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  • Les prévisions de Forrester pour 2020 sur le commerce et les marketplaces B2B

    Les prévisions de Forrester pour 2020 sur le commerce et les marketplaces B2B

    Le monde du B2B devient de plus en plus complexe avec les technologies émergentes qui remodèlent le commerce en amont et en aval de la chaîne de valeur, la montée des marchés parallèles et l’incertitude macroéconomique liée aux guerres commerciales, aux tarifs douaniers et aux problèmes de cybersécurité. Les acheteurs n’ont jamais eu autant de choix grâce aux marketplaces, aux applications mobiles et aux kiosks, mais les anciennes et nouvelles sources de friction demeurent. De nombreux secteurs du commerce B2B ne sont pas encore touchés par le numérique, et peu d’entreprises ont atteint un stade de maturité avancé. Ces entreprises de pointe ont l’occasion d’aller au-delà des simples cas d’utilisation commerciale/transactionnelle pour relever les défis de l’industrie en général en appliquant les leçons tirées de différents écosystèmes.

    Les prévisions de Forrester pour 2020 sur le commerce et les marketplaces B2B incluent notamment les faits suivants :

    • Les vendeurs adopteront le management de produits numériques ou se laisseront distancer. Un nouveau rôle, hybride entre négociant en retail, représentant des ventes B2B et dirigeant de CPG (Consumer Packaged Goods), émergera.
    • Les méga-fournisseurs s’éloigneront des plates-formes existantes acquises pour s’orienter vers des partenariats.
    • L’essor des marchés va stimuler la demande d’outils et de talents.

    Pour télécharger le rapport complet cliquez ici 

  • E-commerçants : comment surfer sur les marketplaces pour vendre à l’international ?

    E-commerçants : comment surfer sur les marketplaces pour vendre à l’international ?

     Avec la croissance du e-commerce, les frontières géographiques sont aujourd’hui abolies. Les marketplaces représentent aujourd’hui une vente sur deux du e-commerce mondial.[1]En France aussi, la concurrence est internationale. Dans ce contexte, les e-commerçants français ont tout intérêt à s’ouvrir à l’international. Mais par où commencer ?

    Michel Racat, fondateur de BeezUP, plateforme de gestion de flux marchands, revient sur les Best Practices pour développer ses ventes e-commerce à l’international grâce aux marketplaces.

    L’essor des marketplaces (Amazon, ebay, Walmart), très présentes en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, offre des perspectives d’expansion intéressantes aux e-commerçants et facilite leur entrée sur les marchés étrangers.

    Les avantages des marketplaces sont nombreux : elles donnent accès à une audience déjà installée, permettent à un e-commerçant d’expérimenter un nouveau marché sans investissement massif et jouent un rôle de réassurance auprès des consommateurs.

    #1 Choisir les bonnes places de marché dans chaque pays

    Une stratégie à double entrée, exploitant à la fois le potentiel des places de marché internationales comme Amazon ou ebay et celui des leaders nationaux, est souvent pertinente pour débuter sur un marché.

    Chaque pays compte quelques acteurs nationaux très intéressants. Allegro.pl, en Pologne,  représente un volume d’affaires de 4 milliards d’euros par an. Ottoen Allemagne et au Royaume Uni représente 12 milliards par an. Des places de marché spécialisées, comme ManoMano pour le bricolage, ont quant à elles une présence internationale que les marchands peuvent exploiter.[2]

    #2 Adopter une stratégie produit en phase avec le marché

    Une étude du marché local permettra de créer une offre adaptée. L’objectif : choisir les produits diffusés, statuer sur leur prix, leur niveau de gamme, et ensuite construire une offre ; en sélectionnant les prestataires qui se chargeront des livraisons, en appliquant les différentes promotions sur les produits, etc.

    Pour cela, deux critères doivent être pris en compte :

    • Le potentiel des références :au début, il est préférable de miser sur les références les plus rentables, sur lesquelles la marge est la plus élevée ou celles dont le marché est en demande, par exemple.
    • La présence des concurrents :il est toujours plus aisé de conquérir un marché sur lequel il n’y a pas ou peu de concurrents. Un benchmark peut se révéler pertinent pour jauger si d’autres acteurs sont déjà présents sur le marché et si il sera possible de se différencier.

    L’idéal reste de se concentrer sur les références les plus efficaces et de suivre cet adage « Faire moins pour faire mieux ». Ainsi, l’activité démarrera sur des bases solides, rentables et pérennes, ce qui permettra un bel axe de développement.

     #3 Localiser son offre et optimiser son catalogue de produits

    Une fois les produits sélectionnés, le e-commerçant doit penser à la création des fiches produits. Pour cela, celui-ci doit rédiger une annonce qualitative, avec de belles images d’illustration. Bien évidemment, les fiches-produits doivent être traduites dans la langue du pays d’accueil. La méthode de traduction, de l’utilisation des outils Google au recours à des prestataires spécialisés dépendra à la fois de la taille du catalogue produit et des exigences de la cible.

    La localisation de l’offre ne s’arrête pas là : les mesures des produits, le calendrier des fêtes et des jours fériés, les méthodes de paiements et pratiques de livraison couramment utilisés, sont autant de leviers pour adapter son offre aux clients internationaux.

    Dès lors, la capacité d’adaptation des flux produits par pays et par place de marché et la simplicité d’interfaçage avec les marketsplaces feront la différence. Faire appel à un gestionnaire de flux e-commerce, par exemple, peut aider le marchand à gagner en souplesse et en réactivité.

     #4 Sécuriser la logistique et la relation client

    Même s’ils recourent à un e-commerçant hors de leurs frontières, les consommateurs conservent les mêmes exigences en termes de services.

    Pour gérer sa relation clientèle – le nerf de la guerre –, il faut parler la langue du pays. Google Traduction peut être utile temporairement (en respectant l’astuce qui consiste à traduire systématiquement de l’anglais). Faire appel à un prestataire local peut également être une solution.

    La capacité à concilier qualité – coût – délais pour les livraisons fera la différence à l’international. Tout comme en France, la gestion des stocks est cruciale : il faut dédier un stock à chaque place de marché, mettre à jour ses stocks pour éviter d’avoir à annuler une vente. En bref : mettre à jour régulièrement sa base de données pour éviter toute déception chez le client et ainsi obtenir de bons retours sur l’expérience consommateurs.

    L’utilisation de modules – permettant la remontée des commandes et la gestion des stocks directement dans son back-office depuis les places de marché – renforcent la qualité de l’information mise à la disposition des acheteurs.

    Certaines marketplaces, comme Amazon, proposent ensuite une solution de livraison en marque blanche à ses clients dans ses différents pays d’implantation. Une solution tout-en-un qui vient sécuriser chacun des acteurs.

    Il est aussi possible d’utiliser les services de brokers – Boxtal ou Mesenvois, par exemple – pour faire baisser les prix. Attention, toutefois à ne pas sacrifier la réactivité, atout indispensable sur les marketplaces

    Selon la Fevad et l’institut CSA, 59 % des cyberacheteurs français ont effectué un achat en dehors des frontières nationales en 2017. Pour 44 %, ils sont allés vers des marchands de l’Union européenne. Parmi les autres, 75 % se sont adressés à des sites chinois.[3]Avec une croissance des ventes transfrontalières en hausse constante, chaque e-commerçant doit désormais se poser la question de son potentiel de vente à l’international. Une stratégie simplifiée par le déploiement des places de marché partout dans le monde.

     

    [1]d’après une étude d’Internet Retailer

    [2]https://www.fevad.com/wp-content/uploads/2016/09/Plaquette-Chiffres-2016_Fevad_205x292_format-final_bd.pdf

    [3]https://www.lesechos.fr/06/02/2018/lesechos.fr/0301257489865_le-e-commerce-passe-la-barre-des-80-milliards-d-euros-de-ventes.htm

  • Marketplace : un modèle gagnant pour l’enseigne et les retailers

    Les Marketplaces plus que jamais plébiscitées 
    à l’approche des fêtes de fin d’année

    Selon Benoît Feron, co-fondateur et Chief Sales Officer de IZBERG

     

    Plus de 50% des consommateurs feront leurs achats de Noël en ligne

    Les prévisions le confirment : durant les fêtes de fin d’année plus de la moitié des consommateurs a prévu de faire ses achats en ligne, évitant ainsi les queues interminables et les fermetures dominicales :

    • 67.4% des consommateurs Américains (source eMarketer)
    • 77% des consommateurs Anglais (source Rubicon project)
    • 56% des consommateurs Canadiens (source Searchenginepeople)

    Côté français, les consommateurs français devraient dépenser environ 13,5 milliards d’euros en ligne en novembre et décembre 2016, soit une augmentation d’environ 10% par rapport à l’année dernière (source Fevad). A l’approche de Noël, les e-retailers sont dans les starting blocks et déploient les stratégies les plus innovantes pour maximiser leurs ventes, créer le parcours d’achat le plus convivial pour leurs clients et les fidéliser.

    Mais que recherchent-ils exactement ? N’oublions pas qu’à cette période de l’année les shoppers ne font pas les courses pour eux-mêmes mais pour les autres. Et ils ne savent pas toujours à l’avance ce qu’ils veulent acheter… Grâce à l’essor du e-commerce, ils ont désormais accès à un large choix de vendeurs pour un même produit. C’est pourquoi ils exigent une sélection de qualité à des prix compétitifs, avec un excellent service client. Les e-acheteurs veulent également acheter vite et que tous les produits qu’ils recherchent soient à portée de clic.

    Amazon Marketplace, la référence dans le e-commerce

    La réussite d’une stratégie de e-commerce tient en grande partie dans la faculté de l’enseigne à diffuser une offre de proximité. Si l’enseigne est globale, et tire parti de sa notoriété, elle doit également relever le défi du lien physique et de proximité – le « phygital ».  Pour cela, l’enseigne a l’opportunité de s’appuyer sur un canal de vente additionnel, la Marketplace, dont l’atout sera de lui permettre de proposer un éventail de produits le plus large possible sur une plateforme en ligne unique, accessible depuis n’importe quel terminal fixe ou mobile.

    Le succès d’Amazon, avec son offre pléthorique et diversifiée, montre que le consommateur reste fidèle s’il peut regrouper tous ses achats sur une même plateforme. Cela lui évite de constamment avoir à comparer les prix, de passer d’un site à l’autre en fonction des catégories qui l’intéressent pour remplir sa hotte de Noël (voyages, cuisine, culture, jouets…).Il peut également renvoyer et se faire rembourser un produit commandé qui ne lui convient pas.

    Selon une étude Bloomreach aux Etats-Unis, Amazon sera encore le grand gagnant des fêtes de fin d’année :

    • 73% des acheteurs prévoient d’effectuer leurs achats sur Amazon
    • 71% des acheteurs planifient de dépenser plus de 25% de leur budget shopping sur Amazon
    • 31% des acheteurs planifient de dépenser plus de 50% de leur budget shopping sur Amazon
    • Environ 90% des internautes iront sur Amazon même s’ils trouvent le produit qu’ils recherchent sur un autre site

    Le modèle de Marketplace est un modèle gagnant pour l’enseigne, mais également pour les retailers. Selon Amazon, les retailers voient leurs ventes augmenter de plus de 50% lorsqu’ils vendent sur Amazon Marketplace.

    Les Digital Natives : une cible très convoitée par les e-commerçants

    Selon une étude RetailMeNot – Centre for Retail Research, les fêtes de Noël représentent une période cruciale pour le commerce de détail et devraient rapporter 67 milliards d’euros au total en France et le e-commerce comptera pour 16,3% des ventes totales ce Noël, en hausse de 12,6% sur un an. Le m-commerce devrait également continuer son ascension fulgurante en France cette année, avec une augmentation des ventes attendues de 49% sur smartphones, de 62% sur tablettes et de 54% au global sur mobile (smartphone et tablettes combinés).

    Il est donc crucial pour les e-commerçants d’essayer de maximiser leurs revenus en cette période, et les « Millenials » ou « digital natives » seront cette année plus que jamais l’une des cibles principales des sites e-commerce. Mais comment attirer ces acheteurs de la génération Y ? Il faut être là où ils sont, leur permettre d’avoir une expérience d’achat optimisée n’importe où, n’importe quand, quel que soit le terminal utilisé.
    Selon une étude Dynatrace aux Etats-Unis, les fêtes de fin d’année devraient être encore plus connectées pour ces addicts du shopping en ligne :

    • 60% des digital natives prévoient de faire plus d’achats depuis leur mobile que l’année dernière
    • 56% des digital natives feront plus d’achats depuis leur mobile ou tablette que depuis un poste fixe.

    Il y a donc une obligation aujourd’hui pour les marques d’avoir une interface mobile et tablette de qualité. Mais n’oublions pas que la mobilité séduit tout le monde aujourd’hui : tous les acheteurs utilisent en priorité leur mobile pour trouver les meilleures affaires, lire les commentaires et opinions sur les produits recherchés ou pour simplement comparer les prix.

    Les Marketplaces créent de nouvelles habitudes de consommation

    En France, selon une étude FEVAD, le chiffre d’affaires e-commerce a progressé de 14% en 2015 par rapport à 2014, dans un contexte de consommation toujours ralentie, se situant à 64,9 milliards d’euros. Dans ce contexte, les Marketplaces occupent une place de plus en plus importante et représentent 9% des ventes de produits en ligne en 2015. On estime à plus de 3 milliards d’euros le volume d’affaires réalisé via les Marketplaces en 2015.En 2016, les ventes via les Marketplaces ont augmenté de 15% entre les 3èmes trimestres 2015 et 2016.

    Il y a encore quelques années, pour trouver de bonnes affaires, les Français étaient obligés d’attendre la période après Noël, et en particulier les soldes. Aujourd’hui, grâce à la dynamique des Marketplaces, les consommateurs ont la possibilité de mettre les marchands en compétition sur une même plateforme et de bénéficier d’une offre de produits pléthorique et variée à des prix très compétitifs, accessible quel que soit le lieu, le moment ou le terminal utilisé. Le modèle de Marketplace transforme le comportement d’achat des consommateurs en créant une nouvelle dynamique de marché que de plus en plus de grandes enseignes à travers le monde ont adopté, apportant ainsi aux cyber-acheteurs une alternative crédible à Amazon.

  • La place de marché de Darty au cœur de la stratégie omnicanal de la FNAC

    FNAC et Darty : la marketplace en pôle position

    Par Éric Chemouny, Senior Vice Président EMEA de Mirakl

    Si l’on vous demande pourquoi la FNAC a tant surenchéri pour acheter Darty, quelle réponse vous vient à l’esprit en premier ? « Pour devenir plus fort grâce aux 222 magasins de Darty, pour se diversifier et pour bénéficier du capital confiance d’une marque emblématique, bien sûr ! ».

    Vous avez raison… en partie ! Les médias et experts ont beaucoup insisté sur l’avantage que représentent les points de vente physiques et « le contrat de confiance » de Darty, mais tous les débats passent à côté du cœur du sujet. Un élément fondamental justifie aussi le rachat de Darty par la FNAC : les synergies de leurs marketplaces respectives !

    La concurrence des pure players menace FNAC et Darty

    Aujourd’hui, les concurrents les plus agressifs face à FNAC et Darty sont des pure players. Ils s’appellent Amazon ou encore Cdiscount. Et au-delà de proposer leurs propres produits, ils proposent des milliers d’autres références par l’intermédiaire de leur marketplace. Ce qui leur permet de gagner des parts de marché dans tous les secteurs.

    Amazon ou Cdiscount s’affranchissent de toutes les contraintes logistiques lorsqu’ils accueillent des vendeurs indépendants sur leur place de marché. Leur catalogue s’étend à l’infini alors que les stocks des magasins sont toujours limités. Les places de marché permettent aussi aux pure players de vendre toutes les gammes de produits, élargissant le spectre de leurs clients potentiels. Amazon réalise ainsi 45% de son activité via sa place de marché !

    Le salut de FNAC et Darty dépend en fait de leur capacité à offrir encore plus de profondeur à leur catalogue et en l’associant à ce qui fait leur ADN : le conseil d’expert et le service client.

    Darty est une marque omnicanal avec une performance e-commerce reconnue et une marketplace qui joue un rôle important : voilà ce qui intéresse vraiment la FNAC ! En effet, sa propre marketplace figure au cœur de son redressement. Les marketplaces de FNAC et Darty vont à la fois se renforcer et se compléter. Leurs offres se rejoignent sur l’informatique, les objets connectés, etc. Mais chacune possède dans le même temps ses atouts propres : les produits culturels traditionnels de la FNAC et les jeux vidéos et jouets d’un côté, la force de frappe de Darty sur l’électroménager et la maison de l’autre.

    De la synergie des deux marques résultera donc une offre marketplace parmi les plus élargies de France en termes de références, quelle que soit la stratégie privilégiée par FNAC, conserver la marketplace des deux marques ou fusionner les offres en une seule marketplace. La nouvelle entité FNAC Darty attirera de nombreux vendeurs, tous types de produits confondus, et sera très puissante en terme de SEO, concurrençant ainsi directement les marketplaces comme Amazon ou Cdiscount.

    La fusion des deux marketplaces est d’autant plus naturelle qu’il existe déjà une compatibilité technique entre elles. Si la FNAC prend la décision stratégique de maintenir deux places de marché distinctes aux yeux des consommateurs, leur fusion sera toujours possible en back office. Une seule plateforme technique perdurera, une seule place de marché existera de facto, mais les clients propres à chaque enseigne pourront garder leurs habitudes.

    Le rachat de Darty permet aussi le développement par les deux enseignes de synergies web-to-store et store-to-web avec plus de 300 magasins. L’omnicanal, plébiscité par les comportements d’achat des consommateurs, leur tend les bras. Les deux marques pourront pratiquer le Click & Collect sur l’ensemble du territoire : leurs clients se feront livrer leurs produits achetés sur la marketplace dans n’importe quel magasin Darty ou FNAC. La réciproque est vraie : FNAC et Darty pourront proposer en magasin le recours à la marketplace pour trouver un produit manquant.

    Le rachat Darty par FNAC conduira les deux enseignes à se renforcer face à leurs concurrents en proposant une offre plus riche et un parcours d’achat full omnicanal !

    Et le client y gagne !

    Le rachat de Darty par la FNAC se fera au bénéfice du consommateur. Premièrement parce que le consommateur se verra proposer plus de références, et plus de choix en termes de gamme, au sein d’une même marketplace – ou de deux marketplaces avec le même back office, ce qui revient au même. Et ce grâce à la venue de centaines de vendeurs indépendants qui seront attirés par une marketplace devenue incontournable.

    Le consommateur y gagnera aussi sur le prix. Darty et la FNAC seront en effet plus forts face à leurs fournisseurs, tous produits confondus. Ils pèseront sur les prix, au bénéfice du client final qui trouvera en magasin et en ligne des produits plus compétitifs.

    Le consommateur se verra enfin respecté dans ses comportements d’achat, de plus en plus orientés vers la consommation en ligne. La marketplace, aujourd’hui fer de lance de l’omnicanalité, est le levier de conquête de parts de marché dont la FNAC a besoin.

  • Les 10 meilleures pratiques à adopter pour réussir son projet de Marketplace

    Les 10 meilleures pratiques à adopter pour réussir son projet de Marketplace

    Par Adrien Nussenbaum, CEO et cofondateur de Mirakl

    Il y a quelques jours, la société Best Buy aux États-Unis a soudainement annoncé qu’elle fermait sa marketplace lancée cinq ans plus tôt. Cette décision survient alors que les places de marché à travers le monde connaissent une croissance exponentielle, représentant 37 % du total des transactions en ligne.

    Pour lancer et opérer avec succès une marketplace, il est indispensable de planifier son projet, d’avoir une solide vision stratégique et de s’engager pleinement dans sa concrétisation. Voici les dix bonnes pratiques à adopter pour réussir.

    1. Enrôlez suffisamment de vendeurs

    Pour garantir en permanence la disponibilité des produits et le choix le plus large possible, vous devez accueillir une grande diversité de vendeurs sur votre marketplace. La concurrence garantira ainsi naturellement des prix compétitifs et une excellente qualité de service aux acheteurs.

    Il n’est jamais trop tôt pour commencer à recruter proactivement des vendeurs. Le mieux est d’explorer les marketplaces existantes car les vendeurs présents adhèrent déjà au concept et sont donc plus faciles à convaincre.

    À l’inverse, vous pouvez attirer ces vendeurs sur votre marketplace en simplifiant au maximum les processus d’inscription et de fonctionnement. Cela implique d’automatiser les actions, de choisir des outils faciles à utiliser et de veiller à apporter aux vendeurs toute l’aide dont ils peuvent avoir besoin.

    2. Ciblez les bons vendeurs

    Les vendeurs potentiels ne sont pas forcément volontaires ou n’ont pas tous la structure interne appropriée pour vendre leurs produits sur une marketplace. Il est donc préférable de s’assurer de la volonté et de la capacité du vendeur avant de mobiliser les ressources nécessaires pour le former et l’intégrer. Cibler les fournisseurs ou fabricants traditionnels n’est pas forcément la meilleure approche.

    Les évaluations et les avis des clients sont une source d’information facile d’accès pour connaître les états de service des vendeurs présents sur d’autres marketplaces. Utilisez ces informations pour cibler vos partenaires potentiels. De même, recherchez les vendeurs pour lesquels votre marketplace présente d’emblée un intérêt stratégique et n’est pas juste une option parmi d’autres. Plus elle aura d’importance à leurs yeux, mieux ils l’exploiteront.

    3. Trackez les performances des vendeurs

    Vous savez à présent que les vendeurs sont un des piliers d’une marketplace. Gérer et suivre la qualité de service qu’ils délivrent aux clients est essentiel pour préserver votre image de marque et assurer la réussite de votre marketplace.

    Vous devez donc appliquer des normes très exigeantes, et désactiver automatiquement le compte d’un vendeur si son évaluation plonge en dessous d’un certain niveau ou si son taux de réponse est trop faible. Automatiser cette fonction est la seule façon de faire grandir votre marketplace, et cela inspirera confiance à la fois aux consommateurs et aux bons vendeurs.

    Les vendeurs fiables sont une ressource très convoitée. C’est pourquoi les opérateurs de marketplaces performantes valorisent leurs vendeurs et veillent à ce qu’ils se sentent valorisés.

    4. Intégrez la marketplace à votre site e-commerce existant

    Séparer votre site e-commerce de votre marketplace va à l’encontre du but recherché. La marketplace doit être un prolongement naturel de votre univers de marque. La continuité qu’elle génère est essentielle pour assurer la vente des produits constituant votre offre de base, que votre marketplace vient compléter.

    Scinder votre site Web, c’est diminuer son trafic et son attractivité, dégrader sa position dans le classement des résultats de recherche et affaiblir vos chances d’attirer des vendeurs sur votre marketplace. Non seulement vous ne tirez pas parti du trafic existant, mais vous risquez de détériorer la qualité de service offerte au client. De plus, avec plusieurs portails, vous devez supporter des frais supplémentaires de promotion de votre marque et de vos produits.

    5. Restez fidèle à l’ADN de votre marque

    La marketplace permet à votre entreprise de voir plus grand et d’élargir considérablement son offre. Mais elle doit aussi forger et renforcer votre identité dans un univers produit et non l’y diluer.

    Bien que pouvant constituer un des piliers de votre modèle économique, la marketplace est censée améliorer votre crédibilité dans cet univers et non la créer dans un autre. Vous devez toujours soit approfondir soit élargir votre offre, mais dans les deux cas partir de l’existant.

    6. Gagnez la confiance par la transparence

    En tant qu’opérateur de marketplace, vous êtes le tiers de confiance des consommateurs et devez être digne de cette confiance en sélectionnant les vendeurs appropriés.

    Les consommateurs accordent beaucoup d’importance à la transparence lorsqu’ils font leurs achats. Ils connaissent les marketplaces et ont confiance en votre marque. Il serait donc absurde d’essayer de leur dissimuler l’implication d’un tiers.

    En affichant clairement qui est le vendeur, vous indiquez aussi sans ambiguïté à qui incombe le service après-vente éventuel. Avec un outil de CRM intégré à votre marketplace, vendeurs et consommateurs dialoguent directement, mais c’est vous qui gardez le contrôle de la relation client.

    7. Veillez à la qualité des informations sur les produits

    Bâtir une marketplace est une entreprise difficile, mais le résultat doit être aussi simple que possible pour le consommateur. Au-delà de la transparence relative aux vendeurs, vous devez veiller à ce que les données produits soient complètes et cohérentes.

    Les consommateurs connaissent déjà vos catégories de produits, mais vous devez vous assurez que toutes les données des produits de vos vendeurs cadrent avec cette classification et que chaque nouvelle fiche-produit est conforme à vos critères. Le faire vous-même n’est pas possible à grande échelle, aussi est-il nécessaire de fournir aux vendeurs les outils appropriés pour assurer la qualité des données. La cohérence est capitale pour conserver la confiance du client et lui garantir une expérience d’achat optimale.

    8. Automatisez les process

    Les process manuels sont un frein à l’efficacité et à la rentabilité d’une marketplace. Ils augmentent le risque d’erreur de façon exponentielle, dégradent l’expérience client et alourdissent les coûts.

    La seule façon de garantir une expérience de vente homogène d’un canal à l’autre est d’automatiser les transferts de données. De plus, l’automatisation accélère le processus d’intégration et de gestion des vendeurs, réduit leurs coûts et rend votre marketplace plus attractive à leurs yeux.

    9. Impliquez tous les acteurs de l’entreprise

    Ouvrir une marketplace concerne toute l’entreprise. Même si on peut facilement lancer et opérer une marketplace en ayant soigneusement planifié et préparé son projet, toutes les parties prenantes doivent conjuguer leurs efforts pour en assurer la réussite.

    Pour intégrer la marketplace à vos canaux de vente existants, il faut que les départements Marketing, IT, Support client, Opérations et tous les autres connaissent les objectifs de la marketplace et s’y conforment. La création d’une marketplace ne tolère pas le fonctionnement en silo.

    10. Investissez dans le trafic

    Le célèbre diagramme dessiné par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, montre combien il importe d’investir dans la génération de trafic. Les sites d’e-commerce étant plus nombreux que jamais, vous devez avoir l’assurance que les consommateurs connaissent l’existence de votre marketplace.

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    Parce qu’elles proposent un choix de produits plus large, les marketplaces attirent naturellement plus de visiteurs, ce qui signifie plus de trafic, mais les outils de SEO et de SEM peuvent considérablement en accélérer la croissance.