Étiquette : managers

  • Retour en entreprise : les challenges organisationnels et humains

    Retour en entreprise : DRH, CEO, managers êtes-vous prêts ?

    Une enquête Axys Consultants 
    Depuis le 9 juin, l’allègement des règles du télétravail permet aux entreprises de préparer le retour progressif au présentiel. Mais les DRH, CEO et managers sont-ils prêts ?
    Quels challenges organisationnels et humains
     les attendent ?
    Ont-ils eu à gérer des démissions, et reconversions, à contrôler ou soutenir les salariés en télétravail ?
    Que pensent-ils de la semaine de 4 jours
     ?
    Quelques éléments de réponse avec un sondage effectué par Axys Consultants et Faber Content auprès de CEO, DRH et managers du 2 au 10 juin 2021 (183 répondants).
     
    Le grand retour du présentiel
     
    80 % des entreprises ont proposé à leurs salariés de revenir en présentiel
    (intégralement ou partiellement) dès le 9 juin.
     
    Pour 62 % des DRH, CEO et managers ce retour en présentiel n’a pas causé de surcroît de travail. Seulement 5 % estiment qu’il a été important et 33 %, léger.
     
    Près de la moitié ont déjà terminé la phase de concertation avec les salariés et leurs représentants pour définir les modalités de la poursuite éventuelle du télétravail (nombre de jours…). Cette concertation est encore en cours pour 31 % d’entre elles et seulement 20 % n’en prévoient pas.
     
    Les challenges du retour en présentiel bien maîtrisés
     
    – 82 % des entreprises se déclarent prêtent à ce retour dans leurs locaux et les challenges sont bien maîtrisés :

    – 76 % des entreprises sont prêtes à faire respecter les mesures sanitaires (port du masque…)

    – 69 % se sont déjà organisées pour suivre le nouveau protocole sanitaire (distanciation physique d’au moins 1 mètre dans les espaces de travail…)

    Le seul poste source de préoccupation est la révision des tranches horaires pour que la jauge du nombre de salariés pouvant être présents en même temps dans l’entreprise soit respectée :

    – 38 % ont pu réviser ces tranches horaires, 42 % sont en train de la mettre en place et 20 % déclarent que ce sera très difficile à mener à bien

    La nécessité de recréer une dynamique de travail et remotiver les salariés

    Si l’organisation matérielle du retour en présentiel présente peu de difficultés, les DRH, CEO et managers estiment qu’il sera nécessaire d’intervenir sur le facteur humain.
    Ils estiment qu’il faudra à :
    • 78 % : recréer une dynamique de travail
    • 78 % : remotiver les salariés
    • 73 % : recréer de la cohésion dans les équipes
    • 28 % : recruter
    En conséquence, plus d’un quart des entreprises ont prévu des actions pour recréer du lien entre les équipes et 69 % envisagent de le faire. Seulement 4 % des répondants jugent que c’est inutile.
     
    Les impacts de la pandémie : démissions et reconversions à gérer
     
    Une année de télétravail partiel ou total a laissé des traces dans la gestion des ressources humaines :
    • 47 % ont eu à gérer quelques démissions dont 5 % en quantité importante 
    • 40 % : des demandes de reconversion dont 4 % en quantité importante
    • 34 % des demandes de mutations sur un autre site dont 7 % en quantité importante
    Plus de soutien des salariés que de contrôle durant le télétravail
    Seulement 4 % indiquent que leur entreprise a mis en place des moyens de contrôle du télétravail des salariés contre 80 % affirmant qu’il n’y en a pas eu (16 % ne sachant pas s’il en existe ou pas)
     
    Les entreprises ont, en revanche pris des mesures pour aider leurs salariés :
    • 71 % ont fourni une aide matérielle pour travailler de chez soi (informatique, équipement de bureau…)
    • 64 % un soutien psychologique pour ceux qui se sentaient isolés
    La semaine de 4 jours : une idée qui fait son chemin.
    Concernant l’organisation des entreprises, la pandémie a sans conteste fait évoluer les mentalités. Le télétravail s’est généralisé et de nombreux salariés aspirent à ce qu’il perdure un ou plusieurs jours par semaine.
    Certains CEO, DRH et managers sont même prêts à envisager la semaine de 4 jours :
    • 18 % : estiment que c’est une bonne idée
    • 42 % : une idée à tester
    • 40 % : jugent l’idée farfelue
    Panel
    • CEO – gérant – DG – PDG : 19 %
    • DRH – responsable RH- managers de la fonction RH : 44 %
    • Managers (hors service RH) : 37 %
    Taille de l’entreprise
    • moins de 50 salariés : 16 %
    • de 51 à 500 : 23 %
    • de 501 à 2000 : 23 %
    • Plus de 2000 : 38 %

  • Quels sont les enjeux de la digitalisation des entreprises pour les dirigeants et les salariés ?

    Observatoire du digital flow
    par Inetum avec l’Institut CSA.

    L’étude révèle que si la transformation digitale est engagée, et s’impose comme fondamentale au regard des bouleversements engendrés par la crise sanitaire, elle n’est pas encore une réalité pour toutes les organisations. En revanche, elle est perçue comme une perspective motivante, une adaptation nécessaire et une source de bénéfices pour l’ensemble des parties prenantes, notamment les collaborateurs. Alors que la crise économique rebat les cartes dans de nombreux secteurs, et met en avant ceux qui ont su se digitaliser tôt et s’adapter rapidement, il est temps pour les organisations de se pencher sur les opportunités et les freins portés par cette accélération du digital.

    Pour Inetum, cela démontre l’urgence de faire de la maîtrise du digital flow un réel moteur de l’impact positif des organisations sur le plan économique et sociétal..

    Synthèse des résultats de l’étude de l’Observatoire du digital flow : « Quels sont les enjeux de la digitalisation des entreprises pour les dirigeants et les salariés? »

    S’ils partagent la même perception de l’importance de l’enjeu, l’objectif diffère entre des dirigeants qui voient avant tout la performance et des salariés qui privilégient la qualité de vie au travail.

    Le digital a désormais une place centrale dans le quotidien des dirigeants et des actifs occupés, quel que soit le secteur d’activité. 79% des dirigeants d’entreprise ont fait de cet enjeu un pan important de leur activité au quotidien, ce qui fait écho aux 75% des actifs occupés pour qui la transformation digitale revêt une importance particulière pour leur travail au quotidien (80% pour les hommes, et 71% pour les femmes).

    Mais dirigeants et actifs n’ont pas forcément la même perception des objectifs prioritaires de cette transformation :

    • L’objectif partagé à 47% est d’améliorer les process de travail. La digitalisation doit prioritairement permettre l’amélioration des process de travail, priorité numéro 1 pour les dirigeants d’entreprise comme pour les actifs occupés, mentionnée par 47% des personnes interrogées au sein de chaque échantillon.
    • Pour 26% des collaborateurs, la priorité est d’introduire de la flexibilité dans le travail. Les actifs occupés insistent plus largement sur la flexibilité du travail dont la possibilité de télétravailler (26% – attente majeure parmi les salariés français) et la collaboration au sein des équipes (pour 24% des sondés, répartis entre 27% des hommes et 20% des femmes), ainsi que sur les gains financiers que ces évolutions apportent à l’entreprise (24%).
    • Pour 33% des dirigeants, la priorité est de maximiser et faciliter la relation client. L’accent est mis en seconde intention sur l’externe : la maximisation et la facilitation des relations clients (33%), puis la visibilité de l’entreprise et sa communication (23%).

    Une problématique qui ouvre de nouvelles perspectives pour travailler ensemble à la transformation de l’entreprise. Collaborateurs et dirigeants se rejoignent sur la priorité de la transformation digitale pour améliorer la qualité de vie au travail. Pour 35% des dirigeants et 38% des collaborateurs, la digitalisation doit permettre l’amélioration du travail fourni.

    Mais les collaborateurs perçoivent aussi dans l’amélioration de la qualité de vie au travail la capacité à s’autonomiser et à ouvrir les horizons professionnels. Pour 41% des collaborateurs, cette évolution du digital doit permettre d’intégrer des outils favorisant la flexibilité et la collaboration. Pour 35%, elle passe par l’usage des outils d’organisation personnelle. 37% mentionnent ainsi les outils permettant de développer leurs compétences (formations en ligne, plateforme de partage de connaissance…).

    Et pour les dirigeants, les enjeux business et de relations clients restent la principale priorité. 41% des dirigeants d’entreprise mettent l’accent sur les apports du digital en matière de production, avec la question de l’automatisation des tâches. Pour 29%, il s’agit de perfectionner la relation client, avec une amélioration au niveau du CRM.

    Un enjeu majeur, mais pas encore une réalité concrète ni une préoccupation quotidienne.

    Collaborateurs et dirigeants estiment « ne pas être en avance » sur ces questions. Seuls 51% des actifs occupés jugent leur entreprise en avance sur ces questions… constat relativement proche de celui dont font état les dirigeants d’entreprise et DSI eux-mêmes : une courte majorité estime que leur structure est en avance par rapport à ses objectifs (58%) ou son marché (62%). Si les perceptions des dirigeants & DSI sont légèrement moins sévères que ceux des actifs occupés, elles témoignent néanmoins de lacunes largement répandues en matière de digitalisation – et, en filigrane, de leur conscience de l’enjeu. Une perception « miroir » de la réalité des entreprises françaises : près d’un tiers des entreprises n’auraient jamais mis en place de projet de digitalisation.

    Pourtant, la situation est urgente, et la transformation digitale ne fait que commencer pour une majorité d’entreprises. 61% d’entre elles pressentent qu’elle va s’accélérer pour elles au cours des prochains mois. Des freins internes aux organisations perdurent face à cette transformation, d’ordres différents entre dirigeants et collaborateurs. 40% des dirigeants d’entreprise appréhendent le coût des logiciels et des solutions digitales. Et pour 31% d’entre eux, les possibles réticences des collaborateurs vis-à-vis de ces changements. 30% des collaborateurs soulignent la crainte d’un manque d’accompagnement dans l’usage de ces nouveaux outils.

    Enseignements clés : ce que les entreprises françaises peuvent tirer de cette étude.

    1. Quand on parle transformation digitale, il est nécessaire de penser plus large et d’envisager toute la révolution du travail que cela implique : la digitalisation permet plus que le travail à distance. Elle permet l’hybridation des espaces de travail, tout le temps. Le défi pour les entreprises et les organisations est de s’adapter à un flow digital permanent qui ouvre des opportunités.
    2. La crise est un moteur de l’appropriation du digital : en début d’année on s’interrogeait sur la possibilité du recours au télétravail. En novembre, on s’intéresse à l’hybridation des espaces de travail. Une étape a été franchie dans la réflexion des organisations, et il nous appartient de penser les stratégies digitales et l’avenir de l’activité des organisations en ce sens.
    3. La transformation digitale recouvre à présent une dimension sociétale : elle va aider à la performance, et offre aux organisations la possibilité de définir de nouveaux standards de travail, en cohérence avec les attentes des collaborateurs, moteurs des organisations. Le digital flow doit être maitrisé pour être mis au service de la performance et de l’impact positif de ces organisations.

    Aujourd’hui plus qu’avant, le digital apparaît comme un levier à l’usage des dirigeants pour embarquer les collaborateurs et les faire adhérer au projet d’entreprise, et en même temps, un moyen pour les collaborateurs d’accéder à cette hybridation du travail qu’ils plébiscitent !

    Vincent Rouaix, Président Directeur Général d’Inetum, précise : « Cette étude lève le voile sur un sujet que la pensée collective prend pour acquise : la transformation digitale est bien engagée même si ce n’est pas une réalité pour toutes les organisations. Mais dans cette période de bouleversements et dans un monde en perpétuel mouvement, c’est désormais la maîtrise du digital flow et notre capacité à s’y adapter qui s’imposent comme fondamentales. »

    Julie Gaillot, Directrice du pôle société, Institut CSA ajoute : « Ce type de dispositif d’étude offre un regard croisé sur les enjeux réels que rencontrent deux populations distinctes, à un même moment. Il permet de comprendre les perceptions des Français, en analysant finement l’opinion, notamment vis-à-vis du digital shift au travail, et de faire émerger des décalages entre dirigeants et collaborateurs. Par notre expertise, nous sommes fiers de contribuer à l’émergence d’une approche positive du digital portée par Inetum. »

  • Transformation numérique : moins du tiers des managers craint la disparition de son poste

    Quel est l’impact grandissant du numérique sur les postes des managers ? 

    A l’occasion de Vivatech, le groupe Randstad France a interrogé les managers sur les conséquences de l’impact grandissant du numérique sur leur vie professionnelle.
    Bonne nouvelle, dans leur ensemble, ils perçoivent plus volontiers les conséquences positives de la digitalisation croissante de leur vie professionnelle.
    Ainsi, plus de la moitié (56%) des managers interrogés identifient la facilitation du travail à distance comme la première conséquence permise par l’irruption des outils numériques. Ils sont également près d’un sur deux (47%) à estimer que le digital permettra de se libérer des tâches à faible valeur ajoutée pour gagner en efficacité.
    Autre point positif, 44% d’entre eux pensent que la technologie permettra de diminuer les déplacements professionnels auxquels ils doivent consentir.

    • Pour 56% des managers le digital va avant tout faciliter le travail à distance,
    • 1 sur 2 pense que le numérique va supprimer les tâches sans valeur ajoutée,
    • Seuls 31% s’inquiètent de l’impact du digital sur leur avenir professionnel.

    « Peut-on affirmer pour autant que les managers perçoivent le digital uniquement comme une opportunité pour leur vie professionnelle ? Pas uniquement. Près d’un manager interrogé sur deux (45%) estime que les outils digitaux, s’ils facilitent le travail à distance, contribuent en revanche à réduire la frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle.
    Ce résultat vient relativiser la portée du « Droit à la déconnexion », introduit dans la loi El Khomri de janvier 2017.La digitalisation impacte tous les métiers, même les plus traditionnels. S’il est difficile d’en mesurer la portée dans les années à venir, alors que 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore, elle peut être, selon les cas, source de progrès ou d’inquiétude. Les managers en ont plutôt une image positive. Si près d’un sur trois craint de voir son poste disparaître, ce résultat reste très secondaire. On peut percevoir dans ces résultats une solide confiance dans leurs atouts et leur capacité à s’adapter aux nouveaux standards d’une vie professionnelle de plus en plus digitalisée. », analyse François Béharel, Président du groupe Randstad en France.

    Les managers s’interrogent également sur l’impact des technologies sur leur poste, même si ces considérations apparaissent légèrement en retrait. Ils sont néanmoins plus nombreux (42%) à penser que les outils digitaux contribueront à faire évoluer leur métier et les missions associées, qu’à craindre pour le maintien de leur emploi. Reste qu’un peu moins du tiers d’entre eux (31%) envisage la possibilité de la disparition pure et simple de leur poste à terme.
    Pour 13%, il s’agit même de la première conséquence de l’impact du digital sur leur vie professionnelle. Des chiffres à rapprocher de l’étude « The future of work » de l’OCDE[1], qui estime que d’ici 20 ans en France, 16,4% des emplois pourraient disparaître, remplacés par des robots et 32,8% connaitront des transformations substantielles. Ces mutations devraient toucher en priorité les salariés les moins qualifiés, et largement épargner les cadres.