable

    En 2016, les revenus tirés de la publicité télévisuelle aux États-Unis ont atteint 72 milliards de dollars US, en augmentation de 3,5% par rapport à 2015. Ce chiffre devrait rester inchangé en 2017 ; cette prévision est encourageante pour un secteur que l’on dit trop souvent voué à disparaître. Dans ce contexte, le statu quo est une bonne nouvelle.

    1. Le vinyle frise le milliard de dollars de ventes

    Avec près de 40 millions de disques vinyles qui seront vendus en 2017, générant des revenus de 800 à 900 millions de dollars US, le marché enregistrera une croissance à deux chiffres pour la septième année consécutive.

     

     

  • Publicité : les commerçants locaux s’emparent du digital d’hyperproximité

    Quand les outils de publicité en hyperproximité séduisent surtout les franchisés

    par Gérard VERLYCK, Président de MediaCorner

     Avec l’émergence d’internet, la plus grande part de la presse gratuite d’annonces a aujourd’hui disparu des boutiques pour se développer en ligne. Les commerces de proximité et les franchisés ont ainsi perdu leur principal support de publicité locale. Face à la nécessité d’adapter leur communication aux spécificités de leur région, ces acteurs du retail se cherchent des relais susceptibles d’adresser leurs besoins de façon efficace. Ils se tournent aujourd’hui vers une nouvelle forme de publicité : l’hyperproximité. En quoi consiste cette technique d’un nouveau genre et comment concilie-t-elle les atouts du digital et les besoins spécifiques du commerce local ? 

    La publicité en hyperproximité s’appuie sur un réseau d’écrans répartis dans un grand nombre de commerces de proximité : bureaux de tabac, maisons de la presse, épiceries, etc. Ces points de vente, au nombre de 35000 en France, rassemblent 18 millions de lecteurs de la presse papier et 16 millions d’acheteurs de tabac. En tant que lieux de base de la vie sociale des grandes agglomérations comme des plus petites communes ils sont des carrefours où se retrouvent toutes les catégories socio-professionnelles et toutes les classes d’âge. Selon une étude Monoprix – CSA datant de 2012, ils bénéficient d’une image très positive puisque 65% des français déclarent trouver du plaisir à y effectuer leurs achats.

    Disposés dans les zones d’encaissement de ces commerces, les écrans gérés par les acteurs de l’hyperproximité digitale sont vus en moyenne par 400 clients par jour, des clients réguliers qui y passent deux à trois fois par semaine. Ils représentent ainsi un outil concurrent des modes de publicités en ligne tels que l’achat de mots-clés, dont les tarifs sont désormais inaccessibles à la plupart des petits commerçants et franchisés aux budgets limités. Le terme « serrurier » implique par exemple un coût par clic de 40 euros sur les moteurs de recherche, un tarif prohibitif pour la plupart de ces professionnels. Les tarifs de ces solutions les rendent également plus compétitives que des campagnes de distribution de flyers dont le taux de lecture reste incertain.

    Au delà de ces avantages financiers, les outils de publicité en hyperproximité séduisent surtout les franchisés qui ont des difficultés à mettre en place des campagnes différenciées tout en s’appuyant sur l’image de leur franchise. Grâce à des applications spécifiques qui regroupent tous les éléments de communication, visuels chartés, police, ces acteurs locaux peuvent désormais créer simplement des publicités adaptées à leurs enjeux particuliers et les mixer avec les plans de communication globale du franchiseur. Celui-ci peut d’ailleurs intervenir pour ajuster sa stratégie en tenant compte des données socio-démographiques de la région. Les publicités pour une voiture conçue pour être le second véhicule d’un foyer pourront être ainsi réservées aux zones où réside la cible de ce type de produit.

    Face à la disparition de leurs supports de communication privilégiés, les acteurs locaux du commerce de détail semblent ainsi avoir trouvé dans le digital d’hyperproximité un outil à la mesure de leurs besoins. En alliant digital et proximité, ils ont su faire face aux enjeux de la révolution numérique tout en restant proches de leurs clients.