Étiquette : infrastructure

  • Pourquoi le retail doit-il se transformer ?

    Transformation de l’infrastructure du retail : une évolution et une révolution

    Selon Henk Ijspeerd, directeur des ventes retail EMEA, chez Vertiv

    Dans le paysage du retail, l’appel à la transformation n’est pas seulement un mot à la mode, mais une nécessité stratégique.

    L’interaction complexe des comportements des consommateurs, stimulée par la poussée irrésistible de la révolution numérique et accentuée par des événements mondiaux tels que la pandémie COVID-19, met en évidence la nécessité d’une réévaluation profonde et complète de l’infrastructure informatique pour les acteurs du retail.

    Naviguer dans la révolution numérique

    Les principes du secteur de la vente au détail sont en train de changer, car les préférences des consommateurs continuent de s’orienter vers les plateformes numériques.

    L’impact de la pandémie a accéléré ce changement, poussant les retailers à s’adapter aux modèles en ligne pour répondre aux demandes des consommateurs bien plus rapidement que prévu.
    Toutefois, cette évolution reflète une tendance plus large du comportement des consommateurs qui résistera à l’épreuve du temps, car ces derniers apprécient la rapidité et la commodité des achats en ligne.

    La réussite des entreprises du secteur repose sur la cohérence entre les différents canaux. La frontière entre les expériences en ligne et en point de vente continue de s’estomper, ce qui nécessite une transition transparente entre les interactions virtuelles et physiques avec les marques.

    L’optimisation des systèmes, la rationalisation de la logistique et le maintien de niveaux de stocks cohérents sont autant d’éléments qui font partie intégrante de la garantie d’une expérience positive et cohérente pour le client.
    Les consommateurs ne se contentent plus d’un bon service à la clientèle, ils s’attendent à être comblés.

    Pour les détaillants, l’adaptation de l’infrastructure de vente au détail est marquée par des défis réglementaires, en particulier dans les régions confrontées à des enjeux énergétiques, comme l’Irlande et les Pays-Bas.
    La conformité avec les réglementations environnementales locales et internationales amplifie encore les complexités de ce processus.
    Les acteurs du retail doivent naviguer dans un paysage complexe de règles et de normes tout en s’efforçant de construire une infrastructure efficace et résiliente.

    Outre une fine compréhension du paysage réglementaire actuel, le succès des détaillants réside aussi en une forte capacité à se positionner vis-à-vis des dernières innovations technologiques. Cette double approche garantit non seulement la conformité, mais aussi une résilience, permettant aux retailers d’anticiper les changements réglementaires à venir.

    Pressions sur les infrastructures retail à l’ère numérique

    L’essor des transactions numériques et la dépendance croissante à l’égard de la technologie entraînent toute une série de considérations pour l’infrastructure du retail.
    Les exigences en matière de stockage, en particulier pour les grandes quantités de données telles que les images, associées aux complexités de l’offre d’expériences personnalisées aux clients, constituent un exercice d’équilibre délicat.
    Il est essentiel de parvenir à une normalisation, mais également de prévoir les besoins en infrastructure.

    Au-delà de la sphère numérique, les espaces physiques des entrepôts et des magasins posent également des défis spécifiques.
    La sécurité physique des entrepôts,
    les variations de température dans les différents magasins et les diverses conditions environnementales nécessitent des solutions d’infrastructure adaptables et résistantes.
    Il est essentiel de comprendre et d’anticiper les attentes des clients dans les années à venir pour concevoir une infrastructure durable.

    Face à la pression croissante exercée sur les réseaux énergétiques, les retailers jouent également un rôle crucial au-delà de la consommation – ils deviennent des contributeurs potentiels à la stabilité du réseau.
    La mise en œuvre de solutions d’alimentation sans interruption (ASI ou onduleurs) évolutives dotées de fonctions de soutien dynamique du réseau, l’intégration de sources d’énergie renouvelables telles que les panneaux solaires et les éoliennes, et le stockage stratégique de l’énergie dans des batteries vont au-delà des mesures de continuité de l’activité.

    En adoptant des pratiques énergétiques plus durables et en contribuant de manière responsable à la stabilité du réseau, les retailers renforcent non seulement leur propre infrastructure contre les perturbations, mais contribuent également à la résilience globale et à la réduction de l’empreinte carbone de l’infrastructure énergétique qui constitue le socle du [MP1]commerce moderne.
    Ce double impact souligne le rôle essentiel que jouent ces acteurs dans la construction d’un avenir plus durable.

    Le partenaire informatique, véritable boussole pour une résilience à long terme

    La planification stratégique à long terme est au cœur de la pérennisation des infrastructures de vente au détail.
    En ce sens, les fournisseurs de solutions d’infrastructures critiques jouent un rôle essentiel dans l’adaptation du retail à l’ère numérique.
    En plus d’être des fournisseurs de solutions, ils doivent également être des partenaires stratégiques qui s’engagent à assurer la disponibilité, la fiabilité et l’efficacité continues des éléments essentiels dans des environnements de vente en constante évolution. Les partenaires qui adoptent une approche globale – de l’innovation et de la conception à la fabrication et à l’assistance continue – offriront une expérience transparente et efficace tout au long du cycle de vie de l’infrastructure.

    Une collaboration étroite avec les retailers pour élaborer des stratégies sur mesure répondant à leurs besoins spécifiques, fera la différence, en particulier sur des sujets à haute valeur ajoutée telle que l’intelligence artificielle.
    Un partenaire possédant une expertise avérée dans le domaine de l’IA contribuera à placer stratégiquement les organisations à l’avant-garde de la révolution du retail, où l’IA commence déjà d’être embarquée dans les processus, comme pour la création de profils de données clients.

    La mise en place d’une infrastructure adéquate n’est pas un événement ponctuel, c’est un engagement durable. Il s’agit de créer une infrastructure informatique résiliente et adaptable, capable non seulement de résister aux perturbations, mais aussi de tirer parti des opportunités émergentes, en exploitant la puissance des partenaires de l’infrastructure numérique.
    Grâce à cet engagement permanent, les retailers peuvent se positionner non seulement comme des entités dans l’écosystème actuel du retail, mais aussi comme des architectes qui façonnent un avenir plus durable pour l’ensemble du secteur.
    En s’engageant dans cette évolution permanente, les retailers renforcent leur pertinence, en veillant à ce que leur infrastructure ne réponde pas seulement aux besoins actuels, mais anticipe également les tendances transformatrices qui façonneront le secteur de la vente au détail de demain.

     

  • Quelles sont les pratiques de sécurité qui fonctionnent vraiment ?

    Security Outcomes Study Volume 2, le nouveau rapport sur la cybersécurité. de Cisco

    L’étude révèle que les entreprises les moins bien positionnées pourraient remonter dans le haut du classement en mettant en place cinq pratiques :

    • la mise à jour proactive des technologies obsolètes,
    • l’intégration des technologies de sécurité,
    • la réponse rapide aux incidents,
    • la reprise rapide après un incident,
    • l’investissement dans des solutions précises de détection des menaces.

    En résumé :

    Mettre à jour et intégrer l’architecture

    • Il est plus que jamais essentiel d’investir dans une stratégie proactive de mise à jour des technologies, car en moyenne, 39 % des technologies de sécurité utilisées par les entreprises sont considérées comme dépassées. En France, les répondants se révèlent être au-dessus de la moyenne mondiale, en déclarant que 55 % de leur infrastructure informatique est obsolète.
    • Sans surprise, les entreprises dont l’architecture est basée sur le cloud sont deux fois plus susceptibles de procéder à une actualisation de leurs solutions que celles dont les technologies sont on-premise.
      • En France, 59 % prévoient de développer leur sécurité dans le cloud.
      • 49 % des Français interrogés déclarent avoir une stratégie proactive de mise à jour des technologies informatiques et de sécurité.
    • Les entreprises disposant de technologies intégrées ont sept fois plus de chances d’atteindre des niveaux élevés d’automatisation. En outre, elles disposent de capacités de détection des menaces plus robustes de 40 %.
    • En France, seuls 27 % parviennent à retenir les talents en cybersécurité. Pourtant, dans le monde, plus de 75 % des programmes d’opérations de sécurité qui ne disposent pas de ressources humaines importantes sont tout de même en mesure d’atteindre des capacités robustes grâce à des niveaux élevés d’automatisation. L’automatisation fait plus que doubler les performances du personnel moins expérimenté, permettant aux entreprises de faire face aux pénuries de compétences et de main-d’œuvre.

    Détecter les menaces et y répondre

    • La valeur des architectures de sécurité basées sur le cloud ne peut être sous-estimée. Les entreprises qui affirment avoir mis en œuvre des architectures Zero Trust ou Secure Access Service Edge (SASE) sont 35 % plus susceptibles de déclarer des opérations de sécurité solides que celles dont la mise en œuvre est récente.
    • Les entreprises qui exploitent la threat intelligence réparent deux fois plus vite les dommages causés par les menaces cyber que celles qui n’y ont pas recours. En France, près de 35 % des professionnels de la sécurité et de la protection de la vie privée ont déclaré être en mesure de gérer les principaux risques. Et, environ 39 % des Français déclarent être en mesure d’éviter les incidents majeurs.

    Rester résilient lorsqu’un incident survient

    • Alors que le paysage des menaces continue d’évoluer, il est plus que jamais essentiel de tester régulièrement et de plusieurs manières les capacités de continuité des activités et de reprise après sinistre. Les entreprises proactives en la matière ont 2,5 fois plus de chances de maintenir la résilience de leurs activités.

    « Avec le passage au travail hybride, les organisations sont confrontées à une complexité accrue concernant la sécurisation des collaborateurs. Elles ont, parallèlement, des contraintes de plus en plus importantes de ressources humaines et budgétaires, rendant indispensable l’investissement dans des technologies et des pratiques de sécurité innovantes », explique Shailaja Shankar, SVP et GM du Security Business Group de Cisco. «

     Notre Security Outcomes Study 2022 permet de mieux hiérarchiser les stratégies et les technologies de sécurité. En investissant dans des architectures de sécurité intégrées basées sur le cloud et une automatisation élevée, les professionnels peuvent répondre aux menaces plus rapidement, et ainsi se concentrer sur le développement de l’entreprise et la sécurité des utilisateurs. »

     Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Ressources supplémentaires :

     

  • Pas de transformation réussie sans approche globale et maîtrisée des données

    Toutes les clés d’une transformation digitale aboutie

    Par Jean-Christophe ALLAIRE , Directeur commercial France et  Directeur Développement stratégique de Jaguar Network 

    L’objectif vital et commun à toute entité est celui de la rentabilité. Sans rentabilité, point de salut.Pour servir cet objectif, les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent maîtriser et développer à la fois un savoir-faire correspondant à un besoin marché et se donner les moyens de le faire savoir au travers du second pilier fondamental : le facteur humain. Sans l’expertise et adhésion des collaborateurs d’une entreprise à son projet, les notions de croissance, de rentabilité, de satisfaction clients ne peuvent que difficilement être atteints.

    Cette équation fondamentale implique également des outils informatiques et un accès interne et externe constante aux données de l’entreprise afin d’en assurer sa continuité.  Les données sont devenues la courroie de transmission de l’appareil de production et ont pris ces dix dernières années une importance cruciale, pour ne pas dire stratégique pour toute entreprise ou collectivité. Ne plus y avoir accès en temps réel, et de façon hyper sécurisée, revient à dégrader voire stopper la production générant ainsi des pertes d’exploitation parfois colossales.

    Avec la Covid-19, une prise de conscience de l’urgence

    La crise de la Covid-19 a incontestablement bouleversé les modes de production, d’approvisionnement, d’interactions organisationnelles et plus globalement notre manière de collaborer. Ce contexte sanitaire exceptionnel a introduit une notion d’urgence afin d’adapter rapidement les opérations de mise sur le marché, révélant les faiblesses de la stratégie numérique des entreprises. Un rapport établi auprès de 1 000 décideurs de grandes entreprises met en avant que près de 81 % des sondés ont connu, durant la crise, la plus grande source de pression technologique de leur histoire. Plus du tiers reconnaissent que sans transformation digitale aboutie, et de leur business model associé, leur activité cessera dans les cinq années à venir.

    Maîtrise de la chaîne de valeur des infrastructures Telecom au service de la stratégie

    Mener à bien sa transformation digitale implique idéalement d’être en capacité de maîtriser les données de l’entreprise sur toute la chaîne de valeur infrastructure : de la Collecte (équipements sur site) au Transport (Réseaux) mais aussi et surtout, du Stockage souverain et de la Réplication (datacenter en France) à la Sécurité et Intégrité de ces données.

    Cette vision et approche globale n’est pas une option, mais un prérequis incontournable pour mettre en place une organisation efficiente, évolutive, résiliente structurant ainsi un plan de continuité d’activité opérationnel. (PCA)

    Maîtriser la chaîne de la donnée en mode « guichet unique »  garantit ainsi sa disponibilité, sa sécurité, son intégrité, son évolution et continuité, en réduisant les interlocuteurs et responsabilités associés. Une telle approche permet d’ être responsable, agile et réactif pour mener à bien ses opérations au quotidien.

     

     

  • Des attaques multipliées par 1000 pendant le confinement : impossible à traiter sans l’intelligence artificielle 

    Cloud, failles et cybersécurité : comment Oracle Cloud Infrastructure répond nativement aux nouvelles menaces

    Le cloud est désormais le cœur du réacteur pour 70 % des entreprises. À la clé un besoin de disponibilité et de sécurité pour garantir la pérennité de l’activité. En contrepartie de cette accélération, la gestion de la sécurité peut devenir un casse-tête tant les défis s’accumulent.


    Des défis et menaces recensés dans le rapport annuel Oracle et KPMG et commentés par Damien Rilliard, EMEA Cloud Security & Systems Management Business Development Manager chez Oracle France.

     

    Le contexte de recrudescence des cyber-attaques, dont l’expansion galopante a pu être tout particulièrement observée à l’occasion du confinement en raison, entre autres, d’un recours accru et massif au télétravail, a mis en lumière la situation critique dans laquelle se trouvent les systèmes d’information, mais aussi l’ambition d’Oracle pour protéger l’information des entreprises. Une ambition nécessaire si l’on en croit le tout nouveau  Rapport annuel d’Oracle et KPMG sur la cybersécurité et le cloud, « Cloud Threat Report 2020 ».

    Données et applications critiques sont désormais dans le cloud

    On note avant tout la mise en avant d’un chiffre significatif : 71 % des entreprises s’appuient sur le cloud pour stocker leurs données critiques, dont 69 % pour l’utilisation d’applications cœur de métier. En l’espace de deux ans, cette migration vers le cloud a été multipliée par 3,5. L’essor du télétravail couplé à la crise sanitaire a encore augmenté cette accélération.

    Face à cet essor, 92 % des responsables de la sécurité s’inquiètent d’une possible perte ou exposition des données, en partie du fait d’un recours au Shadow IT avec une violation des règles de sécurité. Cette inquiétude est d’autant plus légitime qu’un des principaux problèmes rencontrés par ces RSSI est la difficulté à appréhender les règles de sécurité partagée dans le cloud.

    Une notion critique et fondamentale pour élaborer une stratégie sécuritaire efficiente selon Damien Rilliard, EMEA Cloud Security & System Management BDM chez Oracle :
    « Quand les informations personnelles de 57 millions de clients et salariés sont dérobées sur un service Cloud à l’aide d’un mot de passe volé sur une plateforme en ligne collaborative réunissant des millions de développeurs, qui est responsable ? Il convient donc de regarder attentivement les clauses de responsabilité entre le fournisseur de services dans le cloud et le client. »

    Patch et configuration : avec OCI, l’indispensable maintenance de la sécurité est intégrée de façon native

    « Nous sommes persuadés, au sein d’Oracle, que le fournisseur de Cloud doit avoir une responsabilité plus grande dans le cadre de la responsabilité partagée. L’affaire de cette grande banque américaine est à ce titre emblématique. C’est pour cela que nous mettons à disposition de nos clients de nombreuses solutions de sécurité leur permettant de réduire leur charge de travail, comme Autonomous Linux, qui de manière proactive assure le patch des serveurs sans downtime. »

    Une autonomie bienvenue alors que pour 38 % des RSSI l’actualisation des configurations, que ce soit des serveurs ou d’autres infrastructures de sécurité, est le premier défi rencontré. “Notre plateforme OCI est conçue pour abaisser la barrière du niveau de qualification afin d’être capable d’opérer la sécurité dans le cloud. Nous proposons nativement des outils pour garantir la sécurité à l’instar de CloudGuard, une sorte de CASB (« Cloud Access Security Broker », logiciel de sécurité d’accès au cloud) sous amphétamine, ou encore Key Vault pour la gestion des clés de chiffrement et bien sûr différents mécanismes pour les données, dont Datasafe qui analyse le niveau de risque des bases de données et assure un masquage des données sensibles par rapport à un groupe d’utilisateurs ou à des données de production.”

    En prenant en charge une partie de la sécurité, Oracle partage au mieux la responsabilité en ne la déléguant pas au seul client, tout en lui proposant de nombreuses solutions pour lui permettre d’assurer sa part de responsabilité. Cette liberté sera utilisée selon la maturité de chaque équipe de la RSSI des entreprises.

    Des attaques multipliées par 1000 pendant le confinement : impossible à traiter sans l’intelligence artificielle 

    Malgré ces précautions de protection en amont, la multitude et la diversité des cyberattaques sont susceptibles de fragiliser le système d’information dans le cloud. À titre d’exemple, le nombre d’attaques a augmenté significativement pendant le confinement. Des attaques réparties en deux groupes :

    –      Le cyber espionnage : des attaques d’entreprises ou d’États pour capter de la donnée ou fragiliser une entreprise.

    –      La cybercriminalité en hausse exponentielle. Le ransomware est la face la plus visible de ce type d’attaque avec 89 % des répondants à l’étude Oracle – KPMG exposée à cette menace (91 % pour le fishing et 90 % pour le détournement de courriels.)

    Quel que soit le type et l’émetteur de l’attaque, l’entreprise doit se prémunir et pour cela traiter un volume de données toujours plus conséquent comme l’illustre Damien Rilliard : “Lors d’un test de CASB pour un client sur un déploiement d’une offre de logiciels de bureautique, nous avons généré en quelques semaines 892 millions de lignes dans le journal de logs. Un volume impossible à traiter par l’humain. Aujourd’hui, on ne peut faire l’économie du machine learning pour analyser le volume de données et détecter les anomalies, tentatives d’intrusion ou anomalies au sein du cloud. Ce système s’incarne entre autres avec OCI WAF (Web Application Firewall), un firewall très puissant pour parer les attaques diverses vers les applications ou APIs, dont les incontournables attaques par Déni de service (DDoS).”

    En dernier ressort, l’arsenal préventif déployé au sein d’OCI tend à résoudre le problème le plus aigu pour le RSSI, celui de la visibilité de l’attaque. Le recours par OCI à l’automatisation et à l’usage du machine learning constituent ainsi un atout majeur qui séduit de plus en plus d’entreprises, convaincues qu’il s’agit là d’un choix stratégique aussi judicieux qu’incontournable pour gagner la guerre de la cybersécurité.

    Propos recueillis par Fabrice Frossard, journaliste et membre de la Brigade du Web   

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Cloud privé ou public : comment trancher ? 

    Cloud privé ou public : comment trancher ? 

    (suite…)

  • Covid-19 : comment adapter son infrastructure IT au télétravail généralisé ?

    Covid-19 : comment adapter son infrastructure IT 
    au télétravail généralisé ?
     
    Par Claire Kago, Sales & Business Development Manager France chez Paessler AG
    La pandémie du coronavirus démontre qu’il est essentiel pour une entreprise d’être techniquement prête à l’adoption massive du télétravail. La supervision IT fait partie des outils clés pour une administration sereine.
    La France, comme de nombreux autres pays dans le monde, est entrée dans une phase de confinement pour protéger ses citoyens du coronavirus Covid-19. Au-delà des problèmes sanitaires, cette pandémie soulève des questions sur comment vivre et travailler ensemble. Le gouvernement français demande ainsi aux salariés d’avoir recours au télétravail quand cela est possible, afin d’assurer la continuité de l’activité de leur entreprise.
    Mais comment créer les conditions techniques requises pour garantir le travail quotidien, la communication nécessaire et l’accès aux données essentielles à distance ?
    Avant toutes considérations, il convient de constituer une équipe qui va conserver une vue d’ensemble de la situation actuelle dans l’entreprise, et qui va constituer la base de toutes les autres actions. Les étapes suivantes peuvent servir de guide pour préparer son infrastructure IT à la situation.
    Etape 1 : quels sont les services critiques de l’entreprise ?
    En premier lieu, il s’agit de considérer quels sont les services les plus importants pour le succès de l’entreprise. Cela variera d’une entreprise à une autre et il est donc vraiment difficile de généraliser. 
    Pour un éditeur de logiciel par exemple, cela pourra être l’équipe support, car même dans une situation extrême, il est important de s’assurer qu’un support sans faille est garanti auprès des clients. Comme il est important de fournir un support interne aux différents services de l’entreprise.
    Cela pourra aussi être l’équipe commerciale, qui doit pouvoir continuer à travailler sans restriction, afin de ne pas interrompre ses opérations. Prioriser les services qui doivent être opérationnels en étant compatibles avec le télétravail est primordial pour maintenir le cœur de métier.
    Etape 2 : matériel et logiciel
    Une fois les services définis, il convient de créer une liste de tous les collaborateurs qui les constituent et de vérifier qu’ils disposent d’un outil de travail mobile et les équipements nécessaires comme par exemple une webcam ou un casque audio. Pour chaque salarié, il s’agit donc de fournir un ordinateur portable ou de s’assurer qu’il est prêt à utiliser son équipement personnel.
    Il est également nécessaire de déterminer les logiciels dont les collaborateurs auront besoin pour leurs tâches classiques et les applications de base à rendre disponibles pour leur permettre de travailler à domicile.
    Par exemple, le service comptabilité est-il en mesure de gérer les virements bancaires et le service RH peut-il se charger des salaires ? Un équipement spécifique est-il nécessaire pour mener à bien ses opérations ?
    Etape 3 : l’accès à distance
    Une fois les services hiérarchisés et les applications nécessaires définies, il est alors temps de penser à l’infrastructure IT. Dans des circonstances normales, seulement certains collaborateurs ont probablement accès au système IT chez eux ou en déplacement. Mais que faire si presque tous ont besoin d’un accès à distance ?
    Mettre en place une ou plusieurs de ces solutions rendra cela possible :
    • DirectAccess
    • Remote Access (Terminal Server)
    • Remote Access au poste de travail personnel
    • VPN SSL
    Mais peu importe la façon dont les collaborateurs accèdent au réseau de l’entreprise depuis l’extérieur, une question passe avant toutes les autres : « Est-ce que la bande passante du FAI de l’entreprise sera suffisante pour une telle situation ? ».
    Si des plaintes de collaborateurs ont déjà été reçues par le passé au sujet de la lenteur du réseau, voire de l’impossibilité d’y accéder depuis l’extérieur, la priorité est de se concentrer sur ce problème avant toute chose. 
    Un outil de supervision pourra être utile de plusieurs façons pour garder un œil sur l’utilisation de la bande passante. Il est possible par exemple de déterminer rapidement si un poste client ou un serveur génère un trafic anormalement élevé et ainsi de réagir en conséquence. Cela permet aussi de déterminer facilement si une augmentation de la bande passante est nécessaire lorsque plus de collaborateurs que d’ordinaire ont soudainement besoin d’accéder au réseau depuis leur domicile.
    Les droits d’accès sont également aussi importants qu’une bonne connexion stable, car quel est son intérêt si les collaborateurs n’ont pas l’autorisation d’y accéder ? Il faut donc veiller à posséder suffisamment de licences d’accès pour garantir l’augmentation des connexions.
    Si le fournisseur d’accès Internet de l’entreprise fournit une bande passante suffisante et que les licences d’accès sont garanties, il est alors important de considérer les points supplémentaires suivants : 
    • Le firewall (passerelle) est-il correctement configuré (accessible de l’extérieur) et dimensionné de manière adéquate ?
    • Les switchs (backbone) et les switchs de jonction sont-ils correctement configurés ?
    • Tous les serveurs (Terminal Server, Direct Access Server…) requis dans ce contexte sont-ils suffisamment dimensionnés ?
    • L’authentification multifacteurs (MFA) est-elle nécessaire ? Si oui, tous les collaborateurs y sont-ils inscrits ?
    • Certains employés ont-ils un besoin urgent d’une connexion VPN parce qu’une application ne peut pas être exécutée ou accessible via Direct Access, comme de la VoIP ou encore un serveur de fichiers ?
    • Y a-t-il un risque général de surcharge dû à un accès accru (matériel comme logiciel ?)
    Etape 4 : effectuer des tests
    L’idéal est d’effectuer un essai avant de se retrouver dans l’urgence, afin d’identifier les points faibles et de pouvoir les corriger à temps. De cette façon, on peut déterminer si les fondamentaux d’une opération générale de télétravail d’une entreprise peuvent être assurés. Cela permet aussi d’ajuster le dimensionnement de l’infrastructure IT et ainsi d’anticiper un tel scénario de manière plus sereine.
    La situation actuelle peut submerger de nombreuses entreprises en présentant de nombreux défis et montre combien il peut être important de superviser une infrastructure IT.
  • Les tendances technologiques de 2018

    Les tendances technologiques de 2018

    Par Jason Warner, Senior vice-président Technologies de GitHub

    En 2017 nous avons assisté à l’essor de deux domaines, qui resteront au premier plan encore de nombreuses années : l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique. A présent, que pouvons-nous donc attendre de 2018? Voici les 6 principales tendances technologiques qui marqueront les prochains mois.

    1. Les données resteront l’atout numéro un de toutes les entreprises : ces dernières années, le Cloud 1.0 a marqué l’apparition de tâches de calcul dans les environnements cloud de grande envergure.  Le Cloud 2.0, quant à lui, — celui que nous connaissons aujourd’hui et dont l’évolution va se poursuivre — concerne les données, le transfert des informations et les outils et services qui le rendent possible, que ce soit sur le plan analytique ou de l’apprentissage automatique (machine learning). Qu’elles le sachent ou non, toutes les entreprises actuellement en activité à travers le monde sont des data companies, des sociétés dont l’activité repose sur les données. En 2018, le transfert et la valorisation des données deviendront le plus grand atout des entreprises, à condition qu’elles sachent comment les exploiter.

    2. La recherche de fluidité dans le processus de travail va franchir un nouveau palier, tout comme les fusions et acquisitions : la course est lancée pour capter l’attention des développeurs dans le but de développer l’écosystème du cloud. Le marché des fusions et acquisitions (M & A) va s’enflammer. Les grands comptes du secteur high-tech vont faire main basse sur les structures plus modestes, spécialisées dans la résolution des problèmes d’infrastructure et la création d’outils de gestion de la recherche de fluidité dans le processus de travail plus performants. Notre rôle sera crucial dans l’intégration des plateformes de développement entre ces entreprises.

    3. L’open source fera son retour sur le devant de la scène : véritable OVNI il y a dix ans, Linux est aujourd’hui la norme. À l’époque, des entreprises comme Amazon, Google et Microsoft étaient obligées de construire leurs propres outils, faute de systèmes permettant de créer leurs projets. Depuis, bon nombre de ces frameworks sont devenus disponibles en open source. Cette mutation est en train de transformer ce dans quoi les entreprises investissent, et d’élever les logiciels libres au rang de véritables concurrents pour les outils traditionnels.

    4. L’infrastructure sera simplifée : de nouveaux outils disponibles sur le marché vont rapidement accélérer le passage de l’idée à la production, ainsi que réduire le temps consacré par les développeurs à faire des réglages « sous le capot ». Les développeurs d’applications disposeront ainsi de davantage de temps pour effectuer ce qu’il leur plaît le plus, c’est-à-dire améliorer, régler et enrichir leurs produits.

    5. La sécurité des données deviendra la préoccupation centrale des entreprises :  partout dans le monde, de nombreux systèmes critiques sont insuffisamment robustes et leur exposition ne cesse de croître. Les vagues régulières d’attaques par malware que nous avons enregistrées cette année vont se poursuivre à un rythme croissant, avec pour corollaire une augmentation des ressources financières et de développement dédiées à la sécurité. La sécurité doit être incorporée au code dès son développement, au lieu d’être ajoutée au cours de la phase de production. Par ailleurs, nous allons assister à l’émergence de systèmes plus intelligents qui, à terme, formeront une série de couches automatiquement sécurisées.

    6. Le principe de Neutralité du Net sera remis en question : la fragilité de la neutralité du Net ainsi que la montée en puissance des lois de localisation des données propres à chaque pays vont probablement mettre à l’épreuve la résilience d’Internet, mais également du tissu social mondial et de la manière dont les entreprises collaborent aux quatre coins du monde. L’impact sera important, quelle que soit la façon dont les choses se passent.

  • Les confessions d’un repenti du business model hardware

    Tribune de Rodolphe Moreno Regional Manager Southern Europe d’Avi Networks

    Après des années à vendre des solutions d’infrastructure hardware chez les plus grands constructeurs, Rodolphe Moreno nous donne sa vision d’une véritable course à l’immobilisme dans le monde de l’infrastructure : le load-balancing (ou équilibrage de charges) est dans une infrastructure IT d’entreprise ce qui permet de prioriser la bande passante aussi bien que de s’assurer que les applications (e-commerce ou autres application business) fonctionnent en temps réel.
    Comme tout marché dont les technologies ne sont pas « sexy », l’innovation y est plus lente et les acteurs principaux cherchent à conserver captifs des utilisateurs qui ne se rendent pas compte des freins à l’innovation que cela implique.

    Quelle étrange impression de « mea culpa » public alors que je devrais peut-être simplement titrer « je me suis enfin rendu compte » mais je ne suis pas ici pour parler de moi mais d’une situation qui passe inaperçue et qui pourtant freine beaucoup et continuera à freiner de nombreuses entreprises qui « rêvent » au quotidien de transformation digitale et d’automatisation…

    Les fournisseurs de solution de load-balancing sont des constructeurs de hardware et n’ont pas la culture d’un éditeur de logiciel. Si la pertinence d’un hardware spécifique a pu s’expliquer par le passé pour la fonction de Load-balancing, les motivations pour ne pas changer de business model sont aujourd’hui d’une toute autre nature que technique.

    En effet, leur business model particulier implique d’avoir des coûts de conception hardware, d’avoir une logistique de distribution et de remplacement  RMA (Return Merchandise Authorization) mondiale avec des équipes dédiées à ces fonctions

    Pour quels avantages ?, enfin pour les vendeurs :

    Tout d’abord et évidement c’est une bonne façon d’augmenter ses revenus (hardware + maintenance associée), mais l’essentiel n’est pas là.

    Vivre sur un business model hardware permet de créer une obsolescence programmée de la solution afin de pouvoir la revendre tous les 4 ou 5 ans : on parle là de la même solution technique sur les bases d’un nouveau hardware.

    Les motivations financières sont claires lors du premier achat et lors du renouvellement elles frisent la préemption de marché. Le tout, assez souvent, sous couvert d’un effet parapluie que les DSI connaissent hélas trop bien…

    Un dernier effet induit est que l’innovation n’existe pas dans un contexte de clientèle captive, le client paye pour des développements faits dans d’autres domaines au détriment de la simplification et de l’adaptation aux nouvelles contraintes techniques : élasticité et performances.

    Et d’imposer d’autres contraintes aux clients

    Ce business model hardware apporte de nombreuses contraintes aux utilisateurs :

    En premier lieu, étant donné que l’on achète un hardware dans l’espoir de ne pas avoir à le changer pendant 4-5 ans, le hardware choisi est toujours surdimensionné car sa capacité est estimée… à 5 ans !

    Une bonne aubaine pour le vendeur mais plus difficile à faire passer dans un COMEX à notre époque. Et comme en plus, dans une architecture classique chaque boitier doit être redondé par un boitier passif…

    Pour résumer, le DSI se retrouve dans la situation d’une société de livraison à qui on aurait vendu des voitures de course pour aller plus vite : la vitesse est là, surdimensionnée, mais ces voitures nécessitent plus d’investissement à l’achat et plus de maintenance pour un usage somme toute restreint à une demande simple : livrer…

    Mais cela ne s’arrête pas là, durant les 4-5 ans de possession de la solution, toute évolution est difficile, voire impossible :

    • On peut difficilement augmenter les capacités et dans le cas où cela est possible c’est au prix fort (hardware + maintenance).
    • On ne peut jamais diminuer les capacités d’une plateforme hardware (on a essayé avec une scie à métaux cela ne marche pas). Si demain vous avez besoin de moins de capacité parce que certaines applications sont parties dans le cloud …impossible de diminuer votre capacité de Load-balancing, vous continuez à payer la même maintenance.

    Ces constructeurs se doivent de développer une gamme de produits hardware qui devient une contrainte de design pour la DSI et qui limite tous les changements et les évolutions d’architecture.

    En effet, ces load-balancer hardware ont beaucoup de difficulté à s’adapter aux nouvelles technologies (cloud privé, public, SDN, Openstack….automation orchestration…) alors que de plus en plus d’entreprises ont besoin de solutions logicielles développées sur des concepts modernes afin d’apporter des réponses aux nouveaux enjeux d’automatisation.

    La poule aux œufs d’or, le plus longtemps possible

    Alors nous allons encore vivre quelques années avec des solutions dépassées qui vont à l’encontre de l’évolution des entreprises qui cherche plus d’élasticité, tant dans les coûts liés à l’informatique quand dans leur capacité à adapter leur infrastructure à la demande opérationnelle.

    Il est bien évident que la chute de revenus entrainée par la suppression du hardware racheté au prix fort tous les 5 ans, de la fin des designs figés qui poussent les clients à racheter de nouveaux produits de façon précoce entraineraient  une chute vertigineuse de leur chiffres d’affaires (ce qui est impensable pour des sociétés cotées en bourse).

    Pour preuve, afin de ne pas casser leurs business model le prix de la version virtuelle est quasiment au même prix que la version hardware …ce qui n’a pas de sens…si ce n’est de dévaloriser leur hardware propriétaire.

    Pour conclure, la grande majorité des entreprises que je rencontre se retrouvent bloquées dans leur évolution parce que le load-balancing leur a semblé se résumer à une appliance. Face aux défis du moment comme la mise en place de cloud privés, publics ou hybride mais plus encore face aux besoins d’automatisation ou de mise à disposition d’applications de plus en plus modernes, ils se retrouvent bloqués face à des coûts prohibitifs ou des outils ne faisant pas ce qu’ils sont censé faire…

    Il est évident que dans une vision à 5 ans, on peut difficilement prendre en compte les changements et les évolutions dont les cycles sont de plus en plus rapides.

    Alors à l’image des créateurs de startups qui font feux de tous bois pour avoir un time to market le plus réduit possible, les entreprises établies doivent repenser les plus infimes détails de leur infrastructure pour aller plus loin. Et dans le cas particulier de l’équilibrage de charge, la possibilité de gérer les applications directement dans un cloud privé ou hybride devient, par exemple, un élément stratégique…

    Je suis un repenti et j’ai maintenant un but clair et précis : rendre élastique ce qui est présumé à tort ne pas l’être !