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  • Cinq tendances logicielles à suivre de près en 2018

    Ne nous laissons pas distraire par les gadgets présentés à Vegas, la vraie innovation est du côté de l’architecture logicielle

     Par Luc Mathiot – VP product engineering Southern Europe, Sage

    Le monde entier a été émerveillé par les nouveaux gadgets présentés récemment au Consumer Electronics Show de Las Vegas. Mais ne nous laissons pas berner en pensant que l’innovation technologique en 2018, ce sont les voitures connectées, les robots parlants et les smartphones à reconnaissance faciale. Bien que ce soit l’aboutissement concret du travail de milliers d’ingénieurs, les appareils que vous trouverez au pied du sapin à Noël prochain, seront assez similaires à ceux présentés cette semaine. En réalité, l’innovation portera sur les logiciels développés pour connecter ces appareils, et sur les nouvelles formes de développement des logiciels qui font que tous les terminaux seront connectés, qu’ils soient lancés en 2019, 2020, 2021 et au-delà.

    Dans cette optique, voici cinq tendances logicielles à suivre de près en 2018.

    1. La montée en puissance du cloud

    Le cloud a changé la donne pour les consommateurs et les entreprises du monde entier au cours de la dernière décennie. Cependant, cette année, nous verrons le marché des plates-formes Cloud se positionner davantage sur les bénéfices clients plutôt que sur leur capacité technologique.

    Les plates-formes cloud sont rarement des plates-formes purement technologiques, on pourrait les décrire plutôt comme des applications cloud privilégiant une expérience centrée sur l’utilisateur, comme l’expérience proposée par les apps. L’iPhone d’Apple a été à l’origine de ce concept d’applications cloud, et Salesforce l’a rendu accessible aux entreprises avec sa plate-forme Lightning (i.e. Force.com) et AppExchange. Microsoft, avec Office 365 et certains composants d’Azure, va également dans ce sens. Enfin, il faut garder un œil sur Facebook et Google qui proposent des expériences clients uniques.

    Ce changement signifie qu’en 2018, le choix d’une plate-forme dans le cloud ne sera que partiellement motivé par des considérations technologiques ; les applications choisies sont celles qui permettront d’accéder à de nouveaux clients, à de nouveaux marchés. Cela devient tout aussi important pour un éditeur de logiciels que les avantages technologiques qu’une plate-forme peut offrir.

    1. La fin annoncée des architectures logicielles monolithiques

    Auparavant, les logiciels étaient conçus pour une plate-forme technologique donnée, tirant parti des caractéristiques spécifiques à cette plateforme, ce qui se traduisait en progiciels monolithiques. Le passage à des plates-formes centrées sur l’expérience client rend cette approche moins attrayante car elle crée un dilemme. Quand on développe une application sur une plate-forme donnée, qui ne fonctionnera jamais que dans cet environnement ; elle est alors forcément conçue de manière monolithique, par conséquent, elle manque de flexibilité architecturale pour proposer l’expérience client attendue par le marché. Attendez-vous à voir ce débat au cœur des développements du monde entier cette année.

    1. Etendre la vision logicielle à des micro-services et des API

    La migration massive vers des API et des micro-services signe la fin des architectures monolithiques. L’ « API-fication » est une approche architecturale qui permet la création d’interfaces entre deux logiciels pour permettre aux utilisateurs d’accéder à des fonctionnalités ou données supplémentaires. L’architecture micro-services est une approche architecturale qui consiste à désassembler un logiciel en un ensemble de services indépendants qui sont développés, déployés et maintenus séparément.

    C’est la vision et la stratégie à long terme que porte Sage Business Cloud, une plate-forme et un écosystème de services pour les entreprises de toutes tailles, à travers une gamme de solutions verticales. À long terme, la technologie abandonnera complètement la notion de logiciels et passera à une architecture entièrement composée de micro-services, comme Amazon l’avait envisagé à l’origine en réassemblant son application de commerce électronique Amazon.com avec les modules de base d’Amazon Web Services.

    1. L’abandon des infrastructures classiques pour un modèle sans serveur piloté par des événements

    Les micro-services ont besoin d’une infrastructure pour fonctionner sur une couche généralement appelée « Platform as a service » (PaaS). 2018 verra un changement générationnel du PaaS vers des environnements « sans serveur », une technologie dans laquelle le fournisseur de cloud computing gère dynamiquement l’allocation des ressources machines. Les applications « sans serveur » ne nécessitent pas la fourniture, le dimensionnement et la gestion des serveurs, la tarification est basée sur le traitement réel consommé et non sur la capacité fournie. Amazon Lambda et Microsoft Azure Functions en sont deux exemples. La suppression des serveurs et les modèles de programmation pilotés par des événements vont révolutionner l’architecture logicielle. C’est la recette secrète qui se cache derrière nombre des innovations technologiques qui font la une des journaux à Vegas. Pourtant, elle n’est pas sans controverse ; un observateur du marché a fait remarquer que « la suppression des serveurs est l’une des pires formes de verrouillage propriétaire que nous n’ayons jamais vues dans l’histoire de l’humanité« . Des mots forts peut-être, mais qui illustrent l’impact du changement qui traverse le monde du logiciel.

    1. Nouvelle donne des modèles de distribution

    Avant, les vendeurs d’ordinateurs jouaient un rôle clé dans la mise sur le marché de composants technologiques tels que les systèmes d’exploitation ou les logiciels, dont dépendaient les éditeurs de logiciels. Demain, les différents équipements (PC, tablettes, smartphones …) et la plate-forme logicielle ne seront plus liés, par conséquent, l’éditeur de logiciels prendra une part plus importante dans la chaîne de valeur. Par exemple, Office 365 est maintenant entièrement intégré dans certaines solutions Sage Business Cloud.

    Tout cela contribue à rendre la technologie plus intelligente, plus connectée et apporte plus de valeur pour les utilisateurs. Pour Sage, cela nous aide à remplir notre mission qui consiste à faciliter la vie de nos clients, de la startup, à la PME ou l’ETI. Quand, chez Sage, nous parlons de « comptabilité invisible », tirant parti de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la programmation neurolinguistique – c’est l’innovation sur l’architecture logicielle et en développement applicatif qui rend tout cela possible.

  • Snapchat une stratégie de monétisation sécurisée et durable

    L’introduction en bourse de Snapchat donne un aperçu de la puissance du logiciel

    Caroline Guillaume Vice-Présidente France, Gemalto Monétisation de Logiciels

    Alors que Snap, la société-mère de Snapchat, a récemment fait une entrée en bourse très réussie, l’industrie de la high tech observe attentivement son évolution pour voir si le succès se confirme à long terme, et quelles leçons en tirer. S’il est probable que Snap a trouvé le business model qui soutient au mieux sa croissance, de nombreux développeurs rencontrent encore aujourd’hui des difficultés à monétiser leurs logiciels.

    Avec un nombre croissant d’entreprises qui migrent du hardware au software (logiciels), cette problématique est en train de se généraliser et les défis rencontrés sont toujours plus complexes. Parmi ceux-là, on peut citer : comment protéger ses logiciels contre la fraude, s’assurer qu’ils sont utilisés conformément à leur licence, comprendre quelles fonctions les clients utilisent, etc.

    C’est pourquoi, avoir une stratégie de monétisation des logiciels est essentiel, et pas seulement pour protéger sa propriété intellectuelle. Les entreprises doivent s’assurer que leurs produits sont utilisés de la bonne manière, et comprendre comment, où et quand certaines fonctionnalités sont activées.

    C’est ce dernier point qui offre le plus de valeur aux entreprises. Car comprendre la façon dont les clients utilisent les produits peut orienter le développement, le packaging, le contrôle, la gestion et le suivi des offres à venir. Et surtout, cela aide une entreprise à se développer.

    Cela peut se faire en offrant plusieurs versions d’un même produit grâce à des fonctionnalités additionnelles payantes qui peuvent générer des revenus supplémentaires, ou en optimisant les investissements et l’allocation des ressources selon les comportements réels des consommateurs. Dans le cas de Snapchat, l’entreprise est capable d’apporter aux annonceurs de la visibilité sur les cibles sur lesquelles il est pertinent de se concentrer, grâce aux données utilisateurs collectées et analysées dans l’application. L’app devient de fait plus attractive pour les annonceurs, qui sont plus enclins à y acheter de l’espace.

    Cependant, les entreprises doivent comprendre les menaces inhérentes au développement de solutions logicielles, notamment en matière de piratage. Il serait naïf de croire qu’une fois une application protégée et distribuée, elle est immunisée contre la falsification, le vol, la rétro-ingénierie[1] et le viol de licences. Alors que le nombre d’attaques auxquelles sont confrontées les entreprises est en croissance constante, elles ne peuvent se permettre de perdre leur précieuse propriété intellectuelle et leurs revenus – particulièrement les start-ups.

    Alors comment une entreprise peut-elle mettre en place une stratégie de monétisation des logiciels de manière sécurisée et durable ?

    Suivre et identifier les usages

    Les entreprises ont besoin de proposer différents niveaux d’accès à leurs produits pour permettre à leurs clients de les utiliser de la manière dont ils le désirent. Pour cela, les développeurs ont besoin de suivre et d’analyser les comportements de consommation pour identifier des sous-ensembles de caractéristiques et en déduire des business models. Ainsi, les entreprises peuvent s’adapter rapidement à un marché en constante évolution sans avoir à concevoir de nouveaux produits.

    Segmenter en conséquence

    Une fois que les besoins des clients sont connus, ils peuvent être segmentés en petits groupes partageant des caractéristiques communes pour mieux comprendre leurs motivations et leurs comportements. En effet, il est bien plus facile de cibler des groupes homogènes avec des offres adaptées et cela évite de gaspiller des ressources sur des fonctionnalités qui ne seraient finalement pas utilisées.

    Tester des modèles

    Afin de toucher de nouveaux segments de marché, les entreprises font souvent des essais de packaging produit en réalisant des tests A/B. Ces tests, quand ils sont conduits sur un même segment de marché, permettent de déterminer les fonctionnalités ou modèles de licences préférés par cette audience, et ceux qui peuvent être éliminés. Une entreprise peut alors monétiser cette information en proposant des solutions sur mesure pour chaque cible, et ainsi augmenter son chiffre d’affaires.

    Mesurer les résultats

    Les marchés se modifient inévitablement à mesure que les demandes des clients évoluent. De même, les produits doivent suivre la même évolution tout en évitant les frais associés à chaque changement de produit. La mise en place des 3 étapes précédentes permet de suivre et d’optimiser les performances de chaque produit en continu et de déterminer rapidement s’ils ont besoin d’être remplacés ou simplement mis à jour. Le cycle de vie des produits est alors rallongé et l’entreprise peut rester en tête de course grâce à l’identification précoce des besoins d’ingénierie, de R&D et business.

     Protéger les données

    Enfin, il est vital de s’assurer que le logiciel est protégé. Certes, il est important de se concentrer sur l’optimisation des revenus, mais laisser la porte ouverte à une attaque peut s’avérer être encore plus coûteux. De plus en plus de développeurs se tournent vers des solutions tierces qui protègent contre la falsification, la rétro-ingénierie et le viol de licences. Créer soi-même ces solutions est très couteux et demande beaucoup de temps, sans compter les efforts permanents pour les améliorer et les mettre à jour. Afin de continuer à proposer les meilleures solutions à leurs clients, tout en gardant le contrôle, la meilleure option est une solution sécurisée de protection de la propriété intellectuelle combinée à une plateforme de distribution de licences de logiciels fournie par un éditeur de confiance.

    A mesure que la transformation du monde matériel en monde logiciel s’accélère, les entreprises doivent trouver de nouvelles manières de croître. Celles qui mettront en place correctement une stratégie de monétisation de logiciels sauront offrir des solutions adaptées aux demandes de leurs clients, tout en augmentant leurs revenus.

     

     

     

  • Les éditeurs de logiciel, le cœur battant du secteur numérique !

    6ème édition du Panorama Top 250 des éditeurs et créateurs de logiciels français 

     Une croissance soutenue, plus de 17 000 emplois créés – Les RH : un enjeu majeur

      Syntec Numérique et EY ont présenté hier soir les résultats de la sixième édition du Top 250 des éditeurs de logiciels, le panorama de référence du secteur portant sur près 400 entreprises. Si leur croissance se poursuit à un rythme soutenu avec + 15 % de chiffres d’affaires entre 2014 et 2015, les éditeurs rencontrent aussi des difficultés de recrutement, un frein qui constitue aujourd’hui l’un des enjeux clé du secteur et de son développement.

    Franck Sebag et Jean-Christophe Pernet, associés EY en charge de l’étude, commentent : « Le cru 2015 des éditeurs français de logiciels est d’excellente qualité. Ce 6ème Panorama révèle des performances d’autant plus remarquables que le contexte général reste difficile. La croissance soutenue du secteur est portée par l’ensemble des éditeurs, avec une mention particulière pour les éditeurs sectoriels qui enregistrent un taux de croissance cumulé de 40 % sur les deux dernières années. De la même manière, l’ensemble de

    Les éditeurs de logiciel, le cœur battant du secteur numérique

    Une filière d’excellence française : en 2015, mesurée en chiffre d’affaires, la croissance du secteur des éditeurs et créateurs de logiciels confirme une excellente dynamique, avec des taux de croissance annuels à deux chiffres, sur deux périodes consécutives. Dans le Top 10, deux champions se distinguent : le chiffre d’affaires de Criteo (1,2 milliard d’euros) progresse de 60 % et celui de Dassault Systèmes de 20 % pour atteindre 2,5 milliards d’euros.

    Toujours une forte concentration du secteur : 7 % des éditeurs réalisent 70 % du chiffre d’affaires et 43 % du panel 2 % (ces derniers avec des ventes inférieures en moyenne à 2 M€). En 2015, toutes les catégories d’éditeurs contribuent à la bonne croissance du secteur avec cependant une très belle performance des sociétés de la catégorie 50-100 M€, comme en attestent les cas de Meta4 (+ 105 %), Focus Home Interactive (+ 59 %) ou Infovista (+ 55 %).

    La stratégie d’internationalisation des éditeurs : la part du chiffre d’affaires réalisé à l’international progresse de manière linéaire en fonction de la taille des sociétés concernées, avec notamment une forte accélération pour les sociétés réalisant plus de 100 M€ de chiffre d’affaires. Ce constat démontre la nécessité de s’internationaliser afin d’accélérer son développement et d’atteindre une taille critique. Il ne doit cependant pas occulter le cas de sociétés dites « born global », qui s’internationalisent dès leur création. Ainsi, Neotys réalise déjà 81 % de ses ventes hors de France. Pour se développer, il semble donc nécessaire de se déployer à l’étranger de plus en plus tôt.

     Recruter et retenir les talents, un véritable enjeu : l’effectif du secteur a progressé de 17 800 salariés entre 2013 et 2015, soit + 14 %, si l’on considère l’effectif total des éditeurs. Les recrutements se sont encore accélérés par rapport à la précédente édition du Panorama. 86 % des éditeurs interrogés souhaitent embaucher en 2016, contre 82 % l’an passé, ce qui confirme qu’il s’agit d’un enjeu majeur du développement. 78 % du panel font toutefois état de leurs difficultés à recruter certains talents dans un contexte où les besoins sont importants, afin de maintenir la croissance du secteur à un niveau élevé. Pour 66 % des entreprises, les talents rares sont toujours – sans surprise – les développeurs.

    Un rythme toujours plus soutenu sur l’innovation : en moyenne, toutes catégories confondues, 10 % du chiffre d’affaires des sociétés étudiées sont destinés à la R&D. La part des effectifs qui y est consacrée est toujours en hausse : en 2015, elle croît de 1,4 point par rapport à 2014 et de 2,5 points par rapport à 2013. 75 % de ces effectifs sont basés en France. La tendance est la même qu’en 2014. Tous s’accordent en effet sur ce point : en France, un écosystème très favorable s’est constitué pour favoriser la R&D. Il conjugue, notamment, d’excellentes filières de formation pour les développeurs à une fiscalité incitative.

     Les opportunités de croissance : la part du SaaS (« Software as a Service ») et des services Internet dans l’activité des éditeurs continue de croître. En 2015, elle représente 25 % du chiffre d’affaires contre 22 % en 2014. On observe également une priorité au Cloud (49 % du panel) et une percée spectaculaire du Big Data (12 % du panel).

    « L’édition logicielle française confirme un dynamisme inépuisable, elle constitue une source de création de valeur pour l’ensemble de nos entreprises. Tout démontre que les entreprises qui s’engagent dans une vraie stratégie de transformation bénéficient de dividendes importants en termes de marges opérationnelles. Le rôle des éditeurs est de permettre cette transformation, de permettre une évolution des business models qui la sous-tendent. Plus qu’un rôle, c’est une vocation cruciale, d’autant plus en France dont le tissu des Petites et Moyennes Entreprises reste encore fragile si nous le comparons à celui de nos voisins allemands. Supporter le passage à l’échelle des PME est un défi qui s’applique aussi aux acteurs de notre industrie qui, je le rappelle, compte 2500 éditeurs, et dont près de 80% sont des PME. De l’avenir de la croissance des éditeurs de logiciels français dépend celui de notre économie en général. Aussi, je souhaite pouvoir renforcer l’effort consenti pour non seulement faire connaitre les spécificités et les enjeux de notre secteur, en particulier auprès des pouvoirs publics, mais aussi pour que ces mêmes spécificités et enjeux soient bien compris par tous », déclare Marc Genevois, Président du collège Editeurs, Syntec Numérique.

    syntec-250 Lauréats des trophées 2016

    Animée par Anicet Mbida, la cérémonie a récompensé quatre éditeurs, en présence de Laurent Kocher, Directeur exécutif Marketing, Innovation et Services Keolis, invité d’honneur.

    Trophée 2016 International, décerné à la société Neotys, qui aide les entreprises à garantir la fiabilité, la performance et la qualité de leurs applications. Neotys est l’un des principaux innovateurs sur les marchés du test en charge et de la supervision de performance pour les applications web et mobiles.

    Trophée 2016 Innovation, décerné à la société The Cosmo Company, spécialisée dans la modélisation et la simulation de systèmes complexes. Les logiciels et services développés apportent des innovations de rupture sur des sujets comme la résilience de chaines logistiques complexes, la robustesse de réseaux critiques (électricité, eau, communication,…), l’optimisation de l’impact environnemental d’infrastructures urbaines ou encore l’optimisation de la bioproduction pour l’industrie pharmaceutique.

    Trophée 2016 Jeux vidéo, décerné à la société Asobo Studio, studio de développement reconnu pour la qualité de ses productions (jeux à licences, action-aventure, jeux de course…). Ils sont notamment à l’origine de jeux basés sur de célèbres licences (Ratatouille, Wall-E, Garfield, Toy Story…).

    Trophée 2016 Prix du public, décerné par un vote en direct des participants de la soirée à TVTY, société spécialisée dans le webmarketing et la publicité en ligne.

     

     

  • Analyse des prévisions Gartner sur les dépenses informatiques

    Dépenses IT en entreprise : le logiciel, premier levier d’économies

    Par Marc Tcherdakoff, Managing Director, Snow Software France

    Quelques audits très médiatisés ces derniers mois ont rappelé aux entreprises qu’elles n’y étaient pas toujours préparées. Mais surtout, que la gestion de leurs licences logicielles pouvait se révéler extrêmement coûteuse et dommageable pour leur image. La publication récente par le cabinet Gartner de ses prévisions du 4ème trimestre 2015 pour les dépenses informatiques vient souligner l’importance de la gestion des actifs logiciels, mais aussi d’une gestion efficace des licences accordées dans ce domaine. C’est pourquoi, nous allons analyser les constatations tirées de cette étude et présenter les enjeux de la gestion des actifs logiciels en entreprise.

    Le logiciel : un poste de dépense central en entreprise

    Selon Gartner, les dépenses logicielles vont augmenter de 5,3 % en 2016, à hauteur de 326 milliards de dollars $, contre 310 milliards $ en 2015. Après une période de réductions budgétaires, ces chiffres laissent présager que 2016  sera pour les entreprises une nouvelle année d’investissements dans les logiciels, afin de répondre à leurs objectifs stratégiques.

    Cette reprise des investissements peut être attribuée à différents facteurs, comme notamment l’arrivée de nouveaux modèles de licences, une augmentation des audits, et les évolutions des logiciels. La transition vers des licences en abonnement signifie qu’à long terme les entreprises dépensent davantage d’argent pour les logiciels qu’avec l’ancien modèle de licence perpétuelle. Cette augmentation peut aussi être corrélée à une évolution du positionnement stratégique des entreprises qui peuvent avoir retardé jusqu’à présent leurs investissements dans certaines technologies logicielles en raison de problèmes de compatibilité ou d’un manque de préparation en interne.

    Microsoft Office 365, Adobe Creative Cloud et les offres de stockage dans le cloud comme Microsoft Azure ou Amazon Web Services, imposent de nouveaux défis. La gestion de ces types d’applications requiert la mise en place de plans et processus adéquats, associés à une profonde compréhension des technologies et des questions d’octroi de licence. Disposer de la bonne technologie pour gérer ce nouveau type de licences semble être aujourd’hui une obligation quasiment incontournable.

    Le rapport Gartner souligne le pourcentage relativement important des investissements de chaque entreprise en matière de logiciels et montre que les décisions relatives aux acquisitions logicielles sont souvent faites sans véritable  compréhension des coûts, des modèles de licences et de leurs implications. Identifier les licences les mieux adaptées aux besoins est loin d’être la préoccupation majeure des managers de l’entreprise.

    Les investissements liés au data center représentent 54% des dépenses logicielles

    Le data center est généralement l’environnement où l’on trouve les logiciels les plus coûteux. Les logiciels IBM, Oracle, SAP ou Microsoft peuvent être extrêmement onéreux et s’avérer être un terrain miné en termes de licences. Bien que l’augmentation des dépenses au niveau des data centers semble relativement modeste avec ses 3 %, Gartner estime que cet environnement représentera 54 % des dépenses logicielles globales, ce qui en fait un objectif clé des programmes d’efficacité et d’économie, via les plates-formes de gestion des actifs logiciels (SAM).

    Une nouvelle fonctionnalité pour une base de données peut, par exemple, coûter 20 000 $ de plus sans que le client en soit véritablement conscient. Bien souvent, il ne s’en rend compte au moment de l’audit. De fait, une partie de l’augmentation des dépenses, avec les data centers, proviendra d’un renforcement des activités d’audit menées sur les fournisseurs.

    Il se peut également que les entreprises n’aient pas besoin d’autant de licences qu’elles le pensent, grâce à des droits comme ceux qui sont associés à la couverture étendue de Microsoft, permettant à un serveur passif supplémentaire de bénéficier des licences d’un serveur actif. Cependant, sans une plate-forme SAM pour interpréter ces autorisations en lien avec l’infrastructure réseau effective de l’entreprise, il est probable que cela se traduise par des dépenses excédentaires.

    Les entreprises pensent souvent que l’environnement de bureau est le domaine des occasions faciles à saisir. Si, cet environnement est considéré comme « l’option la plus simple pour des gains rapides », le coût global des logiciels, dans le contexte d’ordinateurs, ne représente qu’une fraction de leurs homologues au niveau des data centers.

    Suppression de 1 000 logiciels X pour ordinateurs =  57 600 € d’économies réalisées
    versus
    Suppression ou réaffectation de licences de 10 logiciels Y pour data centers  =  320 000 € d’économies réalisées

    Le data center est donc un lieu-clé de réduction des coûts. Comprendre et disposer d’une visibilité adéquate du volume des cœurs et processeurs, et du nombre d’utilisateurs ayant accès à un serveur sont des éléments qui devraient figurer en tête de liste quand vient le moment de choisir une plateforme SAM.

    Se prémunir contre le coût caché des appareils mobiles

    Le rapport Gartner prévoit un fléchissement des investissements matériels de l’ordre de 641 milliards $ en 2016 et ce ralentissement est à mettre en corrélation avec le cycle de renouvellement des appareils.

    Le concept de Bring Your Own Device (BYOD) peut être un facteur contribuant à cette réduction des investissements car, si les employés utilisent leurs propres appareils, les entreprises dépenseront moins en achat de matériel. Ceci s’accompagne toutefois d’une complexité plus grande en matière de gestion des systèmes personnels utilisés par les collaborateurs de l’entreprise. Le BYOD doit faire partie de la fonction SAM, dans la mesure où ces appareils exposent indéniablement l’entreprise à un risque en termes de sécurité et de compliance.

    En quelques années, on est passé du simple ordinateur portable à une multitude de dispositifs mobiles tels que les tablettes et les smartphones. Si les résultats et les prévisions soulignent un ralentissement des dépenses pour ces appareils, cela ne réduit pas l’importance de ces dispositifs au sein de l’entreprise. Une licence basée sur le cloud permet souvent de pouvoir utiliser un logiciel sur cinq terminaux, ce qui montre bien que le fournisseur est bien conscient de l’augmentation du nombre d’appareils par personne.

    Les entreprises doivent considérer les appareils mobiles comme autant de systèmes professionnels essentiels, qui permettent à leurs utilisateurs d’être toujours plus productifs et réactifs. Le fossé qui séparait la gestion des actifs matériels (HAM) de la gestion des actifs logiciels (SAM) se comble rapidement grâce à l’importance des spécifications du matériel, en termes d’exigences pour les licences. Ils sont maintenant intimement liés, dans la mesure où les deux fonctions fournissent des datasets très précieux. Il est crucial pour les entreprises de disposer des technologies appropriées, capables de gérer à la fois les aspects SAM et HAM. En conjuguant ces informations on dispose alors de toutes les données nécessaires pour gérer les investissements logiciels et matériels consentis par l’entreprise.

    PERSPECTIVES 2016 EN RESUME

    2016 semble être une année au cours de laquelle les entreprises dépenseront davantage d’argent en matière de nouveaux logiciels, avec des exigences de licencing plus complexes. De fait, la nécessité d’un programme efficace de gestion des actifs logiciels n’a jamais été aussi importante. Qu’il s’agisse de s’assurer que l’entreprise obtienne le meilleur retour sur investissement, ou se protéger d’audits de plus en plus poussés de la part des éditeurs de logiciels, l’année 2016 sera l’année du SAM. Avec 326 milliards $ investis dans les logiciels, les entreprises ont tout intérêt à veiller à ce que cet argent soit dépensé judicieusement.

    Source photo http://www.cavalaire.fr/cms/7006-8138/migration-vers-le-logiciel-libre.dhtml