Étiquette : machine learning

  • Intelligence artificielle : les défis que les entreprises vont devoir relever dans les prochains mois

    Quand l’IA cristallise de nombreux fantasmes sur son utilisation et ses perspectives

    Par Alain BIANCARDI, Vice Président Sales & Marketing chez expert.ai

     Dans les faits, les chercheurs et les entreprises sont confrontés à des défis conséquents qu’il faudra régler dans un avenir proche. Parmi ceux-ci il faut souligner un point clé : l’une des idées fausses les plus répandues autour de l’IA est que machine learning et IA sont synonymes, et les autres options – nombreuses – ne sont malheureusement que peu explorées. Or, pour que le machine learning soit efficace il est nécessaire de disposer de volumes de données conséquents.
    Sont-ils à notre portée ?
    Est-on capable de traiter ces ensembles gigantesques de data ?
    Quel est l’impact environnemental lié à leur traitement et à leur stockage ? Des questions qu’il convient d’aborder pour dresser un des axes futurs de la recherche et développement en intelligence artificielle.

    Descartes et l’allégorie du bâton dans l’eau

    Il y a près de 4 siècles, le philosophe français René Descartes commençait son œuvre majeure à travers une mise en situation de nos connaissances. L’objectif du penseur est simple, démontrer que ce que l’on perçoit n’est pas nécessairement réel et qu’il convient donc de se méfier de nos perceptions. C’est le fameux exemple du bateau plongé dans un verre d’eau. Observé dans ces conditions, le bâton semble courbe alors qu’il ne l’est pas. En intelligence artificielle nous subissons le même bief cognitif. Le succès du machine learning et sa percée fulgurante dans notre quotidien nous donne à penser que cette technologie est le futur de l’intelligence artificielle. Dans les faits, les résultats sont plus mitigés.

    Machine learning : les limites de la statistique

    En juillet 2020, le cabinet Deloitte publiait la troisième édition de son étude sur l’intelligence artificielle[1]. Selon celle-ci, près de 67% des entreprises utiliseraient des solutions intégrant des technologies liées à l’IA. Gain de productivité, simplification des process métiers et opérationnels, les bénéfices du machine learning sont indéniables pour ces professionnels. Par contre, les résultats sont beaucoup moins probants dès que cette technologie traite des fonctions plus complexes engageant un lien avec une compréhension du langage naturel. La raison de cette déperdition technologique est simple : le langage ne peut être traité de manière approximative. Le principe de fonctionnement du machine learning est avant tout statistique. Or le langage ne se comprend pas de manière statistique. Le sens est produit à partir de la connaissance.

    Les enjeux liés à la création de bases de connaissance

    Le projet Google Talk to Books de Ray Kurzweil[2] est un très bon exemple de cette difficulté. Celui-ci a été conçu pour « répondre à n’importe quelle question en lisant des milliers de livres« . Cependant, ce modèle basé sur le machine learning ne pouvait pas toujours générer la bonne réponse à des questions simples telles que « Où Harry Potter a-t-il rencontré Hermione Granger ?« . Cette information n’est pas explicitement énoncée dans un livre et ne peut pas être déduite par manque de connaissances. La question des graphes de connaissance, qui modélisent la connaissance de manière à ce qu’elle soit comprise par la machine, est au cœur de cet enjeu. Pour qu’une intelligence artificielle puisse produire du sens, il est nécessaire de disposer d’ensembles de données structurées de manière adéquate et de taille conséquente.

    Le dilemme de la pénurie des données

    Les données alimentent tous les modèles d’intelligence artificielle. Les entreprises sous-estiment souvent le volume de données et le temps nécessaires pour démarrer un modèle de machine learning efficace. Pour de nombreuses organisations, ce besoin en volume important de données met le plus souvent un terme aux projets d’IA avant même qu’ils ne démarrent. En fait, 96% des organisations rencontrent des problèmes avec leurs projets de machine learning en raison de la rareté[3],de la qualité et de l’étiquetage des données. Dans le monde de l’entreprise, la pénurie de données est plus fréquente qu’on ne le croit. Il est donc important pour ces organisations de développer des modèles moins gourmands en données.

    La flambée des coûts et l’empreinte carbone

    Le coût et l’empreinte carbone nécessaires aux organisations pour former et maintenir des modèles de machine learning liés à des enjeux linguistiques sont immenses. En effet, ils ne sont viables que pour les organisations les plus riches. Selon les recherches d’Emma Strubell[4], pour former un modèle de langage efficace qui utiliserait près de 213 millions de paramètres basés sur un modèle d’architecture neuronal, le coût de son déploiement serait d’environ 1 à 3 millions de dollars. Son utilisation générerait l’équivalent de 284 tonnes de dioxyde de carbone soit la production carbone de cinq voitures sur toute leur durée de vie.

    Les entreprises sont dès lors confrontées à des exigences difficilement soutenables en termes de données. Au-delà du coût et de l’empreinte carbone, un modèle d’intelligence artificielle linguistique nécessite également d’entraîner l’IA de manière adéquate. Un autre problème est que les systèmes d’apprentissage déployés doivent disposer d’une maturité suffisante pour offrir un rendu acceptable pour leurs utilisateurs. Ces enjeux ne doivent pas être perçus comme des impasses, bien au contraire, mais plutôt comme une incitation à explorer des technologies d’IA différentes, complémentaires du machine learning, capables de résoudre ces défis et de proposer à court et moyen terme des solutions qui permettent de démocratiser l’IA.

  • Quand anticiper les futurs bouleversements devient la priorité des entreprises

    77 % des entreprises françaises misent sur l’automatisation intelligente des processus pour se préparer à l’impact de futures pandémies

    La dernière étude conduite par Pegasystems Inc. éditeur de logiciels expert dans la transformation digitale des entreprises, révèle que l’automatisation intelligente des processus jouera un rôle crucial pour les entreprises à court et moyen terme. L’enquête, réalisée sur un panel de plus de 3 000 cadres supérieurs et ingénieurs informatiques répartis dans le monde, a été menée par le cabinet de recherche Savanta. L’objectif est ainsi de recueillir leur point de vue sur le rôle joué par la technologie dans une sphère économique changeante.

    Selon cette étude, anticiper de futurs bouleversements à l’image de ce que nous traversons actuellement, revêt un caractère prioritaire pour beaucoup d’entreprises en France et dans le monde. En effet, 78 % des répondants estiment qu’il s’agit là d’une nécessité absolue – alors même que 41 % déclarent avoir manqué de préparation pour faire face à l’impact de pandémies telles que la COVID-19.

    L’enquête montre également que l’automatisation intelligente semble s’imposer parmi les technologies clés pour répondre à de futurs évènements externes. 76 % du panel indiquent d’ailleurs que les entreprises accroitront leurs investissements en la matière. Et ce n’est pas la seule technologie à se démarquer, la moitié des personnes interrogées affirmant vouloir augmenter leurs dépenses dans l’intelligence artificielle (IA), et ce afin de se prémunir contre l’impact économique de futures pandémies.

    « Les événements de ces derniers mois ont démontré que les technologies peuvent faciliter la collaboration et les tâches courantes lorsque des situations critiques ont lieu », a déclaré Don Schuerman, directeur technique de Pegasystems. « Les entreprises doivent investir dans des technologies de transition telles que l’automatisation intelligente ou l’intelligence artificielle. La plupart des entreprises n’étaient naturellement pas préparées à l’impact qu’une pandémie mondiale pourrait avoir sur leurs activités. Elles doivent toutefois, et dès maintenant, anticiper les risques inhérents à de telles catastrophes pour éviter les écueils liés à un manque de digitalisation ».

     Au-delà de l’aspect technologique, l’étude met en avant une mutation profonde de notre façon de travailler, et ce dans un avenir proche puisque 85 % des interrogés estiment que des changements seront opérés sur un horizon de 5 ans.

    Certaines technologies pourraient ainsi modifier pleinement nos méthodes de travail, ainsi que notre satisfaction professionnelle, et les outils que nous utilisons :

    • La technologie fait désormais partie de notre quotidien : 83 % des répondants sont à l’aise lorsqu’il s’agit de travailler avec des machines intelligentes, 60 % d’entre eux estimant même que le terme « main-d’œuvre » devrait regrouper à la fois l’humain et la machine intelligente – contre 73 % au niveau mondial. Les employés, quant à eux, ont un rôle principal à jouer dans l’utilisation de la technologie et participent aux changements de leur entreprise. 58 % des cadres interrogés ont déclaré que leurs équipes réclament une meilleure technologie pour améliorer leur façon de travailler, loin devant des horaires flexibles ou des taches motivantes.
    • Le low-code a le vent en poupe : pour 79 % des interrogés, les services informatiques devraient fournir des plateformes et des systèmes permettant aux employés de créer et de mettre en œuvre leurs propres solutions technologiques. Par ailleurs, près de la moitié des répondants (49 %) déclarent que « l’ensemble » ou « la majorité » des équipes auront besoin de compétences en matière de low-code dans les cinq prochaines années.
    • L’automatisation intelligente permet de gagner du temps et d’améliorer la créativité : 80 % du panel déclarent que l’automatisation intelligente leur permet de réduire la charge de travail des employés. Près de la moitié d’entre eux affirment qu’elle leur a déjà fait gagner entre une et neuf heures de travail par semaine au cours des deux dernières années. 52 % utilisent ce temps supplémentaire pour proposer des idées innovantes, alors que 44 % en profitent pour effectuer davantage de tâches d’analyse et de réflexion critique.
  • PME ou Multinationale  : comment le machine learning peut booster votre business

    Comment faire ce saut dans l’inconnu quand son domaine d’activité est très éloigné de cette technologie novatrice ?

     Par Anaïs Cadilhac – Docteur et ingénieur en traitement automatique des langues /Synapse Développement et Clément Tourné – Ingénieur développement logiciel / Synapse Développement

    Le machine learning est une notion très abstraite pour bon nombre d’entreprises. Pourtant, cette technologie d’intelligence artificielle est capable de doper le chiffre d’affaires de toute société qui la déploie. Mais comment faire ce saut dans l’inconnu quand son domaine d’activité est très éloigné de cette technologie novatrice ?

    Préparez-vous à faire entrer votre entreprise dans l’univers de l’intelligence artificielle, et ce, en toute simplicité ! Car de la société la plus modeste à la plus grande multinationale, le machine learning peut véritablement booster votre business. Les entreprises accumulent de plus en plus de données, notamment textuelles, dont la richesse est encore très (trop) peu exploitée. Tirer parti de ces données apparaît même insurmontable pour beaucoup. Et c’est bien normal, chacun sa spécialité !

    Nous sommes tous des experts dans nos domaines respectifs, mais par essence, nos compétences sont limitées. Il apparaît donc particulièrement difficile pour certaines sociétés d’exploiter des masses de données pour doper leur activité. Si seulement des machines pouvaient faire ce travail à votre place. Sachez que ces machines existent ! Il s’agit «tout simplement» de modèles dits de «machine learning».

    Qu’est-ce que le machine learning ?

     Une petite définition s’impose ! Sous le terme quelque peu barbare de «machine learning» se cache en fait des technologies de traitement automatique des données (qu’ils s’agissent de textes, sons, signaux divers, images…). Ces modèles sont capables d’apprendre par eux-mêmes, à partir d’exemples. Imaginez tout ce que vous pourriez faire si seulement vous étiez en capacité d’analyser de manière productive toutes vos données ?

    Le machine learning, très concrètement dans une entreprise, ça donne quoi ?

     Qu’il s’agisse de faciliter l’accès à la documentation de votre société par vos collaborateurs, de classifier des documents, d’analyser des avis clients ou encore d’extraire des informations pertinentes à partir de données non-structurées, le machine learning est là pour automatiser toutes ces tâches fastidieuses ! Pour rendre plus parlant les applications concrètes du machine learning au sein d’une entreprise, prenons quelques exemples.

    Imaginons tout d’abord que vous souhaitiez réaliser une classification d’emails. Facile de le faire à la main, pensez-vous ! Pourquoi pas, si le nombre d’entrées est limité. Mais si vous disposez de dizaines de milliers d’emails à classer ? Dans un tel contexte, impossible de le faire manuellement, à moins d’embaucher une armée d’intérimaires. Et là c’est votre budget qui vous stoppe dans votre élan ! À la place, confions cette tâche rébarbative à un robot doté de la technologie de machine learning. Très concrètement, cet outil peut classer ce type de données, organiser l’ensemble sous forme de rubriques et même réaliser des publications ciblées selon vos propres critères.

    Deuxième exemple : résoudre les incidents les plus récurrents. Vos clients vous remontent régulièrement divers incidents. En tant qu’entreprise responsable et soucieuse de la satisfaction de tous, vous cherchez à résoudre une à une les problématiques relevées. Mais comment rendre telle ou telle action prioritaire par rapport à une autre ? Tout simplement en laissant de l’intelligence artificielle trier ces données. Le gain est triple. Tout d’abord, vous prévenez la multiplicité du même incident. Vous faites également gagner un temps précieux à vos équipes qui se consacrent désormais à résoudre les incidents plutôt qu’à les identifier. Enfin, vous augmentez la satisfaction de vos clients par une résolution rapide de leurs problèmes.

    Restons dans le domaine de l’avis clients. Le machine learning peut tout à fait analyser et trier à votre place des milliers de commentaires utilisateurs issus d’enquêtes d’opinions ou de sources diverses (emails, réseaux sociaux…). Ainsi, l’analyse marketing des retours clients se fait automatiquement et vous permet d’agir au mieux pour répondre aux attentes du plus grand nombre, le tout de manière particulièrement rapide.

    Très concrètement, imaginez que vous fabriquiez un produit génial de couleur violette. Comme votre produit est super, vous obtenez 5 étoiles de la part de tous vos clients. Sauf que, noyé au milieu de chaque commentaire, l’écrasante majorité évoque le fait que bleu aurait été une couleur plus attrayante pour votre produit. L’intelligence artificielle saura vous remonter immédiatement cette information et de votre côté, vous pourrez ajuster le tir en transformant votre fantastique produit violet en extra-ordinaire produit bleu et ainsi doper vos ventes.

    À vous de jouer !

     Le machine learning, comme toute forme d’intelligence artificielle, a besoin de s’entrainer pour obtenir de bons résultats. Et qui est le meilleur entraineur dans votre domaine ? C’est vous ! En effet, personne n’a plus d’expertise dans votre pré carré que les collaborateurs de votre propre entreprise. Très concrètement, votre mission consistera à éduquer et superviser le travail de l’intelligence artificielle. Ceci, dans un premier temps seulement. Puisque très vite, l’intelligence artificielle sera en capacité de s’améliorer par elle-même. Ça y est, vous êtes prêt à entrer dans l’univers de l’intelligence artificielle en toute simplicité.

     

  • Auto-sécurisation, auto-réparation, auto pilotage, « Autonomous » , le futur de la base de données

    Avec Oracle, le futur sera « Autonomous » !

    En amont de la conférence annuelle Oracle OpenWorld qui se tient du 22 au 25 octobre à San Francisco, Oracle France investissait le 8 octobre dernier le campus Station F, le plus grand incubateur de startups et haut lieu de l’innovation technologique française.

    L’étape française de l’évènement Oracle IMPACT fut l’occasion de faire le point sur les dernières avancées technologiques chez Oracle – intelligence artificielle (IA), IoT, chatbots, blockchain…– à travers des plénières, des tables rondes, des témoignages de clients, des études de cas ou encore des démonstrations, et surtout de découvrir une toute nouvelle catégorie de plateforme : l’Autonomous Database Cloud.

    Andrew Sutherland, Senior Vice President Oracle Systems and Technology Business, EMEA and AsiaPacific, avait fait spécialement le déplacement pour venir nous parler avec passion de ce futur qui est déjà maintenant, comme le laisse entendre la baseline d’Oracle « Your Tomorrow, Today » ; et qui sera assurément… autonome ! Stéphane Roman, Cloud Platform Director Oracle France, et Alain Scazzola, Business Development Manager Oracle France, étaient également sur scène pour détailler et illustrer de manière concrète les avancées de la nouvelle plateforme.

    Avec Oracle Autonomous, la toute première base de données autonome au monde, l’éditeur de solutions B2B révolutionne la gestion des données, ces fameuses et précieuses data, comme la voiture autonome redéfinit notre rapport au transport.

    Aujourd’hui, on constate que 85% des attaques informatiques ont déjà un patch disponible depuis plus d’an, et que 74% des entreprises mettent plus de 3 mois à appliquer ces patches. Il y a aujourd’hui trop d’informations à traiter pour les humains. Et c’est là que l’IA peut aider à réduire cette complexité, à éliminer l’administration manuelle et les erreurs humaines, à assurer la sécurité et l’optimisation des performances, le tout à un moindre coût.

    Auto-pilotage

    Autonomous Database Cloud est un service Cloud de base de données basé sur Oracle Database 18c, intégrant une technologie d’apprentissage machine (machine learning) qui va bien au-delà des mécanismes classiques d’automatisation. Avec des capacités d’auto-pilotage, d’auto-sécurisation et d’auto-réparation, la base de données devient entièrement autonome : « Comparé à un système automatisé, un système autonome prend en compte le contexte », précise Andrew Sutherland.

    En matière d’auto-pilotage, la base de données assure en toute autonomie sa propre administration, tant d’un point de vue de la surveillance de son bon fonctionnement que de l’optimisation intrinsèque de ses performances. Elle prend également en charge la gestion de son infrastructure basée sur les plateformes intégrées Exadata.

    Pour des besoins périodiques ou saisonniers des entreprises, le machine learning peut par exemple provisionner préventivement le nombre de CPU disponibles pour la charge de travail.

    Le service peut surveiller les limites de capacité et les goulots d’étranglement pour éviter les problèmes de performance. Il peut effectuer les sauvegardes, les reprises, les mises à niveau et faire de l’auto-tuning.

    L’ERP NetSuite par exemple, bénéficie d’une longue expérience d’une vingtaine d’années en matière de tuning. En prenant une application comportant 8500 index, tunée de façon fine par des experts NetSuite, en la mettant sur Autonomous Database et en reconstruisant les index, l’application a présenté le même niveau de performance, mais avait optimisé le nombre d’index à 1700 !

    Auto-sécurisation, auto-réparation

    La base de données autonome s’auto-sécurise, en appliquant les correctifs de sécurité de manière périodique et automatisée. Elle peut également appliquer un correctif en urgence lors de la publication d’une faille « 0-day », et cela, sans avoir à arrêter le système.

    En cas de tentative de fraude, le machine learning détecte un comportement inhabituel et malicieux et répond automatiquement par le blocage de la transaction.

    En cas de panne système, Autonomous Database s’auto-répare automatiquement, sans interrompre le service. Ainsi le contrat de niveau de service garantit une disponibilité à 99,995 %, ce qui correspond à une durée d’interruption de moins de 2,5 minutes par mois (planifiée et non planifiée).

    Autonomous Database remplace-t-il le DBA (Administrateur de Base de Données) ? C’est sans doute la première question qui vient à l’esprit quand on découvre ses fonctionnalités. Autonomous Database prend en charge les tâches de maintenance, de provisionning, etc. ; des tâches techniques sans valeur ajoutée. Le métier de DBA va donc sûrement évoluer : il va pouvoir collaborer plus étroitement avec les équipes métier pour apporter son savoir-faire et sa connaissance de la donnée et de son cycle de vie, pour in fine, avoir un vrai rôle de data management.

    De la base de données autonome aux applications autonomes

    La famille Autonomous Database se décline désormais en trois produits : Autonomous Datawarehouse,Autonomous Transaction Processinget Autonomous NoSQL Database Cloud.

    Avec Autonomous Datawarehouse, l’autonomisation arrive dans les couches applicatives. Ainsi connectée à une base de données Autonomous, l’application Analytics Cloud permet de générer automatique des rapports de Business Intelligence. Différents cas d’usage sont évoqués ; par exemple, l’outil peut analyser les données avant même que l’utilisateur n’ait créé un tableau ou un graphique.  Il peut commencer à chercher des corrélations entre des données et en déduire des attributs qui n’existaient pas auparavant. Si vous avez l’habitude d’aller à New York et de produire à ce moment-là un certain type de rapport d’analyse, l’application va ainsi vous préparer ce rapport de manière proactive en fonction de votre calendrier et des interactions avec vos interlocuteurs habituels.

    « Tout devient de plus en plus autonome. Nous travaillons ainsi actuellement avec un retailer pour lui permettre d’envoyer les commandes avant qu’elles ne soient passées par les clients », annonçait Andrew Sutherland en introduction.

    Bienvenue dans le futur autonome !

    Il commence dès à présent…

    Pierre TRAN, journaliste 

     

  • Les enjeux liés à la donnée en 2018 : IA, deep learning et data gouvernance

    Les enjeux liés à la donnée en 2018 : IA, deep learning et data gouvernance

    Par Florian Douetteau, CEO de Dataiku

    Alors que 2017 a révélé l’importance du rôle des data scientists et des analystes dans la productivité des entreprises, 2018 sera l’année du deep learning et, entre autres, de la data-gouvernance. Cette nouvelle année à venir consacrera probablement la science des données comme un atout stratégique majeur, plus proche des besoins de l’entreprise.

    Deep learning : du Cloud au hardware
    Jusqu’ici, l’implication du hardware dans le deep learning s’est limitée au Cloud. Aujourd’hui, le système tend à s’adapter davantage au deep learning, en raison des enjeux que celui-ci représente. Cette évolution s’observe notamment chez les processeurs NVIDIA, ou encore dans les Bitcoins. Ces technologies mènent vers un hardware plus spécifique, plus à même d’accompagner les performances des systèmes d’apprentissage et de l’IA.

    Machine learning : de nouvelles architectures
    Les réseaux accusatifs générateurs (GAN) constituent une nouvelle architecture de machine learning particulièrement intéressante. Ces réseaux dits « neuronaux » et « concurrents » fonctionnent selon deux modes complémentaires : le premier consiste à produire des échantillons de données « naturels » à partir de données réelles, et le second consiste à distinguer les données réelles des imitations. Les deux modèles, appelés « génératif » et « discriminant », apprennent ainsi l’un de l’autre.
    Le succès de cette nouvelle architecture est dû au fait qu’elle nécessite moins de paramètres. Ce qui accroît son efficacité : génération ou création d’images et de retouches d’images à haute résolution et de vidéos, synthèse texte et image, etc. Elle a également la capacité de s’entraîner avec un volume de données réduit et de fournir des prédictions sur les données manquantes.
    Cependant, les GAN présentent des risques, notamment lorsqu’un des réseaux a assez appris pour se passer de l’apprentissage auprès d’un réseau concurrent.

    Des innovations démocratisées
    L’innovation est encore en décalage par rapport à l’usage réel des outils en entreprise. Les collaborateurs ont parfois des difficultés à mettre en pratique les innovations. 2018 devrait changer la donne : l’intensification du machine learning et son extension à un plus grand champ d’applications permettra aux bots d’acquérir une capacité de conversation plus proche des interactions humaines. Plus encore : les bibliothèques de données permettront une meilleure compréhension sémantique des échanges, améliorant leur efficacité.

    Une synergie des compétences renforcée
    En 2018, la complémentarité entre les métiers prend une dimension plus intense. Les projets futurs nécessiteront davantage de synergie entre les data scientists et les équipes commerciales, afin que chaque collaborateur ait un regard sur le déroulement entier d’une action.
    Bien que chaque membre de l’entreprise puisse accéder à des données relevant d’une compétence précise, chaque action nécessite que toutes les expertises soient impliquées. De plus, les modèles de machine learning évoluent constamment. Il est donc fréquent que la personne qui effectue la mise à jour des modèles soit différente de celle qui les a créés. Ainsi, il est nécessaire d’intensifier la collaboration pour faciliter leur mise en application.

    Data Gouvernance :  vers une plus grande sécurité des données
    Lorsqu’on parle de machine learning, on pense nécessairement aux données et aux nouvelles réglementations qui y sont liées, que les entreprises ne doivent pas ignorer. Le RGPD illustre parfaitement la préoccupation grandissante des gouvernements pour les enjeux liés à la sécurité des données. Aux entreprises, il revient donc d’évaluer les risques en amont et de faciliter la traçabilité du parcours des données pour s’assurer d’être en conformité avec la législation.
    En l’occurrence, il peut être efficace de retracer le cycle de vie des données, en inscrivant celui-ci sur un support centralisé et accessible. Le cycle de vie des données doit comporter un inventaire des données existantes (données consommateurs, données d’identification ou encore données RH), des personnes qui y accèdent et y ont régulièrement recours, ainsi que des modes de traitement de la donnée (copie, suppression, etc.). De cette manière, il sera plus simple d’identifier les pratiques qui impliquent la manipulation de données personnelles et celles qui présentent des risques.

  • Des FinTech aux RegTech

    Des FinTech aux RegTech


    Par Corinne Estève Diemunsch, Directrice Marketing et Communication, Limonetik

    Saviez-vous que les RegTech (Regulatory Technology) ont vu le jour il y a déjà quelques années ? Elles suivent ces cinq dernières années l’adoption de nouveaux textes réglementaires aux Etats-Unis comme en Europe : Fiduciary Rule, Dodd-Franck Act, CAT, MiFID I et II, PSD1 et 2. Autant de cigles abstraits, que de possibilités d’exploitation pour ce nouveau marché des RegTech.

    Des solutions technologiques innovantes sont proposées aux acteurs financiers pour – au-delà du respect à moindre coût de ces réglementations, ou au contraire de l’optimisation des vides réglementaires laissés – améliorer le pilotage des risques et la gestion de l’activité financière. Attention, ne vous méprenez pas, il ne s’agit plus d’un vocable n’intéressant que les responsables juridiques ou les geeks ; près d’une société sur cinq a déjà implémenté une solution RegTech.

    La pression réglementaire soutenue incite les sociétés financières à souscrire aux services de RegTech pour standardiser leur processus de conformité.

    REGTech versus FINTech : entre réglementation et innovation technologique

    FinTech, LegalTech, RegTech… sont complémentaires et flirtent parfois les unes avec les autres. Pour faire simple, si les premières correspondent à des offres technologiques relatives à l’industrie de la finance et du paiement, les secondes ont pour objectif de fournir des outils juridiques pour alléger la charge administrative des entreprises ; par exemple en matière d’édition de contrats, de signature électronique, etc. Les RegTech ont quant à elles, pour finalité de gérer tous les aspects réglementaires financiers, du calcul des ratios à la remise des rapports financiers en passant par la conformité des modèles de risque interne et les KYC (Know your Customer). Leur vocation est d’aider les entreprises à adapter leurs outils et leurs processus aux règles juridiques et aux juridictions.

    Finance, Règlementation et Technologies s’entremêlent toujours plus étroitement ! Cette année encore Money2020 a mis à l’honneur les effets d’opportunités des nouvelles technologies, pour la croissance exponentielle des créations de RegTech. Quésako ?

    RegTech, une application de Data Analytics, ou encore mieux d’Intelligence Artificielle ?

    Quand on parle de RegTech, on peut – à tort – comprendre qu’il s’agit essentiellement d’une application de Data Analytics ou de processus agiles pour les organisations financières… Pourquoi s’y intéresser ? Après tout, il existe pléthore de solutions sur le marché ! Détrompez-vous, Mademoiselle RegTech à l’instar de sa sœur, FinTech, est une science en permanente évolution ; tout comme la réglementation à laquelle elle doit s’adapter. Il serait insensé de croire que les RegTech n’adressent d’ailleurs que le réglementaire ; elles répondent à de nouveaux défis technologiques dans le domaine du traitement des données structurées et non structurées et ouvrent de nombreux domaines d’application comme l’usage de la biométrie pour l’identification individuelle, la blockchain pour la vérification de l’identité numérique, la cryptographie pour la sécurité des données.

    Aux États-Unis et au Royaume-Uni, KPMG annonce que le secteur aurait attiré quelque 219 millions de dollars d’investissements au premier trimestre 2017, pour y développer les usages de la blockchain.

    De son côté, le Machine Learning correspond au « nec plus ultra » ces derniers temps. Les RegTech s’essaient donc aussi à l’Intelligence Artificielle. Un acteur devenu majeur dans ce secteur, Trulioo, confirme les progrès générés en matière d’enrôlement client. Notamment, pour les processus de vérification des KYC et AML (lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent). L’automatisation de l’apprentissage et de la reconnaissance des faux, couplée avec l’analyse des données non structurées, permettent d’accélérer la sélection des données pertinentes.

    Une nouvelle manière de lutter contre les fraudes à l’échelle globale

    Ne croyez pas que le boom des RegTech soit un phénomène localisé ; toutes les places financières voient arriver ces startups d’un nouveau genre. Comme pour Trulioo, les données collectées sont internationales, pour une vérification maximale et une lutte optimale. Contrairement au traitement « plume et goudron », les RegTech viennent chatouiller la voute plantaire du blanchiment d’argent telle la plume d’oie utilisée pour torturer les présumés coupables.

    L’effervescence liée à l’ouverture des marchés, à la globalisation, n’est pas innocente dans l’essor des RegTech. Elles bénéficient d’un environnement idéal mais dangereux. Plus les entreprises évoluent dans des milieux concurrentiels et légaux, plus elles doivent maîtriser leurs risques. Et ainsi mettre en place des structures flexibles leur permettant d’obtenir une vision complète de l’ensemble de leurs données, des risques auxquels elles sont exposées, et de leur marge de progression pour être en conformité. C’est là les beautés des RegTech dont le rôle est d’aider à l’identification des points de vigilance, faciliter le respect des normes et limiter les risques de pénalité. La mise en conformité est devenue stratégique et incontournable. La startup new-yorkaise 8of9 suit ce parti pris en se présentant comme une solution apportant de l’ordre dans le chaos.

    L’année dernière, le scandale des faux comptes de Wells Fargo a alimenté le débat autour du recours nécessaire aux RegTech pour les grands établissements financiers. D’autant que cette année encore, la banque n’est toujours pas capable de montrer les améliorations mises en place au Comité chargé des Banques et des Finances du Sénat américain. Cela apporte de l’eau au moulin des RegTech.

    Si leur montée en force s’explique par une large palette de services couverts, certaines vont même jusqu’à y voir des potentiels d’upsell… Pas folles, malgré le contre-exemple de Wells Fargo, nombreuses sont les directions de banques qui auraient été séduites par les beautés de la RegTech dès son apparition.

  • Le Top 5 des applications du Machine Learning en entreprise

    Chatbots : les entreprises sont-elles prêtes à les adopter ? 

    Umanis (www.umanis.com), acteur français en Data, Digital & Business Solutions a mené une enquête auprès des entreprises présentes lors de son événement « 5 à 7 Chatbots » (réalisé avec Konverso) et en dévoile les résultats sous la forme d’une infographie.

    Si les Chatbots font beaucoup parler d’eux en 2017, au point que chaque entreprise s’interroge sur l’opportunité de faire une place à ces agents conversationnels dans leur stratégie ou leur organisation, c’est avant tout parce que plusieurs technologies complémentaires sont aujourd’hui arrivées à maturité.

    Natural Langage Processing, Intelligence Artificielle, Machine Learning, reconnaissance textuelle, vocale, voire visuelle, intégration inter-systèmes : autant de technologies qui permettent à un Chatbot d’exister et d’être performant dans les missions relationnelles qu’on lui confie, qu’il s’agisse de support client ou de processus métiers plus complexes (stock, achat, RH, Help Desk informatique…).

    Dans un environnement économique toujours plus exigeant et concurrentiel, la mission des Chatbots est d’apporter réactivité, instantanéité et qualité de services à des utilisateurs aujourd’hui ultra-connectés. De multiples start-ups et de grands acteurs historiques se sont lancés sur ce marché prometteur, mais que pensent réellement les entreprises clientes de ce phénomène encore naissant ?

    Basée sur les réponses de 132 répondants, décideurs en grandes entreprises (services innovation, informatique et marketing), cette enquête est présentée à travers une infographie qui fait ressortir des données révélatrices :

    • 38% des entreprises interrogées sont actuellement en cours de déploiement d’un Chatbot tandis que 52% y réfléchissent sérieusement, démontrant le fort intérêt pour ce nouvel outil.
    • 39% sont convaincues que les Chatbots vont révolutionner l’entreprise, alors que 25% estiment que leur entreprise n’est pas encore prête.
    • Pour 50% des entreprises, la première utilisation d’un Chatbot se situe au niveau des  Help Desk et support interne, suivie par l’aide au service client pour 35% d’entre elles.
    • Les enjeux prioritaires des entreprises pour leur adoption d’un Chatbot sont d’acquérir et fidéliser les utilisateurs par une relation personnalisée pour 78% d’entre elles, réduire les coûts pour 74%, faciliter le processus d’achat pour 68% et accompagner les utilisateurs sans contrainte 24/7 pour 66%.
    • La compréhension du langage naturel par les Chatbots est l’innovation la plus déterminante pour 28% des entreprises, tandis qu’elles sont 19% à en attendre en priorité l’analyse des questions et l’auto-apprentissage.

    Le Top 5 des applications du Machine Learning en entreprise :

    1/ Recommandation de produits / Cross Selling
    2/ Monitoring des réseaux sociaux
    3/ Détection de spams ou d’attaques malveillantes (cybersécurité)
    4/ Prédictif (fraude, défaut de paiement, maintenance, débat de clients, churn…)
    5/ Pertinence des moteurs de recherche
  • Fraude en ligne : L’IA automatise la revue manuelle des transactions

    Fraude en ligne : L’IA automatise la revue manuelle des transactions

    HiPay intègre le Machine Learning pour la détection de la fraude et automatise le traitement des transactions « challengées » par le module de scoring

    L’Intelligence Artificielle plébiscitée par les retailers, c’est ce que montre une étude récente de SLI Systems : recommandation de produit, service client, chatbot, réalité augmentée… autant d’usages orientés utilisateurs. Mais pour les marchands, une des principales préoccupations reste la fraude en ligne.

    Le nombre de transactions sur les sites d’e-commerce ne cesse de croître, il a progressé de plus de 20 % sur le premier trimestre de l’année 2017 en France selon le rapport de la FEVAD. Mais les pertes dues à la fraude continuent elles aussi de croître. En France, la fraude à la carte de paiement a représenté 400 millions d’euros en 2016.

    Pour lutter contre la fraude, les acteurs du paiement tels que HiPay proposent des solutions logicielles basées sur le scoring. A partir de règles prédéfinies par le marchand et sous la supervision d’une équipe dédiée chez le prestataire, l’application calcule pour chaque transaction en cours un score qui permet d’évaluer son niveau de risque. Ce score détermine l’état final de la transaction comme étant autorisée, bloquée ou « challengée » (c’est-à-dire nécessitant une revue manuelle), ou active une demande d’authentification de type 3D-Secure.

    Dans le cadre d’une revue manuelle, la transaction est placée en suspens jusqu’à son traitement par une intervention humaine. Une attente qui tend à dégrader l’expérience d’achat des utilisateurs légitimes. L’idée d’utiliser l’Intelligence Artificielle pour automatiser cette phase manuelle n’est pas nouvelle. Mais les progrès récents dans le domaine notamment grâce au Machine Learning permettent d’envisager des solutions autonomes qui apprennent et s’adaptent par elles-mêmes.

    Avec la solution de lutte contre la fraude HiPay Sentinel, l’éditeur français se lance à son tour dans le Machine Learning. Développé en interne par l’équipe de R&D, le module prédictif Smart Decision est capable d’avaler des teras de données transactionnelles, comportementales et contextuelles relatives aux transactions, afin de prendre automatiquement une décision pertinente en cas de transaction « challengée ».

    Concrètement, comment ça marche ?

    Il y a d’abord une phase d’apprentissage dans laquelle on alimente l’algorithme avec d’une part les données transactionnelles provenant des marchands : données de paiement en ligne(mais également de paiement en magasin, ce qui permet d’avoir une meilleure connaissance du client), données des impayés provenant des banques.

    On alimente d’autre part avec des données comportementales concernant les utilisateurs : vélocité des transactions sur une certaine période, heure d’achat, montant de la commande, contrôle de cohérence, etc. Lesdonnées contextuelles sont elles aussi intégrées dans l’apprentissage. On pense par exemple aurisque que peut représenter l’envoi d’une commande à une certaine adresse, ou celui que représente l’utilisation d’un certain moyen de paiement, etc. « L’ensemble de ces données sont utilisées pour entraîner les algorithmes à qualifier le risque en fonction de tous ces paramètres, sachant qu’il y a plusieurs centaines de paramètres, et à établir des modèles d’apprentissage spécifiques à chaque marchand » explique Alexandre Czech, Chef de Projet Data Science chez HiPay.  

    Après cette phase d’apprentissage, l’algorithme devient un module prédictif complètement autonome et qui a la capacité d’évoluer en fonction de l’activité du marchand. Par exemple, en cas de pic d’activités pendant les soldes, il saura ne pas qualifier de comportement frauduleux des utilisateurs qui reviennent plus fréquemment avec des montants de panier plus élevés.

    L’enjeu de l’automatisation

    Grâce à cette innovation, le temps de réponse pour l’utilisateur est instantané quel que soit le scoring de la transaction, un plus appréciable en terme d’expérience utilisateur.

    « Pour les e-commerçants, les résultats de détection des fraudes seront globalement meilleurs qu’avec une intervention humaine, certains comportements frauduleux étant relativement difficiles à appréhender dans certains cas » poursuit Cyril Tanneau, Head of Data Analyticschez HiPay.

    Avec le module prédictif, le taux de détection des fraudes est très variable et dépend de l’expertise de l’équipe dédiée à la fraude, mais on peut le réduire jusqu’à 50 % dans certains cas. « Notre objectif est d’optimiser le taux d’acceptation : on va chercher à optimiser le nombre de transactions qu’on laisse passer tout en limitant le nombre de transactions qu’on va bloquer. On ne sait jamais si la transaction qu’on a bloquée était légitime ou non, notre curseur va être de maximiser le taux d’acceptation tout en limitant la fraude, en observant sur le long terme comment se comporte notre algorithme. L’enjeu principal est que l’utilisation des algorithmes soit bénéfique pour le business de nos clients » précise le Chef de Projet Data Science de HiPay.

    Pour les clients qui n’ont pas d’équipe dédiée et qui traitent les informations de fraude par différents collaborateurs en surcharge de temps, le gain de temps est considérable.

    « La prochaine étape, c’est de déployer le Machine Learning sur l’ensemble des briques de paiement. Nous travaillons sur l’optimisation de chacune de ces briques pour perfectionner le parcours client, maximiser les performances… » nous confie Cyril Tanneau.

    Propos recueillis par @PierreTran journaliste

     

     

  • Le Machine Learning s’apprête à révolutionner les pratiques de segmentation de marché

    Le Machine Learning dans les programmes stratégiques de nombreuses entreprises à travers le monde

    Rapport publié par QUBIT 

    Le Machine Learning, la forme d’intelligence artificielle permettant aux ordinateurs d’apprendre sans programmation explicite, se fait rapidement une place dans les programmes stratégiques de nombreuses entreprises à travers le monde, alors que son potentiel et sa puissance commencent à être reconnus.

    Les dernières prédictions d’IDC (International Data Corporation) suggèrent qu’alors que les tactiques traditionnelles déclinent, faute de produire les résultats désirés, les dépenses en logiciels d’IA pour les départements marketing vont connaître une croissance importante, passant de 360 millions de dollars (330 millions d’euros) en 2016 à plus de 2 milliards (1,9 milliards d’euros) en 2020.