Étiquette : journée de la femme

  • Sur les réseaux sociaux aussi les femmes affrontent les mêmes difficultés pour faire entendre leurs voix

    La journée de la femme vue par Meltwater

    A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’entreprise Meltwater s’est attelée à étudier divers binômes femme-homme de personnalités influentes opérant dans des domaines similaires, afin de mettre en lumière d’éventuelles disparités. Avec pour dessein de comprendre comment l’influence d’une personnalité est potentiellement impactée par le genre et si la part de reproduction des inégalités femme-homme se retrouve sur les réseaux sociaux.

    Reconnue officiellement par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 1977, la Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans de multiples luttes des ouvrières et des suffragettes du début du XXème siècle, qui œuvrent au quotidien pour de meilleures conditions de travail, le droit de vote et la fin des discriminations entre les femmes et les hommes.

    Pour étudier cette dynamique, Meltwater a scruté les réseaux sociaux de personnalités F/H dans plusieurs domaines représentatifs de la « société » française :

    • Cinéma
    • Mode
    • Sport (football)
    • Cuisine
    • Musique
    • Artiste (danse)

    Les personnalités choisies sont des “experts” français de leur secteur, les plus à même de le représenter.

    Homme Femme
    Philippe Etchebest Hélène Darroze
    Olivier Giroud Wendie Renard
    SqueeZie Enjoy Phoenix
    Omar Sy Léa Seydoux
    SCH Aya Nakamura
    Olivier Rousteing Virginie Viard
    Benjamin Millepied Aurélie Dupont

    Premier constat : les femmes sélectionnées sont moins suivies que leurs homologues masculins sur l’ensemble des réseaux sociaux.

    • Omar SY :7.5M followers vs Léa Seydoux 86.2K;
    • SqueeZie:25.3M followers vs Enjoy Phoenix 8.5M ;
    • Benjamin Millepied :308.7K followers vs Aurélie Dupont 111.3K;
    • Olivier Rousteing: 8.5M vs Virginie Viard 68.5K ;
    • Philippe Etchebest : 3.8M vs Hélène Darroze 676.9K;
    • Olivier Giroud :3.4M followers vs Wendie Renard 558.7K.

    Seule exception parmi les binômes étudiés : Aya Nakamura (9 M de followers). En effet, elle est beaucoup plus suivie que son homologue masculin : le rappeur SCH (4.1M de followers).

    De plus, pour certaines personnalités féminines, les mots-clés associés  sont concordants avec leur genre. Par exemple pour le secteur football, plus masculin, on remarque que pour Wendie Renard, capitaine de l’équipe de France, les mots-clés qui ressortent le plus souvent sont : Woman & football féminin (apparaissant aussi dans les mots-clés négatifs). Alors que pour Olivier Giroud les mots clés associés sont liés à son sport et non à son genre: goal, club, winner.

    Concernant le duo phare de Top Chef, Philippe Etchebest / Hélène Darroze, Meltwaterconstate que malgré la popularité plus forte de Philippe Etchebest (89.4M de portée sur twitter) la tonalité des conversations qui lui sont associées est majoritairement négative. Alors que Hélène Darroze a une portée plus faible (28.9M portée sur twitter) mais les conversations à son sujet sont majoritairement positives.

    • Omar SY : 2.2M de reach vs Léa Seydoux 3.9K;
    • SqueeZie:13.3M de reach vs Enjoy Phoenix 2.5M ;
    • SCH : 3M de reach vs Aya Nakamura 1.4M
    • Philippe Etchebest : 417K de reach vs Hélène Darroze 49.9K ;
    • Olivier Giroud : 4.2M de reach vs Wendie Renard 78K.

    Autre découverte : parmi les binômes constitués, les hommes possèdent une communauté à majorité masculine, tandis que les femmes sont, elles plus suivies par des femmes, à l’exception des domaines comme la mode et la danse, domaines dits plus féminisés. De plus Hélène Darroze et Wendie Renard apparaissent quant à elles comme des exceptions avec une communauté majoritaire masculine dans des domaines suggérés comme masculin.

    Dans cette étude orchestrée par Meltwater, il semblerait donc que les hommes apparaissent plus influents sur les réseaux sociaux face à leurs homologues féminines. En effet, leur communauté est plus importante et s’active plus en partageant, aimant et mentionnant le nom de leur personnalité dans de nombreuses conversations. Néanmoins les femmes ne sont pas en reste, malgré une communauté un peu plus faible et un engageant moins fort, elles restent présentes et actives sur leurs réseaux.

    Sur les réseaux sociaux comme dans le monde réel, les femmes semblent donc devoir aussi affronter les mêmes difficultés pour réussir à s’imposer et faire entendre leurs voix. Face à cette réalité, il est temps que les choses changent. Plateformes, sociétés et professionnels du marketing et de la communication se doivent de prendre conscience de ces biais pour continuer ensemble de faire bouger les lignes.

     

  • La Journée de la Femme Digitale annonce les grands enseignements de l’étude sur les femmes et le digital

    Le digital perçu comme une véritable opportunité professionnelle

    La Journée de la Femme Digitale (@JFDParis) annonce les grands enseignements de l’étude exclusive sur les femmes et le digital menée avec Capgemini Consulting et la FrenchTech. Les résultats démontrent une nette évolution des mentalités : le numérique est considéré comme un tremplin pour faire évoluer leur carrière et répondre à leurs envies de se dépasser.

    L’étude révèle qu’un tiers des femmes oeuvrant dans le numérique perçoivent le digital comme un outil pour transformer leur entreprise.

    Pour 93% des répondantes, le digital est une véritable opportunité professionnelle que ce soit au travers d’un changement de poste – interne ou non – (69%) ou en créant elles-mêmes leur entreprise (23% au total et même jusqu’à 50% pour celles qui travaillent au sein de start-up).

    Même si le digital est avant tout perçu pour les sondées comme un outil de travail (70%), c’est également un atout dans leur logique de carrière (58% des répondantes), en particulier pour les femmes évoluant dans des start-up (76%). L’étude souligne par ailleurs que le digital s’apparente à un moyen de se réinventer ou de réinventer son entreprise (+ 40 % des interrogées). 

    Les compétences clés pour « percer » dans le digital :

    Les sondées considèrent qu’il existe 4 grandes « compétences » clés pour évoluer : la créativité (74%), l’entourage professionnel (71,6%), la capacité à savoir vendre ses idées (60%) et la capacité à savoir réseauter (56%).

    En parallèle, deux grands sujets émergent dans leur volonté de progresser : l’art de la levée de fonds (47%) et le désir d’acquérir davantage de compétences technologiques pour 40% d’entre elles (coder, développer,…). Pour y parvenir, elles considèrent que c’est à elles seules de palier ces lacunes en privilégiant notamment le réseautage et la participation aux événements (76%).

    Les leviers pour modifier sa trajectoire professionnelle

    L’étude indique que les principaux déclics pour changer de cap professionnel seraient l’absence d’évolution professionnelle (53%), l’envie de rejoindre/créer une entreprise qui leur ressemble (48%) ou leur fait envie (37,52%).

    Même si seulement 11% des interrogées travaillent en start-up, 44% d’entre elles se verraient bien dans l’entrepreneuriat quand 47% s’imaginent « intrapreneures » (porteuses de projets au sein de leur entreprise).

    Des évolutions et parcours mixtes motivés selon le profil de chacun

    40% des répondantes se projettent en start-up ou création d’entreprise. Ces parcours attirent notamment pour leurs modes de travail agiles & collaboratifs (attrait cité par 30% de ces répondantes).

    A l’inverse, les sondées venant de start-up semblent moins ouvertes à un parcours mixte entre start-up & grands groupes. Ce type de structure ont pour les « startuppeuses » un intérêt en termes de rayonnement sur le marché (attrait cité par 30% des répondantes start-up) et seraient donc davantage une étape qu’une fin en soi. 

    Plus largement, les femmes attirées par un parcours dans les grandes entreprises le sont principalement pour évoluer au sein de la structure (36,6%) ou dans un désir de reconnaissance sur le marché (18%).

    Ces changements de parcours sont principalement opportunistes et non planifiés puisqu’ils sont souvent guidés par des rencontres (65%). Pour les acteurs en start-up, le changement de parcours correspond principalement à un sentiment prospectif (rejoindre l’entreprise qui me ressemble), tandis que pour les acteurs en grandes entreprises ou telco, le changement de parcours est avant tout guidé par un sentiment négatif / le sentiment d’être bloqué dans son évolution dans son travail actuel…

    « Cette étude montre que les femmes peuvent – grâce au digital – évoluer selon leurs envies et qu’une véritable transformation est possible. Qu’elles souhaitent modifier les pratiques internes de leur entreprise ou créer leur projet, passer d’une grande entreprise à une startup, tout est désormais possible. Par ailleurs, les rôles modèles, indispensables pour aider les femmes à s’identifier et surtout oser entreprendre ou intraprendre, sont plus nombreux : l’étude révèle qu’il y a autant de rôles modèles cités que de répondants. » se réjouit Delphine Remy-Boutang, co-fondatrice de la Journée de la Femme Digitale.

     

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