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  • Comment les assistants vocaux changent-ils le marketing des marques ?

    Comment les assistants vocaux changent-ils le marketing des marques ?

    Une tribune d’Eric Dosquet – Chief Innovation Officer Avanade France

    « La révolution ne sera pas diffusée à la télé. Elle sera proclamée par la voix »[1]. Jared Belsky

     Le CES 2019 s’annonce comme un grand moment pour les assistants vocaux et des objets non plus juste connectés (so 2015 !) mais à commande vocale. La vague ne cesse de monter. Avec la démocratisation croissante des enceintes connectées qui matérialisent les assistants et la nouvelle interface vocale, les marques s’interrogent sur les nouvelles opportunités offertes par ces objets à interfaces naturelles. Focus sur ces marqueurs d’une nouvelle ère.

     Après les débuts de Siri en 2010 et son rachat par Apple, la sortie d’Alexa d’Amazon en 2014, suivis par l’Assistant de Google, Cortana de Microsoft et de quelques autres, la vague GAFAM ne cesse de monter. D’après une étude menée en septembre 2018 par Voicebot.ai, près de 58 millions d’Américains, soit 23 % de la population, posséderaient au moins un smart speaker [2]. Les Européens et les Chinois tendent à suivre les mêmes courbes d’adoption. Les ventes d’enceintes connectées ont connu un bond à la faveur du Black Friday et du Cyber Monday, suivis par les fêtes de fin d’année. Ce phénomène se complète par la présence native d’assistant sur les smartphones  Android et iOS, si bien qu’aujourd’hui tous les acteurs majeurs, sur l’ensemble des verticaux, recherchent, élaborent et expérimentent sur les nouvelles opportunités offertes par les assistants vocaux.

    Disruption majeure dans la relation homme-machine

    Par leur fonctionnement naturel, les assistants vocaux s’imposent facilement comme de nouvelles interfaces, plus intuitives, apportent de nombreux usages et fonctionnalités. Dans une étude récente, Dashbot constate que 75% des sondés équipés les utilisent au moins une fois par jour et 57%  plusieurs fois par jour. 65% déclarent que les assistants ont changé leurs comportements ou leurs routines quotidiennes[3]. Quatre grandes catégories d’usages se cristallisent :

    Smart home : allumer la lumière, régler la température.
    Divertissement : lancer une radio, une musique, un jeu, un quiz.
    Information : poser une question pratique, trouver un commerce à proximité.
    Shopping : préparer des listes de courses et effectuer des achats.

    Nouvelle approche dans l’accès à l’information

    Les assistants vocaux associent deux aspects : des assistants virtuels et une interface vocale, d’où le terme complet « assistants virtuels à commande vocale ». Ils conjuguent des algorithmes d’intelligence artificielle, des systèmes de reconnaissance et de génération vocale induisant une nouvelle approche dans l’accès à l’information.

    Ils s’inscrivent dans les grandes tendances technologiques de fond (montée des plateformes, IA, personnalisation, multiplication de terminaux, etc.) et dans la lignée des transformations d’interfaces homme-machine, ce qui ne laisse aucun doute sur leur potentiel à modifier profondément nos comportements et nos usages. Ils apportent cependant un nouveau lot d’interrogations sur le respect de la vie privée, la protection des données et la confiance, principaux freins à l’adoption et garde-fou fondamentaux envers des tentations orwelliennes.

    La bataille entre les marques et les assistants vocaux pour la confiance du consommateur

    Les marques s’interrogent aujourd’hui sur la place des assistants dans leur marketing mix. Est-ce un medium publicitaire, une interface de vente, un nouveau canal de distribution, un point d’achat, un point de contact après-vente ou une intimité inédite avec leur client ? La réponse est : tout à la fois, à un détail près cependant. Les marques se battront avec les algorithmes d’intelligence artificielle pour la ressource la plus convoitée : la confiance du consommateur. Celui-ci aura un choix entre faire confiance à un assistant virtuel qui automatisera certaines de ses routines ou à une marque qui aura su le convaincre de devenir sa référence.

    Menacées, les marques doivent se poser de bonnes questions. Le nouveau marketing se confondra de plus en plus avec le service afin d’apporter une véritable valeur dont le périmètre renouvelé comprendra la pertinence et l’authenticité. Ces qualités ne constitueront plus un simple bénéfice, mais une barrière à l’entrée que toutes les marques ne sauront pas surmonter.

    Pour convaincre l’intelligence artificielle de les sélectionner en tant que partenaires fiables, les marques devront formuler une offre pertinente qui correspondra à une recherche multidimensionnelle, en permanente évolution et constamment challengée par leurs concurrents. Elles devront optimiser le SEO pour la recherche vocale sur l’ensemble des assets digitaux, en visant « la position zéro » dans les classements.

    Pour gagner la confiance du consommateur et devenir son premier choix explicite, son « top of mind », les marques devront revoir leurs fondamentaux, refondre leur storytelling, trouver leur propre « voix » et miser sur l’authenticité au-delà d’un simple exercice de communication. Elles devront construire une véritable stratégie de la voix, au-delà d’une simple Skill pour Alexa :

    • Se ré-interroger sur la mission de la marque.
    • Passer du mode transactionnel au mode relationnel, susciter l’amour de sa marque par une émotion, un contenu particulier.
    • Penser l’image de la marque… sans image et se doter d’assets sonores expressifs.
    • Trouver un ton de la voix juste, au sens premier du terme, se distancer des voix publicitaires sans surprises.
    • Créer des cas d’usage en ciblant chez les consommateurs un ou deux besoins auxquels la marque répond mieux que ses concurrents, et viser la récurrence.
    • S’intégrer dans la vie des consommateurs à travers des points de contacts audio en s’appuyant sur les usages des assistants (moments de la journée, caractère mains libres, requêtes plus intuitives et plus rapides, exigence dans la qualité des réponses).

    Omniprésente, omnisciente, presque magique, mais avec des apparences (ou du moins des sonorités) humaines, la voix est une technologie aussi naturelle que disruptive. Les assistants marquent une étape majeure, fondamentale même, dans le rapport entre l’homme et la machine, entre le consommateur bien réel et un monde numérique de moins en moins virtuel. Les entreprises et les marques doivent se préparer à une nouvelle ère dont nous apercevons aujourd’hui les premiers signes. Innover ou disparaître, c’est à l’aube de ces ruptures que peuvent se conforter ou se défaire des empires.

    [1] « The revolution won’t be televised. It will be voiced ».

    [2] https://voicebot.ai/2018/10/30/u-s-smart-speaker-users-rise-to-57-million/

    [3] https://www.dashbot.io/2018/11/19/how-consumers-really-use-alexa-and-google-home-voice-assistants/

     

  • Quand l’utilisation des technologies vocales par les entreprises triplera au cours des 12 prochains mois…

    L’utilisation des technologies vocales par les entreprises triplera au cours des 12 prochains mois 

    Selon la dernière Etude Pindrop sur l’utilisation des technologies vocales en entreprises

    500 chefs d’entreprise et responsables informatique s’entendent pour dire que « l’économie conversationnelle » décolle enfin malgré d’importantes craintes en matière de sécurité.

    85% des entreprises utiliseront la technologie vocale, telles que Amazon Alexa ou les assistants à commande vocale Cortana de Microsoft, pour communiquer avec leurs clients en 2019, contre 28% actuellement, selon la dernière étude de Pindrop, le pionnier de la sécurité et de l’authentification vocale. Cela marque l’avènement de
    « l’économie conversationnelle » annoncée depuis quelques années déjà par l’industrie, c’est à dire un écosystème où la voix, et non plus le toucher, devient la principale interface pour les clients.

    D’après les résultats de cette étude, le nombre d’entreprises qui prévoient d’utiliser la voix pour communiquer avec leurs clients va tripler. Plus des deux tiers (67%) prévoient d’utiliser des assistants à commande vocale pour la majorité des interactions avec leurs clients, tandis que près d’une entreprise sur quatre prévoit de les utiliser pour toutes les interactions, ce qui témoigne d’une confiance croissante dans les capacités de ces technologies.

    De fortes attentes pour les technologies vocales
    • 94% des responsables en entreprises considèrent la technologie vocale comme un levier essentiel de la satisfaction client
    • 88% estiment qu’elle représente un avantage concurrentiel
    • 57% estiment qu’elle augmentera l’efficacité opérationnelle
    • 57% déclarent que l’utilisation de la technologie vocale réduira le coût de chaque transaction client

    La France à l’avant-garde des technologies voix
    Dans l’adoption des technologies vocales, une fois n’est pas coutume, la France est pionnière en Europe : 30% des répondants ont déclarés avoir déjà implémenté un projet d’assistant vocal (UK : 26%, DE : 19%). Pour les intentions d’implémentations de cette technologie dans les 6 prochains mois, la France est même en tête du classement avec 37% (US : 34%, UK : 29%, DE : 33%). Ce résultat est très probablement lié au fait que 93% des répondants français (de nouveau en tête du classement) sont convaincus que la technologie vocale va leur apporter un avantage concurrentiel.

    France : la sécurité, clé de l’engagement client
    Interrogés sur leurs choix en matière d’investissements pour améliorer l’engagement client, voilà leurs priorités :
    – Solution anti-fraude et de sécurité : 90% (devant les US, UK et DE)
    – S’assurer que votre organisation est conforme à la réglementation : 79%
    – Compétences des employés et formation technologique : 77%
    – Technologies vocales : 76%
    – Machine learning et analyse comportementale : 76% (devant les US, UK et DE)
    – Reconnaissance faciale : 74% (devant les US, UK et DE)
    – Intelligence Artificielle : 72%
    – Reconnaissance via l’iris : 69% (devant les US, UK et DE)
    – Empreinte digitale : 65%

    Les leaders d’aujourd’hui resteront les leaders de demain
    Alors qu’Alexa fait les gros titres autour de l’économie conversationnelle, les entreprises adoptent une approche plus réfléchie lorsqu’elles introduisent des assistants dans leurs processus opérationnels.
    Les résultats de l’étude de Pindrop montrent que les technologies vocales sélectionnées par les entreprises pour développer des projets d’ici deux ans viendront principalement de Microsoft, de Google et d’Amazon.

    Technologies choisies pour un projet d’assistant vocal d’ici 2 ans :
    – Microsoft Cortana : 78 %
    – Google Assistant : 78 %
    – Amazon Echo : 77 %
    – IBM Watson : 69 %
    – Apple Siri : 68 %
    – Samsung Bixby : 62 %
    – SAP Co-pilot : 64 %

    Bien que les répondants estiment que la technologie vocale stimulera les ventes, ils sont aussi très inquiets (80%) à propos de la capacité des entreprises à conserver en toute sécurité les données acquises grâce à la technologie vocale.

    Vijay Balasubramaniyan, CEO et co-fondateur de Pindrop, explique :
    « L’économie conversationnelle au sens large, incluant la sécurité et l’identité des personnes, devient un enjeu central à mesure que son utilisation augmente. Si les entreprises ont l’intention d’utiliser la technologie vocale pour la majorité des interactions avec leurs clients dans un avenir proche, elles doivent également s’assurer que cette méthode d’interaction est aussi sûre que n’importe quelle autre. Actuellement, les contrôles biométriques peuvent être facilement trompés par une voix synthétisée, tandis que les numéros de téléphone qui seront utilisés pour intercepter les assistants virtuels peuvent être usurpés. Au fur et à mesure que l’utilisation des assistants à commande vocale augmente, des attaques suivront. »

    Les craintes en matière de sécurité pourraient ralentir la croissance
    Les dirigeants ont clairement indiqué dans l’étude que les questions de sécurité pourraient freiner la croissance des interactions vocales :
    • La sécurité est l’un des facteurs les plus importants pour assurer le développement rapide de l’économie conversationnelle.
    • Plus de huit répondants sur dix (85%) pensent que les craintes des clients au sujet de l’utilisation abusive de leurs données ralentiront l’introduction de la technologie.
    • 82 % des entreprises prévoient que les consommateurs seront préoccupés par la fraude.

    Vijay Balasubramaniya, ajoute :
    « Alors que nous sommes habitués à l’utilisation de pavés tactiles et de claviers, la technologie vocale sera le moteur dominant pour transformer les vies et les entreprises. En ce qui concerne la sécurité et l’authentification, les technologies vocales ou d’empreintes digitales devraient avoir la priorité sur la reconnaissance faciale ou via l’iris. Cependant, afin d’éviter les craintes des consommateurs et l’utilisation abusive des données acquises via la technologie vocale, les entreprises sont contraintes d’accorder la priorité à la sécurité pour conserver la confiance des clients. Les entreprises qui mettent l’accent sur l’établissement d’une relation de confiance avec les consommateurs assureront l’épanouissement de l’industrie de la voix et ce qui créera un nouvel écosystème technologique, alimenté par le pouvoir de la voix humaine. »

     

     

  • 10 façons dont l’Internet des objets change nos vies

    10 façons dont l’Internet des objets change nos vies

    Par Automic Software sas

    15,2 milliards d’euros, selon l’Institut Montaigne, tel sera le chiffre d’affaires dégagé par l’IoT, en France, en 2020. Présent dans différents objets de la vie quotidienne (TV, chauffage, sport, santé) ou encore dans l’industrie (moteur d’avion, appareil de forage pétrolier, etc), il n’y a plus aucun doute, l’IoT est d’actualité ! Il est donc nécessaire de se demander quel est le réel impact des objets connectés sur nos vies ? Quels secteurs sont les plus touchés ? Un tour d’horizon s’impose !  

    Conduire grâce à l’IoT

    Désormais il est possible de conduire grâce à l’IoT. C’est déjà le cas grâce au logiciel de Tesla, fabricant de voitures électriques, qui télécharge automatiquement les mises à jour et si besoin, programme de manière autonome l’enlèvement d’un véhicule vers un établissement Tesla. Adieu le temps d’attente dans les garages et autres marchandages pour les réparations. Grâce aux nouvelles technologies, tout cela sera automatisé.

     Porter des vêtements connectés

    L’industrie du textile intelligent connaît un réel essor et l’idée que chaque vêtement ait une identité numérique ouvre de réelles perspectives. Même les marques de luxe ne s’y sont pas trompées. Ralph Lauren a lancé son nouveau Polo Tech Shirt qui récupère et analyse, dans le Cloud, les performances athlétiques comme le rythme cardiaque, l’intensité des mouvements ou encore la dépense de calories. Associé à d’autres « wearables » tels que FitBit, les utilisateurs pourront bénéficier d’expérience unique sur leurs performances sportives.

     S’éclairer en un claquement de doigt  

    Il s’agit des premiers cas d’utilisation d’IoT, permettre aux utilisateurs de programmer leur éclairage. Pas besoin de boîtier, c’est le smartphone qui gère tout. C’est le cas notamment des ampoules LED Hue de Philips qui offrent, aux utilisateurs, la possibilité de contrôler leur éclairage, de jouer avec les tons, les contrastes ou encore tout un éventail de couleurs.  

     Bâtir des villes intelligentes

    Horizon 2020, tel est le nom du programme de la Commission européenne qui souhaite, d’ici trois ans, créer un maximum de villes intelligentes. Depuis 2014, elle sélectionne et finance, chaque année, plusieurs projets dans les smart grids, la smart data, les nouvelles mobilités, etc. Il existe de nombreux autres exemples. A Singapour, les autorités locales testent les systèmes intelligents de gestion de parking et de déchets afin d’identifier les besoins journaliers et hebdomadaires.

    Simplifier l’agriculture

    Cette industrie connaît une vraie mutation technologique, tant au niveau de ses outils que de ses pratiques. Stations de météo connectées, capteurs qui mesurent la vitesse du vent ou encore embarqués sur les machines agricoles, sont autant d’exemples qui prouvent que le secteur agricole n’échappe pas à cette déferlante. C’est le cas notamment du Connect System de John Deere Field qui permet de contrôler les niveaux d’hydratation des champs pour ensuite envoyer les données aux agriculteurs.

    Voler

    Désormais les appareils Boeing 787 de Virgin Airlines sont entièrement connectés, des moteurs au train d’atterrissage, en passant par les clapets. David Bulman, Directeur de Virgin Atlantic IT, déclarait que, pour un seul vol, ils pouvaient envoyer la moitié d’un téraoctet de données depuis les différents appareils connectés à Internet. De quoi bénéficier, dans les airs, des mêmes avancées technologiques que sur Terre

     Aider les seniors à rester autonomes

    Le bien-être des personnes âgées est un cheval de bataille pour les constructeurs d’objets connectés. Selon une étude Doctissimo, et contrairement aux idées reçues, les seniors ne sont pas réfractaires aux nouvelles technologies. Au contraire
    En 2016, ils ont dépensé 128 M€ dans la domotique et ce marché représenterait 130 milliards d’euros d’ici 2020. De plus, les objets connectés renforceraient le lien social en atténuant l’éloignement familial et la solitude, véritables maux pour cette population.

    Surveiller sa propriété

    Avant le boom de l’IoT, la télésurveillance restait couteuse et s’adressait aux millionnaires et professionnels. Depuis quelques années, et grâce aux objets connectés, les utilisateurs peuvent, en un clin d’œil, et grâce à leurs smartphones, savoir et contrôler tout ce qui se passe chez eux. Bosch a développé une caméra de sécurité basée sur l’IP permettant à l’utilisateur de se connecter à son système de sécurité.

     Devenir le nouveau Roger Fédérer

    Jusqu’à présent les technologies utilisées par les stars de la balle jaune n’étaient pas accessibles au grand public, notamment en raison de leur coût. Aujourd’hui, avec l’essor des objets connectés, il est plus facile de se prendre pour Federer. Babolat, entreprise Française spécialisée dans les raquettes de tennis, n’a pas raté le coche. Elle a ajouté des capteurs et de la connectivité dans certains de ses produits, permettant aux joueurs d’analyser la vitesse de la balle, la puissance de frappes ou encore le nombre de coups droits, revers, etc. A-t-on besoin de préciser que cette technologie a été testée et approuvée par Rafael Nadal ?

     Ne plus être en retard ou presque

    Demain, dans de nombreuses villes, des voitures sans chauffeur seront équipées de capteurs pouvant fournir aux autorités municipales les données adéquates pour améliorer les schémas de circulation. De quoi anticiper ses trajets et ne plus jamais être en retard !

     Il ne fait plus aucun doute, le futur sera connecté ! Pour les entreprises cela signifie penser et renforcer leur stratégie autour de l’IoT afin de répondre aux besoins de leurs clients. Pour y parvenir, elles auront besoin d’automatisation, notamment pour automatiser tous les processus informatiques liés à l’IoT : provisionnement, déploiement et traitements. L’automatisation dissimule ainsi la complexité des environnements, conférant aux développeurs des moyens rapides, simples et avancés de déployer des applications IoT innovantes. Peut-être que si tous les fabricants de réfrigérateurs automatisaient leurs processus, aurions-nous des frigos intelligents, qui nous enverraient un message pour nous rappeler de d’acheter des oranges, ou qui signaleraient à notre magasin en ligne une pénurie yaourts. Qui sait

  • Quand les objets connectés rassemblent les Français autant qu’ils les divisent

    Etude sur les français et le objets connectés

    Sondage OpinionWay pour idealo : les Français et les objets connectés
    À l’occasion du salon IoT World de Paris les 22 et 23 mars prochains, idealo, le comparateur de prix du groupe Axel Springer, a souhaité mettre en exergue le rapport que les Français entretiennent avec les objets connectés. Pour mémoire, en 2016, une étude OpinionWay indiquait que 35% des Français considéraient qu’il s’agissait d’une révolution comparable à celle d’internet.

    Bien au-delà d’un simple phénomène de mode, les objets connectés s’enracinent dans notre quotidien. Combien de Français possèdent des objets connectés ? Quels types d’objets connectés et dans quel domaine ? Quelle est la fréquence d’utilisation des Français ? Ont-ils confiance pour l’utilisation et la protection de leurs données personnelles ? Quels sont les axes d’amélioration ? Il en résulte un bilan en demi-teinte : les objets connectés rassemblent les Français autant qu’ils les divisent.

    QUEL BILAN GLOBAL AUJOURD’HUI POUR LES OBJETS CONNECTÉS ?

    D’après les résultats de cette étude OpinionWay, les Français restent encore divisés sur la question des objets connectés. En effet, quand 33% des Français disent posséder un ou plusieurs objet(s) connecté(s), 52% de la population n’en possèdent pas et ne comptent pas en acheter. Ce dernier chiffre ne témoigne pas obligatoirement d’un refus catégorique d’acquérir un objet connecté, mais peut aussi s’expliquer par le désintérêt ou l’absence de besoin. Si l’on considère également les 15% de Français ne possédant pas d’objets connectés mais souhaitant en acquérir un prochainement, la population française est assez clairement divisée sur la question (48%-52%).

    De manière plus détaillée, on compte davantage de technophiles chez les hommes (38%) que chez les femmes (29%). En outre, même si les personnes âgées de moins 50 ans sont plus nombreux à posséder des objets connectés (36% contre 29), les personnes âgées de 50 à 64 sont ceux qui disposent de la plus forte marge de progression : 20% d’entre eux compte s’équiper en objet connecté prochainement. Mais quels sont les domaines d’application, le type d’objet connecté et la fréquence d’utilisation des consommateurs français ?

    • Les loisirs, domaine d’application favori des possesseurs d’objets connectés

    Les objets connectés sont majoritairement utilisés dans un cadre ludique. En effet, les domaines des loisirs et du sport se révèlent être les plus prisés par les amateurs d’objets connectés en France, avec plus de 74% des possesseurs d’objets connectés. En parallèle, 2 personnes équipées sur 10 (21%) possèdent un objet dans le domaine de la santé. Avec la mise à disposition d’objets connectés de santé dans les pharmacies par exemple, les fabricants disposent d’une réelle marge de progression, notamment auprès des personnes âgées de 50 ans et plus, dont seulement 13% sont équipés en objets connectés liés à la santé. La bureautique (28%) et la domotique (17%) complètent ces équipements. Enfin, seuls 7% des possesseurs d’objets connectés les utilisent dans un cadre professionnel.

    L’âge, le sexe et la catégorie socio- professionnelle des utilisateurs marquent certains clivages. Par exemple, les hommes (28%), tout comme les moins de 35 ans (30% contre 24% de leurs aînés), utiliseront plus un objet connecté pour faire du sport (contre 23% des femmes), alors que les femmes en auront beaucoup plus une utilité dans le domaine de la santé (27% contre seulement 16% des hommes).

    • Les objets connectés mobiliers devancent les « wearables » et les
    « hearables »

    En ce qui concerne la typologie des objets connectés, les objets mobiliers, comme les télévision, balance, thermostat et lumière sont très majoritairement prisés par les Français (61%). Ils devancent très nettement les objets connectés « wearables » (montre, vêtement, tracker de santé, porte-clefs) avec 36% des possesseurs, ou encore les « hearables » (casque ou écouteurs) avec 20%. Les voitures connectées (11%) restent les moins populaires.

    En termes plus détaillés, les objets mobiliers (64%) ou les « wearables » (38%) seront plus répandus chez les hommes que chez les femmes (respectivement 58% et 32%), tandis que ces dernières seront plus adeptes de « hearables » (26% contre 15% pour les hommes). De même, les personnes de plus de 50 ans (71% contre 54% de personnes plus jeunes) et les personnes issues des catégories socioprofessionnelles aisées (64% contre 58% des personnes issues des catégories populaires) possèdent plus largement des objets connectés mobiliers.

    Les personnes âgées de moins de 35 ans sont en revanche beaucoup adeptes de « wearables » (40% contre 34% de leurs aînés), de « hearables » (28% contre 17%) et de voitures connectées (15% contre 10%).

    Il existe plusieurs raisons pour expliquer ces disparités de résultats. Tout d’abord, les « hearables » sont une technologie relativement récente comparée aux « wearables » ou aux objets mobiliers. De fait, leur popularité, bien que grandissante, reste encore assez faible et le premier objectif actuel des fabricants est de gommer l’image « accessoire » dont ils sont affublés. Concernant les voitures connectées, un constat similaire peut être appliqué. Bien que de plus en plus de constructeurs comme Opel, Chevrolet ou Ford équipent ou vont équiper leurs voitures de nombreux outils connectés (Wifi, 4G etc.), cette technologie en est encore à ses débuts dans le domaine de l’automobile. Le taux de pénétration est donc logiquement plus faible puisque l’achat d’une voiture est un investissement important et nécessite un budget beaucoup plus conséquent que n’importe quel autre objet connecté. Il va donc falloir attendre quelques années pour voir une généralisation de ces voitures connectées, et c’est notamment ce que montrent les pourcentages des personnes âgées de moins de 35 ans abordés ci-dessus.

    • Une utilisation hebdomadaire pour la majorité des possesseurs

    C’est probablement un enseignement à la fois attendu et majeur de cette étude : les objets connectés trouvent leur place au quotidien dans la vie de leurs possesseurs, puisque la grande majorité de ces derniers les utilisent au moins une fois par semaine. Plus encore, 2/3 des possesseurs d’objets mobiliers les utilisent au quotidien ou plusieurs fois par semaine. Il en va de même pour 68% des possesseurs de « wearables ». De fait, les objets connectés mobiliers et les « wearables » sont les objets avec la plus haute fréquence d’utilisation. De leur côté, voiture connectée (72%) et « hearables » (63%) sont majoritairement utilisés de façon hebdomadaire, et avec une fréquence journalière beaucoup plus faible (respectivement 28% et 9%).

    LES FRANÇAIS ET LES OBJETS CONNECTÉS : JE T’AIME, MOI NON PLUS

    Depuis la dernière étude OpinionWay en 2016, une observation notable peut être faite : le pourcentage de possesseurs d’objets connectés a stagné en un an. En effet, alors que 35% des Français possédaient au moins un objet connecté en 2016, ils sont aujourd’hui 33% dans cette nouvelle étude. Au-delà de l’absence de progression de ce chiffre, les consommateurs français pointent aussi du doigt certains freins, et notamment leur inquiétude au sujet de l’utilisation et de la protection de leurs données personnelles mais aussi le prix d’un objet connecté, souvent jugé trop élevé.

    • 6 Français sur 10 n’ont pas confiance pour la sécurité de leurs données

    Lorsque la question leur est posée, 60% des Français ne font pas confiance aux fabricants d’objets connectés concernant la protection et l’utilisation de leurs données personnelles. Et lorsque l’on s’intéresse au détail de ce fort pourcentage, les hommes et les femmes partagent la même crainte. En revanche, les personnes âgées de plus de 50 ans (65%) et les catégories socioprofessionnelles aisées (62%) éprouvent beaucoup plus de méfiance que les personnes plus jeunes (56%) et les catégories populaires (52%).

    En outre, une vraie opposition existe entre les possesseurs d’objets connectés et les non- possesseurs : en effet, les premiers font largement confiance aux fabricants pour la protection de leurs données (61%), alors que, à l’inverse, les seconds éprouvent très majoritairement de la méfiance (70%).

    Pour les fabricants d’objets connectés, il existe donc un réel enjeu à convaincre les non-possesseurs sur le fait que leurs données soient bien protégées et non utilisées. Mais d’autres points d’amélioration méritent l’attention des fabricants d’après les Français, au premier desquels se trouve le prix.

    • Prix plus accessibles, meilleure protection des données… : les différents leviers d’amélioration

    Si les objets connectés ont réussi à conquérir un tiers des Français, des leviers d’amélioration restent encore à actionner pour toucher plus de personnes. Le premier d’entre eux n’est pas une surprise : le prix des objets connectés. 52% des personnes désirent que le prix des objets connectés soit plus attractif. S’ensuit une meilleure protection des données, avec 36% des personnes interrogées. Les critiques se concentrent ensuite sur les caractéristiques techniques et l’interface des objets connectés: 29% souhaitent une meilleure batterie, 26% une utilisation plus facile et 18% aimeraient avoir une meilleure information sur l’utilisation de l’objet.

    Il n’existe pas de réelles différences entre homme et femme. Cependant, 30% des femmes aimeraient une utilisation plus facile (contre 21% des hommes)

     

    • Combien les Français seraient-ils prêts à dépenser pour un objet connecté ?

    La marge de manœuvre demeure encore assez importante pour conquérir un public plus large. En effet, certains objets ne parviennent toujours pas à susciter l’intérêt des personnes interrogées. C’est notamment le cas des vêtements (61% des personnes interrogées ne souhaitent pas acquérir l’objet), d’un porte-clefs (57%), d’une balance (54%), d’un tracker de santé (53%) ou encore d’écouteurs (50%).

    A l’inverse, la télévision (50%) ou la montre connectée (46%) rencontrent un certain intérêt auprès du public, qui serait prêt à débourser une somme moyenne de respectivement 509€ et 93€. Il s’agit de biens assez coûteux qui ne font aujourd’hui pas partie des priorités des Français. Seules les personnes possédant déjà un objet connecté se montrent plus sensibles à d’autres catégories d’objets et sont prêts à dépenser plus que les autres, que ce soit pour une télévision (+96€), une montre (+45€) ou même une balance (+11€).

    Si l’on se concentre sur le détail de ces derniers résultats, les hommes seront capables de dépenser plus que les femmes pour une télévision (+79€), une montre (+11€) ou un vêtement (+10€). A contrario, les femmes accepteraient de payer plus pour un tracker de santé (+12€) ou une balance (+6€). Enfin, les personnes âgées de 50 ans et plus accepteraient de dépenser plus que les personnes plus jeunes pour un vêtement (+18€), un tracker de santé (+14€) et des écouteurs ou un casque (+9€).

    UN BILAN MITIGÉ, ENTRE SÉDUCTION, DÉSINTÉRÊT ET MÉFIANCE

    Les objets connectés parviennent à séduire les Français. Aujourd’hui, un tiers d’entre eux est équipé d’un ou plusieurs de ces objets high-tech. Les personnes interrogées portent leur intérêt sur des objets mobiliers qui leur permettront d’améliorer le confort de leur habitation et qui disposent d’une réelle plus-value. Les « hearables » et « wearables », bien que très médiatisés, n’arrivent que dans un second temps. Ces objets connectés ont également réussi à s’imposer dans le quotidien de leurs possesseurs qui les utilisent, dans leur grande majorité, au moins une fois par semaine si ce n’est tous les jours.

    Cependant, les objets connectés qui relèvent plus de l’accessoire aux yeux des Français ont encore du mal à convaincre. De plus, ces objets souffrent de critiques : quand il ne s’agit pas de personnes les possédant qui pointent certaines lacunes en termes de caractéristiques techniques, les personnes qui n’en disposent pas s’inquiètent fortement pour l’utilisation et la protection de leurs données personnelles et dénoncent des prix trop élevés. A la vue de ces résultats, la construction d’une forte relation de confiance avec les consommateurs demeure un objectif prioritaire pour les fabricants s’ils souhaitent toucher un public plus large.

    Plus d’information sur le salon IOT World cliquer ici 

  • Etude Forrester : Wearables un marché de 9,8 Mds de $ en 2021

    Etude Forrester : l’adoption des « Wearables » aux USA atteindra une masse critique d’ici 2021

    Le taux d’adoption des dispositifs de type « Wearables » par les consommateurs américains atteindra 29% d’ici 2021 contre 18% l’an dernier, selon une nouvelle étude Forrester. Actuellement, la grande majorité des consommateurs qui possèdent et utilisent des « Wearables » détiennent un dispositif médical ou bien-être (17%). Mais les domaines comme la surveillance, le shopping les notifications et ceux liés aux voyages devraient se développer.

    ForresterParmi les résultats de cette étude Forrester :

    Les ventes de « Wearables »vont passer de 4,2 milliards de dollars en 2015 à 9,8 milliards en 2021. Cette croissance sera due à l’augmentation des volumes de dispositifs vendus ainsi qu’à l’apparition de nouveaux « Wearables » plus chers tels que les smartwatches, les vêtements et les lunettes connectés.

    • Les ventes de smartwatches atteindront 16 millions de dollars en 2021. D’ici là, plus d’un tiers des 46 millions de  « Wearables » vendus seront des montres connectées. Cette croissance sera favorisée par une plus large adoption des consommateurs d’applications de type paiement mobile, voix, notifications et bien-être.

    Si certaines entreprises numériques ont d’ores et déjà mis en place une stratégie en matière de « Wearables »,il ne s’agit que de balbutiements afin d’apprendre à piloter des applications sur une montre connectée. A peine plus du tiers (34%) des entreprises n’ont pas du tout de stratégie « Wearables »à ce jour et ne prévoient pas d’en mettre une en place dans le futur. Seules 11% appliquent actuellement une stratégie « Wearables ».

     

  • Quand l’Internet des objets met un pied sur l’accélérateur …

    Les data centers : moteurs des véhicules connectés

    Par Fabrice Coquio, Président d’Interxion France

    L’écosystème de la voiture connectée se développe de plus en plus, les constructeurs, les opérateurs télécoms, les acteurs du digital et les assureurs entre autres, travaillent de concert pour répondre aux attentes des conducteurs en matière de services intelligents, tout en essayant de résoudre les problématiques de sécurité, de législation et d’efficacité.

    La commission européenne a prévu de lancer cette année un plan de développement pour accélérer la mise en circulation des véhicules connectés en Europe. De son côté, Gartner estime qu’un quart de milliard de véhicules connectés devrait être en circulation dans le monde d’ici 2020 !

    Ces quelques 250 millions de véhicules réserveront des places de stationnement, surveilleront les zones d’embouteillage et suggèreront les meilleurs itinéraires aux conducteurs pour rentrer chez eux. Cette technologie aura manifestement un impact significatif sur la diminution de l’encombrement de nos routes, en revanche la prolifération des données générées pourrait bien entraîner de lourds « embouteillages ».

    La multiplication de ces données combinée au reste de l’Internet des Objets laisse entrevoir l’ampleur du volume de données qui seront produites. À titre d’exemple, ABI Research prédit que l’IoT génèrera 1,6 zettaoctet de données pendant les 5 prochaines années, soit environ 1,6 milliard de téraoctets.

    Un pourcentage significatif de ces zettaoctets de données transitera via des data centers, ce qui les place au cœur de « l’Internet of Everything » ! Il est donc impératif de surmonter les défis susceptibles d’entraver l’expérience harmonieuse à laquelle s’attendent les utilisateurs du monde connecté.

    Bien sûr, la connectivité est un grand défi auquel une attention toute particulière doit être accordée. Connecter des véhicules à l’infrastructure intelligente d’une ville peut mettre l’infrastructure informatique à rude épreuve. Elle doit donc présenter une flexibilité suffisante pour permettre la gestion des flux variables du trafic de données. Seuls les opérateurs pouvant répondre à cette exigence seront suffisamment compétitifs, offrant un service fiable en temps réel, ce à quoi s’attendront les utilisateurs lorsqu’ils circuleront dans une ville embouteillée.

    Le second défi à relever est celui de la latence. En recevant les informations les plus récentes liées à la circulation routière par le biais d’une application mobile ou du tableau de bord de leur véhicule, les conducteurs disposent des informations et des prévisions leur permettant de prendre des mesures appropriées, qu’ils soient pris dans un embouteillage ou qu’ils souhaitent se rendre à la station-service la plus proche.

    Tout délai dans la transmission de ces informations au conducteur n’est pas seulement frustrant pour l’usager, mais il entraîne également des conséquences importantes pour les autorités responsables des transports, gérant la circulation dans les villes, et pour l’économie. Disposer d’un data center à proximité du centre-ville est un avantage clé pour s’assurer que les conducteurs tirent le meilleur parti des bénéfices offerts par la technologie des véhicules connectés.

    « L’Internet of Everything » a de façon métaphorique un pied sur l’accélérateur, et alors que le développement des véhicules connectés continue de s’accélérer, ces véhicules ne tarderont pas à faire partie de nos vies. S’assurer que les infrastructures fondamentales sont en place pour permettre un traitement fiable des données et le bon fonctionnement des dispositifs connectés est alors un impératif à prendre en compte dès maintenant.

     

     

     

  • IOT – Quels sont les défis pour les entreprises ?

    IoT : 5 challenges pour connecter le Monde

    Par Julien Fredonie, consultant IoT chez Infosys France

    D’après Mc Kinsey l’impact de l’internet des objets sur l’économie sera de 6,2 trillions de dollars d’ici 2025 ! Des dizaines de milliards d’objets seront alors connectés. Les entreprises commencent à optimiser leurs activités (maintenance, consommation d’énergie…) en dotant les unités de production de capacités qui rendent « visible l’invisible ». Les entreprises ciblant le consommateur final (B to C) ont une opportunité unique de réinventer l’expérience client. En offrant aux consommateurs de nouveaux services, en simplifiant leur vie, les marques disposent d’un nouveau territoire à la frontière des mondes physique et numérique.

    Quels défis l’industrie doit elle relever pour rendre ces changements possibles ?

    Voici 5 chantiers structurants qui sont autant d’opportunités pour les innovateurs. Mais attention, ces challenges devront être relevés collectivement et rapidement pour répondre aux besoins d’un secteur en évolution ultra rapide.

    Challenge #1 : La Sécurité

    Des hackers ont réussi à reconstituer le contenu d’un email rédigé par un porteur de smartwatch en captant les mouvements de son poignet.

    Chaque objet connecté est une source de fuite ou d’intrusion potentielle. Il est donc primordial de sécuriser ces applications afin de protéger et cloisonner les données sensibles qui en sont extraites. Une initiative comme l’IOTS (internet of things security foundation) est un début de réponse. Les participants mettent en place et partagent les pratiques sécurisant un monde hyper connecté et hyper exposé.

    Challenge #2 : Les architectures de référence 

    L’industrie doit accélérer la création d’architectures de référence. Avec des objets distincts, traitant les données différemment, des impératifs de sécurité croissants et des besoins d’intégration importants, l’industrie doit proposer des architectures de référence afin de simplifier le déploiement de projets IoT. Une initiative notable est celle de l’Industrial Internet Consortium dont les membres co-construisent ces architectures en partant de cas concrets (maintenance prédictive, énergie..), et les partagent ensuite de manière transparente.

    Challenge #3 : La législation

    Ces usages font naître de nouvelles questions. Quelles responsabilités en cas d’accident dû à une voiture autonome ? Quelle réponse en cas de dégâts causés par un drone automatique ? Vers qui devront se tourner les industriels en cas de non-respect d’un SLA dû à une maintenance prédictive défaillante, occasionnant des pertes ? Au même titre que la France a constitué progressivement un arsenal juridique adapté au e-commerce, le législateur devra avoir une approche transverse et fédératrice pour s’assurer de la faisabilité et de la pertinence de ses propositions. La création d’une institution de référence, similaire au Conseil National du Numérique par exemple, représentant du secteur et interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, faciliterait la création de textes protecteurs adaptés.

    Challenge #4 : Les écosystèmes

    Les écosystèmes peuvent être animés par les pouvoirs publics ou par des initiatives privées.

    Dans tous les cas, ils sont nécessaires à l’innovation. Ils permettent aux industriels, inventeurs, entrepreneurs et chercheurs de se rencontrer. Le plan pour l’industrie du futur dynamise aussi le secteur et des écosystèmes comme ceux de Toulouse ou d’Angers sont voués à se développer et se multiplier afin de développer ces technologies. Les grands groupes doivent se rapprocher de ces écosystèmes afin de collaborer. Les projets IoT nécessitent de faire appel à des « intégrateurs d’écosystème ». Ces intégrateurs rendent possibles ces projets en facilitant la gestion des différents métiers et expertises nécessaires : ingénierie, design, analytics, intégration, sécurité, marketing etc.

    Challenge #5 : Nouvelles compétences et nouveaux métiers ?

    De nouveaux métiers voient le jour, comme le Chief Internet Of Things Officer ou le Head of IoT. Révolution. La constitution d’un bassin d’expertises est nécessaire à la création des conditions de cette révolution. Il y a des Mooc d’école Princeton ; Université de Californie  ou autour de technologies (Raspeberry,  Arduino ; l’OptoBotics). En France, les écoles d’ingénieurs et de management sont encore à la traîne. En formation continue il y a une opportunité de développement de compétences pour les salariés, quel que soit leur périmètre d’origine (digital, ingénierie, logistique…) afin d’accompagner les mutations de leurs activités. Les employeurs recherchent déjà ces profils, rares sur le marché de l’emploi. Les écoles et instituts de formation doivent donc intégrer l’IoT à leurs cursus afin de préparer leurs élèves à relever les défis professionnels auxquels ils devront faire face.

    L’IoT, permet d’avoir le « meilleur des 2 mondes » : personnalisation, prédictions, automatisation, socialisation, modèles économiques basés sur l’usage plutôt que sur l’achat etc.

    Pour créer et profiter de cette révolution, les pouvoir publics, les entrepreneurs, les écoles et les groupes doivent collaborer afin de relever collectivement ces défis et connecter le monde pour le changer.

     

  • Nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016

    Près d’une entreprise sur cinq (19%) déclare exploiter l’Internet des Objets aujourd’hui et 28% prévoient de le faire dans un futur proche selon une étude Forrester menée auprès de plus de 3 600 décideurs économiques et technologiques.

    Toutefois, les applications IoT et les projets y afférant varient selon les pays, les secteurs d’activités et les cas d’utilisation. Où se situent alors les plus belles opportunités en matière d’IoT ?

    Selon le nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016 :

    • Au niveau des régions, ce sont les marchés émergents qui montrent le plus vif intérêt pour l’IoT. Alors que l’Amérique du Nord et l’Europe n’utilisent ou ne prévoient d’utiliser que très peu l’Internet des Objets (respectivement : 37% et 42%), l’Amérique latine et l’Asie mènent la danse avec 52% et 72%

       

    • Les secteurs à la pointe en matière d’exploitation de l’IoT sont : les transports pour la gestion des flottes, les organisations gouvernementales pour les applications de sécurité et de surveillance et la distribution pour les applications d’inventaire et de gestion des entrepôts.
  • Industrie automobile 2016 : le digital bouleverse les priorités

    Comment passer d’un business model centré sur le produit à un business model centré sur le client ?

    Selon la 17ème édition de l’étude internationale de KPMG sur le secteur automobile

    ·       8 dirigeants du secteur sur 10 estiment que leur business model va changer d’ici 5 ans.

    ·       Les dirigeants de l’industrie automobile et les consommateurs considèrent que le digital est désormais la priorité numéro 1 du secteur pour 2025.

     

    Les grandes tendances de l’industrie automobile bouleversées

    Parmi les enjeux de l’industrie automobile, les enjeux liés au véhicule connecté et à la digitalisation prennent pour la première fois la tête du classement des priorités futures identifiées pour le secteur (10ème en 2015). Pour 4 dirigeants sur 10, le big data et les données utilisateurs occupent une place désormais considérable dans leur industrie. En France, 65 % des dirigeants considèrent l’enjeu du big data comme extrêmement important pour le secteur automobile.

    Les nouveaux systèmes électriques se distinguent largement dans le classement 2016 : les véhicules hybrides arrivent en 2ème position (49,5 %) et les véhicules 100 % batterie passent quant à eux de la 9ème à la 3ème place (46,5 %).

    Malgré les difficultés actuelles, le développement dans les marchés en croissance reste important (4ème position). Après la Chine, des pays comme la Thaïlande (48 %), l’Afrique du Sud (46 %), l’Indonésie (43 %) et la Turquie (40 %) font figure de nouvelles terres de conquête pour les dirigeants de l’industrie automobile.

    Vers un nouveau business model : la transformation de la relation client à l’ère du big data

    Les constructeurs traditionnels font aujourd’hui face à la concurrence accrue des entreprises technologiques pour la maîtrise de la relation client. Pour répondre aux futurs besoins des clients dans un monde de plus en plus digitalisé, le business model des industries automobiles traditionnelles doit évoluer d’un modèle centré sur le produit vers un modèle désormais centré sur le client. Pour 20 % des dirigeants, la plupart issus des marchés émergents, il est même probable que les grands constructeurs d’aujourd’hui deviendront les sous-traitants de géants comme Google ou Apple d’ici à 2025.

    Pour renforcer leur valeur ajoutée, les constructeurs devront développer les services qui permettent de conserver la relation client. Seuls 33 % des dirigeants interrogés pensent que les constructeurs sauront conserver cette relation client, contre 75 % en 2015. La perception de la capacité des entreprises technologiques à changer la donne progresse de 18 points.

    Toutefois, l’enjeu diffère selon le type de constructeur automobile :

    • Les constructeurs low cost sont potentiellement moins impactés par cette rupture technologique. A moyen terme, leur business model est le moins susceptible de changer, dans des marchés peu matures, qui offrent encore un fort potentiel de développement. Ils se différencient par leur capacité à offrir un coût de revient compétitif.
    • Les constructeurs grand public sont plus impactés dans ce contexte. Il leur est plus difficile de se différencier et les clients sont moins fidèles à leur marque qu’à celle des constructeurs premium. Ils ont plus de risque de perdre la relation avec leurs clients, au détriment des nouveaux acteurs innovants.
    • Les constructeurs premium sont également impactés, mais ils sont plus à même de profiter de leur image de marque pour y faire face.

     Un nouveau paradigme environnemental

    Dans la pratique, l’utilisation de véhicules hybrides ou 100 % électriques ne constitue pas une priorité en soi pour le consommateur, tandis que l’industrie y investit largement, dans un souci de répondre aux exigences législatives qui se multiplient. En France, 70 % des dirigeants considèrent les investissements dans les véhicules hybrides comme une priorité.

    « L’industrie automobile vit un changement en profondeur. On peut même parler d’un « compte à rebours » qui s’enclenche » estime Laurent des Places, Associé KPMG responsable du secteur automobile en France. « Cette année, nous remarquons une montée en puissance de tendances que nous observons graduellement depuis quelques années. Mais l’évolution des technologies toujours plus rapide, et la place toujours plus importante que prend la législation environnementale – ce que nous avons fortement ressenti en fin d’année 2015 dans le contexte de la COP 21 – a bousculé cette donne. Nous devons maintenant voir si cette rupture va effectivement se concrétiser sur le long terme ».

     

     

  • Tous les chiffres à connaitre sur l’IOT dans le cadre du Salon IoT World

    Dans le Cadre de la Première Edition du Salon IoT World qui se tiendra à  Paris Expo Porte de Versailles les 23 & 24 Mars 2016, le cabinet PAC  a réalisé l’étude  «  IoT & services connectés : le rendez-vous crucial que l’Industrie ne peut manquer ! »

    Le marché de l’Internet des objets ou «Internet of Things » connait une véritable explosion, tant auprès des particuliers que des entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles, de la PME à la multinationale : pour répondre à une forte demande sur ce secteur, IoT World – organisé par Cherche Midi Expo/Groupe Solutions – a été conçu pour être l’événement annuel de ce marché, fait d’échanges, de partage d’information et de business entre les différents intervenants, fabricants d’objets connectés, développeurs, opérateurs télécoms, hébergeurs, intégrateurs,… Cette info presse confirme que la révolution IoT est en marche.. Le Salon IoT Word permettra aux visiteurs professionnels de trouver les solutions « business » pour leurs entreprises.

    Le marché de l’IoT promu à un bel avenir : le marché mondial devrait peser 1,7 Milliard de $ en 2020

    Cisco prévoit que d’ici 2020, 50 milliards « d’objets » pourraient être connectés à Internet, alors que les chercheurs de Gartner ou de Strategy Analytics ont proposé des chiffres allant de 26 milliards à 33 milliards. Les prévisions de vente sont également impressionnantes : Yole Développement estime que le marché mondial pourrait atteindre 400 milliards de dollars d’ici 2024.

    Selon le cabinet IDC, le marché de l’Internet des objets devrait peser 1,7 milliard de dollars en 2020, soit une croissance annuelle moyenne de 17%. 

    Toujours selon IDC, le marché est en effervescence. En 2020, son volume d’affaires global sera évalué à 1’700 milliards de dollars (1,7 billion), contre 655,8 milliards de $ en 2014, soit une croissance moyenne de 17%/an. si l’on se fie aux récentes prédictions du cabinet IDC. En 2020, les modules et capteurs connectés (hors tablettes et smartphones), représenteront à eux seuls près d’un tiers du volume d’affaires de ce marché. Les plateformes dédiées à l’internet des objets s’octroieront également une large part du gâteau.

    38 milliards d’objets connectés en 2020

    Selon Juniper Research, le nombre d’objets connectés avoisinera les 38,5 milliards en 2020, contre 13,4 milliards en 2015: une hausse de plus de 285%.

    60% des objets connectés seront achetés et utilisés en entreprise selon Deloitte

    Selon les prédictions du cabinet de conseil et d’audit Deloitte, près d’un milliard d’objets connectés supplémentaires devraient être achetés en 2015 et ce sont les entreprises qui généreront 60% des bénéfices économiques de ce marché.

    Par conséquent, Deloitte estime que 90% des revenus issus des services créés pour l’internet des objets seront générés par les entreprises et non par les particuliers. Le cabinet estime qu’à terme, 60% des objets connectés sans-fil seront achetés, payés et utilisés par des entreprises (en terme de volume).

    Le développement des projets liés aux objets connectés

    Selon une étude Markess International Les pratiques liées aux objets connectés commencent à émerger dans les entreprises les plus matures. Plus de 30% des décideurs interrogés indiquent avoir mené ou avoir en cours des projets sur ces sujets, avec des échéances qui se précisent (d’ici à 2017).

    Le marché de l’IOT : un fort impact économique à l’horizon 2025

    Un nouveau rapport du McKinsey Global Institute a analysé plus de 150 cas d’utilisations de l’IOT , allant des personnes utilisant des matériels de santé et de bien être aux fabricants utilisant des capteurs pour optimiser la maintenance des équipements et pour protéger la sécurité des travailleurs . Cette analyse portant sur les applications IOT prévoit que ce marché passerait de $ 3,9 trillions de $ 11,1 trillions par an d’ici 2025.

    L’IoT devrait booster de nombreux secteurs en difficulté

    Entre les secteurs Textile, Automobile ou encore des biens de grande consommation, l’IoT devrait redresser les chiffres des ventes parfois en berne depuis plusieurs années. On estime ainsi à 420 millions le nombre de voitures connectées en circulation d’ici 3 ans et à 19 millions le nombre de vêtements connectés rien que cette année, à l’instar du Jean connecté de Kaporal et Buzcard !

    Et pour pourvoir au développement de ces secteurs, l’ioT devrait être également source d’emplois puisque rien que sur l’année 2014, 1,7 million de développeurs ont travaillé en totalité ou en partie sur des projets liés à l’Internet des objets.

     Protection des données et objets utiles

    La santé et l’énergie devraient être les 2 secteurs les plus impactés par l’internet des objets d’ici 10 ans. On estime ainsi aujourd’hui à 80% le nombre d’objets connectés présentant des failles de sécurité, soit 4 milliards d’appareils…

    Impact des objets connectés sur la consommation électrique

    Les conclusions d’un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) daté du 2 juillet relève un gaspillage massif d’énergie et d’argent :«  La demande d’électricité de nos économies de plus en plus numériques se développe à un rythme alarmant ». En effet, 14 milliards d’appareils connectés sont désormais en circulation et omniprésents dans nos vies.

    La tendance semble durable : en 2020, on estime que les objets connectés seront au moins 50 milliards et dans 6 ans, les objets connectés généreront une valeur ajoutée totale de 8.900 milliards de dollars.