Étiquette : KBCrawl

  • Rédiger un prompt… tout un art à maitriser

    Rédaction de prompts : quatre étapes à respecter

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations KB Crawl SAS

    Et si le fait de savoir poser des questions relevait d’une compétence, voire dans certains cas d’une technique ?

    Le sujet s’est autrefois posé lorsque sont apparus les premiers moteurs de recherche sur Internet.

    Il se repose aujourd’hui avec tout autant d’acuité au contact de l’intelligence artificielle générative qui se trouve embarquée dans les outils de veille. Car savoir poser les bonnes questions à Chat GPT, Midjourney ou Google Bard ne s’improvise pas et relève d’un processus dans lequel chaque étape a son importance.

    Étape n°1 : formuler la question principale avec rigueur

    La rédaction de prompts, c’est-à-dire d’instructions données aux IA génératives passe d’abord et avant tout par la définition d’un objectif.

    Que demande-t-on exactement à l’intelligence artificielle ? Il s’agit ici d’être le plus clair possible, ceci afin d’assigner à l’IA un rôle applicable avec la meilleure efficacité qui soit. Pour cela, il convient d’être assez directif sur la fonction attribuée, par exemple, à Chat GPT. Ainsi, des précisions telles que « tu es un veilleur basé en France et tu travailles dans le secteur des assurances » permettra à l’IA de s’exprimer avec un certain niveau de langage.
    À l’inverse, une précision du type « tu travailles pour une banque » sera trop flou…

    Étape n°2 :  le contexte

    La seconde étape à bien respecter consiste à effectuer une mise en contexte de la commande qui, là encore, sera la plus claire possible. Cette action a ceci de particulier qu’elle permet à l’IA de mieux structurer sa réponse.
    Ici, il s’agit de détailler ce qui est attendu de l’intelligence artificielle générative : une synthèse d’articles, un résumé… Il convient d’apporter des précisions sur le niveau de langage, le ton du texte, la cible, les objectifs précis. Il est ainsi envisageable de demander à l’IA d’effectuer sa proposition rédactionnelle sous un format accessible, ou au contraire technique. Pour la rédaction d’un document texte, par exemple, il est également important de mentionner qui seront les lecteurs (l’équipe marketing, l’équipe de direction…).

    Étape n°3 :  le format et le ton

    Des Intelligences Artificielles telles que Chat GPT appliquent strictement ce qu’on leur demande. Ainsi, il est important de leur préciser la nature et le périmètre du livrable souhaité : une synthèse, une structure en paragraphes, un raisonnement, une analyse…

    Il est également possible de lui demander de s’exprimer sous la forme d’une liste à puces, d’un tableau ou… d’un visuel pour certains cas particuliers. Exemple d’ordre à passer : « tu vas rédiger une synthèse en commençant par trois phrases d’accroche, poursuivre par la liste des thématiques abordées dans ces articles sous forme de tirets et rédiger une conclusion ». À signaler que le ton peut faire l’objet de précisions. Il peut être tour à tour formel, éducatif, technique…

    Étape n°4 :  délimiter des frontières et inviter l’IA à effectuer des révisions 

    Il est important que les IA génératives soient informées des limites dans lesquelles elles inscrivent leur action. Une formulation du type « rédige un article de synthèse plutôt long » est beaucoup trop vague. On lui préférera une formulation telle que « rédige un article de moins de 2 500 caractères, espaces compris », ou encore « ne rédige pas des phrases de plus de 20 mots ». Il convient par ailleurs de remettre le métier sur son ouvrage. Les premières demandes formulées à l’IA générative doivent impérativement faire l’objet de nouvelles questions, lesquelles vont permettre d’ajuster, de préciser la demande initiale. Le fait de continuer ainsi la conversation avec l’intelligence artificielle permet soit d’ajouter de nouveau éléments, soit d’en retrancher d’autres. Il s’agit donc bien d’une démarche itérative.

    Nous en sommes aujourd’hui aux balbutiements d’une relation : d’ici quelques mois sans doute, les êtres humains que nous sommes auront acquis les réflexes méthodologiques nécessaires qui leur permettront d’utiliser l’intelligence artificielle générative avec un maximum d’efficacité.

    Nous aurons notamment appris à nous méfier de l’emploi des adjectifs, qui entraînent l’IA vers la pente de émotions et qui donnent des résultats peu satisfaisants. Nous saurons aussi adopter une approche neutre, directive et précise, à l’image d’un professeur de lycée faisant passer une épreuve orale du baccalauréat à son élève. Le maître et l’élève sauront-ils rester chacun à sa place, sans que l’élève Chat GPT ne prenne la place du maître ? Très certainement.

    L’exercice du prompt est là pour nous montrer combien la machine ne fait finalement que se plier aux exigences de l’intelligence humaine.

  • Est-il utile de choisir des outils de veille payants face à leurs équivalents gratuits ?

    Outils de veille gratuits contre payants : décryptage

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl

    Lors de la mise en place d’un projet de veille, il est souvent utile de fixer les besoins nécessaires à l’entreprise et à ses collaborateurs en amont. Plusieurs questions récurrentes se posent alors : quel type de veille vais-je exercer ? Quels seront mes objectifs associés ? Quelles sources vais-je devoir surveiller ? Qui aura la charge de la veille au sein de mon organisation ?

    S’il est une question essentielle à se poser, c’est bien celle du choix de l’outil à utiliser. Face au nombre croissant de plateformes de veille gratuites disponibles sur Internet, quels sont les réels avantages des outils payants ? A-t-on vraiment intérêt à attribuer un budget pour collecter, traiter et diffuser l’Information au sein d’une même interface ? Dépenser son argent pour un outil payant, est-ce la garantie d’obtenir des résultats de veille optimum ? Petite revue des avantages des solutions payantes par rapport aux solutions gratuites.

    Les fonctionnalités avancées : le point faible des outils gratuits

    La nature et le mode de fonctionnement de l’entreprise sont à prendre en considération dans ce choix, comme les fonctionnalités et les caractéristiques techniques des interfaces. Les outils gratuits fournissent aujourd’hui des capacités correctes mais ont souvent des limites quant à la typologie et au nombre de sources à surveiller. Au-delà du contenu accessible à tous, les outils payants ont davantage les capacités de remonter du contenu non-indexé ou bien nécessitant une identification. La veille gagnera ainsi en réactivité et en exhaustivité de sources surveillées. Pour le traitement et l’analyse des résultats, là aussi certains logiciels gratuits offrent des performances convenables. Néanmoins, les outils payants permettent de définir et de suivre de manière plus précise les indicateurs clés de performance de votre dispositif de veille, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif.

    Les résultats de veille sont aussi faits pour être partagés. Une information isolée est une information perdue, et donc inutile. Sur ce point, les outils gratuits posent parfois de vraies limites. Les outils payants proposent en revanche de multiples possibilités : envoi de newsletters, création automatique de livrables partageables, suivi d’un fil d’actualité par le biais d’une plateforme collaborative ou encore via une application mobile pour les lecteurs en mobilité.

    Autre point : les outils gratuits ou « freemium » n’apportent que peu de mises à jour et de nouveautés dans leur offre. A l’inverse, les logiciels payants s’appuient généralement sur l’expertise d’équipes de travail R&D faisant bénéficier leur produit de mises à jour régulières. Ensuite, contrairement aux outils gratuits, les outils payants proposent généralement de récupérer et d’importer au sein du nouvel outil la veille existante ou précédemment configurée dans l’entreprise.

    Les avantages des logiciels professionnels

    Au-delà de ces fonctionnalités intrinsèques, les outils de veille payants présentent d’autres avantages, notamment pour ce qui relève de la collaboration et de l’harmonisation des procédés au sein de l’entreprise. Les outils professionnels intègrent pour la plupart la possibilité d’échanger entre collaborateurs et d’enrichir collectivement les contenus partagés. A contrario, les outils gratuits se limitent généralement à un usage purement individuel. Certaines plateformes proposent tout un panel de solutions dépassant le “simple” processus de collecte d’informations. Elles permettent ainsi de centraliser différents outils sur une même interface. La force des logiciels professionnels est de s’ajuster au plus près des attentes spécifiques de l’entreprise, grâce à des outils personnalisés et adaptés à chaque activité et/ou utilisateur. De l’origine du projet à l’implémentation et au suivi de l’outil, les prestataires payants offrent un réel accompagnement tout au long du processus de veille.

    Alors, outils gratuits ou outils payants ? La réponse dépendra assurément de votre organisation, de la portée de votre projet et de vos besoins identifiés. Les outils gratuits disponibles aujourd’hui offrent des fonctionnalités de base tout à fait correctes. Ils sont parfaits pour s’essayer à la veille sans investir trop de ressources. Mais les performances avancées de ces solutions montrent rapidement leurs limites dans le cadre d’un usage quotidien.

    Au fur et à mesure que la veille se professionnalise dans l’entreprise, prenant une place stratégique avec un besoin de structuration et de partage plus large, l’utilité des logiciels professionnels s’impose. En sus d’offrir des fonctionnalités abouties, ces solutions ne sont pas exclusivement tournées vers l’outil. Elles proposent par ailleurs un accompagnement personnalisé à chacune des étapes du processus de veille.

    À vous donc de construire votre propre processus de veille et de choisir l’outil qui convient à votre organisation. Mais il est vrai que la maturité du processus de veille au sein de l’organisation constitue une pente naturelle vers la solution payante.
    Un coût qui, à l’image de nos solutions KB Suite et KB Access, respectivement développés pour les grands comptes et pour les PME, peut être ajusté au mieux à vos besoins.