Étiquette : intelligence

  • Comment Coca-Cola se sert de la “Social Media Intelligence” pour valider sa stratégie de marque ?

    Comment Coca-Cola se sert de la “Social Media Intelligence” pour valider sa stratégie de marque ?

    Selon Dynvibe

    Il y a une réalité fondamentale à garder à l’esprit : l’identité réelle d’une marque est celle qui est définie par les consommateurs, et non celle qui est véhiculée via les publicités ou la communication.

    C’est d’autant plus vrai à l’heure actuelle, puisque les réseaux sociaux sont utilisés à grande échelle et permettent aux clients d’exprimer et de partager publiquement leur ressenti.

    Il est donc très important d’être à l’écoute des consommateurs, de savoir qui ils sont, ce qui les anime, ce qu’ils apprécient et ce qu’ils rejettent… tout en anticipant les tendances de demain qui pourraient prendre de l’ampleur et dans lesquelles ils pourraient se reconnaître.

    On entend parler de “Consumer Centricity” mais ce concept ne doit pas se contenter d’être une notion creuse. Elle implique de transformer totalement l’approche stratégique des organisations.

    Pour Véronique Chéné, Head of Consumer Insights Unwinding & Nurturing chez Coca-Cola, c’est une évidence : “Construire un portefeuille de marques axé sur le consommateur nécessite vraiment que l’entreprise opère un « shift » en offrant aux gens ce qu’ils souhaitent et non plus ce que l’entreprise souhaite vendre.” (source)

    Coca-Cola place la Social Media Intelligence au cœur de sa stratégie

    Dans une période où le consommateur est plus que jamais changeant, la prise de risque est de plus en plus forte pour les marques. Comment s’assurer que les investissements seront utilisés à bon escient ? Quelles sont les attentes réelles des consommateurs et comment y répondre ? Les profils des clients visés sont-ils les bons ?

    Plus que jamais, les marques ont besoin d’améliorer leur compréhension de leur cible mais aussi d’identifier les opportunités stratégiques qui s’offrent à elles. Dans ce contexte, les outils puissants de la Social Media Intelligence se révèlent d’une efficacité redoutable.

    Coca-Cola a décidé de s’appuyer sur Dynvibe, spécialiste de la Social Media Intelligence, pour remettre le client au centre des réflexions et des décisions. Son expertise s’est avérée très précieuse lorsque ses outils et son équipe d’Insights Crafters ont été mis au service d’une meilleure découverte de la cible de la boisson Honest, la gamme d’infusions biologiques du groupe. L’étude a réservé plus d’une surprise !

    Comment Coca-Cola donne une portée stratégique à une intuition ?

    « Nous avions défini une cible en interne, mais j’étais persuadée que nous étions trop restreints dans sa définition… Donc, j’ai voulu entreprendre ce projet de « Social Media » sur Honest afin de valider mon hypothèse. » explique Véronique Chéné dans le podcast “Vibrations by Dynvibe” (source).

    En partant de l’intuition selon laquelle la cible de départ de la marque était trop niche, les études menées par Dynvibe à partir des conversations publiques de consommateurs sur les médias sociaux, ont permis de comprendre qu’il y avait tout un océan d’autres possibilités pour la marque Honest… Des tribus d’acheteurs et de consommateurs potentiels n’avaient pas du tout été ciblées au départ.

    Grâce à ces données précieuses qui ont permis de valider l’intuition de départ et mettre en lumière des éléments qu’ils ne soupçonnaient pas, Coca-Cola a pu ouvrir ses perspectives sur ses cibles et comprendre précisément comment les adresser de façon efficace. C’est ainsi toute la stratégie de la marque Honest qui a pu être adaptée pour gagner en performance.

    Coca-Cola a décidé de s’appuyer sur Dynvibe, spécialiste de la Social Media Intelligence, pour remettre le client au centre des réflexions et des décisions. Son expertise s’est avérée très précieuse lorsque ses outils et son équipe d’Insights Crafters ont été mis au service d’une meilleure découverte de la cible de la boisson Honest, la gamme d’infusions biologiques du groupe. L’étude a réservé plus d’une surprise !

     

  • Etude Deloitte : Industrialisation de l’IA et son utilisation au cœur de la transformation des entreprises

    L’Intelligence Artificielle s’installe en tant que levier de Transformation des entreprises

    L’Intelligence Artificielle (IA) bouscule les économies mondiales et les dynamiques de concurrence. Animés par un sentiment d’urgence, les entreprises et les gouvernements se sont emparés du sujet, afin de profiter des opportunités de croissance et de ROI désormais bien tangibles. À la lumière des enseignements tirés d’une étude menée auprès des pionniers de l’IA dans 7 pays, Deloitte dégage les avancées des entreprises vers l’industrialisation de l’IA et son utilisation au cœur des programmes de transformation des entreprises.

    Se transformer rapidement pour ne pas être distancié

    Les bénéfices de l’IA ne sont plus à démontrer. Le ROI médian des investissements dans l’IA est de 17%. Deux tiers des répondants perçoivent l’IA comme indispensable à la réussite de leur entreprise aujourd’hui. Ce chiffre passe à 81% à horizon 2 ans, et 47% des répondants ont prévu d’augmenter leurs budgets IA de plus de 10% au cours de la prochaine année fiscale.

    Les répondants estiment en moyenne à près de 5 années le temps nécessaire pour que leur marché soit transformé par l’IA. Bien qu’en hausse de 6 mois depuis notre première enquête, ce temps demeure très faible au regard du temps nécessaire pour mener la transformation des entreprises et créer un avantage concurrentiel.

    Pour accélérer l’industrialisation de l’IA et investir sur la transformation de leur organisation, les répondants recourent significativement à l’externalisation et aux partenariats. 57% des répondants français utilisent déjà les fonctionnalités IA de logiciels d’entreprise tels que Salesforce Einstein ou S4 Hana (40% prévoient de le faire), et 51% codéveloppent leurs solutions avec des sociétés de service. La tendance au co-développement n’en est qu’à ses prémices, puisque 91% des répondants au niveau global prévoient d’y avoir recours ou y ont déjà recours.

    Fédérer en optimisant les opérations internes par l’IA

    Si l’amélioration des produits / services est identifiée comme le premier bénéfice de l’IA (43% des répondants), l’optimisation des opérations internes monte en puissance par rapport à la précédente édition (41% des répondants, en hausse de 5 points).

    L’importance accordée aux autres bénéfices de l’IA varie fortement en fonction des secteurs, mais surtout des pays. Cette hétérogénéité complexifie la mise en place de stratégies d’investissements globales pour des groupes où la prise en compte des enjeux locaux est clé. Malgré tout, 60% à 80% des répondants, en fonction des secteurs d’activité, ont développé une stratégie groupe détaillée sur l’IA ou des guidelines à destination des entités.

    L’optimisation des opérations internes par l’IA est un levier puissant pour fédérer les investissements au sein des groupes, compte tenu de la priorité donnée systématiquement à ce levier, et des synergies réalisables : partage de données pour mieux éduquer les algorithmes, mutualisation des développements de solutions, partage de retours d’expérience sur l’adoption, rotation des experts entre géographies.

    Anticiper les risques liés à l’IA, en particulier la Cybersécurité

    Si l’intégration de l’IA dans les processus métiers et la mise en qualité des données sont les deux premiers challenges identifiés, deux risques doivent être adressés : les vulnérabilités cyber induites par l’IA (49% des répondants) et la prise de décisions stratégiques biaisée par l’IA (44% des répondants).

    L’intégration proactive des problématiques de cyber sécurité dans le cadre des projets d’Intelligence Artificielle devient la norme, quels que soient les secteurs d’activité. Deux secteurs ressortent en tête : les Services financiers et assurances(49% des répondants), ainsi que les Produits et services industriels (47% des répondants).

    A noter que 40% des répondants dans les Services financiers et Assurances déclarent avoir subi une cyber-vulnérabilité liée à un projet d’IA durant les deux dernières années.

    Parier sur les AI Factories et former les talents à tous les niveaux

    A l’heure de l’industrialisation de l’IA, les entreprises de notre panel ont gagné en maturité. Elles établissent une distinction croissante entre les chercheurs en IA et les data scientists, plus orientés métiers et « story telling ». La forte demande en développeurs est par ailleurs révélatrice d’un besoin de concrétisation des projets d’IA au-delà des POCs.

    Les pays les plus matures (tels que l’Allemagne) investissent sur la formation pour préparer leur organisation et minimiser les impacts sociaux à venir. Ces programmes adressent de plus en plus les dirigeants qui apparaissent dans le classement des compétences clés à développer dans le domaine de l’IA.

    Souvent adossées aux programmes de formations, les AI Factories deviennent la norme dans l’ensemble des secteurs d’activité (30% à 40% des répondants, en fonction des secteurs d’activité). Ces centres d’excellence permettent de développer des communautés de talents disséminés dans les organisations, de mutualiser les investissements et de favoriser le partage d’assets et de données.

    Des initiatives nationales pour booster la maturité des entreprises

    L’étude Deloitte met en exergue un niveau de maturité globale des entreprises encore relativement faible en matière d’IA malgré la restriction du panel à des entreprises déjà impliquées sur l’IA. Seuls 21% des répondants classent leur entreprise dans la catégorie des « Expérimentés ». Il reste donc des places à prendre, à condition de relever le défi de l’industrialisation et de la transformation.

    En France, l’avancée vers une transformation orchestrée par l’IA progresse, mais à petits pas. 51% des répondants se classent dans la catégorie des « débutants » (la plus forte proportion entre les 7 pays de notre panel). 45% déclarent entreprendre des projets modestes dédiés à des fonctions métiers spécifiques. Par ailleurs, pour 43% des répondants, le déploiement de projets d’IA doit simplement leur permettre de rester au niveau ou de rattraper la concurrence.

    Des dizaines d’initiatives (investissements, incitations fiscales, développement des talents, gestion des risques…) voient le jour partout dans le monde pour accélérer la transformation de la société et des entreprises grâce à l’IA. Si le gouvernement français fait montre d’un dynamisme remarqué à l’international, il revient aux groupes français d’afficher leur ambition de leadership sur l’IA et de favoriser les synergies au niveau européen pour tirer les bénéfices de cette révolution.

    « Les entreprises ont gagné en maturité et pris conscience des bénéfices potentiels de l’IA sur leur compétitivité et sur leur organisation. Notre étude démontre le besoin impérieux de développer de nouvelles compétences à tous les niveaux, y compris celui des dirigeants, tout en intégrant l’IA au cœur des plans stratégiques et des programmes de transformation. Si le défi est de taille en France compte tenu des enjeux humains, nos entreprises peuvent compter sur un écosystème florissant et sur les perspectives de collaboration avec nos voisins européens, en particulier l’Allemagne », souligne Mathieu Colas, Associé Conseil chez Deloitte.

  • Le traitement visuel de la data : sommes-nous aussi intelligents que des chimpanzés ?

    Peut-on renforcer notre intelligence au point d’atteindre certaines capacités du chimpanzé, et optimiser ainsi notre prise de décision ?

    Expertise proposée par Jean-Pascal Ancelin, Vice-Président Europe du Nord, MicroStrategy

    Il existe de nombreuses formes d’intelligence. Le calcul du QI valorise principalement l’intelligence logico-mathématique, mais il existe également l’intelligence spatiale, l’intelligence interpersonnelle ou encore l’intelligence rythmique. Qu’en est-il du traitement visuel hyper rapide ? C’est une compétence que détiennent par exemple les chimpanzés, développée pour favoriser la survie en milieu hostile et que nous avons perdue, au profit du langage. Si la technologie nous rendait cette capacité, serait-ce une révolution dans la prise de décision contextualisée et l’analytique ? Sans aucun doute.

    Peut-on encore capter l’information utile ?

    Le monde change. Et accélère sans commune mesure. Chacun d’entre nous ressent la puissance de l’accélération. 44 ZB de data produites sont annoncés en 2020. 44 Zettabits, soit un peu plus de 11 milliards d’années de visionnage vidéo. Pour prendre la mesure de la vitesse de l’univers numérique, il faut se souvenir que l’Observatoire mondial de la donnée estimait la masse de données stockées en ligne à 4,4 ZB en 2014. La virgule s’est donc déplacée d’un cran en l’espace de 6 ans et c’est un autre monde que nous découvrons.

    Aujourd’hui, 80 % des organisations dans le monde ont adopté une stratégie cloud first et les investissements réalisés en intelligence artificielle ont progressé de 300 % en 2017. Cette très haute technologie nous permet désormais de prendre d’excellentes décisions sur des sujets stratégiques, nourries de données précises et certifiées, en quelques jours, parfois en quelques heures seulement. Nous prenons également des dizaines de décisions opérationnelles chaque jour, en quelques minutes seulement, depuis nos applications métiers mobiles, à portée de main.

    Mais saurons-nous suivre la cadence pour autant ?

    L’intelligence visuelle hyper-rapide

    Savons-nous par exemple prendre une décision en quelques secondes ? Nous pouvons faire des choix personnels en quelques secondes. Mais qu’en est-il des décisions business, de celles qui exigent de l’information pour être prises en toute sécurité ? L’expérience menée il y a quelques années par l’Institut de recherche sur le primate à l’Université de Kyoto a montré à quel point le chimpanzé est capable de performances intellectuelles que nous autres êtres humains sommes loin d’atteindre.

    Le primatologue Tetsuro Matsuzawa a choisi de soumettre à des hominidés une suite de chiffres, placés de manière aléatoire sur un écran et affichés un (très) court instant. L’objectif pour le chimpanzé était de retenir l’emplacement de chaque chiffre et de cliquer dans l’ordre croissant sur chaque emplacement dissimulé. Il y parvient avec une aisance peu commune.

    Ce que Ayumu le chimpanzé réalise est certainement exceptionnel et sa mémoire est prodigieuse. Il n’a besoin que de deux dixièmes de secondes pour mémoriser chaque emplacement, sans hésitation aucune. Ses congénères ont présenté la même aptitude.

    Généralement, nous ne disposons que de quelques secondes pour nous informer. C’est le cas par exemple quand nous sommes au téléphone avec un client, quand nous réagissons à une publication, quand une question est posée en réunion. Nous savons que l’information existe, qu’elle est disponible quelque part dans le système de l’entreprise mais le temps pour la consulter nous manque et l’occasion d’y accéder est passée.

    La vraie intelligence analytique

    La capacité de prendre de bonnes décisions très rapidement nous vient de notre instinct de survie. C’est une forme d’intelligence que les chimpanzés ont conservée et que nous n’exploitons pas quand nous ne sommes pas en danger immédiat. C’est pourtant une qualité dont nous pourrions avoir grand besoin en cette époque d’extrême vitesse. A défautd’en faire naturellement preuve à tout instant, il est désormais possible de l’injecter dans nos entreprises.

    Il existe d’autres façons de concevoir l’intelligence en entreprise. Recevoir la réponse sans poser la question, faire en sorte que la bonne information parvienne à la bonne personne exactement quand celle-ci en a besoin, sans exiger d’elle la manipulation fastidieuse de ses outils d’analyse et de reporting, donner ce « super pouvoir » à tous les collaborateurs de l’entreprise, cela relève désormais du possible.

     

  • Comment l’avancée de l’intelligence artificielle aide les professionnels du marketing à prendre de meilleures décisions ?

    Comment l’avancée de l’intelligence artificielle aide les professionnels du marketing à prendre de meilleures décisions ? 

    Par Nikos Acuña, Chief Visionnary Officer, Sizmek
    Nous savons que l’intelligence artificielle (IA) a déjà de multiples implications dans notre vie quotidienne. Netflix réussit par exemple à prédire les séries dont nous allons enchaîner les épisodes les uns après les autres, alors que Nest assimile nos préférences pour adapter au mieux la température au sein de nos foyers. Même la médecine progresse rapidement en se servant de l’IA pour analyser de nombreuses données, dont celles liées à notre ADN, en vue de créer des traitements pour soigner différentes pathologies. Si l’exécution de certaines tâches est plus facile, plus rapide et plus efficace grâce à la technologie, il semble logique que l’IA appliquée à la publicité rende également les marques et les agences plus intelligentes.
    Des décisions fondées sur les données
    C’est notamment la grande quantité de données et d’informations sur les consommateurs dont disposent désormais les professionnels du marketing qui rend tout cela possible. Bien trop nombreuses pour être traités, organisés ou manipulés par l’esprit humain, ces gigantesques volumes de données représentent à la fois un défi et une opportunité exceptionnelle pour les entreprises. Car si nous ne savons pas encore comment exploiter tout le potentiel de ces données, nous savons déjà que celles-ci détiennent le secret que les publicitaires essaient de percer depuis l’époque des Mad Men : comment identifier clairement les personnes susceptibles d’acheter nos produits ?
    Grâce à l’IA, nous pouvons donner un sens à ces données, en tirer des informations utiles et les exploiter pour déterminer le consommateur, le moment, le type de matériel connecté et le contexte adaptés avant de diffuser une publicité. L’IA fait le gros du travail et s’avère un outil marketing puissant, dans la mesure où aucun être humain ne pourrait décider en une milliseconde où placer une publicité en analysant 300 milliards de signaux quotidiens.
    Des perspectives inédites
    Si tout cela semble déjà très prometteur, les capacités de l’IA vont bien au-delà d’une automatisation programmatique basique. Si une plateforme optimisée par l’IA, comme celle de Sizmek, peut déjà fournir les informations nécessaires pour décider en une fraction de seconde quelle publicité diffuser et à quel endroit, les avantages ne s’arrêtent pas là pour les marques et les agences. La valeur de l’intelligence artificielle réside également dans sa capacité à analyser des quantités de données qui semblent incompréhensibles, à en tirer des informations pertinentes et à les rendre exploitables. Ce qui offre des perspectives inédites pour les professionnels du marketing – voire les entreprises tout entières – qui peuvent ainsi utiliser l’IA pour optimiser leurs campagnes, toucher de nouveaux consommateurs et augmenter les conversions.
    Une meilleure compréhension des consommateurs
    L’IA nous aide en effet à identifier les dynamiques à l’œuvre dans les ensembles de données, mettant ainsi en lumière les facteurs qui favorisent la conversion. Elle aide ainsi les professionnels du marketing à optimiser leur ciblage vers un résultat recherché (par exemple, le pourcentage d’augmentation des applications d’assurance en ligne), sans avoir à s’appuyer sur des données tierces. L’IA peut analyser des milliards de points de données – en observant ce qui fonctionne bien ou non – de manière à identifier les consommateurs les plus susceptibles d’être intéressés par un produit ou un service.
    Au lieu d’utiliser un ensemble de paramètres spécifiques et restreints, tels que l’âge ou le sexe, les professionnels du marketing peuvent désormais choisir les éléments d’une campagne qui fonctionnent, et ainsi accéder à tout un vivier de nouveaux clients. Cela représente un tournant majeur pour la publicité programmatique et pour la publicité en général. Il s’agit en effet d’un secteur dans lequel les entreprises misent depuis des décennies sur la connaissance de leurs « clients cibles ». Aujourd’hui, l’IA pourrait leur donner de nouvelles informations sur l’identité de leurs clients, leur localisation ainsi que leurs aspirations.
    Intelligence augmentée
    Toutefois, l’IA ne se contente pas de rendre les technologies ou les plateformes plus intelligentes. Les dirigeants des entreprises, des services marketing et des campagnes publicitaires deviennent eux aussi « plus intelligents ». Et ce changement majeur dans la manière d’apprendre à connaître les consommateurs, et de les atteindre en ligne, va modifier fondamentalement le travail des professionnels du marketing. Contrairement à ce que l’on a pu lire dans de nombreux rapports alarmants concernant la prise de pouvoir des robots voleurs d’emplois, l’IA augmentera notre capacité décisionnelle en nous fournissant un outil puissant pour déterminer qui nous devons cibler, et comment. Ce sont les individus, et non les machines, qui tireront les ficelles à l’aide de technologies optimisées par l’IA, technologies qui leur permettront de progresser eux-mêmes et d’être mieux informés que jamais sur l’identité de leurs clients et sur la meilleure manière de les satisfaire, grâce à des messages créatifs délivrés au moment opportun.
    Il incombe aux professionnels du marketing d’adopter une approche hybride – basée à la fois sur la nécessité de rester centré sur le consommateur, mais également sur la nécessité de maîtriser ce qui a trait aux données, en comprenant comment chaque application ou outil technologique mis à leur disposition peut les aider à être plus efficaces, et participer au succès de leur entreprise. C’est la raison pour laquelle les professionnels du marketing ne sauraient désormais être confinés à une seule fonction, ou à un seul service. Ils joueront un rôle décisif en matière de gestion des données, de transformation digitale et d’orientation stratégique. La publicité programmatique optimisée par l’IA n’est qu’un début.